Attentat contre Charlie Hebdo

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Roseau le Ven 9 Jan - 17:28

nestor a écrit:
nestor a écrit:
Pour rester sur le fil, qu'il nous explique pourquoi il ira lui défiler derrière Sarko, Hollande...
et le FN, invité à l'"union nationale" par un porte-parole du PS.

 

Je ne participe a aucune manifestation organisée par  aucun de ces partis    .Je constate  que ce ne fut pas le  cas de besançonnoàt ni de la LCR en 2002  et donc  je mets en doute ses critiques contre les manifestations  d'unité nationale
Affabulation et rien sur le sujet.
Notre islamophobe n'a rien à dire?


Dernière édition par Roseau le Ven 9 Jan - 17:31, édité 1 fois

Roseau

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  verié2 le Ven 9 Jan - 17:28

Quelles idées précises entends-tu défendre à propos de cet attentat et des réactions qu'il a déclenchées, Nestor ? On a bien compris que tu critiques systématiquement ceux qui dénoncent l'islamophobie, que tu refuses ce terme et ce concept (avec plusieurs trains de retard...), que tu n'apprécies pas le NPA,  mais pour le reste ? Quelle organisation ou parti trouve grâce à tes yeux ? Que doit-on dire sur ce crime etc ?

verié2

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Dinky le Ven 9 Jan - 18:00


Ce texte a été rédigé avant l'assassinat de Charb et de la rédaction de CHARLIE par des tueurs islamistes.

« Si Charlie Hebdo est raciste, alors je le suis » : réponse de Zineb El Rhazoui à Olivier Cyran

Le Cercle des Volontaires publie la réponse de Zineb El Rhazoui, journaliste au Charlie Hebdo, sous forme de droit de réponse à la tribune d’Olivier Cyran, que nous avions diffusée sur notre site internet. Nous tenons à préciser que nous sommes en désaccord avec plusieurs points précis de cette réponse, mais en publiant cette réponse, nous espérons favoriser l’amorce d’un dialogue, voir d’un débat.

Le 5 décembre dernier, j’ai appris par voie de presse que je souffrais d’un terrible mal. Le diagnostic, fait par Olivier Cyran sur les colonnes du site article 11, est sans appel : je suis raciste. Étant de citoyenneté française, je me suis inquiétée d’identifier, et vite, avant que le mal ne me ronge davantage, quelles étaient les races susceptibles d’exciter mes anticorps de femme blanche. Mes soupçons se sont naturellement dirigés vers les descendants de ces hordes exotiques dont on dit qu’elles envahissent la Gaulle pour manger notre pain, le mien. Les Chinois et dérivés ? Aucune plainte asiatique contre ma personne en ce sens. Les noirs d’Afrique et d’ailleurs ? Il se trouve justement que c’est la couleur de l’homme que j’aime. Les Indiens ? Ça doit également se trouver dans mon palmarès amoureux. Les buveurs de Vodka ? Je rentre tout juste d’une année d’exil slovène, et je n’ai pas particulièrement le souvenir d’avoir été allergique aux charmes slaves. Qui alors ? Les « white » ? Les « blancos » ? Je ne m’aventurerai pas non plus à penser qu’Olivier Cyran puisse être un tenant de la théorie du « racisme anti blancs ». Non. A peine entamée, la lecture de sa tribune, j’ai été rassurée de voir que son diagnostic se voulait plus précis que ça : mon racisme, Dieu –le con– merci, ne vise que les musulmans, et ce dangereux syndrome, je l’aurais attrapé à la Rédaction de Charlie Hebdo. Maladie professionnelle alors. Olivier Cyran étant lui-même un ancien de la maison, que je n’ai hélas jamais eu la joie de rencontrer, puisqu’il a eu, lui, la chance, et à l’en croire les couilles, de se barrer avant que l’infection ne se propage dans le canard, j’ai décidé donc de lui répondre en le tutoyant, puisqu’on se tutoie entre collègues à Charlie.

Olivier, tu pars du postulat que les musulmans, d’Azerbaïdjan, de Bosnie, de Malaisie, d’Egypte ou du Burkina, représentent un tout que l’on peut dénommer « race ». Et bien il se trouve justement que c’est celle à laquelle j’appartiens. Je suis athée et je le revendique ? Peu importe, puisque tu ne nous demandes pas ce qu’on pense, tu parles de racisme, donc de race. On ne va pas tourner autour du pot, car je ne doute pas une seconde que comme moi, tu fasses parfaitement la distinction entre une religion et une race. Si tu commets ce désolant amalgame, c’est parce que tu reprends à ton compte un raccourci sociologique qui trouve son origine dans la démographie française : nos musulmans, ici, ce sont le plus souvent ceux que l’on appelle les « Arabes ». Je commence un peu à comprendre pourquoi tu parles de racisme. Mais soyons tout de même précis ; il ne s’agit pas des Arabes du Liban que l’on croise rarement dans les cités, ni de la minorité arabe Ahwazi persécutée en Iran, mais dont personne n’entend parler en France, et encore moins des Arabes du Qatar qui engraissent LVMH. Non, tu parles plutôt des « Arabes » d’Afrique du Nord, et là aussi, il se trouve que c’est la « race » qui m’a engendrée. D’ailleurs, pour ta gouverne, sache que ces « Arabes » là n’en sont pas toujours. Les plus cultivés en France savent qu’ils sont berbères, mot d’origine grecque, « Barbarus », qui nous désigne nous autres Amazighes, Imazighen, Hommes libres comme nous aimons nous définir. Je suis ainsi triplement légitime pour lever la confusion manifeste dont tu fais preuve lorsque tu identifies ceux que tu prétends défendre : la race musulmane.

Musulmane tu demeureras…

Parmi les individus que tu assignes à cette catégorie raciale, il y a des athées militants, comme moi, forcément laïques. Il y a des athées qui ont d’autres chats à fouetter, laïques aussi. Il y a des athées qui aiment Charlie Hebdo et le soutiennent, d’autres moins ou pas du tout. Il y a des agnostiques, des sceptiques, des libres penseurs, des déistes, laïques aussi. Il y a des croyants non pratiquants, mais politiquement islamistes, des pratiquants laïques, ou encore des « sans avis » qui ne souffrent pas au quotidien à cause de Charlie Hebdo. Il y a des convertis au christianisme, Ô combien laïques, car ils ont subi les affres de la théocratie dans leurs pays d’origine… Et il y a enfin les intégristes, les islamistes militants, les tenants d’une identité définie avant tout par la religion, et ce sont ceux-là que tu as choisi de défendre. Ceux-là, ce sont ceux qui, laïcité oblige, n’ont d’autre choix que de crier au racisme, la larme à l’œil et la main sur le cœur, sous prétexte que leur « sentiment religieux » a été bafoué par un dessin de Charlie. Parmi eux, tu en trouveras beaucoup qui revendiquent la laïcité en France, mais votent Ennahda en Tunisie, qui font leurs courses dans les boucheries Hallal à Paris, mais crieraient au scandale si un hurluberlu décidait d’ouvrir une charcuterie à Djeddah. Qui s’indignent quand une crèche licencie une employée voilée, mais qui se taisent lorsqu’un proche oblige sa fille à porter le voile. Ils sont minoritaires, mais ils sont le standard que tu as choisi pour aligner notre identité à tous.

Trêve de généralités, que je ne pensais pas nécessaires à rappeler à un homme de plume. Si j’ai pris la mienne pour te répondre, ce n’est pas seulement pour me défendre d’être raciste, mais c’est surtout parce que de mémoire de journaliste, j’ai rarement ressenti une tribune comme telle autant que la tienne. Si tu permets à une « Arabe » d’exprimer elle-même ses doléances, laisse-moi te dire que ton discours est même ce qu’il y a de plus raffiné en matière de racisme en France. Rares sont aujourd’hui ceux qui se risqueraient à crier sur les toits « Bougnoulen Raus ! ». Les extrémistes qui le feraient se trouveraient immédiatement conspués par toi, par moi, et par une majorité de Français. Pour commencer, tu cites Bernard Maris, Catherine, Charb, Fourest… Et moi, et moi ? Tu as préféré taire mon nom, alors que ce sont bien mes articles que tu pointes du doigt comme dangereusement « islamophobes », donc, selon toi, forcément racistes. Je me suis franchement demandé pourquoi, et je ne vois que deux options. Soit cela te gênait d’apprendre aux détracteurs de Charlie Hebdo (qui ne peuvent adhérer à ton raisonnement que s’ils ne le lisent pas) que l’auteure de ces insanités racistes appartient justement à la race musulmane. Soit tu n’as simplement pas estimé ma personne digne d’être citée, puisque dans un canard de fachos comme Charlie, je ne peux être que l’Arabe de service. Moi, on m’aurait embauchée pour servir d’alibi, pour que Charlie fasse son quota de diversité, mais tu n’envisages en aucun cas que l’on ait pu m’intégrer à l’équipe simplement pour les mêmes raisons que toi il y a quelques années. Un Olivier, on l’engage forcément pour ses qualités professionnelles, une Zineb, elle, on ne l’engage que par discrimination positive. A moins que tu ne m’aies « épargnée » parce qu’avec moi, tu n’as aucun compte personnel à régler, contrairement à une bonne partie de tes anciens collègues. Dans ce cas là, j’engagerais les lecteurs à chercher les motivations de ta tribune ailleurs que dans le débat d’idées.

