PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

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PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  nico37 le Mer 22 Déc - 12:34

"Ne rien lâcher ! Occuper tous les terrains..." par le PCOF jeudi 16 décembre 2010

Après la Grèce, l’Irlande. La crise des dettes souveraines continue de se propager en Europe comme dans une onde de choc. Et avec elle, les plans de méga austérité, tous plus draconiens les uns que les autres, qui dans une spirale infernale, risquent d’engendrer une nouvelle récession.

Il y a donc urgence. Urgence plus, pour ceux qui meurent de froid dans la rue ou dans des appartements insalubres qu’ils ne peuvent plus chauffer ; pour ces centaines de milliers de familles qui se retrouvent, souvent pour la première fois, à s’inscrire aux "restos du coeur" ; pour ceux qui n’arrivent plus à se soigner. Urgence à changer de politique, à changer la société, à couper l’herbe sous les pieds à une réaction de plus en plus arrogante... Nos points forts, ce sont les résistances ouvrières et populaires qui se développent dans la plupart des pays d’Europe où des millions d’hommes et de femmes - dont beaucoup de jeunes - refusent de faire les frais de la crise. Ils contestent les contre-réformes libérales qui se déploient partout comme des clones : réformes des retraites, réformes fiscales, réformes de l’université, etc. Ils contestent les Etats policiers qui répondent par la violence répressive à ceux qui se mobilisent contre la violence économique et sociale du néolibéralisme. Ils contestent un club de dirigeants qui se tirent souvent dans les pattes, mais qui, tous sans exception, sont d’accord pour "réduire les déficits" en ponctionnant les travailleurs et les masses populaires. Conspués à Dublin, chahutés à Londres, honnis à Rome, discrédités à Paris, ils n’ont qu’un seul mot d’ordre, celui que Sarkozy et Fillon3 nous claironnent à l’issue du remaniement ministériel : "on continue". Nous aussi !

Chassée du gouvernement au Royaume-Uni, compromise en Grèce - Espagne - Portugal dans la mise en oeuvre de cures d’austérité qui ne diffèrent en rien de celles que proposent ailleurs les libéraux pur jus, la social-démocratie à du mal à apparaître comme une alternative pour la classe ouvrière et le peuple. Une importante responsabilité revient aux forces qui se revendiquent de la gauche de transformation sociale. C’est d’elles qu’il dépend de ne pas se retrouver en 2012 à devoir choisir entre Sarkozy et Strauss-Kahn. En France, pas plus qu’en Côte d’Iivoire, les ex-fonctionnaires du FMI ne sont, en effet, qualifiés pour prendre en charge les intérêts populaires.

Pour mettre cette politique en échec et pour rendre crédible une alternative, l’affirmation d’un pôle politique clairement démarqué du libéralisme et du social-libéralisme est vitale. Cette unité est une unité dans les luttes, pour les luttes, mais c’est aussi un combat politique pour surmonter le sectarisme, les calculs électoraux à court terme et pour construire, dans l’échange sans craindre la confrontation, un programme de rupture.

Les propositions de la gauche de transformation sociale ne doivent pas être en retard sur le niveau de conscience qui s’est élevé et sur les attentes, celles des jeunes en particulier, qui ne se contenteront pas d’un projet de rafistolage d’une société qui a largement dépassé sa date de péremption. Car ce n’est plus seulement Sarkozy qui est contesté, mais les intérêts qu’il défend, le système qu’il représente, la légalité bourgeoise, les institutions et les appareils répressifs, qui apparaissent de plus en plus clairement comme étant là uniquement pour protéger les profits et le pouvoir de l’oligarchie.

Ce n’est pas seulement le libéralisme qui est mis en cause, mais le système capitaliste-impérialiste avec tous ses instruments économiques, financiers, militaires et politiques tels l’OTAN, le FMI, l’UE et la BCE... Cette conscience bien sûr n’est pas uniforme, elle n’est pas encore générale, mais elle progresse, et c’est là l’essentiel.

Le mouvement qui s’est levé contre la réforme des retraites n’est pas terminé. Parce que nous n’avons pas dit notre dernier mot et que nous voulons toujours la retraite à 60 ans à taux plein, sans une année de plus, sans un euro de moins ! Parce que nous sommes déterminés à combattre toutes les autres attaques qui se profilent, comme la poursuite du démantèlement de la Sécu ou la réforme fiscale... L’unité qui s’est réalisée à la base, dans la lutte, dans les actions, dans la solidarité, entre travailleurs et jeunes, dessine les contours d’un front populaire de rupture avec cette politique, seule alternative pour sortir du "champ de ruine" qu’évoquent les jeunes manifestants italiens.

C’est dans cette perspective et avec la volonté d’ouvrir un débouché sur une rupture avec le système capitaliste, que nous devons continuer à ne rien lâcher dans la guérilla sociale, dans la guerre de classe quotidienne. Utilisons toutes les tribunes et tous les terrains de combats. Les batailles électorales en sont un. Si nous nous y engageons, c’est pour en faire un temps fort d’agitation, de débat et d’initiatives politiques, et n’oublions jamais qu’aucune révolution, aucun changement fondamental ne peut se faire uniquement par les élections.

nico37

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  nico37 le Lun 27 Juin - 19:17

Pour un FRONT POLULAIRE REVOLUTIONNAIRE maintenant ! (PCOF)

"Il faut un front, c’est-à-dire une alliance de toutes les forces politiques et sociales de la gauche de transformation sociale, pour se battre ensemble, car, sans unité, il n’y a pas de dynamique capable de briser la résistance des possédants.

