A bas le syndicalisme collaboration de classe !

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Ven 9 Mar - 12:11

Pour les camarades qui nous lisent, nous savions que tu n'étais pas dialecticien pour deux ronds, à présent nous pourrons douter de la qualité de ton matérialisme.

Ce jour tu me reproches "le renversement des responsabilités" quant à la triste situation politique que nous vivons, entre direction et classe.

Moi j'affirme que directions et appareils syndicaux "...ne sont forts que parce que les travailleurs désertent les syndicats...".

Toi évidemment par pur esprit de contradiction, tu penses le contraire: "...les travailleurs ne se syndiquent plus parce que les appareils bourgeois agissent exclusivement dans l'intérêt de leurs maîtres, le capital financier et ses gouvernements !!..."

Même si tous les deux nous faisons une même constatation juste, et désolé de te le dire une constatation qui n'est pas de nature à faire sauter au plafond un révolutionnaire, à savoir que les effectifs dans les syndicats sont en chute libre, il n'en reste pas moins qu'à travers cet exemple nous avons deux approches antagonistes de la manière de regarder la réalité, une matérialiste la mienne, une idéaliste la tienne.

Parce que je suis matérialisme je m'interdis d'idéaliser le prolétariat quant bien même politiquement je le défends. Je dis la vérité.

Toi parce que tu es idéaliste, ce prolétariat tu le vois à travers le miroir déformé d'une image d'épinal fixe et splendide. Tu te racontes des films, tu te racontes ta vérité.

Tu serais presque à féliciter les travailleurs pour leur lucidité ,à ne pas rentrer dans les syndicats puisque les chefs roulent pour les patrons.

Moi non. Je considère comme un indice important, permettant de juger de la maturité d'un prolétariat donné, à un moment donné, le taux de syndicalisation dans un pays donné. Je ne vois dans le comportement actuel du prolétariat aucune lucidité.

Toi tu penses que le prolétariat est fort, que nous sommes tout proche de la prise du pouvoir, à tout le moins à même de déposer le bonaparte Macron.

Moi je déplore que ce prolétariat n'a pas même une conscience de classe suffisante, le faisant rentrer inconditionnellement dans les syndicats. On arrive déjà pas à neutraliser Martinez, alors Macron !!!

J'ai souvenir que ce terme "inconditionnel' à toujours été pour toi un grand mystère, que ce soit pour ce qui concerne les élections, que maintenant pour adhérer par principe dans un syndicat ouvrier, quelque soit sa politique, quelque soit la qualité de ses dirigeants.

Mais le problème c'est qu'une maison se nettoie de l'intérieur. Et si les travailleurs ne rentrent pas très vite dans leurs syndicats, et comment peuvent-ils rentrer si les révolutionnaires les en dissuadent, les directions syndicales en s'appuyant sur leurs appareils (qui faute de mieux suivront leurs directions ) vont réussir à faire passer la politique de Macron.

Une politique qui a terme va détruire nos organisations syndicales de classe, aussi surement que la politique de Hollande et Valls a détruit le PS, et celle de Laurent le PCF.

Ce matin Besancenot passait à la TV. Très bien ce Besancenot, une grande facilité à passer dans les médias. Charmant, sympathique, persuasif même à dénoncer certains trucs, une très forte audience, une très forte influence.

Mais quand le journaliste lui demande de livrer son opinion sur la politique des directions syndicales, est-ce acceptable qu'il réponde, qu'il est par principe, pour "l'autonomie du mouvement syndical" ?

Nous devons partir à l'assaut des syndicats de classe comme ils sont, en s'appuyant sur le prolétariat et les appareils, nous devons ouvertement en revendiquer le pouvoir, chasser les chefs réformistes, payer et contrôler l'appareil, afin que ces syndicats, d'une orientation de collaboration de classe, passent à une orientation lutte des classes, une orientation révolutionnaire qui fera revenir les travailleurs dans les syndicats.

Si les directions des partis d'extrême gauche n'épousent pas très vite cette orientation, nous sommes cuits.
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Ven 9 Mar - 12:31

Tout ce baratin pour finalement nous expliquer que si les milieux ouvriers s'abstiennent à 70-80%, c'est parce qu'ils sont dépolitisés !!! Conclusion de notre matérialiste dialecticien ( le fait même de le répéter sans cesse en prouve simplement l'inverse!!): Macron est légitime, il est fort, ne combattons surtout pas pour en finir au plus vite ! S'en remettre aux appareils bourgeois pour trouver une solution, c'est rejeter le combat pour le Front unique à la bas seul moyen d'imposer le Front unique au sommet, et donc d'être en dernière analyse d'être complice du capital financier et de son gouvernement et de ceux qui nous disent "attendons 2022"!

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Ven 9 Mar - 18:58

Il va être très difficile pour toi à espérer construire le parti ouvrer révolutionnaire, si tu persiste à tricher et à faire dire à tes camarades des choses qu'ils ne disent pas et ne penses pas.

Je n'ai pas écrit et donc je n'explique pas "que si les milieux ouvriers s'abstiennent à 70-80%, c'est parce qu'ils sont dépolitisés !!!", j'écris qu' un taux de syndicalisation faible n'est pas de nature à penser que le prolétariat est fort.

Je n'ai pas écrit que "Macron est légitime et fort", je pense que sa force il la tire du fait que nous sommes faibles et divisés, dirigés par des traîtres patentés.

Je ne conseille pas l'attentisme: "ne combattons surtout pas pour en finir au plus vite (avec lui)", je propose au contraire la tactique susceptible de bloquer ses réformes libérales, et peut être même le renverser.

Je n'écris pas qu'il faut "s'en remettre aux appareils bourgeois pour trouver une solution", j'écris que si les appareils ouvriers-bourgeois des syndicats veulent s'ouvrir un avenir, ils leur faut épouser une politique révolutionnaire.

Je ne "rejette pas le combat pour le Front unique à la bas seul moyen d'imposer le Front unique au sommet" je dénonce les copies et les faux.

