Grève à Radio France

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Grève à Radio France

Message  Babel le Ven 3 Avr - 16:13

Radio France : une émission pour expliquer la grève


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Radio France: grève reconduite, défiance contre Gallet

PARIS, 3 avril 2015 (AFP)

 Une motion de défiance a été votée vendredi contre Mathieu Gallet, PDG de Radio France, et la grève a été reconduite jusqu'au mardi 7 avril au matin, ont indiqué les syndicats à l'AFP à l'issue d'une assemblée générale.
     "Mathieu Gallet a dit que Radio France risquait de ne pas passer l'été, lui doit partir sans délai", dit le texte de la motion votée lors d'une assemblée générale qui se tenait au 16e jour du mouvement.
     "Au-delà de sa défense pathétique et de sa stratégie de communication, Mathieu Gallet persiste dans son mépris du dialogue social", souligne le texte.
     Mathieu Gallet, qui a exclu jeudi de démissionner, doit présenter mercredi, lors d'un CCE extraordinaire, son plan stratégique destiné à redresser les comptes du groupe public déficitaire.
     Le mouvement de grève, l'un des plus durs de l'histoire de la Maison ronde, est entré vendredi dans sa troisième semaine.

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La plus longue grève de la Maison de la radio

Ça fait quinze jours que Radio France est en grève. Quinze jours de« playlists » de plus ou moins bon goût, quinze jours d’AG, quinze jours de starlettes qui trouvent que tout va bien dans le meilleur des mondes, quinze jours d’émission pirate et de vidéos pédagogiques, quinze jours et plus où l’on voit les grévistes refaire le plein chaque mardi après-midi, quand on commence à savoir ce qui sortira le lendemain dans Le Canard enchaîné.

La suite : http://blogs.rue89.nouvelobs.com/deja-vu/2015/04/02/la-plus-longue-greve-de-la-maison-de-la-radio-lautre-234424

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Grève à Radio France : pourquoi ça dure ?
Télérama - Aude Dassonville

Des syndicats organisés, un président fragilisé… Le conflit qui agite la Maison Ronde depuis bientôt trois semaines semble dans l'impasse.

Jeudi 2 avril, Radio France entrera dans sa troisième semaine de grève. Initiée le 19 mars par la CFDT, FO, CGT, Unsa et Sud, la mobilisation ne donne pas de signe tangible d'affaiblissement, et l'appel à « cesser massivement le travail » lancé pour vendredi par le Syndicat National des Journalistes (absent de l'intersyndicale) n'est pas vraiment de nature à l'interrompre d'ici là. La maison est coutumière des conflits de longue durée ; si la grève devait se prolonger au-delà de lundi 6 avril, elle serait ainsi la plus longue depuis vingt ans. Mais au fait, pourquoi ça dure autant ?

Parce que les syndicats se sont organisés dans ce but
Parfaitement conscientes de la difficulté à mobiliser sur une longue durée, les organisations syndicales avaient pris soin, le 13 mars, de déposer quatre préavis plutôt qu'un seul. L'astuce permet à ceux qui souhaitent s'engager, d'entrer dans la danse un jour, de s'arrêter, puis de reprendre quand ils l'estiment nécessaire. Sans être massif, le mouvement n'en fait pas moins de sérieux dégâts ; un « petit » 10% de grévistes peut ainsi plomber 60% des programmes. La direction a beau jeu de révéler, jour après jour, les chiffres très bas de la mobilisation : c'est fait exprès — et c'était pareil lors de nombreux conflits précédents. Depuis le début de la semaine, des salariés font part de pressions pour les dissuader de poursuivre dans cette voie sur le thème : « La grève perlée est illégale, et s'il prenait à la direction de Radio France l'envie de déposer un référé, les conséquences pourraient être douloureuses... » « Les jurisprudences sur le sujet sont variables, assure un représentant de la CGT. En 2010, le directeur des ressources humaines Christain Mettot nous avait adressé un courrier nous assurant qu'il n'y aurait pas de poursuites. » Aucun message de cette nature n'a été envoyé aux salariés cette fois-ci.

