Pesticides dans nos assiettes !

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Pesticides dans nos assiettes !

Message  BouffonVert72 le Mar 30 Nov - 15:02

http://www.20minutes.fr/article/630845/societe-un-rapport-alerte-presence-pesticides-assiettes


Créé le 29.11.10 à 22h06 -- Mis à jour le 30.11.10 à 09h31

Un rapport alerte sur la présence de pesticides dans nos assiettes

EXCLUSIF - Le nutritionniste Laurent Chevallier est à Paris mercredi pour rendre publique une enquête sur le sujet...


Une quarantaine de pesticides et polluants différents dans chacun de nos repas. Voilà ce qui est révélé par l’étude, rendue publique mercredi, menée par Générations futures, qui travaille sur les dangers des pesticides.

Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une campagne d’action sur les causes environnementales du cancer. Elle porte sur les repas types d’un enfant d’une dizaine d’années. «On a imaginé des menus en prenant en compte les recommandations sur les fruits et légumes, mais aussi les goûters, explique Nadine Lauverja, de Générations futures. Des analyses ont été réalisées par différents laboratoires pour rechercher des cancérigènes.»


Crise sanitaire


Le résultat est édifiant: jusqu’à quinze pesticides différents dans le saumon ou encore, des pesticides hors réglementation européenne dans les haricots verts et d’autres produits importés d’Asie et d’Afrique.

D’où cette question, posée par Laurent Chevallier, le médecin nutritionniste montpelliérain responsable de l’alimentation au Réseau environnement santé qui participe à l’enquête: «Que fait la répression des fraudes? Il y a une carence évidente dans les contrôles.» Il s’inquiète de la dégradation sanitaire qu’il observe: «En 25 ans, les cancers ont doublé, avec une augmentation constante chez l’enfant.»

Et c’est sans compter la progression galopante du diabète, +40% en 10 ans, ou les allergies, multipliées par 5 en 20 ans. Autant de maladies chroniques qui peuvent trouver leur origine dans la modification du métabolisme.

«Il faut se préparer à une crise sanitaire. Les industriels profitent d’une législation mal adaptée, notamment en matière d’additifs.» Conservateurs et édulcorants seraient donc présents en quantité très importante dans les aliments.


Mauvaises interactions?


Mais ce que redoute le médecin, c’est le cocktail explosif que représentent, ensemble, tous les résidus de polluants, pesticides et additifs. «Il est surprenant qu’il n’y ait jamais eu d’analyses sur ça. On sait très bien qu’il ne faut pas mélanger certains médicaments, pourtant. Là, c’est pareil.»

Et d’enfoncer le clou. «Nos enfants seront inévitablement touchés par des perturbations endocriniennes, qui a des incidences identifiées sur la reproduction, le métabolisme et le surpoids.»

Un nouveau signal d’alerte pour Laurent Chevallier qui, en 2008, avait déjà brandi en premier la menace de la présence du bisphénol A dans certains biberons en plastique. Un produit dont l’Europe a interdit l’utilisation il y a une dizaine de jours.

Avec cette nouvelle découverte, Générations Futures et le Réseau environnement santé espèrent interpeller les pouvoirs publics sur «leurs lacunes» en termes de contrôles et d’étiquetage.

Caroline Rossignol

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Re: Pesticides dans nos assiettes !

Message  BouffonVert72 le Mar 20 Déc - 14:53



Lettre d'information de Générations Futures
Analyses de menus Bios versus menus non bios : exclusivité de Générations Futures

223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios d'une journée selon nos analyses !
Pesticides dans les aliments : analyses comparées d’aliments conventionnels et bios.

Générations Futures a comparé les teneurs en résidus de pesticides des fruits, légumes et céréales de ses 'menus toxiques' [décembre 2010 (1) ] avec les mêmes aliments issus de l’agriculture biologique analysés cette année. Notre association rend public aujourd’hui les résultats de cette étude.

Rappel des faits

Entre juillet et septembre 2010, notre association avait acheté dans divers supermarchés des aliments non bios composant les repas types d’une journée d’un enfant d’une dizaine d’années. Nous avions alors composé 4 repas et un encas. Nous avions fait rechercher diverses substances chimiques. Les résultats de cette 1ère enquête, publiée en décembre 2010, montraient qu’en 24h, un enfant était susceptible d’être exposé, uniquement par son alimentation, pas moins de 128 résidus chimiques, la palme ayant été attribuée aux pesticides avec 36 molécules différentes ingérées en une seule journée dont 17 cancérigènes et perturbateurs endocriniens !

Les suites : Acte 2.

Suite à la parution de cette enquête et aux résultats obtenus, de nombreuses personnes ont souhaité savoir si il y avait une réelle différence entre les menus non bio étudiés et des repas composés avec les mêmes aliments issus de l’agriculture biologique. Nous sommes donc partis en quête de la réponse entre septembre et décembre 2011, en nous concentrant sur les résidus de pesticides.
Pourquoi uniquement les pesticides ? La grande différence entre les pratiques culturales et de stockage des aliments bio et non bio réside dans l’usage, ou non, de pesticides de synthèse. En outre, certains sceptiques disent parfois que les cultures ne se font pas sous cloche et que donc les champs bios pourraient être contaminés par des pesticides pulvérisés sur les champs conventionnels. Nous avons donc souhaité vérifier, par cette enquête, si la différence entre les produits bios et non bios était bien réelle.

