Communisme ouvrier

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Communisme ouvrier

Message  nico37 le Dim 10 Oct - 16:35

Qui sommes-nous ?

Le communisme-ouvrier, c’est le mouvement de la classe ouvrière contre l’exploitation capitaliste.

C’est une société sans classes, c’est l’abolition du salariat, la propriété commune des moyens de production, l’égalité et la liberté. C’est une société qui applique réellement le principe « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».

Le communisme, ce n’est ni l’indépendance nationale, ni l’étatisation de l’économie, ni la nostalgie de l’URSS, de la Chine ou de toute autre dictature soi-disant socialiste, ni le soutien à n’importe quel réactionnaire sous prétexte qu’il est anti-impérialiste.

Dans les luttes sociales, contre le sexisme, contre le racisme, contre le nationalisme, contre l’intégrisme, contre le totalitarisme, contre l’exploitation capitaliste, contre toute forme d’oppression et les discriminations, les communistes sont là, pour préparer la révolution et le véritable changement social.

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Re: Communisme ouvrier

Message  Vals le Dim 10 Oct - 17:05

Ce manifeste est intéressant mais il est difficile de savoir quelle est la filiation de ce groupe, au delà du fait qu'il est l'émanation des "partis communistes ouvriers d'Iran et d'Irak" qui ont souvent des positions justes sur la situation et les tâches des communistes dans ces pays, dénonçant interventions, occupations, agressions militaires de l'impérialisme et s'opposant à toute complaisance vis à vis des criminels islamistes...
Au delà de ça, que représentent-ils vraiment ....?
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Re: Communisme ouvrier

Message  nico37 le Mar 12 Oct - 23:35

C'est une poignée de militants qui en effet font plus oeuvre utile de propagande et d'information qu'un véritable courant du mouvement ouvrier...

nico37

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Re: Communisme ouvrier

Message  élie le Sam 16 Oct - 8:36

Pour vous faire une petite idée de de qu'est l'ICO je vous conseille simplement de consulter le site internet :

http://www.communisme-ouvrier.info/

Le blog grève générale :

http://engreve.wordpress.com/

et bien entendu de lire les textes de Mansoor Hekmat, le théoricien du communisme ouvrier:

http://www.marxists.org/francais/hekmat/index.htm
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Re: Communisme ouvrier

Message  Copas le Lun 23 Avr - 21:14


Un tract-video d'ICO sur les élections



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Re: Communisme ouvrier

Message  élie le Lun 23 Avr - 21:48

Bien cette vidéo....

A voir aussi le blog SOLIDARITÉ OUVRIÈRE sur l'actualité de la lutte des opprimés dans le monde, animé par des militants et sympathisants d'ICO.

http://communismeouvrier.wordpress.com/
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Re: Communisme ouvrier

Message  Copas le Mar 22 Mai - 11:32

Il semblerait qu'un des courants du communisme-ouvrier tente de constituer une organisation plus forte en France.
Le site Initiative communiste ouvrière s'est étoffé ces derniers temps et est paru un article qui précise ce qu'ils veulent faire et comment, extraits (j'ai fait des coupes arbitraires, et il est utile de se reporter à tout ce qu'ils disent autour du fédéralisme » et l’autonomie des groupes).

Des choses intéressantes, notamment sur la compréhension de la période, l'état des organisations du mouvement d'émancipation.

http://www.communisme-ouvrier.info/?Construire-une-nouvelle

Construire une nouvelle organisation
D’abord, pourquoi y a-t-il eu nécessité de construire une nouvelle organisation ?

Nicolas Dessaux. - Le choix de créer une nouvelle organisation sur la base du communisme-ouvrier a pris plusieurs années à mûrir, en gros de 2003 à 2010. La question s’est posée à plusieurs reprises durant cette période, mais il fallait qu’une équipe militante parvienne à se convaincre que c’était à la fois nécessaire et possible ; il fallait oser se lancer.

Le point de départ, c’est le constat, partagé par les fondateurs, que l’extrême-gauche francophone, qu’elle soit « marxiste » ou « anarchiste », était souvent ambiguë sur deux questions centrales et complémentaires : peut-on sacrifier le mouvement ouvrier à une stratégie « anti-impérialiste » ? Peut-on revendiquer l’égalité hommes-femmes « ici », et la tenir pour secondaire « là-bas » ? La guerre et l’occupation en Afghanistan, puis en Irak, posaient ces questions de manière aiguë. Qui soutient-on ? dans quel camp sommes-nous ? Y-a-t-il un « ennemi principal », représenté par les USA, qui autoriserait à soutenir indistinctement tous ses adversaires en mettant nos principes essentiels de côté ? Peut-on soutenir les forces les plus réactionnaires de la planète et renier nos idéaux au nom d’un cynisme stratégique ? Ce ne sont pas des questions théoriques.../...