Il faut qu’il soit populaire, qu’il permette l’union de toutes les couches victimes des politiques néolibérales, de la classe ouvrière revenue sur le devant de la scène en montrant sa capacité à bloquer tout le système, en passant par toutes les catégories de travailleurs et travailleuses des villes et des campagnes.

Il doit avoir un caractère révolutionnaire, pour que les ruptures soient profondes, durables, qu’elles se fassent en faveur des masses populaires et des peuples, au détriment des possédants de l’oligarchie. Ces trois caractères doivent être pris ensemble.

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  BouffonVert72 le Lun 27 Juin - 20:45

Il doit avoir un caractère révolutionnaire
Ok, mais ce n'est pas ce même PCOF qui veut aller avec le Front de Gauche ? Il me semble l'avoir lu, dans un article récent... Mais je confonds peut-être avec une autre organisation... scratch
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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  tomaz le Lun 27 Juin - 20:58

c'est bien le meme pcof, qui par chez moi participe aux manif antiknuke et le est vilain petit canard du front de gauche

(le singulier utilisé est assez proche de la réalité militante)

précision utile le pcof est membre du réseau sortir du nucléaire, étonnant non ?
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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  Marco Pagot le Mar 28 Juin - 3:04

BouffonVert72 a écrit:
Il doit avoir un caractère révolutionnaire
Ok, mais ce n'est pas ce même PCOF qui veut aller avec le Front de Gauche ? Il me semble l'avoir lu, dans un article récent... Mais je confonds peut-être avec une autre organisation... scratch

c'est les mêmes
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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  Invité le Mer 6 Juil - 16:04

nico37 a écrit:
Pour un FRONT POLULAIRE REVOLUTIONNAIRE maintenant ! (PCOF)

"Il faut un front, c’est-à-dire une alliance de toutes les forces politiques et sociales de la gauche de transformation sociale, pour se battre ensemble, car, sans unité, il n’y a pas de dynamique capable de briser la résistance des possédants.

Il faut qu’il soit populaire, qu’il permette l’union de toutes les couches victimes des politiques néolibérales, de la classe ouvrière revenue sur le devant de la scène en montrant sa capacité à bloquer tout le système, en passant par toutes les catégories de travailleurs et travailleuses des villes et des campagnes.

Il doit avoir un caractère révolutionnaire, pour que les ruptures soient profondes, durables, qu’elles se fassent en faveur des masses populaires et des peuples, au détriment des possédants de l’oligarchie. Ces trois caractères doivent être pris ensemble.

C'est quoi ce parti?

Où se trouvent-ils?

Publient-ils un journal?

Ont-ils un site?

Je pense aussi qu'il faudrait ressembler tous les petits partis sur un programme en faveurs des travailleurs. Avec un programme large mais précis.

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  Gayraud de Mazars le Mer 6 Juil - 16:57

Salut Viriato,

De ce que je peux en savoir...

Le PCOF fondé en 1979 (rupture avec la Chine et l'Albanie en 1977), avec son journal la Forge, une revue Théorie et Pratique, son groupe de jeune de l'UJAFAI (existe t il toujours ?), le groupe de femme Clara Zetkin, était à l'origine une organisation Marxiste - Léninistes, inspiré par l'Albanie d'Enver Hodja...

Le PCOF a (encore ?) un local à Paris dans le 11ème Arrondissement...

En fait dès le départ, cette organisation comptait des fondateurs de Puyricard, Marty, Delrue... Des anciens du PCMLF, la Nouvelle cause du peuple, mais il y a tojours eu des "homme de Tirana", dans les organisations maoïstes...

Ils ont un site internet :

http://www.pcof.net/fr/

Enfin, voilà, pour l'information, soit dit en passant je n'ai aucun rapport avec ces camarades...

Fraternellement,
GdM

PS : GNL ce forum n'est pas une poubelle, ne te sens pas obligé de poster n'importe quoi sur le sujet !
et un point sur Salengro, soit il s'est suicidé, sous la pression, mais je me souviens aussi, que pendant les grèves de 36, il appelait à l'Ordre contre l'Anarchie ! Que le Front Populaire c'est l'Ordre... Tout un programme !
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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  nico37 le Lun 3 Oct - 21:24


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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  verié2 le Mar 4 Oct - 10:47

PCOF membre du FdG (.pdf)



Très surprenant ! Je l'apprends sur ce forum et je vais de ce pas en causer avec un voisin, vieux Mao membre du PCOF.

C'est d'autant plus surprenant que le PCOF a relancé récemment La Cause du peuple, copié-collé assez délirant de celle de July-Geismar, du genre "préparation à la lutte prolongée de l'armée populaire" etc.

D'un autre côté, un des dirigeants du PCOF, dont je n'ai plus le nom en tête, est aussi le responsable de la CGT qui a animé la lutte des sans-papiers. Travail dévoué, sérieux, efficace, mais pas à l'abri de toute critique. Il est clair que, dans l'appareil CGT, il manifeste davantage de réalisme que dans son journal...

