A bas le syndicalisme collaboration de classe !

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Sam 3 Mar - 17:20

Toujours pas de réponse sur le fond au texte précédent !! Sur les grèves générales de 1936 et 1968, sur les AG et le Front unique à la base, Sur les grèves reconductibles, sur les comités d'action et les comités de grève.....
"La grève illimitée part TOUJOURS de la base, JAMAIS des directions syndicales"!!

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Dim 4 Mar - 12:41

[quote="barnum"
"La grève illimitée part TOUJOURS de la base, JAMAIS des directions syndicales"!! [/quote]

Si on veut être marxiste il faut toujours se méfier de ces mots "jamais" et "toujours" !

Certes en 1936 et en 1968 en France , les ouvriers se sont saisis d'une journée de contestation et de grèves des appareils syndicaux pour jouer les prolongations.

Devons-nous à partir de cela en tirer une loi d'airain ?

Evidemment non, dans cette lutte des classes, absolument tout type de combinaisons peuvent apparaître. On peut imaginer des cas de figures où les appareils syndicaux peuvent appeler à la grève générale illimitée, comme par exemple à la Libération pour chasser l'occupant. Tout est une question de motivation dans les classes, les sous classes, les castes qui se déchirent entres elles.

Ce qu'il faut assimiler comme connaissance des mécanismes de la lutte des classes, lorsque l'on veut mettre ses pas dans ceux de Karl Marx, c'est que ce qui a une importance décisive, c'est ce que les gens font et la manière dont ils le font, et non ce qu'ils pensent eux-mêmes de leurs actions.

La base de la société, ce n'est pas la religion ni la morale, ce sont les ressources naturelles et le travail. La méthode de Marx est matérialiste, parce qu'elle va de l'existence à la conscience, et non inversement. La méthode de Marx est dialectique, parce qu'elle considère la nature et la société dans leur évolution, et l'évolution elle-même comme la lutte incessante de forces antagonistes.

Et si nous allons de l'existence à la conscience, que pouvons-nous voir ? Le système capitaliste est a bout de souffle, c'est un fait. A priori cette vérité n'est hélas pas bien analysée par les chefs ouvriers. Leur conscience retarde grandement sur la vie. Ceci explique la situation paradoxale du moment. D'une certaine manière les chefs ouvriers sont très confiants dans l'avenir. Les krachs, les guerres, le fascisme, tout cela n'arrivera pas.

TOUJOURS, la bourgeoisie fera reposer sa domination de classe sur des partenaires sociaux, aux anges, de se convaincre qu'ils sont indispensables à la bonne marche de la dé-mo-cra-tie.

JAMAIS, ils ne peuvent donc s'imaginer qu'un jour, pour des raisons objectives, la bourgeoisie peut très bien les congédier, les emprisonner, voir les exterminer physiquement. Cela vaut pour les dirigeants syndicaux, mais aussi pour tous les petits prétentieux qui se croient marxistes et révolutionnaires à la tête de leurs petites sectes, et qui ne sont finalement que de grands optimistes pour le compte de la bourgeoisie et la pérennité d'un système capitaliste qu'ils croient immuable.

La méthode de Marx est dialectique, parce qu'elle considère la nature et la société dans leur évolution, et l'évolution elle-même comme la lutte incessante de forces antagonistes.

Camarade Barnum le plus important à notre époque c'est de comprendre parfaitement que la caste bureaucratique ouvrière est méchamment sollicitée à l'étape actuelle par la bourgeoisie.

C'est bien simple, toute cette caste, excroissance hideuse sur le prolétariat, de Mélenchon à Martinez en passant par Gluckstein, sont obligés de mentir tous les jours et à tous les ouvriers, sur tous les sujets de sociétés.

La grande force de la méthode de Marx est d'aborder les phénomènes politiques, non du point de vue subjectif de certaines personnes, aussi prestigieuses et prétentieuses soient elles, mais du point de vue objectif du développement de la société prise en bloc, exactement comme un naturaliste aborde une ruche ou une fourmilière. Voilà ce que qu'écrivait approximativement Trotsky dans son "Le marxisme et notre époque".

https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/04/lt19390418b.htm

Et objectivement, les partenaires sociaux de Macron l'aideraient-ils dans sa sale besogne de se prendre pour une Margaret Thatcher à la française, en quoi cette politique les préservent-ils de la guerre, d'un krach et du fascisme ?

La bureaucratie ouvrière, qui n'est rien et qui ne peut exister sans un prolétariat, est entrain de se suicider sous nos yeux.

Je suis optimiste. A un moment cette bureaucratie ouvrière bourgeoise va se réveiller, et tu seras surpris je crois d'observer que cette caste éduquée et intelligente peut aller très loin au nom de sa propre préservation, préservation passant inévitablement pour elle par l'obligation qu'elle aura de mettre le prolétariat en mouvement.
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Dim 4 Mar - 13:44

Tu confirmes une fois de plus la justesse de l'orientation politique du POID avec justement D.Gluckstein à sa tête! Une nouvelle fois, tu te disposes en fonction de la nature soi-disant ouvriière-bourgeoise des appareils alors qu'elle est exclusivement bourgeoise et n'a pas peur du suicide politique (cf la bureaucratie stalinienne en URSS en 1991).
Tu confirmes donc ta nature révisionniste néo-pabliste, capitularde devant les appareils, ton rejet du Trotskysme , en plus au nom du Marxisme dont tu te gargarises pour mieux masquer ton passage de l'autre côté du mur !!

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Lun 5 Mar - 9:27

barnum a écrit:Tu confirmes une fois de plus la justesse de l'orientation politique du POID avec justement D.Gluckstein à sa tête! Une nouvelle fois, tu te disposes en fonction de la nature soi-disant ouvriière-bourgeoise des appareils alors qu'elle est exclusivement bourgeoise et n'a pas peur du  suicide politique (cf la bureaucratie stalinienne en URSS en 1991).
Tu confirmes donc ta nature révisionniste néo-pabliste, capitularde devant les appareils, ton rejet du Trotskysme , en plus au nom du Marxisme dont tu te gargarises pour mieux masquer ton passage de l'autre côté du mur !!

Quelle laborieuse justification de votre politique de faux semblant nous fais-tu là ! Quel pataquès indigeste !

Pour prouver que des Mailly et des Martinez sont des bourgeois et qu'ils préféreront toujours s'ouvrir les veines, plutôt que de trahir le capitalisme, tu les compares à des Gorbatchev ou des Eltsine.

Tu compares une soit disant psychologie suicidaire d'une bureaucratie ouvrière-bourgeoise au pouvoir comme en URSS, et une bureaucratie ouvrière bourgeoise dans l'opposition, comme par exemple celle syndicale de la CGT et de FO.

Mais en quoi la bureaucratie du kremlin s'est-elle suicidée, aussi bien politiquement que physiquement ? Poutine n'est-il pas la preuve vivante que ces bureaucrates vont bien, depuis leur mue, les ayant fait passer du statut de bureaucrate d'Etat d'un régime socialiste au statut de bureaucrate d'Etat d'un régime capitaliste.

Si à un moment donné le gouvernement de l'URSS a laissé la fédération russe de Eltsine inaugurer la destruction du premier Etat ouvrier (certes dégénéré), il la fait après s'être assuré de toutes les garanties auprès des chancelleries impérialistes.

Trotsky avait envisagé cette possibilité théorique dans son ouvrage : "la révolution trahie ":

"... Si, à l'inverse, un parti bourgeois renversait la caste soviétique dirigeante, il trouverait pas mal de serviteurs parmi les bureaucrates d'aujourd'hui, les techniciens, les directeurs, les secrétaires du parti, les dirigeants en général. Une épuration des services de l'Etat s'imposerait aussi dans ce cas; mais la restauration bourgeoise aurait vraisemblablement moins de monde à jeter dehors qu'un parti révolutionnaire..."

Poutine a pu construire un capitalisme d'Etat en Russie, mais quel rapport avec la relative petite bureaucratie ouvrière des syndicats CGT et FO en France ?