Pour ce qui concerne 2022, si tu étais véritablement un marxiste, tu te rendrais compte par toi même, que vue le moment particulièrement électrique et tendu de la lutte des classes actuelle, 2022 c'est loin, c'est très loin !
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Ven 9 Mar - 19:48

Bien sûr que si que tu considères Macron comme légitime, tu me l'as dit à différentes reprises !! On peut retrouver sur ce fil et sur le précédent les citations!
Bien sûr que si que tu refuses de combattre pour en finir au plus vite avec Macron, au nom d'un danger fasciste, ça aussi tu l'as dit, mais peut-être as-tu la mémoire courte du fait de ton grand'âge!
Bien sûr que si que tu considères le prolétariat comme non mûr pour la révolution, dépolitisé....
"Je considère comme un indice important, permettant de juger de la maturité d'un prolétariat donné, à un moment donné, le taux de syndicalisation dans un pays donné. Je ne vois dans le comportement actuel du prolétariat aucune lucidité".

Bien sûr que si que tous veulent attendre 2022, les bureaucraties politiques et les bureaucraties syndicales  en tête, d'où leur programme de journées d'action bidon! De là à ce qu'ils réussissent !! Mais qui veut donc "les aider à s'ouvrir un avenir" ?
Bien sûr que si que toute ton orientation, c'est le tête à tête avec les appareils puisque pour toi le prolétariat n'est pas prêt.... il ne se syndique plus, il ne vote plus, il refuse de plus en plus de participer aux actions nationales bidon pendant que souvent il réalise le Front unique à la base  (cf les milliers de grèves "locales" que tu ne vois pas)!
QUI TRICHE DONC ?

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Sam 10 Mar - 12:24

"...Il faut une riposte à la hauteur de l’attaque de Macron ..."
07 mars 2018


Le billet de Lutte Ouvrière de cette semaine, très bien écrit, lucide quant à la situation politique actuelle, tout proche d'annoncer la seule politique susceptible d'aider le prolétariat a se hisser à la hauteur de l'attaque du gouvernement Macron-Philippe.

"...Il y a une réelle provocation dans l’ampleur des attaques annoncées contre les cheminots comme dans le fait de vouloir les imposer par ordonnances, sans même faire semblant de discuter avec les syndicats. Face à une telle déclaration de guerre, des organisations ouvrières dignes de ce nom devraient tout faire pour préparer et organiser dès maintenant la riposte. Le moins qu’on puisse dire est que les directions syndicales, y compris celle de la CGT, ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités..."

Pour LO les directions syndicales ne se montrent pas à la hauteur de leurs responsabilités. Pourquoi ?


"...La réforme proposée par Spinetta contient toute une série d’ attaques contre la relative sécurité de l’emploi dont bénéficient encore la majorité des cheminots, à l’égal des fonctionnaires. Elle en annonce la fin en prévoyant aussi de licencier tous ceux qui ne suivraient pas le passage au privé de leur ligne et qui n’accepteraient pas une seule proposition de mutation. Ces deux mesures visent à faciliter les licenciements. Elles s’ajoutent à la progression depuis des années des embauches hors du statut réglementaire des cheminots et au développement de la sous-traitance. À SNCF réseau, la partie de la SNCF qui assure l’entretien et le remplacement des voies, les travaux sont effectués à 50 % par la sous-traitance. Plus généralement, 30  % des nouveaux embauchés en 2016 l’ont été selon les règles du secteur privé. Le projet de réforme s’intègre dans une attaque générale du patronat et des gouvernements à son service, qui dure depuis des années et vise à liquider progressivement toutes les règles pouvant donner aux travailleurs une certaine sécurité de l’emploi. Avec cette réforme, Macron, comme tous ses prédécesseurs, ne fait qu’obéir aux ordres du patronat. Il s’attaque à l’une des dernières catégories de travailleurs réputées avoir un emploi à vie. Macron lance cette épreuve de force au moment même où il annonce la suppression de 120  000 postes dans la fonction publique. Il choisit aussi de passer par ordonnances. Ce n’est pas qu’il doute du vote des Assemblées, majoritairement à ses ordres. Mais c’est une manière brutale et provocatrice de dire aux syndicats que, même s’ils sont reçus par le gouvernement et lui expriment leurs désaccords et leurs propositions, il n’y a rien à négocier, l’affaire est déjà pliée..."

Il n’y a rien à négocier, l’affaire est déjà pliée nous dit fort justement LO, et ce parti politique de dénoncer l'orientation invraisemblable des directions syndicales de maintenir leur présence dans ces concertations bidons.

"...Macron veut frapper fort
Macron fait un pari : il gagnera beaucoup s’il parvient à faire plier et les cheminots et l’ensemble des syndicats. Il s’attaque à un secteur fort de son nombre et de son rôle central dans l’économie, réputé pour sa conscience et sa combativité. Il s’attaque aussi à tous les syndicats à la fois, obligeant même les plus modérés d’entre eux à réagir à la claque que constitue le passage par ordonnances. Tous les syndicats dénoncent donc la méthode. Même FO, même la CFDT s’offusquent, en tout cas du passage par ordonnances. Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, est allé jusqu’à déclarer, avec un cynisme qui frise la sincérité : « Si on nous piétine, il ne faudra pas venir nous chercher pour éteindre l’incendie ! » Mais que proposent les syndicats, y compris la CGT, le plus puissant d’entre eux à la SNCF, pour s’opposer à la réforme ? ..."


Oui que propose les directions syndicales ?

"...À l’annonce des ordonnances, Laurent Brun, le secrétaire de la féd ération CGT des cheminots, a bien parlé d’un mois de grève, qui serait nécessaire pour faire reculer le gouvernement. La grève a aussi été évoquée par l’ UNSA, Sud-rail et la CFDT qui a même fait mine d’envisager la grève reconductible à partir du 14 mars. Mais il ne suffit pas de parler de grève, il faut la préparer réellement, et pas seulement par quelques déclamations plus ou moins radicales..."


Rien ! Les directions syndicales couinent et préviennent le gouvernement que si la colère explose, elles ne pourront sans doute plus la contrôler.