Comme quoi, la dérive ultra-gauche peut très vite mener à l'opportunisme de droite, phénomène connu. Je me demande tout de même si ce "virage" (?) est approuvé par l'ensemble des militants du PCOF...

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Message  Gauvain le Mar 4 Oct - 11:10

D'un autre côté, un des dirigeants du PCOF, dont je n'ai plus le nom en tête, est aussi le responsable de la CGT qui a animé la lutte des sans-papiers. Travail dévoué, sérieux, efficace, mais pas à l'abri de toute critique.
Raymond Chauveau.

Ce que je trouve curieux, ce n'est pas tant le ralliement du PCOF au Front de gauche que les termes dans lesquelles ils expliquent leur démarche : rien de moins "mao", rien de plus FASE-compatible, pour une "gauche de transformation sociale", pour la "rupture avec la politique néolibérale"...
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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  alexi le Mar 4 Oct - 15:00

Le PCOF avait déjà rejoint le rassemblement électoral autour du PS Île-de-France sur ces mêmes bases de "transformation sociale".
Par le passé, les maoïstes du Parti pour une alternative communiste (PAC) ex-PCMLF, ont suivi la même dérive.
Autrement, je ne suis pas sûr que ce soit le PCOF qui ait relancé La cause du peuple; je crois que c'est lié à un autre groupe mao, Drapeau Rouge.

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  verié2 le Mar 4 Oct - 15:07

alexi a écrit: (...)
Autrement, je ne suis pas sûr que ce soit le PCOF qui ait relancé La cause du peuple; je crois que c'est lié à un autre groupe mao, Drapeau Rouge.
J'ai des doutes moi aussi, car le site du PCOF, sauf erreur de ma part, ne fait pas mention de La cause du peuple. Et pourtant, mon voisin qui appartient bien au PCOF et a pour camarade de parti Chauveau, l'un des responsables CGT de la lutte des sans papiers (ils n'en sont pas peu fiers et considèrent qu'ils ont "dirigé" cette lutte), m'a bel et bien échangé La cause du peuple-nouvelle formule contre Convergences.

Une scission aurait-elle eu lieu ? J'en aurai le coeur net avec le voisin en question...

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  gérard menvussa le Mar 4 Oct - 16:14


C'est d'autant plus surprenant que le PCOF a relancé récemment La Cause du peuple, copié-collé assez délirant de celle de July-Geismar, du genre "préparation à la lutte prolongée de l'armée populaire" etc.

Tu te trompes : ce n'est pas le pcof mais le parti communiste maoiste de france, sur des bases largement plus "gauchistes" que le pcof (qui continue de s'exprimer dans son hebdo "la Forge")
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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  verié2 le Mar 4 Oct - 16:30

gérard menvussa a écrit:

C'est d'autant plus surprenant que le PCOF a relancé récemment La Cause du peuple, copié-collé assez délirant de celle de July-Geismar, du genre "préparation à la lutte prolongée de l'armée populaire" etc.

Tu te trompes : ce n'est pas le pcof mais le parti communiste maoiste de france, sur des bases largement plus "gauchistes" que le pcof (qui continue de s'exprimer dans son hebdo "la Forge")
En effet, tu as raison, j'ai confondu ces deux "partis". J'étais persuadé que c'était La Forge qui publiait la CdP...

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  Duzgun le Mar 4 Oct - 23:33

Oui, le PCOF est proche du PCF au niveau de la ligne, donc ça n'a rien de très surprenant à mon avis.
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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  nico37 le Mer 28 Mar - 0:21

120 000 personnes dans les rues de Paris,

à la grande marche du Front de Gauche,

pour « reprendre la Bastille »

On ne mesure pas encore toutes les conséquences de cette mobilisation populaire qui fait du Front de gauche, la force qui mobilise, qui crée la dynamique et qui imprime fortement les débats politiques. Après avoir imposé plusieurs thèmes dans cette campagne, le Front de Gauche a réussi à susciter un élan populaire qui s'est puissamment manifesté ce 18 mars.

Une étape a été franchie dans l'ancrage du Front de Gauche dans les milieux populaires, dans le mouvement syndical et dans le mouvement ouvrier. Les jeunes commencent à venir aussi, ce qui est un bon signe.

Cela fait très longtemps qu'on n'a pas vu de manifestation appelée par des forces politiques, rassemblant autant de monde et réussissant à entraîner des travailleurs en lutte, des syndicalistes arborant leurs drapeaux, des associations, des intellectuels... et de nombreuses Assemblées citoyennes, regroupant les militants des organisations et beaucoup de personnes qui participent aux réunions, aux diffusions de tracts, aux porte-à-porte...

Plusieurs sont venues avec une banderole, énormément de pancartes, des mots d'ordre, des chants...

Cette fois, c'était une manifestation « pour » : pour que ça change vraiment, pour « virer Sarkozy » et « balayer Le Pen », pour faire grandir encore le Front de gauche, pour montrer la force des travailleurs et du peuple quand il se met en marche.

