Yémen

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Yémen

Message  sylvestre le Jeu 27 Jan - 15:56

Et ça continue !

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/27/yemen-des-milliers-de-manifestants-demandent-le-depart-du-president-saleh_1471082_3212.html

Yémen : des milliers de manifestants demandent le départ du président Saleh

"Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir."

"Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir."AP/Hani Mohammed

Des milliers de personnes ont manifesté, jeudi 27 janvier, à Sanaa, à l'appel de l'opposition, réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans, selon des correspondants de l'AFP sur place. Le président tunisien "est parti après vingt ans, trente ans au Yémen, ça suffit", scandaient les manifestants en référence au mouvement de contestation populaire sans précédent en Tunisie qui a chassé le président Zine El-Abidine Ben Ali après vingt-trois ans au pouvoir.

"Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir", répétaient-ils lors d'un rassemblement à l'appel de la Rencontre commune, une coalition de l'opposition. L'opposition a organisé quatre manifestations distinctes dans la capitale yéménite, selon l'un des organisateurs.

La police n'est pas intervenue contre les manifestants. Mais le Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), a organisé quatre meetings qui ont rassemblé des milliers de personnes dans la capitale pour faire contrepoids aux manifestations de l'opposition. Au pouvoir depuis 1978, M. Saleh a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013.

Des étudiants brandissent des roses, en manifestant contre le régime en place.

Des étudiants brandissent des roses, en manifestant contre le régime en place.REUTERS/Khaled Abdullah

Un projet d'amendement de la Constitution, en discussion au Parlement malgré le refus de l'opposition, pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour l'actuel chef de l'Etat. L'opposition accuse en outre le président Saleh, 68 ans, de vouloir transmettre la présidence à son fils aîné Ahmad, chef de la garde républicaine, unité d'élite de l'armée.

Mais le chef de l'Etat s'est défendu dans un discours télévisé dimanche soir de vouloir transmettre le pouvoir à son fils. "Nous sommes une république, et je suis contre la transmission du pouvoir", a-t-il dit. Le Yémen est un des pays arabes les plus pauvres et l'unique république de la péninsule arabique.

Les manifestations de jeudi s'inscrivent dans le cadre d'un programme de protestations de l'opposition, à l'approche des élections législatives prévues le 27 avril. Le CPG et les partis de l'opposition avaient décidé d'engager le dialogue pour faire évoluer le Yémen vers un régime parlementaire avant ces élections, mais ce dialogue a marqué le pas. Le président Ben Ali qui s'est enfui le 14 janvier, est le premier dirigeant d'un pays arabe à quitter le pouvoir sous la pression de la rue.



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Manifestations antigouvernementales à Sanaa, au Yémen

Message  Invité le Jeu 27 Jan - 18:03


REUTERS

"Inspirés par les exemples tunisien et égyptien, des milliers de Yéménites sont descendus jeudi dans les rues de la capitale, Sanaa, pour réclamer un changement de gouvernement et des réformes politiques.

Plusieurs rassemblements organisés en quatre endroits distincts ont réuni environ 16.000 personnes, selon une estimation de Reuters.

La foule a dénoncé la corruption et demandé le départ du président Ali Abdoullah Saleh, au pouvoir depuis plus de 30 ans.

"Le peuple veut un changement de président", ont scandé des manifestants qui brandissaient aussi des pancartes réclamant une amélioration des conditions de vie au Yémen, pays le plus pauvre du monde arabe.

L'un de ces manifestants, Ayoub Hassan, a prévenu: "Si le parti (au pouvoir) ne répond pas à nos exigences, nous allons intensifier notre mouvement jusqu'à la chute du président, comme cela s'est passé en Tunisie."

Quelques policiers armés de matraques ont observé silencieusement les rassemblements, qui se sont terminés dans le calme.

Dans un autre quartier de la capitale, une manifestation pro-gouvernementale a réuni quelques centaines de personnes.

INÉGALITÉS

Voisin de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, le Yémen est confronté à un chômage de masse et un assèchement de ses réserves en pétrole et en eau. Près de la moitié de ses 23 millions d'habitants vivent avec deux dollars par jour ou moins. Un tiers de la population souffre de malnutrition chronique.