Des résultats sans appel, en faveur du bio (2) !

Les analyses de résidus de pesticides de ces fruits, légumes et céréales des repas bio ou non bio d'une seule journée montrent :

• 0 résidu de pesticides dans les fruits et légumes bios analysés contre 37 dans les conventionnels (ce qui représente 27 molécules différentes).

• 1 molécule en résidu de synergisant dans 2 échantillons de pain à des doses très faibles en bio.

• Il y a 223 fois moins de résidus de pesticides en moyenne dans les aliments bios analysés que dans les aliments conventionnels.

• 17 résidus de pesticides suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs endocriniens dans les produits non bio analysés contre 1 seul détecté en bio.


«Ces éléments montrent clairement que la non présence de résidus de pesticides dans les aliments bios garantit le consommateur des risques éventuels dus à la présence de nombreux résidus de pesticides dans les aliments conventionnels dont certains sont suspectés d’être cancérigènes ou pouvant perturber le système endocrinien.». Déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

1. http://www.menustoxiques.fr

2. téléchargez le rapport complet sur http://www.menustoxiques.fr/pdf/doc_menubio_151211.pdf


-------------------------------------------------------------------
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C'est rapide, sur et vous recevrez votre recu fiscal directement bien plus rapidement qu'avant car le temps de traitement de votre adhesion se trouve raccourci.

Merci de votre generosite ...et bon Noël Bio ;-)
Lettre d'info de Générations Futures aidez nous, adhérez ici
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Un énorme scandale approche...

Message  Roseau le Mar 23 Avr - 19:19

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Re: Pesticides dans nos assiettes !

Message  Roseau le Mer 24 Avr - 16:21

L'info est reprise dans lemonde.fr ce jour,
avec cette illustration utile pour vos publications
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Re: Pesticides dans nos assiettes !

Message  gérard menvussa le Mer 24 Avr - 16:49

l'article du monde :

Des dizaines de pesticides sont autorisés en France contre les avis d'experts
LE MONDE | 23.04.2013 à 13h02 • Mis à jour le 23.04.2013 à 13h02

Par Stéphane Foucart

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La révélation pourrait alourdir encore l'atmosphère de défiance qui s'installe en France entre la société civile et les pouvoirs publics : des dizaines de produits phytosanitaires agricoles ou domestiques (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) sont autorisées depuis plusieurs années, sans tenir compte des alertes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses).

Des courriers, adressés par la direction générale de l'agence au ministère de l'agriculture, obtenus par l'association Générations futures et rendus publics mardi 23 avril, témoignent de profonds dysfonctionnements dans le système d'attribution ou de reconduction des autorisations de mise sur le marché des pesticides. Ces dernières sont délivrées par la direction générale de l'alimentation (DGAL), placée sous la tutelle du ministère de l'agriculture. Ces anomalies justifient, selon l'association, des recours en justice et, notamment, un dépôt de plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui".

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De quoi s'agit-il ? Dans un courrier daté du 27 août 2012, Marc Mortureux, le directeur général de l'Anses, rappelle à Patrick Dehaumont, directeur général de l'alimentation, avoir déjà "attiré l'attention" de ses services, en octobre 2009, sur "les problèmes posés" par le fait que les avis de l'Anses relatifs aux pesticides ou aux produits fertilisants "n'étaient pas tous suivis d'une décision par le ministère chargé de l'agriculture dans les délais prévus par la réglementation". Le courrier divulgué par Générations futures pointe également "le maintien sur le marché de produits pour lesquels avait été émis un avis défavorable ou un avis favorable avec restrictions", précisant que "des différences sont régulièrement repérées entre les avis de l'agence et les décisions" de la DGAL.

NON CONFORMES AUX EXIGENCES DE LA LÉGISLATION EN VIGUEUR

Pour preuve, le directeur général de l'Anses joint à son courrier trois listes "qui n'ont pas la prétention d'être exhaustives", mais qui rassemblent tout de même quelque 200 produits pour lesquels "des différences et anomalies ont été repérées dans ce cadre".

A la date de l'examen, par les services de l'Anses, de la base de données des produits phytosanitaires autorisés – soit le 16 août 2012 –, plusieurs dizaines de pesticides étaient autorisées en France, en contravention avec les avis de l'agence nationale. "De très nombreux pesticides restent autorisés alors qu'ils devraient, selon l'Anses, être interdits, car non conformes aux exigences de la législation en vigueur", s'insurge Générations futures.

D'un strict point de vue réglementaire, la DGAL n'est pas tenue de se conformer aux avis de l'Anses. Le grand nombre d'écarts relevés est cependant suffisamment anormal pour avoir suscité la réaction de l'agence sanitaire.

La plupart des risques ignorés par la DGAL concernent l'environnement, mais une demi-douzaine de produits épinglés présentent, selon les évaluations même de l'Anses, des risques sanitaires pour l'utilisateur, qu'il soit jardinier amateur ou employé agricole.