Le thème central : la 6ème république a été traité avec toujours la même conviction et une certaine gravité, par le candidat, JL Mélenchon, qui a commencé par inscrire le combat actuel dans les traces des révolutionnaires qui ont fait l'histoire de notre pays.

La révolution de 1789, mais aussi la Commune de Paris, l'insurrection du peuple de Paris, en passant par 1936... Il a embrayé sur les combats d'aujourd'hui, pour rompre avec la « monarchie présidentielle », la présidentialisation du régime actuel, en germe depuis le début de la 5ème République.

Beaucoup de manifestants ne sont pas parvenus jusqu'à la place de la Bastille, noire de monde. La déception de ne pas avoir entendu le discours était très largement compensée par la joie et la fierté de se voir si nombreux.

Les militants sont « remontés à bloc » et les personnes venues pour « sentir » la force de ce mouvement en marche, pour y participer, sont reparties avec des tracts, des affiches, des idées pour poursuivre et amplifier encore la campagne du Front de gauche, en gagnant les indécis, ceux qui ne connaissent pas encore les propositions du Front de Gauche, notamment dans les milieux populaires, dans les milieux les plus touchés par le crise ; ceux et celles qui ne veulent pas être déçus ou qui ne voient pas de différence entre « la droite et la gauche »... Ils sont encore nombreux.



Notre parti était représenté en tête de cortège par notre porte-parole et les militants, amis, sympathisants de notre parti ont manifesté dans les différents cortèges des assemblées citoyennes dans lesquels ils militent. Ils les ont animés de leurs mots d'ordre, quelques fois de leurs chants. Surtout, nos camarades ont ramenés des amis, des sympathisants, des personnes rencontrées lors des diffusions...

Tout cela a contribué à renforcer les liens d'unité avec les militants des autres forces du Front de Gauche.

Nous avions aussi un stand dans le « village militant », où beaucoup de gens sont passés. Gros succès pour nos badges avec les cerises de la Commune, et bonne diffusion de notre journal et nos documents, en particulier, notre programme et nos suppléments. Il est clair que cette campagne nous permet de nous faire connaître à beaucoup de gens qui ne nous connaissaient pas.



Les premières conséquences politiques au niveau des autres forces, du succès du 18 mars

Dans le camp de la droite, certains essaient de se rassurer en disant que la montée du Front de Gauche est une bonne chose pour Sarkozy, car elle affaiblirait Hollande. Mais derrière ces calculs purement électoraux, à grands renforts de projections sondagières, on sent l'inquiétude. Beaucoup de battage a été fait autour du « croisement des courbes » et sur la remontée de Sarkozy dans les sondages. Il faut y voir la conséquence de la droitisation du discours de Sarkozy qui parvient ainsi à serrer les rangs de la droite dure et à attirer des voix qui se seraient portées sur le FN. Mais le rejet de Sarkozy et de sa politique sont largement partagés, en premier lieu dans les milieux populaires.

Mais c'est au PS que la dynamique du Front de Gauche pose le plus de problème. Si Ségolène Royal a pris le parti de parler des « convergences » entre le PS et le Front de Gauche, d'autres se sont lancés dans des attaques virulentes, sur le thème du « populisme », du « manque de sérieux » et, en fin de compte, sur la nécessité du « vote utile » dès le premier tour, pour placer Hollande en tête.

Celui-ci sera obligé de trancher entre les attaques contre le Front de Gauche ou une position plus « ouverte ».

Quant aux Verts, les déclarations méprisantes et haineuses de C. Duflot contre JL Mélenchon, traduisent le profond désarroi de ce parti qui paie notamment son ralliement au PS, en contrepartie de promesses de sièges à l'assemblée. Les déclarations de la dirigeante d'Europe Ecologie-Les Verts ne peuvent qu'alimenter la prise de distance de nombreux de leurs électeurs potentiels, dont une partie se tourne précisément vers le Front de Gauche, du fait de ses positions politiques, sociales et en matière de défense de l'environnement.



S'appuyer sur ce succès pour donner une dimension encore plus grande à la campagne du Front de gauche.

La force capitalisée ce 18 mars doit être développée au niveau de tout le pays, partout.

Il y a un certain nombre de rendez-vous déjà programmés, notamment les meetings avec la participation de JL Mélenchon et plusieurs autres, à caractère régional ou départemental.

Il faut donner les moyens à toutes les forces et énergies disponibles, pour qu'elles puissent développer leur initiative au service de la campagne. Diffusions de tracts, porte-à-porte... mais aussi organisation de rassemblement sur les places, à l'image de la Bastille.

Nous devons poursuivre et amplifier la campagne en mettant en avant les propositions du Front de Gauche, en les rendant toujours plus accessibles encore au plus grand nombre. Mais nous devons surtout entraîner le plus grand nombre dans la campagne elle-même, faire en sorte qu'ils s'en emparent. Bref, continuer à construire et à élargir cette force qui a commencé à se mettre en marche, et qui commence à s'emparer du mot d'ordre de « prenez le pouvoir ».

Témoignages:

Des militants d'Argenteuil (Val d’Oise) :

Nous étions 150 personnes derrière la banderole d'Argenteuil-Bezons.

Les organisateurs avais pourtant bien fait les choses, les emplacements étaient bien indiqués, mais nous avons « perdu » du monde qui devait nous rejoindre.

