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Maroc

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Re: Maroc

Message  Copas le Dim 30 Déc - 5:13

http://www.leparisien.fr/international/maroc-une-manifestation-degenere-30-arrestations-29-12-2012-2442267.php
Maroc : une manifestation dégénère, 30 arrestations
Trente personnes ont été arrêtées vendredi lors d'affrontements à Marrakech, au Maroc, entre la police et des manifestants qui protestaient contre la hausse des prix de l'eau et de d'électricité. Le ministère de l'Intérieur marocain dénonce des «actes de violences et de vandalisme». Les manifestants auraient jeté des pierres sur les forces de l'ordre.


Dans la soirée, une source de sécurité dans le gouvernorat de Marrakech a précisé sous le couvert de l'anonymat que 20 personnes arrêtées, des mineurs, avaient été relâchées.

Selon des témoins, au moins 60 personnes ont été blessées lors de ces heurts. L'un d'eux à indiqué que quatre manifestants blessés étaient dans un état grave, mais ce bilan n'a pu être confirmé de source médicale. La manifestation a été dispersée à coup de gaz lacrymogènes et de canons à eau.

Selon un dirigeant de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) à Marrakech, Mohammed al-Ghaloussi, la police pourchassait encore samedi des manifestants dans des quartiers de cette ville.

Le gouvernement islamiste d'Abdelilah Benkirane, arrivé au pouvoir au Maroc il y a un an, dans le contexte du Printemps arabe, est confronté à une grogne sociale et les indicateurs économiques sont en berne.
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Re: Maroc

Message  Copas le Dim 30 Déc - 5:19

Pendant que la population de Marrakech se soulève contre les hausses des prix et la dictature, l'establishment français va y passer les fêtes, de DSK à Copé, etc...
Cette année Marine Le Pen irait aussi d'après Mediapart

http://blogs.mediapart.fr/blog/rachid-barbouch/291212/maroc-marine-le-pen-fete-la-fin-dannee-marrakech

Maroc: Marine Le Pen fête la fin d'année à Marrakech


Marrakech, c'est à la mode maintenant, même chez les partisans de l'extrême droite. De sources bien informées, on apprend que Marine Le Pen accompagnée de sa petite famille passeront les fêtes de fin d'année dans une maison de hôtes, dans l'ancienne médina de la cité ocre.

Pour la petite histoire, son père Jean-Marie Le Pen se rendait plus souvent au Maroc, plus précisément à Casablanca ( information que j'ai eue de son garde du corps Thierry Légier). Cela fait un peu bizarre pour des gens qui prônent la haine des Arabes.

Seront également présents à Marrakech Jean-François Copé et sa petite famille, Les Sarkozy, L'émir du Qatar, le Prince Héritier d'Arabie Saoudite, plusieurs Princes émiratis, DSK et sa compagne marocaine, Hillary Clinton qui se rend chez sa sœur mariée avec un Marocain, les stars du foot Lionel Messi, Zineddine Zidane, Karim Benzema, Nicolas Anelka, les comédiens Jamel Debbouze, Gad Elmaleh et de nombreuses autres célébrités dont les noms n'ont pas encore été dévoilés.

Tunis c'est fini... Qu'est-ce qu'il restera bientôt ?
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Re: Maroc

Message  Copas le Sam 23 Fév - 20:02

L'anniversaire du mouvement du 20 février, malgré les arrestations depuis 2 ans (200) exprime que la résistance politique radicale existe toujours.
Signe des temps, le gouvernement du parti de la justice et du développement (islamiste), mal élu avec 27% des suffrages exprimés pour une participation officielle de 40% (combien ?), caniche du roi du Maroc, a accusé le mouvement du 20 février d'être contre l'Islam.
Ce type de mouvement, malgré la répression, s'exprime sur un fond persistant de luttes sociales de haut niveau et de luttes dans la jeunesse.
Ce régime ne tient que par les flics.
Le principal parti islamiste aux affaires use au pas de charge sa base sociale .



projections le soir dans la rue pour préparer k'anniversaire


Tanger, le 17


La participation des femmes dans les mouvements d'émancipation






Interview de Madmad Tahani, 21 ans, active dans le M20F à Rabat

Interrogée par Luc Vancauwenberge ( solidaire, journal du PTB)


Où en est-on dans le M20F ?

Madmad Tahani. Dans presque chaque ville, il y a une coordination, et chacune fonctionne à son rythme, sans véritable direction ou coordination nationale. Sauf un mot d’ordre national d’organiser chaque mois une manifestation dans chaque localité, partout dans le pays.

À présent, il y a moins de monde qu’avant. Nous pensons que c’est à cause de la répression. Le régime intervient de plus en plus durement contre le mouvement. Actuellement, plus de 200 activistes sont en prison. Nous nous battons pour leur libération, mais la peur s’est installée et le mouvement est partiellement décapité. En outre, le régime s’est efforcé d’essayer de discréditer et de dénigrer le mouvement, en faisant croire que nous sommes manipulés par l’étranger et servons un agenda « extérieur ». En plus, il essaie de jouer sur les sentiments religieux des gens en nous présentant comme des athées qui veulent combattre la religion.

Le régime intervient de plus en plus durement contre le mouvement. Actuellement, plus de 200 activistes sont en prison.

En revanche, il y a maintenant de plus en plus de mouvements sociaux. Des bidonvilles se soulèvent pour le droit au logement, des quartiers se révoltent contre la hausse des prix, comme à Marrakech en décembre dernier. Ces mouvements sont violemment réprimés. Une dizaine de personnes ont été condamnées à un an de prison à Marrakech. D’autres mouvements ont éclaté tant au Nord qu’au Sud du pays. Chaque fois autour de problèmes socio-économiques.

