Maroc

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Maroc

Message  Gauvain le Lun 28 Juin - 11:32

La répression s’abat sur l’université d’Ibn Zohr à Agadir – Stop à la répression du mouvement estudiantin
Attac Maroc
25 juin 2010
Augmenter police Diminuer police version imprimable n°17861

L’Université d’Ibn Zohr à Agadir a connu tout au long de cette année des batailles estudiantines pour la défense de leur droit pour un enseignement public, gratuit et de qualité. Suite à la décision des étudiants de boycotter les examens, prise de manière démocratique, pour protester contre le refus de la direction de reporter la date de ces épreuves. Les étudiants demandaient un report pour leur permettre de bien se préparer. Le 7 juin dernier, les forces de répression prennent d’assaut le campus universitaire. Ils vont faire preuve de leur brutalité habituelle.

Bilan : plusieurs blessés dont une étudiante qui s’est fracturé la cuisse après que les forces de répression l’’ont jeté du 2e étage ! La direction assistée par la police ont obligé les étudiants a passer les épreuves de force. Les arrestations ont été nombreuses, 16 étudiant-e-s sont poursuivis dont 7 le sont en détention provisoire.

L’université Qadi Ayad à Marrakech a connu aussi l’arrestation de deux étudiants le 14 juin dernier. Cette répression arrive dans un contexte de raidissement du pouvoir face à aux mouvements sociaux, organisées ou spontanées. On assiste depuis des mois à la criminalisation de ces derniers qui luttent contre les politiques libérales appliquées au Maroc, sous les orientations des Institutions financières internationales et pour mieux servir les multinationales et les capitalistes locaux.

Dans les quatre coins du pays, des sit-in et des marches sont interdits ou réprimés dans le sang. Les arrestations et les condamnations des militant-e-s se multiplient (étudiants de Fès, Marrakech et Agadir ; plus de vingt procès des diplômés chômeurs, les syndicalistes Bouârfa et de SMESSI Régie de Khouribga ; des citoyens à Missour, Chefchaoun, etc.

La vague de répression a atteint aussi les journalistes et la presse indépendante et l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), qui subit depuis des semaines une attaque haineuse politico-médiatique.

Nous à ATTAC Maroc, nous considérons que cette attaque contre les libertés, dans toutes ses formes vise à imposer les politiques libérales aux citoyens de force. En tant que partie du mouvement social pour un autre Maroc, cette situation nous inquiète et nous touche directement, plusieurs militants d’ATTAC sont parmi les militant-e-s poursuivis. Devant cette situation nous annonçons :

- Notre entière solidarité avec les étudiants arrêtés et à leur tête nos camarades d’ATTAC Maroc

- Nous condamnons l’assaut par les forces de répression des campus d’’Agadir et Marrakech et les sévices et les menaces subirent par les étudiant-e-s

- Nous condamnons la criminalisation des mouvements sociaux au Maroc, ainsi que la répression et les arrestations des manifestants, des syndicalistes dans toutes les régions du pays.

- Nous rejetons l’ensemble des politiques libérales menées par l’Etat marocain dans la mise en œuvre des recommandations des IFI qui vont à l’encontre des intérêts du peuple marocain.

- Nous exigeons la libération immédiate des détenus et l’arrêt des poursuites contre les militants estudiantins à Agadir, Marrakech et dans les autres campus.

- Nous condamnons les jugements fantoches à l’’encontre des étudiants d’’Agadir : trois mois de prison ferme et une amende de 1000 DH pour Souad el-Houti, Hicham Laribi, Amine Bassir, Abdelfatah Ait Belkacem et Mohamed Mahdouf. Trois mois de prison avec sursis et 1000 DH d’amende pour Kamal Boutbagh, Ali Moubarek, Mohamed Chouich et Abdelaziz Ahdib.

Le procès du groupe de Zahira Boulmasitri et Saidia D’haim a été reporté pour le 4 octobre 2010.

- Nous demandons aux responsables du pillage des richesses du pays de rendre des comptes de la fin de l’impunité dans ce domaine.

- Nous demandons de poursuivre les responsables des violences contre les manifestants

- Nous exprimons de nouveau notre solidarité avec l’AMDH face à la violente campagne contre elle.

- Nous appelons toutes les forces vives qui luttent à intensifier et coordonner les efforts pour défendre les libertés civiles et politiques.

Casablanca, le 25 juin 2010

Attac Maroc, Secrétariat national
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article17861
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Re: Maroc

Message  sylvestre le Mer 28 Juil - 12:19

http://www.rue89.com/2010/07/27/au-maroc-la-resistance-des-cultivateurs-de-cannabis-160056

Au Maroc, la résistance des cultivateurs de cannabis


Les agriculteurs du Nord du pays, obligés de cultiver du « kif » pour survivre, sont soumis à des pressions de la police marocaine.

Un plant de cannabis près de Chefchaouen, dans la région du Rif, au Maroc, en août 2008 (Rafael Marchante/Reuters)

(De Bab Berred, Maroc) Le village de Bab Berred, niché au cœur des montagnes du Rif dans le Nord du Maroc, a retrouvé le calme. Le 11 avril dernier, une tentative de perquisition dans le domicile d'un cultivateur de cannabis a conduit des milliers de personnes dans les rues.

La veille de la manifestation, dès l'aube, des camions de police et de l'armée avaient encerclé la maison d'un agriculteur, tentant de perquisitionner son domicile en invoquant la présence d'armes illégales. Mais la maîtresse de maison leur avait barré la route et des dizaines de voisins s'étaient joints à elle en signe de solidarité.

« Ils nous ont accusés d'avoir des armes. Je leur ai dit que l'on n'en avait pas, » explique Abdelouaret El Bhoidi, un cultivateur de kif :

« Un policier est venu vérifier dans la maison de mon beau-père. Ici, tout le monde se connaît. Ils savent bien qu'il n'y a pas d'armes et que nous sommes contre. »

Environ 10 000 personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer la corruption des autorités dont les cultivateurs se disent victimes. L'armée et la police présentes à Bab Berred durant la manifestation n'ont rien pu faire et ont préféré battre prudemment en retraite.

La culture du haschisch, illégale mais tolérée

Dans cette région qui s'étend sur 30 000 km2, des milliers de familles vivent de la culture du cannabis ou, comme on l'appelle communément au Maroc, du « kif », depuis plusieurs décennies.

Selon les agriculteurs, les conditions climatiques précaires rendent impossible toute autre culture. La production de haschisch est clairement interdite par la loi, mais elle est néanmoins tolérée par les autorités qui, selon les fermiers, y trouvent aussi leur compte.

Malgré des pressions européennes sur le gouvernement marocain pour éradiquer cette culture, et plusieurs projets visant à réduire la production de cannabis, la quasi-totalité des cultivateurs continuent à cultiver la plante au grand jour.