La situation a évolué depuis août 2012, fait-on valoir à la DGAL, et certains produits ont été mis en conformité avec les avis de l'Anses. Combien ? La DGAL ne peut, dans l'immédiat, le préciser. Elle ajoute que certaines anomalies peuvent être expliquées par des défauts de mise à jour de la base de données du ministère, ou encore par des agendas français et européens décalés. "Avant de tenir compte d'un avis de l'Anses, il faut parfois attendre certaines réévaluations en cours au niveau européen", plaide-t-on à la DGAL. C'est en effet à l'échelon communautaire que les molécules actives sont évaluées, les mélanges commerciaux étant ensuite évalués ou réévalués, puis autorisés ou interdits par chaque Etat membre.

Ces explications ne permettent cependant pas d'expliquer l'ensemble des dysfonctionnements mis au jour. Générations futures a annoncé son intention de former un recours pour "carence fautive de l'Etat" et de saisir une juridiction administrative pour obtenir le retrait des autorisations délivrées aux pesticides concernés.
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Re: Pesticides dans nos assiettes !

Message  Roseau le Lun 20 Jan - 20:36

La peste soit des pesticides ! 30 ans à leur contact, bonjour la santé !
http://npaherault.blogspot.com/2014/01/la-peste-soit-des-pesticides-30-ans.html
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Re: Pesticides dans nos assiettes !

Message  Roseau le Sam 1 Fév - 1:52

Nouvelle étude :les produits pesticides commercialisés
des centaines de fois plus toxiques pour des cellules humaines que leur matière active seule !
http://www.generations-futures.fr/pesticides/nouvelle-etude-scientifique-les-produits-pesticides-des-centaines-de-fois-plus-toxiques-pour-des-cellules-humaines-que-leur-matiere-active-seule/
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Agriculteurs et pesticides

Message  Roseau le Dim 9 Fév - 15:16

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Re: Pesticides dans nos assiettes !

Message  Roseau le Mer 19 Fév - 22:15

Tempête à l’INRA autour d’un rapport sur l’agriculture biologique

Plus de cent chercheurs en agronomie ont envoyé une lettre à la direction de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA). Dans cette lettre, révélée par Reporterre, les chercheurs vilipendent le parti pris non scientifique d’une étude critiquant l’agriculture biologique. Face à cette bronca exceptionnelle, la direction de l’Institut agronomique se réfugie dans le silence.
http://www.reporterre.net/spip.php?article5402
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Une semaine pour en sortir

Message  Roseau le Lun 24 Mar - 13:24

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il faut changer les choses !

Message  justib le Mer 2 Juil - 15:43

Quand ce mot "pesticides" qui veut dire tuer le vivant et désormais modifié en phyto pharmaceutique n'oublier jamais son origine:

                                     1960    pest ( tuer les ravageurs de l'agriculture )
                                                cide ( vient du latin cadere qui signifie tuer)
                     
                      Maintenant un peu d'histoire , taper Fritz HABER né en 1868 pour bien comprendre ce que ce "Très grand scientifique" surnommé l'épouvantable salaud  a bien pu réaliser, lui qui a prôné l'assimilation ,c'est à dire la disparition pure et simple de la tradition juive! Nommé prix nobel de chimie en 1920,ce juif allemand honteux et nationaliste dont l' épouse s'est suicidée  en raison de l'invention du pesticide axé sur le monoxyde de carbone qui ne tuait pas suffisamment, HABER se moquant de son épouse met au point un nouveau pesticide en 1941 qui fait merveille et tue massivement, rapidement et sans complication! CE PESTICIDE NOMME ZYCLON B réjouit Rudolf HOSS, commandant du camp d' Auschwitz et permet l'élimination de 6 millions d'êtres humains en seulement trois ans! Prix nobel  de chimie en 1920, il avait testé les gaz moutardes en 1914! La honte de cet inhumain provoque un véritable tollé à l'époque, cependant il crée un centre de recherche unique au monde pour aider les agriculteurs à lutter contre les rats et les insectes, notamment dans ces silots immenses où s'entassent par millions des tonnes de céréales!
Il devient le Père incontestable mais pas spirituel des PESTICIDES MODERNES ( 140000 tonnes déversées sur la France pour tuer et stériliser les sols):

                      - organochlorés  combinaison chimique à base de carbone, les atomes d'hydrogène sont remplacés par les atomes de chlore ( produit miracle utilisé pour  l'eau chercher l'erreur)

                      - organophosphorés 1930-1970  responsables d'un cauchemar sanitaire , un désastre écologique, destructeur de la couche d'ozone!  PCB 1929
             
                      - PVC organochloré synthétisé en 1936 que l'on retrouve partout, bouteilles en plastique
     
                      - DDT organochloré commercialisé en 1930

                 Faites vos recherches je ne vais pas y passer la nuit, sachez que les PESTICIDES tuent le tissu vivant dont nous faisons toutes et tous partie! Plus de 40 ans d'épandage massif de produits PHYTO PHARMACEUTIQUES  pour remplacer PESTICIDES qui veut tout simplement dire TUER! Ce scandale s'annonce pire que l'amiante! Le mal est répandu mais il faut changer les choses :

                           Documentaire en deux parties à visualiser rapidement de Jean Paul JAUD sur youtube
                           - Demain nos enfants nous accuseront!