Il y a quelques jours, à Fès, des étudiants ont été sauvagement torturés suite à des protestations contre les mauvaises conditions d’hébergement, et un étudiant en dernière année de droit a été tabassé à mort par les forces de l’ordre. Cela a provoqué un grand émoi et une mobilisation nationale des étudiants. La famille veut que la vérité soit établie et demande une autopsie du corps.

Qu’a pu réaliser le mouvement jusqu’à présent ?


Madmad Tahani. Le mouvement a mis sur la table des thèmes auparavant indiscutables comme le rôle de la monarchie, la Constitution. Cela a forcé le pouvoir à une réforme constitutionnelle, même si nous ne sommes pas satisfaits du résultat. Je pense que nous avons aussi joué un rôle d’élément déclencheur dans les nombreux mouvements sociaux actuels, comme dans les bidonvilles et les villages isolés.

Il y a un an, les islamistes se sont retirés du mouvement du 20 Février. Cela n’a-t-il pas affaibli le mouvement ?


Madmad Tahani. Je ne pense pas. Le mouvement islamiste Al Adl Wal Ihsane (Justice et Bienfaisance) ne faisait pas partie du mouvement au départ et n’a pas participé à son déclenchement. En plus, il concentrait sa présence dans les grandes villes comme Casablanca, Tanger, Rabat…, là où étaient les médias, créant ainsi l’impression d’être la force dominante.

Lorsqu’il était dans le mouvement, cela créait des difficultés pour faire respecter le principe de l’égalité entre hommes et femmes, par exemple. Mais en fait leur impact sur les gens n’est pas tellement important.

Mais ils ont tout de même gagné les élections…


Madmad Tahani. Il s’agit d’une autre composante du mouvement islamiste, le PJD (Parti de la justice et du développement), qui a dès le départ choisi de se rallier au pouvoir contre le mouvement du 20F. En plus, pendant ces élections de 2011, il y a eu énormément d’abstention (le taux de participation est estimé à moins de 25 %), car les gens sont dégoûtés des processus électoraux truqués. Le PJD a participé aux élections et les gens qui ont voté se sont dit « on a tout essayé, sauf le PJD ». Le pouvoir devait faire croire à un changement et n’avait pas beaucoup de choix, puisque tous les autres partis sont déjà passés par le gouvernement. En plus, le discours religieux passe encore mieux pour la majorité des votants.

Des mouvements ont éclaté tant au Nord qu’au Sud du pays. Chaque fois autour de problèmes socio-économiques.

Depuis fin 2011, le PJD est au pouvoir, et son président, Abdelilah Benkirane, est chef du gouvernement. Cependant, ils n’ont rien fait pour les gens, parce que, d’une part, ils n’ont pas de solutions aux problèmes du pays et, d’autre part, ils n’ont pas le vrai pouvoir. Je ne pense pas qu’ils regagneront les élections.

Ces deux mouvements islamistes, PJD et Al Adl Wal Ihsan, font un travail caritatif parmi les plus pauvres et dans les écoles. L’État fait semblant de les combattre mais, en réalité, il les laisse faire, il les encourage même pour s’en servir contre la gauche. Si la gauche faisait ce qu’ils font, le régime serait intervenu depuis longtemps pour réprimer.

Quel est le rôle de la gauche dans le mouvement ? Joue-t-elle un rôle important ?


Madmad Tahani. La gauche est malheureusement trop divisée, renfermée sur elle-même, trop occupée par ses querelles internes. Mais il y a de nouvelles tentatives pour surmonter cela.

Heureusement, il y a le reste de la société civile, et surtout le mouvement des droits humains et en particulier l’AMDH (Association marocaine des droits humains) qui joue un rôle important et qui a formé des jeunes.

Pourquoi le Printemps arabe au Maroc n’a-t-il pas pris la même ampleur qu’en Tunisie ou en Égypte ?

Madmad Tahani. Je pense qu’il y a le poids de l’histoire répressive du régime marocain, et la crainte qu’ont créée les tournures des choses en Lybie et en Syrie. Et puis, le mouvement n’a pas été médiatisé de la même manière au Maroc qu’en Tunisie ou en Égypte. Al-Jazeera, financée par la monarchie du Qatar, n’a pas eu la même attitude au Maroc. Enfin, il y a aussi et surtout le soutien inconditionnel de l’Occident au régime marocain.

Quels sont les problèmes de la jeunesse marocaine ?

Madmad Tahani. Les problèmes commencent à l’école, et même avant, avec le manque d’accessibilité des soins de santé, des classes de 50 à 60 élèves, le manque de matériel, d’infrastructure… Tout le monde n’a pas les possibilités d’aller à l’université, où il y a un gros problème de logement, de manque de matériel et de professeurs… Et, après d’éventuelles études, c’est le chômage qui attend les jeunes et la répression du mouvement des diplômés sans emploi. Et puis, il y a aussi la cherté de la vie, l’absence d’infrastructures culturelles, sportives et récréatives.
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Message  Roseau le Lun 1 Avr - 4:38

FSM de Tunis : adresse aux autorités marocaines en soutien d’Attac Maroc
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article28280
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Depuis longtemps Marinaleda me chauffe le coeur!