Les deux candidats aux législatives étaient dans le cortège.

Nous avons repris les mots d'ordres du camion placé devant nous, lancés par deux jeunes du PCF qui ont repris certains de nos mots d'ordres :

« Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société-là, on n'en veut pas »

« La dette qui depuis des années engraisse les banquiers écrase les salariés. On ne la paiera pas »

« Cités abandonnées, jeunes précarisés et nos usines fermées. De cette société on n'en veut pas

pour eux tous ensemble Front de Gauche »

« La République on s'est battu pour la gagner on se battra pour la garder ! »

Nous avons écouté le discours en différé, car nous n'avons pas pu atteindre la Bastille.

Les gens croisés à la dispersion qui s'est faite un peu en vrac, étaient très contents.



Un message des militants de Strasbourg :

« De tout cœur nous étions avec vous sur les traces (toute modestie gardée) des sans culottes et des Communards. 100 000 personnes qui chantent l'Internationale, c'est non seulement commémorer ces révolutionnaires, c'est relever leur flambeau, c'est souder avec eux et toutes les personnes éprises de justice et de liberté que c'est l'humain d'abord ! »



D'une militante du PCOF qui milite dans "Femmes - Egalité" :

« La manifestation du 18 mars a été un moment fort de la campagne. 100 000 personnes ou davantage encore qui défilaient pour des idées politiques, par conviction politique, pour une aspiration à un projet politique de rupture, c'est quelque chose d'important. La détermination et la camaraderie caractérisaient les cortèges. Beaucoup des jeunes, beaucoup des 40-50 ans, la moyenne d'âge des militants baisse. Beaucoup des syndicalistes.

Quand Égalité est entrée dans le cortège des organisations de femmes, nous avons été très applaudies. Nous étions une centaine, membres d'Égalité, des amies, des contacts, des travailleuses sans papiers. Cela a donné un caractère populaire et combatif au cortège.

Nous avions deux banderoles, 30 drapeaux et 15 panneaux !

Des dizaines de journaux ont été vendus, 1500 flyers ont été distribués à celles et ceux qui le demandait. Beaucoup d'intérêt pour la campagne pour la revalorisation des salaires dans les métiers féminisés ».

Voici les mots d'ordres repris par le cortège lui-même et au-delà applaudis par les passants :

Sarkozy DISCRIMINATION - Sarkozy DIVISION - Sarkozy REPRESSION

De cette politique-là, on n'en veut pas, avec le Front de Gauche, on la combat

Mélenchon : RÉGULARISATION - Mélenchon : pour nos salaires AUGMENTATION - Mélenchon : pour les licenciements INTERDICTION

Pour cette politique-là, avec le Front de gauche, on se bat !

Les Jeunes dans la GALÈRE - Les Vieux dans la MISÈRE - Les Femmes dans le PRÉCAIRE

De cette société-là, On n'en veut pas ! Avec le Front de Gauche on la combat !

Marre d'la précarité, des horaires décalés et des CDD - Augmentation des bas salaires des métiers féminisés !

Marre des emplois mal payés, du temps partiel et de la précarité.

Ça suffit d'attendre, depuis tant d'années. Nous voulons maintenant une vraie « Égalité » !

Pas touche à ma santé - Pas touche à l'IVG - OUI, OUI, OUI A l'hôpital public -NON, NON, NON A l'hôpital du fric !

Elles bossent ici, elles vivent ici, elles restent ici. Régularisation de tous les travailleurs, de toutes les travailleuses SANS PAPIERS.

Pour toutes les travailleuses avec ou sans papiers, Un contrat et les mêmes droits, RÉGU RÉGU RÉGULARISATION des travailleuses sans papier.

Travailleuses sans papiers- Nous avons des vrais métiers.

Notre travail doit être déclaré. Il faut nous régulariser.



Des militants du Val-de-Marne :

La mise en place a été lente et puis, tout d'un coup, tout le monde est arrivé !

Très gros rassemblement pour le Val-de-Marne, avec des cortèges et des camionnettes des principales villes : Orly, Villeneuve le Roi, Ivry, Vitry... et d'importants cortèges de Sucy en Brie, Saint Maur, Villejuif, de s'il y avait relativement peu de drapeaux, en revanche et c'est nouveau, il y avait beaucoup d'affiches.

En tête il y avait la banderole « les Val-de-Marnais prennent la Bastille ».

Beaucoup de personne sans parti étaient présentes et attentives, dans un esprit de fraternité : le peuple de gauche a comblé un vide...

Le cortège des « migrants » était rattaché au Val-de-Marne et ce fut un moment fort. La présence dans notre cortège des travailleurs sans-papiers a eu un très gros impact : c'était un gros cortège, combatif et bien structuré, avec une grosse sonorisation et une banderole du « Front de Gauche – migrants ».

Le mot d'ordre, « ils vivent ici, ils étudient ici, ils restent ici, français - immigrés égalité des droits » a été scandés et repris par les manifestants sur les bords de la manifestation durant 3 heures sans interruptions.

Correspondance PCOF 94.