Abdellah Eljout, un élu local et militant associatif, souligne :

« Il n'y a pas d'alternatives dans la région. On est à la cinquième génération de culture de cannabis. Cette région a besoin d'aide. Les gens ne disent pas qu'ils veulent cultiver du cannabis, ils disent qu'ils veulent vivre. Et ils sont prêts à ne plus en cultiver à condition de trouver un moyen de subsistance qui soit digne. »

Selon Abdellah Eljout, la solution commence d'abord par une volonté politique d'appliquer la loi et de stopper une culture qui dure depuis plus de cent ans en donnant les moyens aux paysans de travailler la terre autrement.

Une culture qui profite à une minorité

Très peu d'habitants de la région profitent vraiment de cette culture. Certaines maisons cossues appartiennent à la poignée de cultivateurs et d'intermédiaires qui se sont enrichis de cette production. Le reste des habitants gagnent péniblement leur vie.

Abdelouaret El Bohidi ne produit que dix kilos de cannabis par an, qu'il vend à 250 euros le kilo. Entre rackets et intempéries, ses revenus sont très faibles et il gagne à peine de quoi faire vivre sa famille :

« C'est tout ce que je possède. Avec [ces sacs de kif], j'achète des graines, du blé, de l'huile, du savon, les cahiers d'école, je paie l'électricité, j'achète à manger. Je soigne mes enfants. Si le roi nous dit d'arrêter, on le fera sur place. Je mangerais de la terre plutôt que de défier l'ordre de mon roi. »

Un autre agriculteur qui préfère garder l'anonymat raconte les descentes régulières des autorités qui négocient la liberté des cultivateurs : ils utiliseraient des avis de recherche comme moyen de pression afin d'obliger les agriculteurs à payer en échange de leur liberté. Il explique :

« Si tu ne leur donnes rien, tu vas en prison, ils n'ont rien à perdre. Ils te jettent en prison pour te donner en exemple aux autres. »

Les agriculteurs exigent de l'Etat une position claire sur le problème dans la région. Un autre cultivateur, Mohamed Amaghir, déclare :

« S'ils veulent nous interdire de cultiver, qu'ils nous le disent à la télévision ou que nos élus ou les autorités nous le disent. Nous, on ne demande qu'un morceau de pain et rien d'autre. »

Photo : un plant de cannabis près de Chefchaouen, dans la région du Rif, au Maroc, en août 2008 (Rafael Marchante/Reuters)

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Le début d'une révolte au Maroc ?

Message  BouffonVert72 le Dim 20 Fév - 3:37

http://www.20minutes.fr/article/673229/monde-maroc-heurts-nord



Créé le 19.02.11 à 21h23 -- Mis à jour le 19.02.11 à 22h04


Maroc : des heurts dans le Nord

Les marocains ont protesté contre une filiale de Veolia...

Vendredi soir à Tanger, des manifestants se sont attaqués à un commissariat de police et à des locaux liés à des entreprises françaises dans le cadre d'un litige concernant la gestion de sociétés locales de services à l'environnement, ont rapporté samedi des organisateurs et des habitants.

Ces troubles dans la cité portuaire située à la pointe nord-ouest du Maroc ont éclaté à moins de 48 heures d'un mouvement de protestation à l'échelon national visant à précipiter des réforme politiques. Mais rien ne prouve pour le moment que les deux faits soient directement liés.

La police antiémeute est intervenue pour disperser la manifestation, au départ un sit-in organisé devant l'hôtel de ville qui s'est transformé en marche rassemblant des centaines de protestataires, a précisé la branche marocaine de l'ONG Attac sur son site internet.

Le sit-in avait été organisé par Attac Maroc pour obtenir l'annulation d'un contrat de services attribué par la municipalité à une filiale de la société française Veolia . Les Marocains se plaignent souvent des tarifs pratiqués par les entreprises de services étrangères sous contrat dans leurs villes.

Les responsables gouvernementaux n'ont pas commenté l'information jusqu'ici.

Dispersion musclée

S'exprimant sous couvert de l'anonymat, des Tangérois ont confirmé qu'une manifestation de protestation contre les tarifs de la filiale de Veolia s'était transformée en marche. Les forces de l'ordre ont empêché les marcheurs de gagner le centre-ville.

Un habitant a rapporté que les policiers avaient fait usage de matraques pour disperser les protestataires. Le site Tanjanews.com a mis en ligne des photos de fenêtres brisées d'un commissariat de police et de succursales de filiales de Veolia et de la banque française Société générale, dont une agence a, par la suite, été incendiee.

Un groupe de jeunes Marocains qui se fait appeler «Mouvement du 20 février pour le changement» a lancé un mot d'ordre de manifestations de protestation à travers le royaume pour dimanche. Leur objectif: obtenir des réformes constitutionnelles susceptibles de rogner les prérogatives du roi Mohamed VI et d'accroître l'indépendance du système judiciaire.

Avec Reuters


Mohamed 6 va-t-il se faire virer, et remplacer par une dictature militaire comme en Egypte ?
Ou va-t-on vers une révolte qui se terminera par une révolution par les urnes de type tunisienne ?

A quand un début de qq chose en France ? Crying or Very sad


Les commentaires d'EmilieJolie73 m'ont bien fait rire... Laughing
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Re: Maroc

Message  Roseau le Dim 20 Fév - 4:46

Les tunisiens ont compris qu'il n'y a jamais eu de "révolution par les urnes". Ils ont agi.
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Re: Maroc

Message  Copas le Dim 20 Fév - 11:07

Roseau a écrit:Les tunisiens ont compris qu'il n'y a jamais eu de "révolution par les urnes". Ils ont agi.

ça fait parti des transgressions de notre ami bouffon, là où il y a une révolution par les (ovaires) burnes, il voit une révolution par les urnes...

On ne le refait pas, il appèle à la démobilisation et à rentrer chez soi pour préparer le grand soir électoral en Tunisie , c'est logique que là il voit passer des soucoupes volantes...

Mohamed VI n'a pas besoin d'installer une dictature militaire, il est la dictature !
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Re: Maroc

Message  fée clochette le Dim 20 Fév - 11:16

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Re: Maroc

Message  irneh09218 le Dim 20 Fév - 21:05

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Re: Maroc

Message  Barber le Dim 20 Mar - 15:09

Grosses manifestations aujourd'hui au Maroc.

Ici à Casablanca.

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Radicalisation de la répression, radicalisation de la contestation

Message  Oudiste le Dim 29 Mai - 17:42

Répression au Maroc : « Le pouvoir signifie la fin de la récré »
Par Ilhem Rachidi | Journaliste | 29/05/2011 | 16H55

http://www.rue89.com/2011/05/29/repression-au-maroc-le-pouvoir-signifie-la-fin-de-la-recre-206438


(De Rabat) Alors que de nouvelles manifestations sont organisées via Facebook ce week-end au Maroc, rencontre avec l'un des initiateurs du Mouvement du 20 février en faveur du changement politique, qui s'interroge sur les violences lors des rassemblements dimanche 22 mai – des dizaines de personnes avaient été blessées.

