SNCF

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Re: SNCF

Message  Invité le Ven 27 Juin - 15:02



Article du canard enchaîné je croie.

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Re: SNCF

Message  Roseau le Ven 27 Juin - 15:25

Oui, Fred, c'est le Canard.
Valls enfonce bien Le Paon !
Un autre complice montre aussi qu'il craint la situation, c'est le patron de la CFDT,
qui déclare dans Médiapart ce jour, suite à l'annonce de l'explosion du chomâge:
Le chômage de masse, c’est une accumulation de crises que nous avons pris de plein fouet, une incapacité de la France à anticiper les mutations économiques mais aussi un échec des politiques économiques et sociales conduites par les gouvernements successifs y compris ces deux dernières années. La situation est très grave, inquiétante. Derrière ce chômage de masse, qui s’enkyste, il y a des situations individuelles très dures avec des gens qui s’enfoncent dans le chômage longue durée. Même en cas de retour à une situation économique un peu plus favorable, ces personnes-là risquent fort de rester sur le bas-côté."
Je vous passe la suite, les trivialités pro-capitalistes habituelles de la CFDT...
Par contre concernant la SNCF, j'ai assisté hier à Paris
à la réunion passionante appelée par le NPA.
Les animateurs NPA et autres de la grève ont fait
un bilan fort encourageant du degré de mobilisation,
notamment des jeunes, et des perspectives à venir.
Je suis trop prudent, car pas cheminot, pour juger de leurs débats tactiques,
mais j'en retiens que les buros et le gouvernement n'en ont pas fini
avec la volonté de résister à la casse....
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Re: SNCF

Message  Roseau le Sam 5 Juil - 3:52

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Message  verié2 le Sam 5 Juil - 9:45

Tract cheminots diffusé par L'Etincelle

Mardi 1er juillet 2014
Vive notre grève… un bon galop d’essai !

Malgré 12 jours de grève, et parfois plus, à l'appel des fédérations CGT, Sud et FO, la réforme du ferroviaire voulue par le gouvernement et Pépy a été adoptée par l'assemblée. Notre détermination, la participation massive de jeunes à des cortèges dynamiques de manifestations (autorisées ou non par la préfecture) et la jonction que nous avons commencée à faire avec d'autres travailleurs soumis aux mêmes attaques a fait craindre au gouvernement une « coagulation » des mécontentements. Nous ne sommes pas passés loin d'un effet boule de neige qui aurait pu entraîner d'autres secteurs dans un mouvement d'ensemble, cauchemar du patronat et de ses serviteurs politiques de droite comme de gauche.

Nos ennemis...
La direction de la SNCF, responsable de cette réforme illisible, a soufflé à l'oreille des journalistes que les raisons de notre grève étaient incompréhensibles. Une stratégie, car derrière une réforme d'apparence technocratique, se cachent les problèmes quotidiens des cheminots : les bas salaires, les restructurations permanentes, les suppressions d'effectifs, l'augmentation de la productivité qui surcharge nos plannings de travail.

Nous n'avons pas réussi à expliquer les raisons fondamentales de notre grève : non pas une réforme particulière qui s'appliquerait aux cheminots, mais exactement les mêmes sales coups qui pleuvent sur tous les travailleurs, qu'ils soient nommés « accord compétitivité » dans le privé, « restructurations » à la poste ou « protocole » chez les intermittents. Car le « tous ensemble » est vraiment une nécessité. Aucun secteur s’il reste isolé ne peut l’emporter seul, même le nôtre qui pèse fortement sur l’économie et la situation sociale du pays… de façon d’autant plus visible qu’il est en grève.

Ce langage n'était pas celui des directions syndicales qui n'avaient aucune envie d'encourager la lutte à déborder le cadre de la SNCF. Non, les fédérations, qui discutaient le contenu de la réforme depuis un an et demi avec le gouvernement et la direction de la SNCF sans rien en dire ni aux cheminots ni à leurs adhérents, ne souhaitaient pas que la grève pose les problèmes communs à tous les travailleurs de ce pays. Elles ne voulaient que quelques aménagements à une réforme à laquelle elles étaient associées.

