Islamophobie

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Message  verié2 le Ven 3 Fév - 11:29

Byrrh
Les opportunistes et les sectaires du NPA aiment baver sur LO
Je suis un peu surpris moi aussi par cette attaque. Car c'est tout de même l'article de la LDC qui s'en prend de façon très agressive au NPA. Au point qu'on a le sentiment que le NPA est la cible principale, alors que ce devrait être l'islamophobie.
une pareille bouse
Ce jugement à l'emporte pièce me surprend aussi, alors que tu nous a habitués à des interventions nuancées. Il y a quelques points dans l'article de l'Anti K sur lesquels j'ai des réserves, comme je l'ai dit. Mais, dans l'ensemble, je le trouve beaucoup plus juste, beaucoup moins agressif et beaucoup moins confus que celui de LO. Par exemple, si les auteurs signalent que Fourest et Polony ont apprécié l'article de LO, ils ne signalent pas qu'il a été reproduit avec délectation par toute la fachosphère - ce qui montre une certaine volonté de rester courtois dans la polémique. LO ne leur en sera même pas reconnaissante. Pour ma part, je pense au contraire qu'il ne faut pas hésiter à souligner cet aspect particulièrement déplaisant, non pour le plaisir d'embarrasser LO mais pour tenter de faire réfléchir ses militants.

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Message  Byrrh le Ven 3 Fév - 18:16

Ci-après, une réponse du NPA... au NPA qui répondait à LO. Cool Plus sérieusement : une réponse d'un membre du NPA aux quatre membres du NPA qui ont signé hier une tribune répondant à LO.

La paille, la poutre et la lutte contre "l'islamophobie". A propos du texte publié par Lutte ouvrière dans la "LDC" datée de février 2017 et ses contempteurs, par Jean-François Cabral (02/02/2017)

Ce texte est déjà en ligne sur le site europe-solidaire.org mais il sera également bientôt ajouté, sous la forme d'une tribune, à la rubrique "Idées" du site national du NPA.

Byrrh

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Message  verié2 le Ven 3 Fév - 18:35

Cité par Byrrh
La paille, la poutre et la lutte contre "l'islamophobie". A propos du texte publié par Lutte ouvrière dans la "LDC" datée de février 2017 et ses contempteurs, par Jean-François Cabral

Je viens de lire ce texte qui émane d'un membre de la tendance DR, issue lointainement de LO au travers de Voix des Travailleurs. Je trouve ce texte de très, très mauvaise foi sur divers points. En particulier quand il souligne les passages où LO dénonce les discriminations, en affectant de ne pas voir que l'axe de l'article, comme son titre l'indique, est de taper sur ceux qui combattent l'islamophobie.

Comme je te l'ai déjà dit, Byrrh, le propre des opportunistes est qu'on trouve tout et son contraire dans leurs textes. Chacun peut ainsi y trouver ce qu'il y cherche. Sur ce plan, cet article de LO est caricatural.

Si LO affirmait comme préalable que nous faisons face à une montée dangereuse de courants, campagnes, agressions contre les Musulmans (même sans employer le terme "islamophobie") et qu'il convient de combattre ce danger, les critiques contre ceux qui essaient de le combattre seraient recevables. Ce n'est malheureusement pas le cas. Après, on peut discuter des détails de l'article et des réponses qu'il a suscitées. Mais c'est à la limite secondaire par rapport à cette volonté évidente de taper en priorité sur les anti islamophobie et en particulier le NPA. Une volonté évidente pour qui connait LO et est habitué aux textes alambiqués de LO. C'est pourquoi je suis très surpris que tu tombes dans le panneau.

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Message  ottokar le Ven 3 Fév - 23:12

La campagne raciste est dénoncée par l'article de la LDC, dès les premières lignes
Depuis les attentats de 2015 et 2016, cette question a pris de l’ampleur. Par exemple, le lamentable épisode de l’affaire du burkini a remis en lumière, l’été dernier, la façon dont les politiciens de droite comme de gauche sont prêts à faire feu de tout bois pour détourner l’attention de l’opinion des problèmes essentiels du moment, par démagogie électorale.

Cette récupération de la question du voile, de la burqa ou du burkini par des politiciens qui se moquent de l’oppression des femmes et ne sont laïcs que lorsqu’ils parlent de l’islam, est choquante. C’est une campagne raciste.

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Message  Duzgun le Ven 3 Fév - 23:17

Oui, LO reconnaît l'existence de l'islamophobie, l'existence d'une campagne raciste d'Etat... mais surtout il ne faut pas s'y opposer, c'est un "piège", l'urgence de LO est de dénoncer celles et ceux qui s'opposent au racisme... Rolling Eyes
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Message  verié2 le Sam 4 Fév - 1:38

ottokar a écrit:La campagne raciste est dénoncée par l'article de la LDC, dès les premières lignes
Depuis les attentats de 2015 et 2016, cette question a pris de l’ampleur. Par exemple, le lamentable épisode de l’affaire du burkini a remis en lumière, l’été dernier, la façon dont les politiciens de droite comme de gauche sont prêts à faire feu de tout bois pour détourner l’attention de l’opinion des problèmes essentiels du moment, par démagogie électorale.

Cette récupération de la question du voile, de la burqa ou du burkini par des politiciens qui se moquent de l’oppression des femmes et ne sont laïcs que lorsqu’ils parlent de l’islam, est choquante. C’est une campagne raciste.
Ben oui, personne ne conteste cela, Ottokar. Le problème, c'est l'orientation générale de l'article soulignée par son titre. Tu as suffisamment d'expérience pour comprendre cette critique, même si tu ne la partages pas. Car, si LO convient de l'existence de ces campagnes, elle critique ceux qui essaient de les combattre, et commettent sans doute des erreurs mais ont le mérite d'essayer de mener ce combat, sans jamais nous dire ce qu'il faudrait faire et, éventuellement, ce qu'elle fait de mieux.

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Message  Roseau le Sam 4 Fév - 20:47

Une liste très riche d'articles à faire circuler pour ouvrir les yeux à ceux qui n'ont pas encore compris l'urgence de lutter contre l'islamophobie. Les mêmes auraient regardé d'aussi loin l'antisémitisme au lendemain de la crise de 1929
http://www.anti-k.org/?s=islamophobie
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Message  Toussaint le Mer 8 Fév - 13:37

Une intervention d'Angela Davis à la "Marche des Femmes".
https://www.youtube.com/watch?v=viZlJi8iTcA
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Message  Toussaint le Mer 8 Fév - 14:08

Sur "la réponse du NPA" à LO, deux choses.
D'abord, on peut considérer que le point de vue du NPA est bien exprimé dans ce texte. En plus de la signature de Christine, il y a la participation du NPA à la réunion du 18 Décembre, avec appel et prise de parole d'Olivier Besancenot en tant que dirigeant du NPA. C'est la ligne majoritaire du NPA comme jadis il y eut une ligne majoritaire sur la loi raciste de 2004, applaudie par LO encore aujourd'hui, socle de légitimation de toutes les campagnes islamophobes. A l'époque, Boutin n'était pas d'accord avec la position majo de la LCR (elle a été pour le moins douteuse sur la question de l'adhésion à la LCR d'une femme voilée à Lille), Salingue faisait partie de "foulard-mino".