Face aux protestations, Khalid Naciri, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, justifiait cette répression dans une interview accordée à l'AFP :

« Le gouvernement marocain n'a rien contre ce mouvement, mais nous estimons que ses membres sont manipulés par les islamistes et les gauchistes. Ceux qui craignent une remise en cause des réformes annoncées doivent être rassurés : il s'agit d'un choix stratégique et irréversible. »

Nizar Bennamate à Rabat (DR)Nizar Bennamate est un membre fondateur du Mouvement 20 février. Originaire de Marrakech, il milite au sein du groupe de Rabat.

Ce cyberactiviste de 25 ans est aussi membre de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) et du groupe Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali), à l'origine du fameux pique-nique pendant le Ramadan en 2009.

Comment expliquez-vous la répression violente des manifestations du 23 mai ?

Je pense qu'il n'y a rien à expliquer, on voit juste le vrai visage du régime. Ils ont laissé le mouvement manifester pendant trois mois. Maintenant, c'est comme si on nous disait que la récréation est finie, qu'il faut passer à autre chose, afin que la nouvelle constitution soit préparée dans les conditions qui les arrangent, sans manifestations dans la rue.

Pour ça, ils inventent tout un tas de prétextes, expliquant que les protestations sont récupérées par les extrêmes : les islamistes, les salafistes, l'extrême gauche. Et ils interdisent les marches.

On a vu dans les exemples tunisien et égyptien que les « extrêmes » en question ne représentent qu'une partie des manifestants, et que les sociétés concernées ne sont pas prêtes à les accepter. Si tant est que l'on définisse ces extrêmes de la même façon que l'Etat… (Voir le diaporama sur la répression du 23 mai, réalisé par une activiste marocaine)


Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d'être récupérés par l'extrême gauche et les islamistes ?

Ils n'ont pas de leçons à donner, parce que ce qu'ils appellent « extrêmes », ce sont des Marocains qui ont cru au changement et qui l'ont apporté.

Ce même discours officiel, qu'il soit tenu par les médias, les responsables ou les partis politiques, était opposé aux manifestations. Et après, les mêmes se sont félicités quand l'Etat a lâché du lest ! C'est une hypocrisie politique.

Les manifestations vont continuer, nous remporterons davantage de victoires, et ils vont encore s'en féliciter, dire que ça confirme l'exception marocaine, alors qu'elles sont obtenues sous la pression de la rue. Je me demande quand est-ce qu'ils auront un minimum de décence politique.

Percevez-vous une radicalisation chez les manifestants ?

Oui, il y a une radicalisation dans les slogans. En fait, ces derniers s'affinent : beaucoup s'adressent directement au roi, et c'est logique, parce que c'est lui qui détient le pouvoir.

Les gens ont la certitude que le changement ne viendra pas des institutions, mais de la rue. Et s'il n'y a pas d'écho à leurs revendications, ils se radicaliseront davantage.


Comment percevez-vous l'attitude du pouvoir depuis le discours du 9 mars ? Y-a-t-il un changement réel ?

Le discours promettait un changement potentiel, mais le reste des institutions n'a pas suivi, qu'il s'agisse du gouvernement, du parlement, des médias officiels ou de la rhétorique officieuse.

Quatre jours après le discours, il y a eu une répression sauvage de la manifestation du 13 mars à Casablanca. Plus récemment, deux manifestations ont été réprimées : celle du 15 mai à Témara et celle du 22 mai sur tout le territoire national.

Pensez-vous, comme le disent de nombreux observateurs, que le mouvement s'essouffle ?

Je pense que cette impression est légitime. Parce que naturellement, le mouvement ne suscite plus les mêmes curiosités. Les choses deviennent plus claires, les gens connaissent les têtes.

Il faudrait partir d'un autre angle. Le 20 février, il y a eu des manifestations dans 53 villes. Le 20 mars, plus de 80. Le 24 avril, plus de 100. C'est un indicateur important. D'autant plus que les défilés sont de mieux en mieux organisés, avec des revendications claires, précises et unifiées.

Le mouvement doit-il rester une force de protestation ou devenir une force de proposition ?

Le mouvement doit rester une force de protestation. Ce sont les partis politiques qui devraient prendre le relais et faire des propositions cohérentes, en gardant en tête que la phase que nous traversons est historique, et que leurs propositions doivent être de cette nature.

La démocratie n'est jamais acquise, si tant est que l'on aille vers la démocratie. Même si le Maroc devient une monarchie parlementaire, le mouvement ne cessera ni d'exister, ni de manifester.

La monarchie est-elle remise en cause au Maroc ?

Si on entend par « remise en cause » que nous souhaitons discuter des pouvoirs du roi, oui, c'est la philosophie même du mouvement. On ne trouvera pas une réponse aux revendications sociales et économiques sans un changement politique radical, il est naturel que le roi soit au centre du débat.

Depuis quelques semaines, on aborde librement des sujets dont on n'osait même pas parler. N'est-ce pas là la principale victoire du mouvement ? Mais ces discussions vont-elles déboucher sur plus de conscience politique ? J'en suis moins sûr.
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Re: Maroc

Message  BouffonVert72 le Lun 30 Mai - 5:48

La monarchie est-elle remise en cause au Maroc ?

Si on entend par « remise en cause » que nous souhaitons discuter des pouvoirs du roi, oui, c'est la philosophie même du mouvement
A mon avis ils tergiversent trop... En France on a traîté les têtes courronnées comme il faut (king et queen = panier et sciure !)... Les marocains pourraient prendre exemple Twisted Evil ...


Le mouvement doit-il rester une force de protestation ou devenir une force de proposition ?