Pour Mohamed al Charfy, un étudiant participant à un rassemblement de 10.000 personnes à l'Université de Sanaa, les problèmes du pays résident dans les inégalités économiques.

"Je suis ici pour dire non à la corruption. Nous devons mettre fin à cette tendance consistant à fournir chaque année des diplômes à des milliers d'étudiants sans leur fournir un emploi, alors que les dirigeants et leurs enfants accaparent tout", a-t-il dit.

Djalal Yakoub, vice-ministre des Finances, a reconnu l'ampleur des problèmes.

"Les défis que doit relever le Yémen sont multiples, qu'il s'agisse de l'eau, du pétrole, des réserves étrangères, du chômage, de l'inflation. Cela ressemble à une tempête parfaite", a-t-il dit à Reuters.

"Le changement doit venir de l'intérieur", a ajouté ce technocrate réformiste, en insistant sur la faiblesse de l'appareil administratif, davantage composé de fidèles du président Saleh que de fonctionnaires méritants.

LIMITATION DES MANDATS

Les manifestations actuelles semblent aussi constituer une réaction à une proposition formulée fin 2010 par des membres du parti de Saleh, le Congrès populaire général. Cette proposition visait à supprimer la limite fixée au nombre de mandats présidentiels, qui devrait contraindre Saleh à quitter le pouvoir à l'expiration en 2013 de son actuel mandat.

L'opposition a tenté en vain de mobiliser la population contre cette idée en décembre.

Pour certains observateurs, la forte mobilisation observée ces derniers jours semble être la conséquence directe de la réussite de la révolution tunisienne.

"Avant les événements en Tunisie, ils ont tenté de faire descendre les gens dans la rue mais n'ont pas réussi, donc leur capacité à obtenir maintenant une forte participation est profondément influencée par les événements en Tunisie", a remarqué Abdoulghani al Iryani, spécialiste du Yémen.

Saleh a par ailleurs promis cette semaine une augmentation d'au moins 47 dollars du salaire mensuel des fonctionnaires et des militaires.

Djalal Yakoub a pour sa part mis en garde contre le risque de voir la situation échapper à tout contrôle, contrairement à la Tunisie.

"Je dirais que le degré de conscience, de maturité et d'éducation en Tunisie est différent d'un endroit comme le Yémen", a déclaré le vice-ministre des Finances à Reuters.

"Je crains que si une majorité de la population descend dans la rue, ni nous ni l'opposition ne soyons en mesure de maîtriser la situation. Cela pourrait tourner mal très rapidement."

Outre ses problèmes sociaux et économiques, le Yémen sert de base arrière à la branche d'Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). Le gouvernement est soutenu par les Etats-Unis dans sa lutte contre les extrémistes islamistes.

Le Yémen est aussi confronté à une insurrection séparatiste dans le Sud et à une rébellion chiite dans le Nord.

Guy Kerivel et Bertrand Boucey pour le service français"

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Re: Yémen

Message  sylvestre le Jeu 27 Jan - 18:11

On peut aussi rappeler que Wikileaks, comme en Tunisie a pu jouer un rôle :

Au Yémen, l'un des télégrammes confirme que les bombardements contre les bases et les militants d'Al-Qaida pour la péninsule Arabique (Aqpa) sont le fait des Américains et non pas des forces yéménites. Ce qui place le président de ce pays, Ali Abdullah Saleh, en flagrant délit de mensonge, lui qui affirmait que son armée était à l'origine de ces frappes.
( http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201068000281.htm )
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Ali Saleh et consorts: dehors !

Message  Invité le Mer 2 Fév - 11:01

Le président du Yémen s'engage à quitter le pouvoir


"""Après la Tunisie et l'Égypte, le pays fait face à une contestation politique de grande ampleur.
Source Reuters
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, confronté à des protestations populaires, a annoncé, mercredi, qu'il renonçait à briguer un nouveau mandat et appelé l'opposition à arrêter les manifestations et reprendre le dialogue.