Ensuite, le texte continue de considérer LO comme une orga révolutionnaire qui se trompe sur la question de l'islamophobie. En réalité, LO est durablement et profondément gangrené par le racisme islamophobe. Que des gens comme Arthaud essayent à l'occasion de se dégager de l'étau, qu'il y ait moins de déclarations ouvertement islamophobes et d'injonctions en direction des musulmans et autres habitants des "quartiers immigrés" (sic), c'est exact. Mais LO ne peut pas changer de ligne, visiblement, et reste donc un ennemi des musulmans, et un adversaire farouche de l'unité des travailleurs. On comprend son absence de la lutte anti-raciste seulement sous cet angle. Parce que, par exemple, si on a rarement vu LO s'engager dans la solidarité internationale, ils se justifiaient par des arguments bidon. Au moins les textes étaient-ils souvent convenables. Sur l'Islam, LO a été très acif, notamment pour virer les élèves, et pour soutenir les exclusions, voire les licenciements. Là, contre les "bâchées" et les "Belphégor", pour diffuser des textes et des films racistes anti-musulmans, voire négrophobes (la journée de la jupe), soudain il n'était plus question de la litanie sur la "priorité" au travail de boîte. Evidemment, une proportion importante des militants de LO, quelle que soit leur apparence, est enseignante. Et ceux-là, qu'Allah les bénisse, n'ont pas mesuré leur investissement dans leur "boîte". Pour lutter contre le racisme anti-musulman, ils n'ont pas le temps. Pour stigmatiser les musulmans ils ont le temps. CQFD.

Les travailleurs, en particulier les travailleurs et les jeunes racisés, les "sauvageons" de Chevènement, les gens à "karchériser" selon Sarko, le "lumpen" selon LO et autres femmes voilées doivent savoir qui est LO et ne jamais lui donner le moindre soutien. LO a du mal dans les quartiers populaires qu'ils appellent à l'occasion "quartiers immigrés", c'est une excellente chose. A un moment l'hypocrisie doit se payer, comme les campagnes de division et d'exclusion, de stigmatisation. A part dans les fantasmes racistes néo-coloniaux, il n'y a pas de "communauté musulmane", et il n'y a pas de "communautarisme". Ceux qui reprennent ces concepts racistes et policiers passent de l'autre côté de la bataille pour l'unité des travailleurs, des exploités, des discriminés.
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Message  Toussaint le Mer 8 Fév - 14:55

Les conceptions de LO sont tout simplement celles de l'anticléricalisme anarchiste et radical socialiste du 19ème siècle, c'est à dire des conceptions idéalistes, qu'ils confondent avec le marxisme.

Et voici comment on fait de l'idéalisme tout en s'en défendant.
Non, les positions ne sont pas celles de courants ouvriers du 19ème. LO ne stigmatise pas les musulmans à cause d'idées du 19ème...
Depuis, l'Histoire est passée, l'essore de l'empire colonial européen, français en particulier, avec notamment les "Français musulmans" en Algérie. La guerre d'indépendance contre l'état français, menée par des musulmans et parfois au nom de l'Islam. Le colonialisme s'est opposé à l'Islam et toutes les religions, cultures autochtones. La résistance au colonialisme a pris souvent appui sur l'Islam (pas toujours, l'état a aussi utilisé des religieux à son service). Dès le début des conquêtes coloniale et jusqu'à la fin.
Aujourd'hui, l'"intégrationnisme" qui est la pierre de toucbe des conceptions de LO sur l'immigration, voire l'assimilation, sont une arme de division de la classe ouvrière et de soumission à la classe dominante, directement héritée de la République coloniale. Avec l'école de l'état bourgeois en première ligne, en métropole comme dans les DOM TOM. Avec les livres de l'Education Nationale qui sont des manuels néo-coloniaux. Entre autres, misogynes et homophobes, nationalistes et pro-capitalistes jusqu'à la caricature, mais je reste sur l'Islam et les autres "issus de la colonisation".
LO a fait un choix électoral et un choix qui colle aux réactions de sa composition militante, où les enseignants sont nombreux, de diversion de la bataille perdue de 2003 sur l'école et les retraites. Il a éduqué systématiquement ses militants par des lectures et des films racistes islamophobes, participé à des batailles politiques contre les musulmans. Et cela depuis plus de 10 ans. C'est une facette de son identité politique. Le sectarisme et l'ouvriérisme ont aidé à cela, y aident encore. Puissamment. Aujourd'hui les dégâts sont profonds et on le voit chez TOUS les intervenants du forum se réclamant de LO ou ayant fait partie de LO. Les militants ou proches de LO défendent toute la ligne islamophobe, et dans un passé récent jusqu'à tenir des propos islamophobes. Chez les anciens, les traces sont aussi profondes. Par exemple, le besoin d'excuser, de minimiser les tendances ou les actes islamophobes, les propos islamophobes, les fréquentations douteuses pour combattre l'Islam que ne renieraient pas la droite ni l'extrême droite, souvent. Ou, par exemple, vérié, qui persiste à soutenir la loi raciste de 2004 et ses justifications qui ont été LA base de toutes les campagnes racistes qui ont suivi auxquelles il s'oppose tout en n'en reniant pas le fond idéologique, à savoir "enlever le voile". Et qui aujourd'hui s'acharne à ne voir dans l'islamophobie de LO que des idées", des "conceptions" anticléricales qu'il suffirait de "discuter", de "modifier" en leur montrant leur erreur intellectuelle.
D'où leur exultation au moindre écart sémantique scruté à la façon des kremlinologues de jadis pour voir in changement de ligne.
Hélas, dès lors qu'il s'agit de modifier la praxis de cette organisation sectairement déformée (je pourrais détailler pour expliquer le terme, mais je ne vais pas m'écarter du sujet du fil et je ne vais pas relancer un fil sur LO) , on voit ressurgir son islamophobie profonde, structurelle.
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Message  verié2 le Mer 8 Fév - 19:10

Toussaint
leur exultation au moindre écart sémantique scruté à la façon des kremlinologues
Il y a une évolution de LO, qui est évidente pour qui suit cette organisation, sans avoir besoin de placer des micros sous la table de son bureau politique. Malgré ce lamentable article, cette évolution est réelle.
D'ailleurs, les contradictions et incohérences de cet article attestent de cette évolution. A l'époque de la commission Gérin, quand LO dénonçait "la marée noire des burqas", ses auteurs ne s'embarrassaient pas de précautions et de restrictions.
Cela me semble légitime d'essayer de comprendre ce qui se passe dans une organisation qui a son importance à l'extrême gauche.
Aujourd'hui les dégâts sont profonds et on le voit chez TOUS les intervenants du forum se réclamant de LO ou ayant fait partie de LO.
Sur ce plan, nous sommes d'accord. D'autant que LO n'a jamais ouvertement reconnu son évolution, ne s'en est jamais expliquée - ce qu'elle ne fait jamais sur aucun sujet. Cette ambiguité permet donc à pas mal de gens du milieu LO de continuer à rester sur leurs positions.
LO a fait un choix électoral et un choix qui colle aux réactions de sa composition militante, où les enseignants sont nombreux
Sur les enseignants ou une partie des enseignants, c'est probable, comme je l'ai écrit plusieurs fois. Car ce milieu est tout particulièrement porteur de l'idéologie laïco-républicaine-éducationniste, et aussi sécuritaire.