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  nico37 le Lun 9 Avr - 12:07

Le PCOF se met à la traîne du Front de Gauche

Dans le numéro 522 de la Forge, le PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France) annonce qu’il rejoint le Front de Gauche.

Voici les arguments :

« Au terme d’une discussion cordiale avec les représentants des six organisations du Front de Gauche, notre parti a intégré ce front. […] La participation au Front de Gauche place notre parti devant de nouvelles tâches, de nouvelles responsabilités et de nouveaux combats. […] La première, c’est de gagner les travailleurs, les masses […] c’est faire en sorte qu’elles s’emparent des mots d’ordre, de la perspective de rupture avec la politique néolibérale et avec le système […]. Les obstacles ne manquent pas. La perte de confiance dans la volonté des forces de la gauche de vraiment vouloir s’engager dans ce combat, « jusqu’au bout », c'est-à-dire, qu’elles continuent le combat après les élections, qu’elles ne cèdent pas sur leurs engagements […]. C’est pourquoi, nous pensons […] que les collectifs du Front de gauche, ou les « assemblées citoyennes » doivent être les instruments de mobilisation, de lutte. […] Ce n’est pas contradictoire non plus avec la campagne pour les présidentielles et les législatives […]. C’est la condition pour que le candidat du Front de Gauche, J.L. Mélenchon, fasse le résultat le plus élevé possible et que, dans la foulée, il y ait des candidats du FdG aux législatives qui soient élus. […] Mais il faut aussi que les forces du FdG convainquent de leur détermination à réaliser les ruptures nécessaires, à « faire payer le capital », à refuser de faire payer la crise aux travailleurs, aux chômeurs, aux masses. »

« Le programme du Front de Gauche – Ce programme est le socle politique sur lequel les forces qui composent ce front sont prêtes à se battre ensemble. Ce socle est forcément le fruit de compromis entre les positions des différentes composantes du front. C’est le propre même d’un « programme partagé ». »

« Notre parti milite depuis plusieurs années pour l’unité politique de la gauche de transformation sociale autour d’axes de rupture avec la politique néolibérale. […] [La crise] pose avec acuité la nécessité de construire une alternative de rupture sur tous les fronts avec cette politique et avec le système qui la sous-tend. […] [L]e Front de Gauche propose une démarche ouverte et insiste sur la nécessité de gagner les masses à ses propositions politiques. […] Avec la plupart des composantes du Front de Gauche, notre parti a déjà mené des campagnes politiques, notamment celle des régionales. Nous nous retrouvons ensemble sur de multiples fronts de la lutte politique et sociale, dans le cadre de collectifs. […] Notre souhait est que le Front de gauche s’élargisse encore à d’autres forces politiques, sociales, aux associations, aux militants du mouvement syndical, aux organisations qui luttent pour le droit des femmes, aux organisations de la jeunesse… »

Qui est le PCOF et quelle est son histoire ?

Le PCOF est né en 1979 d’une scission du PCMLF à l’issue de son 2ème Congrès, dont la liquidation totale surviendra quelque temps après la mort de Mao Zedong. Le PCOF, dans son 1er Congrès, a suivi Enver Hoxha, dirigeant du Parti du Travail d’Albanie, après la restauration du capitalisme en Chine. Il s’est construit contre le maoïsme, ralliant des militants troublés après les restaurations successives en URSS, dans les ex-pays socialistes, puis en Chine.

Dans le programme de son premier Congrès voilà ce que disait le PCOF :

« Le Parti lutte pour la destruction complète du système d’exploitation de l’homme par l’homme et l’instauration du communisme à l’échelle mondiale… Pour atteindre cet objectif final, il faut renverser la bourgeoisie, détruire l’appareil d’Etat bourgeois, instrument de la dictature de la classe bourgeoise… L’objectif stratégique du parti est d’instaurer la dictature du prolétariat et d’édifier le socialisme… Pour réaliser cet objectif, le prolétariat et les masses opprimées dirigés par le Parti doivent user de la violence insurrectionnelle. »

Dans le chapitre 2 - « La direction du Parti » il est dit :

« Le rôle du Parti est de diriger l’activité des masses… Pour mettre en déroute le révisionnisme et soustraire les masses à l’influence de tous les courants réactionnaires et réformistes. »

« Le parti exerce sa direction politique sur le mouvement ouvrier et populaire… Cette tactique doit s’appuyer sur le niveau de confiance des masses et être différente selon les couches auxquelles le Parti s’adresse. »

Pour ce faire le PCOF avait généré des organisations de masses : « Opposition Syndicale Révolutionnaire », « Union de la Jeunesse Anti-impérialiste et Antifasciste », « Union Révolutionnaire et Populaire contre la réaction, le fascisme et la guerre ». Avant son 2ème Congrès, il les sabordait puis approuvait les « accords de Matignon », accords colonialistes pour la Kanaky, au lieu de les dénoncer.