Parce que les négociations piétinent
Les rencontres entre les représentants syndicaux et les négociateurs de la direction (Christian Mettot et son second, Stéphane Delpech), qui avaient repris lundi matin après un week-end sans discussion, ont cessé lundi soir. « Ça ne sert à rien, on nous balade depuis quatre jours », assure l'un des syndicalistes. Dans la journée de mardi pourtant, Mathieu Gallet s'est fendu d'un courrier aux organisations pour leur rappeler toutes les concessions qu'il a déjà faites : « abandon de la réforme du service propreté » (revendication exprimée dans le premier préavis) ; « abandon » du rattachement des chargés de réalisation à une antenne (préavis 2) ; « engagement » que toute nouvelle France Bleu soit créée avec « les moyens humains et fonctionnels nécessaires » et « assurance » qu'une éventuelle mise en commun des programmes soit « alternante » entre les différentes stations d'une même région (préavis 3) ; absence de tout « départ contraint » au sein des orchestres (préavis 4). Mais le diable se niche dans les détails : à chaque précision apportée par la direction, les syndicats y ont débusqué des chausse-trapes... Généralement, ces allers et retours entre les deux parties aboutissent à un consensus, qui permet de sortir d'un conflit la tête haute — et de remettre les discussions de fond à une période moins tendue. Rien de tel encore à Radio France, où chacun campe sur ses positions. Au lancement de cette grève illimitée, l'intersyndicale n'avait pas pris la peine de définir les termes acceptables d'un compromis en vue d'une sortie de grève : ceci explique peut-être (en partie) cela ?

Parce que le ministère de tutelle refuse de jouer les arbitres
Le 25 mars, Mathieu Gallet a été reçu au ministère de la Culture et de la Communication le matin, les syndicats de Radio France l'après-midi. Ce jour-là, le conflit aurait pu prendre une autre tournure : puisque Fleur Pellerin avait donné deux semaines au pdg de Radio France pour lui présenter un nouveau plan stratégique (ses propositions précédentes manquaient, indique le ministère, d'une vision de l'entreprise), les syndicats auraient pu prendre prétexte de ce délai pour suspendre le mouvement... Mais dans l'après-midi, ceux-ci se voyaient confirmer qu'aux yeux de la tutelle aussi, un plan de départs était inéluctable. Impossible, dans ces conditions, de baisser les bras. Même momentanément.
Mercredi 1er avril, Mathieu Gallet a soumis à la ministre, qui l'a reçu jeudi, un nouveau document plein de propositions. Rue de Valois, on promet de l'examiner au plus vite. En attendant, les grévistes des locales de France Bleu « montent » à Paris jeudi ; vendredi, les journalistes sont appelés à « cesser massivement le travail » par le Syndicat National des Journalistes — une grève d'une journée, indépendante du mouvement illimité déclenché par une intersyndicale dont le SNJ est absent. La mobilisation n'est donc, a priori, pas près de cesser. D'autant que lorsque les projets de Mathieu Gallet, inspirés par la situation financière catastrophique, seront concrets, on doute qu'ils ravissent les salariés d'une maison chauffée à blanc.

Parce que ce qui se profile n'est pas rose
Fusion ou externalisation des orchestres, réforme des moyens de production, mise en commun de programmes sur les différentes France Bleu, disparition éventuelle d'une antenne musicale, plan de départs, mesures d'économies... Les raisons de s'inquiéter sont légion, et contribuent à la crainte ultime : une perte d'identité de la radio de service public.

Publié le 02/04/2015.

Babel

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Re: Grève à Radio France

Message  Babel le Ven 3 Avr - 16:23

Silence radio...