C'est une évidence pour la CFDT ou l'UNSA qui ont carrément combattu la grève.

... Et nos faux amis
Pour ce qui est des fédérations CGT et Sud, c’est un tout autre problème puisqu’elles ont impulsé la grève reconductible, non sans que certains dirigeants de la CGT, qui y pesait le plus lourd, ne précisent ici ou là qu’ils la voulaient reconductible mais courte ! Et dès le premier jour de grève à 21 heures, puis le lendemain à 8 heures et à 14 heures, la CGT et Sud se précipitaient chez le ministre Cuvillier pour discuter... Sur quoi ? Les grévistes, dont une bonne partie venait de voter lors de la première AG pour le retrait pur et simple de la réforme, n’étaient aucunement informés de la teneur des discussions. Cette attitude des états-majors syndicaux envoyait le signal au gouvernement qu'ils pèseraient de tout leur poids pour que le tempo de notre grève soit donné par ces négociations bidons puis par les discussions parlementaires.

Et huit jours après le démarrage de la grève, on a eu l’épisode du dépôt d’amendement du Front de gauche au parlement, dont personne n’a été fichu d’expliquer le contenu. Et pour cause : il n’y avait rien à gratter là-dedans, c’était juste « un amendement pour stopper la grève » (Chassaigne, député PCF qui l'a déposé). Dès le lendemain, le vendredi 20 juin, les directions syndicales commençaient dans les assemblées générales, soit à appeler à la suspension du mouvement, soit à faire comprendre, tout en votant la continuation, qu’elles en étaient partisanes… C’est à ce moment-là que les fédérations, aussi bien Sud que la CGT – puisque leur unité syndicale pour la reprise du travail a été parfaite ! – n’ont plus offert aucune perspective au mouvement, aucune échéance de manifestation ou rassemblement, et ont prétendu avoir choisi de ne plus appeler à rien… parce que c’est aux seuls grévistes qu’il serait revenu de décider. Intéressant de voir quel usage les bureaucraties peuvent faire de la démocratie !

Les différents amendements adoptés par le parlement n’ont donc été que de l’enfumage pour nous faire reprendre le travail. Thierry Lepaon (secrétaire général de la CGT), finalement suivi du Front de Gauche (PC et Mélenchon), avaient décidé, après leur petit baroud d’honneur, de montrer ainsi patte blanche au gouvernement. Et tous finalement, à la suite de Hollande et Valls, d’appeler à reprendre le boulot - Sud et FO suivant le mouvement.

Aux grévistes eux-mêmes de prendre la main !
Avions-nous l’envie, et les moyens, de continuer la grève et de les faire plier ? Probablement. Mais il nous a manqué un certain nombre de choses : une participation plus active à la grève, si les grévistes regroupés en assemblées générales avaient organisé plus massivement des piquets et étaient allés démarcher leurs collègues restés à la maison. Il nous a manqué aussi une coordination entre nos assemblées générales locales, généralement « interservices » dans les grandes gares parisiennes sauf la gare de Lyon, mais qui restaient cloisonnées sans lien organisé entre elles. Il nous aurait fallu cette véritable coordination, si possible élue et représentative. En son absence les destinées de la grève sont restées aux mains de directions syndicales qui au bout de 8 jours décidaient de siffler la fin de la partie, parce qu’elles ne voulaient pas gêner davantage le gouvernement et amplifier un mouvement qui portait en lui des germes de contagion.