On pourrait croire que les directions de la CGT et FO ( sous le contrôle du PCF et du PS ) pourraient peut-être , en cas de disparition des syndicats qu'ils contrôlent, se vendre ensuite à la bourgeoisie, pour le coup ouvertement et directement. Mais une bourgeoisie qui se droitise, qui demain peut verser dans le fascisme, a-t-elle besoin de ces valets ? Non !

Pour ce qui concerne l'appareil ouvrier-bourgeois de ces syndicats ouvriers CGT et FO, peuvent-il aller jusqu'au corporatisme et se faire intégrer dans l'Etat capitaliste. Je ne conteste pas qu'à la limite la tentation serait grande chez eux, mais les nouveaux maîtres d'une France fasciste, les Lepen-Maréchal-Wauquier, voudraient-ils de ces anciens douteux "socialistes" et "communistes" ? Le régime, qui inéluctablement suivra la phase Macron (si rien n'est fait), n'aura-t-il pas tendance à aller chercher ses valets, d'un syndicat corporatiste, plutôt dans le personnel de la bureaucratie CFDT et UNSA ?

Poser la question c'est y répondre, et fondamentalement les bureaucraties CGT et FO doivent inéluctablement se poser des questions graves actuellement quant à l'orientation suicidaire de leurs directions Mailly et Martinez.

Nous ne sommes peut être pas loin d'une révolution de palais dans ces bureaucraties syndicales. Ces révolutions auraient déjà eu lieu si les directions LO NPA POI et POID avaient une politique décidée et offensive dans la CGT et dans FO.

Hélas ! pour l'instant ça roupille !
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Lun 5 Mar - 13:26

Néo-pablisme quand tu nous tiens!! Non, la bureaucratie stalinienne n'était pas ouvrière-bourgeoise mais purement bourgeoise et a travaillé justement à la destruction de la base ouvrière de l'Etat... D'autre part, justement, nombre de "socialistes" sont passés du côté de Pétain ! Je parle de suicide politique !!!! Il faut te répéter 10 fois des évidences !

"les nouveaux maîtres d'une France fasciste, les Lepen-Maréchal-Wauquier, voudraient-ils de ces anciens douteux "socialistes" et "communistes" ?
Bien sûr, tout comme Pétain! Et ils ne sont pas douteux, ils sont tous anti-communistes au sens propre du terme!

"Mais une bourgeoisie qui se droitise, qui demain peut verser dans le fascisme, a-t-elle besoin de ces valets ? Non !"

Eh si! C'est déjà le cas.... On peut vraiment dire que tu les alignes !!
Ta ligne politique c'est tout sauf une révolution ouvrière, mais une simple révolution de palais à la tête des appareils... Les yeux dans les yeux avec les appareils!
Tu dis n'importe quoi à propos du POID, puisque ses militants combattent dans la CGT et la CGT-FO contre toute concertation avec Macron-Philippe, pour la grève totale dans l'unité sur les revendications définies par les travailleurs eux-mêmes.
Relis d'autre part les éditoriaux très clairs de D.Gluckstein, la construction du parti ouvrier révolutionnaire ne peut justement ne se faire que sur une ligne de Front unique pour chasser au plus vite Macron et son gouvernement chargés par le capital financier de tout bousiller... tel est le sens du combat pour la manifestation nationale du 13 mai 2018, 50 ans après le 13 mai 68!

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Lun 5 Mar - 14:02

"Déchirement de la CGT entre ceux qui ont choisi le Résistance... et le petit reste Pétain.

24 FÉVR. 2016 PAR JACQUES-MARIE BOURGET BLOG : LE BLOG DE JACQUES-MARIE BOURGET

Ma précédente production laissant faussement croire que le livre de Lacroix-Riz jetait la CGT aux orties du fascisme. C'est bien sûr un total contresens. Le livre étudie les multiples assauts, de 39 à 49, lancés contre le syndicalisme. Au passage l'historienne consacre un chapitre sur la rupture de 39 au sein de la CGT. Une minorité choisissant Vichy et une majorité la Résistance. Soyons clairs..."

https://blogs.mediapart.fr/jacques-marie-bourget/blog/240216/dechirement-de-la-cgt-entre-ceux-qui-ont-choisi-le-resistance-et-le-petit-reste-petain


Tu ne comprendras jamais rien à la politique tant que tu ne seras pas dialecticien.

"Parmi les autres résistants, ayant appartenu à la CGT avant ou après la guerre, on peut citer Ambroise Croizat, Henri Rol-Tanguy, Henri Krazucki, Lucien Sampaix, Benoit Frachon, et ajouter à leur gloire celle de ces anonymes généralement honoré au coin d’une rue par quelques fleurs séchées accrochées à une plaque in memoriam en décrépitude. Ce nécessaire rappel pour être clair : dire que la bande à Belin et une partie de la CGT a choisi Hitler n’est pas écrire que le syndicat fût collabo. Non puisqu’il était dans la Résistance à la première heure et l’appel lancé par Charles Tillon le 17 juin 40 est là pour le prouver."

Il y a certes beaucoup à dire sur ce billet, mais ce n'est pas l'objet ici. L'objet c'est d'affirmer :

1- Si le POID parle d'appareils bureaucratiques bourgeois-bourgeois dans les syndicats c'est pour bien faire comprendre aux travailleurs qu'ils n'ont rien à attendre d'eux. Cela arrange ce parti, on lui a donné l'ordre de ne faire aucune agitation dans le syndicat, encore moins prétendre le contrôler, au nom de la Charte d'Amiens et de l'indépendance réciproque entre parti et syndicat. Je ne dis rien pour le mouton noir, et toi en retour tu ne dis rien pour la femme blanche !

2- Déjà le régime actuel est entrain de loucher sur la CFDT, il a tendance à snober CGT et CGT-FO. C'est un avertissement pour ces bureaucraties marquées politiquement à gauche. Il faut être aveugle à ne pas voir que les syndicats UNSA, des flics ou des gardiens de prisons par exemple, sont noyautés par des militants FN.
Marine Lepen encore tout dernièrement, ne se grattait pas pour aligner les directions CGT et CGT-FO, sous le prétexte qu'ils avaient appelé à voter contre elle. Elle se prononce en faveur des cheminots et contre le rapport Spinetta, mais en prenant bien soin de rester à distance des syndicats communistes. Tu as déjà là les premiers symptômes annonçant que si il doit y avoir du corporatisme en France ( type loi du travail à la Pétain ) cela se fera contre la CGT et CGT-FO, sans cette bureaucratie.

Dire que la bande à Belin et une partie de la CGT a choisi Hitler n’est pas écrire que le syndicat CGT fût collabo.

Dire que les directions Martinez et Mailly roulent pour Macron n'est pas écrire que les syndicats (appareils et adhérents) sont collabo et bourgeois bourgeois.

Tu n'arrives pas à comprendre cela, pauvre de toi !
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Lun 5 Mar - 15:08

Pourquoi une fois de plus tu me fais dire des choses que je ne dis pas !!
Tout d'abord c'est Trotsky le premier qui, en polémiquant avec la minorité du SWP, expliquait qu'il n'y avait pas de double nature
de la bureaucratie stalinienne mais une double nature de l'Etat ouvrier, ouvrier par sa base sociale, sa propriété étatique, sa planification impérative et son monopole du commerce extérieur, bourgeois par sa caste parasitaire, ses privilèges et son oppression du peuple, d'où l'expression d'Etat ouvrier dégénéré .... et pour expliquer son analyse, il prend à juste titre l'exemple du syndicat, ouvrier par sa base sociale, son origine, son histoire, ses liens avec la classe ouvrière, bourgeois par son appareil, la bureaucratie syndicale, au service exclusif des intérêts de la bourgeoisie et du système capitaliste, soit directement, soit par l'intermédiaire de ses liens avec la bureaucratie stalinienne, appareil exclusivement bourgeois et non pas ouvrier-bourgeois comme tu l'ânonnes en permanence !! C'est Trotsky le dialecticien, et moi avec lui, contrairement à toi qui veut expliquer que les appareils sont du même côté de la barricade que la classe ouvrière !!! Du pur pablisme.