"...Au-delà de telle ou telle mesure contenue dans le rapport Spinetta, Macron a engagé une épreuve de force avec les cheminots. L’issue de cette épreuve de force aura des conséquences pour tous les travailleurs. La déclaration de guerre de Macron aurait exigé une réponse immédiate. Mais Martinez, le secrétaire confédéral de la CGT, a déclaré que les syndicats avaient décidé d’attendre le 15 mars, pour se laisser le temps de voir si les négociations avec le gouvernement allaient dans le bon sens, avant de lancer éventuellement la grève. Le gouvernement se met en ordre de bataille, et lui n’a donné pour seule consigne que d’attendre !..."

Le gouvernement se met en ordre de bataille, et les syndicats ne donnent pour seule consigne que d’attendre !

"...La fédération CGT se contente donc pour le moment d’appeler à la manifestation du 22 mars pour l’ensemble de la fonction publique. Seul Sud-rail a déposé un préavis de grève nationale, et encore seulement pour le 22 mars. La fédération CGT continue à s’excuser de ne pas appeler à la grève au niveau national le 22 mars, pour permettre aux trains de rouler et de transporter tous les cheminots vers la manifestation parisienne. Quel plaidoyer lamentable pour justifier l’ inaction ! Comme si les cheminots, tout en étant en grève, ne pouvaient pas acheminer les manifestants ! Et surtout, elle n’annonce rien de précis pour la suite..."


La solution pour faire monter nos camarades de provinces: Les cars Macron !

Cette plaisanterie faite, le parti LO fait un constat lucide des directions syndicales, principalement la CGT-PCF , prenant sur elles , encore plus que d'habitude, de saboter et d'interdire toute mobilisation des cheminots. Très bien ! Mais que propose LO pour vaincre cette difficulté et aider quand même les travailleurs à se défendre ? Rien !

"Il faudra se défendre
Pourtant, la plupart des cheminots sont conscients de l’ampleur de l’attaque, et du fait qu’elle concerne aussi l’ensemble du monde du travail. S’ils sont pour le moment très attentifs à l’unité syndicale et dans l’attente de ce que fera la CGT, beaucoup comprennent, y compris parmi les militants syndicaux, qu’il serait grave pour l’avenir de laisser passer cette attaque sans réagir. Beaucoup disent d’ores et déjà qu’ ils seront en grève le 22 mars et qu’ils participeront à la manifestation. Mais une manifestation, aussi réussie qu’elle soit, une journée de grève, aussi massive qu’elle soit, si elles peuvent être un avertissement, ne suffiront pas à faire reculer le gouvernement. Pour cela, il faudra toute l’énergie, la détermination des travailleurs du rail conscients de l’enjeu, leur capacité aussi à entraîner leurs camarades de travail dans les manifestations et dans la grève..."



Valérie FONTAINE nous écrit là un très bon article résumant le paradoxe incroyable proche de cette opération Barbarossa de triste mémoire ou les armée d'Hitler envahissaient l'URSS le 22 juin 1941:

La résistance des Soviétiques est assez décousue sur la plus grande partie du front : des groupes de soldats se rendent au premier blessé. Lorsque, à partir de 3 h 30 du matin, les premiers pilonnages ont lieu, Staline, perplexe sur les motivations allemandes, interdit aux militaires de répliquer ou d'ordonner les déploiements prévus par les plans de mobilisation, pensant n'avoir affaire qu'à une attaque locale, malgré les renseignements de Timochenko concernant toute la longueur de la frontière occidentale de l'Union Soviétique .

Martinez, perplexe sur les motivations de Macron, interdit aux cheminots CGT de répliquer ou d'ordonner les déploiements prévus par les plans de mobilisation, pensant n'avoir affaire qu'à une attaque locale, malgré les renseignements de Besancenot et Arthaud concernant toute la portée de l'attaque en cours. Besancenot et Arthaud doivent demander la tête d'une telle direction syndicale, où renoncer à jamais d'avoir la prétention d'aider les cheminots.

Pour que LO, qui se dit un parti révolutionnaire, ouvre une perspective de combat aux cheminots, contre la politique capitularde des staliniens, se hisse au niveau de l'attaque en cours, peut-il se contenter de ce type de phrase alambiquée et parfaitement obscure pour le commun des mortels ?

"il faut toute l’énergie, la détermination des travailleurs du rail conscients de l’enjeu, leur capacité aussi à entraîner leurs camarades de travail dans les manifestations et dans la grève."

Non ! Il faut que la direction de LO assume sa responsabilité de parti avant gardiste.

Il faut que cette direction dise que l’énergie, la détermination des travailleurs du rail conscients de l’enjeu, leur capacité à entraîner leurs camarades de travail dans les manifestations et dans la grève, cela ne peut se faire, qu'à partir du moment où les partis d'extrême gauche engagent, une campagne nationale de dénonciation des couards à la tête des syndicats, appelle en Assemblée Générale les sections syndicales combatives et les cheminots grévistes, à se constituer en des comités de grève, à fédérer ces comités jusqu'à un comité de grève central.

A défendre le principe que ce sera à cette direction, unique et démocratique, du combat des cheminots le droit de diriger le mouvement et de parler au nom des cheminots , jusqu'au retrait pur et simple du projet gouvernemental.
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Sam 10 Mar - 16:41

C'est vrai que LO est bien placée comme "parti d'avant-garde", elle qui a couvert les 14 journées d'action des appareils sur la loi El Khomri en refusant de combattre pour la grève générale et le blocage du pays et qui s'apprête à peindre en rose toute initiative de ces mêmes appareils! E Eninel a enfin trouvé un refuge!!

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Dim 11 Mar - 12:22

barnum a écrit:C'est vrai que LO est bien placée comme "parti d'avant-garde", elle qui a couvert les 14 journées d'action des appareils sur la loi El Khomri en refusant de combattre pour la grève générale et le blocage du pays et qui s'apprête à peindre en rose toute initiative de ces mêmes appareils! E Eninel a enfin trouvé un refuge!!

Mais moi je n'attends qu'une chose c'est que les directions POID POI NPA et LO poussent leurs organisations à devenir des partis avant gardistes.

Et crois moi, le jour que cela arrivera, toutes les petites trahisons passées, personne ne s'en souviendra, si ces partis poussent les directions syndicales à se constituer en un front syndical et font que les syndicats en s'appuyant sur le prolétariat terrassent la bourgeoisie de Macron.

Et comment les partis pré cités peuvent-ils faire pression sur les directions syndicales ? En appelant dès maintenant les travailleurs les plus conscients, les plus décidés, à se préparer à constituer des comités de grève.