Ici ou là pourtant, des grévistes ont tenté de s’organiser eux-mêmes, d’éditer eux-mêmes tracts ou journaux, de se réunir pour discuter et décider de leur mouvement – ce à quoi aspirait précisément une nouvelle génération de jeunes cheminots, fortement présente dans cette grève et qui a déjà fait quelques armes dans des mouvements lycéens ou étudiants, entre autres contre le CPE, loi que le gouvernement a dû abroger en 2006. En région parisienne, une « AG des AG » a réuni une centaine de grévistes de diverses gares et secteurs éclatés, et fixé un rendez-vous de rassemblement commun à Paris le 24 juin, jour du vote final de la loi au parlement… rassemblement que les directions syndicales ont trouvé le moyen d’affaiblir en donnant au dernier moment des rendez-vous concurrents !

Nous n’avons donc pas gagné… si ce n’est un lot d’expériences politiques et en matière d’organisation dont il va falloir tirer profit pour les combats à venir. D’autres rounds nous attendent. Nous n’avons perdu qu’une première manche… entre autres parce que ceux qui se disaient nos chefs ont tiré dans nos propres buts !

Mais tous les liens que nous avons créés dans la lutte, si nous parvenons à les entretenir, seront importants pour la suite. Les liens entre adhérents de différents syndicats et non-syndiqués. Entre les jeunes et les anciens. Entre les différentes Gares, notamment à l'occasion de cette AG des AG mais aussi de nombreuses manifestations improvisées. Et les quelques liens avec des travailleurs d'autres secteurs, notamment postiers, intermittents et hospitaliers que nous avons soutenus et qui nous ont soutenus durant ces deux semaines.

La politique anti-ouvrière du gouvernement va se poursuivre, contre les cheminots comme contre toutes les catégories de travailleurs. Il y a toujours et encore des luttes en cours, comme aujourd’hui celle des intermittents, de postiers et d’hospitaliers, et d’autres. Face à ce patronat qui exige du gouvernement – déjà pourtant à plat ventre devant lui – d’amplifier et d’accélérer les mesures d’austérité contre les travailleurs, la riposte générale tous ensemble dont notre grève des cheminots a répandu le parfum reste à l’ordre du jour !

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Un vent nouveau ?

Message  Roseau le Lun 14 Juil - 16:13

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Message  Gaston Lefranc le Mar 22 Juil - 9:45

Délabrement du réseau SNCF et mépris des usagers : L’exemple du RER C
http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=633

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Message  alexi le Jeu 31 Juil - 12:01

Lette A et R n° 7 à propos de la dernière grève des cheminots :

Ainsi très peu d’AG ont discuté de la mise en place de caisses de grève. C’est seulement au bout de 10 jours de grève que cette question a commencé à émerger après la reprise de collègues pour des raisons financières. C’est sans doute un des bilans que retiendront les grévistes les plus mobilisés.

Est-ce vraiment un objectif que de mettre en place une caisse de grève le plus tôt possible ?
N'est-ce pas justement au cours de la lutte, lorsque sa nécessité s'en fait sentir et qu'une fois sa popularité gagnée dans le reste de la classe que l'on peut se permettre de mettre en place ce genre de chose avec une certaine efficacité ?

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Message  Rougevert le Jeu 31 Juil - 16:44

Ce genre de décisions appartient aux AG, pendant le mouvement.
A mon avis il est vain de juger après coup.
Si c'est un enseignement de ce mouvement, nous le verrons bien.
Proposer aux grévistes une caisse de grève, c'est dire qu'on envisage une grève de longue durée
C'est à double tranchant...donc à ne proposer ni trop tôt (ça peut faire peur et donc diviser), ni trop tard.
Je ne suis pas cheminot, mais évidemment je pense qu'une grève longue et surtout large a plus de chance de déboucher sur une victoire.
A mon avis ce qui a pesé sur le mouvement, c'est la matraquage médiatique sur son "impopularité" et la passivité des usagers.
Sans parler de l'isolement : d'autres secteurs des services publics et du privé n'ont pas débrayé et rejoint les cheminots.
La division corporatiste et le chacun pour soi sont bien installés dans les têtes.
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Message  Roseau le Mar 19 Aoû - 10:15

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Présentation U d'été NPA

Message  Roseau le Dim 7 Sep - 12:24

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Bilan d'une mobilisation

Message  Roseau le Dim 14 Sep - 16:19

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Grève à Lyon le jeudi 25 09 14

Message  Benoit Malon le Dim 21 Sep - 15:13

La CGT et SUD RAIL appellent les cheminots de la région de Lyon à se mobiliser contre la casse (suppression de charge de travail, fermeture de guichets et point de vente...) et contre la répression que subissent 10 cheminots suite à la grève de Juin et 9 autres suite à la lutte contre l'EAS...