Le mouvement doit rester une force de protestation. Ce sont les partis politiques qui devraient prendre le relais et faire des propositions cohérentes, en gardant en tête que la phase que nous traversons est historique, et que leurs propositions doivent être de cette nature.
Réponse calamiteusement à peine réformiste Crying or Very sad ... Ca me rappelle un peu les manifs saute-mouton-de-panurge de la fameuse intersyndical lors du mouvement contre la Contre-Réforme des Retraites...
Il faut bien-évidemment que ce Mouvement au Maroc devienne le plus vite possible une force de proposition, de manière à déborder la Bourgeoisie marocaine... Laisser les Partis Politiques (partis bourgeois et réformistes) prendre le relais, on sait à quoi ça aboutit... Rolling Eyes
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Re: Maroc

Message  Roseau le Mer 6 Juil - 2:17

Alexandre Adler, Rachida Dati, le Maroc et les chantres de la démocratie « contrôlée »
‎Alain Gresh
Ils ont été nombreux, ces dernières années, à expliquer que les dictatures arabes valaient mieux que la démocratie, car celle-ci risquait d'amener les islamistes au pouvoir. Le 27 janvier encore, sur TF1, Frédéric Encel, présenté comme « maître de conférences à Sciences Po » (il est en réalité, comme 2 000 à 3 000 autres, simple chargé de cours), qui parade sur tous les plateaux de télévision, expliquait que « si Moubarak tombe, les islamistes prendront le pouvoir ». C'était le même thème que reprenait Caroline (...)
http://blog.mondediplo.net/spip.php?page=backend
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Re: Maroc

Message  BouffonVert72 le Mar 2 Aoû - 16:27

http://XXXwww.slateafrique.com/20901/maroc-religion-les-heretiques-du-ramadan-liberte-culte

Maroc: les hérétiques du ramadan

Il y a deux ans, les «déjeuneurs du ramadan» avaient fait scandale. Leur action, qui soulignait l’inadéquation du dogme religieux à la modernité sociale, est plus que jamais d’actualité.


Des non-musulmans attablés en terrasse d'un McDonald's de Rabat, au Maroc, le 4 septembre 2010. AFP PHOTO/ABDELHAK SENNA

«Apostats, mécréants, nous érigerons un bûcher pour vous et vous irez brûler en enfer!» Sur la Toile, ce type de réaction hostile avait fait florès lorsque des activistes libertaires avaient créé en 2009 un groupe sur Facebook baptisé Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali), et décidé pour leur première action de briser un tabou et d’en faire un exemple de militantisme pour les libertés individuelles: celui de ne pas observer le jeûne durant le mois sacré du ramadan.

Face aux menaces, les sympathisants du Mali —qui sont aujourd’hui près de 3.000 sur Facebook— avaient décidé d’afficher publiquement leur profil et leur photo avec un slogan: «Au Maroc, manger tue». Nombreux déclarent ne pas jeûner, réclament un Etat laïc, fustigent la duplicité des pouvoirs publics, l’hypocrisie des partis, la démission des élites qui manque d’audace politique capable de dessiner les contours d’une nouvelle société marocaine ouverte et tolérante.


«Au Maroc, plus que dans d'autres Etats, la défense de nos libertés individuelles est une nécessité. Abus de pouvoir, inquisition socioreligieuse, intolérance, textes de loi abusifs, étouffent nos libertés fondamentales. D'où l'importance d'un Mouvement alternatif pour les libertés individuelles», écrivaient dans leur manifeste les fondateurs du mouvement, deux jeunes femmes: la journaliste Zineb El Rhazoui, et la psychologue Ibtissam Lachgar.
Un déjeuner sur l’herbe en plein ramadan

Dimanche 13 septembre 2009, en fin de matinée, Zineb El Rhazoui et Ibtissam Lachgar sont dans le train-navette qui relie Casablanca à la capitale Rabat avec un petit groupe de jeunes gens d’extractions sociales diverses, ralliés au mouvement grâce à l’exceptionnel buzz suscité par leur manifeste sur les réseaux sociaux et les blogs tenus par des activistes progressistes.

Une communauté qualifiée au mieux d’«idéaliste», au pire de «nihiliste», qui à chaque poussée de fièvre sécuritaire au Maroc se mobilise sur Internet pour faire entendre la voix de ceux qu’on appelle souvent au Maroc les «modernistes».

Par petites grappes, les membres du collectif Mali se donnent rendez-vous à la gare ferroviaire de Mohammedia, leur point de ralliement avant de se diriger vers une zone dégagée, à l’extérieur de la ville. Leur objectif, clameront-ils, était de rompre le jeûne «dans un espace non clos, mais dans une relative discrétion» —l’action n’étant pas de le faire de manière ostentatoire.

Leur mot d’ordre étant avant tout de «protester contre l’ingérence dans la vie privée et pour la liberté de ne pas jeûner ramadan». Les manifestants munis de leurs sandwichs voulaient casser la croûte lors d’un happening dans une petite forêt de la ville, arguant qu’un Marocain n’est pas forcément musulman et de ce fait ne doit pas souffrir d’une quelconque discrimination ou être victime de la vindicte.

100 policiers contre 10 sandwichs

Une centaine de policiers et de militaires («Plus de 100 policiers contre 10 sandwichs», titrera non sans malice le quotidien madrilène El Mundo), étaient amassés à leur descente de train. Les forces de l’ordre ont procédé à la fouille systématique des «passagers douteux»: garçons en pantalons baggy et sac à dos, coiffure rasta ou filles cheveux au vent…


«Quand ils ont vu que nous avions de la nourriture dans nos sacs, ils nous ont obligés à rebrousser chemin vers Casablanca dans le train suivant», relatera une manifestante.

«Notre objectif était de dire que nous sommes marocains, nous n’observons pas le jeûne, mais nous avons le droit d’exister. Chaque année il y a des arrestations et des lynchages publics de non-jeûneurs alors que la Constitution marocaine garantit la liberté de culte», expliquera un membre du Mali dans les colonnes d’El Mundo.
Chaque année, les forces de l’ordre arrêtent des dizaines de «contrevenants» du ramadan dans toutes les villes du royaume. Ils sont pour la plupart condamnés à de la prison ferme. Des jugements expéditifs qui n’ont pas eu le même écho médiatique que celui suscité par le Mouvement.

La présence de la presse internationale, essentiellement espagnole, le statut particulier du groupe, identifié comme étant une initiative de journalistes par les autorités, aura fait réagir le procureur du roi qui ordonnera à la police judiciaire de procéder à l’arrestation des impétrants pour des «raisons de sécurité civile» selon la version officielle, abondamment relayée par la télévision publique à une heure de grande écoute.

Un article de loi qui prévoit un à six mois de prison

L’agence officielle Maghreb arabe presse (MAP) donnera le ton bien avant que les mandats d’amener soient délivrés par le parquet à la Police judiciaire de Mohammedia. Celui-ci s’est appuyé dans sa décision sur l’article 222 du Code pénal marocain, qui stipule que «tout individu notoirement connu pour son appartenance à l’Islam qui rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le ramadan est passible de un à six mois d’emprisonnement et d’une amende».

Une disposition légale jugée contraire aux normes internationales en matière de libertés individuelles, comme l’ont rappelé avec insistance les organisations de défenses des droits de l’homme:


«L'article 222 du code pénal, et les lois qui se mêlent des convictions personnelles des individus sont abusifs […] La pratique religieuse est basée sur la conviction, et nul n'a le droit d'imposer une conviction à qui que ce soit par la force. C'est contraire non seulement aux droits de l'homme, mais à la religion musulmane aussi», avait déclaré Khadija Rouissi de l’association Bayt Al-Hikma.
D’ailleurs, rappellent des ténors du barreau comme le bâtonnier Abderrahim Jamaï qui avait pris la défense des membres du Mali, cet article de loi ne peut servir de base juridique à des poursuites; les personnes interpellées n’ont en définitive pas rompu le jeûne en public. Ils ne pouvaient pas être valablement condamnés pour un supposé délit d’intention.