Les directions LO et le NPA n'en sont pas là pourras-tu me dire ! Ta direction du POID non plus !

Devons-nous considerez pour autant ces directions comme des directions bourgeoises à la tête d'organisations ouvrières ?
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Dim 11 Mar - 18:58

Jamais des comités de grève ne préexistent la grève elle-même!! Déjà dit!
Contrairement à la majorité du NPA, au POI et à LO, le POID ne "lèche pas le cul des appareils bourgeois" et combat pour la grève générale, le blocage du pays, et pour un Gouvernement ouvrier.

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Lun 12 Mar - 8:14

barnum a écrit:Jamais des comités de grève ne préexistent la grève elle-même!! Déjà dit!

Pauvre camarade Barnum , aveuglement derrière ta direction POID , profondément coupable de ne prendre aucune initiative, à ne rien anticiper et ainsi laisser les mains libres aux directions syndicales d'organiser la prochaine mobilisation des cheminots comme ils les sabotent traditionnellement.

En juin 2014 il y avait déjà mobilisation cheminote, voilà comment un tract de l’Étincelle en rendait compte:

http://forummarxiste.forum-actif.net/t645p100-sncf

"...Mardi 1er juillet 2014
Vive notre grève… un bon galop d’essai !

Malgré 12 jours de grève, et parfois plus, à l'appel des fédérations CGT, Sud et FO, la réforme du ferroviaire voulue par le gouvernement et Pépy a été adoptée par l'assemblée. Notre détermination, la participation massive de jeunes à des cortèges dynamiques de manifestations (autorisées ou non par la préfecture) et la jonction que nous avons commencée à faire avec d'autres travailleurs soumis aux mêmes attaques a fait craindre au gouvernement une « coagulation » des mécontentements..."


12 jours de mobilisation pleine d'enseignement comme nous allons le voir, puisque cette grève, même si elle aura fait un peu trembler: "fait craindre" le gouvernement Hollande-Valls de l'époque, faute de "jonction" des foyers de mécontentements ne pouvait pas interdire une sale politique libérale de passer.

"...le « tous ensemble » est vraiment une nécessité. Aucun secteur s’il reste isolé ne peut l’emporter seul, même le nôtre qui pèse fortement sur l’économie et la situation sociale du pays..."

"...Ce langage n'était pas celui des directions syndicales qui n'avaient aucune envie d'encourager la lutte à déborder le cadre de la SNCF. Non, les fédérations, qui discutaient le contenu de la réforme depuis un an et demi avec le gouvernement et la direction de la SNCF sans rien en dire ni aux cheminots ni à leurs adhérents, ne souhaitaient pas que la grève pose les problèmes communs à tous les travailleurs de ce pays. Elles ne voulaient que quelques aménagements à une réforme à laquelle elles étaient associées...."

"...les fédérations CGT et Sud, c’est un tout autre problème puisqu’elles ont impulsé la grève reconductible, non sans que certains dirigeants de la CGT, qui y pesait le plus lourd, ne précisent ici ou là qu’ils la voulaient reconductible mais courte !..."

"...les directions syndicales commençaient dans les assemblées générales, soit à appeler à la suspension du mouvement, soit à faire comprendre, tout en votant la continuation, qu’elles en étaient partisanes… C’est à ce moment-là que les fédérations, aussi bien Sud que la CGT – puisque leur unité syndicale pour la reprise du travail a été parfaite ! – n’ont plus offert aucune perspective au mouvement, aucune échéance de manifestation ou rassemblement, et ont prétendu avoir choisi de ne plus appeler à rien… parce que c’est aux seuls grévistes qu’il serait revenu de décider. Intéressant de voir quel usage les bureaucraties peuvent faire de la démocratie !..."


Intéressant de voir quel usage les directions syndicales peuvent faire de la démocratie, de cette tactique de la grève donnée comme reconductible, secteur par secteur par la base, n'étant en fait qu'un moyen pour que les secteurs faibles pèsent sur les secteurs forts. Obligeons-nous à rajouter que ces manœuvres bureaucratiques ne sont possibles depuis 1995 qu'à partir du moment où les directions d'extrême gauche les ont toujours plébiscitées et jamais dénoncées !

"... Les différents amendements adoptés par le parlement n’ont donc été que de l’enfumage pour nous faire reprendre le travail. Thierry Lepaon (secrétaire général de la CGT), finalement suivi du Front de Gauche (PC et Mélenchon), avaient décidé, après leur petit baroud d’honneur, de montrer ainsi patte blanche au gouvernement. Et tous finalement, à la suite de Hollande et Valls, d’appeler à reprendre le boulot - Sud et FO suivant le mouvement..."


Enfumage constate le groupe l'Etincelle, et de nous relater toutes les insuffisances d'un mouvement ayant par trop manqué de préparation pour pouvoir espérer résister au coup bas de ses faux amis.

"...Aux grévistes eux-mêmes de prendre la main ! Avions-nous l’envie, et les moyens, de continuer la grève et de les faire plier ? Probablement. Mais il nous a manqué un certain nombre de choses ..."

"...Il nous a manqué aussi une coordination entre nos assemblées générales locales, généralement « interservices » dans les grandes gares parisiennes sauf la gare de Lyon, mais qui restaient cloisonnées sans lien organisé entre elles. Il nous aurait fallu cette véritable coordination, si possible élue et représentative. En son absence les destinées de la grève sont restées aux mains de directions syndicales qui au bout de 8 jours décidaient de siffler la fin de la partie ..."

Lis bien camarade Barnum ce compte rendu, et va trouver ta direction POID, leur dire qu'en général un Comité de fête se rassemble, non pas pendant ou après une fête, mais avant !

"...Ici ou là pourtant, des grévistes ont tenté de s’organiser eux-mêmes, d’éditer eux-mêmes tracts ou journaux, de se réunir pour discuter et décider de leur mouvement – ce à quoi aspirait précisément une nouvelle génération de jeunes cheminots, fortement présente dans cette grève ..."

"...En région parisienne, une « AG des AG » a réuni une centaine de grévistes de diverses gares et secteurs éclatés, et fixé un rendez-vous de rassemblement commun à Paris le 24 juin ..."