                           Voir aussi les moissons du futur
                           le poison est dans nos assiettes
                           Tous cobayes de JP JAUD

                    Nous sommes prévenus alors changeons les choses!

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message à Pierre Rabbhi

Message  justib le Mer 2 Juil - 15:47

Bonjour,

Je vous adresse toutes mes félicitations pour votre engagement au service de l'avenir de l'humanité, Quelle bouffée d'oxygène à vous entendre , nul doute un changement radical doit s'opérer, car l'homme n'est que le reflet d'un objet sur cette terre où la nature maîtrise son destin! Chaque jour, j'enseigne à mes enfants, le respect simple et naturel de la terre! Les engrais verts au service de toute la biodiversité , "pollonisateurs pour les abeilles" et si bénéfiques pour les jardins où ils peuvent s'épanouir par les récoltes pures et fructueuses! Le poison est dans l'assiette et pour cause l'usage intensif de substances nocives sur nos cultures dans l'EST ; mode de culture incompatible avec la santé humaine, les pesticides à proscrire dans leur intégralité voilà le défi qu'il faut relever pour l'avenir de nos enfants! Certes l'urgence écologique, réside par le renoncement à l'agriculture intensive lié au productivisme effreiné qui menace massivement les ressources de la nature! Une agriculture où l'homme ne sera plus motivé par le toujours plus, c'est possible car le développement durable nous mène droit dans le mur! Pourtant , je suis surpris en tant qu'agent au sein d'un établissement scolaire du nombre de jeunes motivés par ce changement, faut-il encore que nos décideurs acceptent ce changement, la conscience doit s'éveiller par l'ensemble des composantes de l'éducation à commencer par les décideurs axés sur le développement durable, vecteur de nouvelle croissance économique verte, ce qui ne va nullement dans le bon sens, quand à nos mains, elles peuvent faire pousser des légumes, avec de bonnes semences de variétés anciennes et un peu d'huile de coude! Proscrire tous les produits phytosanitaires est une nécessité, des solutions simples et peu coûteuses pour la santé et l'environnement existent, savon noir, bicarbonate de soude, vinaigre blanc, cendre de bois ...; nos grands parents vivaient simplement! Aujourd'hui les français pleurent la bouche pleine, les pieds ensevelis sous des monticules de déchets qui saturent l'environnement! Trop de dechets organiques non consommés partent dans ldes containers, cette nourriture , ce gaspi monstrueux et quotidien dans tous les établissements scolaires pourrait nourrir les plus démunis, c'est inadmissible, de ne rien faire! Bref on ne refera pas le monde , il faut le changer encore bravo pour votre engagement!

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CLAUDE ET LYDIE BOURGUIGNON

Message  justib le Mer 2 Juil - 16:10

Visualiser les videos sur YOUTUBE pour bien comprendre le désastre orchestré sur les sols français (140000 tonnes de produits PHYTOPHARMACEUTIQUES pour ne plus dire PESTICIDES mais destinés à TUER toute la biodiversité) En agriculture intensive , en viticulture ( a voir pesticides dans les vins français Générations futures ) il faut un changement radical , les abeilles victimes des pesticides disparaissent autant dire que les hommes se sont mis en danger sur cette planète, que va produire le désert ? Regarder les conférences de Claude et Lydie BOURGUIGNON ingénieurs agronomes, un changement est encore possible ce n'est pas une fatalité, il faut rompre avec ce productivisme effreiné!

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pesticides dans le vin

Message  justib le Mer 2 Juil - 16:19

Loi d’avenir agricole : renforcer la protection de nos enfants face aux dangers des pesticides !

23 juin 2014 par Generations Futures
couv - les toxiques dans les cheveux3






22




La commission des affaires économique de l’Assemblée Nationale s’apprête à discuter pendant 3 jours (les 24, 25 et 26 juin), en seconde lecture, du projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt[1]. Un amendement sur les pesticides réveille les passions !

Pesticides et FNSEA. Il y a quelques jours, la FNSEA et les JA ont appelé leurs adhérents à se mobiliser le 24 juin pour dénoncer notamment un amendement[2] visant à interdire les pulvérisations de pesticides à proximité des habitations. De son côté, la ministre de l’Ecologie avait annoncé qu’elle demanderait la mise en place de Zone non traitée à moins de 200 m des écoles. Générations Futures ne pouvait que saluer cet amendement adopté au Sénat, puis cette annonce, allant dans le sens de ce que notre association demande depuis des années, forte des centaines de témoignages reçus de riverains se plaignant des effets des expositions aux pesticides qu’ils subissent régulièrement entre mars et septembre.

Stop aux pesticides près des lieux de vie ! C’est pour soutenir cet amendement, aujourd’hui menacé, et l’étendre à tous les lieux de vie, que notre association a lancé, sur la plateforme Change.org, une pétition à l’attention des députés : www.change.org/pesticidesriverains.

+ de 4500 ! Plus de 4500 personnes ont signé, en quelques heures (et ça augmente vite!), cette pétition dénonçant la dangerosité des pesticides et demandant aux « élus du courage pour ne pas céder face aux pressions auxquelles ils vont être soumis et qu’ils soutiennent l’amendement déposé dans le cadre de la loi d’Avenir Agricole […] visant à mettre en place des Zones non Traitées le long des lieux de vie.»