Rassemblement à 10h devant le direction régionale SNCF de Lyon.

Benoit Malon

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Grève le 23 Septembre du l'axe Paris-Nord-Beauvais

Message  Benoit Malon le Dim 21 Sep - 15:33

Alors que la direction de la SNCF souhaite supprimer les contrôleurs dans les trains de l'Axe Paris-Nord-Beauvais, les cheminots sont en lutte depuis le courant de l'été. Comme la direction ne veut pas lâcher, elle utilise la répression pour intimider les grévistes. Ils sont une dizaine à être menacés...

http://www.courrier-picard.fr/region/sncf-beauvais-premieres-reprises-et-sanctions-ia0b0n438118
http://www.courrier-picard.fr/region/sncf-les-premieres-sanctions-disciplinaires-sur-paris-beauvais-ia201b0n436676

Benoit Malon

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Appel à la Grève le 25 09 : région sncf Clermont-F

Message  Benoit Malon le Dim 21 Sep - 15:38

Encore suite à la grève de Juin, la direction compte prendre sa revanche contre les cheminots. Ils sont 120 à être menacé de sanctions.
Appel à la grève le 25 et RDV à 10h devant la gare de Nevers.

http://npa-63.over-blog.com/2014/09/solidarite-totale-avec-les-agents-de-la-sncf-stop-a-la-repression-de-la-direction.html

Benoit Malon

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Message  verié2 le Lun 5 Jan - 11:34

Les voeux 2015 de la SNCF, avec un étrange spot où l'augmentation de 2,6 % des tarifs n'est pas évoquée :
On remarquera que, parmi les enfants qui figurent dans cette chorale, aucun n'est beur, black, asiatique ou si peu que ce soit "bronzé". Voici une représentation de l'hexagone qui semble avoir subi une sorte d'épuration ethnique...

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Re: SNCF

Message  alexi le Mer 21 Jan - 20:35

AFP 20 janvier 2015

Les «dames pipi» des gares parisiennes vont arrêter leur grève

Le changement de prestataire chargé du nettoyage des toilettes avait fait craindre des licenciements ou des pertes d'ancienneté. Un accord a été trouvé.

Les salariées chargées du nettoyage des toilettes de plusieurs gares parisiennes, en grève depuis plusieurs jours, ont obtenu l’assurance d’être reprises par le nouveau prestataire, sous-traitant de la SNCF, a affirmé mardi la CFDT-Cheminots. Lors d’une réunion du comité d’entreprise, il a été acté que «tous les salariés conservent leur ancienneté et seront repris aux mêmes conditions», et que «les jours de grève leur seront intégralement payés», écrit dans un communiqué le syndicat.

Malamine Ndiaye, représentant FO-propreté, a confirmé qu'«un accord est en train d’être trouvé» pour les 36 salariés de la société Spacio. Mais il n’est encore qu'«oral». «La grève sera levée quand on aura le protocole de conflit» écrit et «signé par toutes les parties», a-t-il précisé.

Dans la soirée, la SNCF «s’est réjouie de la signature d’un protocole d’accord qui permettra aux 36 salariés concernés de conserver leur emploi, dans les mêmes conditions». Dans un communiqué, elle a affirmé avoir «tout mis en oeuvre pour que le nouvel arrivant trouve une solution acceptable pour l’avenir du personnel de nettoyage en favorisant la concertation entre Spacio Confort, 2theloo et les organisations syndicales». Les toilettes des gares devraient être de nouveau accessibles aux clients dès mercredi, précise la SNCF.

