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Message  Eninel le Mar 6 Fév - 13:21

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Eninel

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Message  Eninel le Mer 18 Avr - 17:58

Mobilisation générale pour le 19 avril 2019. Dirigeants syndicats rompez avec Macron ! Dirigeants syndicaux, dans l'unité, prononcez vous pour le retrait pur et simple du plan Spinetta Macron ! appelez à la grève générale !
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Eninel

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Message  barnum le Mar 1 Mai - 16:15

Stop à Macron tout en le laissant au pouvoir et en attendant les prochaines échéances électorales...le voilà le véritable blablabla! Tout comme les journées d'action à répétition pour diviser, épuiser, démoraliser les travailleurs.

Initiatives diverses et variées notamment pour masque l'appel du Mouvement pour la rupture avec l'Union européenne et la Cinquième république.

"1 an, Macron, ça suffit! Dehors! Unité pour le chasser!"

Appel qui est soutenu par près de 30000 signataires, le POID (site internet "la Tribune des travailleurs"), le groupe La Commune, nombre de militants et sympathisants PCF, Insoumis, Génération.s, PS et ex-PS, NPA...

Tous à PARIS, le 13 mai, 14 h, Place de la République, 50 ans après le " 10 ans, De Gaulle, ça suffit!"

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Message  Duzgun le Mer 2 Mai - 13:54

Tant qu'à faire une manif symbolique, vous auriez pu vous mettre d'accord avec Ruffin sur la date et le lieu ! Laughing Laughing Laughing
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Duzgun

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Message  barnum le Mer 2 Mai - 19:17

Justement, dis le à Ruffin !! Depuis décembre, le Mouvement pour la rupture avec l'Union européenne et la Cinquième république s'est adressé à deux reprises aux différentes organisations ouvrières et démocratiques (dont FI et le NPA) pour l'organisation d'une manifestation nationale unitaire (prêt à changer la date du 13 mai) pour dire: " 1 an, Macron, ça suffit! Dehors! Unité pour le chasser!"
Mais bien sûr, Ruffin, Mélenchon, Laurent, Hamon...veulent bien "faire la fête à Macron" ...mais surtout attendre  2022 et  laisser ainsi les mains libres à l'homme de main du capital financier, pendant que Besancenot joue les rabatteurs médiatiques pour la reconstitution d'une "unité des gauches" en vue des prochaines échéances électorales, se contentant de vouloir faire "dérailler le gouvernement"!
Tous d'accord surtout pour ne pas dire: "Dehors Macron, tout de suite!"

barnum

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Message  Duzgun le Mer 2 Mai - 23:32

Je connais pas Ruffin, j'ai aucun lien avec lui et pas franchement envie d'en avoir vu le personnage. Donc je m'adresse à toi puisque tu es là.
Et je constate juste que vous proposez le même genre de manifs symboliques "alternatives à la grève" (mais qui coûtent encore plus cher qu'un jour de grève pour beaucoup de non-parisienNEs) et donc qu'il est assez risible que vous n'arriviez même pas à vous entendre sur une date commune!
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Duzgun

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Message  barnum le Jeu 3 Mai - 8:51

Ce qui n'est pas risible mais hautement significatif c'est l'accord de tous les "médiatiques" pour surtout ne pas dire "Dehors Macron!", sentiment majoritaire dans le pays, et le black-out sur la manifestation du 13 mai (à Paris, place de la République à 14 h), 50 ans après le 13 mai 68 et son "10 ans, De Gaulle, ça suffit!"

