Bulletin du Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste) ou CCI(T)

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Bulletin du Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste) ou CCI(T)

Message  polo2010 le Dim 7 Nov - 19:52

Ci-joint le sommaire du nouveau bulletin "Combattre pour en finir avec le capitalisme" du Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste) ou CCI(T).
N'hésitez pas à nous contacter
ccit@cci-t.org
Site web : http://cci-t.org



Au Sommaire du n°21 du 07 novembre 2010

· Éditorial p. 2
· Les Roms de l’Est : Arrêt des expulsions ! Front unique ouvrier pour les droits des Roms… p. 5
· « On nous communique » (prises de positions d’AG, de syndicats par rapport à la loi sur les retraites) p. 6
· Place Bellecour à Lyon, le 21 octobre : la violence d’Etat contre la jeunesse p. 10
· Des organisations étrangères soutiennent la classe ouvrière et la jeunesse françaises p. 12
· La bourgeoisie française vue par F. Engels en 1889 p. 13
· Quand Le Monde dresse un tableau de la lutte de classe dans les pays émergents p. 14
· Afrique du Sud : trahison de la grève de plus d’un million de fonctionnaires p. 14
· Retour de Grèce p. 15
· La grève générale du 29 septembre en Espagne p. 16
· Le « coup de hache » du gouvernement Cameron p. 17
· Hommages à Wilebaldo Solano, militant du POUM et à Ramón, militant du groupe Germinal p. 18
· Où va la Chine ? p. 19
· Note de lecture : Le portrait d’un militant trotskyste chinois, Wang Fanxi p. 20
· Il y a trente ans, la révolution politique commençait en Pologne p. 23
· Il y a soixante-dix ans, la bureaucratie stalinienne faisait assassiner Trotsky p. 24
· Qui sommes-nous p. 26

polo2010

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Re: Bulletin du Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste) ou CCI(T)

Message  polo2010 le Lun 8 Nov - 19:59

Edito du n°21 du bulletin "Combattre pour en finir avec le capitalisme" du CCI(T)


UN MOUVEMENT PARTI DU PLUS PROFOND DE LA CLASSE OUVRIERE QUI POSE LA QUESTION D’EN FINIR
AVEC SARKOZY ET SON GOUVERNEMENT


DU PLUS PROFOND DE LA CLASSE OUVRIERE
Le mouvement qui s’est déroulé en France a surgi du plus profond de la classe ouvrière en riposte à la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon. Il a mobilisé dans toutes les couches de la société. La réforme Woerth contre les retraites a cristallisé cette très forte combativité des travailleurs et de la jeunesse sans pour autant déboucher favorablement.
Ce plan d’allongement de la durée du travail, « mère des réformes » du gouvernement Sarkozy-Fillon, répond aux nécessités de la bourgeoisie française. Il intervient dans le contexte de la pire crise économique du capitalisme depuis les années 30. A travers cette réforme, la bourgeoisie française vise à refaire son retard par rapport aux autres bourgeoisies européennes. Ces dernières ont déjà commencé à mettre en coupe réglée leurs classes ouvrières et continuent
à leur porter des coups très rudes, comme au Royaume Uni, en Irlande, en Grèce, en Espagne, etc....
Pour le gouvernement, après la défaite aux européennes de 2009 et le laminage électoral aux régionales de 2010, une victoire politique sur la classe ouvrière était indispensable pour pouvoir faire passer le reste du plan d’économies de 100 milliard d’euros d’ici à 2013.
La puissance des manifestations, comme le refus d’abandonner le combat alors que les directions syndicales organisaient des chapelets de journées d’action est la démonstration que la classe ouvrière française menait un combat non seulement contre la réforme Woerth des retraites, mais aussi et surtout contre l’ensemble de la politique de ce gouvernement, contre ce gouvernement même.