Message  Roseau le Lun 1 Avr - 5:04

Alors regardez ce reportage et dites-moi
http://mai68.org/spip/spip.php?article5009
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Trois jours parmi les révolutionnaires

Message  Roseau le Ven 31 Mai - 20:16

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Re: Maroc

Message  Copas le Sam 1 Juin - 0:16


Maroc.
A l'occasion du 2ème Congrès de la Jeunesse de la Voie Démocratique


Nous, les organisations de jeunesse progressistes, présentes au 2^ème Congrès de la Jeunesse de Voie Démocratique qui s’est tenu à Casablanca le 12, 13 et 14 Mars 2010, déclarons ce qui suit

Notre détermination, devant la crise qui ébranle le système capitaliste mondial et la volonté des classes dominantes de faire payer la crise aux classes populaires, à sa tête la classe ouvrière et surtout à la jeunesse populaire et ouvrière (licenciements, réduction des budgets des services sociaux, compression des salaires…), à développer et renforcer l’unité des luttes des peuples et de la jeunesse contre le capitalisme sénile, ennemi de l’humanité et destructeur de la nature. *

*Les organisations de jeunesse progressistes et révolutionnaires peuvent contribuer activement à la réalisation de cette tâche primordiale. *

*Aujourd’hui plus que jamais, il est nécessaire de diriger nos efforts vers la construction d’une Internationale des peuples face à l’internationale du capital et de ses acolytes.

*2- Notre plus ferme condamnation de la répression orchestrée par les régimes réactionnaires de la périphérie (Tunisie, Turquie, Maroc …) et par ses maîtres au centre (France, Espagne…) et qui s’abat sur les luttes populaires (estudiantines, ouvrières, paysannes…). *

*Pour nous, il est indispensable d’articuler une solide solidarité internationaliste, et pour laquelle il est nécessaire d’envisager des campagnes communes et des luttes unitaires en faveur des libertés fondamentales et contre la répression.*

*3- Notre soutien indéfectible au combat légitime des peuples palestinien, irakien, afghan... pour leur droit à l’autodétermination, ainsi que contre l’impérialisme états-uniens et le sionisme.

*4- Nous saluons partout les luttes des peuples opprimés, pour leur émancipation et le progrès dans le monde dont l’ennemi principal est le capitalisme mondial. *

Nous nous engageons à développer *le combat commun contre l’impérialisme, le fascisme et le sionisme, et à l’encontre de ses régimes alliés de la périphérie.



*5- Nous invitons enfin les organisations de jeunesse progressistes et révolutionnaires à unir leur force pour faire triompher la cause de la lutte pour la démocratie et le socialisme, pour mettre fin à l’exploitation, au processus de destruction de la nature et de l’humanité, à l’oppression des peuples, des femmes et de la jeunesse populaire.

*6- Le capitalisme sénile ne nous offre rien d’autre que la guerre et la destruction. En l’abattant, nous ouvrons la voie au socialisme, c'est-à-dire à l’émancipation, à l’égalité et à l’épanouissement de chacun(e), comme condition pour la liberté des peuples.*

*Organisations signataires :

*Maroc : Jeunesse de la Voie Démocratique,*
*Palestine : Front Populaire pour la Libération de Palestine (FPLP),*
*Espagne : Initiative Communiste (I.C), Jeunesse Communiste Marxiste Léniniste d’Espagne (JCE-ml), Collectifs des Jeunes Communistes (CJC), Union Prolétarienne (UP), Gauche Anticapitaliste (IA), *
*Îles Canaries : Parti Révolutionnaire des Communistes de Canaries (PRCC), *
*Castille : Gauche Castillane (IzCa),*
*Pays Catalans : Maulets (Jeunes Indépendantistes et Révolutionnaires) ,*
*France : Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA),*
*Tunisie : Union de la Jeunesse Communiste de Tunisie (UJCT), Parti du Travail Patriotique et Démocratique de Tunisie (PTPD),*
*Turquie : Parti Communiste Turque (TKP), Parti du Travail (Emek Partisi*
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Message  Byrrh le Ven 26 Juil - 12:28


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Re: Maroc

Message  Copas le Dim 29 Sep - 10:10

Un murissement qui court depuis une vingtaine d'années.
Les batailles des ouvrières du textile depuis 2003, à Rabat

Comment s'organiser, se défendre, chercher de nouvelles formes de luttes dans ce nouveau contexte?

Un prolétariat industriel qui a beaucoup appris, muri.
Des ouvrières mieux formées que leurs formateurs syndicaux ...
Ces batailles très dures ont construit et construisent une expérience importante pour l'avenir.
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Re: Maroc

Message  Copas le Dim 29 Sep - 10:25

L'affaire ANAJAT 2003-2013

La société ANAJAT avait promis l'embauche de 30000 jeunes sur des bateaux de croisières.
90000 candidats de toutes les régions du Maroc se sont inscrits auprès de l'ANAPEC, après avoir payé les frais de dossiers et visites médicales. Personne n'a été embauché.
7 milliards de dirhams ont été détournés.
Sont impliqués : le ministre de l'Emploi Abbas El Fassi, le ministre de l'Intérieur,...

350 jeunes parmi les victimes occupent un squat et réclament justice.
Vidéo filmée avec des extraits de l'occupation en septembre 2003, en mai 2004 et en mai 2013.


réalisation & montage
souad Guennoun
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Re: Maroc

Message  Joe Hill le Lun 10 Fév - 15:14

http://www.vp-partisan.org/article1195.html

Article de Partisan, journal de l'OCML Voie Prolétarienne : "Maroc : où en est l'organisation des révolutionnaires?"

Quelques questions à Abdelaziz Menebhi, co-fondateur de l’organisation marxiste-léniniste Ilal Amam.

Partisan. D’où vient le Mouvement du 20 février ?