« Cette demande de zones non traitées est d’autant plus légitime alors que des études scientifiques ne cessent de montrer que l’exposition aux pesticides, tout particulièrement pour les enfants ou les fœtus, peut causer des pathologies lourdes. En témoigne la toute récente étude constatant que plusieurs types de pesticides ont été plus couramment utilisés près des habitations où des enfants ont développé le syndrome de l’autisme[3]. » Déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Nous en appelons au sens de la responsabilité de nos élus et les invitons à soutenir et étendre cette mesure qui pourrait avoir des implications positives en terme de santé publique. » conclut-il.








[1] Le texte sera ensuite débattu les 7 et 8 juillet en plénière. Les sénateurs, quant à eux, re-débattront du texte « courant octobre ». Le projet de loi terminera son parcours législatif sur lors d’une commission paritaire mixte entre députés et sénateurs pour qu’ils s’accordent sur les derniers points de divergence entre les deux assemblées.


[2] http://www.senat.fr/amendements/2013-2014/387/Amdt_709.html


[3] Irva Hertz-Picciotto – publiée dans le journal Environmental Health Perspectives


Pour aller plus loin
•Pesticides, riverains et ANSES : un avis théorique qui ne tient pas compte de la réalité.
•Non, l’agriculture raisonnée n’est pas le modèle agricole d’avenir pour l’UE!
•Législation et lobbies: Nouveau scandale sur les pesticides.
•« Villes et villages sans pesticides »: une opération de communication de Mme Royal ?
•Des écoliers malades du fait d’une exposition aux pesticides.

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A LIRE sur les PESTICIDES

Message  justib le Mer 2 Juil - 16:25

François Veillerette PESTICIDES révélations sur un scandale français
PESTICIDES le piège se referme


Isabelle SAPORTA Le livre noir de l'agriculture


José BOVE Fabrice Nicoletto La désobeissance civique

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Re: Pesticides dans nos assiettes !

Message  gérard menvussa le Mer 2 Juil - 17:26

Dans le chapitre "gavage aux pesticides", la derniére lutte est celle contre la "ferme usine des 1000 vaches", expression caricaturale des dégats du capitalisme et du productivisme dans l'agriculture :

Non a la ferme usine des milles vaches

Construite près d’Abbeville dans la Somme, la « ferme des 1 000 vaches » est destinée à produire du lait à un prix de revient très bas mais aussi, en récupérant le lisier et le fumier des animaux, à produire de l’électricité au travers d’un énorme méthaniseur...

Cette monstruosité est le symbole de l’industrialisation à marche forcée de l’agriculture dans laquelle les animaux ne sont plus que prétexte à produire de l’énergie et deviennent en réalité un sous-produit industriel. Solidaires du combat de la Confédération paysanne et des riverains, nous publions le billet d’humeur suivant.

Que voilà de Royal propos...
« Nous sommes là pour une dégustation » aurait répondu hier la ministre de l’écologie aux membres de la Confédération paysanne qui voulaient faire entendre leur point de vue sur l’aberrante ferme-usine des mille vaches. Les deux ministres de l’écologie et de l’Agriculture étaient en effet venus inaugurer le Printemps bio à la Villette et donc déguster des mets de qualité, de plus en plus réservés aux gens de qualité.
Pourtant, alors qu’elle avait demandé depuis des mois à être entendue par le gouvernement, la Confédération paysanne n’a pas eu d’autre choix que de prendre ses responsabilités pour stopper ce projet de ferme-usine qui symbolise l’industrialisation de l’agriculture et la disparition des paysans.
Nous sommes en effet à quelques semaines de la première traite annoncée par Michel Ramery (369e fortune de France, patron d’une entreprise de BTP). Cette ferme-usine qui sera gérée par un entrepreneur de l’agrobusiness, emploiera une dizaine de salariés alors que les exploitations agricoles que le projet fera disparaître comptent plus de quarante emplois.
Les vaches ne verront jamais la lumière du jour, elles seront nourries de façon industrielle avec des compléments de soja OGM importés et de maïs ensilage et des antibiotiques pour permettre la concentration d’autant d’animaux dans un même bâtiment d’élevage.
Viendrez-vous déguster Madame la ministre ? En attendant, et comme seule réponse du gouvernement, cinq syndicalistes paysans sont derrière les barreaux, accusés de recel d’un « matériel de traite » qu’ils étaient pourtant venus offrir aux ministres.
Maryvonne Holzem
Venus interpeller les deux ministres, les cinq militants de la Confédération paysanne sont désormais placés sous contrôle judiciaire, et seront jugés le 1er juillet. Insupportable !

CorrespondantEs Commission nationale écologie

On lira également avec profit un dossier paru dans "l'anticapitaliste", le journal du npa :

Agriculture : contre la fuite en avant productiviste !