Ai-je dis une seule fois que les syndicats sont devenus pétainistes ? Effectivement une minorité syndicale et nombre de "socialistes" sont passés chez Pétain pendant que nombre de staliniens préparaient la trahison de la révolution et la défense du système capitaliste au nom de leur lien indissoluble avec la bureaucratie stalinienne, contre-révolutionnaire par nature!


- "Si le POID parle d'appareils bureaucratiques bourgeois-bourgeois dans les syndicats c'est pour bien faire comprendre aux travailleurs qu'ils n'ont rien à attendre d'eux".

APPAREILS BOURGEOIS tout simplement, sans en rajouter, au service de la bourgeoisie et de ses institutions, prêts pour nombre de bureaucrates à se reconvertir et s'engager dans les rangs bourgeois, tout comme un Poutine devenu le représentant d'un capitalisme mafieux en Russie et c'est parce que la classe ouvrière ne doit pas se laisser déposséder de ses organisations qu'elle doit combattre pour le Front unique à la base, seul moyen d'imposer le Front unique au sommet, par les AG souveraines, les comités de grève élus, mandatés, intégrant les représentants syndicaux et les contraignant, en cas de nécessité, à respecter les décisions des AG souveraines, AG fédérées au niveaux local, départemental, national (comité central de grève).

Comment oses-tu parler de syndicats communistes ?? Plus pabliste que les pablistes, il ne faut vraiment pas avoir honte, cela confirme une fois de plus que tu es vraiment aux côtés des appareils contre la classe ouvrière.
"Et s'il y a du corporatisme" comme tu dis, nombre de bureaucrates (même si ce n'est pas la bureaucratie en tant que telle) et pas seulement la CFDT et l'UNSA, s'y fondront comme en 1940 avec Pétain et sa charte du travail.

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Lun 5 Mar - 18:29

[quote=""Et s'il y a du corporatisme" comme tu dis, nombre de bureaucrates (même si ce n'est pas la bureaucratie en tant que telle) et pas seulement la CFDT et l'UNSA, s'y fondront comme en 1940 avec Pétain et sa charte du travail. [/quote]

Sans doute certains pourraient se laisser tenter, mais comme tu le dis le gros de l'appareil bureaucratique de la CGT et de la CGT-FO, non.

Et pourquoi donc cette bureaucratie syndicale opportuniste par nature ne suivra-t-elle pas la bourgeoisie derrière les Lepen et Cie ?

Tout simplement parce que si nous allons vers la prise du pouvoir de la droite de la droite républicaine ( Wauquier), sens commun ( Fillon) et les patriotes de tout poil ( Philippot, Lepen , Maréchal nous voilà ), ces bureaucrates savent d’instinct qu'ils deviendront persona non grata aux yeux de leurs ennemis de toujours.

Ils auront plutôt tendance à se dissoudre dans la nature, sans illusion dans une moindre possibilité de continuer à mener carrière, sous le joug d'une frange de la bourgeoisie ( l'extrême droite), ayant été si longtemps dans l'opposition, qu'elle aura une faim de loup, et son propre personnel à placer dans les rouages de l'Etat ... syndicat corporatiste compris.

Ces appareils ouvriers-bourgeois ( ouvriers parce que l'immense majorité de ses membres sont des salariés détachés, bourgeois parce que ces appareils, ces salariés détachés et métamorphosés en permanents syndicaux, appliquent docilement une politique en défense du capitalisme sous le diktat de leurs dirigeants, qui eux à la rigueur peuvent être considérés comme les lieutenants de la bourgeoisie dans la classe ouvrière ) se savent menacés aujourd'hui. Ils ont raison.

Tu tiques lorsque j'écris qu'ils sont des syndicats communistes, c'est pourtant bien comme cela qu'ils sont perçus dans la population et chez les travailleurs. Je ne te parle même pas des nazillons, ils nous détestent. Les patriotes ne vont pas les rater crois moi, si ils se mettent à bouger le petit doigt, en défense par exemple du statut des cheminots. Et ils vont bouger, ils sont obligés de bouger.

Tu vas en entendre parler de ces communistes de la CGT et de ces trotskystes ayant infiltrés FO, coupables de la ruine du pays !
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Lun 5 Mar - 20:55

Pas mal comme politique que cette adaptation aux illusions bien que tu dois être le dernier à croire à des "syndicats communistes" Tu dois te croire en 1981, il faut te réveiller!.... Tout un programme, non trotskyste dans tous ses aspects puisque consciemment tu refuses l'analyse trotskyste des appareils bourgeois (et non pas ouvriers-bourgeois pour te permettre, tout comme Pablo, de t"accrocher désespérément aux basques de ces appareils (que certains membres de ces appareils rejoignent le corporatisme en marche, que d'autres s'évaporent dans la nature, cela prouve simplement qu'ils préfèrent le suicide POLITIQUE au nom de leur soutien indéfectible au système capitaliste).
Le parti nazi avait aussi une grande quantité de travailleurs, de chômeurs dans ses rangs, ça n'en faisait pas pour autant un parti ouvrier !! Pas plus que le FN. Tu est en fait un petit-bourgeois (non pas socialement mais politiquement, même si tu as en permanence le mot "ouvrier" pour caractériser les appareils!.... Toute une orientation!)) purement impressionniste , c'est à dire le contraire d'un marxiste armé du matérialisme dialectique.

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mar 6 Mar - 9:34

[quote="tu dois être le dernier à croire à des "syndicats communistes" ][/quote]

Désolé mais les idées reçues ayant la vie dure, justement la spécificité de la CGT, par rapport aux autres syndicats de salariés, c'est qu'elle est approchée par certains, rejetée par les autres, pour sa réputation d'être un nid de communistes. Pareil pour FO, ce syndicat noyauté par des trotskystes. Il aurait fallut que tu vives le mouvement de novembre décembre 1995, les médias et les réactionnaires anti grèves voyaient dans le secrétaire général de FO de l'époque Blondel, un trotskyste bon teint !

tu refuses l'analyse trotskyste des appareils bourgeois (et non pas ouvriers-bourgeois a écrit:

Je refuse, je refuse surtout ton explication à toi qui vois des bourgeois partout où ils ne sont pas, et nulle part où ils sont. Trotsky n'a rien à voir là dedans.

tout comme Pablo, de t"accrocher désespérément aux basques de ces appareils a écrit:

Je m'accroche, je m'accroche d'autant moins à un appareil syndical, que moi personnellement je n'ai jamais été membre d'une telle bureaucratie syndicale. Je n'ai jamais été élu délégué du personnel (on m'interdisait même de pouvoir me présenter ), jamais permanent syndical, et d'ailleurs si ta direction me l'avait proposé, aller pantoufler dans l'appareil FO, et bien il m'aurait perdu plus vite encore ! Pablo n'a rien à voir là dedans.

suicide POLITIQUE au nom de leur soutien indéfectible au système capitaliste a écrit:

Vous devez en connaitre beaucoup sur cette question de suicide politique au POID, c'est exactement ce que vous êtes entrain de faire.

Le parti nazi avait aussi une grande quantité de travailleurs, de chômeurs dans ses rangs, ça n'en faisait pas pour autant un parti ouvrier a écrit:

Admettons qu'il y ait eu beaucoup de chômeurs et de prolétaires dans le parti d'Hitler, je ne crois pas tant que ça et de toute façon jamais comme dirigeants, il n'en reste pas moins que ce parti nazi attirait vers lui une certaine noblesse réactionnaire, les milieux d'affaires bourgeois et une petite bourgeoisie fanatisée, fondamentalement parce qu'il propageait une idéologie anti communiste, une croisade délirante contre le bolchevisme.

Désolé la encore, mais historiquement la direction, l'appareil des partis communistes, des syndicats ouvriers type CGT, sont quand même un peu plus ouvrier que les partis fascistes. En tout les cas il n'y a jamais eu à la tête des partis communistes ou des syndicats ouvriers des nobles, des membres des milieux d'affaires capitalistes, des petits bourgeois socialement petit capitaliste, politiquement petit bourgeois, à savoir con et raciste, une étroite intelligence de petit boutiquier.