Lors d'un discours devant le Parlement, Ali Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a en outre annoncé le report des élections législatives prévues pour le 27 avril et dont la tenue en l'absence d'une réforme politique était contestée par l'opposition. Le discours du président Saleh intervient à la veille d'une "journée de la colère" jeudi, à l'appel de l'opposition. Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l'Égypte, avaient déjà manifesté jeudi dernier à Sanaa à l'appel de l'opposition pour réclamer le départ du chef de l'État.

Gel des manifestations


"Je suis contre un renouvellement de mon mandat, et contre la transmission héréditaire du pouvoir", a déclaré le président Saleh, précisant qu'il demandait "le gel des amendements constitutionnels dans l'intérêt national". Les députés devaient examiner le 1er mars une révision constitutionnelle proposée par les parlementaires du Congrès populaire général (CPG) susceptible d'ouvrir la voie à une élection à vie du président. L'opposition le soupçonne en outre de vouloir transmettre le pouvoir à son fils aîné Ahmed, chef de la garde républicaine, unité d'élite de l'armée.


Ali Saleh a appelé l'opposition à "geler les manifestations" et à reprendre le dialogue avec le CPG, interrompu depuis la décision des autorités d'organiser des élections législatives le 27 avril sans attendre le résultat de ce dialogue sur des réformes politiques. Le président Saleh a également appelé à la formation d'un "gouvernement d'union nationale".


Au pouvoir depuis 1978, Ali Saleh a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013."""




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Re: Yémen

Message  Roseau le Jeu 3 Fév - 12:09

Là aussi, malgré l'appel au "gel des manifestations"...

L'opposition yéménite à nouveau dans la rue jeudi
LEMONDE.FR avec AFP | 03.02.11 | 09h4

Des dizaines de milliers de partisans de l'opposition yéménite manifestaient jeudi matin à Sanaa, la capitale du pays, pour réclamer des réformes démocratiques et le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis trente-deux ans. A quelques centaines de mètres de là, sur la place Al-Tahrir, avait lieu un rassemblement similaire de partisans du parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG).

Au pouvoir depuis trente-deux ans, le président Ali Abdullah Saleh, qui a réunifié le pays en 1990, a durci sa politique à partir de la guerre civile qui a opposé Sudistes et Nordistes, en 1994.REUTERS/Khaled Abdullah

Sous la pression de la rue, M. Saleh, dont le pouvoir s'est durci depuis une quinzaine d'années, a fait plusieurs concessions à l'opposition, mercredi. Devant le Parlement, réuni en session extraordinaire, il a déclaré qu'il renonçait à briguer un nouveau mandat et s'est dit "contre la transmission héréditaire du pouvoir". Il a en outre annoncé le report des élections législatives prévues pour le 27 avril, dont la tenue était contestée par l'opposition, ainsi que le "gel des amendements constitutionnels" susceptibles d'ouvrir la voie à une élection à vie du président.

L'EXEMPLE TUNISIEN

Fort de ces concessions faites "dans l'intérêt national", M. Saleh a appelé l'opposition à "geler les manifestations" et à reprendre le dialogue avec le pouvoir en vue de former un "gouvernement d'union nationale".

Malgré le ton très conciliant du chef de l'Etat, l'opposition, qui soupçonne le président de vouloir transmettre le pouvoir à son fils aîné, Ahmed, chef de la garde républicaine, maintient son appel à manifester.

Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l'Egypte, avaient déjà manifesté le 27 janvier à Sanaa pour réclamer le départ du chef de l'Etat. L'actuel mandat de M. Saleh, qui est au pouvoir depuis 1978, arrive à expiration en 2013. Un temps considéré comme un modèle d'ouverture politique dans tout le monde arabe, le pouvoir du président Saleh s'est durci après la guerre civile qui a opposé Sudistes et Nordistes en 1994.

L'INQUIÉTUDE DE WASHINGTON

Le Yémen, l'un des pays arabes les plus pauvres, est la seule république de la péninsule Arabique. La situation dans ce pays de 24 millions d'habitants est très sensible pour les Etats-Unis, qui redoutent la fragilité d'un pays unifié en 1990 sous l'égide du président Saleh, lequel doit faire face à une rébellion armée dans les provinces du Nord.

