repérage précoce des jeunes délinquants

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repérage précoce des jeunes délinquants

Message  gérard menvussa le Jeu 4 Nov - 10:45

c'est reparti !

Un rapport prône le dépistage des troubles du comportement «chez les petits entre deux et trois ans»

Dans un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis mercredi à Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Bockel met l'accent sur la responsabilisation des parents et revient sur l'idée controversée d'un repérage des troubles du comportement dès 2-3 ans.

A l'issue d'une mission de trois mois, le secrétaire d'Etat à la Justice fait au total une quinzaine de propositions dans ce rapport qui devait être remis au chef de l'Etat dans l'après-midi. Il souligne que le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a plus que doublé en une vingtaine d'années (+118% entre 1990 et 2009).

Jean-Marie Bockel revient notamment sur l'idée d'un «repérage précoce» des troubles du comportement chez l'enfant, qui avait suscité un tollé quand elle avait été proposée par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en 2005, puis reprise par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.

La «vulnérabilité pourrait être repérée chez les petits entre deux et trois ans», estime-t-il, citant un projet d'avis du conseil économique et social favorable à «un dépistage plus précoce des troubles mentaux des enfants et adolescents», datant de février 2010.
Politique ciblée sur les bandes de filles

Le phénomène des bandes s'est «modifié et amplifié», avec notamment le développement des bandes de filles qui semblent «mimer des conduites jusqu'à présent masculines». La mise en cause de jeunes filles dans les infractions de violences volontaires a augmenté de 97,5% entre 2004 et 2009, selon des chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Les seules violences des adolescentes contre les policiers ont augmenté de 75,5% sur la même période. Des chiffres à relativiser car les filles restent très minoritaires dans les statistiques de délinquance.

Face à cette situation, le rapport préconise «une politique de prévention et d'action spécifiquement ciblée sur les bandes de filles». Jean-Marie Bockel a notamment évoqué dans la presse l'exemple allemand, où les jeunes filles mises en cause doivent suivre des «stages anti-violence» de quelques heures, après l'école. Selon lui, «dans les deux tiers des cas, il n'y a pas de récidive».

Plus d'un tiers de ses propositions portent sur «la responsabilité parentale». «Dans certains quartiers où explose la délinquance juvénile, plus d'un foyer sur deux est une famille monoparentale», constate le rapport, préconisant pour les foyers recomposés de «confier un statut aux beaux-parents» afin d'aider à restaurer l'autorité.
«Généraliser le contrat de responsabilité parentale»

Il propose aussi de «généraliser le contrat de responsabilité parentale», qui permet aux conseils généraux de suspendre les allocations familiales des parents qui ne respectent pas leurs obligations, et de «faciliter le recours aux poursuites pénales pour les parents défaillants».

Il estime toutefois que l'Etat, «face à une parentalité en berne, en échec ou en difficulté», doit «généraliser les écoles de parents» et développer le «coaching parental». Pour les parents d'origine étrangère qui ne maîtrisent pas bien la langue française, il préconise «une mise à niveau linguistique et républicaine».

D'autres propositions portent sur une accentuation de la lutte contre les violences scolaires. Citant les phénomènes d'intimidation et le phénomène nouveau de «cyber harcèlement» par Internet, il souligne que des programmes innovants ont été développés au Canada, aux Etats-Unis et dans certains pays d'Europe du Nord pour aider les élèves à maîtriser leur violence, et déplore le «retard» pris par la France dans ce domaine.
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Re: repérage précoce des jeunes délinquants

Message  nico37 le Dim 7 Nov - 13:51

Le dépistage des bébés agités pour prévenir la délinquance, c’est encore et toujours non ! Communiqué de presse du 4/11/2010

Le collectif Pasde0deconduite apprend que, dans le cadre d’un rapport sur la prévention de la délinquance juvénile remis au président de la République, M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la justice, préconise à nouveau un "repérage précoce" des troubles du comportement chez l’enfant, indiquant que cette "vulnérabilité pourrait être repérée chez les petits entre 2 et 3 ans", en faisant référence à un projet d’avis du Conseil économique et social de février 2010 favorable à "un dépistage plus précoce des troubles mentaux des enfants et adolescents".
Dans le cadre de la politique sécuritaire remise en selle l’été dernier par le président de la République, la préconisation du dépistage des enfants turbulents dès la crèche, au prétexte de prévenir la délinquance, revient sur le devant de la scène. Ceci alors même que les liens entre des difficultés de comportement des jeunes enfants et une évolution vers la délinquance ont été invalidés par les sociétés savantes concernées et les professionnels et les citoyens impliqués dans le champ de l’enfance. Le Comité consultatif national d’éthique a dénoncé catégoriquement un tel amalgame dans son avis n° 95 rendu le 11 janvier 2007.
Le collectif Pasde0deconduite, appuyé par 200 000 signataires, a obtenu en 2006 le retrait de cette disposition d’un projet de loi sur la prévention de la délinquance.
Le collectif Pasde0deconduite demande solennellement au président de la République et au gouvernement d’abandonner définitivement cet amalgame entre les difficultés psychologiques durant l’enfance et la prédiction d’un avenir délinquant, ceci pour trois raisons :
cet amalgame ne repose sur aucune preuve scientifique,
cet amalgame constitue une véritable dérapage idéologique,
cet amalgame est enfin fortement pathogène pour les enfants et leur famille.
Le collectif Pasde0deconduite, fort de ses signataires et des organisations qui le composent, engage les autorités à raison garder et à ne pas prendre les bébés et les enfants en otage d’une entreprise politicienne. Le collectif Pasde0deconduite appelle les familles et les citoyens, les professionnels de l’enfance, de la santé, de l’éducation, de l’accueil et du social, appelle aussi les scientifiques de toutes les disciplines concernées à porter cette même exigence.

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