Dossier réalisé par la commission nationale écologie du NPA

L’Union européenne et les États-Unis négocient en secret le grand marché transatlantique. Abolissant les barrières douanières tarifaires et non-tarifaires, il vise à démanteler les normes limitant les profits des multinationales. Grâce à une agriculture rendue « plus compétitive » par la médiocrité des protections sociales, sanitaires et environnementales, une structure agricole favorable (13 ha pour une ferme moyenne dans l’Union européenne contre 170 aux États-Unis, 57 emplois sur 1 000 ha dans l’UE contre 6 aux USA), la déferlante de produits agricoles étatsuniens poussera notre agriculture à s’engouffrer encore davantage dans le modèle agro-industriel, l’alimentation animale maïs-soja au détriment des prairies et protéines, la concurrence accrue et la contraction des coûts de production avec leur cortège de concentration croissante des exploitations, de spécialisation des régions et de réduction drastique des emplois agricoles. Circuits courts, pratiques agroécologiques, produits agricoles de qualité et agriculture paysanne seraient considérablement menacés. La porte sera ouverte à la volaille désinfectée au chlore, le bœuf aux hormones, le porc dopé à la ractopamine et les OGM agricoles.
C’est aussi la logique du projet de la « ferme » dite « des 1 000 vaches » du groupe Ramery en installant la plus grande ferme-usine de France, concentrant 1 000 vaches dans un bâtiment de 200 mètres. Elles produiront du lait à un prix cassé, leurs déjections iront servir de carburant dans un énorme méthaniseur de 1,5 Mw dont le digestat sera répandu sur 3 000 ha de terres détournées de leur vocation alimentaire. Le bilan est prévisible : vaches emprisonnées, foncier gelé, lait bradé, paysans disparus et emplois précarisés, pollution des sols et de l’eau, risques sanitaires et industriels. Le lait serait vendu 270 euros/t alors que les éleveurs ne s’en sortent pas au prix actuel de 350 euros/t : de nombreuses exploitations ne pourront survivre. Quant aux emplois, une dizaine seulement (précaires pour la plupart) seront créés pour gérer les animaux et la traite du lait, alors que les exploitations agricoles que le projet fera disparaître en comptent plus de quarante. Toute la filière laitière est menacée, le lait devenant un sous-produit de la méthanisation.
La révolte dite « des Bonnets rouges » a éclaté dans une Bretagne en crise sociale et environnementale, sinistrée par les plans sociaux de l’agro-industrie qui préfère les charettes de licenciements et les défilés incessants de camions sur les routes, les élevages industriels maltraitant les animaux et celles et ceux qui y travaillent, les records de pollution durable des rivières et des eaux côtières.
Le bilan du capitalisme et de son modèle agricole productiviste est catastrophique : ils nous précipitent dans le mur. Les crises sanitaires, sociales et alimentaires de ces dernières années condamnent ce système et appellent un nouveau modèle agricole qui sera agro­écologique ou mortifère.

Agroécologie paysanne ou agriculture productiviste ?

La définition du développement est une notion essentielle qui structure la société. Certains penseurs ont tenté de retracer l’origine et les conséquences de cette vision (1). Les nuisances sociales, écologiques et humaines sont particulièrement marquantes dans le domaine agricole. L’accumulation du capital, soutenue par l’idéologie du productivisme, a joué un rôle majeur dans la destruction de la paysannerie dès le milieu du XIXe siècle, processus qui s’est accéléré après la Seconde Guerre mondiale. Et pourtant aujourd’hui, les paysans ne sont toujours pas morts, Silvia Pérez-Vitoria parle même d’un retour des paysans (2).

La comparaison entre l’agriculture productiviste et l’agroécologie paysanne permet de comprendre les logiques, les processus, et vers où elles nous mèneraient. L’agriculture productiviste n’est pas une fatalité et l’agroécologie modifiant l’ensemble de notre société est un vrai projet anticapitaliste.

L’agriculture productiviste, ni écologique ni sociale
Dans l’agriculture productiviste, l’unité de base est l’exploitation agricole. Des décisions « prises ailleurs » s’imposent avec pour objectif toujours plus de volumes et des prix toujours plus bas, cela pour une rentabilité financière maximale.
Les exploitants n’arrivant plus à augmenter les rendements depuis les années 80-90 avec le paquet technique de la révolution « verte », la seule manière d’augmenter les volumes par travailleur est l’agrandissement. Il s’ensuit un besoin constant de recapitaliser, surtout par l’emprunt. Les banques ont alors un énorme pouvoir dès le premier problème de trésorerie. Pour les ventes, les gros volumes ne peuvent être écoulés qu’en filières longues. Les exploitants sont alors dépendants des opérateurs en amont de la filière. Quant aux prix de vente, ils sont écrasés par les cours mondiaux et l’hégémonie de la GMS (Grande et moyenne surface) dans les négociations. Rappelons que les denrées alimentaires de base subissent des spéculations en bourse, induisant famines et émeutes de la faim comme en 2008.
Pour les exploitants, les prix de vente ne permettent pas de vivre financièrement de leur travail, notamment en grandes cultures et en élevage où les subventions représentent de 50 à 100 % des revenus. Le recours aux subventions de la PAC (politique agricole commune), avec ses conditions, entraîne un pilotage bureaucratique des exploitations.