Le mouvement avait débuté le 12 janvier à la gare Saint-Lazare lorsque les agents de nettoyage, en très grande majorité des femmes, ont appris que le nouveau prestataire, 2theloo, ne souhaitait pas les reprendre automatiquement. Malgré l’obligation figurant dans la convention collective du secteur de la propreté. Selon la SNCF et les syndicats, le sous-traitant prétextait relever d’une autre convention collective. Le conflit s’était ensuite étendu aux gares du Nord, de Marne-la-Vallée (à l’est de Paris) et lundi à celle d’Austerlitz.

La CFDT Cheminots a «invité la SNCF à tirer toutes les conclusions qui s’imposent dans la rédaction des appels d’offres à venir» afin de «garantir le maintien des droits acquis pour les salariés». En confiant la gestion des toilettes de l’ensemble des gares françaises à la société 2theloo pour plusieurs années, la SNCF affirme avoir l’ambition de «relever d’un cran le niveau de services».




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Re: SNCF

Message  Babel le Ven 27 Fév - 20:01

Conséquence directe de l'échec de la grève de juin 2014, la direction de la SNCF prévoit de supprimer 10.000 emplois d'ici à 2020, avec
- un recentrage sur les lignes les plus rentables ;
- une augmentation de la charge en parallèle à une dégradation des conditions de travail ;
- la fermeture de 7 500 km de voies.

Un pas supplémentaire vers la privatisation totale du système ferroviaire.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/26/sncf-la-reforme-ferroviaire-conduirait-a-la-suppression-de-10-000-emplois-d-ici-2020_4584221_3234.html#k0uyJVW5b7y7KePz.99

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Re: SNCF

Message  Byrrh le Mer 18 Mai - 16:40

Gabriel Rosenman, cheminot SUD Rail et militant NPA (courant "Anticapitalisme & révolution"), se défend face à un journaliste de droite sur RMC, hier dans l'émission "Carrément Brunet" : http://podcast.rmc.fr/channel215/20160517_carrement_brunet_0.mp3 (à partir de 17 min. 30 environ).

Bravo Gabriel, ce n'était pas évident face à un gros con de ce type.

Byrrh

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Message  Byrrh le Jeu 9 Juin - 10:25

Une autre bonne intervention de Gabriel, hier sur le plateau de BFM TV, face au même réactionnaire (Eric Brunet) :


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Message  Lorry le Jeu 9 Juin - 10:44

Très bonne intervention face à ce réac.

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Message  MO2014 le Jeu 9 Juin - 11:05

Byrrh a écrit:Une autre bonne intervention de Gabriel, hier sur le plateau de BFM TV, face au même réactionnaire (Eric Brunet) :

Une grande maitrise face à un festival de démagogie libérale.

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Message  gérard menvussa le Mer 15 Juin - 10:48

SNCF : Une grève attendue depuis deux ans

Hebdo L’Anticapitaliste - 341 (16/06/2016)
Lundi 13 juin 2016, mise à jour Lundi 13 juin 2016, 19:59

Mi-février a été publié par le gouvernement un premier « décret socle » pour fixer les nouvelles conditions de travail. A la suite de celui-ci doit être mis en place une convention collective entre le patronat du transport et les syndicats, puis enfin des accords d’entreprises, notamment à la SNCF. Une déclinaison de la loi travail à la SNCF avec une remise en cause sans précédent des conditions de travail des cheminotEs (nombre de repos, encadrement de ceux-ci, flexibilité).

Le lien est évident : des dispositions de la loi travail s’appliquent ou s’appliqueront à court terme à la SNCF (hiérarchie des normes, validité des accords d’entreprise, etc).

Un mouvement long

Si la mobilisation a commencé en même temps que la loi travail, il y a trois mois, le rythme de mobilisation à la SNCF n’a pas été le même. Rapidement, la question de la grève reconductible a été posée. Suite à de nombreuses grèves de 24h, le mouvement de grève reconductible a démarré le 18 mai. D’abord à l’appel de Sud Rail, puis à partir du 31 mai de la CGT.