UNE REFORME RENDUE POSSIBLE PAR LA COLLABORATION DE CLASSE
Cette réforme s’inscrit dans la continuité de l’offensive de la bourgeoisie pour en finir avec le salaire différé, pour faire baisser la valeur de la force de travail, offensive initiée par Rocard dès 1991. Cette offensive a été poursuivie par le gouvernement Balladur en 1993. A l’époque, le gouvernement a fait passer, pour les travailleurs du privé, le nombre d’annuités nécessaires pour une retraite à taux plein de 37,5 à 40, et le salaire de référence pour le calcul de la retraite des 10 aux 25 meilleures années.
Depuis 1993, de nombreuses attaques se sont succédées jusqu’en 2003 où le gouvernement Chirac-Raffarin dont Fillon était ministre des affaires sociales et du travail, imposait aux fonctionnaires 40 annuités de cotisations, en infligeant une défaite importante à la mobilisation des salariés de la Fonction publique et en particulier de l’Education nationale. Le gouvernement d’alors excluant de ce segment de la réforme, pour ne pas multiplier les fronts, les salariés couverts par des « régimes spéciaux » : SNCF, RATP, EDF, GDF… . Ceux-ci ne perdaient rien pour attendre. En effet, dès 2007 le gouvernement dirigé par Fillon, premier ministre de Sarkozy, s’attaquait à la révision des régimes spéciaux.
On se souvient des tractations que la direction de la CGT, majoritaire à la SNCF engagea avec le gouvernement, dans le dos des cheminots en grève depuis 10 jours, et qui aboutirent à l’alignement desdits régimes spéciaux sur le régime commun, le nombre d’annuités pour une retraite à taux plein passant de 37,5 à 40 en 2012, contre le maintien du calcul des pensions sur les six derniers mois de salaires.
Se fondant sur le rapport du Comité d’Orientation des
Retraites (COR) du 29 octobre 2007, le gouvernement Fillon décidait dès 2008 un allongement de la durée de cotisations nécessaires pour une retraite à taux plein de 40 annuités à 41 en 2012 puis 41,5 en 2020, ouvrant la voie au report de l’âge de la retraite, objet de la nouvelle réforme des retraites en 2010.
Le sommet social initié par Sarkozy dès le 15 janvier 2010 a donné le coup d’envoi des discussions avec les directions des organisations syndicales. Le 23 mars les organisations syndicales convoquaient une première journée d’action pour « peser » sur les discussions, engagées en fait depuis des mois sans que les dirigeants des organisations syndicales n’aient prévenu les travailleurs.
Puis le 15 avril le rapport du Comité d’Orientation des Retraites, dans lequel siègent les représentants des directions syndicales, du PS, du PC aux côtés des représentants de l’Etat et du patronat, faisait état d’un diagnostic partagé par tous les protagonistes : il fallait une réforme pour « sauver le régime par répartition des retraites ». Plusieurs hypothèses pour cette réforme étaient contenues dans le rapport, dans lequel le gouvernement a choisi celle qui répondait le mieux à la situation de la bourgeoisie française et à ses besoins politiques.
Aussi, le 16 juin, juste avant les vacances, le gouvernement Sarkozy-Fillon annonce que l’âge légal de la retraite sera relevé à 62 ans dès 2018, et que l’âge du départ sans décote passera de 65 à 67 ans, mesure qui concerne nombre de salariés qui ont connu des ruptures de carrière, du chômage de longue durée, les temps partiels. Les salariés vont devoir payer la crise et cela commence par les retraites.