A. M. Ce Mouvement s’est créé le 20 février 2011, dans le sillages des révoltes populaires en Tunisie et en Egypte. Mais il a également des racines internes, il est un jalon qui vient après de nombreuses révoltes depuis l’arrivée de Mohammed VI au pouvoir. Des comités de luttes contre la vie chère se sont formés dans les villes et les campagnes à la suite des émeutes qui éclatent un peu partout au Maroc.
Le programme du Mouvement du 20 février revendique en particulier : la réalisation la plus complète de la démocratie (dissolution de la monarchie, libertés), la justice contre les crimes commis contre le peuple et la libération de prisonniers, les droits pour la langue amazigh, la dignité et la justice sociale.

La révolte vient donc de loin ?

Oui, et elle est aussi la poursuite d’un mouvement initié par le courant marxiste-léniniste marocain. Il faut dire que le m.-l. au Maroc s’est développé à la fois à partir du PCF et contre lui. Le PCF reconnaissait de fait la domination coloniale : il ne soutenait pas la lutte pour l’indépendance du Maroc. En 1956, le Maroc devient indépendant. Un PC autonome a été formé, mais avec des cadres issus du PCF. Il s’alignait sur la politique de l’URSS et reconnaissait la monarchie que dirigerait Hassan II.
Le communisme marocain sombre ensuite dans le révisionnisme : renonciation à la lutte armée, à la dictature du prolétariat, au combat anti-impérialiste au Maroc comme sur la Palestine. En vérité, le PC marocain cautionne le nouveau colonialisme et soutient la bourgeoisie au prétexte que celle-ci pourrait « développer les forces productives » ! Face à cette politique, une base militante se sépare et crée Ilal Amam en août 1970.

Ilal Amam était le seul dans ce combat ?

Non, il y avait d’autres : le groupe « Servir le peuple » et l’organisation du 23 mars. Cette organisation est issue de l’Union Nationale des Forces Populaires (UNFP) en 1965, quelques mois avant la mort de Mehdi Ben Barka. Ben Barka était un chef socialiste critique de l’UNFP, opposant au roi Hassan II. Ben Barka a été assassiné en association entre la monarchie et la France. La vérité est qu’il gênait la monarchie, plus qu’il ne la combattait. Sa base politique était formée de politiciens bourgeois.

Quels rapports entre Ilal Amam et le 23 mars ?

Pendant quelques temps, il y a eu alliance dans le syndicat étudiant, l’UNEM. Mais le mouvement du 23 mars a révélé sa nature bourgeoise : il reconnaît ainsi la « marocanité » du Sahara occidental et soutient la domination coloniale par la monarchie.
Le régime réprimait sévèrement ces deux organisations. Ilal Amam a dû faire face à une politique d’arrestation et de torture, ce qui a conduit de nombreux militants à l’exil. Au retour de l’exil, les militants du Mouvement du 23 mars ont créé un parti légal qui soutenait la monarchie, appelé aujourd’hui le PSU (Parti socialiste unifié).
Il faut noter que tous les groupes politiques sont systématiquement pénétrées par le pouvoir, cela ayant de graves conséquences pour l’organisation des révolutionnaires. Ilal Amam est né du PC, et donc a une culture communiste. Il a surmonté certaines difficultés par ses pratiques d’organisation, que d’autres groupes comme le Mouvement du 23 mars n’avaient pas. Les militants étaient organisés en cellule, dans les méthodes du centralisme démocratique, exerçaient la critique et l’autocritique.
Ilal Amam se revendiquait du mouvement ouvrier international et de la critique du révisionnisme en vogue en URSS. Mais il ne dépendait pas du PC chinois. En 1971, le plus grand parti communiste d’Afrique, celui du Soudan, a été détruit et ses militants massacrés. Les militants marxistes-léninistes du Maroc ont été marqués par le fait que la Chine n’ait pas dénoncé ce massacre. « Pas de parti père, pas de pays mère »...

Quelle était la tactique des communistes, comment travailliez-vous dans les masses ?

Ilal Amam est apparu dans des facs et des lycées, dans la petite bourgeoisie scolarisée. Cette origine peut se comprendre : les couches petites-bourgeoises ont été laminé par la politique de la monarchie qui favorisait systématiquement la moyenne et la grande bourgeoisie. Dans les années 1960, ces couches déclassées prennent conscience que l’indépendance est un mensonge, que l’éducation lui est fermée, que les terres abandonnées par les colons sont prises par de nouveaux exploiteurs, etc.
Bien sûr, la France est un élément dirigeant de cette politique néo-coloniale et violemment anti-ouvrière. Au milieu des années 1960, un cycle de lutte s’ouvre avec le besoin d’apporter des réponses radicales contre l’exploitation : lutte armée, parti illégal, révolution démocratique, populaire et anti-impérialiste, révolution économique pour sortir du sous-développement.
Mais l’organisation a eu beaucoup d’influence dans de nombreuses villes et campagnes parmi la jeunesse scolarisée, les ouvriers, les mineurs, les ouvriers du textile. Les étudiants sont à la base du soulèvement de mars 65. En 67-68, il y a des mouvements sociaux des ouvriers agricoles très forts. Les années 70 et 71 sont l’apogée de ce mouvement et Ilal Amam répond à cette montée de la lutte. En 1973, l’UNEM est dissoute et ses responsables arrêtés. Un an auparavant, à son 15e congrès, les marxistes-léninistes en étaient devenu le courant dirigeant.

Quelles sont les conséquences de la répression ?