Oui mais voilà, parce que nos camarades n'avaient pas anticipé les événements à venir, parce qu'en amont ils n'avaient pas préparé les conditions de la mise en place le premier jour de grève des comités ouvriers, leur comité central de la grève, leur "AG des AG" ce 24 juin, arrivé bien trop tard,
ne pouvait pas éviter qu'une fois de plus, ce soit les directions syndicales qui aient le dernier mot.

Les tuiles qui protègent de la pluie sont façonnées par beau temps dit un proverbe chinois, et les comités ouvriers de bas en haut, qui doivent nous protéger de la légion de nos faux amis dans le mouvement ouvrier, au moment des événements, doivent se penser, se décider, être popularisé dès maintenant par les directions des partis d'extrême gauche comme le NPA, LO, le POI ou le POID.



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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Lun 12 Mar - 14:03

Tu peux disserter à perte de vue..... je te rappelle qu'en mai 68 seule l'OCI combattait pour le comité central de grève et que la question des comités d'action pour briser la résistance des appareils contre-révolutionnaires (en imposant le Front unique) et celle des AG souveraines, des comités de grève élus réalisant le Front unique à la base, leur fédération et leur centralisation... sont au coeur de la réflexion des militants trotskystes pour anticiper la grève générale à venir ( tiens donc, pour toi, on est donc bien dans une situation pré-révolutionnaire et non dans un pré-fascisme!! Quel tournant à 180 degrés, une vraie girouette comme l'est tout petit-bourgeois effrayé!).
Mais en faire de l'agitation avant même que la grève n'ait lieu !!!! Tu mélanges tout, ce qui correspond au comité des fêtes en vue de la future fête, ce sont les comités d'action mis en avant par Trotsky en 1935, avant la grève générale de 1936 dont on ne pouvait prévoir ni la forme, ni le contenu, ni le déroulement..... ou encore aujourd'hui les comités pour l'unité impulsés par le POID.
Et alors faire d'une coordination nationale un comité central de grève!!!... on est vraiment loin du Trotskysme et c'est d'ailleurs en général la politique des mouches du coche des appareils, style NPA ou LO par exemple qui préfèrent d'ailleurs la grève reconductible secteur par secteur plutôt qu'une grève générale illimitée, sans doute pour ne pas épuiser ces malheureux ouvriers, pour eux bien fatigués et démoralisés, et laisser, un peu comme toi, l'initiative aux appareils bourgeois (même si tu ne défends pas la grève reconductible!).

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mar 13 Mar - 9:11

barnum a écrit: tiens donc, pour toi, on est donc bien dans une situation pré-révolutionnaire et non dans un pré-fascisme!! .

Et c'est moi qui confond tout !
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Mar 13 Mar - 10:46

Réfléchis mon pauvre Eninel !! C'est toi qui n'arrêtais pas de dire, à propos de la manifestation du 13 mai "il ne faut pas chasser Macron, car on aurait le Front national au pouvoir!" "Non , la situation n'est pas pré-révolutionnaire", etc.... et maintenant tu viens nous parler de comités de grève, de comité central de grève !!!!! J'ai donc bien raison de parler de "tournant à 180 degrés" et prends donc le temps de comprendre ce que tu lis!!

"Tu peux disserter à perte de vue..... je te rappelle qu'en mai 68 seule l'OCI combattait pour le comité central de grève et que la question des comités d'action pour briser la résistance des appareils contre-révolutionnaires (en imposant le Front unique) et celle des AG souveraines, des comités de grève élus réalisant le Front unique à la base, leur fédération et leur centralisation... sont au coeur de la réflexion des militants trotskystes pour anticiper la grève générale à venir ( tiens donc, pour toi, on est donc bien dans une situation pré-révolutionnaire et non dans un pré-fascisme!! Quel tournant à 180 degrés, une vraie girouette comme l'est tout petit-bourgeois effrayé!).
Mais en faire de l'agitation avant même que la grève n'ait lieu !!!! Tu mélanges tout, ce qui correspond au comité des fêtes en vue de la future fête, ce sont les comités d'action mis en avant par Trotsky en 1935, avant la grève générale de 1936 dont on ne pouvait prévoir ni la forme, ni le contenu, ni le déroulement..... ou encore aujourd'hui les comités pour l'unité impulsés par le POID.
Et alors faire d'une coordination nationale un comité central de grève!!!... on est vraiment loin du Trotskysme et c'est d'ailleurs en général la politique des mouches du coche des appareils, style NPA ou LO par exemple qui préfèrent d'ailleurs la grève reconductible secteur par secteur plutôt qu'une grève générale illimitée, sans doute pour ne pas épuiser ces malheureux ouvriers, pour eux bien fatigués et démoralisés, et laisser, un peu comme toi, l'initiative aux appareils bourgeois (même si tu ne défends pas la grève reconductible!)".

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mar 13 Mar - 15:14

barnum a écrit:Réfléchis mon pauvre Eninel !! C'est toi qui n'arrêtais pas de  dire, à propos de la manifestation du 13 mai "il ne faut pas chasser Macron, car on aurait le Front national au pouvoir!" "Non , la situation n'est pas pré-révolutionnaire", etc.... et maintenant tu viens nous parler de comités de grève, de comité central de grève !!!!! J'ai donc bien raison de parler de "tournant à 180 degrés" et prends donc le temps de comprendre ce que tu lis!!


Aucun virage à 180° chez moi. Seulement la simple constatation, que puisque à l'extrême gauche toutes les portes sont fermés à double tour, par des pseudos organisations trotskystes comme la tienne par exemple, les peuples supportant de moins en moins le statu quo libéral actuel, chercheront forcément des solutions ailleurs, à l'extrême droite.

La situation mondiale est relativement stable dans le monde, que grâce à la politique de la planche à billet des banques centrales, alimentant certes des bulles spéculatives dévastatrices pour demain, mais immédiatement permettant des taux d’intérêts bas, et aux gouvernements de faire rouler leurs dettes.

Du jour où le système financier craque, faute de pouvoir espérer le socialisme, nous aurons le national-socialisme.

Voilà le décor historique de ce début de siècle planté.