«Nous sommes encore une fois face à une décision arbitraire, car l’infraction supposée n’a pas été commise», avait-il plaidé, ajoutant que l’encerclement et la privation de mouvement imposée au groupe à Mohammedia «viole tout simplement les dispositions élémentaires de la loi».

Il ira plus loin en affirmant que «l’activation d’associations religieuses comme l’instance des oulémas de la ville, la mobilisation politique des partis conservateurs et les diatribes de la presse procèdent d’un véritable appel au lynchage et à une forme dangereuse d’excommunication».

«Un acte odieux qui défie les enseignements de Dieu»

Le conseil des oulémas (théologiens officiels) de Mohammedia avait en effet dénoncé «avec force cet acte odieux qui défie les enseignements de Dieu et du Prophète qui mérite une sanction exemplaire».

Au-delà des débats juridiques, l’affaire avait mis en exergue une réalité bien plus pesante: l’inadéquation des textes de loi avec une réalité sociale en pleine effervescence, confrontée à la mondialisation des mœurs et des idées. Si l’islam est la religion d’Etat, la question de la liberté de culte dont la Constitution garantit le respect est de nouveau battue en brèche.


«Il y a un problème de clarification à ce niveau», explique maître Jamaï. «La liberté de culte dont se prévaut le Mouvement alternatif est en phase avec une conception évidente du droit au libre arbitre. Or, sur le plan politique, la religion d’Etat éteint le droit à l’autodétermination de chacun, ce qui est contraire aux libertés fondamentales.»
«Demain, ils voudront sortir nus dans la rue!»

Là où le débat d’idées est nécessaire et où la réflexion devrait être admise, l’interdit est érigé au nom de la notion évasive de «communauté» et de «majorité écrasante», comme s’en défendent les islamistes ou les conservateurs, à l’image des propos offensifs de Mustapha Ramid du Parti pour la justice et le développement (PJD) qui n’hésitera pas à reléguer le droit de chacun de ne pas observer les préceptes religieux à celui de disposer de son corps dans le seul espace confiné du privé:


«Nous ne pouvons accepter que des musulmans dé-jeûnent publiquement. Le législateur ne peut négliger les sentiments de 99,99% des Marocains en faveur de 0,01% de personnes qui souhaitent pouvoir manger ouvertement.»
Ramid rejette les raisons qui poussent les membres du Mali à insister pour pouvoir manger publiquement, indiquant que «rien ne les empêche de le faire secrètement, dans des lieux privés où l'individu est maître de soi, contrairement aux espaces publics où la société est maîtresse». Pour lui, lier la question de l'interdiction de dé-jeûner aux libertés individuelles «ouvrirait grand la porte à la discussion sur la liberté de disposer de son corps, et ainsi à la dépénalisation de la pédérastie […] A ce rythme, demain, ils voudront sortir nus dans la rue!».

Les islamistes ne sont pas les seuls à penser de la sorte. Selon une enquête récente sur «L’Islam au quotidien», 60% de Marocains ne considèrent pas comme musulman celui qui ne fait pas le ramadan, et 44,1% de Marocains estiment qu’un dé-jeûneur doit être puni jusqu’à ce qu’il reprenne «le droit chemin». Près de 82,7% des interrogés ne sont pas d’accord pour que les cafés et restaurants restent ouverts la journée pendant le mois sacré.

«Dans cette logique, la prière, qui est tout comme le carême un des piliers de l’Islam, pourrait de facto être une obligation sociale», réplique un activiste du Mouvement. Une cohérence dont se prévaut d’ailleurs le régime des Mollahs en Iran ou les défenseurs de l’application rigoriste de la Charia, la loi islamique.


«Qui interdit à quiconque d’aller à McDonald’s ou Pizza Hut? Toutes les franchises internationales de fast-food sont ouvertes. Dans les hôtels, les touristes sont servis y compris quand ils demandent de l’alcool, alors pourquoi faire de la provocation gratuite?», fulmine un officiel.
En toile de fond, ces propos rejoignent en fait le concept de «la laïcité masquée» qui prédomine au Maroc. C’est le cas de la tolérance de la consommation d’alcool par les musulmans. Pour les laïcs, la position des pouvoirs publics est marquée par la lâcheté et l’hypocrisie.

«Nous rêvons d’un Maroc tolérant, libre et pluriel»

Pour Zineb El Rhazoui, «l'islam existe depuis des siècles et n'a pas besoin des islamistes pour le défendre», et d’ajouter:


«Il ne sera nullement ébranlé par des personnes qui ont fait le choix, pour des raisons qui leur sont propres, de ne pas observer une prescription religieuse.

Si nous permettons aux forces de l'obscurantisme de faire la loi dans notre société, chaque femme non voilée, chaque personne qui ne fait pas la prière ou qui boit de l'alcool pourra craindre les représailles des radicaux. Nul n'est à l'abri du passage à l'acte d'un fanatique, mais cela ne doit pas nous empêcher de nous exprimer librement et de militer pour le Maroc dont nous rêvons: un Maroc tolérant, libre et pluriel.»

«De tous temps, l'islam s'est proclamé comme une religion sans contraintes (dîn yousr)», martèle El Rhazoui.

«Les prescriptions religieuses existent, les fidèles sont appelés à faire de leur mieux pour les respecter. Toutefois, nul ne peut juger de l'adhésion des autres à une règle religieuse, et encore moins les contraindre à l'observer; c'est contraire à la religion musulmane qui prône une relation directe avec Dieu, sans intermédiaire.»
Un dogme insoluble dans la modernité

Dans une interview accordée au quotidien français Libération, l’islamologue laïc Abdelwahab Meddeb tire la sonnette d'alarme quant à la pratique du jeûne pendant le ramadan. Selon lui, dans de nombreuses sociétés, et notamment au Maroc, le jeûne a tendance à devenir un phénomène social plus qu'un exercice spirituel.

Les membres du Mali adhèrent à ce point de vue:


«Nous pensons que chacun doit avoir la liberté de pratiquer sa religion en son âme et conscience. Ceux qui souhaitent jeûner doivent pouvoir le faire sans contrainte, où qu'ils soient dans le monde. Ce que nous dénonçons, c'est la stigmatisation des dé-jeûneurs et leur pénalisation du point de vue de la loi. Dans notre activité, il y avait des jeûneurs parmi nous, qui soutenaient le droit des dé-jeûneurs à exister librement, sans hypocrisie», argumente El Rhazoui.
La question dépasse aussi le seul cadre du débat sur les libertés individuelles, socle essentiel de la modernité d’une société. Elle interpelle sur les fondamentaux du contrat social avec la monarchie qui tire évidemment sa légitimité première de la notion de Commanderie des Croyants. Si ce lien est très largement accepté, il ne l’est pas seulement dans sa lecture culturelle, symbolique ou identitaire.