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Message  barnum le Jeu 17 Mai - 11:29

Intervention de Daniel Gluckstein, au nom du POID, au meeting concluant la manifestation du 13 mai

Ce n’était pas évident, mais on l’a fait. On avait dit qu’on manifesterait. On avait dit qu’on ne laisserait pas passer la première année de Macron sans que des milliers soient dans la rue pour dire qu’un an, c’était déjà trop.
Le 7 mai dernier, dans un documentaire diffusé sur France 3, Macron a déclaré la chose suivante : « Versailles, c’est là où la République s’était retranchée quand elle était menacée. » Aucun président de la République, aussi réactionnaire qu’il ait été – et il y en a eu beaucoup –, n’avait osé dire que la République était réfugiée à Versailles.
Camarades, nous sommes ici à l’entrée du cimetière du Père-Lachaise. Dans ce cimetière du Père-Lachaise où se trouve le mur des Fédérés. Il y a 147 ans, sur ce mur des Fédérés, dans la dernière semaine de mai 1871, ont été fusillés les derniers communards. Il y a 147 ans, commençait la Semaine sanglante lors de laquelle, à Paris, entre 40 000 et 100 000 ouvriers, hommes, femmes, enfants, vieillards ont été massacrés par les troupes de Versailles. Et Macron ose dire que la République était réfugiée à Versailles. C’est la réaction qui était réfugiée à Versailles ! L’infâme réaction ! Les communards, eux, avaient dressé le drapeau de la République, le drapeau de la République ouvrière, la première de toute l’histoire.
Alors, nous le disons ici, entre Versailles et la Commune, entre le capital et le travail, entre ceux du CAC 40 qui amassent plus de 100 milliards d’euros de profits chaque année et les retraités à qui on vole des dizaines d’euros chaque mois, le fossé est infranchissable. Et nous le disons clairement : c’est un fossé de classe. Qu’on ne vienne pas nous dire que la lutte de classe s’est évanouie, qu’on ne vienne pas nous parler des fariboles qu’on a entendues dans la campagne électorale. Oui, plus que jamais, c’est classe contre classe, classe ouvrière contre classe capitaliste, travailleurs et jeunes d’un côté, patrons de l’autre, la Commune contre Versailles, le drapeau rouge contre le drapeau tricolore.
C’est pour cette raison que le parti auquel j’appartiens s’appelle « parti ouvrier », car il ne prétend pas représenter les intérêts de toute la société, il parle au nom des intérêts des travailleurs des villes et des campagnes, des chômeurs, de ceux qui ont des papiers, de ceux qui n’en ont pas, des travailleurs du public et du privé, ceux qui sont précaires, de tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre et qui n’ont pas d’autre choix que de vendre leur force de travail pour vivre.
Camarades, ces intérêts s’opposent aux intérêts des banquiers, des capitalistes, des profiteurs et des spéculateurs. Ce parti s’appelle « démocratique » parce qu’il représente les intérêts de la grande majorité : les intérêts de la majorité, c’est la démocratie.
Il s’appelle « indépendant », parce qu’il est indépendant de l’État, de la classe capitaliste ; il est indépendant de tous ceux qui préfèrent financer des partis à leur botte.
Camarades, il y a un an, le POID a refusé d’appeler à voter pour Macron. Bien sûr, il était hors de question de laisser passer Marine Le Pen. Mais Macron était candidat pour détruire les intérêts et les acquis de la classe ouvrière et de la jeunesse. À l’époque, nous avons écrit dans notre journal, La Tribune des travailleurs : « Entre la peste et le choléra, on ne choisit pas. » Un an plus tard, avec Macron, nous avons et la peste et le choléra.
On nous dit parfois : vous voulez chasser Macron, mais par qui allez-vous le remplacer ?
Nous répondons : par personne. Le peuple n’a pas besoin de roi sans couronne. Il a réglé depuis longtemps la question de la monarchie. Nous n’avons pas besoin d’un prétendu président qui concentre tous les pouvoirs. Ce dont le peuple travailleur a besoin, c’est de prendre ses affaires entre ses mains. Il a besoin d’une Assemblée souveraine dans laquelle il décidera lui-même de balayer la Ve République et l’Union européenne. Le peuple travailleur n’a pas besoin d’un roi sans couronne. Il a besoin d’une Assemblée constituante au sein de laquelle il sera possible de constituer un gouvernement ouvrier, un gouvernement qui prendra les mesures pour les ouvriers, un gouvernement qui interdira les licenciements, qui rétablira le monopole public des chemins de fer, de La Poste, qui nommera tous les fonctionnaires nécessaires dans les hôpitaux et dans les écoles, un gouvernement qui n’hésitera pas à prendre les milliards là où ils sont, dans les coffres-forts des banques, et établira la justice sociale pour l’immense majorité.
Camarades, le chemin pour un tel gouvernement sera-t-il long, sera-t-il court ? Nous n’allons pas faire de pronostics. Mais cette manifestation est une étape. Il y en a eu d’autres avant. Il y en aura d’autres après. Vous le savez, le Parti ouvrier indépendant démocratique n’a jamais négligé et ne négligera aucun effort pour agir dans l’unité avec d’autres partis, d’autres organisations du mouvement ouvrier dès lors que c’est pour accomplir le but commun. Et le but commun, c’est l’unité pour chasser Macron.
Alors oui, aujourd’hui, nous sommes heureux et fiers d’entendre l’ensemble des camarades qui m’ont précédé, nous sommes heureux et fiers de constater que depuis des mois et des mois, le travail patient et acharné des militants de toutes tendances a commencé à tisser les fils de l’unité entre nous tous. Nous sommes heureux de constater qu’à cette tribune les uns et les autres ont parlé librement, avec leur appartenance syndicale, leur appartenance politique, mais tous unis dans un même objectif : aider la classe ouvrière et la jeunesse à chasser ce gouvernement.
Camarades, cette unité se forge dans la lutte de classe, dans la grève des cheminots, dans la grève générale sans doute demain. Aujourd’hui, nous le disons : dehors Macron, le versaillais, et vive le gouvernement ouvrier de la Commune de Paris !