Tu est en fait un petit-bourgeois (non pas socialement mais politiquement, même si tu as en permanence le mot "ouvrier" pour caractériser les appareils!.... Toute une orientation!)) purement impressionniste a écrit:

Et toi camarade Barnum tu es un petit cachottier, ne nous ayant toujours pas livré ton pedigree social malgré nos multiples aimables demandes.

C'est un sort enviable de bien agir et pourtant d'être dénigré. Continue camarade de voir des bourgeois et des petits bourgeois partout, sauf où ils sévissent !

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Mar 6 Mar - 11:03

Fais-tu semblant de ne pas comprendre, ou effectivement ne comprends-tu rien ?

Je te redonne l'analyse de Trotsky qui, quand il parle "d'appareil bourgeois" ne veut évidemment pas dire que ce sont socialement des bourgeois, ou des nobles, ou des capitalistes à sa tête !!! Mais qu'en tant que couche sociale privilégiée et parasitaire, toute sa politique  est au service des intérêts fondamentaux de la bourgeoisie.... jusqu'à lui redonner directement le pouvoir en 1991, même si c'est sous une forme essentiellement mafieuse.

"Tout d'abord c'est Trotsky le premier qui, en polémiquant avec la minorité du SWP, expliquait qu'il n'y avait pas de double nature
de la bureaucratie stalinienne mais une double nature de l'Etat ouvrier
, ouvrier par sa base sociale, sa propriété étatique, sa planification impérative et son monopole du commerce extérieur, bourgeois par sa caste parasitaire, ses privilèges et son oppression du peuple, d'où l'expression d'Etat ouvrier dégénéré .... et pour expliquer son analyse, il prend à juste titre l'exemple du syndicat, ouvrier par sa base sociale, son origine, son histoire, ses liens avec la classe ouvrière, bourgeois par son appareil, la bureaucratie syndicale, au service exclusif des intérêts de la bourgeoisie et du système capitaliste, soit directement, soit par l'intermédiaire de ses liens avec la bureaucratie stalinienne, appareil exclusivement bourgeois et non pas ouvrier-bourgeois comme tu l'ânonnes en permanence !! C'est Trotsky le dialecticien, et moi avec lui, contrairement à toi qui veut expliquer que les appareils sont du même côté de la barricade que la classe ouvrière !!! Du pur pablisme."


Si je parle de Pablo, c'est justement parce que c'est lui qui remet en cause l'analyse trotskyste, en parlant, TOUT COMME TOI, "d'appareil ouvrier-bourgeois" au nom de l'argument stupide qu'il y a une majorité d'ouvriers dans ses rangs, pour mieux capituler devant le stalinisme chargé d'ouvrir la voie au socialisme pendant des siècles de transition! TOUT COMME TOI qui attends la lumière des derniers staliniens à la tête de la CGT ou du couple Mailly-POI à FO !!
Les bureaucraties sont prêtes au suicide politique s'il le faut pendant que le POID construit, à grande enjambées, un parti ouvrier révolutionnaire au service de la victoire de la classe ouvrière, d'un Gouvernement ouvrier et d'une politique ouvrière rassemblant toutes les couches populaires et la jeunesse!

Et tu n'as vraiment pas de chance car Trotsky reprend justement l'exemple du syndicat pour bien expliquer dialectiquement la contradiction entre la base ouvrière et le sommet bourgeois.... Mais sans doute n'as-tu plus rien à voir avec le Trotskysme !

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mar 6 Mar - 13:12

Complètement risible de constater que toute cette discussion d'ordre théorique se développe exclusivement du fait que j'accuse ta direction du POID de mener son agitation, non pas dans mais en dehors du syndicat, pour des raisons non pas d'ordre idéologique mais purement vénale.

De là tu te débats à tenter de me prouver que les appareils, l'appareil FO est bourgeois, que c'est une erreur de faire pression sur lui, une simple perte de temps, voir une adaptation de sa politique, pire charrier des illusions.

De longue date, déjà à l'époque de Lambert, les trotskystes plaçaient du monde dans FO, dans le but que le syndicat leur assure leurs fins de mois. Manifestement les choses n'ont pas changé, vu l’énergie que tu dépenses à protéger cette direction FO et cet appareil remplis de traîtres bourgeois.

On peut d'ailleurs se demander qu'est ce que vos militants foutent dans cet appareil étranger au prolétariat, cet appareil purement bourgeois ?

Tu considères, en appelant à la rescousse Trotsky, qu'il n'y absolument aucune différence entres une bureaucratie d'un Etat ouvrier ( URSS) et l'appareil bureaucratique d'un syndicat ouvrier, ils sont tous les deux bourgeois-bourgeois :

" ... il n' y avait pas de double nature de la bureaucratie stalinienne mais une double nature de l'Etat ouvrier ..."

Hélas tu ne peux pas voir cette "double nature" parce que tu n'es pas dialecticien pour deux ronds. Et pourtant il n'y en a une double nature, en terme de dialectique on appelle cela l'unité des contraires.

Aussi bien la bureaucratie stalinienne à l'époque de l'URSS que nos permanents syndicaux contemporains, on ne peut caricaturer et dire simplement qu'ils sont bourgeois.
Ce ne sont pas des bourgeois. Les staliniens du kremlin n'ont jamais été une nouvelle classe bourgeoise mais une caste d'usurpateurs et de parvenus; les dirigeants syndicaux à notre époque ne sont pas plus bourgeois que toi ou moi, ce sont eux aussi une caste de profiteurs et de menteurs. Dans la révolution trahie Trotsky écrit:

"...Les tentatives faites pour présenter la bureaucratie soviétique comme une classe "capitaliste d'Etat" ne résistent visiblement pas à la critique. La bureaucratie n'a ni titres ni actions. Elle se recrute, se complète et se renouvelle grâce à une hiérarchie administrative, sans avoir de droits particuliers en matière de propriété. Le fonctionnaire ne peut pas transmettre à ses héritiers son droit à l'exploitation de l'Etat. Les privilèges de la bureaucratie sont des abus. Elle cache ses revenus. Elle feint de ne pas exister en tant que groupement social. Sa mainmise sur une part énorme du revenu national est un fait de parasitisme social. Voilà ce qui rend la situation des dirigeants soviétiques au plus haut point contradictoire, équivoque et indigne, en dépit de la plénitude de leur pouvoir et de l'écran de fumée de la flagornerie..."

Les tentatives faites pour présenter les bureaucrates syndicaux comme des bourgeois ne résistent pas visiblement à la critique. La bureaucratie syndicale n'a ni titres ni actions. Elle se recrute, se complète et se renouvelle grâce à une sélection impitoyable faite par les directions des partis ouvriers-bourgeois comme le PS et le PCF ( dès fois pour des raisons d'opportunisme politique ces partis tolèrent dans cette bureaucratie quelques trotskystes, du moment qu'ils sont des couteaux sans lame et qu'ils promettent d'être sage ). La bureaucratie syndicale pas si bourgeoise que ça n'a de droit particulier en matière de propriété. Le fonctionnaire du syndicat ne peut transmettre a ses héritiers son droit à couillonner à longueur de journée le travailleur. Les priviléges de la bureaucratie syndicale sont des abus. Elle cache ses revenus. Elle feint de ne pas exister en tant que groupement social. Sa mainmise sur le syndicat et un fait de parasitisme politique, rendu uniquement possible parce que des gens qui se croient révolutionnaires cautionnent par leur silence cette dictature de fait.

Voilà ce qui rend la situation des dirigeants syndicaux au plus haut point contradictoire, équivoque et indigne, en dépit de la plénitude de leur pouvoir, et de l'écran de fumée de la flagornerie de mecs comme toi, à voir des bourgeois partout, mais à ne pas voir les petites bassesses quotidiennes de tes propres dirigeants du POID, qui rendent possible le maintien de ces ouvriers-petits bourgeois à la tête des syndicats ouvriers.

"...Le POID construit, à grande enjambées, un parti ouvrier révolutionnaire au service de la victoire de la classe ouvrière ..."