Sur le nom de leur groupe :
Nous partons à l’offensive dans la guerre de classe, nous avons suffisamment dit et répété que nous ne voulions plus d’une ligne purement défensive face au attaques du patronat.

Si nous créons une organisation, c’est pour qu’elle grandisse et qu’elle se transforme en un véritable parti. .../... Mansoor Hekmat a .../.. dit : « Un parti n’est pas avant tout un groupe ou une organisation politique et intellectuelle qui atteint quantitativement un certain niveau de croissance. Un parti, c’est une organisation qui est entrée dans la bataille pour le pouvoir, qui est entré dans le champ politique à l’échelle sociale. »

Faut-il privilégier les rapprochements avec d’autres groupes existants, et sur quelles bases ?

N.D. - Rechercher le rapprochement quand c’est possible, oui. Privilégier cette solution pour construire une organisation, certainement pas.

Nous ne sommes plus, en France, en Belgique ou en Suisse, à l’époque des partis de masse. Même si les grands partis de gauche regroupent toujours un nombre substantiel d’adhérents, ils n’ont plus un rôle hégémonique dans la classe ouvrière, quand il se souviennent encore de son existence. Il en va de même des syndicats, quand on songe que la CGT a eu jusqu’à cinq millions d’adhérents et qu’elle est aujourd’hui aux alentours de 700 000. Il existe une masse immense de gens, de travailleurs, de chômeurs, qui pensent à gauche, qui aiment l’égalité et la liberté, qui aimeraient voir ce monde changer, mais qui n’adhérent pas pour autant à un parti politique. Ce sont ces gens

Notre point de départ, c’est la critique de l’extrême-gauche existante. Allons nous, comme.../...dans les années 70, entreprendre de vastes débats contradictoires dans le but de convaincre ces organisations de changer leur ligne, [b]de les mettre face à leurs contradictions affraid , de noircir des milliers de pages de bulletins de discussion sans que l’un ou l’autre cède d’un pouce ? .../...
.../... Cela a permis à quelques militants de clarifier leurs idées sur certains sujets, notamment sur l’anti-impérialisme, qui a été notre premier angle d’attaque. Mais, à quoi bon convaincre les gens si nous ne leurs proposons pas de se regrouper, de lutter ensemble ? Les effets de notre critique ne se feront réellement sentir que lorsque nous aurons montrés notre capacité à organiser le combat. Si nous montrons que nous pouvons regrouper des militants nouveaux, organiser des luttes, alors, des militants ou des groupes qui nous observent avec sympathie, mais avec distance, nous rejoindront. Sinon, ils n’auront aucune raison de le faire.../...


On nous a même demandé pourquoi ne pas développer nos idées dans le cadre d’une organisation déjà existante ...

N.D. - D’une certaine façon, c’est une conception idéaliste, non-matérialiste, que de penser que tout cela se résumerait à un débat d’idées. Il suffirait de remplacer des idées fausses par des idées justes, par un débat contradictoire justement assumé par les deux parties. Or, l’expérience militante démontre régulièrement le contraire. Combien de fois avons nous entendu : « Je suis d’accord avec tes critiques sur mon organisation, mais en attendant, c’est un bon cadre pour les luttes que je mène ». Même si c’est une réponse décevante, elle est profondément juste : les gens se regroupent pour agir, par seulement pour partager des idées.

Nous sommes dans une période ouverte, où les militants de différentes organisations coopèrent assez volontiers pour organiser des manifestations, des actions communes, souvent sans discuter entre eux sur le fond. C’est particulièrement vrai en France, où dès que l’on organise quelque-chose, le premier réflexe est de lancer un « appel à signatures » pour regrouper d’autres organisations sur ce projet.

Ce relatif décloisonnement est à comparer avec la violence verbale et physique qui existait entre les organisations dans les années 70. Aujourd’hui, en Europe francophone, nous avons la possibilité de parler à visage découvert, d’échanger avec les militants d’autres organisations.
Même l’entrisme se pratique aujourd’hui à visage découvert. Le NPA, par exemple, assume parfaitement l’existence en son sein de plusieurs courants trotskistes qui ne cachent pas leur opposition à la ligne majoritaire et dont l’ambition de construire une nouvelle organisation en recrutant au sein du parti ne fait mystère pour personne. Le PCF – jadis célèbre pour son monolithisme – abrite aujourd’hui de nombreux courants trotskistes ou staliniens, qui nourrissent les mêmes ambitions.