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Message  barnum le Ven 1 Juin - 8:43

Deux coups de ciseaux qui en disent long
Éditorial de Daniel Gluckstein •

On ne compte plus les « anciens combattants de mai-juin 1968 » – ou prétendus tels – qui encombrent les médias et y réécrivent l’histoire en escamotant l’essentiel : la grève générale de dix millions de travailleurs posa la question du pouvoir.

Un lecteur vigilant nous signale ce cas étonnant : un hebdomadaire fondé naguère au service de l’émancipation ouvrière censure aujourd’hui… ce qu’il publiait à l’époque. Copiant mot à mot (mais sans le dire) le livre écrit par notre camarade de Massot en 1969 et publié alors par Informations ouvrières, l’hebdomadaire qui paraît encore aujourd’hui sous ce titre donne deux grands coups de ciseaux (non signalés) dans le passage cité*.

Nous sommes le 27 mai 1968. Les travailleurs en grève de Renault écoutent Benoît Frachon, responsable de la CGT, justifier les accords de Grenelle. Passage du livre de De Massot censuré : « “Est-ce à dire que cela signifie pour vous l’abandon de vos revendications ? Absolument pas”, assure le président de la CGT,“après ce qui a été obtenu, d’autres entreprises vont aller plus loin…”.Il faut donc mettre fin à la grève générale sur la base des accords de Grenelle et poursuivre la discussion, si besoin est, entreprise par entreprise. »

Plus loin, nouveau passage censuré, quand de Massot évoque le discours de Georges Séguy, alors secrétaire général de la CGT : « Il les (les accords de Grenelle – ndr) justifie en expliquant que si les négociations s’étaient menées entre un syndicat unique et un “autre gouvernement”, beaucoup plus aurait pu être obtenu. Il est interrompu par les cris de “Gouvernement populaire ! Gouvernement populaire !”. Ainsi le mot d’ordre mystificateur, utilisé comme un alibi par l’appareil dans les récents jours, est retourné contre lui par les travailleurs. “Pour que ça change, dites-vous, il faut un gouvernement populaire, eh bien ! imposons-le, ce gouvernement populaire.” »

Donc les lecteurs de 2018 ne doivent pas savoir qu’en 1968 ce journal dénonçait la dislocation de la grève générale par les dirigeants et qu’il appuyait le mouvement par lequel les travailleurs formulaient l’exigence d’un gouvernement à eux ?