Non camarade Barnum tu te trompes, ta direction construit un parti ouvrier démocratique et indépendant ( POID).

Démocratique bourgeois !

Indépendant de toute pensé marxiste et révolutionnaire !

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mar 6 Mar - 17:06


Les syndicats refusent de rencontrer Belloubet

( Site Figaro )

Les principaux syndicats de magistrats ont annoncé hier, avant l'annonce par Emmanuel Macron d'une refonte du système des peines, qu'ils boycotteraient un rendez-vous avec la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, consacrée à la réforme de la Justice. Le Syndicat de la magistrature (SM) et l'Union syndicale des magistrats (USM) disent avoir été informés hier soir par le cabinet de la ministre qu'ils n'auraient le projet de loi que demain et seraient reçus le 15 mars, jour de la transmission de ce texte au Conseil d'Etat.

"Après avoir organisé un simulacre de consultation sans jamais nous donner connaissance des projets de textes précis, la ministre de la Justice tente le coup de force en nous proposant de nous entendre alors que tout sera déjà joué", déclarent les deux syndicats dans des communiqués. "De ce fait, nous ne nous rendrons pas au rendez-vous fixé par la ministre, qui n’est qu’une nouvelle manoeuvre pour réduire au silence toute critique des projets en cours", ajoutent le SM et l'USM, selon lesquels cette position est partagée par les organisations syndicales des personnels de greffe..."


Que les directions des syndicats de cheminots en prennent de la graine !

Eux qui sont entrain de jouer aux pitoyables pantins dans des concertations-manœuvres du gouvernement Macron-Philippe.

Plus que jamais les directions des partis d'extrême gauche doivent dénoncer l'abjecte orientation de collaboration de classe qu'imprime aux syndicats les directions syndicales.

Les directions d'extrême gauche doivent faire une agitation de grande ampleur pour conseiller aux travailleurs, en s'appuyant sur les sections syndicales combatives, la formation de comités de grève en assemblée générale. Les fédérer de bas en haut afin de chiper la direction du mouvement aux bureaucrates traîtres patentés.
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Mar 6 Mar - 20:43

Tu vois bien que tu ne réfléchis pas à ce que j'écris !! Je dis moi-même que ce ne sont pas socialement des bourgeois ( aussi bien la bureaucratie stalinienne que les bureaucraties syndicales) mais que Trotsky parle d'appareil bourgeois parce que sa politique est exclusivement au service des intérêts de la bourgeoisie!! C'est clair ?

"Je te redonne l'analyse de Trotsky qui, quand il parle "d'appareil bourgeois" ne veut évidemment pas dire que ce sont socialement des bourgeois, ou des nobles, ou des capitalistes à sa tête !!! Mais qu'en tant que couche sociale privilégiée et parasitaire, toute sa politique est au service des intérêts fondamentaux de la bourgeoisie.... jusqu'à lui redonner directement le pouvoir en 1991, même si c'est sous une forme essentiellement mafieuse".

Tu continues de confondre le POID avec le POI qui, comme toi , détermine exclusivement sa politique par rapport aux appareils et développe un néo-pablisme d'adaptation et de capitulation ( tout comme d'ailleurs par rapport à la France insoumise en ce qui concerne le POI).
Le POID construit un parti révolutionnaire en toute indépendance par rapport à l'Etat, aux capitalistes et à leurs institutions ( gouvernement, Cinquième république, Union européenne, appareils... contrairement à toi!).

" ... il n' y avait pas de double nature de la bureaucratie stalinienne mais une double nature de l'Etat ouvrier ..."

Hélas tu ne peux pas voir cette "double nature" parce que tu n'es pas dialecticien pour deux ronds. Et pourtant il n'y en a une double nature, en terme de dialectique on appelle cela l'unité des contraires.

Pauvre Eninel qui, par cette seule phrase, montre qu'il ne comprend pas ce dont il parle : bien sûr l'unité des contraires dans un même organisme ! Une base ouvrière et un sommet bourgeois au sein d'une même organisation, aussi bien le syndicat (que Trotsky lui-même prend comme exemple de cette unité dialectique) que l'Etat ouvrier, d'où l'expression d'Etat ouvrier dégénéré!! Bien sûr que la Russie n'était pas un capitalisme d'Etat, avec une classe capitaliste... C'est justement l'objet de la polémique de Trotsky contre la minorité du SWP à la fin des années 30. TOUS TES DEVELOPPEMENTS à ce propos montrent simplement que tu n'avais rien compris à ce que je disais dans la précédente intervention!
Prends le temps de lire et de COMPRENDRE ce qui est dit !!

Et ne t'en fais pas, les militants du POID combattent dans la CGT comme dans FO pour le Front unique, pour la grève totale et le blocage du pays, sur les revendications définies par les travailleurs eux-mêmes, et contre toute concertation avec Macron-Philippe

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mer 7 Mar - 12:45

Quelques observations à la lecture de tes affirmations théoriques:

1- appareil bourgeois parce que (...) politique (...) exclusivement au service des intérêts de la bourgeoisie!

Si nous choisissons ce critère de défense inconditionnelle du capitalisme pour déterminer la nature de classe d'un appareil bureaucratique d'une organisation politique, alors dans le monde entier toutes les organisations existantes ayant un peu de chair sur les os, ayant un appareil ( partis, syndicats ) sont bourgeoises. Plus aucune nuance n'est possible pour essayer de définir une différence de classe entre le Medef et la CGT, entre le FN et le PS, entre le PT de Lula au brésil et un PMDB d'un ultra libéral type Temer, bref entre les partis d'extrême droite et les partis d'extrême gauche. Tous ce vaut !

Il y a le pur POID ... et les autres, tous à la solde de la bourgeoisie. C'est clair !

2 - Tu continues de confondre le POID avec le POI.

Admettons que je confonde le POI et ton parti (je ne me trompe pas), il n'en reste pas moins que tu es bien en peine de nous expliquer, au nom de quelle idéologie de classe, le parti qui existait avant la scission du POI et du POID, à savoir le PT, ce parti continuait d'envoyer certains de ses militants pantoufler dans un appareil bourgeois, à savoir selon tes propres critères l'appareil FO.
Et ne me dits pas qu'il n'y en avait pas (ou plus suite à la grande période Lambert) puisque et tu le suggéré toi même, le POI contrairement à vous, continue d'avoir des militants dans l'appareil FO.

Ce peut-il que la direction du POI ait envoyer des militants dans un appareil bourgeois seulement une fois après la scission ? Là déjà ta démonstration est loin d'être claire !

3 - Le POID construit un parti révolutionnaire en toute indépendance par rapport à l'Etat.

Au nom de cette indépendance érigée en principe absolue, en impératif catégorique, est ce que tu ne trouves pas contradictoire qu'en plus de pantoufler dans un appareil syndical bourgeois, vous vous présentiez à des élections organisées dans le cadre bonapartiste de la V République ?
Que dans ce cadre et ses lois réactionnaires, vous tentiez de vous faire rembourser vos frais de campagne par ce couillon de contribuable ?
On peut bien proclamer tout et son contraire, mais le fait est, et les faits sont têtus, que comme les copains vous ne vous interdisez pas de tant à autre, d'aller à la pèche à subvention publique !

Pour le reste c'est clair, jamais un principe ne doit empêcher le pragmatisme !

4 - Pauvre Eninel qui, par cette seule phrase, montre qu'il ne comprend pas ce dont il parle : bien sûr l'unité des contraires dans un même organisme ! Une base ouvrière et un sommet bourgeois au sein d'une même organisation.

Pauvre camarade Barnum qui est prêt à reconnaître la contradiction dans l'entité organisme, mais certainement pas dans les éléments qui composent cet organisme ! Pour toi à FO par exemple il y a une base ouvrière-ouvrière et un sommet bourgeois-bourgeois. Point.
Impossible pour toi d'imaginer que la contradiction est partout, dans l'organisme mais surtout dans les éléments.
Pourtant à regarder de plus prêt, à la base des adhérents de FO, pour certains sont plus bourgeois, plus réactionnaires politiquement que la direction.
De par leur qualification et la place qu'ils occupent dans une entreprise capitaliste, certains adhérents de FO ont un niveau de vie un peu plus bourgeois qu'un bureaucrate de l'appareil.
De par la diversité des courants politiques existants à FO, au nom du pluralisme, certains adhérents sont carrément des militants du FN .