Racisme par omission

Une Zineb qui crache sur l’islam, ça te dépasse hein ? ça te déconcerte tant que tu as préféré ne pas me citer, pour ne pas introduire le doute quant à la véracité du procès de racisme que tu nous fais, nous les journalistes de Charlie. Si l’expression « cracher sur l’islam » te choque, laisse moi là aussi te répondre. Pourquoi diable un « blanc » qui crache sur le christianisme serait un anticlérical, mais une Arabe qui crache sur l’islam serait, elle, une aliénée, un alibi, une Arabe de service, une incohérence que l’on préfère même ne pas citer ? Pourquoi ? Penses-tu que les gens de ma race et moi même soyons congénitalement hermétiques aux idées, universellement partagées, d’athéisme et d’anticléricalisme ? Ou bien penses-tu que contrairement aux autres peuples, notre identité soit uniquement structurée par la religion ? Que reste-t-il d’un Arabe lorsqu’il n’a plus l’islam ? A t’entendre, les gens comme moi seraient des espèces de harkis du coran, des traîtres si profondément rongés par un complexe racial qu’ils ne nourrissent qu’un seul regret, celui de ne pas être nés blanc. Mais moi, mon interaction avec les musulmans et les Arabes ne date pas de la marche des beurs. Je suis ce qu’on appelle une blédarde, née au Maroc d’un père indigène et d’une mère française. C’est là-bas que j’ai été scolarisée et que j’ai commencé à exercer le métier de journaliste dans un hebdomadaire fermé par le régime en 2010. Mes collègues du bled t’expliqueront comment, en 2006, l’Etat policier du Maroc, qui avait d’autres comptes à régler avec nous, a organisé une fausse manifestation d’islamistes en bas de la rédaction du Journal Hebdo, accusé d’avoir publié les caricatures de Charlie. En réalité, il s’agissait d’une photo d’un inconnu attablé à une terrasse de café et tenant dans ses mains un numéro de Charlie Hebdo. Je t’informe d’ailleurs que ta tribune dans Article11 a été reprise par des sites marocains, le même genre de sites qui ne s’aventurera jamais à mettre son nez dans une affaire de corruption impliquant le roi par exemple. Je ne te cache pas que sur ce coup, tu n’as pas seulement fait plaisir aux islamistes, mais aussi à la dictature marocaine qui m’a poussée moi-même et plusieurs de mes confrères sur les chemins de l’exil, mais qui continue à nous traquer, nous les journalistes indépendants, comme des traîtres à la nation, des suppôts de puissances étrangères hostiles au Maroc, voire à l’islam. Une tribune comme la tienne vaudrait son pesant d’or pour la barbouzerie makhzenienne qui a commandité il y a quelques mois un « dossier » à charge de Charlie dans un journal de caniveau de Casablanca. On y apprend notamment que l’attaque de notre siège au cocktail Molotov en novembre 2011 serait une arnaque à l’assurance, et que Charb roule en Ferrari grâce à tout le pognon qu’on se fait. Je ne sais pas si t’as eu de ses nouvelles depuis que t’as quitté le journal, mais sache qu’il n’a toujours pas passé son permis. Dans un autre article marocain sur Charlie, j’ai appris que j’y avais été embauchée parce que j’aurais couché avec Caroline Fourest et que mes reportages étaient financés par les services secrets algériens, espagnols, israéliens… Manifestement, une bougnoule ne peut vraiment pas être recrutée pour les mêmes raisons qu’un Olivier.

Je sais mon vieux que tu n’as rien à voir avec toute cette racaille journalistique qui sert la dictature de Mohammed VI, mais je souhaite simplement de montrer à qui tu fais plaisir, si mes papiers à moi sur l’islam peuvent faire plaisir au passage à quelques membres du FN.

Tu vois Olivier, moi, blédarde née au bled, assignée malgré moi à une case religieuse, pas seulement par toi, mais surtout par un Etat théocratique qui ne me laisse pas le choix de ma foi et qui régit mon statut personnel par des lois religieuses, je me suis toujours demandé pourquoi des gars comme toi se couchent devant la propagande islamiste. Moi, les lois de mon pays ne m’accordent pas le quart des droits que tu as acquis à ta naissance, et si je me faisais agresser ou violer dans les rues de Casa par un barbu, comme cela m’a été promis dans des centaines de mails –jamais pris au sérieux par la police marocaine- les sites qui ont repris ta tribune diront certainement que je l’ai cherché, puisque je ne respecte pas l’islam. Et toi, ici en France, dans un Etat laïque, tu ressasses sans en cerner toute la teneur ce discours moralisateur selon lequel il faudrait « respecter l’islam », comme le réclament des islamistes qui ne se demandent pas si l’islam respecte les autres religions, et les autres tout court. Pourquoi diable devrais-je respecter l’islam ? Il me respecte lui ? Le jour où l’islam manifestera un tant soit peu d’estime envers les femmes d’abord, et envers les libres penseurs ensuite, je te promets de revoir mes positions.

Le FN ? Connais pas.

C’est pour voir ce jour-là que je me bats auprès de tous les athées du Maroc, de Tunisie, d’Egypte ou de Palestine, et non pour faire plaisir au FN comme tu l’expliques dans ta tribune. Car crois-moi, beaucoup de virulents athées du monde arabe, si virulents qu’ils séjournent régulièrement en taule pour blasphème, n’ont jamais entendu parler de Marine Le Pen, et se foutent comme de l’an mil de savoir si leur discours plait à l’Extrême droite française, occupés qu’ils sont à combattre la leur : l’islamisme. Si tu nous le permets, à nous autres « islamophobes » de race musulmane, nous pensons que l’émancipation de nos sociétés passera forcément par l’affranchissement du joug de la religion d’Etat. Comme l’islam l’est à peu près partout dans les pays dits arabes, tu y trouves aussi une forte opposition à la théocratie, qui se nourrit aussi bien de l’universel de la séparation des pouvoirs que du scepticisme et de l’historicisation des sources islamiques. Nous nous permettons à peu près tout, comme par exemple de penser que Mahomet, et même Allah, ne sont pas irreprésentables. Caricatures, parodies de versets coraniques ou de hadiths, il suffit d’aller faire un tour sur nos forums pour y voir que Charlie n’est pas précurseur en la matière.

Faut nous comprendre, car vois-tu, des siècles après sa mort, Mahomet nous impose encore sa loi. Il est en quelque sorte le chef d’Etat perpétuel de cette oumma qui nous ôte notre liberté de penser, ou qui m’interdit à moi par exemple d’hériter à égalité avec mes frères ou encore d’épouser l’homme de mon choix. Pourquoi voudrais-tu, toi le contestataire, qu’un homme ayant autant de pouvoir que lui puisse se soustraire à la critique ? D’autant que lorsque je te parle de lois, je ne fais pas référence à d’obsolètes décrets coraniques, mais bien au droit positif de nos pays, au code civil qui régit nos mariages, divorces, héritages, gardes d’enfants, etc. Oui, c’est Mahomet, au nom d’Allah, qui en décide, et non pas nous autres hommes libres égaux à toi. Pour toutes ces raisons, laisse moi te dire que ce ne sont pas les représentants du culte islamique en Europe, dont tu entérines ces sornettes de « respect de l’islam », et qui, eux, profitent bien des joies de la laïcité, qui viendront fixer les limites de notre liberté d’expression. Ne te méprends pas Olivier, car l’antiracisme est bien du côté de Charlie Hebdo qui ouvre ses colonnes à des gens comme moi, qui ne peuvent s’exprimer dans leur pays sous peine de prison ou d’agression, plutôt que de ton côté à toi qui consens à livrer toute la « race musulmane » à son clergé autoproclamé. Charlie a conscience du bouillonnement intellectuel et idéologique qui anime le monde musulman, il a compris qu’une guerre s’y livrait entre la liberté et la dictature politico-islamiste, qu’elle date d’avant ou d’après les printemps arabes, et Charlie a tout simplement choisi son camp : le nôtre, le sien, celui des anticléricaux. Si le blasphème est un droit acquis par les héritiers de la civilisation chrétienne, pourquoi le dénies-tu aux musulmans ? Pourquoi l’Etat islamique serait-il acceptable en Tunisie ou en Egypte, mais pas en France ? N’est-ce pas cela, le racisme ?