Il est vrai que le soutien au dégagisme populiste de Mélenchon suppose l’abandon de la revendication du pouvoir sur un terrain de classe et le respect du calendrier institutionnel.

Mais, en 2018 comme en 1968, un journal existe qui ne craint pas d’appeler un chat un chat, un journal qui ne censure pas les travailleurs quand, d’une manière parfois confuse et chargée d’illusions, ils revendiquent un gouvernement à eux.

C’est logique puisque ce journal – La Tribune des travailleurs – combat pour la grève générale et pour le gouvernement ouvrier, assumant en 2018 la continuité politique d’Informations ouvrières de 1968.

Lecteurs, peut-on mieux assimiler la signification de la grève générale de 1968 qu’en aidant notre TT, votre TT, à pénétrer dans les couches plus larges de la classe ouvrière et de la jeunesse et à réussir sa campagne d’abonnements ?



* Lire La Tribune des travailleurs, n° 141 (30 mai), pages 12 et 13, et Informations ouvrièresdu 17 mai 2018.



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Message  barnum le Jeu 21 Juin - 16:00

D’où viendra l’issue ?
Éditorial de Daniel Gluckstein •

Ce 18 juin, le gouvernement a adopté le projet de loi Pacte qui privatise les entreprises publiques et « libère » les patrons de « charges » sociales qui pèsent sur eux… Nouvelle contre-réforme qui s’ajoute à celles des retraites, de la SNCF, du Code du travail, du droit d’asile… chaîne ininterrompue d’attaques anti-ouvrières et antidémocratiques qui semble destinée à s’allonger chaque jour…

Combien de temps encore ?

Entré dans une période de décadence et de décomposition, ce système capitaliste est non seulement incapable de proposer la moindre réforme sociale, mais il s’acharne à reprendre toutes les anciennes réformes.

Et il ne s’agit pas uniquement de la France : toute l’Europe est entrée dans l’ère des contre-réformes économiques et politiques.

Et il ne s’agit pas du caprice de tel ou tel gouvernement en particulier : on privatise et on déréglemente les droits ouvriers aussi bien sous le drapeau du populisme de tous bords en Italie que sous celui de la grande coalition en Allemagne, ou du PS soutenu par toute la « gauche » au Portugal (sans oublier la coalition en cours de formation PSOE-Podemos en Espagne décidée à poursuivre la politique austéritaire de Rajoy).

Ce même 18 juin, un communiqué publié par les travailleurs des Catacombes à Paris informe que leur grève a arraché l’essentiel de leurs revendications. Ce résultat, ils le doivent, expliquent-ils, au respect des décisions prises en assemblée générale par les délégués mandatés et contrôlés par elle, formant un bloc uni avec les syndicats sur les revendications précises, contrôlant à chaque étape le résultat des négociations et décidant souverainement de la suite à donner.

Le front, uni et soudé, des travailleurs et des organisations, avec les délégués élus et mandatés sur les revendications, ouvre la voie à l’action victorieuse. Et pas seulement aux Catacombes. N’est-ce pas le problème posé dans la grève des cheminots ?

Face au gouvernement Macron, gouvernement de classe, anti-ouvrier et réactionnaire sur toute la ligne, les travailleurs ont besoin d’entendre et de tenir un langage clair. C’est-à-dire un langage de classe.

Qu’on ne vienne pas leur parler de « populisme » sans contenu de classe : celui-ci respecte les institutions au point de vouloir laisser Macron en place jusqu’en 2022. Qu’on ne vienne pas leur parler d’une « gauche » unie : à Paris, la grève s’est dressée contre une municipalité d’union de la gauche, aux ordres des banquiers et des privatiseurs.