Depuis bientôt un mois, il y a à la SNCF de nombreux cheminotEs en grève qui participent quotidiennement aux assemblées générales, ce qui fait un des mouvement les plus long qu’ait connu l’entreprise. La grève se maintient avec des taux de grévistes qui peuvent être très forts dans certains métiers, comme chez les conducteurs (50 % voire plus). Cette fois-ci, la mobilisation est un peu plus forte en Île-de-France qu’en province. Le mouvement combine une radicalité et un ras-le-bol qui dépassent en partie la loi travail, et dont on avait déjà pu apprécier l’étendue à l’automne, notamment par la popularité suscitée par « l’affaire » de la chemise du DRH d’Air France. C’est donc l’exaspération des politiques d’austérité qui s’exprime sur des questions éminemment concrètes : nos conditions de travail et de vie.

Dissensions au sommet

Pour tenter de désamorcer cette grève, le gouvernement tente depuis le début de la déconnecter de la loi travail, appuyé pour l’occasion par les principales bureaucraties syndicales de la SNCF. Ainsi, une pression a été exercée sur la direction de la SNCF, qui a même été mise de côté par le gouvernement, pour la négociation de l’accord d’entreprise. La CFDT s’est précipitée pour expliquer que « grâce à leur négociation », ce dernier était à la hauteur du RH 077, voire mieux ! Totalement faux : l’accord prévoit par exemple un article 49 qui introduit l’équivalent de l’article 2 de la loi travail sur l’inversion de la hiérarchie des normes ou met encore en place une délai de prévenance qui permettra à l’entreprise de modifier les journées de travail la veille pour le lendemain et les horaires de travail jusqu’à une heure avant la prise de service. Plus flexible, ce n’est pas possible...

De plus, avec la loi travail, un accord d’entreprise ne sera valable que 5 ans et dénonciable à tout moment par l’entreprise. Or, si l’accord d’entreprise est jugé « trop avantageux » par rapport à la concurrence, basée sur le décret socle et la convention collective, les cheminotEs SNCF seront vite considérés comme « pas assez concurrentiels » et l’accord d’entreprise sera encore revu à la baisse. Il est évident que le décret socle et la convention collective doivent reprendre le meilleur de la réglementation du travail pour l’ensemble des cheminotEs, qu’ils soient du public ou du privé.

Chantage patronal

En faisant mine de lâcher du lest sur l’accord d’entreprise, le gouvernement tente de calmer la contestation afin de préserver la loi travail. Le tout est accompagné d’un chantage odieux dont seuls les patrons ont le secret : les syndicats qui ne signent pas l’accord d’entreprise pourront toutefois le signer à tout moment, à la condition qui ne l’aient pas dénoncé. S’ils l’ont dénoncé en revanche, ils ne pourront pas intervenir dans les « négociations locales », laissant la CFDT et l’UNSA qui représentent 30 % des voix des salariéEs, faire ce qu’ils veulent avec la direction. Il est hors de question d’accepter cet accord d’entreprise au rabais, de plus sous la menace de ce chantage. CGT et Sud-Rail réunis doivent non seulement ne pas signer la convention collective et l’accord d’entreprise mais également les dénoncer, ce qui obligerait le gouvernement et la direction de la SNCF à revenir à la table des négociations. C’est ce qui ressort des nombreuses motions votées dans les assemblées générales.

Voyant que la grève ne faiblissait pas, le gouvernement a fait planer le doute sur la réquisition des cheminotEs pour le lancement de l’Euro. Cette intimidation avait pour objectif de montrer à celles et ceux qui relèvent la tête que ce gouvernement est prêt à tout pour étouffer la contestation. En brandissant cette menace, il a surtout rajouté de l’huile sur le feu.

Et la convergence des luttes ?