Un "choix" électoral, en revanche, je crois que tu te trompes. Il est arrivé à LO de faire de l'opportunisme électoral, par exemple sur les questions de sécurité - et c'est grave ! -, mais pas sur l'islamophobie.




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Message  ottokar le Ven 10 Fév - 20:52

LO a du mal dans les quartiers populaires qu'ils appellent à l'occasion "quartiers immigrés", c'est une excellente chose.

LO est plus présente que bien des organisations d'extrême gauche dans des entreprises industrielle, à forte proportion immigrée (récente ou ancienne), et n'a pas de mal, ainsi que sa présence au sein de l'industrie automobile et le rôle de Jean Pierre Mercier en témoigne, pour ne prendre que cet exemple médiatique. Au-delà, les plus de 300 groupes d'entreprise et de bulletins en attestent, même si bon nombre sont évidemment dans les services.
LO n'a visiblement pas de mal dans les banlieues, ainsi qu'en atteste les plus de 9000 candidats présentés sur ses propres listes municipales, dans des villes populaires, et ce n'était pas que les enseignants chers à Vérié (les romans policiers déformeraient-elles sociologiquement qui en abuse ?)
Et dans les fêtes de LO, on croise un public populaire très divers, avec des gens des "minorités visibles" comme dit le CSA à propos de la télé.

ottokar

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Message  verié2 le Sam 11 Fév - 12:29

Ottokar
LO est plus présente que bien des organisations d'extrême gauche dans des entreprises industrielle, à forte proportion immigrée
Ce n'est pas vraiment le sujet, mais le NPA est présent lui aussi. Des camarades du NPA ont notamment fait un travail important et très efficace à la SNCF, à la fois contre les racistes islamophobes, négrophobes etc qui s'étaient déchaînés après l'attentat de Charlie et contre les idées "dieudonnistes" circulant parmi un certain nombre de jeunes.
(9000 candidats de LO) ce n'était pas que les enseignants chers à Vérié (les romans policiers déformeraient-elles sociologiquement qui en abuse ?)
Ottokar, tu me sors régulièrement, cette vanne. C'est de bonne guerre, mais tu te répètes. Tu me diras que je me répète  moi aussi à propos du poids des enseignants dans LO.

Bon, pour parler sérieusement. Tu sais parfaitement que ce ne sont pas les candidats présents sur les listes municipales qui ont la moindre influence sur les positions de LO et qu'une bonne partie ne doit même pas les connaître, au delà de quelques généralités. (Il en va de même dans tous les partis évidemment.)

Quand je parle du poids des enseignants dans LO, je parle évidemment dans l'appareil de LO. Je serais curieux d'avoir des statistiques précises à tous les niveaux. Bien sûr, quand je dis que l'idéologie laïque anticlérical de style anarcho-républicaine très forte traditionnellement dans le corps enseignant exerce une influence sur les militants de LO, ce n'est qu'une hypothèse, je n'ai pas fait d'enquête sociologique. La tournée de projections de La journée de la jupe par des enseignants de LO, sans que d'autres enseignants de LO y trouvent à redire, du moins publiquement, est un élément qui va dans ce sens. Il ne suffit pas à étayer complètement cette hypothèse, j'en conviens.

Mais, d'une façon générale, tu devrais de ton côté convenir que la présence de centaines d'enseignants dans une organisation et dans son appareil, soit une forte proportion, et cela pendant des décennies a nécessairement une influence. LO n'échappe pas aux lois sociologiques. C'est l'existence qui crée la conscience, même si les liens ne sont pas mécaniques. Si tu nies cela, mon cher Orttokar, c'est toi qui tombes dans la superstition idéaliste.

Il est possible que LO ait tenté de se prémunir de cette influence, comme elle a tenté de se prémunir contre celle, plus générale, de la petite bourgeoisie (dans laquelle LO classait jadis les enseignants, je te le rappelle). Mais l'influence est généralement plus forte que toutes les précautions. Le symbole du choix d'une enseignante agrégée comme candidate de LO, et non plus d'un(e) ouvrier(e), alors que LO en compte des dizaines capables de jouer ce rôle, pose d'ailleurs problème, vu les idées que LO professait jadis sur ce sujet. (Arlette candidate ouvrière, Krivine candidat petit bourgeois, symboles de la nature de classe de ces deux organisations.)


Dernière édition par verié2 le Dim 12 Fév - 9:45, édité 2 fois

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Message  barnum le Sam 11 Fév - 14:25

Pas besoin d'un(e)candidat(e) ouvrier(e), pour être une parfaite organisation petite-bourgeoise, constamment au cul des appareils (voir le constant soutien de LO aux journées d'action à répétition, dont le seul but était de donner le feu vert à Hollande-Valls pour faire passer leur sale loi travail !

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Message  ottokar le Dim 12 Fév - 0:06

verié2 a écrit:
Ce n'est pas vraiment le sujet, mais le NPA est présent lui aussi.
Non seulement ce n'est pas le sujet, mais ce n'est pas la question. Un intervenant dit que "LO a du mal dans les banlieues". Je réponds simplement que si c'était le cas, LO aurait aussi du mal dans les usines, du mal à trouver des candidats aux élections municipales, du mal à avoir un public populaire et mélangé à sa fête...
C'est fou comme certains répondent à autre chose que ce qui est dit.

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Message  verié2 le Dim 12 Fév - 9:51

ottokar a écrit:
verié2 a écrit:
Ce n'est pas vraiment le sujet, mais le NPA est présent lui aussi.
Non seulement ce n'est pas le sujet, mais ce n'est pas la question.  Un intervenant dit que "LO a du mal dans les banlieues". Je réponds simplement que si c'était le cas, LO aurait aussi du mal dans les usines, du mal à trouver des candidats aux élections municipales, du mal à avoir un public populaire et mélangé à sa fête...
C'est fou comme certains répondent à autre chose que ce qui est dit.
Bon, il y deux discussions différentes.

1) Les positions générales de LO sur l'islamophobie et l'intervention de LO dans les banlieues sont deux choses un peu différentes. LO fait le choix de concentrer ses forces dans les entreprises et non dans les quartiers, de sorte que ce n'est pas en raison de ses positions qu'elle n'est pas ou très, très peu présente dans les "quartiers " parmi les jeunes, comme d'ailleurs l'immense majorité des groupes d'extrême gauche et même maintenant le PCF qui a perdu l'essentiel de son implantation de jadis.

2)Les origines des positions de LO sur l'islamophobie.