Dans ce cadre, les gouvernements bourgeois n'ont de cessent d'attaquer les conditions de vie du prolétariat, les représentants politiques du prolétariat de les aider, au nom de la défense des intérêts de la Nation, en clair des intérêts des différentes bourgeoisies nationales prises séparément les unes les autres.

Le rôle d'une organisation révolutionnaire, d'un révolutionnaire, est de mettre sous les yeux des travailleurs, ce paradoxe incroyable que absolument aucune organisation ouvrière ose rompre d'avec sa bourgeoisie, les grandes mais aussi les petites comme la tienne par exemple.

La discussion que nous avons tous les deux sur ce forum est éloquente à cet égard.

Il faudrait, pour répondre à la nouvelle attaque du gouvernement Macron-Philippe contre les cheminots, une avant garde vent debout contre les vieilles directions et force de proposition politique et organisationnelle. Mais cela n'existe pas. Alors oui quand bien même la combativité à venir des cheminots, la défaite est prévisible.

Il nous resterait quelque chance d'inverser la tendance réactionnaire actuelle, le prolétariat n'est pas encore tout à fait désespéré, il n'est pas physiquement écrasé, mais il ne nous faut surtout pas sous estimer votre capacité de nuisance chez vous au POID, et évidemment partout ailleurs à l'extrême gauche.

Mais camarade Barnum j’espère me tromper, nous allons juger sur le terrain l'effet de votre belle politique révolutionnaire et nous verrons bien son efficacité.

Pour sûr, dans les palais dorées on ne parle que de ça, on ne dort plus depuis quelques semaines, croyez le ou croyez le pas, le Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique est entrain de préparer une manifestation à Paris en vue de commémorer le 13 mai 1968 ! What a Face What a Face scratch cyclops Shocked Sad Sad
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Mar 13 Mar - 19:49

Encore une fois tu ne réponds pas aux questions posées !!! Le responsable c'est le POID qui combat pour le Front unique en finir au plus vite avec Macron prêt à tout bousiller si on le laisse faire, au nom des intérêts du capital financier.... mais pas bien sûr Eninel qui défend la légitimité de Macron (élu avec 15% des inscrits!!) au nom du danger fasciste!!
Sachez le, "le prolétariat n'est pas encore tout à fait désespéré".!!

"Tu peux disserter à perte de vue..... je te rappelle qu'en mai 68 seule l'OCI combattait pour le comité central de grève et que la question des comités d'action pour briser la résistance des appareils contre-révolutionnaires (en imposant le Front unique) et celle des AG souveraines, des comités de grève élus réalisant le Front unique à la base, leur fédération et leur centralisation... sont au coeur de la réflexion des militants trotskystes pour anticiper la grève générale à venir ( tiens donc, pour toi, on est donc bien dans une situation pré-révolutionnaire et non dans un pré-fascisme!! Quel tournant à 180 degrés, une vraie girouette comme l'est tout petit-bourgeois effrayé!).
Mais en faire de l'agitation avant même que la grève n'ait lieu !!!! Tu mélanges tout, ce qui correspond au comité des fêtes en vue de la future fête, ce sont les comités d'action mis en avant par Trotsky en 1935, avant la grève générale de 1936 dont on ne pouvait prévoir ni la forme, ni le contenu, ni le déroulement..... ou encore aujourd'hui les comités pour l'unité impulsés par le POID.
Et alors faire d'une coordination nationale un comité central de grève!!!... on est vraiment loin du Trotskysme et c'est d'ailleurs en général la politique des mouches du coche des appareils, style NPA ou LO par exemple qui préfèrent d'ailleurs la grève reconductible secteur par secteur plutôt qu'une grève générale illimitée, sans doute pour ne pas épuiser ces malheureux ouvriers, pour eux bien fatigués et démoralisés, et laisser, un peu comme toi, l'initiative aux appareils bourgeois (même si tu ne défends pas la grève reconductible!)".

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Message  Eninel le Jeu 15 Mar - 17:36

barnum a écrit:Encore une fois tu ne réponds pas aux questions posées !!! Le responsable c'est le POID qui combat pour le Front unique en finir au plus vite avec Macron prêt à tout bousiller si on le laisse faire, au nom des intérêts du capital financier.... mais pas bien sûr Eninel qui défend la légitimité de Macron (élu avec 15% des inscrits!!) au nom du danger fasciste!!
Sachez le, "le prolétariat n'est pas encore tout à fait désespéré".!!


Je me permets de poser une question d'importance, une question grave camarade Barnum:

Toi qui passe tes journées à nous dénoncer comme des militants néo-réformistes couards, obnubilés par la survie du gouvernement et du bonaparte Macron à 15%:

Ton parti le POID, en appelant les syndicats à "bloquer" Macron, "à balayer ses contre-réformes", non pas "en finir au plus vite avec Macron prêt à tout bousiller si on le laisse faire, au nom des intérêts du capital financier" , est-il devenu lui aussi un parti de couards ?

"...Il faudra bien rompre. Rompre avec le gouvernement, sa politique et sa concertation. Rompre, et réaliser l’unité des rangs ouvriers pour bloquer Macron-Philippe et balayer les contre-réformes..."

(Edito du journal tribune des travailleurs du 15 mars )

Mais je félicite la direction de ton parti politique, qui a enfin compris que s'attaquer aux réformes libérales de Macron, c'était la manière la plus intelligente de s'attaquer à Macron.

Pourquoi ?

Parce que si il est impossible immédiatement de réaliser le front unique ouvrier contre Macron, il est tout à fait possible de le réaliser contre sa politique. Laughing
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Message  barnum le Jeu 15 Mar - 19:02

Comme si c'était contradictoire, en tant que parti ouvrier combattant pour un Gouvernement ouvrier et une politique ouvrière, d'appeler au Front unique pour en finir au plus vite avec Macron (ce qui est le sentiment de plus en plus largement majoritaire dans la classe ouvrière et la jeunesse) tout en exigeant des syndicats qu'ils mettent tout en oeuvre, à tous les niveaux, pour bloquer les contre-réformes.
Le Front unique contre Macron ne peut être que le produit du combat pour le Front unique à la base, seul moyen d'imposer le Front unique au sommet! La politique du POID est claire et nette sur les deux points, d'où son succès.