Procès en racisme, ou l’art de museler la critique

Loin de moi l’idée de te faire endosser cette analyse, car bien qu’elle découle logiquement de ta lecture, je n’irai pas jusqu’à dire que tu l’adopterais. J’ai tenté de déceler les raisons qui t’ont fait commettre un tel écueil, et je les ai trouvées dans un autre raccourci qui sert de ciment à ton raisonnement. « Peu m’importent le voile, les talons hauts ou même le tee-shirt Camaïeu made in Bangladesh, du moment que la personne dessous, dessus ou dedans mérite le respect », disais-tu dans ta tribune. L’honorable intention philanthropique que tu montres fait malheureusement l’amalgame entre la critique des idées et celle des personnes. Faut-il rappeler que le fondement de toute rhétorique saine, c’est de ne jamais faire d’argumentum ad hominem. Inversement, honnir une idée ne doit jamais mener à sa personnification. Critiquer le voile ne revient pas à humilier chaque femme voilée, pas plus que critiquer l’islam ne revient à conspuer chaque musulman. Les femmes voilées de ma famille sont moins susceptibles que toi à cet égard. Bien que je ne me cache pas de mon aversion pour le bout de tissu qu’elles portent sur la tête, elles ont compris que cela n’enlevait rien à l’affection et au respect que je peux leur témoigner –ou pas- pour des raisons simplement humaines. En faisant ce raccourci, tu reprends encore une fois à ton compte les arguments des chiens de garde de l’islamophobie. Privés des lois canoniques qui leur servent d’outil de pouvoir dans les pays musulmans, ils se ruent sur les lois anti raciales en France pour faire taire les détracteurs de leurs croyances. Ils se tuent alors à vouloir nous faire admettre que critiquer le voile revient à dénier leur dignité à celles qui le portent, et que c’est donc du racisme. Critiquer Mahomet, c’est humilier chaque musulman à titre individuel, et c’est donc du racisme. Voilà leur équation, et toi, Olivier, tu as mordu à l’hameçon.

Pas moi, car le spectre du racisme que tu crains tant que tu adoubes les thèses de l’extrême droite islamique et que tu jettes la pierre à tes anciens collègues pour échapper à toute suspicion, ce spectre là, je ne le crains pas. Il est si absurde de me soupçonner de racisme que même toi, tu as préféré censurer mon nom dans ta tribune, alors que tu as cité tous les autres. Ton texte, moi l’Arabe dont tu as préféré ne pas citer le nom, je l’ai ressenti comme raciste aussi parce que tu m’obliges moi, l’Arabe, à défendre mes collègues les blancs. Pourquoi dois-je avoir plus de légitimité qu’eux à porter ces idées ? Pourquoi ta tribune exige-t-elle de moi de te rappeler mon nom et mon identité ? Je t’engage à y réfléchir. Tu me dénies le droit de critiquer la religion que j’ai étudiée comme matière obligatoire à l’école de la maternelle au bac, et qui aujourd’hui encore, m’interdit de prendre la même chambre d’hôtel que mon mec quand je veux passer un week-end à Marrakech, sous prétexte qu’on n’a pas un acte de fornication légal signé par Mahomet. Quant à mes collègues de Charlie, ils doivent carrément se la fermer ou dessiner des sapins de noël à chaque fois qu’il leur prend de vouloir critiquer la dictature de l’islam, sous prétexte qu’ils sont blancs. Belle définition de l’anti-racisme.

Si tu n’as rien lu d’autre que Malek Chebel, puisqu’il est le tenant le plus vulgarisé de l’islam-religion-de-paix-et-d’amour, je te conseille vivement de t’acheter un bouquin de Sira d’abord pour te faire une idée toi même des enseignements de Mahomet, et tu me diras après si tu trouves toujours ça dégueulasse qu’on les critique. Sinon, va carrément faire un tour dans les librairies salafistes qui font florès en région parisienne, et tu me diras si tu penses toujours que la haine est du côté de Charlie Hebdo. D’ailleurs, reconnais que l’augmentation de leur nombre depuis une quinzaine d’années –date à laquelle, dis-tu, Charlie a curieusement commencé à s’y intéresser- ne correspond en rien à une éventuelle explosion démographique des musulmans en France, mais plutôt à une dérive idéologique, financée à coup de pétrodollars, qui touche une minorité radicalisée de ces musulmans.

Esprits éclairés, apprenez l’islam !

Tu trouveras dans ces livres bien des perles, comme le mariage de jouissance (Zawaj al-Mut’a). Pratiqué en temps de guerre par les musulmans, ce contrat de mariage unilatéral, puisque c’est le guerrier vainqueur qui en décide, peut durer une heure, deux heures ou quelques jours, et est censé permettre aux combattants d’Allah de se vider les couilles (pardonne la grivoiserie, mais c’est impossible d’appeler cela autrement) pendant leurs razzias. C’est cela semble-t-il, qui s’est produit en Syrie, avec cette indémêlable histoire de djihad sexuel. Dans ta tribune, tu as cité un article dans Charlie, dont je suis l’auteure, qui aborde ce sujet, et que tu as qualifié de « pseudo enquête » fondée sur une abominable rumeur islamophobe. Je te concède que ni toi, ni moi, n’avons été sur place pour constater la pratique, vu les conditions difficiles d’exercice du journalisme en Syrie en ce moment. Mais pour toi, il a suffi que Mohamed al-Arifi nie la fatwa qui lui a été attribuée et qui appelait à ravitailler les djihadistes en femmes, pour que tout ceci n’ait plus aucun fondement. Penses-tu que le FIS en Algérie ou al-Qaïda partout ailleurs aient attendu al-Arifi pour se servir ? […] D’ailleurs, tu as également fait référence à un autre de mes articles –toujours sans me citer- dont tu as retenu le chapô pour illustrer la dangereuse dérive nationaliste de Charlie Hebdo. Pour toi, ce texte qui parle d’un groupe de salafistes belges dénoncerait le danger d’invasion de notre occident chrétien par les hordes barbares musulmanes. « Les frites seront-elle bientôt toutes halal ? », me demandais-je. T’as simplement oublié de rappeler que le héro burlesque de mon papier est un Belge converti du nom de Jean-Louis, alias le soumis. Nulle question de racisme alors, mais bien d’intégrisme. Depuis la sortie de cet article, le grand rouquin a été arrêté pour cause de cellule de recrutement pour le djihad en Syrie. A croire que je n’avais pas totalement tort de m’intéresser à son cas.

Tu vois Olivier, ce Charlie qui n’était résolument pas raciste lorsque tu y officiais, et qui le serait inexorablement devenu depuis que tu l’as quitté, n’a pas de leçons d’anti racisme à recevoir de toi, et c’est l’Arabe qui te le dis. Moi, je n’ai pas bossé avec Val, et je ne sais pas si comme tu l’as fait, j’aurais été capable d’écouter l’éloge d’Israël, Etat colonial et raciste, à chaque réunion de rédaction pour garder mon job. Moi, c’est bien avec la plume de Charb, l’une des plus pro palestiniennes de la presse française, que je trouve mes affinités. Charb, à cause de ce lynchage auquel tu contribues aussi par la confusion de tes idées, est aujourd’hui menacé par al-Qaïda et vit sous protection policière. De quel côté est la haine alors ?

Salutations collégiales,

Zaynab bint Mohammad ibn al-Mâatî al-Rhazwî al-Harîzî.

Dinky

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  verié2 le Ven 9 Jan - 18:25

Ce débat aurait davantage sa place sur le fil "Je ne suis pas Charlie".
___
"Et moi, et moi ?"
Zineb El Rhazoui semble souffrir de ne pas avoir été citée. Very Happy
Elle parle de quantités de choses mais ne répond à aucun des arguments - précis - de Cyran. Il se trouve que je connais Cyran (1), qui reste toujours aujourd'hui dans la mouvance d'extrême-gauche/libertaire, contrairement à la plupart des membres de la réaction de Charlie Hebdo, et j'ai pu constater qu'il est honnête et s'opposait au mondain Val, devenu sarkozyste. Peu de journalistes ont, comme lui, le courage d'exprimer leurs idées. Ca ne favorise pas la carrière...

Dinky, que penses-tu du dessin de Charb représentant Taubira en guenon ? L'as-tu vu ? 4ème degré ? Quand j'ai rejoint LO, on incitait les camarades à s'opposer vigoureusement à toute blague, non seulement raciste, mais douteuse ou équivoque dans les entreprises, même quand elle se voulait au second degré, car on sait trop bien comment c'est compris et aussi quelle confusion ça exprime, même quand les gens te disent ensuite "C'était juste pour rigoler, je ne suis pas raciste".

Le dessin sur "Les Français plus cons que les nègres", tu ne crois pas que ça peut heurter les Noirs ? Les blagues de Michel Lebb, tu trouvais ça marrant ?