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Message  ottokar le Dim 12 Fév - 10:04

Ce n'est toujours pas la question. désolé de faire de l'explication de textes. Il n'est pas question de "présence dans les quartiers". D'ailleurs qu'est-ce que cela veut dire ? LO a présenté je ne sais combien de listes sur son nom aux municipales. Cela implique une certaine présence dans les quartiers, non ? Un intervenant disait qu'à cause de sers positions sur l'islamophobie, thème de ce fil, LO avait "du mal dans les quartiers". J'ai répondu simplement que les faits (les faits, pas "des faits alternatifs" à la Trump) démentaient cette affirmation gratuite : la présence et l'audience de LO dans des entreprises à forte proportion immigrée (si LO était perçue comme "raciste", serait-ce le cas ?) sa capacité à monter des listes dans des quartiers populaires à forte proportion de gens issus de l'émigration (ce qui n'a pas été le cas du FN pendant longtemps du fait de son rejet justifié, par exemple), le public qui vient à ses fêtes.
Donc je répète, non LO n'a pas "de mal dans les quartiers". Le reste de l'extrême gauche (dont le NPA) non plus, cela va sans dire. Et c'est tant mieux pour tout le monde.
Pour le reste, je laisse chacun à ses interprétations (ou à ses fantasmes et ses marottes)

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Message  verié2 le Dim 12 Fév - 10:34

Ottokar
sa capacité (LO) à monter des listes dans des quartiers populaires à forte proportion de gens issus de l'émigration
Ca n'a pas grand chose à voir avec une implantation et une intervention réelles dans ces quartiers, et en particulier parmi les jeunes. Par exemple, à Argenteuil, lors des grandes manifestations qui ont suivi des agressions contre des Musulmans (des femmes voilées et des hommes "typés"), il n'y avait pas LO, bien que LO ait un conseiller municipal élu dans cette ville - lequel a pris une position correcte en dénonçant ces agressions.

On n'a pas vu non plus LO à la manif d'hier devant le tribunal de Bobigny pour réclamer justice pour Théo. Ni l'ensemble de l'extrême gauche d'ailleurs, à part des militants venus individuellement.
si LO était perçue comme "raciste"
LO n'est pas perçue comme raciste, mais plutôt inconnue - comme toute l'extrême gauche - sauf là où elle intervient. LO n'est certainement pas raciste, mais ses positions sur l'islamophobie, surtout celles du passé car LO a évolué, malgré son dernier article, gagnent à ne pas être connues.

Imagine-t-on un instant un groupe de LO arrivant hier devant le tribunal de Bobigny avec une banderolle du genre : "Ne tombons pas dans le piège de la lutte contre l'islamophobie et la négrophobie" ?

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Message  Zelda le Dim 12 Fév - 12:15

Imagine-t-on un instant un groupe de LO arrivant hier devant le tribunal de Bobigny avec une banderolle du genre : "Ne tombons pas dans le piège de la lutte contre l'islamophobie et la négrophobie" ?

Non, pas davantage que
"votez Nathalie Arthaud, pour faire entendre le camp des travailleurs !"
ou
"Que recouvre le végétarisme, véganisme et antispécisme : à propos de la considération humaine pour la souffrance animale ?"
ou
"Italie : la Constitution hors des mythes !"
ou
"Le mouvement trotskyste et la révolution cubaine !"

Je t'ai mis tous les titres de la LDC de ce mois-ci. Tiens, ça me fait penser, faut que j'aille lire celui sur le végétarisme, le sujet m'intéresse et je ne suis pas sûre d'être d'accord... on verra bien.

Bref, ce que je veux montrer,  et ce que j'aime dans la LDC justement, c'est qu'on est sur des articles un peu plus de fond justement. On est pas sur des slogans, du militantisme à court terme mais de l'analyse. Alors l'analyse de cet article te défrise OK, j'ai bien capté, et pas que toi sur ce forum. Mais de là à dire "Han, c'est pas avec cet axe que vous allez pouvoir intervenir dans les banlieues..." Merci, LO n'est pas complètement débile. Alors à quoi sert cet article ? Ben à s'adresser à l'extrême gauche que cela intéresse en l'occurrence, et aux anti-racistes plus généralement. Parce qu'il y se joue un petit phénomène intéressant aux yeux de LO, une leçon de choses. Et parce qu'il est assez difficile de garder une bonne boussole pour des communistes révolutionnaires dans cette période morose. Et à défaut d'être certains d'avoir la bonne boussole, on sait celle que l'on ne veut pas avoir. Mais là, c'est Zelda qui parle, c'est pas LO et Zelda n'est plus de LO ni de quoi que ce soit, juste l'arrière ban.
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Message  verié2 le Dim 12 Fév - 15:26

Zelda
ce que j'aime dans la LDC justement, c'est qu'on est sur des articles un peu plus de fond
Bien sûr, nous sommes d'accord, un article d'analyse n'est pas un article d'agitation et encore moins un slogan. Mais c'est l'analyse qui permet de définir une politique... et des slogans. Or l'axe - la dénonciation du "piège de la lutte contre l'islamophobie" - devrait logiquement se traduire par un slogan dans ce sens, non ? Ca serait assez mal reçu dans les manifs antiracistes, si tu veux mon avis.
LO n'est pas complètement débile. Alors à quoi sert cet article ? Ben à s'adresser à l'extrême gauche
Je veux bien le croire. Mais, dans ce cas, il fallait titrer : "L'extrême gauche et la lutte contre l'islamophobie" en commençant par souligner l'importance de cette lutte, ce que LO préconise et en critiquant les autres organisations. Imagines-tu une seconde un article titré "Le piège de la lutte contre le capitalisme" ?
LO n'est pas complètement débile
Cela, je n'en doute pas. C'est pourquoi je crois que LO (enfin le comité de rédaction qui en est chargé) ne choisit pas les titres de la LDC au hasard. Et c'est évidemment d'autant plus grave. Les titres ne sont pas faciles à trouver. On peut évidemment choisir des titres plats, médiocres ou même franchement mauvais, mais pas des titres qui inversent la pensée de ceux qui les choisissent. Et c'est bien ce qui m'inquiète. A savoir que des camarades de LO (qui non seulement ne sont pas débiles, mais sont généralement intelligents et dotés d'une culture politique) puissent choisir un titre qui dénonce la lutte contre l'islamophobie.

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Re: Islamophobie

Message  verié2 le Jeu 16 Fév - 16:55

Le bidonnage sur des agressions imaginaires commises par des migrants musulmans à Francfort. La source était... un restaurateur d'extrême droite.
http://www.liberation.fr/planete/2017/02/15/intox_1548784

Rappelons que l'affaire de Cologne s'est elle aussi dégonflée. Elle avait donné lieu à une vague de commentaires islamophobes, dont l'article de Kamel Daoud dans Le Point, apprécié hélas non seulement par l'extrême droite identitaire, mais par nombre de gens de gauche voire d'extrême gauche.

verié2

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Re: Islamophobie

Message  MO2014 le Mar 11 Avr - 10:18


"Le combat du CCIF" : bonnes feuilles du dernier livre de Marwan Muhammad
par La Rédaction de Quartiers XXI
29 mars

Le directeur du Collectif contre l’islamophobie en France, Marwan Muhammad, publie le 30 mars 2017 aux éditions La Découverte Nous (aussi) sommes la nation. Pourquoi il faut lutter contre l’islamophobie, dont nous conseillons vivement la lecture. En plus de retracer son parcours personnel, l’auteur analyse les enjeux politiques et sociaux de la lutte contre l’islamophobie dans la France contemporaine. Dans ces "bonnes feuilles" tirées du chapitre 2, intitulé "Le combat du CCIF", l’auteur présente le travail quotidien de l’association (13000 adhérents, 14 salariés) et les débats qui traversent les communautés musulmanes.