Le rythme d’une grève reconductible ne correspond pas au rythme des journées d’actions, mises en place par les confédérations, d’autant que celles-ci peuvent être espacées de 20 jours. Si à cela on ajoute que ceux qui sont prêts à partir en grève reconductible, comme à la SNCF ou dans les raffineries, ne le font pas de manière coordonnée, on peut aisément comprendre que construire la convergence des luttes est un combat de tous les instants. C’est pourquoi, dans plusieurs gares, des cheminotEs n’hésitent pas à s’adresser aux collègues de la RATP ou d'autres transports urbains, des raffineries, de l’automobile, des déchetteries, d’ErDF ou plus largement aux usagers dont l’accueil est bien plus encourageant que ce que l’on peut voir dans les médias. C’est dans ce sens qu’il faut militer.

Enfin, il est également primordial de favoriser tout ce qui peut aller dans le sens d’une auto-organisation de la lutte. En 2014, sur l’Île-de-France par exemple, avait été mis en place une « AG des AG » qui réunissait régulièrement des cheminotEs, syndiqués et non syndiqués, de différentes gares. Cette fois-ci, preuve que chaque expérience enrichit la suivante, ces rencontres se sont mises en place bien plus rapidement et à un niveau supérieur. Des cheminotEs des différentes assemblées générales se réunissent régulièrement à la Bourse du travail de Paris. Dans plusieurs gares, des comités de mobilisation ont été aussi mis en place qui, bien qu’encore modestes, tentent de faire vivre la grève au quotidien. Un acquis précieux de la mobilisation de ce printemps.

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Re: SNCF

Message  MO2014 le Jeu 25 Mai - 10:39

....
« Chibanis de la SNCF », ou comme les médias aiment si bien les appeler, « les indigènes du Rail » ou les « déclassés de la SNCF »....ont été recrutés durant les années 70 par la SNCF au Maroc car la France avait alors besoin de main-d’œuvre. Ils ont été affectés aux tâches les plus pénibles et n’ont jamais pu bénéficier du même statut particulier de cheminot que leurs collègues français. Pourtant, ils effectuaient le même travail que ces derniers et de plus, il leur avait été promis sur leur contrat de travail qu’« à travail égal, salaire égal ».

Une fois arrivés à l’âge de la retraite, ils ont été pénalisés car leur retraite a été calculée sur leurs vingt-cinq dernières années de travail contre seulement les six derniers mois pour leurs collègues français.
....

>> CLICK sur la pétition à signer !

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Message  DEVIL le Jeu 25 Mai - 12:25

MO2014 a écrit:
....
« Chibanis de la SNCF », ou comme les médias aiment si bien les appeler, « les indigènes du Rail » ou les « déclassés de la SNCF »....ont été recrutés durant les années 70 par la SNCF au Maroc car la France avait alors besoin de main-d’œuvre. Ils ont été affectés aux tâches les plus pénibles et n’ont jamais pu bénéficier du même statut particulier de cheminot que leurs collègues français. Pourtant, ils effectuaient le même travail que ces derniers et de plus, il leur avait été promis sur leur contrat de travail qu’« à travail égal, salaire égal ».

Une fois arrivés à l’âge de la retraite, ils ont été pénalisés car leur retraite a été calculée sur leurs vingt-cinq dernières années de travail contre seulement les six derniers mois pour leurs collègues français.
....

>> CLICK sur la pétition à signer !

Soutien évidemment à ces travailleurs pour qu'ils récupèrent leurs droits légitimes. Maintenant, les qualifier d'"indigènes", c'est un moyen de les isoler des autres travailleurs alors qu'ils appartiennent à la même classe ouvrière que tous ceux, d'ici ou d'ailleurs, qui sont exploités par la bourgeoisie française. Solidarité de classe, unité de tous les prolétaires, non aux divisions et aux diviseurs !!!!

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Re: SNCF

Message  MO2014 le Ven 26 Mai - 0:59

DEVIL, merci pour ta solidarité inconditionnelle à la lutte contre les discriminations racistes et classistes.
Signez la pétition !

MO2014

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Re: SNCF

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