Hassan II a essayé de détruire ce mouvement par une politique d’arrestations, de tortures et d’assassinats, ce qui continue encore aujourd’hui. Mais la répression n’arrive pas à déraciner les marxistes-léninistes. Face aux arrestations, les militants ont créé des liens entre détenus au sein même des prisons. Dans les années 84-85, les anciens étudiants de l’avant-garde créent l’association des diplômés chômeurs. Face à la répression, cette association entre également dans la clandestinité.
De manière générale, il y a de plus en plus de révolutionnaires marxistes-léninistes depuis les années 70. Mais la répression reste très dure et s’exerce contre toutes les formes de lutte, notamment le mouvement marxiste-léniniste. Il y a des groupes dans toutes les villes et la politique de Mohammed VI pousse de plus en plus de gens à se radicaliser. Les militants ne sont pas isolés, ils sont soutenus dans les masses.

Où en sont les révolutionnaires aujourd’hui ?

Ilal Amam n’est pas une organisation légale, c’était un noyau autour duquel d’autres groupes s’alliaient jusqu’en 1984. Face à la répression, les militants se sont investis dans des associations de femmes, des associations culturelles, de quartier, etc. Les marxistes-léninistes d’aujourd’hui, les « basistes » militants à l’UNEM représentent différentes générations et luttent dans les masses. Mais sans un parti communiste, la continuité entre les générations et les groupes ne peut être assurée.
Mais il faut souligner également que la répression réduit au minimum la possibilité d’une vie politique organisée. Les marxistes-léninistes agissent, mais sans organisation propre : ils sont éclatés en cercles, sans direction, sans vie démocratique commune. Cette situation implique anarchisme et libéralisme. Mais le mouvement en prend conscience et l’on voit une évolution positive. Des camarades s’expriment pour dire la nécessité d’un parti prolétarien constitué, d’une direction politique surmontant les divisions en cercles et les chefferies. On manque enfin de moyens pour se déplacer, se réunir et se former. Il manque une organisation centrale pour coordonner les différents groupes qui composent le marxisme-léninisme au Maroc.

Comment vois-tu évoluer les luttes populaires ?

L’histoire va dans le bon sens : vers la chute de la monarchie. Sa base est rentrée en crise structurelle, et ce ne sont pas les islamistes qui pourraient l’enrayer ! L’islamisme, c’est : le programme impérialiste de la monarchie + l’ordre moral. Résultat : jamais autant de mouvements sociaux, comme de violations des droits humains par l’Etat, n’ont eu lieu depuis leur arrivée au gouvernement. Avec cette expérience est venu le moment de casser cette idéologie et de se débarrasser de la monarchie. L’emprise de l’idéologie islamiste sur le peuple recule ; des tabous sont brisés et cela notamment grâce au Mouvement du 20 février. Les islamistes ne proposent aucune réforme, ils font ce que Mohammed VI exigent d’eux. Je rappelle que le pouvoir réel est de toutes façons représenté par le palais royal et l’impérialisme, français au premier chef.
Par exemple, en passant de nombreux contrats pour le TGV, l’eau, l’essence, l’automobile avec Renault, le gouvernement français soutient à fond la monarchie. Le gouvernement a essayé d’implanter des islamistes dans les mouvements étudiants. Il faut rappeler que dans les années 60, les impérialistes soutenaient les islamistes.
Ainsi le groupe « Justice et bienfaisance » a essayé d’agir au sein du mouvement du 20 février en participant au début du mouvement. Ils sont restés quatre ou cinq mois dans le but de le diriger. La difficulté restant que le peuple ne s’en démarque pas encore, car ils se présentent comme de simples croyants.

Quelles sont les tâches des révolutionnaires ?

Il arrive aux partis politiques bourgeois ou petit-bourgeois de pencher du côté des luttes populaires, mais en définitive, ils se rangent toujours du côté du pouvoir. Le PSU, héritier de Ben Barka, participe au 20 février contre la vie chère et pour la démocratie mais reste fidèle à sa pratique de conciliation avec la monarchie. La Voie Démocratique se revendique à sa façon du marxisme-léninisme, mais c’est un groupe entièrement opportuniste : pacifisme, accompagnement du capitalisme sous le prétexte que ce développement créerait demain les conditions pour la révolution !
L’idéologie qui domine encore le Maroc est bourgeoise, religieuse et néo-coloniale. Mais les idées révolutionnaires recommencent à se fondre dans les classes fondamentales que sont la classe ouvrière et les masses paysannes. L’expérience de travail des révolutionnaires dans les masses est très grande mais, sans organisation, aucune coordination n’est possible, pas plus qu’une ligne politique et une tactique d’intervention.

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Maroc

Message  mykha le Jeu 26 Juin - 22:18

http://telquel.ma/2014/06/24/collectif-demande-protection-jeuneurs-du-ramadan_140095


Un collectif d’associations marocaines s’est réuni le lundi 23 juin pour demander la protection des dé-jeûneurs du ramadan mais aussi la liberté de conscience.

Les jeunes du récent Conseil des ex-musulmans au Maroc et du MALI (Mouvement alternatif des libertés individuelles) ont sévèrement critiqué le lynchage « systématique » des personnes qui souhaitent rompre en public leur jeûne, dans une conférence de presse organisé au siège de l’AMDH à Rabat le 23 juin. Ces militants ont rappelé l’article 222 du code pénal qui incrimine la rupture publique du jeûne.

Siham Chitaoui, une des membres du collectif, a également fustigé la non-reconnaissance de la liberté de conscience au Maroc :

L’État ne protège pas ceux qui souhaitent pratiquer des religions différentes de l’islam et les laisse en proie à toutes sortes de violence de la part de la société [...] l’État, à travers ses lois et ses institutions, veille à l’édification d’un citoyen musulman et l’oblige à le rester.

De son côté, Chaimae Khebouiz, membre du Conseil des ex-musulmans au Maroc, a appellé au « respect du droit physiologique de se nourrir durant le mois de ramadan. » Elle s’interroge également sur le caractère fondé du terme « notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane », qui figure dans l’article 222 du code pénal. Elle se demande comment pourrait-on distinguer un Marocain musulman d’un autre qui ne l’est pas.