LE DISPOSITIF DES DIRECTIONS SYNDICALES CONTRE LA CENTRALISATION DE LA CLASSE OUVRIERE
Dès la parution du projet de loi du gouvernement, toutes les directions syndicales y sont allé de leur indignation contre une réforme « injuste » et ont fait des contre-propositions pour que le gouvernement réécrive le texte. Bernard Thibault précise début juillet, dans divers interviews, qu’il « refuse qu’on s’inscrive dans un stratégie du tout ou rien », indiquant par là que l’objectif pouvait être d’obtenir quelques aménagements à la marge mais en aucun cas le retrait du projet et continuant à estimer qu’il faudrait des mesures pour assurer l’équilibre financier des régimes de retraites.
Pendant toute la durée du conflit chacun a pu entendre que cette réforme n’avait pas été négociée, or elle l’a bel et bien été pendant plus de trois mois. Les directions syndicales étant prises sous la pression de la base, seule une ouverture du gouvernement sur l’une ou l’autre des deux mesures d’âge aurait pu leur permettre de trouver une échappatoire. Mais pour le gouvernement, il ne pouvait en être question.
Les directions syndicales CGT, CFDT, FO, SUD, CFTC, CGC, UNSA, FSU, réunies en intersyndicale, ont convoqué de multiples journées d’action : le 29 mars, puis le 28 mai pour « peser sur les discussions » en cours : 1 million de manifestants le 28 mai. Puis après la parution du projet de loi : manifestation du 24 juin, forte mobilisation de la classe ouvrière à 2 millions de manifestants.
Nouvelle journée d’action le 7 septembre alors que débutait l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale, de nouveau 2 millions de manifestants.
Tous les 15 jours à partir de là, l’intersyndicale décide une nouvelle journée d’action pour « poursuivre et amplifier le processus de mobilisation pour obtenir des mesures justes et efficaces afin d’assurer la pérennité du système de répartition ».
Le jour du vote du projet en première lecture à l’Assemblée nationale, le 15 septembre, elle décide « une journée forte d’initiatives et d’interpellation des députés, des membres du gouvernement et du Président de la République dans les circonscriptions et départements », alors que les députés sont en train de voter le projet à l’Assemblée Nationale. Au lieu d’une manifestation centrale devant le Parlement pour interdire le vote, les travailleurs doivent interpeller, chacun dans leur circonscription, le député absent.
Et le 23 septembre, nouvelle journée d’action. Puis les 2, 12, 16 et 19 octobre et à chaque fois les travailleurs ont répondu massivement présent. Ainsi à 9 reprises, ils ont été baladés de semaine en semaine sans qu’aucun mot d’ordre central leur permette de se dresser tous ensemble jusqu’à satisfaction.

UN MOUVEMENT PUISSANT MAIS CADENASSE PAR LES APPAREILS
Il y a sans doute eu dans la classe ouvrière comme dans la jeunesse qui se joint à elle lors des dernières manifestations, l’illusion que comme pour le CPE en 2006, des manifestations massives de 2 millions voire 3 millions de manifestants comme le 2 et le 12 octobre pourraient suffire à faire reculer le gouvernement.
Or, entre 2006 et 2010 il y a une différence énorme : la crise du capitalisme. Celle-ci s’est déclenchée en 2008 entraînant la faillite en chaîne des banques et des compagnies d’assurances. Pour sauver le système financier, les états ont injecté des milliards de dollars et d’euros au prix d’un endettement phénoménal. Maintenant tous les états vont devoir rembourser les milliards qu’ils ont empruntés pour sauver le capital financier. En conséquence, Sarkozy qui n’est pas Chirac, et son gouvernement ne peuvent absolument rien lâcher.
Il y a donc eu des millions de manifestants lors des neuf « journées d’action », mais des manifestations cadrées par les mots d’ordre de l’intersyndicale : pour une bonne réforme, la question du retrait du projet de loi n’arrivant que progressivement dans les manifestations à partir du 2 octobre et cette question faisant l’objet d’une bataille dans les sections syndicales, notamment à la CGT dont la direction s’opposait bec et ongles à la centralisation. Chaque syndicat, membre de l’intersyndicale, tenant sa partition propre tel FO sur une « grève générale » de 24 heures ! A aucun moment, ces puissantes manifestations n’ont pu exprimer l’exigence que les directions syndicales appellent à la grève générale.