La sacralité telle que définie par la Constitution marocaine impose un dogme que le régime a, à l’évidence, de grandes difficultés à synthétiser avec la modernité. Un état de fait qui transpire dans les relations chaotiques du pouvoir avec la presse, les ONG et la frange progressiste de la société civile qui déminent depuis des années les lignes rouges imposées par le religieux.

Les réformateurs assimilés à des infidèles

Pour le prédicateur Abdelbari Zemzmi:


«La devise du royaume est "Dieu, la Patrie, le roi", c'est pour cela qu'il faut respecter la religion musulmane. Discuter d'une liberté individuelle qui ne respecte pas l'islam ouvre la porte au non-respect de la patrie et de l'institution monarchique (…) Ceux qui veulent dé-jeûner publiquement violent la sa sacralité du ramadan, ils blessent les sentiments des musulmans, ils doivent donc être punis en application des lois en vigueur».
La nouvelle Constitution marocaine adoptée cet été n’a pas fait bouger ce dogme d’un iota. Au contraire, l’institution des oulémas, gardiens de la foi, a été érigée en clergé, le roi demeure Commandeur des Croyants et l’islam la religion d’Etat. Ce n’est pas un hasard si les membres fondateurs du Mali sont aux avant-postes du Mouvement du 20 février, appelant à l’instauration d’un Etat civil au Maroc.

D’ailleurs, la propagande officielle a largement manipulé une opinion publique pétrie de religiosité en insinuant que les «févriéristes» étaient acculturés à l’Occident, forcément athées et que leur mot d’ordre contestant le référendum pour l’adoption de la nouvelle Constitution («Mamsawtinch!»)(Nous ne voterons pas!), serait suivi pendant le ramadan de «Masayminch!» (Nous ne jeûnerons pas!). Une manière tordue d’assimiler les réformateurs à des infidèles pour les discréditer.

Ali Amar
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Re: Maroc

Message  nico37 le Sam 3 Sep - 21:28

À la veille des élections Rapprochement de cinq partis de gauche Publié le : 02.09.2011 | 18h08

S'agit-il d'une alliance conjoncturelle ? Une déclaration commune sera bientôt publiée.

À la veille des élections législatives, cinq partis de gauche ont décidé d'intensifier les contacts pour définir des actions communes. L'USFP, le PPS, le FFD, le PS et la Gauche verte s'apprêtent à publier une déclaration commune définissant les objectifs de leur alliance. Le Parti travailliste, le PSU et le PADS ont préféré ne pas adhérer à cette initiative. Une sous-commission a été créée pour élaborer une plate-forme commune. S'agit-il d'une alliance conjoncturelle basée sur des principes purement électoralistes ou d'un rapprochement qui durera dans le temps pour redorer le blason de la gauche marocaine ? Quelques initiatives ont déjà été annoncées par le passé mais elles n'ont jamais abouti. Pour le chef de file du Front des forces démocratiques, Thamy El Khyari, il existe, actuellement, une conscience du rôle fondamental que la gauche doit jouer en cette conjoncture. L'objectif affiché par les partis concernés est de rendre la gauche un acteur effectif au sein de l'échiquier politique. Un pôle capable de donner des signaux positifs à la population.

Cela passera-t-il par des mesures concrètes ? Jusque-là, rien n'est encore décidé. Mais d'après quelques militants, il s'avère difficile de collaborer en cette période préélectorale sur la base d'un consensus entre les partis de gauche. Impossible, dit-on, de présenter des listes communes dans certaines circonscriptions, car il faut en premier lieu gérer les tensions internes ayant trait aux guéguerres intestines relatives à la désignation des candidats. La gestion des alliances n'est pas une tâche aisée pour les dirigeants politiques. Elle a souvent été menée sur la base des résultats électoraux.
Certains doutent que le rapprochement des cinq formations de gauche puisse résister aux calculs électoraux, surtout que l'USFP et le PPS ont une autre alliance dans le cadre de la Koutla. Pour Thamy El Khyari, la Koutla fait désormais partie de la gestion du passé alors que le plus important actuellement est de gérer l'avenir.

Un avenir qui impose une union de la gauche dans un cadre clair et précis.

Dans cette phase cruciale de la vie politique du Maroc, les partis concernés sont appelés à mettre la main dans la main dans la perspective de créer un grand parti de gauche, un rêve qui semble encore très lointain. Il faut, en premier lieu, procéder à une évaluation de l'expérience de la gauche pour éviter les écueils du passé. Aussi, l'organisation d'une rencontre nationale regroupant toutes les composantes de gauche s'impose-t-elle pour dépasser le stade des espérances et arriver à des solutions concrètes et opérationnelles.

L'idée est de pouvoir dépasser les points de divergences, qui sont dérisoires en comparaison avec les dénominateurs communs, pour participer à la rationalisation de l'échiquier politique.
Les débats pourront aboutir, par la suite, à des formules innovantes de fusion, à l'image de celle qui a été opérée en 2005 entre l'USFP et le PSD. De l'avis de plusieurs observateurs, la décision de ce dernier d'être dissout a été considérée, à l'époque, comme un acte de bravoure intellectuelle. Pourra-t-on assister à l'avenir à une telle initiative ? C'est très complexe, selon plusieurs socialistes qui estiment qu'il faut en premier lieu bannir les intérêts personnels au profit des valeurs idéologiques afin d'atteindre les objectifs escomptés. Morcelée, la gauche marocaine a besoin plus que jamais de retrouver son éclat d'antan.

Candidatures

La machine de la désignation des candidats est lancée. Impossible d'éviter les querelles internes. Certains partis essaient de mettre en place des règles précises pour calmer les ardeurs des uns et des autres. L'USFP, à titre d'exemple, a déjà tenu des réunions avec les secrétaires régionaux et provinciaux pour débattre des conditions imposées par la conjoncture actuelle et mettre en place la procédure des candidatures. Plusieurs points sont à prendre en considération comme la transparence et la crédibilité du candidat. Si les usfpéistes n'arrivent pas à trancher au niveau régional, la décision sera prise au niveau central.
Les parlementaires actuels auront une place privilégiée dans les listes des candidatures. «On ne pourra pas renouveler les élites parlementaires à 100%. L'idée est d'allier le renouvellement à la continuité», signale un socialiste. Du côté du PPS, on a opté pour trois types de candidatures.