Premiers soutiens et développement

Malgré la relative pauvreté de ses ressources initiales, le CCIF a la chance de bénéficier dès sa naissance du soutien d’un certain nombre de personnalités et d’autorités universitaires. Dès 2004, lorsqu’est présenté le premier rapport de notre association sur la base des faits qu’elle a collectés, plusieurs de ces universitaires sont déjà présents et renforcent notre diagnostic du phénomène. Ils offrent également des recommandations – travailler certains concepts, étoffer les rapports – et se montrent disponibles en matière d’aide et de conseil.

C’est à ce moment-là que Samy Debah, grâce à son expérience de terrain et à sa vision stratégique, devient vraiment l’élément structurant de l’association. Lila Charef prendra en charge, dès l’année suivante, les premières victimes et mettra en place le cœur opérationnel du CCIF. Avec des prospectus photocopiés, une ligne d’appel sur un téléphone portable et des contacts dans le tissu associatif, les fondateurs, bénévoles, ne comptent pas leurs efforts et font savoir qu’il existe désormais une structure disponible pour aider toutes celles et ceux qui, du fait de leur religion, seraient maltraités ou rejetés.

Le CCIF commence son travail. C’est à partir du maillage associatif de proximité, qui se développe de proche en proche, que l’association prend une ampleur nationale. Les membres du CCIF ne le savent pas encore, mais ils appliquent déjà, de manière empirique, une technique dérivée des méthodes de sondage : le snowball sampling. En statistiques, lorsqu’on cherche à mener des études sur des populations minoritaires ou ultraminoritaires, les techniques habituelles pour constituer un échantillon représentatif trouvent vite leurs limites. Le snowball sampling consiste alors à construire un échantillon en partant d’un groupe de départ, puis en leur demandant de nous mettre en relation avec d’autres personnes de leur entourage, et ainsi de suite, afin de constituer un groupe de taille suffisante pour être représentatif. On considère ainsi que les interactions sociales (spécifiques, mais non exclusives) entre les membres d’un groupe partageant une caractéristique commune sont beaucoup plus significatives que la sélection aléatoire. C’est cette caractéristique qui, appliquée au maillage associatif que constituait le réseau du CCIF, permettait déjà à l’association d’être au plus près de celles et ceux que l’islamophobie visait, plutôt que d’avoir seulement une visibilité nationale, déconnectée du terrain et de ce qui se passait notamment en province.

Le rythme d’expansion du CCIF a connu plusieurs paliers. Fin 2004, les dons individuels ont commencé à affluer, suffisamment pour salarier Lila [Charef]. Cette première embauche, à plein-temps, envoyait un message clair : le CCIF est là et ne disparaîtra pas tant que l’islamophobie durera. Le fait d’adopter une approche professionnelle, avec des recrutements salariés n’allait pas totalement de soi dans une certaine culture associative, mais il était un pas- sage obligé pour assurer la continuité et le sérieux du travail mené. Notre responsabilité vis-à-vis des déclarant-e-s, c’est de pouvoir les assister tout au long de l’année et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les aider à accéder à leurs droits. Pour cela, la professionnalisation du CCIF était une étape nécessaire.

   « Si nous n’y prenons pas garde, plutôt que de lutter contre l’islamophobie, nous risquons de devenir de simples gestionnaires de l’islamophobie. »

Le deuxième palier est franchi vers 2009-2010, lorsque nous décidons de renforcer la capacité du service juridique en passant à deux, puis trois juristes. Enfin, la dernière étape de croissance s’amorce en 2016, avec un net essor, jusqu’à atteindre 13 000 membres cotisants et une quinzaine de salariés, principalement au sein du service d’assistance. Mais le développement du CCIF est aussi le révélateur d’un problème sous-jacent. Il accompagne en effet, de manière corrélée, la croissance des actes reportés : plus il y a d’actes, plus on a besoin de juristes pour pouvoir gérer ces dossiers ; et inversement, plus on a de juristes disponibles, plus notre capacité d’accueil doit se développer, malgré la fréquente saturation de notre ligne d’appel, maintenant ainsi le service d’assistance sous tension permanente. Or nous savons que, quel que soit le nombre de cas que l’on peut gérer sur une année donnée, le phénomène sera sous-évalué, en raison des mécanismes de sous-report.

Cette situation met en évidence un risque structurel dans la mission du CCIF : si nous n’y prenons pas garde, plutôt que de lutter contre l’islamophobie, nous risquons de devenir de simples gestionnaires de l’islamophobie. Si nous nous contentons de fonctionner comme une hotline d’assistance juridique, nous pourrons devenir encore meilleurs dans notre gestion des dossiers, mais nous ne serons pas réellement en mesure d’endiguer un phénomène qui affecte bien au-delà des seuls déclarant-e-s auprès du CCIF. Or notre but est de lutter contre l’ensemble du phénomène, et pas uniquement d’intervenir, de manière réactive et/ou judiciaire, sur les 800 à 1 000 dossiers par an qui auront été déclarés auprès de nos services. L’enjeu est donc double : il faut assister les victimes qui se déclarent auprès de nous de la meilleure des façons, en combinant le soutien psychologique, l’assistance juridique et le suivi efficace des dossiers, mais il faut aussi adopter une approche systémique du fait islamophobe, afin que notre travail bénéficie aussi aux victimes silencieuses de l’islamophobie. Celles qui ne nous connaissent pas. Celles qui n’osent pas déclarer le préjudice qu’elles subissent. Celles qui n’ont plus confiance ou qui ont fini par accepter, résignées, le sort qui leur est fait. [...]
La partie immergée de l’iceberg islamophobe

On sait qu’il existe une grande différence entre l’ampleur réelle des phénomènes de discrimination et les cas reportés – de ce point de vue, l’islamophobie ne fait pas exception. Ce sous-report des actes racistes revêt à la fois une dimension objective, psychologique et socioculturelle. L’idée que les actes racistes n’aboutissent généralement pas à des condamnations et des sanctions dépasse la simple perception, ce qui renforce le scepticisme quant à la capacité des pouvoirs publics à agir efficacement contre le racisme. Par ailleurs, chez les musulmans tout comme dans d’autres communautés ou minorités fragilisées, il y a d’abord l’idée omniprésente qu’il ne faut surtout pas faire d’histoires et que se mobiliser ne sert pas à grand-chose. En outre, il existe parfois une sorte de réflexe hérité du passé colonial, en milieu immigré, où a subsisté pendant un certain temps une culture de docilité politique : exprimer un désaccord, dénoncer un problème, revendiquer le simple accès aux droits, c’est potentiellement entrer en dissidence et courir les risques qui vont avec ; dénoncer des manifestations de racisme affectant spécifiquement les musulmans, c’est se placer dans le viseur de la municipalité, de l’État, etc. Dans le rapport à l’administration, à la police, aux services publics, il peut sembler dangereux et potentiellement coûteux de vexer ou d’offenser le fonctionnaire, perçu comme dépositaire de l’autorité et du pouvoir de l’État. Et je ne parle pas de devenir adhérent, sympathisant ou bénévole d’une association antiraciste, mais du simple fait d’exprimer individuellement qu’on n’accepte pas d’être traité de façon discriminatoire. Pour de nombreuses personnes de la génération de mes parents, il s’agissait de raser les murs, de passer inaperçues, d’espérer vivre dans des interstices d’indifférence prospère, condition suffisante de leur présence. Pourvu qu’il ne se passe rien.