Cette indulgence pour Charlie parce qu'il s'en prenait surtout à l'Islam est désolante.

__
1) Il participe demain samedi à un débat sur la presse des éditions Libertalia.

verié2

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Toussaint le Ven 9 Jan - 18:55

Very Happy

Plusieurs choses dans le texte de l'indigène serviteur du torchon raciste Charlie Hebdo, notamment une; Charlie ne critique pas la religion musulmane, il insulte les musulmans, en particulier les femmes musulmanes, et il insulte les noirs.

C'est le genre de torchon raciste qui en effet participe à racialiser la question politique et sociale, à construire le musulman comme jadis d'autres torchons racistes et d'autres racistes de ton genre ont construit le juif. Il est parfait de critiquer la religion musulmane, à condition que de critique religieuse il s'agisse.


Les femmes voilées de ma famille sont moins susceptibles que toi à cet égard. Bien que je ne me cache pas de mon aversion pour le bout de tissu qu’elles portent sur la tête, elles ont compris que cela n’enlevait rien à l’affection et au respect que je peux leur témoigner –ou pas- pour des raisons simplement humaines.

Amusant raccourci: en effet si on comprend bien les femmes voilées de sa famille, convaincues qu'elle est leur soeur, ou leur cousine, et qu'elle les aime supportent très bien son rejet de l'islam. Evidemment, elles sont certaines qu'elle est des leurs, et elles sont certaines de son affection. Je crois qu'on ne peut rêver meilleure illustration que ce qui choque les musulmans et leurs amis, ce n'est pas tant une éventuelle critique de l'islam, mais le fait qu'au nom de cette critique on les insulte, les stigmatise, pour mieux les discriminer. Les racialisés, ce qui est le cas des musulmans, des noirs et des arabes, savent faire la différence entre la haine raciale et la critique de la religion. J'ai donné des exemples précis de dessins qui ne sauraient être considérés comme des "critiques de la religion" mais des humiliations des musulmans, des femmes musulmanes et des noires.

Que d'ailleurs la critique de la religion puisse être la même dans un torchon raciste nazi danois et un torchon raciste "de gauche" français montre les lourdes ambigüités de ces "critiques" de l'islam.

Lorsque Charlie met Allah à la une et lui fait dire que "c'est dur d'être aimé par des cons", on peut dire que ce sont les islamistes qui sont visés, sauf que rien ne le précise et qe donc "les cons" sont ceux qui aiment Allah en général, à savoir les musulmans. ll n'y a aucune critique de la religion, mais une insulte aux croyants. La même critique pourrait montrer Trotsky ou Marx : ce n'est donc pas une critique mais une simple insulte.

Enfin, manque évidemment dans la réponse de la musulmane de service de Charlie la prise en compte de la réalité sociale concrète de la France: justement parce que la France n'est pas une théocratie, mais une république de civilisation et culture majoritaire chrétienne, occidentale, la place de l'islam y est différente du Maroc. Au Maroc, le roi est musulman, en France, l'islamophobe imprègne la classe dominante au point d'en être une caractéristique allant des Identitaires à Lutte Ouvrière en passant par le PS et l'UMP; de fait, l'islam est particulièrement répandu dans la classe ouvrière et sa stigmatisation a une fonction dominatrice bourgeoise. Mais évidemment la rédactrice de Charlie n'en a que faire, pas plus que les islamophobes de LO.

Toussaint

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Copas le Ven 9 Jan - 18:58

nestor a écrit:
Copas a écrit:
Ce soir, à notre direction de fédération syndicale, nous avons pu avoir une discussion intéressante sur la place des libertés individuelles et collectives pour les travailleurs et nos syndicats, sur l'entreprise de division opérée depuis des années au travers de la création de boucs émissaires par les médias, au travers de la publication d'un communiqué de protestation contre les assassinats commis.

Le débat, particulierement grâce à un camarade originaire d'Afrique du Nord, a pu permettre de progresser dans la compréhension que des islamistes recrutaient grâce aux manœuvres d'exclusion construites par le système : vous voyez ils ne veulent pas de vous, venez...

Comprendre ces mécanismes permettait de comprendre comment était nourri l'islamisme politique fascisant en France.



j'ai  eu des discussions srictement inverses avec des travailleurs  très récemment     immigrés

Ceux  là qui bossent  dans les secteurs les plus pénibles  sont sidérés par ce genre de propos sur  l'exclusion dont souffre des français  qui excuseraient des atrocités innommables   . Pour ces ouvriers immigrés , ceux qui sont recrutés par  les gourous   appartiennnent a la catégorie   "gros branleurs"  (et là je cite les propos de personnes pratiquant la religion musulmane )

Au dessus de cette branche  on a  a affaire  a des fascistes  religieux  qui  , d'une façon ou d'une autre,  veulent imposer  leurs lois a l'ensemble  de la population   . Le fait qu'ils  aient ciblés des journalistes de gauche devrait faire réfléchir  les  " anti islamophobes "sincères


Et bien c'est possible que tu ais croisé des prolétaires immigrés (tu milites au moins quelque part ? tu travailles ? tu as un militantisme dans une entreprise ? racontes-nous ) mais rien ne te permet de faire des commentaires indiquant qu'on excuse parce qu'on explique des processus qui fabriquent des créatures accablées qui dérivent sous le poids de l'exclusion.

Tous les branleurs finissent donc les armes à la main ??? On connait se discours puant habituellement envoyé aux chômeurs et aux pauvres, ...
Expliquer des processus ne ressort d'aucune tolérance sur les agressions contre la liberté d'expression, mais pour les fachos et les petites claques islamophobes, c'est évidemment trop...

Ce qui se passe est un problème politique qui existe maintenant depuis une vingtaine d'années et va en s'amplifiant. Les factions dérivantes, plusieurs milliers de France maintenant, ce qui ne veut pas dire qu'ils se balladent tous les armes à la main, sont un problème politique, c'est une conséquence de la lutte des classes que mène la bourgeoisie contre les classes populaires en fabriquant des boucs émissaires avec l'appui des ordures islamophobes.

Une partie des boucs émissaires résistent dans le cadre d'une espérance d'émancipation, une autre partie essaye de raser les murs, de se blanchir, se fondre dans le paysage, une autre partie se réfugie dans la prière si ils croient en dieu, et une dernière partie, qui a grossi ces dernières années, se réfugie dans une logique hyper réactionnaire et violente.

Les solutions aux problèmes posés sont politiques et longues, elles nécessitent de comprendre ce qui se passe pour agir. Le mouvement ouvrier doit défendre les travailleurs en butte au racisme et aux ordures islamophobes, et expliquer comment la fabrique des créatures accablées déchainées fonctionne pour tenter de la désamorcer.

Quiconque milite réellement et sérieusement dans le mouvement ouvrier connait l'importance des dégâts créés par l'agressivité des tentatives de la bourgeoisie de créer des boucs émissaires, et en connait les conséquences sur des petites franges, comme il connait l'extrème gravité de la progression du racisme dans des factions de la classe ouvrière chauffées à blanc par les médias de la bourgeoisie depuis des années.






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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Dinky le Ven 9 Jan - 19:00

Ce débat aurait davantage sa place sur le fil "Je ne suis pas Charlie".

J'ai simplement posté cette réponse d'une chroniqueuse de Charlie à Cyran dans le fil où a été postée l'attaque de ce dernier contre Charlie et Charb.
Ca ne me parait pas incongru. Si?
Libre à toi de penser et raconter ce que tu veux de Charlie.
Libre à d'autres, et ils sont nombreux, de penser différemment.

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  verié2 le Ven 9 Jan - 19:13

Dinky
Ca ne me parait pas incongru. Si?
Oui, c'est normal que tu aies publié cette réponse à Cyran sur le même fil. Mais ça serait mieux de séparer les deux discussions, bien qu'elles soient liées.

Nous somme au moins tous d'accord pour ne pas participer à l'union sacrée, c'est le plus important. Mais le journal des victimes étant très politique, et le crime étant un acte de guerre politique lui aussi, tout comme l'enthousiasme soudain et quasi unanime de la classe politico-médiatique pour Charlie,il était inévitable qu'on en arrive à discuter des positions politiques de Charlie, même s'il y a des gens que ça peut choquer dans ces circonstances...

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  verié2 le Ven 9 Jan - 19:24

En tout cas, selon les dernières nouvelles, ils ont tous été tués. Ils ne seront jamais jugés, ne parleront pas, on ne connaîtra que les infos officielles qu'on voudra bien nous communiquer. On ne saura probablement jamais de façon certaine s'ils ont été manipulés, commandités par des services secrets ou ont agi sur leur propre initiative...