Chaimae Khebouiz a rappellé également le cas du jeune Mohammed El Beldi, qui a été condamné en première instance à deux ans de prison pour « ébranlement de la foi d’un musulman ».

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Re: Maroc

Message  Copas le Sam 28 Juin - 9:52

Maroc : Le royaume acculé sur la question sahraouie

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté un rapport sur le conflit du Sahara occidental réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.L’adoption de ce rapport a été saluée par le ministre sahraoui, eprésentant du Front Polisario pour l’Europe, Mohamed Sidati. Le Front Polisario note que la résolution adoptée demande notamment aux autorités marocaines de respecter les droits fondamentaux des populations sahraouies, que des enquêtes indépendantes soient organisées pour déterminer la responsabilité de la police marocaine suite aux plaintes de civils concernant les violations des droits de l’homme au Sahara occidental.
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Re: Maroc

Message  Copas le Sam 25 Oct - 16:50

Union Marocaine du Travail – Tendance Démocratique
Secrétariat National

Appel
A la classe ouvrière, aux travailleurSEs, masses populaires et forces progressistes
Pour le Succès de la Grève Générale Nationale Unitaire
du Mercredi 29 Octobre 2014


TravailleurSEs et Masses populaires


1/ Considérant la décision historique d’organiser une grève générale nationale unitaire et préventive de 24 heures, le Mercredi 29 octobre 2014, à laquelle ont appelé la quasi-totalité des centrales syndicales ouvrières et de nombreux syndicats et associations professionnelles,
La tendance démocratique au sein de l’Union Marocaine du Travail, appelle l’ensemble des travailleurs, femmes et hommes, à participer à cette grève : ouvriers, fonctionnaires, employés des différents départements ministériels, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises publiques, du secteur privé avec toutes ses branches : industrie, agriculture, mines, bâtiment, travaux publics, transport – routier, aérien, maritime, ferroviaire, urbain et interurbain –, commerce, banques, services,…
La « tendance démocratique » appelle également l’ensemble des autres catégories sociales (enchômagés, étudiants, lycéens, petits commerçants, artisans et autres) et des forces progressistes (politiques, des droits humains, de la jeunesse, féminines, culturelles et associatives diverses) à participer au succès de la grande bataille sociale du 29 octobre, expression de la colère collective  organisée et pacifique des travailleurs et de l’ensemble des masses populaires, et de leur force qui se concrétise par la paralysie  durant 24 heures de l’activité de l’Economie, de l’Administration et des Services.

2/ A travers la bataille de la grève générale nationale et unitaire, la classe ouvrière et l’ensemble des travailleurs ont pour objectif de mettre un terme à l’agression réactionnaire contre les libertés – et en premier lieu les libertés syndicales -, contre les acquis et droits des travailleurSEs et le niveau de vie des masses populaires, et d’exiger la satisfaction de ses revendications essentielles et en premier lieu :
+ Mettre un terme à l’augmentation des prix, procéder à l’augmentation des salaires et des pensions de retraite en conformité avec l’accroissement du coût de la vie, diminuer les impôts, fixer le salaire minimum mensuel à 3500 dh et l’unifier pour tous les secteurs :industrie, agriculture, administration publique,…
+ Respecter les acquis des fonctionnaires et employés adhérents à la (CMR) Caisse Marocaine de Retraite (ce qui exige le rejet du trio maudit consistant à prolonger l’âge de la retraite, à augmenter les prélèvements sur salaires et à diminuer les pensions de retraite) et mettre un terme à l’injustice subie par les retraitéEs adhérents au Régime Collectif d’Allocation des Retraites (RCAR) et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS)
+ Respecter les libertés et droits syndicaux et en premier lieu le droit à l’organisation et le droit de grève en commençant  par mettre un terme aux pratiques arbitraires et aux mesures répressives contre les grévistes et en général contre les militantEs syndicaux, l’abrogation de l’article 288 du code pénal sur la criminalisation du droit de grève et  l’annulation de la décision arbitraire récente concernant le prélèvement sur salaire des grévistes.
+ Respecter les lois du travail malgré leurs tares et mettre un terme aux mesures contre la stabilité de l’emploi qui se manifestent par le licenciement individuel et collectif des travailleurSEs, la généralisation du travail temporaire et précaire et du système de l’emploi par les sociétés intérimaires dans les secteurs privé et public.
+ Satisfaire les revendications sectorielles et catégorielles par le recours à la négociation collective institutionnalisée avec les représentantEs des organisations sectorielles et catégorielles concernées.
+ Mettre en œuvre les engagements gouvernementaux à l’égard des travailleurSEs et en premier lieu celles de l’accord tripartite du 26 avril 2011.
+ Respecter le principe de l’égalité homme-femme quant aux conditions de travail et pour l’ensemble des droits politiques, civils, économiques, sociaux et culturels.
+ Ouvrir largement les portes de la fonction publique[/b] et du secteur public à l’emploi des diplôméEs enchômagés.

3/ TravailleurSEs et masses populaires.
La lutte syndicale unitaire, qui se concrétise aujourd’hui par la grève générale nationale du 29 Octobre, et un acquis formidable pour les travailleurSEs marocains qu’il faudra préserver et développer surtout que la bataille du 29 octobre est déclarée comme préventive.
La poursuite, par l’Etat makhzénien et son gouvernement réactionnaire, de la soumission aux dictats des institutions financières impérialistes – au lieu d’écouter la voix du peuple – et du mépris des revendications essentielles des travailleurSEs, aboutira nécessairement à des batailles sociales plus larges et plus puissantes auxquelles il faudra se préparer sérieusement, avec enthousiasme et perspicacité.
Enfin, il est nécessaire de rappeler le rôle du glorieux Mouvement du 20 Février auquel incombe la mission de débarrasser le Maroc du despotisme, de l’injustice, de l’oppression et de la prévarication et d’édifier le Maroc démocratique à même de garantir la dignité, la liberté, l’égalité, la justice sociale et les droits humains pour touTEs.