Au départ, les personnalités de Lila [Charef] et Samy [Debah] ont beaucoup contribué à faire que les victimes se retrouvent en confiance. Les jeunes femmes portant un foulard, premières déclarantes, ont trouvé auprès de nos juristes une oreille attentive, le sentiment d’être comprises par des personnes qui ne portaient pas un regard soupçonneux sur leur religiosité. En tant qu’association, cette confiance est extrêmement précieuse. Pour la respecter, le CCIF n’a jamais cherché à instrumentaliser les victimes, à en faire contre leur volonté les porte-drapeaux d’une cause ou d’un agenda militant qui leur serait imposé de l’extérieur. Il s’agissait avant tout de les aider à résoudre leur problème tout en les accompagnant avec empathie et bienveillance. Pour nombre d’entre elles, c’était la première fois qu’elles étaient face à quelqu’un qui les comprenait et qui ne remettait pas en doute leur parole, ne relativisait pas ce qui leur était arrivé. Le CCIF tenait un message clair : « Ce qui vous est arrivé n’est pas acceptable. La loi est de votre côté et nous sommes là pour vous aider. » Parmi les premières victimes, certaines avaient approché des associations antiracistes plus classiques et s’étaient fait éconduire : « C’est un problème religieux, nous ne sommes pas qualifiés pour ça », leur disait-on, quand elles ne faisaient pas l’objet d’une « leçon de laïcité », selon l’argumentaire des prohibitionnistes du foulard.

   « Le CCIF ne devrait pas exister. Mais il existe car l’islamophobie ne devrait pas exister. »

L’un des arguments fréquents – probablement l’un des plus faibles – des critiques et des adversaires du CCIF est que les organisations antiracistes existantes suffiraient à traiter les problèmes de discrimination existants ; s’il s’agit vraiment de discriminations, nul besoin de la catégorie d’islamophobie ni d’une association spécifique. Or c’est justement l’insuffisance, voire l’autodéclaration d’incompétence de certaines organisations antiracistes traditionnelles, ainsi que l’expérience humiliante des victimes ainsi laissées sans aide, qui ont motivé et justifié la création du CCIF. Qui assiste ces personnes, sans conditionner son soutien à l’a-religiosité des victimes ? Qui met en œuvre tout le travail de médiation et d’action juridique pour qu’elles recouvrent leurs droits, sans les juger dans leurs choix vestimentaires ou spirituels ? Qui sillonne la France des associations, des écoles, des mosquées, des salles municipales pour éduquer, expliquer, convaincre du nécessaire respect des libertés les plus fondamentales, si ce ne sont des associations comme la nôtre ? Nous serons donc tous au moins d’accord sur un point : le CCIF ne devrait pas exister. Mais il existe car l’islamophobie ne devrait pas exister.
Au-delà du droit, une approche systémique de l’islamophobie

L’expérience des dernières années et les observations que nous avons pu en tirer nous ont amenés à enrichir la stratégie du CCIF. Tout en préservant et en renforçant notre capacité d’assistance juridique et de soutien psychologique, ainsi qu’en améliorant la qualité des données que nous collectons, nous adoptons une approche systémique du fait islamophobe. Qu’est-ce que ça veut dire ? Pour le comprendre, revenons au service d’assistance avec un exemple.

La première fois qu’une femme est refusée lors d’une demande d’inscription à l’université ou dans un organisme de formation, pour port du foulard par exemple, cela constitue un cas spécifique de discrimination pour le CCIF. Il faut découvrir et étudier toute la spécificité du cas nouveau. À ce titre, nous mettons en place un travail juridique qui peut nous prendre deux à trois semaines : examen du dossier, constitution des pièces, appels et courriers de médiation, etc., jusqu’à la résolution du dossier.

Mais lorsque ce type de situation se reproduit dix fois pour des personnes différentes (dans notre exemple, le refus d’inscription dans une formation dans l’enseignement supérieur, au motif du port du foulard), il ne s’agit plus d’une situation spécifique mais d’un cas générique. Entre-temps, il faut qu’on ait appris à gérer ce type d’affaires de manière rapide et efficace, par la mise en place d’un protocole d’action ou la préparation de courriers génériques, sans repartir de zéro dans l’examen juridique du dossier. Au lieu d’y passer deux ou trois semaines, nous pouvons ainsi obtenir un résultat en l’espace de quelques jours. Les médiations et les rappels à la loi se font alors de manière optimale. De ce point de vue, les avis rendus par l’Observatoire de la laïcité et par le Défenseur des droits ont permis d’agir utilement sur un grand nombre de dossiers, en rappelant tout simplement l’état du droit.

   « La prévention, lorsqu’elle est mise en œuvre efficacement, transforme les discriminations en non-événements. »

Si, sur une année donnée, on observe quarante ou cinquante cas de ce type, qu’il s’agisse des sorties scolaires, de l’accès aux services publics ou dans des centres de formation médicale, cela signifie qu’ils pourraient être anticipés et évités, par des mesures préventives ou par une simple alerte auprès des autorités de tutelle. Dans ce type de situations récurrentes, les cas ne sont plus à considérer comme une collection d’événements aléatoires et isolés, mais comme des séries. C’est alors une approche systémique qu’il faut adopter. Les pouvoirs publics peuvent agir par le biais de la formation continue ou par des circulaires internes, en rappelant les règles de base et en rendant disponibles les guides de bonnes pratiques, notamment les avis et documents produits par la CNCDH, l’Observatoire de la laïcité ou le Défenseur des droits. Il s’agit aussi d’adapter les pratiques administratives aux jurisprudences actuelles.

La prévention, lorsqu’elle est mise en œuvre efficacement, transforme les discriminations en non-événements, tandis que la répression des actes produit un effet dissuasif. L’une altère positivement les conditions de possibilité des comportements racistes, l’autre les régule. L’approche du CCIF combine les deux mécanismes, en cherchant, au fil du temps, à privilégier la prévention. Hélas, ce n’est pas toujours possible. [...]
Au sein des communautés musulmanes : islam et droits humains

Du côté des associations et institutions musulmanes, la réaction à la montée de la vague islamophobe et à nos propres initiatives est contrastée. En une phrase : les imams et la base nous soutiennent immédiatement, tandis que les notables ont une réaction au départ mitigée.