En d'autres termes, dans une organisation comme FO, où sont les bourgeois ?

Là franchement tes explication simplistes ne sont plus claires du tout !

"Les militants du POID combattent dans la CGT comme dans FO pour le Front unique, pour la grève totale et le blocage du pays, sur les revendications définies par les travailleurs eux-mêmes, et contre toute concertation avec Macron-Philippe."

Très bien, très bien, apporte en la démonstration et à ce moment là nous réviseront le jugement que nous portons sur vous.

Lorsque l'on veut mettre ses pas dans ceux de Karl Marx, ce qui a une importance décisive, c'est ce que les gens font et la manière dont ils le font, et non ce qu'ils pensent eux-mêmes de leurs actions.

CQFD
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Message  barnum le Mer 7 Mar - 16:28

"Pourtant à regarder de plus prêt, à la base des adhérents de FO, pour certains sont plus bourgeois, plus réactionnaires politiquement que la direction.
De par leur qualification et la place qu'ils occupent dans une entreprise capitaliste, certains adhérents de FO ont un niveau de vie un peu plus bourgeois qu'un bureaucrate de l'appareil."


Et tu oses te réclamer du Marxisme , en analysant les positions sociales ou politiques INDIVIDUELLES !! La bureaucratie s'analyse en tant que corps collectif contre-révolutionnaire, même si des individus qui la composent sont de simples ouvriers !!! C'est vraiment le b-a ba... et même si, à la base, collectivement ouvrière (dans un syndicat de classe), certains sont individuellement plus riches que tel ou tel bureaucrate !

Et le 22 mars ?? présenté par les appareils comme une simple journée d'action pare-feu et dont les masses peuvent d'ailleurs ou non se saisir, compte tenu de leur exaspération de Maron-Philippe.... faut-il comme toi la gauchir, tout comme LO ou le NPA (comme ils gauchiront demain le Front populaire, politique dénoncée par Trosky et le programme de transition), ou se contenter d'accompagner les travailleurs en fonction de leur décision en AG à la base ? Seras-tu le meilleur propagandiste des appareils et de leur politique pourrie ?

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mer 7 Mar - 19:32

Essayons de faire un travail de simplification.

Les deux types d'organisations qui nous intéressent en la circonstance sont les organisations de la bourgeoisie et du prolétariat.

Laissons de coté les organisations petites bourgeoises, certes importantes dans la joute politique, mais évidemment pas fondamentales.

Nous avons les organisations politiques de la bourgeoisie. Nous n'allons pas trop nous appesantir sur elles, et nous dirons simplement qu'elles peuvent prendre deux formes, l'une élitiste, se fixant comme objectif affiché la défense franche et directe des patrons et du système capitaliste ( le medef par exemple); une plus populaire et plus démagogique, essayant d'attirer, d'accrocher au chariot de la bourgeoisie les autres classes sociales, la petite bourgeoisie mais aussi le prolétariat ( le FN par exemple ).

Principalement la lutte qui déchire aujourd'hui les partis bourgeois se résume à ouvrir plus ou moins la Nation à la mondialisation libérale. Ne développons pas.

Nous avons les organisations politiques de la classe ouvrière. Et là encore nous pouvons distinguer une opposition fondamentale entres elles.

Il y a les organisations du prolétariat qui ne cherchent pas, même en théorie, à penser une société post capitaliste. Ils se contentent de vouloir défendre le prolétariat dans le capitalisme. Eux ne parlent pas de lutte des classes, de révolution et de socialisme, ils parlent de fraternité, de Nation au dessus de la lutte des classes. Ces organisations comme par exemple en France la CFTC ou la CFDT sont d'inspirations religieuses.

Il y a les organisations du prolétariat qui elles par contre, se sont construites en opposition du capitalisme, dénonçant ce système comme un système injuste d'oppression et d'exploitation qu'il faut abolir et le remplacer par un système socialiste et ensuite communiste, un système sans classe sociale.

En France sur le plan politique les partis qui se fondent sur ce combat sont principalement le PS, le PCF et toutes les petites formations qui se réclament peu ou prou du trotskysme : LO, NPA, POI, POID. Sur le plan syndical, la CGT historique et les syndicats issues de ce tronçon: FO et la FSU.

On dit que ces organisations sont ouvrières, qu'elles sont des organisations de classe, parce que fondamentalement toutes se réclament en théorie du socialisme et du communisme. Certaines d'entres elles veulent cheminer vers le socialisme par des réformes. On les appelle des organisations réformistes. Les autres par la révolution, on les appelle révolutionnaires. L'ensemble de ces organisations forment le mouvement ouvrier.

Mais ne nous laissons pas abuser par cette appellation, surtout en France. Si en Angleterre c'est le mouvement syndical qui a accouché du mouvement politique, en France c'est l'inverse qui s'est produit, ce sont des petits partis politiques ouvriers qui ont façonnés le syndicalisme ouvrier.

Paradoxe absolue donc, ce sont des personnalités bourgeoises qui ont facilités le développement du mouvement ouvrier syndical en France. De là comment pouvons-nous être étonné de la place qu'occupe encore aujourd'hui les partis politiques ouvriers dans la vie des syndicats ?

Certaines des directions syndicales, voir toutes, se réclament d'une indépendance vis à vis des partis politiques et de l'Etat, de la démocratie. Mais qu'en est-il exactement ?

Systématiquement ces directions cultivent la confusion quant à cette démocratie qu'ils associent à la défense du capitalisme. Ils prétendent vouloir être indépendant des partis politiques afin, disent-ils, de maintenir l'harmonie chez eux. Ils disent avoir une comptabilité impeccable, des ressources financières reposant exclusivement sur les cotisations de leurs adhérents, alors qu'ils vivent grand train et on une immense bureaucratie, un appareil, à faire tourner.

Les directions syndicales sont dans le déni et le mensonge. Mais ces directions sont-elles foncièrement des directions bourgeoises ?

Oui si nous observons qu'elles n'ont de cesse d'essayer de retirer la spécificité de classe de leurs organisations, à savoir transformer statutairement le syndicalisme, et en faire des formations non pas tournées vers un combat post capitalisme, mais dans un combat dans le capitalisme, transformer une CGT en une CFDT en quelque sorte.

Non si nous observons que ces directions sont composées souvent d'individus salariés détachés, militants de longue date de partis politiques ouvriers comme le PS et le PCF, et qu'aux dernières nouvelles ces formations sont toujours à raconter qu'elles militent pour le socialisme.

Alors évidemment le discours réformiste des partis PS et PCF font fatalement sourire, puisque les seules réformes qu'ils défendent aujourd'hui sont des réformes libérales et réactionnaires. Mais même là, ils trouvent encore le moyen d'essayer d'embrouiller l'esprit des travailleurs et lorsqu'ils sont aux affaires, mentent systématiquement et présentent leurs réformes comme quelque chose de bon pour le prolétariat.

C'est la crise dans les partis politiques ouvriers réformistes qui expliquent la crise ravageuse qui se développe dans les syndicats de classe.

Certains en arrivent même à présenter ces partis et les syndicats qu'ils contrôlent comme des formations devenues complètement bourgeoises. Non pas ouvrière-bourgeoise comme les caractérisent les marxistes, mais comme bourgeoises. Ils les mettent sur le même plan que des syndicats confusionnels comme les syndicats CFTC ou CFDT, voir comme des syndicats corporatistes comme les syndicats autonomes. Ils commettent là une grave erreur.

Que les petites formations trotskystes dénoncent des partis, absolument plus réformistes, comme le PS et le PCF ( idem pour la France Insoumise qui ne se réclame même pas du mouvement ouvrier ), qu'ils essayent de les détachés absolument du prolétariat, qu'ils travaillent à leur perte, cela est tout à fait légitime et nécessaire. Mais qu'ils tentent de jeter le bébé avec l'eau sale du bain et qu'ils fassent comme si il n'y avait plus un syndicalisme de classe dans le pays, cela est inacceptable, cela est une capitulation.