C'est également au Yémen qu'a été constituée, en février 2009, Al-Qaida pour la péninsule Arabique (AQPA), que traquent les forces yéménites avec le concours actif des Etats-Unis. Redoutant une fragilisation du régime, Washington a salué les déclarations du chef de l'Etat, jugées "positives" par le porte-parole du département d'Etat Philip Crowley. "Tout comme nous l'avons vu en Egypte, il est important que les gouvernements de la région (...) fassent suivre leurs déclarations par des actes et qu'ils entreprennent des réformes politiques, sociales et économiques", a-t-il estimé.

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Re: Yémen

Message  Roseau le Ven 4 Fév - 23:19

Plus de 20.000 manifestants se sont rassemblés jeudi dans les rues de Sanaa, la capitale du Yémen, pour réclamer un changement de régime et signifier au président Ali Abdallah Saleh que sa promesse de quitter le pouvoir en 2013 n’est pas suffisante.
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Re: Yémen

Message  alexi le Sam 12 Fév - 10:41


A qui le tour ?

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Re: Yémen

Message  chejuanito le Jeu 17 Fév - 2:54

A noter que là aussi grèves et revendications sociales coexistent avec les revendications contre le régime:
des centaines de fonctionnaires ont poursuivi une grève lancée dimanche à Aden, réclamant le départ de leurs directeurs et une hausse des salaires devant les bureaux de leurs entreprises.
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Re: Yémen

Message  sylvestre le Lun 21 Mar - 10:48

Une première victoire !

http://fr.euronews.net/2011/03/20/yemen-le-president-saleh-limoge-son-gouvernement/

Yémen: le président limoge son gouvernement
Mots-clés : YEMEN, MANIFESTATIO


SANAA, Yémen (AP) — Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a limogé le gouvernement tout entier dimanche, alors que les manifestations réclamant son départ ont été réprimées dans le sang ces derniers jours.

Un communiqué du bureau du président a fait savoir dimanche qu'il limogeait son gouvernement. Une annonce qui intervient alors que des membres de la propre tribu du chef de l'Etat, la tribu Hached, avaient réclamé son départ la veille, lui retirant un soutien crucial.

Le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 32 ans, avait aussi été affaibli par des défections. La ministre des droits de l'Homme Huda al-Ban avait annoncé qu'elle démissionnait pour protester contre le "crime horrible, lâche et perfide" commis par le gouvernement. L'ambassadeur du Yémen auprès des Nations unies, Abdallah Alsaidi a également envoyé sa lettre de démission, a appris l'Associated Press auprès d'un responsable du ministère des Affaires étrangères.

Ces derniers jours, les troupes de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants à Sanaa, la capitale et dans le sud du pays. Depuis le début du soulèvement il y a un mois, une centaine de personnes ont été tuées.

La journée de vendredi a été la plus sanglante. Les tireurs embusqués du gouvernement ont abattu plus de 40 manifestants, des violences condamnées par les Nations unies mais aussi par les Etats-Unis, alliés du président yéménite.

Le ministre de la Santé Abdul-Karim Rafi a précisé que 44 manifestants avaient été tués et 192 blessés, dont 21 très grièvement. Selon le procureur-général Abdullah al-Ulty, 693 manifestants ont été blessés et certains corps n'ont pas encore été identifiés.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont suivi à Sanaa le cortège des funérailles des protestataires abattus par des tireurs embusqués lors de la répression gouvernementale des manifestations au Yémen.

Le pouvoir a semblé changer de stratégie dans la capitale, retirant les policiers et membres des forces spéciales autour de l'université de Sanaa, au centre de la répression meurtrière de la contestation, pour les remplacer par une force majoritairement non-armée. "A partir de maintenant, nous contrôlerons les entrées et sorties de la place sur ordres du commandement militaire suprême", a expliqué le lieutenant-colonel Mohammed Hussein.

Les habitants des immeubles autour de la place de l'université de Sanaa ont lancé dimanche des fleurs depuis les fenêtres sur le cortège funèbre. La foule s'est massée sur la place et des manifestations de solidarité ont été organisées dans plusieurs régions du pays.