La triple exclusion des paysans
En pratique, les intrants ne cessent d’augmenter (mécanisation, carburant, pesticides, désherbant et matériel génétique sélectionné), avec leurs impacts écologiques (pollutions, réchauffement global et perturbations locales) et sur la santé humaine (cancer, fertilité, etc.). Sur le plan moral et psychologique, le niveau de souffrance est énorme, les perspectives moroses (500 suicides sur 3 ans entre 2007 et 2009 (3) ). Nombre de parents dissuadent leurs enfants de reprendre. Le vieillissement de la population s’accélère. La population agricole continue sa chute vertigineuse.
Depuis les années 50, le terme de « massacre paysan » peut être utilisé. François de Ravignan (4) parle de la triple exclusion des paysans : celle du foncier, des moyens de production et du marché. Le modèle productiviste a montré son incapacité à nourrir la planète. Le marché de la faim permet seulement à ceux qui en ont les moyens d’acheter leur nourriture. Pour De Ravignan, le problème de la faim dans le monde est un problème d’exclusion, non pas de production quantitative ou de distribution alimentaire. Le productivisme et le capitalisme sont les responsables. L’agriculture productiviste est vouée à un échec certain, question de temps, de crise énergétique, climatique ou écologique, de révolution ou de révolte.

1 – F. Partant, Que la crise s’aggrave, Parangon, 2002 (réédition).
2 –Silvia Pérez-Vitoria, Les paysans sont de retour, Actes Sud, 2005.
3 – http ://www.lemonde.fr/societe/article/2013/10/10/500-suicides-recenses-chez-les-les-agriculteurs-en-3-ans_3493464_3224.html
4 – François de Ravignan, La faim pourquoi ? Un défi toujours d’actualité, La Découverte & Syros, 2009.


L’agroécologie paysanne, une rupture radicale

L’agroécologie paysanne constitue une rupture radicale avec le modèle dominant. La finalité est un renversement du système de valeurs, des pratiques agricoles et des rapports sociaux. En agroécologie, c’est une rationalité écologique et sociale qui guide les choix. Les paysans, en communauté, réseau ou collectif, sont au cœur du processus décisionnel. L’unité de base de la production est l’agroécosystème. Le modèle agroécologique n’est pas une simple approche d’agronomie écologique technicienne.

Il y a une recherche d’équilibre entre l’activité humaine et la biosphère. On cultive des plantes qui se reproduisent et qui sont adaptées au pays. On élève des races animales adaptées au contexte culturel et pédoclimatique. La complémentarité des cultures et des élevages sont recherchées. La diversité d’activités cherche à optimiser le potentiel du lieu. Des échanges de produits, de services, vont permettre une autre relation aux autres, d’entraide et de solidarité. Un large éventail de remèdes naturels, préventifs ou curatifs, permettent de soigner les plantes, les animaux et les individus. Le greffage, le potager, la basse-cours, etc. donnent une base alimentaire de subsistance pour l’agriculture familiale et coopérative. C’est justement elle qui évite pour un tiers de la population mondiale, ceux économiquement définis comme « vivant avec moins de deux dollars par jour », le basculement de la « pauvreté à la misère » dont parle Majid Rahnema (1).
La transmission de savoirs et savoir-faire populaires est d’une grande richesse. Des innovations sont faites par les paysans dans un processus créatif et d’adaptation selon les circonstances. Une telle approche demande évidemment un accès au foncier, dont l’usage est bien souvent plus important que la possession (S. Pérez-Vitoria). Or l’exclusion par le foncier est bien réelle. L’ancrage du mouvement social d’agroécologie au Brésil est, entre autres, basé sur le mouvement des paysans sans terre.

Des enjeux anticapitalistes
L’agroécologie est présente depuis plusieurs années dans la littérature scientifique (voir les travaux des chercheurs Miguel Altieri (2) ou Stephen Gliessman (3) ). Les mouvements sociaux d’Amérique latine ont été pionniers, mais depuis 2008, des réseaux paysans internationaux comme Via Campesina et Via Campesina Europe utilisent et revendiquent l’agroécologie. Le terme est utilisé pour qualifier un modèle agricole et non pas un type d’agriculture en particulier, c’est une démarche, un processus demandant une réflexion sur la transition à opérer.
Cela demande une profonde réforme agraire en commençant par la réforme de la PAC et la sortie des intrants chimiques (notamment pesticides et engrais) en moins de 10 ans. Au niveau international il s’agit de sortir « l’Organisation mondiale du commerce (OMC) de l’agriculture » comme revendiqué par Via Campesina. Il va de soi que l’agroécologie paysanne est un positionnement politique qui engendre pour nous des enjeux et un projet de société anticapitaliste.

1 – M. Rahnema, Quand la misère chasse la pauvreté, Paris, Fayard/Actes Sud, 2003.
2 – M. Altieri, L’agroécologie, bases scientifiques d’une agriculture alternative, Paris, Debard, 1986. et Agroecology : The Science for Sustainable Agriculture, 2nd ed. Boulder, Colorado, Westview Press, 1995.
3 – S. Gliessman, Agroecology : ecological Processes in Substainable Agriculture, Chelsea, MI : Ann Arbor Press (1998) et Agroecology of sustainable food systems, London, CRC Press Taylor & Francis Group (2006).

Modifier nos habitudes alimentaires, une nécessité

Les supermarchés regorgent de produits alimentaires, l’espérance de vie rallonge. De quoi se réjouir alors ? Pas vraiment... Il est souvent difficile d’aborder la question de l’alimentation car cela renvoie à notre fonctionnement le plus intime (petite enfance, lien avec les parents…). Il faut néanmoins oser affronter la réalité : nous allons crever de la malbouffe !