Les partis d’extrême gauche, qui a les entendre sont des organisations ouvrières révolutionnaires, doivent tout faire pour contrôler eux les syndicats. Cette tâche est d'autant plus facilité que les travailleurs syndiqués, les travailleurs, sont entrain de se rendre compte que les chefs syndicaux que le PS et le PCF imposent à la tête des syndicats, sont de mauvais syndicalistes, qu'ils sont les grands organisateurs de toutes nos défaites successives. La bureaucratie syndicale, cet appareil qui par définition comme tout appareil est parfaitement apolitique, se tournera volontairement et travaillera docilement pour eux, si les nouveaux chefs syndicaux révolutionnaires, sont capables de leur garantir un avenir .

Et la seule possibilité de garantir à ces permanents syndicaux la pérennité de leurs emplois dans le syndicat, pérennité fortement menacée par la bourgeoisie, c'est de prendre le pouvoir et d'impulser, de développer, une orientation syndicale révolutionnaire, seule politique susceptible de faire revenir les travailleurs et leurs cotisations dans le syndicat.
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Message  barnum le Mer 7 Mar - 20:37

1. la CFTC et la CFDT(constituée par la majorité de la CFTC.... la minorité devenant la CFTC maintenue) sont toutes les deux des organisations créées et contrôlées par la hiérarchie vaticane et sont des organisations bourgeoises, contrairement à la CGT et la CGT-FO qui restent des organisations de classe, chapeautés par des appareils bourgeois au service donc de la bourgeoisie et de ses intérêts, ce qui fait des syndicats des organisations ouvrières-bourgeoises comme le dit Trotsky qui le compare ainsi avec l'Etat ouvrier dégénéré (la bureaucratie étant l'élément bourgeois, l'appareil au service des intérêts fondamentaux de la bourgeoisie et les bases sociales de la Russie en constituant l'élément ouvrier).

2. "Et la seule possibilité de garantir à ces permanents syndicaux la pérennité de leurs emplois dans le syndicat, pérennité fortement menacée par la bourgeoisie"
Non, leur pérennité n'est pas menacée aujourd'hui, car ils sont les meilleurs défenseurs de la politique capitaliste du gouvernement Macron-Philippe et les meilleurs diviseurs contre le Front unique de classe... d'où l'importance du combat pour le Front unique à la base pour pouvoir imposer le Front unique au sommet.

3. "Mais ces directions sont-elles foncièrement des directions bourgeoises ?

Oui si nous observons qu'elles n'ont de cesse d'essayer de retirer la spécificité de classe de leurs organisations, à savoir transformer statutairement le syndicalisme, et en faire des formations non pas tournées vers un combat post capitalisme, mais dans un combat dans le capitalisme, transformer une CGT en une CFDT en quelque sorte.

Non si nous observons que ces directions sont composées souvent d'individus salariés détachés, militants de longue date de partis politiques ouvriers comme le PS et le PCF, et qu'aux dernières nouvelles ces formations sont toujours à raconter qu'elles militent pour le socialisme".


Donc, tu le confirmes toi-même.... le syndicat est bien une organisation ouvrière-bourgeoise (comme l'Etat ouvrier dégénéré, c'est Trotsky lui même qui le compare au syndicat, je te l'ai déjà dit!) ouvrière par ses adhérents, son origine, son histoire, ses références mais bourgeoise par son sommet, son appareil, au service exclusif de la bourgeoisie, même quand il décrète des journées d'action pour mieux diviser, épuiser, démoraliser les travailleurs.

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mer 7 Mar - 20:51

barnum a écrit:

Donc, tu le confirmes toi-même.... le syndicat est bien une organisation ouvrière-bourgeoise (comme l'Etat ouvrier dégénéré, c'est Trotsky lui même qui le compare au syndicat, je te l'ai déjà dit!) ouvrière par ses adhérents, son origine, son histoire, ses références mais bourgeoise par son sommet, son appareil, au service exclusif de la bourgeoisie, même quand il décrète des journées d'action pour mieux diviser, épuiser, démoraliser les travailleurs.

Le sommet n'est pas l'appareil, ce sont deux choses distinctes.

Mais je confirme, d'un point de vue marxiste la CGT et la CGT-FO sont des organisations ouvrières-bourgeoises. Bourgeoise parce que le simple faite qu'une organisation ouvrière tolère en son sein un appareil bureaucratique n'en fait plus tout à fait une organisation ouvrière stricte reposant sur l'égalité des adhérents.

Tu me dis que ces syndicats sont ouvriers bourgeois parce que la direction et l'appareil se mettent au service exclusif de la bourgeoisie.

Mais si dans le développement de la lutte des classes, admettons l’hypothèse même si tu n'y crois guère, la base ouvrière des adhérents réussissait à placer à la tête du syndicat une direction révolutionnaire, tiens ton parti, qui ne serait plus au service de la bourgeoise donc, ce syndicat serait-il alors un syndicat ouvrier-bourgeois.

Moi je dis oui. Trotsky dans son analyse de l'Etat ouvrier aussi. Et toi ?
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Mer 7 Mar - 21:32

Eh non, une fois de plus tu te trompes (c'est une habitude pour toi mais ça se comprend étant donné ton orientation!), si la révolution politique en Russie avait renversé la bureaucratie stalinienne et porté au pouvoir une direction révolutionnaire, il y aurait eu alors régénérescence de l'Etat ouvrier qui aurait donc cessé par la même occasion d'être dégénéré et aurait donc été pleinement et exclusivement ouvrier! Même chose pour le syndicat dans ce cas de figure.
Quand on défend comme toi la légitimité de Macron dans le cadre de la Cinquième république et l'Union européenne, quand on attend tout ou presque des appareils bourgeois (qui, oui, sont le sommet de l'organisation!!), quand on défend le Front populaire... alors oui on développe une politique bourgeoise!
Quand on combat, comme le POID, pour le Front unique, pour la grève générale et le blocage du pays, pour mettre à bas au plus vite Macron-Philippe, pour en finir avec la Cinquième république et l'Union européenne, tous aux ordres du capital financier, pour un Gouvernement ouvrier, on développe alors une politique ouvrière révolutionnaire seule à même de construire le parti révolutionnaire.
Les choses sont simples et claires!

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Mer 7 Mar - 23:46

barnum a écrit:Eh non, une fois de plus tu te trompes (c'est une habitude pour toi mais ça se comprend étant donné ton orientation!), si la révolution politique en Russie avait renversé la bureaucratie stalinienne et porté au pouvoir une direction révolutionnaire, il y aurait eu alors régénérescence de l'Etat ouvrier qui aurait donc cessé par la même occasion d'être dégénéré  et aurait donc été pleinement et exclusivement ouvrier!

Vois-tu le seul petit hic dans ta fumeuse théorie , c'est que bien avant la dégénérescence de l'Etat ouvrier en URSS, bien avant l’avènement du stalinisme, c'est Lénine lui même qui a caractérisé l'Etat ouvrier, d'Etat ouvrier-bourgeois, et non pas pleinement et exclusivement ouvrier.
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Jeu 8 Mar - 10:03

Et à juste titre, même si la citation n'est pas exacte !! La révolution venait juste de l'emporter, la guerre civile continuait à l'intérieur comme à l'extérieur et le gouvernement (au départ tripartite, bolcheviks, mencheviks internationalistes et socialistes révolutionnaires de gauche, puis exclusivement bolcheviks) a été contraint de prendre des mesures brutales, isolé du reste du monde..... Et Lénine ne parlait pas d'Etat ouvrier-bourgeois mais d'Etat bourgeois sans bourgeoisie!
Si la CGT (ou la CGT-FO) avait une direction révolutionnaire, bien sûr qu'on ne parlerait pas d'organisation ouvrière-bourgeoise , je vois que dans ton cerveau c'est extrêmement confus et plutôt de la bouillie de chat !