Dans plusieurs grandes villes, l'électricité a été coupée pendant trois heures environ, les militants accusant le gouvernement d'essayer d'empêcher la population de suivre la retransmission de la procession à la télévision. Le réseau de téléphonie mobile a été aussi interrompu.

Certains des responsables religieux les plus importants du pays se sont joints aux appels à la démission du chef de l'Etat. Le cheikh Sadiq al-Ahmar, chef de la tribu Hached, la propre tribu du président yéménite, a salué la position des manifestants sur de la place de l'université de Sanaa, dans un communiqué conjoint diffusé samedi soir après une réunion avec des responsables religieux.

Des partis d'opposition participant à la procession ont fait savoir qu'ils ne demandaient plus seulement des réformes politiques mais le départ d'Ali Abdallah Saleh. "Notre seul choix maintenant c'est le retrait rapide de ce régime. Nous soutenons la revendication du peuple", expliquait Yassine Said Numan, un responsable de l'opposition interrogé par l'Associated Press. AP
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Re: Yémen

Message  Roseau le Lun 21 Mar - 23:21

Yémen : généraux, diplomates et tribus rallient la contestation
de : Sanaa
lundi 21 mars 2011 (20h16)
http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20110321191355650172019048164_brf054.xml&associate=phf1169



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Re: Yémen

Message  Barber le Lun 21 Mar - 23:58

Grèves de fonctionnaires ou pas, je pense que le Yemen fournit les éléments d'un scénario à la libyenne plus qu'un scénario à la tunisienne...

Jusque dans la péninsule arabique, bastion de la réaction, un Etat menace de s'effondrer comme une branche pourrie dans les marges de l'impérialisme.

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Re: Yémen

Message  Roseau le Mar 22 Mar - 0:04

Je ne prétends pas connaitre la structure sociale, mais il existe sans doute une différence de taille: le Yemen n'est pas un Etat pétrolier se permettant comme l'Etat libyen, de diviser les travailleurs par importation d'étrangers.
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Re: Yémen

Message  Barber le Mar 22 Mar - 0:19

La question centrale c'est, quand même, l'absence de classe ouvrière, du moins d'importance significative.

Il y a un tout petit reste de rente pétrolière déclinant.

Du café... et du qat, la drogue locale dont la production conduit le Yemen à importer sa nourriture alors qu'il pourrait être autosuffisant.

Un consensus entre tribus dominantes plutot qu'un réel état, des sous-catégories opprimées, comme les chiites du Nord, des conflits récurrents sur cette base.

50% de chômeurs, 60% du pays sans électricité, l'éducation et la santé totalement délabrés à en croire ça.

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Re: Yémen

Message  alexi le Mar 12 Avr - 11:43

Les tentatives de la part des dirigeants de contourner leurs problèmes se suivent et se répètent d'un pays à l'autre :
Le chef de l'Etat du Yemen vient d'accepter de laisser sa place à son ...vice-président.

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Re: Yémen

Message  sylvestre le Ven 6 Jan - 12:05

http://www.lavoixduyemen.com/2012/01/05/une-nouvelle-%C2%AB-revolution-parallele-%C2%BB-contre-la-corruption/1518/

Une nouvelle « révolution parallèle » contre la corruption


Manifestation anti-corruptionLa culture de la corruption au Yémen pourrait changer alors que des manifestations et des grèves unissent la population à travers le pays.

Alors que l’anniversaire de la révolution se rapproche, une nouvelle « révolution parallèle » contre la corruption émerge au Yémen. Au cours des deux dernières semaines, des grèves se sont répandues à travers le pays et s’avèrent efficaces, amenant l’espoir que le soulèvement yéménite de 2011 puisse réellement apporter du changement le plus pauvre pays du Monde Arabe. Les slogans ‘Irhal, Irhal’ – « Dégage, dégage », sont maintenant destinées aux personnes corrompues de l’autorité à travers le pays.