Les imams, les dignitaires religieux, les enseignant-e-s et les savant-e-s musulman-e-s voient immédiatement l’enjeu : ils sont très régulièrement interrogés par les fidèles, qui leur font part de situations d’islamophobie, sans pouvoir leur apporter de réponses concrètes. En plus des fonctions cultuelles, les imams sont très (voire trop) souvent sollicités sur toutes sortes de questions connexes, de la vie de couple à l’éducation des enfants, en passant par l’économie et les questions de mœurs. Ils comprennent donc la nécessité du CCIF, qui prend en charge tout l’aspect lié aux droits humains et leur permet de mieux se consacrer à l’essentiel de leur mission, sur le plan religieux.

La base, l’immense majorité des membres des communautés musulmanes locales, qui ont dans leur entourage quelqu’un qui a été affecté par une situation d’islamophobie (ou ont eux-mêmes été affectés), soutiennent la mission du CCIF, même si les adhésions ne décollent pas immédiatement, car l’association détonne avec ce qui s’était fait jusque-là, dans sa gestion plurielle, son approche juridique, sa distance vis-à-vis des questions partisanes et la volonté d’adopter une démarche professionnelle.

En revanche, les « notables » musulmans sont souvent beaucoup plus réticents. Il s’agit des administrateurs de grandes associations, gérant les finances ou la représentation de certaines communautés locales [1]. Pour des raisons culturelles, politiques ou personnelles, ils ne souhaitent pas prendre le moindre risque d’entrer en désaccord avec les autorités – mairie, préfecture, etc. – avec lesquelles ils ont parfois leurs petits arrangements. Or prendre position contre l’islamophobie est, aux débuts du CCIF et encore parfois aujourd’hui, perçu comme un acte de dissidence. D’autres organisations confessionnelles perçoivent bien l’existence du phénomène mais, pour des raisons diverses, ont souhaité garder le contrôle de leurs propres canaux de mobilisation.

Ainsi, l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) a créé ses propres organes de lutte contre l’islamophobie : le « Comité 15 mars et libertés », qui militait contre les interprétations abusives et les discriminations liées à la loi de mars 2004 puis plus tard les Enfants de la Patrie, créés à partir de Villeurbanne sous la même impulsion. Autour de 2008 nait aussi la Coordination contre le racisme et l’islamo- phobie (CRI), puis toute une série de structures à partir de 2013 : Mamans toutes égales (MTE), la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM), la Campagne abrogation des lois islamophobes (ALI), l’Association de lutte contre l’islamophobie et le racisme (ALCIR) ou encore l’Organization Racism & Islamophobia Watch (ORIW). Cette pluralité organisationnelle – qui n’a rien de problématique en soi, au contraire – s’explique par des différences d’approche sur le plan politique, stratégique ou répond tout simplement à des enjeux locaux.

De manière très majoritaire, les musulmans en sont venus à considérer l’islamophobie comme une question majeure, à adresser par une approche du juste milieu, sans tomber d’une part dans l’intériorisation et le défaitisme face à une forme de racisme contemporaine qui les visait spécifiquement, ni en faire un sujet de défiance identitaire et de rejet de l’autre.

Toutefois subsistent, de manière minoritaire mais audible, deux attitudes qui ont, à mon sens, un rapport symétrique l’une avec l’autre : d’une part, des personnes qui ont fait de l’islamophobie un sujet de différenciation, de distance et de rejet vis-à-vis du reste de la société. Au « vous, les musulmans », elles ont répondu par « nous, les musulmans », validant ainsi la construction de catégories clivées et homogènes. Sauf que le « nous » ne répond plus ici au sentiment fédérateur de faire communauté entre des personnes partageant une même foi, une même espérance ou une même condition, mais plutôt l’attitude de rejet et de défiance, réciproquement à celle dont ils font l’objet. À cette fin, certains font une lecture presque « suprématiste » de passages du Coran qu’ils auront invoqués de manière soigneusement partielle et partiale, sans avoir le plus souvent eux-mêmes l’autorité scientifique ou religieuse pour les commenter.

À titre d’exemple, un passage très régulièrement cité est le suivant : « Vous êtes certes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes [2] », d’où ils tirent l’idée que les musulmans seraient, par essence, meilleurs que les autres. Allons au bout du raisonnement : si des êtres humains devaient avoir un supplément d’âme, la suite de la phrase coranique est immédiatement là pour en préciser les conditions : « Vous êtes certes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes : vous recommandez le Bien, vous luttez contre toutes les injustices et vous croyez en Dieu. » En d’autres termes, ce n’est pas le simple fait d’être croyants qui donnerait aux musulmans cette reconnaissance particulière, mais la réalisation pleine et entière, à la fois d’une dimension spirituelle (« vous croyez en Dieu ») mais aussi sociétale (« vous recommandez le Bien et luttez contre toutes les injustices »). On voit donc, à travers cet exemple, comment le même passage coranique peut, en fonction de l’interprétation, soit être instrumentalisé pour légitimer une attitude de repli et de rejet, soit compris comme une invitation aux musulman-e-s à se réaliser pleinement, spirituellement et socialement, y compris en s’engageant de manière citoyenne et humaniste. Fort heureusement, c’est cette seconde lecture qui prévaut au sein des communautés musulmanes.

D’autre part, à l’opposé de ces postures de repli, on trouve également des personnes qui ont totalement intégré l’assignation islamophobe. Sommées de signaler leur loyauté à la France ou de se désolidariser du terrorisme, elles estiment nécessaire et utile de donner, non pas spontanément mais en réponse aux injonctions qui leur sont faites, des gages de citoyenneté et des preuves de patriotisme. Une telle attitude, légitimant les actes islamophobes par l’idée que « c’est parce qu’on donne une mauvaise image que les islamophobes nous visent », valide en réalité la catégorisation problématique des musulmans.

   « Le contre-discours à opposer à la phrase « les musulmans sont dangereux » n’est pas « les musulmans sont gentils » mais : « les musulmans sont normaux ». »

De manière générale, il faut remettre en question cette injonction à l’exemplarité des musulman-e-s comme condition préalable au respect de leurs droits et libertés. Elle impliquerait que, dans le passage à l’acte raciste, le comportement ou l’identité des victimes aurait un pouvoir explicatif et causal dans la haine, la discrimination ou la violence qui les visent. Comme si le sexisme avait quelque chose à voir avec les comportements, les attitudes ou les choix vestimentaires des femmes, validant ainsi une hypothèse générique sur l’ensemble des femmes, niant purement et simplement leur individualité, tout en faisant porter la charge de culpabilité sur celles mêmes qui sont visées. Comme si l’antisémitisme devait trouver ses causes dans ce que sont et ce que font les juifs, eux aussi résumés en une catégorie aussi générique qu’arbitraire, les Noirs coupables de la négrophobie et les migrants responsables de leur propre rejet, par leur simple présence en France. On voit bien les limites de ce raisonnement et la manière dont il fait des victimes les coupables, provoquant chez leurs discriminants et agresseurs une irrépressible pulsion de corriger une islamité, une féminité, une judaïté, une couleur ou une origine jugées « fautives ».