.../...l’expérience de l’entrisme, que ce soit à visage caché ou découvert, en France, en Belgique, en Angleterre, donne la réponse : les entristes partent au même nombre qu’ils sont rentrés, leur influence s’effondre rapidement et les gens qu’ils influençaient restent dans le « grand parti », dont ils deviennent parfois des dirigeants renommés. Un leader trotskiste belge expliquait dans ses mémoires, avec une grande honnêteté, l’échec magistral de l’entrisme pratiqué dans le parti socialiste de ce pays. Ils contrôlaient quelques régions, et presque toute l’organisation de jeunesse, alors même que le premier ministre socialiste belge était secrétaire de l’OTAN. Lorsque le PS excédé finit par les mettre dehors, personne ne les a suivi. Le schisme espéré ne s’est pas réalisé.
L’organisation est un projet commun

Un parti politique fonctionne différemment, puisqu’il suppose un large socle partagé de conceptions du monde, de pratiques et de culture communes. Il ne peut pas et ne doit pas y avoir de tabous, c’est précisément de là que surviennent les crises : les questions sur lesquelles on pense que tout le monde et d’accord alors qu’on en a jamais vraiment discuté. .../...

.../...L’organisation est un projet commun. En la créant, ses fondateurs mettent en place un certain nombre de caractéristiques qui la délimitent et la définissent. Ceux qui la rejoignent doivent connaitre ces principes et y adhérer. Les difficultés qui surgissent peuvent être de quatre ordres : la révision des principes, l‘interprétation des principes face à une situation concrète, une discussion sur un « angle mort », des problèmes de fonctionnement interne. Il faut donc anticiper la croissance de l’organisation pour ne pas se laisser surprendre par elle, et ce sera vrai à chaque étape. Des règles de fonctionnement claires, conformes à nos principes, un climat de confiance, une bonne répartition des tâches, des mandats précis, une bonne formation et une culture politique partagée.

Je crois qu’il faut distinguer les désaccords qui portent sur les fondamentaux eux-mêmes, sur les objectifs et les délimitations politiques et théoriques de l’organisation d’un côté, et celles qui portent sur la façon de mettre en œuvre ces principes dans une situation concrète.
Les crises qui portent sur les principes mêmes sont insolubles. Regarde le NPA, par exemple : c’était un projet qui suscitait un enthousiasme réel, mais la plupart des questions clef ont été reportées, estompées au nom de l’unité. Quelques années plus tard, non seulement de nombreux adhérents sont partis, mais ceux qui restent ne sont toujours pas en mesure de résoudre les problèmes qui avaient été mal posés au départ. Par contre, dans toute organisation, il est normal qu’il y ait des divergences d’appréciation sur les priorités, sur la façon de faire, sur la manière dont les principes s’appliquent à telle ou telle situation concrète. Quel problème y-a-t-il à cela ?




Une organisation qui grandit, ce n’est pas que le ciel des éternels dangers de bureaucratisation et des querelles intestines qui lui tombe sur la tête, c’est aussi des facilités. Les militants ne sont plus absorbés par les tâches incompressibles et peuvent se spécialiser dans ce qu’ils aiment.

C’est à ce genre de questionnements qu’on mesure les dégâts du stalinisme sur le mouvement ouvrier dans son ensemble. On ne peut pas vouloir changer le monde, penser qu’il faut s’organiser pour cela, et craindre que cette organisation s’agrandisse. Pourtant, c’est bien ce qui se passe.

La bureaucratisation peut refléter plusieurs choses.
Voir cela comme un phénomène qui vient « d’en haut », voir comme la volonté maligne d’une direction lointaine de s’arroger des places inamovibles, c’est prendre le problème à l’envers.
Bien sûr, quand on regarde des organisations déjà très bureaucratisées, comme les grandes centrales syndicales ou les grands partis politiques, ce système est parfaitement institutionnalisé et organisé pour décourager la critique.
Un permanent du PCF disait en substance : « je suis d’accord avec tes critiques, mais moi, si je dis ça, je perd mon boulot ». Il exprimait parfaitement les intérêts de cette couche sociale, pour qui c’est un gagne-pain, quelque soit la conviction et l’énergie sincère qu’ils puissent y mettre par ailleurs.

Mais dans des organisations qui n’ont pas de permanents, dont les militants et la littérature expriment une sincère et louable allergie à la bureaucratie, on constate l’existence de sphères réservées, souvent en décalage avec le reste de l’organisation, mais qui ne sont jamais délogées parce que la majorité des militants s’en fiche, tout simplement, sans se soucier des dégâts que cela peut faire. Donc, il faut que tout le monde puisse s’exprimer, critiquer, changer les choses, mais il faut aussi... que tout le monde le fasse quand c’est nécessaire. C’est le seul remède effectif à la bureaucratisation. Les organisations n’échappent pas aux paradoxes de La Boétie.
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Message  Copas le Dim 10 Aoû - 7:49

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