Contrairement aux autres révolutions arabes, surtout celles en Libye et en Syrie, la révolution yéménite n’était pas celle des oppressés politiquement mais celle des oppressés économiquement. L’étendue atmosphérique des niveaux de corruption peut être vue dans les endroits où les manifestations et grèves ont commencé. L’une des premières grèves fut démarrée par les employés de Yemenia Airways : la compagnie aérienne, pratiquement en faillite, a été détruite par la corruption. Les vols ont été suspendus dans les principaux aéroports du Yémen, et après deux jours, le nouveau gouvernement a finalement limogé le directeur, un gendre du président Saleh.

C’est là que les vannes ont lâché. Soldats, agents de la circulation, fonctionnaires et officiers de police ont tous commencé à protester. Ils n’ont pas autorisé leurs dirigeants corrompus à entrer dans les bureaux, et plusieurs d’entre eux, pas habitués à une telle insubordination, ont fui.

La plus importante des manifestations, et peut-être qui indique que la base du pouvoir de Saleh se fragilise sérieusement, est celle du Yemeni Armed Forces Military Guidance Office, le Bureau d’Orientation Militaire des Forces Armées Yéménites, les éditeurs du plus influent journal de l’armée. Les soldats ont demandé que leur chef, le général Ali Hassan al-Shater, conseiller et allié clé de Saleh, mais aussi connu pour être corrompu, soit démis de ses fonctions. Certaines rumeurs font également état du fait qu’al-Shater gardait une prison personnelle pour punir les officiers et les soldats. Les protestataires ont réussi à s’emparer du journal 26 September, et ont publié un éditorial accablant et critiquant al-Shater. Le Ministre de la Défense a depuis annoncé que le général serait remplacé. Ceci est un évènement très important qui en inspire d’autres à travers le pays, montrant ainsi que plus personne n’est intouchable.

L’entourage de Saleh prend peur avec ses grèves qui menacent leur pouvoir militaire plus que les dix mois de manifestations l’ont fait. Ahmed Ali Saleh, le fils du président et commandant de l’unité d’élite de la Garde Républicaine, aurait averti ses troupes que des manifestations internes ne seraient pas tolérées. Un officiel yéménite a déclaré à Associated Press que Ahmed Saleh aurait menacé ses soldats, « Nous ne permettrons pas la répétition ici », leur aurait-il dit, « La force sera notre façon de traiter avec toute forme de contestation ». En réalité, il semblerait que Ahmed ne soit pas en bonne posture, et que son autorité s’effrite lentement.

Ces manifestations et grèves viennent à un point où le forces révolutionnaires, particulièrement les jeunes indépendants, tentent de renouveler leur pouvoir sur la révolution. La « Marche de Vie » de 250 km depuis Taiz jusque Sanaa est un exemple de ce renouveau. La marche était une manifestation organique, sous la direction des jeunes, non pas un stratagème utilisé par le Forum Commun de l’opposition, tel que l’a affirmé le CPG, le parti de Saleh.

Les jeunes indépendants eux-mêmes, dont un grand nombre sont des étudiants, ont pris part aux récentes manifestations. Ayant récemment repris les cours après bientôt une année d’arrêt, plusieurs étudiants ont pris l’initiative de protester contre certains maitres de conférence « corrompus ». La plus célèbre de ces manifestations fut celle de l’Université de Sanaa où les étudiants ont réclamé le départ du Dr Muhammed al-Iryani, un Professeur de Business. Il était connu par sa particulièrement sévère notation, entrainant l’échec d’un grand nombre de ses élèves. Réunis dans l’amphithéâtre, les étudiants ont scandé face à un Iryani perplexe « Pas d’Iryani après aujourd’hui ! »

Ce nouveau mouvement de contestation en a surpris beaucoup, alors que certains analystes prévoyaient que la prochaine étape au Yémen serait une guerre civile. Cela pourrait toujours se produire, mais l’hypothèse semble s’éloigner de plus en plus. Les grèves ont unifié les Yéménites, alors que la corruption est citée comme le principal problème du pays par des gens qui étaient à la fois pour et contre la révolution.