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Dinky le Ven 9 Jan - 20:01

9 janvier 2015
LE POISON CRIMINEL DES IDÉES RÉACTIONNAIRES
L’attentat contre Charlie Hebdo est exploité par des groupes d’extrême droite. Des imbéciles qu’ils inspirent s’en sont pris à des quartiers immigrés et à des mosquées.
Djihadistes intégristes et extrême droite raciste se nourrissent les uns les autres. Ceux qui attisent les haines entre les travailleurs sont nos ennemis. Des ennemis dangereux.

9 janvier 2015
LE PIÈGE DE L’UNION NATIONALE
Posant devant un drapeau tricolore, en expliquant vouloir « se rendre utile à la patrie », Jean-Luc Mélenchon a à son tour appelé hier à grossir les rangs de la manifestation de dimanche prochain, 11 janvier, afin que « tout le monde trouve sa place et puisse manifester sa ferveur républicaine ».
En prétendant rendre hommage aux victimes des assassinats à Charlie Hebdo, et en marchant aux côtés des ministres, peut-être de Hollande lui-même, mais aussi de l’UMP, aux côtés aussi de responsables religieux et d’une ribambelle de politiciens, les dirigeants du PS, de l’UMP et maintenant Mélenchon veulent nous faire avaler que les travailleurs, les bourgeois, les patrons, les politiciens professionnels auraient des intérêts communs. C’est une grossière et dangereuse mystification.
Mélenchon figure dans la brochette des mystificateurs. Mais est-ce une surprise ?

Brèves LO

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  verié2 le Ven 9 Jan - 20:11

Ces brèves sont très correctes. Parlons donc de ce qui nous unit : il va nous falloir ramer face à l'union sacrée !

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Toute la racaille impérialiste à Paris...

Message  Roseau le Ven 9 Jan - 20:13

Merkel, Cameron, Rajoy, Juncker et Tusk à Paris dimanche à la "marche républicaine".
D'autres suivront, c'est sûr...

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  nestor le Ven 9 Jan - 20:18

verié2 a écrit:Quelles idées précises entends-tu défendre à propos de cet attentat et des réactions qu'il a déclenchées, Nestor ? On a bien compris que tu critiques systématiquement ceux qui dénoncent l'islamophobie, que tu refuses ce terme et ce concept (avec plusieurs trains de retard...), que tu n'apprécies pas le NPA,  mais pour le reste ? Quelle organisation ou parti trouve grâce à tes yeux ? Que doit-on dire sur ce crime etc ?

Quelles idées précises entends-tu défendre à propos de cet attentat et des réactions qu'il a déclenchées ,?


Celles ci  


"L’attaque contre Charlie Hebdo impose au prolétariat de se charger directement et sans tarder de la lutte sans merci contre le fanatisme religieux violent qui renforce l’État et qui accroît la division au sein des exploités et des opprimés.

« Ni Dieu, ni maître ! » (Auguste Blanqui)


Contre le califat et le fidéisme, défense du matérialisme, autonomie politique du prolétariat, al-liance stratégique avec les mouvements de libération des femmes

Quels que soient les buts des responsables du massacre à Charlie Hebdo, il a pour conséquence de terroriser la population tout entière. Terroriser pour empêcher de comprendre, terroriser pour dresser en-core plus haut une barrière artificielle entre les gens en fonction de la croyance religieuse. La religion est devenue une véritable arme de l’islam politique partout dans le monde. À celle-ci s’oppose, en France, la religion de l’État dit laïque et républicain. En se posant en gardien de la paix civile, l’État appelle à l’unité nationale derrière lui. Il demande à la population de lui déléguer la défense des libertés et de la démocra-tie. Une défense qui se fait cependant au prix de la restriction préventive des libertés individuelles et col-lectives et d’une répression accrue de toute dissidence antiétatique. Les défenseurs de « l’identité blanche », comme le FN, verront dans cet attentat la confirmation que « la guerre civile a déjà commen-cé » contre un ennemi déjà identifié : les musulmans, tous les musulmans, qu’ils partagent les vues des fanatiques, qu’ils les combattent ou, tout simplement, qu’ils les subissent en silence. L’étranger, « l’autre » d’ici ou d’ailleurs, est la cible des fanatiques de tous bords. L’ignoble attentat contre Charlie Hebdo fait le jeu de l’État et affaiblit la seule classe, la classe ouvrière, qui peut battre concrètement le fanatisme religieux là où il s’enracine, là où il cherche ses soldats perdus, dans les quartiers populaires et sur les lieux de travail. Cette lutte est indispensable sous peine de devoir renoncer à faire valoir les raisons des exploités et des opprimés en s’organisant de façon indépendante contre l’État, contre tous les États. Quant à l’islam politique violent, son objectif est de forcer les musulmans à s’isoler et à fournir du bétail prêt à se sacrifier en Syrie, ailleurs ou ici-même. Il importe de comprendre ce phénomène pour le com-battre sans merci sans, pour autant, se livrer pieds et poings liés à l’État.

Critique du califat et du fidéisme


Dans le monde entier, l’islam politique est devenu un sujet de débat et de polarisation de la société civile en communautés illusoires opposées. Chacune de ces communautés illusoires affirme militer au nom d’une certaine idée de la civilisation ne pouvant pas s’affirmer pleinement sans la défaite complète de l’autre, identifiée comme ennemi en fonction de la foi qu’elle professe, y compris la foi en la laïcité et en l’État. Au nom de telle ou telle croyance en l’au-delà de l’humain, toutes les questions ou presque y pas-sent : l’oppression plurimillénaire des femmes ; la famille ; les migrations internationales ; l’emploi ; le lo-gement ; la nourriture, etc.

Le prisme déformant et mystifiant de la religion, de toutes les religions, devient la justification re-vendiquée de l’irrationnel, du rejet du principe de réalité et, plus généralement, du déni d’humanité appliqué à l’ennemi de la foi. Cette mystification spécifique des rapports sociaux pénètre en profondeur dans les têtes de nombreux prolétaires ici, dans les pays capitalistes avancés, comme dans celles de leurs frères à la péri-phérie du monde capitaliste le plus développé.

En raison de leur incontestable succès, ces idées réactionnaires fidéistes deviennent une puissante force matérielle démultipliant celles qui labourent déjà la surface du globe capitaliste. L’extension du fi-déisme dans toutes ses formes bouleverse les priorités et redéfinit les camps capitalistes dans plusieurs zones de la planète. Toutefois, comme toute idéologie, cette longue vague obscurantiste n’est guère à même de faire échec au déterminisme de la matière et des rapports sociaux qu’elle prétend remplacer. La foi ne menace pas plus le capitalisme qu’elle n’a menacé les sociétés divisées en classes opposées qui l’ont précé-dé. Le fidéisme n’est autre qu’une expression idéologique particulière de la soumission de classe.

Le fidéisme est un terme d’origine théologique, s’appuyant sur le traditionalisme, selon lequel la vé-rité ne peut être connue que par la tradition, non par la raison ; au principe de toute connaissance se trouve une révélation primitive que prolonge et enrichit la révélation chrétienne. D’après le fidéisme, la raison ne nous permet pas de connaître la nature des choses ; elle se borne à observer et à classer les apparences ; seule la foi, illuminant l’intelligence (elle-même intuitive, donc distincte de la raison, qui est analytique), nous fait connaître le fond des choses, c’est-à-dire les réalités spirituelles. En un sens plus précis, le fidéisme exclut que les vérités de foi comportent des préambules rationnels, prennent appui sur des démonstrations, incluent un noyau de rationalité qui pourrait être récupéré par une philosophie autonome. En un autre sens, également théologique, le fidéisme fait consister la foi dans la confiance en Dieu, non dans l’adhésion à des dogmes. Dans tous les cas, le terme fidéisme implique une défiance de la raison ; c’est pourquoi il a une saveur péjorative. De même que le rationalisme tend à surestimer la raison au point de professer que la science est l’unique source de vérité (récusant ainsi par avance toute croyance), de même le fidéisme tend à surestimer la foi au point de professer que la révélation est l’unique garantie du vrai (discréditant ainsi les efforts de toute activité rationnelle) .

Le prolétariat révolutionnaire doit combattre tout d’abord le fidéisme en son sein en le traitant pour ce qu’il est : un instrument de division de la classe qui renforce la dictature capitaliste et les États et qui est susceptible d’embrigader les exploités et les opprimés dans de nouvelles guerres qui profitent aux classes dominantes. En particulier, le fidéisme du Livre (la Bible) - mais aussi celle de l’Hindouisme ainsi que de la grande majorité des croyances religieuses - s’applique à dédier à Dieu, le patriarcat et la famille. Le califat, l’idéologie fidéiste réactionnaire qui semble remporter le plus de succès ces temps-ci, mérite une attention toute particulière car elle se drape d’anticapitalisme et d’anti-impérialisme et, surtout, constitue un élément central de l’aggravation de la crise géostratégique du Moyen-Orient. C’est la raison pour laquelle nous lui consacrons un texte spécifique en quatre points.