GREVES RECONDUCTIBLES A LA BASE CONTRE GREVE GENERALE
Le dispositif des appareils confronté à la réponse massive de la classe ouvrière et de la jeunesse dans le sillage de celle-ci était parfaitement conscient. Il a laissé aux assemblées générales la responsabilité d’appeler à des grèves reconductibles boîte par boîte, secteur par secteur c’est-à-dire de façon disloquée. La position exprimée dans la CGT en particulier étant celle de la « démocratie à la base ». La plus belle illustration étant celle des fédérations de cheminots ainsi que des Mines et de l’Energie qui, avant le 12 octobre, ont lancé le mot d’ordre de grève reconductible. Didier Le Reste, patron de la puissante fédération de cheminots précisant au passage que « la grève générale n’est pas réclamée par la base »
De fait, dans les secteurs de la classe ouvrière dans lesquels perdurent les traditions d’organisation de type assemblées générales régulières où les travailleurs échangent et confrontent, les fédérations ont effectivement appelé à la grève reconductible : « ainsi (les salariés) pourront décider avec leurs organisations syndicales chaque jour des initiatives en lien avec les autres secteurs professionnels, permettant d’obtenir satisfaction sur le dossier des retraites » (Fédération CGT Mines Energie – 6 oct 2010).
Le mouvement de grèves reconductibles a ainsi reposé essentiellement sur les secteurs des transports, de l’énergie, des ports et des docks, des éboueurs et dans quelques secteurs de la fonction publique qui conservent les mêmes traditions d’organisation comme la direction du travail ou celle du trésor public. Les autres secteurs de la classe venant solidairement en appui aux blocages sur les piquets de grève des dépôts de carburants et des raffineries. La direction de la CGT, majoritaire dans ces secteurs qui ont toujours montré leur combativité, a délibérément choisi de les enfermer dans une grève sectorielle reconductible sans perspective.
De plus, le même dispositif a été utilement repris par les petits appareils du genre SUD et par les gauchistes de tout poil. Pour eux, les directions syndicales ne seraient pas responsables de la centralisation du combat, lui opposant le mot d’ordre d’auto-organisation des masses, ils ont également combattu pour les grèves reconductibles. Ainsi, Le NPA, SUD, accompagnés par la CNT, comme ce fut le cas à Lyon, ont convoqué de manière relativement confidentielle, des assemblées générales dites « interprofessionnelles » après manifestation.
Ces AG ont réuni un nombre limité de salariés appartenant à des secteurs de la classe peu en pointe dans lesquels, comme par exemple à l’Education nationale, en dehors des journées d’action la grève reconductible n’était suivie le plus souvent que par des individus isolés. Ces AG ont donc développé la même ligne dislocatrice appuyant la politique de l’intersyndicale. Les prises de position qui ont pu y être adoptées, sous la pression de quelques participants, pour l’appel aux directions syndicales pour la grève générale sont restées lettre morte.
Mais au soir du 28 octobre, alors que les AG des cheminots et de l’énergie ont toutes voté la reprise, c’est ce dispositif qui perdure par endroit pour maintenir l’illusion que le mouvement continue, que la grève reconductible n’a pas été un échec mais que « l’échec tient au fait que tout le monde n’est pas parti en même temps » alors qu’ « on n’a plus besoin des grandes Confédérations, c’est le peuple qui porte le mouvement et qui le prend en main. » (extrait du compte rendu de l’assemblée interprofessionnelle de Tours du 28 octobre 2010). Ce sont donc les travailleurs qui sont responsables de l’échec actuel !

LE GOUVERNEMENT SARKOZY-FILLON N’A PAS CEDE
Devant ce combat disloqué, le gouvernement n’a évidemment pas cédé.
Au contraire, en l’absence de grève générale effective, il a pu procéder à des réquisitions de grévistes dans les raffineries, une première en France depuis 1963, lorsque de Gaulle décréta la réquisition des mineurs. Le gouvernement a pu également durement réprimer à Lyon et dans d’autres villes des manifestations de jeunes en jouant la carte de la provocation policière.
Au lieu de décréter et d’organiser la grève générale face à cette répression tout azimut, la seule réponse de l’intersyndicale, le 21 au soir, fut de réaffirmer que « des millions de salariés affirment vouloir une autre réforme des retraites » et qu’elle s’engageait à « veiller au respect des biens ». Un véritable quitus pour Sarkozy et le gouvernement qui, le 27 octobre, fit voter sa loi au Sénat après le vote à l’Assemblée Nationale. Dès lors, Chérèque déclara qu’« une loi est toujours perfectible » et il s’empressa d’annoncer l’ouverture de négociations avec le Medef dans le cadre de l’application de la réforme. De son côté, Bernard Thibault précisa que le mouvement contre la réforme des retraites « continuerait » en prenant « d’autres formes ».
De fait, seule la force unie de toute la classe ouvrière et de la jeunesse déferlant dans la grève générale, se centralisant et menaçant de balayer ce gouvernement pouvait l’emporter. Cette mobilisation posait la question d’en finir avec Sarkozy et son gouvernement au service du capitalisme en crise, de les chasser du pouvoir sans attendre 2012, car dans la situation de crise généralisée du capitalisme, toute revendication de la classe ouvrière pose la question : quel gouvernement peut satisfaire les revendications ? C’est cette question que devait poser la grève générale.
Pourtant, dans ce mouvement, les masses n’ont pas trouvé la solution pour y répondre au travers de leurs organisations syndicales et politiques puisque toutes ont couvert les consignes et les mots d’ordre de l’Intersyndicale.