Il était également peu probable que des gens ayant protesté durant si longtemps contre la dictature retourneraient subitement au travail en acceptant leurs propres « mini-dictateurs ». Ceux-là étaient connus pour voler d’importantes sommes d’argent public, menacer leurs subordonnés, et de façon générale, ils se considéraient comme étant au-dessus des lois. Ceux ayant des liens avec Saleh ne sont plus protégés par celui-ci. Avec le nouvel esprit de « changement » qui bouleverse le Yémen, il semble que les anciennes façons de faire soient terminées. Changer la culture de la corruption prendra longtemps, mais il est évident que le processus a commencé.

Abubakr Al-Shamahi,
Journaliste freelance yéméni-britannique et Rédacteur en Chef de Comment Middle East, une plate-forme pour que des jeunes puissent écrire sur la région.



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Re: Yémen

Message  yannalan le Lun 7 Jan - 17:13

Elle a bien raison, et plus il y en aura qui essaieront d'agir de l'intérieur, mieux ce sera. Encore une fois, personne ici n'est partisan de voiler les femmes !!! Et aucune loi ne les y oblige en France.

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Re: Yémen

Message  sylvestre le Mer 27 Mar - 15:19

Au Yémen du Sud, Aden "pleure" en rêvant d'une nouvelle indépendance

Le mouvement sudiste avait pourtant soutenu la révolution de 2011 qui appelait autant à la chute du régime d'Ali Abdallah Saleh qu'à la préservation de l'unité nationale. Mais, une fois Saleh parti, c'était pour mieux mener sa propre révolution, celle de l'indépendance.

Elle est aujourd'hui en cours, nourrie par un redoutable sentiment : l'injustice. Le nord est accusé d'avoir trahi les promesses de l'unité yéménite. Confiscation des terres, pillage des ressources naturelles, mainmise sur les emplois dans la fonction publique, les griefs ne manquent pas.

Un partisan de l'indépendance du Yémen transporté vers une ambulance, après des heurts avec les forces de l'ordre, le 21 février à Aden.

Si à l'origine les revendications étaient sociales et exprimées pacifiquement, le mouvement séparatiste a rapidement explosé en une myriade de groupuscules aux ambitions et méthodes opposées. Partisans du fédéralisme, de la décentralisation ou de l'indépendance s'affrontent par le truchement de bandes armées qui coupent les routes et intimident les populations.

Face à ce sud contestataire, qui occupe les deux tiers du territoire, riche des gisements pétroliers et doté des principaux accès à la mer Rouge et à l'océan Indien, le gouvernement a ordonné la répression. Ces six dernières années, plusieurs centaines de personnes y ont trouvé la mort. Dans un souci d'apaisement, le nouveau président Hadi, sudiste originaire de Shabwa, vient d'effectuer un déplacement à Aden.
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Re: Yémen

Message  Copas le Mer 8 Mai - 23:26






Le sud connait des secousses populaires de plus en plus grosses, et il y a des aspects originaux de ce mouvement apparemment.
De même au nord Yemen il y avait déjà des particularités qui continuent de s'exprimer (place de la jeunesse, tentative d'avoir une approche politique particulière sur la violence, comme au sud, et un prix nobel de la paix femme, etc).

Si quelqu'un a des infos...




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Re: Yémen

Message  sylvestre le Ven 13 Déc - 11:27

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Re: Yémen

Message  Roseau le Dim 29 Déc - 19:46

Un président fictif et des drones : comment l’Amérique étend son emprise sur le Yémen

SOULEYMANE Mervat
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30713
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Roseau

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Manifestations anti-gouvernementales au Yémen

Message  Roseau le Ven 13 Juin - 21:10


12 juin 2014 | Par La rédaction de Mediapart

Coupures d’eau et de courant, pénurie de carburant : les conditions de vie dans la capitale du pays ont déclenché de grosses manifestations mercredi à Sanaa.

Les habitants de Sanaa au Yémen, excédés par les coupures de courant, d'eau et une pénurie de carburant, ont manifesté par milliers contre le gouvernement et la politique du président Abd Rabbo Mansour Hadi. Les protestataires ont convergé vers la résidence du chef de l'Etat, réclamant un nouveau gouvernement.