L’issue viendra du mouvement par lequel les travailleurs mobilisés prennent en main leur propre destin, sans craindre de rompre avec les institutions d’oppression et d’exploitation. Du comité de grève de délégués élus et mandatés avec les organisations sur les revendications aujourd’hui, jusqu’au gouvernement de délégués élus et mandatés, gouvernement des organisations unies de la classe ouvrière, demain, face à la bourgeoisie : il y a une différence d’échelle, mais aussi un fil de continuité. Celui d’une politique ouvrière authentique au service de laquelle se construit le parti ouvrier.

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Message  barnum le Jeu 2 Aoû - 13:13

La crise de la Vº République au jour le jour
Par Daniel Gluckstein •

Le 27 juillet, les députés du Parti socialiste, du Parti communiste et de La France insoumise ont déposé une motion de censure commune contre le gouvernement. Cette motion critique des « dysfonctionnements graves (et) une dérive autocratique au sommet de l’État » ; elle met en cause « plusieurs responsables au plus haut niveau de l’État », ainsi que « le Premier ministre, qui a refusé de s’exprimer devant l’Assemblée nationale » et « les députés de La République en marche ».

Le nom de Macron est absent de ce texte, de même que sa fonction et sa responsabilité dans l’affaire Benalla. Tout juste y trouve-t-on cette allusion : « Les faits interrogent les habitudes du président de la République en matière de sécurité. »

Le dépôt de cette motion de censure, acte symbolique (elle sera rejetée), n’a qu’une fonction : indiquer ce que « la gauche unie » veut et ce qu’elle ne veut pas.

Ce qu’elle veut : condamner une situation où « la confiance que le peuple doit accorder au gouvernement et dans ses institutions est compromise ».

Ce qu’elle ne veut pas : remettre en cause l’autorité du chef de l’État et les institutions de la Ve République.

Pourtant : si un seul individu doit être mis en cause, c’est Macron ; et si des institutions devaient être accusées, ce n’est pas tel ou tel service de police ou de justice, mais bien la Ve République dans son ensemble.

De dirigeants politiques qui prétendent parler en son nom, le peuple travailleur serait en droit d’attendre un appel clair à rompre avec ce régime discrédité et rejeté, et non un appel clair à le sauver.

De dirigeants se réclamant des intérêts ouvriers, populaires ou simplement de la démocratie, il serait en droit d’attendre qu’ils sus- pendent toute participation aux travaux de l’Assemblée nationale aussi longtemps que n’auront pas été retirés de l’ordre du jour les projets de loi destructeurs que le gouvernement persiste à vouloir y inscrire.

Allons plus loin. Pourquoi ces dirigeants n’iraient-ils pas jusqu’à soumettre une motion qui dise : « Constatant l’étouffement de toute discussion sérieuse dans la commission d’enquête parlementaire, et constatant que cet étouffement n’est pas une dérive mais une conséquence de la nature antidémocratique des institutions, l’Assemblée nationale s’autodissout ; elle convoque des élections générales à une Assemblée constituante chargée d’écrire une Constitution conforme à la démocratie, c’est-à-dire aux besoins de la majorité du peuple, au plan politique comme au plan social » ?

On objectera qu’une telle motion n’aurait pas davantage de chances d’être adoptée ?

Elle aurait en tout cas le mérite d’ouvrir une perspective claire, répondant à l’aspiration qui monte dans tout le pays.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique a manifesté le 13 mai dernier, avec des travailleurs et des militants de toutes tendances, sur les mots d’ordre : « Macron, dehors, un an, ça suffit ! Dehors la Ve République et l’Union européenne ! »

Nous n’avons rien à modifier à ce mot d’ordre aujourd’hui. Au contraire.


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