Premier point

Les partisans du califat tentent d’établir un ordre qui leur serait favorable dans des régions où le capi-talisme domine mais n’a pas ou peu dissout les rapports sociaux hérités des sociétés de classe qui l’ont pré-cédé. Les quelque 10 000 tribus sunnites d’Irak en sont l’exemple le plus clair. La structure sociale archaïque tribale a survécu aux marges du capital moderne en se nourrissant de la rente pétrolière et du petit com-merce de marchandises, souvent illégal. La tribu sunnite irakienne a été transformée par l’extension de la domination du capital mais le lien ancestral de type patriarcal n’a pas été brisé. La tribu administre son terri-toire. C’est un petit monde clos tant vers l’extérieur que vers l’intérieur sauf quand elle doit accumuler les moyens de sa survie par le clientélisme et les marchandages. Aujourd’hui, un grand nombre de tribus sun-nites d’Irak font allégeance à EI. Ce groupe sanguinaire leur garantit la permanence de la structure tribale. Plus, le califat auto-proclamé les sanctifie.

L’autre visage du califat actuel est celui qu’incarnent des personnages comme Mokhtar Belmokthar, dit « le borgne », salafiste de la première heure et devenu célèbre, début 2013, après son attaque de la raffi-nerie In Amenas en Algérie. Également surnommé « Monsieur Marlboro », ce sinistre personnage est par ailleurs à la tête d’un vaste trafic de cigarettes chiffré à environ un milliard de dollars dans toute l’Afrique saharienne. Un trafic qui a pu se développer grâce à des alliances de sang scellées avec des tribus toua-règues. Contrebandiers, voleurs de poules à la petite semaine, marchands d’êtres humains (prostitution ; trafic de migrants), dealers, toutes ces figures de commerçants illégaux trouvent dans le califat un moyen de consolider leurs activités lucratives et/ou d’en développer d’autres, « blanchies » par l’adhésion à la foi.

EI lui-même est une importante entreprise commerciale en Syrie et en Irak qui échange du pétrole, des femmes et des biens de consommation. Le programme de ce dernier se résume à « qui a les armes, a le pain et les femmes ». Ce gang ne présente aucun danger pour le capitalisme qui s’accommode parfaitement des rentiers et des trafiquants, qu’il engendre souvent. Boko Haram au Nigeria, Cameroun et Niger, Al-Shabbaab en Somalie, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au Sahel, Al-Qaïda dans la péninsule ara-bique (AQPA) au Yémen et en Arabie saoudite, les talibans en Afghanistan et au Pakistan ainsi qu’Abou Sayyaf aux Philippines, en Indonésie et en Malaisie – pour ne citer que les groupes islamistes les plus con-nus – répliquent les mêmes rapports sociaux dont EI est l’une des expressions.

Ces considérations ne s’appliquent pas à l’islam chiite, dont l’organisation interne centralisée assi-milable au fascisme a permis de s’adapter, à l’instar de l’Église catholique, au capitalisme moderne.

Deuxième point

EI est né sur les décombres du nationalisme arabe reposant sur le modèle des anciennes démocraties populaires fondé sur l’alliance du parti unique (le Baas dans les cas irakien et syrien), de l’armée et du syn-dicat unique. Ce modèle visait la création d’économies postcoloniales modernes, dotées d’un secteur indus-triel puissant, d’un marché intérieur unifié et d’un État laïque fort. Ce projet a été miné par l’effondrement progressif du bloc russe et par l’émergence, sur les décombres des luttes de libération nationale, d’une caste dirigeante parasitaire, corrompue, despotique et inefficiente.

Sur le fond, le califat de EI est en parfaite continuité avec les régimes arabes qu’il prétend rempla-cer. Ses sources de survie sont le commerce et le pillage ; son organisation est clientéliste et truffée d’incapables. EI diverge avec les régimes sunnites uniquement en matière de positionnement géostraté-gique, ne serait-ce que pour s’imposer aux autres États de la région, y compris ceux dont le sunnisme est la religion officielle.

Les États-Unis ont profité de l’effondrement de l’empire russe et étendu leur influence sur les ré-gimes arabes dont les velléités de développement capitaliste ont été revues à la baisse au fil des décennies. Un cap important a été franchi par Washington, d’abord avec le soutien actif aux talibans en guerre contre la Russie en Afghanistan, puis avec la première guerre d’Irak. Ces deux épisodes marquent l’adoption par l’administration américaine d’une diplomatie agressive au Moyen-Orient, pour que les États-Unis redevien-nent une puissance incontournable. Les Printemps arabes ont fourni à Washington l’opportunité de jouer également un rôle de tout premier ordre dans toute l’Afrique du Nord. La tentative n’a pas encore produit des résultats probants.

Si en Égypte le général Al-Sissi a démantelé l’organisation des Frères musulmans et s’est inscrit dans le sillage de Hosni Moubarak en matière de politique étrangère et d’alliance stratégique avec Washing-ton, en Libye, la destitution violente de Mouammar Kadhafi n’a pas encore permis d’instaurer la « pax ame-ricana », pas plus qu’en Afghanistan ou en Irak.

À leur tour, les deux puissances régionales moyen-orientales, la Turquie et l’Iran, ont tenté, suivant des trajectoires diplomatiques divergentes, de tirer avantage de l’accélération de la crise géostratégique de la région. La première a misé sur l’apparition de régimes islamiques proches à la faveur du Printemps arabe. Pour l’instant, cette politique d’Ankara sort défaite. Les soutiens, explicite aux Frères musulmans égyptiens, plus discret au Hamas palestinien et mesuré et publiquement nié à EI, se sont soldés pour l’instant par un isolement diplomatique croissant de la Turquie. L’écrasement des Frères égyptiens, la défaite militaire du Hamas à Gaza par les troupes israéliennes et l’engagement des Occidentaux contre EI ont entamé le rayon-nement régional de la Turquie dans la région et détérioré ses relations historiques avec les États-Unis et l’Europe.

Quant à l’Iran, l’échec des Printemps arabes d’inspiration sunnite l’a relancé au centre de l’échiquier régional. Téhéran contrôle Bagdad, établit des rapports solides avec le gouvernement du Kurdistan irakien, préserve son bastion libanais, soutient avec une efficacité croissante Bashar el-Assad, dont le régime en Syrie montre une capacité de survie inattendue, et rentabilise son combat contre EI. Le tout afin de hâter la fin de l’embargo occidental et négocier plus avantageusement la question du nucléaire.

Troisième point

Outre la dimension géostratégique et diplomatique, l’émergence de l’islam politique violent fournit aux exécutifs des pays capitalistes avancés un formidable outil de division de classe, de restriction des liber-tés individuelles et collectives et d’élargissement de la base sociale embrassant l’idéologie dominante. Les mesures d’exception se multiplient. La répression du terrorisme nécessite de moins en moins la charge de la preuve factuelle pour s’exercer. On peut se faire embarquer, voire perdre une partie de ses droits bourgeois fondamentaux comme celui de circuler par la simple manifestation publique de ses opinions.

L’épouvantail des égorgeurs d’EI terrorise des pans entiers de population des citadelles capitalistes occidentales. Ici, des secteurs importants du prolétariat embrassent les idéologies identitaires de défense de la religion, de la famille et de la patrie. Les organisations réactionnaires « blanches » comme le Front Natio-nal en France et la Ligue du Nord en Italie, ou l’UKIP en Grande-Bretagne et le NPD en Allemagne font leurs choux gras de la peur. Souvent, elles attirent les voix des sans-réserves lors des scrutins électoraux. La soudure entre, pêle-mêle, la colère contre l’appauvrissement et la précarisation des conditions de vie, le rejet par les mâles de la fragilisation du patriarcat, la peur des immigrés et des jeunes voyous de banlieue s’opère sous leur bannière de la défense de la « tradition », du « bon vieux temps », de Dieu, de la Famille et de la Nation. Paradoxalement, ils ne font pas de critique des positions de l’islam envers les femmes pour faire oublier leur propre oppression patriarcale des femmes. Et cela crée des alliances étranges. Ainsi en Tché-quie, les néonazis manifestent pour interdire que des réfugiés syriens (et leurs enfants malades) y trouvent refuge.

Les populations, identifiées comme de religion musulmane dans les pays capitalistes avancés, de-viennent la cible de toutes les accusations. Enfermées dans leur propre représentation mystifiée de « com-munauté des croyants » (Oumma), elles sont sans cesse appelées à condamner l’islam politique. Par le sou-tien au califat, une petite minorité de musulmans d’ici choisit de faire sienne l’image que les États leur col-lent.