Dans les années 50, les politiques agricoles mises en place ont contribué à modifier profondément les pratiques agricoles des paysans. Nourrir la population et entretenir les paysages n’étaient plus la priorité. Il fallait entrer dans la « modernité » et augmenter les rendements, transformer le paysan en « exploitant » agricole, en « manager » investissant comme un patron. La productivité agricole a augmenté considérablement, dopée par l’industrie chimique en plein essor (engrais, pesticides…) qui trouvait là une belle aubaine pour accroître ses parts de marchés et ses profits. La « révolution verte » faisait rentrer le monde agricole dans la « cage d’acier du capitalisme » (comme le dirait Max Weber)...
Le constat aujourd’hui est clair : épuisement des ressources naturelles et des sols, déforestation et disparition des terres cultivables, augmentation alarmante des maladies dégénératives et cardiovasculaires, des cancers, du diabète et de l’obésité d’un côté du globe et malnutrition et famines de l’autre… Autant de signes qui nous obligent à changer des modes de production et de consommation alimentaires directement façonnés par le capitalisme.

Qu’y a-t-il dans nos assiettes ?
En transformant le mode de production agricole, en industrialisant la fabrication des aliments, le capitalisme n’en finit pas de nous rendre malades. Surchargée en sucre, en sel, en matières grasses, en additifs de tout genre, la nourriture industrielle est contraire aux besoins physiologiques. Elle créée des déséquilibres graves, cause des dégâts irrémédiables à la santé et à l’environnement et nourrit d’autant plus mal la population que le niveau de revenu est faible. Les plus riches sont aussi en meilleure santé aussi parce qu’ils ont une meilleure alimentation. Une inégalité fondamentale pour un élément vital.
Prenons le cas de la viande, bon révélateur des dégâts causés par l’agriculture productiviste et le système agroalimentaire industriel. Sa production est hyper consommatrice d’eau (15 000 litres pour 1 kg de viande) et de terres cultivables (64 %). Elle participe à la déforestation, en particulier au Brésil, en Argentine, au réchauffement climatique (agriculture et élevage = 1/4 des gaz à effet de serre). Le bétail consomme 50 % des récoltes alimentaires et les excréments représentent 50 % de la pollution des nappes phréatiques mondiales. Élevés en batterie, les animaux sont nourris d’OGM et gorgés d’antibiotiques qui se retrouvent dans la chaîne alimentaire et détériorent durablement la santé. Or la consommation de viande est passée de 30 kg/personne en 1919 à plus de 100 kg aujourd’hui. Refusons le modèle imposé par les industriels de l’agroalimentaire, réorganisons nos consommations, apprenons à manger autrement.

Capitalistes hors de nos cuisines !
Le NPA revendique l’urgente nécessité d’imposer, par les luttes, la réorientation de la politique agricole vers une logique de souveraineté alimentaire basée sur des fermes à taille humaine. Certains agriculteurs ont réussi à se mettre en marge au moyen de logiques autonomes et économes et de petites structures. Le développement des Amap (associations pour le maintien de l’agriculture paysanne), des marchés locaux, des circuits courts… sont des pistes intéressantes qui prouvent que ce que défend le NPA et d’autres peut se développer.
Si nos vies valent plus que leurs profits, alors il faut virer les capitalistes de nos assiettes. Produire une nourriture saine, respectueuse de ceux qui la fabriquent et de l’environnement, est nécessaire. À la cuisine comme ailleurs, l’écosocialisme apporte des réponses anticapitalistes radicales.

La « bio » récupérée par le capitalisme vert ?

Dans le contexte français, le mouvement d’agriculture biologique se définissait à l’origine par une rupture radicale avec le modèle productiviste dominant. La « bio » d’aujourd’hui n’a gardé de cette radicalité politique que l’interdiction des produits chimiques de synthèses. La « bio » est définie par la négative dans un règlement technique, contrôlé et certifié par des Organismes certificateurs (OC) pour fournir un marché. Les révisions successives du règlement courant des années 90 et 2000 sont toujours allées dans le sens du moins contraignant et favorisant la conversion de grosses exploitations et l’agrandissement. Les GMS (grande et moyenne surfaces) réalisent plus de 50 % des ventes des produits bio. Pour fournir le marché, ils n’hésitent pas à importer jusqu’à 80 % des matières premières. C’est dire que la « bio » ne relève pas le défi de la souveraineté alimentaire par les populations locales, contribue largement au capitalisme vert et aux mécanismes d’exclusion sociaux : foncier, moyens de production et marché et à la pollution via le transport. La « bio » est devenu un signe de qualité parmi d’autres. Bref elle se fait de plus en plus récupérer, et reste le plus souvent inaccessible aux plus démunis.

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gérard menvussa

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Re: Pesticides dans nos assiettes !

Message  Roseau le Lun 28 Juil - 4:04

Le saumon norvégien que vous mangez est contaminé, mais ce n'est pas une fatalité
http://www.reporterre.net/spip.php?article6187
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Roseau

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Re: Pesticides dans nos assiettes !

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