Toutes les forces syndicales ouvrières, touTEs les forces démocratiques et progressistes devront donc œuvrer à la convergence entre le Mouvement du 20 Février et le Mouvement Syndical des TravailleurSEs
ــ Vive la Grève Générale Nationale Unitaire et Préventive du 29 Octobre.
ــ Vive la classe ouvrière,    ــ Vive l’Unité Syndicale,     ــ Vive le Peuple
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Message  Copas le Ven 31 Oct - 22:30

Grève générale réussie avec de très gros taux de participation

83,7% de participation à la grève générale



Contrairement à la grève du 23 septembre, celle du 29 octobre, à l’appel de l’UMT, CDT et FDT, est majoritairement suivie dans la fonction publique et le privé, notamment les banques et le transport à l’exception des taxis. Jusqu’à présent, le gouvernement n’a pas encore réagi au débrayage. En revanche, les syndicats affirment que la moyenne nationale de participation a atteint 83,7%.

A l’UMT, l’heure est à la satisfaction. « La grève générale est réussie », déclare à Yabiladi, Said Sefsafi, membre de la direction de la première centrale au royaume. Les chiffres qu’ils énoncent varie entre 80 et 90% aussi bien dans le secteur public que dans le privé, notamment les banques, où « le taux de participation au débrayage a atteint les 95% », explique-t-il. Néanmoins, dans les agences du Groupe de la Banque centrale populaire et celles du Crédit agricole, tous deux échappent au contrôle de l’UMT, l’activité est presque normale dans la capitale.

Forte adhésion à l’appel de la grève

« La forte mobilisation ayant précédée la grève générale a largement contribué à ce résultat que nous considérons juste », assure notre interlocuteur. Et d’ajouter que « ce constat ne concerne pas uniquement Rabat et Casablanca mais il est presque le même dans les autres grandes villes du pays ».

A Casablanca, la participation de la société Mdina bus et des travailleurs du tramway a nettement boosté le nombre des grévistes au secteur privé, surtout dans les grandes entreprises du textile et la confection. Au port, l’activité tourne, également, au ralenti. Et il en est de même dans la capitale du Détroit. Les employeurs de Tanger Med et l’usine de Renault ont observé la grève dès les premières heures du mercredi.

Par contre cette mobilisation ne se vérifie pas chez les taxis. A l’exception de certains grands et petits taxis qui ont paradé devant les locaux des syndicats, la majorité de la flotte, aussi bien à Rabat qu’à Casablanca, a travaillé normalement. « C’est logique. Les chauffeurs sont tenus d’apporter, quotidiennement, une somme d’argent aux propriétaires des voitures et des agréments », explique Said Sefsafi de l’UMT.
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Re: Maroc

Message  Roseau le Sam 13 Déc - 21:45


Communiqué du Secrétariat National d’Attac CADTM Maroc
suite à la vandalisation de son local national le 2 décembre 2014


9 décembre par ATTAC/CADTM Maroc


Dans la nuit du 2 décembre 2014 le local national de Attac Maroc a été vandalisé avec effraction et ce pour la 2ème fois en moins d’un mois.

Le SN d’Attac Maroc, rappelle les multiples entraves à son fonctionnement qu’a connues l’association : tracasseries administratives et non renouvellement du dépôt de son récépissé, les intimidations et la répression : la fermeture de bureaux locaux, les arrestation et les procès, les licenciements... qui touchent ses militants.

La vandalisation de son local national de cette manière serait-il un nouvel épisode de cette longue suite d’intimidations et répressions.

La responsabilité de ce délit doit être établie afin que les responsables soient jugés et condamnés,

Nous rendons responsables les autorités concernées de ce qui pourrait survenir.

Secrétariat national

RABAT le 05-02-2014
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Message  Copas le Jeu 25 Déc - 14:48

Les tensions se multiplient au Maroc.



A l'université Mohamed 1 de Oujda
(nord-est du Maroc) les étudiants avaient organisé un blocus pour être entendus. La direction de l'université a demandé de l'aide aux forces de police.
L'agression policière est tombée sur une résistance très forte.
(une centaine de blessés dont 70 de la police d'après la police)
Le pouvoir et les médias accusent l'extrème gauche de la responsabilité des affrontements.
Les affrontements ont débordé de la faculté pour toucher plusieurs quartiers de Oujda. Hay Al Qods, situé à proximité de l’université, était encore encerclé par les forces de l’ordre le 23 décembre.