Hebdo L'Anticapitaliste - n° 283 (02/04/2015)
Mardi 31 Mars 2015

Démarrée le 19 mars, la grève des salariéEs de Radio France doit bénéficier de tout notre soutien. À l’appel de cinq syndicats, cette grève, la plus longue des dix dernières années, reconduite chaque jour en assemblée générale, mobilise l’ensemble des salariéEs, tous corps de métiers confondus, contre l’austérité et pour la défense du service public de l’information.

Les grévistes refusent l’étranglement budgétaire programmé par la « tutelle », c’est-à-dire le ministère de la Culture, qui a déjà abouti à une baisse de 87,5 millions d’euros entre 2010 et 2014. Les dépenses ont aussi beaucoup augmenté avec les travaux de réhabilitation de la Maison de la Radio qui date de 1963, travaux indispensables pour certains – remise aux normes, désamiantage – et scandaleusement superflus pour d’autres – rénovation du bureau du président Gallet pour 100 000 euros –, avec surtout énormément de gaspillage. Le coût final de ces travaux sera de 584 millions d’euros pour une fin estimée en 2018... contre 333 millions initialement prévus !

La direction apporte la même sempiternelle réponse : les salariéEs doivent être plus productifs ! Et d’annoncer un plan d’économie de 50 millions sur 5 ans, se traduisant par une réduction de 25 % des contrats à durée déterminée, un plan de départ de 200 à 300 salariéEs et l’externalisation de plusieurs corps de métiers ouvriers. Prescripteur de cette purge sévère, le gouvernement se contente par la voix de Valls de dire qu’« il faut que la grève s’arrête ».

Les grévistes se battent pour le service public, car pour eux les différentes chaînes qui composent le groupe ne sont pas des marques. Ils se battent aussi contre la précarité, en particulier contre l’usage abusif des journalistes en CDD qu’ils qualifient de véritable « agence d’intérim interne ». Ils et elles mènent aussi un combat moins connu contre l’externalisation : par exemple contre l’humiliation infligée par la direction aux personnes qui s’occupaient du ménage des bureaux dans les étages, qui travaillaient là depuis parfois 25 ou 30 ans... et qui ont été déplacées au sous-sol pour qu’une entreprise extérieure vienne les remplacer !

Radio France en grève... Juste avant toute la France en grève ?

Christine Poupin


Appel de soutien : Lettre ouverte aux auditrices et auditeurs de Radio France

Caisse de Grève :
Chèques de soutien aux grévistes à l'ordre de "CCE radiofrance dons".
Adresse postale : CCE de Radio France 116 av du Pdt Kennedy 75220 paris cedex 16

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AG de Radio France du 20 mars 2015

Message  Babel le Sam 4 Avr - 9:03

RADIO FRANCE EN LUTTE
Reportage par l’équipe de Là-bas, (22 mars).

L’intégrale de l’Assemblée Générale du vendredi 20 mars à Radio France en grève illimitée : http://la-bas.org/spip.php?page=player&id_document=34269

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Re: Grève à Radio France

Message  sylvestre le Sam 4 Avr - 14:37

Autre reportage, de Radio Canut :

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Re: Grève à Radio France

Message  Babel le Lun 6 Avr - 8:17

Les syndicats de Radio France insatisfaits du plan Gallet

Les syndicats de Radio France, à l’origine d’un mouvement de grève qui dure depuis 17 jours, ont fait part samedi 4 avril de leur mécontentement face au plan présenté par le président Mathieu Gallet, dont le programme a été en grande partie validé par le ministère de la culture.

La suite sur anti-k.org

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Les galets dans les bottes de Gallet

Message  Babel le Ven 10 Avr - 7:12

Un article de Robert Pelletier dans l'hebdo L'Anticapitaliste n° 284 du 09/04/2015 :
http://www.npa2009.org/actualite/radio-france-les-galets-dans-les-bottes-de-gallet

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Pigiste à Radio France

Message  Babel le Ven 10 Avr - 22:27

Interview
Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi consiste le rôle de pigiste à Radio France ?