Il s'agit des élus qui ont un ancrage local et ayant démontré une capacité de gestion tant au niveau parlementaire que communal, des cadres de partis qui ne se sont pas présentés auparavant et qui sont désormais motivés pour se lancer dans la bataille électorale et des cadres nouvellement recrutés qui vont porter les couleurs du parti.

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Re: Maroc

Message  Copas le Lun 14 Nov - 21:16

Deouis maintenant plusieurs mois les manifestations se succèdent au Maroc contre le régime
L'incroyable censure des télés françaises ravale au rang de larbins empressés d'un dictateur les médias français



Chefchouen



Casa



La fermentation court contre la dictature



Tanger









En fond se tient également la bataille du port de Tanger qui oppose les travailleurs à la police, les patrons et le régime





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Re: Maroc

Message  irneh09218 le Lun 9 Jan - 22:00

Toujours des manifestations au Maroc, ce coup ci menées par les "berbères" :

http://www.intereconomia.com/noticias-gaceta/internacional/arde-marruecos-20120105
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Re: Maroc

Message  Copas le Ven 3 Fév - 19:59

Un texte détaillé


Maroc : le Mouvement du 20 février un an après
(Europe Solidaire)

CHAWQUI Lotfi
2 février 2012



Une leçon particulière des processus révolutionnaires dans la région arabe concerne, au-delà de l’embrasement général et de la dialectique régionale des luttes, les rythmes différenciés de la lutte pour le renversement des dictatures.

Chaque pays, en fonction de son histoire, de la forme du régime politique, des traditions de résistance populaire et nationale, de ses liens avec l’impérialisme mais aussi de sa structure sociale, connait des embrasements plus ou moins rapides, plus ou moins généralisés. On peut légitimement se demander pourquoi au Maroc, mais la question concerne aussi d’autres situations, il n’y a pas de percée qualitative. Qui n’avance pas recule dit un vieil adage, mais ici on se heurte à un risque inverse : celui de figer des difficultés et problèmes à résoudre, de théoriser la défaite parce qu’il n’y a pas de victoires immédiates. Il est néanmoins nécessaire de prendre du recul, ne serait-ce que pour mesurer la nature exacte des défis qui permettraient au mouvement populaire de se redéployer.
La politique de la monarchie

• La monarchie a gagné une bataille. Elle a su imposer son agenda de réformes octroyées qui va du « changement » de la constitution à l’instauration d’un gouvernement officiellement dirigé par un parti islamiste : le Parti de la Justice et du Développement. Sans doute, cela ne change rien à la situation générale, d’un point de vue global, mais cet agenda (referendum et élections) a eu un effet sur le terrain politique immédiat. Cette séquence, a en effet contribué, à ce que le mouvement se positionne principalement par rapport aux initiatives de la monarchie, plutôt que de définir clairement sa position par rapport à celle-ci. La critique s’est concentrée sur les hommes du sérail, le non représentativité des instances élues et des processus électoraux, l’absence de constitution démocratique, c’est-à-dire sur les formes légales du régime autoritaire, sa cuirasse extérieure, sans remise en cause des fondements réels du pouvoir absolu.

.../... la suite sur le site Europe Solidaire
trouvé via le site sur les révolutions arabes
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Re: Maroc

Message  Vals le Dim 25 Mar - 0:02

Du VIOL au MARIAGE FORCE (Initiative Communiste Ouvrière)


Le 10 mars dernier, Amina El Filali, jeune fille de 16 ans violée, battue et contrainte d’épouser son violeur, s’est suicidée. C’est l’ultime solution dramatique qu’Amina a trouvé pour échapper au piège que lui ont tendu la loi et son violeur.



Le pouvoir misogyne a encore frappé ce 10 mars 2012, et cette fois au Maroc ! Imaginez l’horreur qu’a pu vivre Amina, depuis son viol et du destin tragique qui lui était réservé ensuite.

Dans ce village où s’est déroulée l’agression, la famille a fait appel à la justice du pays pour faire valoir l’article 475 du code pénal marocain, qui prévoit pour les violeurs, d’échapper à des poursuites et d’éviter une longue peine de prison en épousant leur victime si elle est mineure, et pour les familles, de sauver leur « honneur » et de purifier « leurs filles ».


Ainsi, le viol qu’a subi Amina n’était pas suffisant pour la justice et le dictat misogynes de ce pays ! Elle a donc été contrainte par sa famille de se soumettre au mariage forcé avec son violeur au nom de « l’honneur ». Entre les quatre murs de la maison de l’agresseur, que c’est-il passé tous les jours au sein de ce mariage forcé…. Amina n’a eu aucune autre issue que de se donner la mort pour échapper à l’horreur quotidienne.

Les mariages forcés avec leurs violeurs, il en existe tous les jours dans ces pays dirigés par des hommes, pour protéger des hommes. Comme s’il suffisait de violer une femme pour l’épouser. Au Maroc, depuis 2006, le gouvernement promet d’annuler cet article de loi et d’adopter une législation interdisant les violences faites aux femmes. Mais cela n’a toujours pas eu lieu. Des centaines de marocaines ont manifestées dans les rues ces derniers jours pour réclamer une véritable réforme, révoltées par ce nouveau drame qui les touche dans leur liberté, et pour revendiquer l’égalité une fois pour toute.

Ces lois médiévales et misogynes n’ont pas de place dans le monde civilisé. Un monde sans libération des femmes n’est pas un monde libre, et il ne le sera pas tant que ne sera pas mis fin à toutes les formes de discriminations à l’encontre des femmes. Il est temps de prendre la rue ici et partout dans le monde, de toutes nos forces et d’abolir l’apartheid sexuel du régime misogyne pour commencer et demander l’abolition de ces lois qui profitent au coupable, et non à sa victime.

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Re: Maroc

Message  Copas le Dim 8 Avr - 13:49

Les travailleurs des centres d'appel se rebiffent :

La lutte des télé-conseillers de Total Call, filiale de Free au maroc
Salaires, conditions de travail, de transport et la question des repas

Depuis des semaines Total Call est secoué par la protestation des travailleurs :




La solidarité internationale
le communiqué de la CGT-FAPT :

" Cette situation vécue au Maroc est la conséquence de la stratégie des opérateurs et de leurs sous-traitants, qui vise avant tout à préserver voire augmenter leurs marges en faisant de l’emploi et des salaires la variable d’ajustement", écrit la CGT FAPT.

"Ainsi Free, comme les autres opérateurs de téléphonie mobile tirent profit des différences de réglementations et de coût du travail pour remettre en cause l’emploi et les acquis sociaux en France et faire payer aux collègues Marocains le prix de la guerre économique.

La CGT FAPT affirme qu’il n’y a aucune fatalité à la baisse de l’emploi et des rémunérations. Le niveau des marges des opérateurs permet une politique de baisse des tarifs, tout en maintenant l’emploi et le pouvoir d’achat des salariés. La mobilisation dans chaque entreprise doit imposer d’autres choix.