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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Jeu 8 Mar - 13:20

"... Ce ne sont pas les "restes", impuissants en eux-mêmes, des classes autrefois dirigeantes qui empêchent, comme le déclare la doctrine purement policière de Staline, l'Etat soviétique de dépérir et même de se libérer de la bureaucratie parasitaire, ce sont des facteurs infiniment plus puissants, tels que l'indigence matérielle, le manque de culture générale et la domination du "droit bourgeois" qui en découle ..." nous explique Trotsky dans la révolution trahie.

En me permettant de paraphraser le grand homme, j'affirme que ce n'est pas la bourgeoisie qui empêche le syndicalisme de se débarrasser de sa bureaucratie parasitaire, ce sont des facteurs infiniment plus puissants, tels que l'indigence matérielle, le manque de culture générale, l'apolitisme pathétique des salariés, et la domination du "droit bourgeois" qui en découle.

L'étendue de la puissance bureaucratique dans une organisation ouvrière est inversement proportionnelle à l'investissement politique du prolétariat dans ces dites organisations.

Quant le chat n'est pas là les souris dansent. C'est parce qu'il existe une crise quant à l'engagement politique du salarié dans les syndicats, crise nourrie par une indigence matérielle et un manque de culture politique chez les ouvriers, que progressivement les directions réformistes des syndicats confient le travail syndical à du personnel plus ou moins directement rémunéré par la bourgeoisie, rémunéré donc discipliné.

Parce que les appareils syndicaux roulent pour les patrons, la tentation est forte de voir en eux des appareils bourgeois. Sottise !

Les appareils ouvriers en tant que tel, ne sont bourgeois que parce que ces maîtres le sont, à tout le moins ces chefs syndicaux, qui même si ils sont pour la plupart d'origine ouvrière, pactisent ouvertement avec le diable et prennent en charge les besoins de l'ennemi de classe.

Pour moi l'appareil est le navire , la direction, le bureau politique, c'est le gouvernail.

L'appareil écoute qui paie ! Les salariés ne veulent pas payer de cotisations ouvrières, ils ne veulent pas payer l'appareil, d'autre s'en charge à leur place.

Les directions syndicales actuelles sont réformistes et contre révolutionnaires. Elles fixent un cap et l'appareil suit. Enfin il suit, à FO nous avons vu par exemple Mailly être mis en minorité par son conseil national à l'automne. Nous avons assisté à un début de révolte spontanée de l'appareil.

Mais quand serait-il si des partis d'extrême gauche se saisissaient du trouble qui existe dans l'appareil, et s'appuyant sur lui et le prolétariat ravissaient aux directions réformistes sortantes le pouvoir à la tête des syndicats de classe ?

Ces syndicats avec un gouvernail révolutionnaire, deviendraient-ils d'un coup d'un seul des organisations ouvrières, et non plus des organisations ouvrières-bourgeoises ?

Absolument pas, ces syndicats resteraient des organisations contradictoires et équivoques, des organisations ouvrières-bourgeoises, devant faire avec une bureaucratie, et elles le resteraient aussi longtemps que le prolétariat n'aura pas eu le temps de s'élever à ses taches historiques, apprendre à gérer et contrôler ses organisations, et qu'il aura besoin d'une bureaucratie comme tuteur.

Non seulement pour que les syndicats ouvriers deviennent strictement ouvrier, faut-il que les salariés adhérent et paient, mais encore faut-il qu'ils s'éduquent. Cela ne se fera pas en un jour.

Même avec une direction, un gouvernail révolutionnaire, une organisation ouvrière avec des salariés immatures politiquement ayant besoin d'une bureaucratie est et reste une organisation ouvrière-bourgeoise.

D'ailleurs et c'est la seule question qui vaille finalement. A cette question, et partant de l'axiome suivant lequel le prolétariat ne doit pas espérer dominer et contrôler la société entière, puisque à cause de son indigence matérielle et de son manque de culture, il n'arrive déjà pas à dominer et contrôler ses propres organisations syndicales, devons nous, nous communistes, renoncer à la révolution et à la prise du pouvoir ?

Evidemment non ! Il n'y a que la révolution et le socialisme qui sortira le prolétariat de son indigence et de son inculture, qui le fera rentrer dans les syndicats pour s'éduquer.

Cette révolution elle va se faire avec les matériaux existants, et dans ces matériaux il y a les appareils syndicaux. On va faire avec.

Inutile donc de compliquer les choses et de braquer ces appareils en les dénonçant comme des organes strictement bourgeois. Il faut dire aux travailleurs qu'ils sont bourgeois, mais qu'ils peuvent être tout autant ouvriers, mais il faut rentrer dans les syndicats.

Le syndicalisme ouvrier de classe, son appareil, est acteur de la lutte des classes, il en ait aussi l'un des enjeu les plus fondamentale dans la période actuelle.

Nous devons partir à l'assaut des syndicats de classe comme ils sont, en s'appuyant sur le prolétariat et les appareils, nous devons ouvertement en revendiquer le pouvoir, chasser les chefs réformistes, payer et contrôler l'appareil, afin que ces syndicats, d'une orientation de collaboration de classe, passent à une orientation lutte des classes, une orientation révolutionnaire qui fera revenir les travailleurs dans les syndicats.

Voilà la tache révolutionnaire du moment, et non pas organiser sa petite manif commémorative dans son coin !
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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  Eninel le Jeu 8 Mar - 17:55

Mailly «pas persuadé» que Mélenchon aide les salariés
(Par Le Figaro.fr )

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, s'est dit cet après-midi "pas persuadé" que le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, rende service aux salariés par son action et sa charge contre les syndicats. "Un jour, on a l'impression qu'il parle comme un syndicaliste, le lendemain, qu'il parle comme un politique. Alors, c'est son droit, mais il ne va pas nous embarquer dans sa logique à lui", a-t-il déclaré lors de l'émission "Questions d'info" LCP-Le Point-AFP.


Le député de Marseille aide-t-il les salariés dans son action ? "Je n'en suis pas persuadé tout le temps, non !", a répondu M. Mailly. "Il nous a cartonnés les uns, les autres, tant FO que la CGT et la CFDT. Il a dit "ils ne se mobilisent pas". (Mais) nous, on a un accrochage sur le terrain, les syndicats (..) On a 12.000 implantations syndicales, il y a plus d'adhérents dans les syndicats que dans les partis politiques", a insisté le responsable syndical.


Mélenchon ouvre la voie !

Bien sûr qu'il faut critiquer et même exiger le départ de ces dirigeants syndicaux traîtres.

Bien sûr que les militants révolutionnaires doivent militer et gagner ces 12 000 implantations syndicales.

Bien sûr que ces 12 000 implantations qui deviendront 24 000, le jour où enfin le syndicalisme ouvrier arrêtera d'être le partenaire de la bourgeoisie pour redevenir le partenaire du prolétariat, placeront à leur tête une direction révolutionnaire pour une orientation lutte des classes .

Dehors les partenaires sociaux du gouvernement !

Dehors les Mailly et Martinez !


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Re: A bas le syndicalisme collaboration de classe !

Message  barnum le Jeu 8 Mar - 20:11

Il n'y pas à dire, quand on est dans une politique pourrie comme tu l'es, les conneries, "on" les accumule !! Bravo de continuer à couvrir les appareils bourgeois... Tu dis explicitement qu'ils ne sont forts que parce que les travailleurs désertent les syndicats et ne se syndiquent plus alors qu'ils se syndiquent plus parce que les appareils bourgeois agissent exclusivement dans l'intérêt de leurs maîtres, le capital financier et ses gouvernements !! Le renversement des responsabilités !!! Va à LO, les spécialistes de la couverture des appareils, avec leur approbation des journées d'action pourries et leur dénonciation des travailleurs qui refusent de se battre en ne participant pas ou peu à ces "fameuses" journées.

"Dehors Mailly et Martinez", remplacés illico par les mêmes !!!! Les yeux dans les yeux avec les appareils! Et surtout pour ne pas dire "dehors Macron" illégitime avec 15% des inscrits, attendre 2022 avec Laurent, Hamon et Mélenchon et respecter ainsi les institutions de la Cinquième république, sans même parler de celles de l'Union européenne!

barnum

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