Pigiste, on va dire que c’est le premier stade, le premier statut qui est le tien quand tu sors de l’école de journalisme et que tu veux travailler à Radio France. Généralement tu viens de faire une école qui fait partie de la dizaine d’écoles reconnues. Durant la deuxième année de l’école tu as fait un stage dans une des locales de Radio France, c’est le moyen pour toi de te faire connaître. Moi c’est comme ça que j’ai commencé, j’avais fait un stage dans une locale.

A la fin de la première année d’école on choisit une spécialité : télé, radio ou presse écrite. Moi à l’école, il a fallu que je passe une sélection pour avoir le droit de faire de la radio. Il y a un numérus clausus, en fonction des places qu’il y a dans le secteur d’activité. Et radio c’est là où il y a le moins de place. On m’a dit à l’école : Radio France c’est le plus gros employeur, après il y a des règles, pas forcément si claires que ça, « tu commences à piger, tu intègres une sélection, après t’as accès au CDD et un jour t’as un CDI. C’est long, mais c’est méritocratique et tu sais comment ça marche, et il y a de l’emploi, il y a de la place, si t’es motivé et que tu veux te battre, il faut faire ça ». Et quand toi en plus t’étais décidé à l’avance à travailler pour le service public tu fais « bon ben ok, pas de soucis je vais le faire ». En plus c’est méritocratique, il y a juste besoin d’être bon, de travailler, d’être motivé et c’est nickel.

Donc ta première expérience c’est quand tu vas faire un stage dans une locale. Moi j’en avais fait un de deux semaines dans la ville de mon école et après j’ai décidé de retourner dans ma région d’origine, de faire un stage dans la locale là bas, je suis restée deux semaine et ils m’ont dit « quand tu auras fini ton école on cherchera des pigistes » - ils en changent toutes les saisons. Donc j’ai commencé à piger en septembre.

Quand tu arrives, il y déjà des pigistes qui sont là depuis plusieurs mois et qui ont vocation à partir. La théorie c’est que tu restes deux ans et après tu intègres la sélection Radio France qu’on appelle le « planning » donc le contrat c’est : tu intègres une rédaction à la sortie de ton école, le rédacteur en chef te prends sous son aile, te forme au métier de présentateur, et ensuite tu passes une sélection, on écoute ce que tu es capable de faire et on détermine si tu es habilitée ou pas à accéder après au remplacement à Radio France.

Le boulot de pigiste c’est : tu fais la même chose qu’un titulaire, c’est-à-dire que tu fais des reportages, tu fais aussi de la présentation de journaux et on t’appelle quand il y a un journaliste en moins, tu bouches les trous, tu es remplaçant.

Suite :.../...

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Pétition

Message  Babel le Sam 11 Avr - 7:36

Soutien au mouvement social à Radio France

Les signataires partagent les craintes des personnels en grève et approuvent leur lutte.


Je soussigné, auditrice ou auditeur de Radio France, affirme comprendre et soutenir l'appel à la grève illimitée lancé le 19 mars 2015 par plusieurs organisations syndicales portant sur les difficultés budgétaires et la défense de l’emploi dans l'entreprise.

Je dénonce, comme les personnels en lutte, le désengagement de l'État, l’étranglement budgétaire et le manque de transparence des projets de restructuration de la direction de Radio France, qui menacent l'emploi dans tout le réseau et nuisent à la mission de service public de la radio.

Je refuse que Radio France soit abîmée par la nouvelle vague de mesures d'austérité qui s'annonce. Solidarité !
Je demande que les revendications de l'intersyndicale soient satisfaites.


******************


Secrétariat signatures: contact@radiofrancelutte.fr

Caisse de Grève: Chèques de soutien aux grévistes à l'ordre de "CCE radiofrance dons".
Adresse postale : CCE de Radio France 116 av du Pdt Kennedy 75220 paris cedex 16

Pour suivre le mouvement, écoutez le meilleur des ondes

Lisez la lettre ouverte aux auditrices et auditeurs de Radio France

Pour la diffusion de cet appel, vous pouvez utiliser l'adresse www.radiofrancelutte.fr

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