« Afin de ranger les grandes masses de travailleurs sous la direction du Parti et de créer les conditions pour lancer l’appel à l’insurrection révolutionnaire, le Parti peut envisager la formation d’un gouvernement provisoire représentant une large union des masses populaires ; une forme de transition (souligné par nous) pour la Révolution. Il doit servir au prolétariat à accumuler, en peu de temps, le maximum de forces pour l’assaut final de sa prise du pouvoir…trois conditions nécessaires à la formation d’un tel gouvernement :

I. Que l’appareil d’Etat de la bourgeoisie soit désorganisé et paralysé.

II. Que les grandes masses du peuple se dressent contre le fascisme et la réaction.

III. Que les partis sociaux-démocrates et révisionnistes aient perdu une partie importante de leur influence au profit du Parti Communiste et se trouvent désorganisés et divisés. En particulier, il faut que la base de ces partis rejette avec force leur politique de trahison et en dénonce les dirigeants corrompus et vendus à la bourgeoisie. »

Le PCOF introduit une période de transition entre la dictature de la bourgeoisie et celle du prolétariat, comme le PCMLF l’a fait avec la démocratie populaire fondée sur la dictature du prolétariat. Aujourd’hui, le PCOF se rallie à un « programme commun » d’alternative démocratique.

Le PCOF, paradoxalement, reprend le maoïsme mais à l’envers. Il propose d’instaurer une période transitoire entre le capitalisme et le socialisme. Les maoïstes revendiquent une période transitoire mais uniquement dans les pays opprimés par l’impérialisme. La nécessité de cette période transitoire dans les pays opprimés prend ses racines dans le fait que dans les pays opprimés par l’impérialisme, l’analyse de classe est différente que dans les pays impérialistes (lire Analyse des classes de la société chinoise, Mao Zedong, 1926).

Dans les pays opprimés, il y a la classe ouvrière (faible numériquement mais représentant l’avenir de la révolution), le semi-prolétariat (paysans pauvres, petits artisans,…), la petite bourgeoisie (forte numériquement et composée des paysans propriétaires, petits commerçants, étudiants, etc.), la bourgeoisie nationale (oscillant entre révolution et réaction mais globalement pour l’indépendance nationale), les propriétaires fonciers féodaux et la bourgeoisie compradore et bureaucratique (permettant aux impérialistes de piller leur propre pays).

Etant dans un statut semi-colonial semi-féodal, la première étape de la révolution dans les pays opprimés est de se débarrasser de la domination impérialiste qui trouve son appui dans l’alliance entre la bourgeoisie compradore et bureaucratique et les féodaux. La révolution, elle, trouve son appui dans la classe ouvrière, le semi-prolétariat et une partie de la petite bourgeoisie et de la bourgeoisie nationale.

La tâche est alors de se débarrasser complètement des féodaux et compradores et commencer la construction du socialisme. Voilà pourquoi les maoïstes affirment qu’il y a une étape de transition, appelée Démocratie Nouvelle, pour parvenir au socialisme dans les pays opprimés.

En revanche, les maoïstes ne fixent pas de période intermédiaire pour les pays impérialistes. La dictature du prolétariat se concrétise directement par la prise du pouvoir par la révolution au cours d’une lutte, d’une guerre prolongée se terminant par l’insurrection générale, la destruction totale de l’appareil d’Etat bourgeois. Il n’y a aucune nécessité de période transitoire en tant que telle.

La démarche d’aujourd’hui du PCOF est très en retrait de ses hypothèses de 1979. Le gouvernement qu’il est prêt à soutenir est celui d’un Etat bourgeois, dirigé par la social-démocratie qui ne remet pas en cause le système, ni ne veut rompre avec le capitalisme. Il ne veut que prétendre lutter contre le libéralisme, qui n’est qu’une des théories économiques du capitalisme, et non contre le capitalisme lui-même, à son stade impérialiste.

Dans la partie « Le Front Ouvrier contre le Capital » du programme de 1979, le PCOF affirmait :

« La lutte contre le révisionnisme est une nécessité vitale pour la victoire de la révolution. Elle doit se mener en théorie comme en pratique, afin de démasquer l’idéologie et la politique de collaboration de classe des révisionnistes du PCF et des autres partis réformistes. »

Le PCOF nie aujourd’hui la thèse marxiste-léniniste dont il se réclamait hier, et celle du maoïsme. Il ne combat plus le révisionnisme et la voie social-démocrate dans laquelle est embourbé le PCF aujourd’hui.

Cet extrait du 1er Congrès du PCOF montre que les racines du révisionnisme qu’ils dénonçaient à l’époque, déjà appréhendé par des camarades, se concrétisent ouvertement dans le communiqué intitulé « Le Parti Communiste des Ouvriers de France est membre du Front de Gauche » (voir les extraits plus haut). Le PCOF est pour une alternative au libéralisme. On est loin de la « dictature du prolétariat » proclamée en 1979.

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  nico37 le Lun 23 Avr - 20:52

Battre Sarkozy, enraciner le Front de gauche

Le premier tour des élections présidentielles est avant tout un échec de Sarkozy et de l’UMP qui s’étaient fixé l’objectif de passer en tête au premier tour. Le total des voix de droite (Sarkozy, Bayrou, Dupont-Aignan) marque un net recul par rapport à 2007. Le rejet de Sarkozy, de sa politique, de son arrogance … est patent.

Mais c’est évidemment le score de M. Le Pen qui suscite des inquiétudes. En voix, elle améliore le score de 2002.