Englué dans des violences endémiques provoquées par Al-Qaida et engagé dans une transition politique difficile, le Yémen est au bord d'un gouffre économique. Pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, il fait aussi face à l'agitation des séparatistes dans le sSud et aux rebelles chiites dans le nord qui tentent, par les armes, d'élargir leur zone d'influence jusqu'aux portes de Sanaa.

Alors que le pays pâtit depuis mardi d'une panne générale d'électricité, le gouvernement a accusé des tribus mécontentes de saboter de façon répétée des lignes à haute tension. Le vice-ministre du pétrole a expliqué quant à lui que les raisons de la pénurie de carburant étaient « complexes », mais il a aussi cité des sabotages et des bandits.

Lors du défilé, les manifestants demandaient le départ du gouvernement et du premier ministre. Leur appel a été partiellement entendu. Hadi a procédé à un remaniement ministériel qui a touché cinq portefeuilles, dont ceux du pétrole, de l'électricité et des finances.
En 2012, en plein printemps arabe, des manifestations avaient fait tomber le régime du précédent président, Ali Abdallah Saleh. Mercredi, la chaîne de télévision Al-Yemen Al-Youm et le journal du même nom, propriétés de Saleh, accusé de chercher à bloquer la transition politique, ont été fermés par le gouvernement, a indiqué à l'AFP Sultan Al-Barakani, un proche de l'ex-président, dénonçant une mesure créant « un grave précédent ».
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Re: Yémen

Message  Copas le Mer 8 Oct - 0:16

Les Houthis ont pris Sanaa et un nouveau premier ministre a été choisi .
Les Houthis, issus du zaïdisme, une branche du chiisme, représentent plus de 30 % de la population yéménite. Leur accès aux affaires, malgré une victoire militaire claire dans Sanaa, exprime une réponse issue de négociations intenses où chaque partie connait les limites de son influence sous la triple menace d'islamistes djihadistes sunnites, des grenouillages de l'impérialisme US et ses attaques de drones et les menaces de l'Arabie Saoudite, puissance régionale.
Sans compter l'irrédentisme laïc socialisant de la région d'Aden.
L'affaiblissement des positions US depuis 2010 est patent. Le rétablissement de celles-ci passe par des ententes avec l'appareil d'état iranien et ses influences indirectes et limités sur les Houthis.
L'arrivée aux affaires sur la capitale du Yemen, des Houthis, s'est faite militairement mais également par d’après négociations et des mobilisations populaires :



Les négos continuent sur les degrés d'autonomie du sud comme auparavant face au puissant mouvement du sud.




http://fajr-aljanoob.blogspot.ch/

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Re: Yémen

Message  Copas le Sam 18 Avr - 20:56

La crise au Yémen et les interventions impérialistes réactionnaires
par Joseph DAHER.

Fin mars 2015, une intervention militaire, nommée « Tempête décisive », massive menée par 9 pays arabe (cinq des six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) (en plus de l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et à l’exception d’Oman), auxquels il faut ajouter l’Égypte, le Maroc, la Jordanie, le Soudan) et le Pakistan, sous le leadership de l’Arabie Saoudite, a commencé contre le Yémen, sous le prétexte de s’opposer à la milice confessionnelle des Houtis (de secte Zaidite proche du Chiisme aussi connu sous le nom d’Ansar Allah). Ce dernier a pris le contrôle totale de la capitale Sanaa en janvier 2015, mais il y avait déjà une présence militaire importante depuis septembre 2014 poussant le premier ministre de l’époque a démissionner, et s’étends depuis fin mars vers le Sud du pays.

Les forces Houtistes seraient soutenues par la République Islamique d’Iran (RII) et auraient reçu l’assistance de ses relais dans la région, dont le Hezbollah qui a fourni une aide logistique militaire. La RII, comme les monarchies du Golfe, n’a en effet cessé d’intervenir dans la région (Syrie, Liban, Iraq et Yémen) pour soutenir des régimes autoritaires ou forces réactionnaires pour étendre son influence politique dans la région, sur fonds de tensions confessionnelles religieuses sunnite vs chiite exacerbé par la RII et les monarchies du Golfe.

La suite .../...
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Re: Yémen

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