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Jeu 15 Mar - 19:20

barnum a écrit:Comme si c'était contradictoire.

C'est vrai que tu es un grand spécialiste de la contradiction toi ! Tu es un grand dialecticien !
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Jeu 15 Mar - 20:41

Contrairement à toi qui ne comprends pas que le POID combat EN MÊME TEMPS pour le Front unique afin de chasser Macron et au niveau syndical pour le Front unique afin de bloquer les contre-réformes de Macron !

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Ven 16 Mar - 11:59

Les dirigeants syndicaux discutaillent, les cheminots défendent leur peau !
14 mars 2018

Le gouvernement a déclaré la guerre aux cheminots et vise derrière eux l’ensemble du monde du travail. Face à cette offensive frontale, l’attitude des directions syndicales aurait dû être de sonner le branle-bas de combat, de donner l’exemple de la combativité, d’organiser la riposte. Eh bien non, elles baladent toutes les cheminots et les autres travailleurs prêts à se mobiliser, le 22 mars et après, en parlant de « projet industriel », de « vraie réforme » ou de négociation avec le gouvernement. Mais le gouvernement ne négocie pas : il s’en prend à l’emploi des cheminots, à leur salaire, à leur peau ! Parler d’autre chose, c’est être en dessous de tout !

Le 7 mars, Laurent Brun, le secrétaire de la fédération CGT cheminots, présentait son « rapport sur le développement du service public ferroviaire », qu’il disait être l’antithèse du rapport Spinetta. Comme si le gouvernement allait tenir compte de l’avis d’un dirigeant syndical concernant le fonctionnement de la SNCF. Il n’en tient compte pour rien, il l’a affirmé haut et fort en annonçant qu’il ferait passer sa réforme par ordonnance.

Le 12 mars, Martinez, le secrétaire de la CGT, a aussi botté en touche alors qu’il était interrogé sur les intentions de riposte de la CGT. Il a répondu : « La balle est dans le camp du gouvernement. » Sa seule exigence était d’être reçu par le Premier ministre pour lui remettre un rapport de 70 pages contenant les propositions de la CGT pour une « vraie réforme ». Martinez fait des propositions, envisage une réforme… au moment où le gouvernement s’apprête à décapiter les droits des cheminots. Et tous, de la CFDT à FO, en passant par SUD et la CGT, d’attendre les décisions du gouvernement, alors qu’elles sont clairement énoncées depuis des semaines. Quelle honte !

Les dirigeants syndicaux ne sont évidemment pas dupes, ils savent pertinemment que le gouvernement ne les écoutera pas. S’ils utilisent ces arguments, c’est parce qu’ils se refusent à envisager une lutte sérieuse.

L’inaction des dirigeants syndicalistes n’est pas uniquement dans le discours, mais aussi dans l’absence d’un plan de riposte. La CGT cheminots, le syndicat le plus influent à la SNCF, a refusé et milité contre le dépôt d’un préavis de grève national pour le 22 mars, sous prétexte que les conducteurs devaient amener les cheminots à la manifestation. Comme si, en 1995 ou en 1968, la grève générale des transports avait empêché la tenue de manifestations monstres ! Comme si les travailleurs n’avaient pas les moyens d’assurer à la fois le succès de la grève et de la manifestation !

Cerise sur le gâteau, les directions syndicales ont décidé que les cheminots et les travailleurs de la fonction publique ne défileraient pas ensemble. Un cortège partira de la place de la République, l’autre de Bercy… mais ils se rejoindront à Nation. C’est cela la convergence des luttes pour les dirigeants syndicaux !

Totalement soumises au calendrier du gouvernement, toutes les fédérations syndicales ont décidé d’attendre le 15 mars pour proposer éventuellement une suite au 22 mars, alors que de nombreux cheminots se posent déjà le problème de quoi faire pour continuer le mouvement. Sous prétexte d’unité syndicale, elles se sont alignées jusqu’à présent sur la proposition systématiquement la moins combative, sur le plus petit dénominateur commun. L’unité dont les travailleurs ont besoin, c’est pour entraîner, donner confiance, certainement pas pour tirer en arrière.

Avant même cette date, plutôt que de militer activement pour la préparation et la construction d’une vraie grève pour le retrait du plan Macron, la fédération CGT a organisé une consultation en interne, proposant le choix entre une grève reconductible ou au contraire des grèves de 48 heures ou 72 heures reconductibles de semaine en semaine, voire des grèves tournantes, métier par métier.

Et, bien souvent, les représentants de la fédération reprenaient des arguments démoralisants dans les réunions de syndiqués : les cheminots ne sont pas prêts à une lutte comme en 1995, les usagers sont contre nous, etc. Comme si, en 1995, il n’avait pas déjà fallu s’appuyer sur les secteurs les plus combatifs pour entraîner les autres. Comme si la sympathie des usagers, en tant que travailleurs, n’avait pas été acquise quand il s’était avéré que les cheminots se battaient pour de bon, et du coup aussi pour l’ensemble des travailleurs.

Quels que soient les freins actuels ou futurs à la mobilisation, ils pourront être surmontés par la mobilisation consciente et multiforme des travailleurs du rail eux-mêmes, en direction d’autres cheminots et des autres travailleurs. Les bureaucrates se préoccupent de sauver leurs intérêts d’appareils syndicaux. Mais les cheminots, eux, défendent leur peau. Alors, la balle n’est pas dans le camp du gouvernement, elle est dans le camp des cheminots et de l’ensemble des travailleurs !


Christian BERNAC



Très bon article sur le site Lutte Ouvrière.

Au lendemain des la réunion des syndicats de cheminots, l'extraordinaire barnum circus qu'ils proposent, il est parfaitement clair que se sont les directions et l'ensemble des militants des partis d'extrême gauche, qui doivent assurer le leadership de la mobilisation.

Ils doivent ouvertement, dans les médias et sur les attachements dénoncer les chefs débiles et corrompus des organisations syndicales.

Inviter les travailleurs à se syndiquer en masse pour y exiger la tête des pitres actuels, exiger des élections propres et de nouveaux dirigeants.

Dès le 22 mars, partout où cela sera possible, expliquer toute l'importance de mettre en place des comité de grève ( incluant les sections syndicales combatives ), proposer que ces comités se fédèrent et forme une coordination nationale.