En France, leur premier pas vers le califat est sans conteste l’antisémitisme. Un antisémitisme qui se diffuse dangereusement, encouragé par ceux qui, dans l’extrême gauche, confondent la juste condamnation des conditions des Palestiniens sous la colonisation israélienne avec le soutien à ladite « résistance » des antisémites du Hamas, qui exercent un pouvoir dictatorial d’une rare brutalité à Gaza et qui sont au pouvoir dans tous les Territoires occupés grâce à leur alliance de gouvernement avec l’OLP. En France, les attaques antisémites représentent la moitié des agressions racistes et ont pour cible une population d’origine juive qui ne compte que 1 % de la population totale. Cet antisémitisme « sunnite » trouve un écho favorable dans celui propagé par les groupuscules, à la droite de l’extrême droite « blanche », comme celui en France, man-geant au râtelier iranien, de Soral et de Dieudonné.


Les musulmans issus des pays capitalistes développés qui rallient le califat ont des motivations diffé-rentes de ceux qui vivent dans les pays à la périphérie du capitalisme. Le seul point commun entre eux est la volonté de consacrer la soumission de la femme. Les combattants occidentaux du califat n’ont pas une ori-gine de classe homogène. Il s’agit le plus souvent de jeunes isolés, peu ou pas informés, sans ancrage social précis, rejetant la prolétarisation, refusant le mode de vie des parents et qui ne cachent pas leur hostilité vis-à-vis des femmes qui ont choisi la voie de l’indépendance des hommes (« les putes »). La promesse d’une vie héroïque dépassant l’isolement et la solitude urbaine et périurbaine par la fratrie guerrière ainsi que la sacralisation du rôle dominant du mâle en conformité avec les préceptes religieux de l’islam représentent les deux principaux arguments en faveur de la hijra (immigration vers un pays musulman) pour combattre l’infidèle.

La sacralisation de l’oppression des femmes et de la famille est un pilier essentiel du califat. Même les hommes les plus démunis y trouvent la possibilité d’exercer un pouvoir absolu sur leurs conjointes. La femme pieuse qui se soumet dans son corps et dans sa tête au mari obtient en échange la protection de la religion vis-à-vis des autres mâles. Esclave domestique murée, rejetant son propre être, du fait de son inac-cessibilité, la femme devient néanmoins dans le califat l’objet des fantasmes les plus sordides des mâles. Le combat pour le respect des individus réunis dans une société pleinement humaine ne peut donc passer que par la lutte pour la libération des femmes de la famille et de la domination des mâles. L’alliance stratégique entre la classe ouvrière révolutionnaire et les mouvements de libération des femmes prend tout son sens, notamment dans les pays où déferle l’idéologie fidéiste.


Quatrième point

La montée du califat relance en grand la ferveur des fidéistes antimusulmans. Les curés des autres confessions bibliques en bénéficient largement. Pourtant, ceux-ci partagent l’essentiel avec le califat : le culte de l’irrationnel et de l’inexplicable, la mystique de la foi et la mortification du corps et de l’esprit hu-mains. C’est pourquoi le combat mortel contre la religion et pour la défense du matérialisme ne peut se limi-ter à l’islam politique.

À ceux et celles qui sont aux premières lignes de la guerre contre les fous sanguinaires de l’EI, à ces combattantes et combattants kurdes et syriens de Kobane et d’ailleurs épris de liberté, notre message est le suivant : leur volontarisme et leur sacrifice résonnent comme un appel universel à la révolte. Un appel qui reste pourtant incomplet et est aujourd’hui mis au service de la compétition géopolitique entre les diffé-rentes puissances capitalistes. La résistance de masse contre EI à Kobane est aujourd’hui dirigée par les factions politiques kurdes de Turquie et d’Irak. Elles l’exploitent pour instaurer (dans le cas du PKK) ou consolider (dans le cas du KDP) leur propre dictature bourgeoise.

C’est pourquoi la lutte mortelle engagée par les volontaires de Kobane contre le califat n’atteint pas la division en classes de la société qui est à l’origine de cette forme moderne de barbarie qu’est le califat actuel et, plus généralement, de toutes mystifications religieuses. Pour surmonter cette limite cruciale de ce combat, il est plus que jamais nécessaire de développer l’autonomie politique du prolétariat pour en finir avec l’oppression et l’exploitation de l’homme par l’homme.

Mouvement Communiste/Kolektivně proti Kapitălu, Bulletin n°7 07 janvier 2015
"

« La détresse religieuse est, pour une part, l’expression de la détresse réelle et, pour une autre, la protestation contre la détresse réelle. La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur, comme elle est l’esprit de conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple. L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est l’exigence que formule son bonheur réel. Exiger qu’il renonce aux illusions sur sa situation, c’est exiger qu’il renonce à une situation qui a be-soin d’illusions. La critique de la religion est donc en germe la critique de cette vallée de larmes dont la religion est l’auréole. » Karl Marx. Critique de la philosophie du droit de Hegel, 1843.

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Copas le Ven 9 Jan - 20:20

verié2 a écrit:En tout cas, selon les dernières nouvelles, ils ont tous été tués. Ils ne seront jamais jugés, ne parleront pas, on ne connaîtra que les infos officielles qu'on voudra bien nous communiquer. On ne saura probablement jamais de façon certaine s'ils ont été manipulés, commandités par des services secrets ou ont agi sur leur propre initiative...

Oui et c'est ce qu'on pouvait craindre : qu'il n'y ait pas de mise à plat des faits .

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Dinky le Ven 9 Jan - 20:55


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Beurk...

Message  philippulus le Ven 9 Jan - 21:03

Extrait du (très) long texte d'Olivier Cyran cité plus haut dans ce fil :

"Je n’ignore pas, Charb, que tu as reçu des menaces de mort et qu’il y a peut-être des dingues quelque part qui en veulent à ta peau. Cela me désole. Malgré tout ce que je vous reproche, à toi et aux autres, je ne me réjouis pas de t’imaginer avec deux flics collés en permanence à tes semelles et qui coûtent un bras à votre république chérie. Je crains aussi que tes molosses ne déteignent sur toi comme Val a déteint sur toute l’équipe."

J'aime bien le "il y a peut-être des dingues...". Tout est dans le "peut-être".

Sinon, Olivier Cyran n'a rien oublié de son long passage à Charlie. Il manie très bien l'humour noir par anticipation quand il évoque les molosses (les flics, je suppose) qui risquaient de déteindre sur Charb. En fait tout ce beau monde s'est déteint dessus dans une très belle mare de sang. Olivier Cyran n'a jamais dessiné (si mes souvenirs sont bons). Dommage, il y aurait un très beau dessin à faire...

philippulus

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  verié2 le Ven 9 Jan - 21:33

J'aime bien le "il y a peut-être des dingues
Personne ne pouvait prévoir une attaque d'une telle ampleur. Des quantités de gens reçoivent des menaces. Ce carnage est sans précédent depuis... le massacre d'Etat du 17 octobre et, pour des "massacres privés", il faut remonter encore plus loin. Ce n'est donc pas correct d'attaquer Cyran sur des propos tenus avant cet événement. Tu ferais mieux, Philippulus, de nous dire ce que tu penses des dessins racistes dont tu trouveras quelques beaux exemples sur le fil "Je ne suis pas Charlie". Les publierais tu dans LO, pour "rigoler" ?

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  alexi le Ven 9 Jan - 21:38

Vérié :
Excellent tract du NPA
Y compris sur la défense de la "démocratie" ?

Tiens, on apprend que "le provocateur islamophobe" Charb était en couple avec une femme se revendiquant de "culture musulmane".
Quel cachotier !


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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Dinky le Ven 9 Jan - 21:58

Tu ferais mieux, Philippulus, de nous dire ce que tu penses des dessins racistes dont tu trouveras quelques beaux exemples sur le fil "Je ne suis pas Charlie". Les publierais tu dans LO, pour "rigoler" ?

Qu'est-ce que c'est que cette question débile?
Charlie Hebdo, ses articles, ses dessins, ses positions, c'est Chalie Hebdo: rien à voir avec LO, avec un journal communiste révolutionnaire, avec le mouvement ouvrier.
C'est un journal satirique de gauche, contestataire et provocateur avec une ligne éditoriale et un positionnement avec lequel on peut ne pas être du tout d'accord, avec les idées "républicaines" de Charlie, ou même certains types d'humour (c'est mon cas) sans être obligé de calomnier et traîner dans la boue ses rédacteurs.
Les terroristes islamistes ont choisi ce journal pour leur massacre, et pas la presse de droite ou d'extrême-droite, pas les vrais racistes ou les politiciens engagés dans les agressions impérialistes de la France.
Cet acharnement à salir les victimes des assassins est vraiment malsain ;
et en tout cas, il n'est pas question d'être solidaire de ces injures répugnantes, pas plus que des récupérations politicardes de l'union nationale ou des saloperies et amalgames qui attaquent toute une communauté qui n'a rien à voir avec les criminels islamistes.
Je ne dirai pas "Je suis Charlie" avec la marseillaise et du bleu-blanc-rouge, mais je n'aboierai pas avec la (toute petite) meute qui traite ignominieusement Charb et Cabu de "raciste" ( ce qui est une manière, sinon une justification, une "explication" de leur odieux assassinat.