La mobilisation des salariés des centres d’appels dit « off shore » contribue au rapport de force pour combattre la mise en concurrence des salariés et exiger la réponse aux revendications convergentes des salariés de la relation client par téléphone.

La CGT FAPT soutient le mouvement syndical des travailleurs marocains, exige que la direction de Total Call et du donneur d’ordre Free répondent aux revendications et respecte le droit. La direction de « Total Call » doit organiser dans les plus brefs délais des élections afin que les salariés soient représentés et puissent faire valoir leurs revendications légitimes.

La CGT FAPT exige des gouvernements et des opérateurs une autre répartition des richesses au service, de l’emploi, des salaires, des besoins de la population. Des choix pour le progrès social et l’intérêt général plutôt que la rémunération des actionnaires."
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Re: Maroc

Message  Copas le Mar 17 Avr - 22:52

La répression de Total Call, la plate-forme marocaine de Free Télécom met à l'ordre du jour la socialisation de Free sans indemnité
Les grévistes sont agressés par les agents de sécurité de total call la plate forme de Free Telecom délocalisée au Maroc (La grève a commencé depuis le 19/03/2012)

Greve total call avec les fufuzela
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Re: Maroc

Message  Copas le Lun 30 Avr - 22:45

Le prolétariat remuant du Maroc
Grève à Total Call (les centres d'appel de Free au Maroc)
Plusieurs semaines de grève



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Une première victoire !

Message  Roseau le Dim 6 Mai - 17:34

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Re: Maroc

Message  sylvestre le Mar 29 Mai - 9:55

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/05/27/maroc-des-dizaines-de-milliers-de-personnes-dans-la-rue-contre-le-gouvernement_1708026_3212.html

Maroc : manifestation monstre sur fond de hausse du chômage

Le Monde.fr | • Mis à jour le

Abdelilah Benkirane lors d'une conférence de presse à Rabat (Maroc), le 27 novembre 2011.

Des dizaines de milliers de personnes manifestaient, dimanche 27 mai, à Casablanca, la plus grande ville du Maroc où les tensions sociales sont exacerbées par la sécheresse et par un chômage en hausse.

Cette manifestation, qui a surpris par son ampleur est la plus importante contre le gouvernement dirigé depuis janvier dernier par un islamiste, Abdelilah Benkirane. Les élections de novembre 2011 avaient été marquées par une nette victoire de sa formation, le Parti justice et développement (PJD). Elle se déroule à l'appel de deux syndicats proches de l'Union socialiste des forces populaires (USFP, opposition parlementaire).

"Il y a plus de 50 000 personnes [près la moitié selon un responsable de la police] qui manifestent pour appeler le gouvernement à ouvrir un dialogue véritable face à la tension sociale de notre pays", a indiqué Hassan Tariq, un député de l'USFP présent à la manifestation. 

Depuis plusieurs jours, alors que le chômage ne cesse d'augmenter, les responsables syndicaux lançaient au gouvernement des appels au dialogue à propos de la hausse des salaires et de l'amélioration des conditions sociales des salariés. Près de 30 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans sont au chômage, selon un rapport de la Banque mondiale (BM) rendu public le 14 mai à Rabat. Sur les 32 millions d'habitants que compte le Maroc dont près de 11 millions sont âgés de 15 à 35 ans.

Du rond-point de Dakar à celui de Mers Sultan, au coeur de la capitale économique, des milliers de manifestants ont sillonné les grandes artères de la ville, en scandant des slogans hostiles au gouvernement. "Benkirane et Fouad Ali El Himma [un très proche conseiller du roi Mohammed VI], deux faces d'une même monnaie", criaient les contestataires sous la présence discrète des forces de l'ordre. Des centaines de jeunes du Mouvement du 20 février, né dans le tumulte du Printemps arabe et appelant à des réformes profondes de la monarchie, ont également participé à cette manifestation, où les islamistes étaient quasiment absents.



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Re: Maroc

Message  Vals le Jeu 30 Aoû - 12:02

Maroc : le droit de ne pas jeûner...

Au Maroc, à la veille du ramadan et avec la bénédiction du roi Mohamed VI, le ministre de la Communication, Mustapha El Khalfi, issu du parti islamiste au pouvoir (Justice et Développement) avait prévenu : « Les autorités marocaines appliqueront avec fermeté l'article 222 du code pénal marocain de 2010 qui stipule que toute personne qui, notoirement connue pour son appartenance à la religion musulmane, rompt le jeûne ostensiblement en période de ramadan, sans motif admis par cette religion, est passible d'un à six mois de prison et d'une amende de 12 à 120 DH. »

Si les témoignages sont rares, la presse du pays a toutefois rapporté plusieurs incidents impliquant ce que les autorités nomment des « récalcitrants ». Il y a eu tout d'abord l'arrestation de quatre jeunes - deux hommes et deux femmes - à Beni Mellal (centre), qui attendent désormais leur jugement après qu'un fermier les a aperçus en train de manger et de fumer sur la route. Deux ouvriers d'un chantier de constructions près de Casablanca ont perdu leur emploi et sont menacés de poursuites judiciaires pour s'être arrêtés « casser la croûte ».

C'est pourquoi depuis 2009 des jeunes Marocains expriment leur volonté de se battre pour « le droit de ne pas jeûner ». Issus du petit groupe du Mouvement alternatif des liberté individuelles (Mali) après leur spectaculaire pique-nique du ramadan l'an dernier, ils poursuivent leurs protestations cette année sous le nom de Masayminch (nous ne jeûnons pas). Imad Iddine Habib, fondateur du mouvement, évoque toute l'hypocrisie de la loi marocaine : « Nous voulons que cette loi soit abrogée. Nous ne sommes pas croyants et la société n'a pas le droit de nous imposer ses croyances » explique-t-il. Une autre militante du groupe témoigne : « Impossible pour un diabétique de pouvoir manger en public ni pour une femme enceinte de se désaltérer. » Elle est catégorique : « McDonalds, par exemple, refuse de servir ceux qui ont une « gueule d'Arabe ». » Depuis 2010, cette chaîne américaine affiche même sur l'entrée de ses restaurants que « seuls les adultes non musulmans seront servis ». C'est une des absurdités de cette loi, faisant de tous les Marocains des musulmans. Et un militant de Masayminch de Casablanca de conclure qu'il y a là « un héritage du protectorat colonial, du temps où l'on classait les habitants en fonction d'une confession religieuse et où les Marocains étaient forcément musulmans ».

Charles CHAVAUX


LO 31/8
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Re: Maroc

Message  Copas le Dim 30 Déc - 5:08

La protestation populaire contre les augmentations de prix :






les manifs de chômeurs

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