Cette coordination nationale sera seule autorisée à parler au nom des grévistes.

Son mandat ne sera pas de négocier avec le gouvernement mais de le vaincre.

Pour la grève générale illimitée SNCF-RATP jusqu'au retrait pur et simple du plan transport Macron.
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Message  barnum le Ven 16 Mar - 17:36

Bravo d'identifier comité central de grève et coordination !! Dans les termes mêmes, ça n'a rien à voir ..... Front unique ouvrier au sommet et rapprochement de différents lieux de combat et de grève !!
Je te parle de grève générale et de blocage du pays, de soulèvement populaire !!! Le contraire quoi de ce que proposent les bureaucraties syndicales, appareils bourgeois chevauchant les organisations ouvrières, au service exclusif de la bourgeoisie.

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Message  barnum le Ven 16 Mar - 17:38

Si ça ne concerne que la SNCF et la RATP, ce n'est donc pas une grève générale!

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Sam 17 Mar - 12:39

barnum a écrit:Si ça ne concerne que la SNCF et la RATP, ce n'est donc pas une grève générale!

Tu confonds "une gréve générale" et "La gréve générale", bref tes interventions publiques se résument maintenant à chicaner, tant tu te retrouves bien le seul, à ne pas comprendre qu'en bloquant les réformes libérales Macron, on condamne Macron .

Même ton parti de renégats du trotskysme s'aligne sur cette juste politique !

La sottise a des ailes d'aigle et des yeux de chouette !
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Sam 17 Mar - 13:40

Pris encore une fois la main dans le sac !! Tu les alignes!

"Pour la grève générale illimitée SNCF-RATP jusqu'au retrait pur et simple du plan transport Macron."

Tu parles donc bien de "la grève générale" à propos de la SNCF et de la RATP....et donc tu te trompes.

Quant à parler de "renégats du trotskysme", là encore tu es en première ligne, en refusant de combattre pour en finir au plus vite avec Macron au nom du danger fasciste!! Un vrai délire de petit-bourgeois effarouché, qui s'en remet en permanence aux appareils bourgeois!!

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Sam 17 Mar - 15:39

barnum a écrit:Pris encore une fois la main dans le sac !! Tu les alignes!

"Pour la grève générale illimitée SNCF-RATP jusqu'au retrait pur et simple du plan transport Macron."

Tu parles donc bien de "la grève générale" à propos de la SNCF et de la RATP....et donc tu te trompes.


Bon alors il y a "la gréve générale" et "La gréve générale" ! Crétin !

Et plutôt que de parler des renégats du trotskysme, autant donner la parole au camarade Trotsky :

"...La grève générale est, par son essence même, un moyen révolutionnaire de lutte. Dans la grève générale, le prolétariat se rassemble, en tant que classe, contre son ennemi de classe. L'emploi de la grève générale est absolument incompatible avec la politique du Front populaire, laquelle signifie l'alliance avec la bourgeoisie, c'est-à-dire la soumission du prolétariat à la bourgeoisie. Les misérables bureaucrates des partis socialiste et communiste, de même que des syndicats, considèrent le prolétariat comme un simple instrument auxiliaire de leurs combinaisons de coulisse avec la bourgeoisie. On proposait aux ouvriers de payer une simple démonstration par des sacrifices qui ne pouvaient avoir de sens qu'au cas où il se fût agi d'une lutte décisive [2] . Comme si l'on pouvait faire faire à ces masses de millions de travailleurs des demi-tours à droite et à gauche, selon les combinaisons parlementaires! Au fond, Jouhaux, Blum et Thorez ont tout fait pour assurer l'échec de la grève; eux-mêmes ne craignent pas la lutte moins que la bourgeoisie. Mais en même temps, ils se sont efforcés de se forger un alibi aux yeux du prolétariat. C'est l'habituelle ruse de guerre des réformistes: préparer l'échec de l'action des masses et accuser ensuite les masses de l'insuccès ou, ce qui ne vaut pas mieux, se vanter d'un succès qui n'a pas eu lieu. Peut-on s'étonner de ce que l'opportunisme, complété par des doses homéopathiques d'aventurisme, n'apporte aux ouvriers que défaites et humiliations?..."

https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ouvalafrance/ovlf9.htm

Et crois moi, ton parti le POID a bien fait de tourner ces derniers jours, et se mettre enfin à dégommer "Les misérables bureaucrates des partis socialiste et communiste, de même que des syndicats", dans le cas contraire il pouvait mettre la clef sous la porte.

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Sam 17 Mar - 16:53

Pauvre Eninel, le crétin c'est toi et tu ne peux même pas t'en rendre compte puisque justement tu es crétin!!
Reprends les précédents échanges:
1. Tu dis "pour la grève générale illimitée de la SNCF et la RATP".
2. Je te reprends en disant que ça ne peut-être une grève générale, réduite à deux seuls secteurs.
3. Tu réponds que je confonds "une grève générale" et "la grève générale" alors que c'est toi qui viens d'utiliser l'expression "la grève générale"!!
4. Comme tout crétin qui se respecte, tu me balances une citation de Trotsky sur "LA grève générale" qui effectivement englobe l'ensemble des
secteurs et montre donc à la fois ton erreur (on ne peut donc pas parler de "la grève générale" comme tu le fais à propos des seules SNCF et
RATP) et ton crétinisme consistant à persévérer dans l'erreur tout en maniant l'insulte.... Bravo!
5. Prends plutôt un peu de repos et prépare toi à dénoncer les appareils bourgeois traîtres (mais peut-il en être autrement!), tout e refusant de
combattre pour chasser le maître d'oeuvre du capital financier, Macron, au nom du danger fasciste ! Le beau trotskyste que voilà!
6. Au fait, Trotsky nous explique que "la grève générale est un moyen révolutionnaire de lutte" et que "le prolétariat se rassemble, en tant que
classe contre son ennemi de classe" -donc pas dans deux seules entreprises!-, et toi, de façon inconsidérée et erronée, tu parles de grève
générale tout en nous expliquant qu'on est au bord du fascisme (alors que Macron applique déjà consciencieusement des pans entiers du
programme du FN!)

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