La stratégie de Sarkozy consistant à labourer les mêmes thèmes réactionnaires que ceux de M. Le Pen, a, en fin de compte, surtout profité à cette dernière. Et les appels immédiats de Sarkozy aux électeurs du FN ne font que renforcer les liens politiques et idéologiques qu’il n’a cessé de tisser avec ce parti.

Les causes et les ressorts du vote FN sont multiples, dans un contexte de crise profonde qui alimente les peurs, les replis, les frustrations. M. Le Pen a surfé sur l’hostilité forte à la construction européenne qui généralise les politiques d’austérité et méprise la volonté des peuples. Elle a ressoudé le courant de l’extrême droite « traditionnelle » en reprenant ses thèmes réactionnaires.

Le combat contre le FN a été engagé de façon frontale par J.-L. Mélenchon, le candidat du Front de gauche. Il lui a arraché le masque « social » qu’elle avait enfilé, lui interdisant de parler au nom des travailleurs. Ce combat a été indispensable et c’est l’honneur du Front de gauche de l’avoir mené et d’avoir fait la démonstration qu’il était possible de faire reculer le FN sur ce terrain. Il faudra poursuivre ce combat, avec courage et détermination, sur les questions et les terrains sur lesquelles le FN et M. Le Pen continuent à tromper dans les milieux populaires.

Le Front de gauche a fait lever une dynamique et une force qui ont profondément marqué cette campagne électorale, imposant les exigences du mouvement ouvrier et populaire à travers des rassemblements toujours plus puissants sur les places des grandes villes. Elle a redonné confiance à des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui se sont approprié cette campagne et qui veulent poursuivre le combat pour de vraies ruptures avec ce système briseur de vies.

Cette force doit continuer à s’ancrer et à se développer dans les milieux populaires, à gagner la jeunesse, à entraîner toujours plus de syndicalistes, de militants et militantes qui luttent pour l’émancipation des femmes, contre l’Etat policier, la criminalisation de la contestation sociale, de ceux et celles qui se battent contre les politiques destructrices de l’environnement, de ceux et celles qui combattent les politiques de guerre et travaillent à développer la solidarité entre les peuples… C’est le sens de l’engagement pris lors du dernier grand meeting du Front de gauche de « continuer ensemble », de faire vivre le Front de gauche pour aller vers un front populaire.

Les tâches et les prochains rendez-vous sont clairs :

- Le 1er Mai, dans les rues, avec le mouvement syndical, avec les exigences sociales portées dans cette campagne par le Front de gauche ;
- Le deuxième tour, aucune voix ne doit manquer pour chasser Sarkozy et empêcher ainsi la mise en place d’un gouvernement droite – FN ;
- Lancer le Front de gauche dans la campagne pour faire élire le maximum de députés sur la base du programme du Front de gauche.

« On ne lâche rien ! »

Paris, 23 avril 2011, Parti Communiste des Ouvriers de France Membre du Front de gauche

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

Message  nico37 le Dim 15 Juil - 18:51

Le patronat déclare la guerre aux salariés : Résistance et Solidarité !

L'annonce de milliers de suppressions d'emplois sur plusieurs sites de PSA vient de tomber. C'est un coup très dur contre les salariés du groupe, les intérimaires, les travailleurs des entreprises sous-traitantes et toutes leurs familles.

Ce groupe, comme tous les grands groupes, bénéficie des subventions (plus de 4 milliards ces dernières années pour PSA) et des aides et toutes sortes de l'Etat. Les actionnaires privés et les banques qui s'enrichissent de l'exploitation des travailleurs se débarrassent des entreprises qui ne sont pas assez rentables pour eux et se désengagent des conséquences sociales.

Le cas de PSA n'est pas unique ; le patronat annonce des dizaines de plans de suppressions d'entreprises, des dizaines de milliers de licenciements. Il ferme d'un côté et augmente la productivité de l'autre. D'un côté les licenciements, de l'autre, plus d'exploitation, plus de flexibilité. Et toujours plus de chômage et de précarité.

Les autorités publiques ne peuvent pas se retrancher derrière le caractère privé de ces entreprises et dire qu'elles ne "peuvent rien faire".

Il faut imposer immédiatement un moratoire sur les licenciements, interdire les transferts de machines et de capitaux qui accompagnent les délocalisations, pour plus de profits.

Il faut interdire les licenciements dans les groupes et les sous-traitants, qui, ensemble, représentent plus de 70% de la production.

La classe ouvrière, les travailleurs et travailleuses qui sont touchés par cette saignée pour garantir les profits, ne sont pas responsables de la crise du système et ne se laisseront pas sacrifier.

L'heure est à la résistance et à la solidarité.

Nous sommes aux côtés des travailleurs de PSA, pour refuser de payer la crise du Capital, pour la défense de leurs emplois.

Cette mobilisation s'inscrit dans celles qui se développent au niveau international, notamment en Europe : comme en Espagne, avec la grande marche des mineurs, soutenue par la classe ouvrière d'Espagne, les travailleurs et le peuple de Madrid ; en Grèce, contre les mesures de méga-austérité ; partout où la classe ouvrière et le peuple se mobilisent face aux suppressions d'emplois massives et à l'austérité imposées par le grand patronat, l'oligarchie financière, les banques et les traités européens !

Paris, 12 juillet 2012.

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Re: PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France)

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