Par conséquent, le contre-discours à opposer à la phrase « les musulmans sont dangereux » n’est pas « les musulmans sont gentils » mais : « les musulmans sont normaux ». Si l’exemplarité du comportement est une espérance, y compris religieuse et spirituelle, chez une majorité de musulman-e-s, elle ne doit jamais être une injonction ou une assignation qui ferait d’eux des délinquants en puissance, coupables de ne pas correspondre au rôle qu’on a construit pour eux et dans lequel on a cherché à les maintenir depuis trop longtemps.

Si ces attitudes ont trouvé un écho, même minoritaire, au sein des communautés musulmanes, c’est qu’elles font référence, de manière dévoyée à mon sens, à des valeurs très importantes dans l’éducation musulmane, notamment la patience [3], la confiance en Dieu [4], l’humilité et la discrétion. Elles proposent également une lecture décontextualisée des premiers temps de l’islam. Il m’est arrivé, à titre personnel, pour déconstruire ces postures marginales et convaincre de la nécessité d’éviter la défiance comme le défaitisme, de repartir du référent religieux dans lequel se plaçaient mes interlocuteurs, notamment dans les mosquées ou les associations à référence religieuse.

Dans les cours d’éducation musulmane, on se réfère beaucoup aux premiers temps de la prédication prophétique. Face aux croyances et aux pratiques des tribus arabes de l’époque, le prophète Muhammad ne se contente pas d’introduire une révolution théologique en inscrivant l’islam dans la filiation monothéiste du christianisme et du judaïsme et en rompant avec le culte des idoles, il vient aussi bouleverser l’ordre établi, sur les plans social et politique. En affirmant par exemple que les personnes qui étaient hier des esclaves doivent être traitées sur un pied d’égalité avec les autres hommes, en instaurant des droits même pour les prisonniers, en déclarant que les femmes ne sont pas des objets sexuels et ont désormais des droits (patrimoniaux, procéduriers, etc.) qui doivent s’exprimer dans le cadre du mariage, Muhammad remet complètement en question le pouvoir, tel qu’il était détenu jusque-là par les tribus qurayshites qui contrôlent La Mecque. Ces derniers réagissent alors en persécutant les adeptes de l’islam, par des discriminations, des violences et des insultes répétées. Ce sont précisément ces persécutions qui créent un cadre narratif et un point de comparaison presque naturel pour certains musulmans contemporains. De fait, cette dimension conflictuelle peut même être valorisée et l’injustice perçue comme le prix d’un témoignage de foi qui en devient d’autant plus méritoire. Transposée dans le présent, cette narration expliquerait l’islamophobie comme la conséquence inévitable de la vérité et de la dignité de l’islam. Dès lors, selon cette lecture, se battre en termes de droits civiques, d’égalité entre les citoyens et de lutte contre la discrimination ne fait guère sens.

Sauf que ce voyage dans le temps passe à côté de l’essentiel, s’agissant de ce qui fait précisément conflit : les Qurayshites avaient un problème avec l’islam, tandis que les islamophobes ont un problème avec les musulmans. Les Qurayshites n’avaient pas de conflit politique ou sociologique avec les musulmans, qui faisaient partie de leur famille, de leur tribu, de leur peuple. Ils étaient même prêts à faire de Muhammad leur leader politique, si seulement celui-ci était prêt à abandonner son message prophétique. Et, inversement, les islamophobes n’ont pas d’intérêt spontané pour l’islam en tant que religion et spiritualité, si ce n’est pour mettre en cause ceux qui le choisissent et le pratiquent. Les premiers avaient un désaccord théologique fondamental, les seconds sont tout simplement racistes.

Cette transposition temporelle des récits, sans prise en compte du contexte, aboutit parfois à des situations aussi graves qu’absurdes : certains, impliqués dans des mouvements takfiri [5], ont reproché par exemple au CCIF de faire ce qu’ils nomment « tahakkum bi-taghout [6] », soit le fait de recourir à la justice française, une autorité « mécréante », pour trancher un litige, en l’occurrence des cas de violences ou de discrimination. De leur point de vue, mobiliser des arguments juridiques revient à accorder une légitimité à un pouvoir qu’ils jugent despotique, aux antipodes de leur compréhension de l’islam, où seul Dieu est dépositaire de l’autorité légale. Ils encouragent ainsi les gens qui les suivent à se désengager totalement, à ne pas porter plainte, à ne jamais chercher justice et à se replier sur eux-mêmes.

Nous ne répondons pas à ce type d’argument, d’une part parce qu’il dépasse notre cadre, celui des droits humains, mais aussi parce qu’il a été maintes fois déconstruit par des théologiens et imams, à partir même de leur référentiel religieux. Mais, comme le réel est indépassable, lorsque certaines de ces personnes ont été elles-mêmes perquisitionnées, ou bien ont vu leur épouse ou leurs enfants inquiétés, elles sont finalement venues demander au CCIF de les aider, et nous n’hésitons pas à le faire, lorsqu’elles sont effectivement victimes d’abus injustifiés, comme des avocats le feraient, sans égard pour leurs opinions personnelles.
Notes

[1] Dans la plupart des mosquées, il y a une distinction entre l’association qui gère la mosquée et les responsables religieux (l’imam et les enseignants). C’est en général l’association qui gère toutes les questions de représentation, de finances et les relations avec les autorités. Au niveau national, on relève une surreprésentation de personnes de première et deuxième génération.

[2] Coran. Sourate Ali Imran, verset 110.

[3] En islam, la patience est décrite par le mot sabr, qui, en arabe a deux connotations : la patience temporelle, c’est-à-dire le fait d’être capable d’attendre un résultat désiré sans perdre ses moyens ; et la capacité à supporter la difficulté d’une épreuve, l’endurance.

[4] Cette confiance en Dieu est traduite par le mot tawakkul, parfois interprété comme l’acceptation de la fatalité, déresponsabilisante, alors même que la majorité des exégètes le lient à la nécessité d’agir pour changer les choses puis de s’en remettre à Dieu s’agissant du résultat.

[5] Terme tiré de l’arabe kafir (mécréant), désigne un courant marginal et sectaire, pratiquant, de manière active, à l’encontre de tous ceux qui ne partageraient pas leur vision de l’islam, l’excommunication pure et simple. Ils postent régulièrement des « mises en garde » visant toute personnalité musulmane n’endossant pas leur opinion.

[6] Expression tirée de l’arabe, désigne le fait de « demander jugement au despote ».
http://quartiersxxi.org/le-combat-du-ccif

MO2014

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Re: Islamophobie

Message  verié2 le Mer 23 Aoû - 10:59


verié2

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Re: Islamophobie

Message  barnum le Ven 25 Aoû - 9:56

Cette dénonciation constante des Musulmans en général date de l'arrivée de P.Val à la tête du journal et se poursuit périodiquement depuis.

barnum

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Re: Islamophobie

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