QU’EST-CE QUI EST NECESSAIRE ?
Ce mouvement parti du plus profond de la classe ouvrière pose de fait la question d’en finir avec Sarkozy et son gouvernement au service du capitalisme en crise.
Au soir du 28 octobre, ce mouvement a subi un coup d’arrêt, un reflux indéniable. Il n’a pu obtenir que les directions de ses organisations syndicales et politiques rompent tout dialogue avec la bourgeoisie, qu’elles organisent la centralisation du combat contre le gouvernement sur des mots d’ordre clairs : A bas la réforme des retraites ! Retrait du projet de loi ! Grève générale pour vaincre et chasser Sarkozy sans attendre 2012 ! Sarkozy n’a pu tenir que grâce à la complicité des directions des organisations syndicales. Il a remporté une victoire sur le terrain purement économique des retraites, mais rien n’indique qu’il ait remporté une victoire sur le terrain politique.
En effet, l’ampleur du mouvement, la profondeur de la colère, la volonté d’en finir avec ce gouvernement, avec Sarkozy, qui en a été le fil conducteur, le refus de renoncer au combat alors que les journées d’action appelées par les directions syndicales s’enchaînaient laissent à penser que la classe ouvrière cherche et cherchera de nouveau la solution pour en finir avec la régression sociale imposée par le capitalisme en crise.
Pour répondre, le PS, le PC, le PG renvoient à l’échéance de l’élection présidentielle en 2012 sur une solution de type Front populaire, c’est-à-dire un gouvernement qui ne touchera pas aux institutions bourgeoises et dont la politique s’inscrira dans le respect du capitalisme et ne pourra donc donner que ce que l’on peut voir en Grèce et en Espagne... Or l’expérience du combat contre la réforme des retraites montre que la classe ouvrière et la jeunesse devront imposer aux dirigeants syndicaux, comme aux partis se réclamant de la défense de la classe ouvrière, la satisfaction de l’ensemble de leurs revendications.
A la perspective du Front populaire, il faut opposer celle d’un gouvernement ouvrier issu du combat de la classe ouvrière qui seul pourra, en s’attaquant au capitalisme, satisfaire l’ensemble de ses revendications
Mais l’absence d’un Parti Ouvrier Révolutionnaire, d’une Internationale Ouvrière, laisse le champ libre à la bourgeoisie pour se maintenir au pouvoir et poursuivre son offensive avec l’aide des dirigeants syndicaux et des partis se réclamant de la défense de la classe ouvrière. Il est aujourd’hui plus urgent que jamais de construire ce parti.
Le CCI(T) est l’un des éléments de ce regroupement indispensable compte tenu de la situation politique française. Nous proposons à tous ceux qui en sont d’accord, d’engager la discussion sur la nécessité de construire le Parti Ouvrier Révolutionnaire.

Le 05 novembre 2010.


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Re: Bulletin du Comité Communiste Internationaliste (Trotskyste) ou CCI(T)

Message  polo2010 le Mer 17 Nov - 18:45

L'ensemble du bulletin n°21 "Combattre pour en finir avec le capitalisme" est disponible sur le site web du Comité Communiste Internationaliste - Trotskyste (CCI-T)

http://cci-t.org/images/stories/CCIT/2010/cpfc21_vf2.pdf

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