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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  alexi le Ven 9 Jan - 22:18

Vérié :
Dinky, que penses-tu du dessin de Charb représentant Taubira en guenon ?

Cela fait bien longtemps que j'ai renoncé à lire ce journal. Je ne connais donc pas tous les dessins qui ont été publiés mais ceux que j'ai vu ici, anti-religieux, ne me gène pas particulièrement.
Pour le dessin que tu évoques, et sans doute pour d'autres, le débat n'est jamais arrivé jusqu'à forum.
Jusqu'à présent, seuls les dessins sur l'islam vous faisaient rager.

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Roseau le Ven 9 Jan - 22:46

alexi a écrit:Jusqu'à présent, seuls les dessins sur l'islam vous faisaient rager.

Non, ce qui a toujours fait rager, c'est que certains vivent de la merde raciste,
que ce soit en insultant Taubira, autres noirs ou les arabes.
Et contribuent à entretenir le "conflit de civilisation",
proné par l'impérialisme après qu'il ait perdu son meilleur ennemi, l'URSS.

Mais cela marche, car le racisme n'est pas seulement beauf,
il perdure dans les sociétés coloniales comme la France jusque dans la gauche.
Certains même vont juqu'à l'exprimer sur un site MR...

Roseau

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  alexi le Ven 9 Jan - 22:59


Roseau :
Non, ce qui a toujours fait rager, c'est que certains vivent de la merde raciste,
que ce soit en insultant Taubira, autres noirs ou les arabes.

Certains même vont juqu'à l'exprimer sur un site MR...
La seule chose exprimée ici contre Charlie est son "islamophobie" supposée.
Le reste arrive ici et maintenant pour étayer l'accusation première.

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Roseau le Ven 9 Jan - 23:05

alexi a écrit:
La seule chose exprimée ici contre Charlie est son "islamophobie" supposée.
Le reste arrive ici et maintenant pour étayer l'accusation première.
"Supposée"?
C'est un comble de l'irresponsabilité.
Comme je l'ai écrit, certains travaillés par les relents coloniaux
n'ont semble-t-il jamais compris que ce torchon sarkoysé
faisait de l'argent sur le segment de marché du caniveau.
Les MR ont dénoncé le torchon raciste depuis longtemps.
Il mérite bien le soutien des politiciens bourgeois et impérialistes.

Roseau

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  Prado le Ven 9 Jan - 23:14

Le poison de l’union
Par François Ruffin, 9/01/2015 , Fakir en ligne

Un mot, d’abord, d’évidente compassion pour les douze victimes de cette tuerie, pour leurs proches, pour leurs familles. Mon souvenir va plus particulièrement à Charb, que je connaissais un petit peu, que j’avais rencontré à l’occasion, qui avait eu la générosité de venir à Amiens, un week-end de grisaille, pour nous offrir ses dessins, en ces années où nous n’étions qu’un petit journal local, en butte aux procès.
La peine, donc, inutile de s’étaler.

Maintenant, je voudrais vous faire part d’un malaise, qui me gagne depuis mercredi, avec ces foules qui se rassemblent dans la tristesse, avec ces « Je suis Charlie » brandis sur fond noir, avec ces minutes de silence décrétées d’en haut, avec ces drapeaux en berne, avec ces manifestations d’union nationale, avec des messes spéciales, avec ces grandes déclarations générales sur « la démocratie », « la République », avec tous les pompeux cornichons qui y vont de leur commentaire.
C’est ça, cette tristesse conformiste, au garde à vous, l’hommage rendu à des satiristes ? à des polémistes ? à des emmerdeurs ? à des ricaneurs ?
Mais comment a réagi Charlie, par exemple, aux attentats du 11 septembre ?
En mettant leur drapeau rouge et noir et vert dans leur poche ?
En oubliant l’ironie et la satire ?



Depuis près de cinquante ans, depuis mon chéri Cavanna et le professeur Choron, de la Shoah aux tsunamis, en passant par les famines, les guerres, les épidémies, que les morts se comptent par centaines, par milliers, ou par millions, eux passaient au crible de leurs rires, de leurs mauvais esprits, la bêtise et la méchanceté du monde. Et voilà qu’autour de leurs dépouilles, en leur nom !, cesse nationalement le rire et le mauvais esprit. Voilà que ne résonnent plus, en boucle, autour de cette manifeste tragédie, que les mots « tragédie », « choc », « horreur », etc.

J’intervenais hier jeudi, à Grenoble, à la CGT de l’Isère, et le secrétaire a ouvert la séance par une minute de silence, puis a repris par un : « Bon, je sais bien que ce n’est pas une journée à rire… »
Mais si, justement, je dirais.
Et en leur nom.
Qu’avec eux ne meure pas leur mauvais esprit.

Mercredi, je me trouvais à Vénissieux à un débat dans un cinéma, et dans l’après-midi, une vingtaine de personnes ont appelé la salle, pour savoir si la soirée était annulée. De même, là, je reçois un SMS de Vincent qui se demande : « Est-ce que ça vaut le coup de maintenir lundi notre nuit ‘De l’air à France Inter’ ? »
Ah bon ?
Parce que les supermarchés vont fermer, peut-être ?
Les usines et les bureaux seront vidés ?
Les églises, mosquées, synagogues n’accueilleront plus les fidèles ?
Les médias cesseront d’émettre ?
Toute la méchanceté et la bêtise, que moquaient Hara-Kiri puis Charlie, vont cesser, durant toute une semaine, ou juste une journée, ou même seulement une heure ?

C’est bizarre, toujours, comme hommage : en l’honneur de ces empêcheurs de penser en rond, voilà que devraient s’arrêter les lieux de pensée, et surtout de contre-pensée.
En l’honneur de ces diviseurs – car ces dessinateurs et journalistes étaient des diviseurs, qui suscitaient des désaccords, des controverses, c’est-à-dire de la vie –, il faudrait en appeler à l’union, au consensus doux.
En l’honneur de « la liberté d’expression », partout proclamée, il faudrait que n’existe qu’une expression unanime de douleur, et que se taisent les dissidences. Pénible paradoxe.


De SMS en chaîne d’infos, de facebook, en twitter, la nouvelle s’est répandue comme, sans doute, il y a un siècle, les technologies en moins, avait retenti le terrible : « Ils ont tué Jaurès. »
Jaurès qui avait polémiqué, Jaurès qui avait divisé, Jaurès qui jusqu’au bout avait lutté pour la paix. Et c’est autour de sa tombe, pourtant, que cessaient les polémiques et les divisions, que se proclamait l’Union sacrée pour la guerre. C’est autour de son cercueil que la pensée critique devenait interdite, censurée, gelée pour quatre ans.
Sous les éloges et l’encens, ils le tuaient une seconde fois.

C’est dans ces moments de sidération, de grand glissement, au contraire, me semble-t-il, qu’on a le plus besoin de repères. De discussions. D’échanges. D’analyses. Pour comprendre, et ne pas se laisser emporter.

François Ruffin,
(à titre infiniment personnel).
http://www.fakirpresse.info/Le-poison-de-l-union.html?var_mode=calcul

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

Message  verié2 le Ven 9 Jan - 23:44

alexi a écrit:
Vérié :
Excellent tract du NPA
Y compris sur la défense de la "démocratie" ?

Tiens, on apprend que "le provocateur islamophobe" Charb était en couple avec une femme se revendiquant de "culture musulmane".
Quel cachotier !
-On aurait pu écrire "les libertés démocratiques". Je suppose que tu les défends, puisque tu affirme défendre la liberté de la presse.
-La compagne de Charb est une ancienne ministre... de Sarkozy qui a soutenu sa politique xénophobe. Je n'avais pas voulu évoquer cet aspect, mais puisque tu en parles...
__
A Dinky
Tes accusations de "vouloir salir Charlie" sont grotesques. Tant qu'on en reste à dénoncer ce carnage abject, je ne vois pas de nécessité de développer sur les positions politiques de Charlie. A partir du moment où tout le monde l'encense, on se voit obligé de rappeler quelques vérités.

C'est sans doute de mauvais goût, le jour des funérailles de quelqu'un, de rappeler quelles saloperies il a pu commettre dans la famille, l'usage est de l'encenser. Mais ici, nous sommes dans le domaine politique et les louanges dont toute la classe politique couvre Charlie ne sont pas neutres.

Ca ne vous fait pas gerber de voir Cameron, Merkel et Hollande nous inviter à manifester dimanche, relayés 24 h sur 24 par tous les médias ?

verié2

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Re: Attentat contre Charlie Hebdo

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