«Lundi noir sur le campus de la Faculté de Droit d’Oujda, après l’intervention des forces de l’ordre pour disperser les étudiants grévistes».
«Affrontements sanglants à Oujda entre étudiants et éléments de sécurité».
«L’Université d’Oujda s’embrase»
Tels sont les principaux titres de la presse écrite paraissant ce mercredi 24 décembre, au sujet des heurts sanglants ayant opposé, lundi 22 décembre, forces de l’ordre et étudiants grévistes sur le campus de la Faculté de droit relevant de l’Université Mohammed 1er d’Oujda.
Al Massae chiffre le nombre de blessés parmi les forces de l’ordre à 70, dont 10 ont été hospitalisés en « soins intensifs » en raison de la gravité de leurs blessures. Des véhicules de police ont également été endommagés.
En revanche, il n’est pas fait mention d’éventuels blessés parmi les étudiants. Selon le quotidien, les étudiants se sont abstenus de déclarer leurs blessés de peur que ces derniers ne soient arrêtés. «D’autant plus qu’un étudiant a été placé en garde à vue après s’être dirigé vers les urgences de l’hôpital Al Farabi, à Oujda», relève le quotidien.
Al Akhbar revient, plus en détail, sur les dégâts du «sanglant lundi» 22 décembre, en évoquant, sous la plume de son correspondant à Oujda, «une fracture crânienne» enregistrée chez un élément des forces de l’ordre, ajoutant qu’un autre avait carrément perdu un œil après avoir essuyé des jets de pierres.
Evoquant des sources médicales, Al Akhbar évoque un bilan de «80 blessés» parmi les forces de l’ordre, «admis en tenue de service» à l’Hôpital Al Farabi, relevant que la plupart l'ont quitté après avoir reçu les soins nécessaires, hormis deux cas jugés critiques.
Citant un étudiant de l’Université Mohammed 1er d’Oujda, Al Akhbar explique que les étudiants blessés préfèrent s’adresser aux cliniques privées pour ne pas courir le risque d’être arrêtés.
Assabah, quant à lui, fait état de «65 blessés » parmi les forces de l’ordre, dont des policiers et des éléments des Forces auxiliaires (FA), relevant par la même occasion que 4 étudiants ont été relâchés après avoir été entendus, alors qu’un 5ème est toujours placé en garde à vue.
Université d’Oujda, les raisons de la colère

Selon Al Akhbar, la goutte qui a fait déborder le vase et provoquer les affrontements aurait été la fin de non recevoir opposée par l’administration de la Faculté de droit à la demande d’inscription au département des Masters présentée par des étudiants basistes. Une mesure qui a été violemment  contestée par ces étudiants sous prétexte que la porte doit être ouverte à tout le monde. Déterminés à aller jusqu’au bout de cette revendication, les étudiants en question ont décidé d’observer un sit-in ouvert devant le bureau du doyen de ladite Faculté. Al Akhbar évoque un blocage de trois semaines, ponctué de heurts entre les grévistes et les enseignants, d’un côté, et les étudiants et l’administration, de l’autre. Ce qui a poussé cette dernière à solliciter, lundi 22 décembre, une intervention des forces de l’ordre pour disperser les étudiants grévistes.

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Message  Copas le Sam 14 Nov - 12:37

Grève générale au Maroc contre la dégradation de la situation des travailleurs
http://www.huffpostmaghreb.com/2015/11/11/quatre-syndicats-manifestations-greve-generale_n_8531516.html

Les centrales syndicales font leur rentrée: un an après la grève générale du 29 octobre 2014, quatre syndicats remettent le couvert. Lors d’une conférence de presse tenue mardi 10 novembre à Casablanca, les secrétaires généraux de la Confédération démocratique du travail (CDT), de l'Union marocaine du travail (UMT), de l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et de la Fédération démocratique du travail (FDT) ont lancé un appel à une série de manifestations.

Une marche pacifique le 29 novembre et un sit-in général des ouvriers le 8 décembre sont prévus à Casablanca, avant la grève générale du 10 décembre qui impliquera la fonction publique et les collectivités locales. Les quatre syndicats ont aussi annoncé l'organisation d'un sit-in des ouvriers à Rabat lors d'une date qui sera donnée ultérieurement.

Ce mouvement de protestation fait suite au boycott historique, le 1er mai dernier, de la fête du travail par les trois principaux syndicats du royaume, l’UMT, la CDT et la FDT. Ces nouvelles manifestations visent à "amener le gouvernement à répondre aux revendications pressantes de la classe ouvrière", ont indiqué les leaders syndicalistes lors de la conférence de presse.

Dans un communiqué conjoint, ils expliquent avoir pris la décision d’organiser ces différents mouvements de protestation suite à "l'insouciance du gouvernement qui a fait fi des marches ouvrières pacifiques, de la grève générale du 29 octobre 2014 et du boycott des festivités du 1er mai 2015".

Outre le rejet du projet de réforme de la retraite, parmi les revendications principales des centrales syndicales soumises à Benkirane figurent également la hausse générale des salaires et des pensions de retraite, la baisse de la pression fiscale sur les salaires et l'amélioration des revenus, l'augmentation à 6.000 dirhams des revenus non imposables, le respect des libertés syndicales et du Code de travail, et la suppression de l'article 288 du Code pénal.

Ce dernier punit d’emprisonnement d’un mois à deux ans et/ou d’une amende de 200 à 5.000 dirhams quiconque, à l'aide de violences, voies de fait, menaces ou manœuvres frauduleuses, a amené ou maintenu, tenté d'amener ou de maintenir, une cessation concertée du travail, dans le but de forcer la hausse ou la baisse des salaires ou de porter atteinte au libre exercice de l'industrie ou du travail.

Figurent également, parmi les demandes des syndicats, "l'instauration d'une approche participative dans la réforme du système de retraite, l'application des autres dispositions de l'accord du 26 avril 2011 (notamment sur le dialogue social), l'ouverture de négociations sectorielles pour parvenir à des accords et la mise en place d'une cellule ministérielle pour assainir le climat social dans les unités de production". Un cahier revendicatif régulièrement mis sur le tapis depuis plus de trois ans.

Trois syndicats avaient appelé à l'organisation d'une grève générale le 29 octobre 2014. Le taux d'adhésion au mouvement de protestation avait atteint 80%, alors que les autorités marocaines avançaient un taux de 50 et 60%.
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