Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Page 4 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Eugene Duhring le Sam 15 Juin - 16:14

verié2 a écrit:Je n'ai pas encore lu attentivement le texte du CLT de LO et la critique de Gaston Lefranc, mais je vais le faire.

Sur le terrain, par exemple au cours de la lutte de PSA, LO développe en effet un discours généralement très platement réformiste, qu'on peut résumer par la formule "De l'argent, il y en a dans les caisses du patronat" voire par la revendication d'une sorte de plan industriel. Je ne crois pas que ce discours soit lié à la théorie développée par LO. Il résulte plutôt d'une volonté de ne pas se couper des travailleurs, de rester à leur portée. Mais le contenu est bien : "Il suffirait de mieux répartir et utiliser les milliards de Peugeot pour que tout le monde puisse continuer à bosser dans de bonnes conditions" - ce qui revient en quelque sorte à nier la crise et est absurde. L'objectif, en réalité plus réaliste, de faire converger les luttes pour obtenir une modification du rapport de forces entre les classes, préparant un changement plus radical, semble hors de portée pour LO.
Code:
De quel LO parles-tu ? Du LO en tant que parti ou bien des camarades syndicalistes LO. Faire la part des choses c'est aussi
comprendre les limites des mandats politiques et syndicaux pour les militants. Les travailleurs de PSA n'attendent pas de grands
discours
 sur la révolution mais la résolution d'un certain nombre de problèmes
posés immédiatement par la fermeture de leur usine
C'est la substance du mandat syndical que l'on soit LO, NPA, POI ou autre. Et les limites dans une situation non révolutionnaire
sont vite atteintes.

Eugene Duhring

Messages : 1706
Date d'inscription : 22/09/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  verié2 le Sam 15 Juin - 16:39

Code:
De quel LO parles-tu ? Du LO en tant que parti ou bien des camarades syndicalistes LO. Faire la part des choses c'est aussi
comprendre les limites des mandats politiques et syndicaux pour les militants. Les travailleurs de PSA n'attendent pas de grands
discours
 sur la révolution mais la résolution d'un certain nombre de problèmes
posés immédiatement par la fermeture de leur usine
C'est la substance du mandat syndical que l'on soit LO, NPA, POI ou autre. Et les limites dans une situation non révolutionnaire
sont vite atteintes. Duhring
Sans faire de grands discours sur la révolution mondiale et la baisse du taux de profit, les militants de LO, quand ils avaient la parole dans les medias, pouvaient au moins préconiser une lutte d'ensemble de toutes les boîtes qui licencient et non se contenter d'un discours somme toute peu différent de celui d'une section CGT combative.

Par ailleurs, tu soulèves le problème du "mandat". Mercier, quand il s'exprimait, ne parlait certes pas au nom de LO. Mais, quand des travailleurs en lutte veulent limiter l'intervention à leurs revendications purement locales, il existe tout de même diverses façons de se comporter. On peut par exemple refuser de se faire le porte-parole d'une politique qu'on désapprouve, tout en soutenant la lutte bien entendu. Par ailleurs, si Mercier était trop marqué par son appartenance CGT (ou soucieux de ne pas susciter un litige avec l'appareil de sa centrale dans l'espoir, bien vain, d'obtenir un soutien plus efficace ?), il y avait tout de même, du moins sur le papier, un comité de grève. Un autre camarade pouvait s'exprimer au nom du comité de grève. Quand on s'adresse à l'ensemble des travailleurs au nom d'un comité de grève représentatif, ça a tout de même plus de poids que quand on le fait au nom d'une section syndicale. Mais ce comité de grève n'est jamais apparu publiquement, son existence est restée confinée à l'usine.

Quant à "LO en tant que parti", son langage n'est pas toujours plus clair non plus sur ces questions de crise et de perspectives, pas davantage que celui du NPA d'ailleurs. (Je ne parle pas des textes de la LDC et des discours à la fête réservés à quelques centaines d'initiés.)

verié2

Messages : 8506
Date d'inscription : 11/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Daniel Bensaid sur la crise

Message  Roseau le Ven 12 Juil - 22:04

avatar
Roseau

Messages : 17784
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  emiliano13 le Mar 23 Juil - 19:35

Une analyse intéressante de Robert Paris:


L’effondrement inégal et combiné du capitalisme

"On se souvient de la thèse de la révolution permanente dont l’un des éléments était le développement inégal et combiné, loi générale d’évolution des systèmes sociaux. Cette loi combattait la conception linéaire, continue, régulière du développement menant aux conceptions progressistes et donc réformistes. Elle signifiait que les avancées de la société humaine, loin de suivre un chemin tranquille et progressif, régulier, saute brutalement d’un niveau très retardataire au plus avancé. Les pays dits en retard peuvent plus facilement être la base d’un développement brutal et exponentiel que les anciens pays très avancés, dit cette thèse, anticipant la notion de pays émergents…

Et certains ont vu dans la mondialisation une espèce de développement inégal et combiné du capitalisme, trouvant en Chine, en Inde, au Brésil, en Russie ou en Afrique du sud de nouvelles ressources de dynamisme pour donner de l’oxygène au capitalisme. C’était effectivement une tentative pour redonner de l’oxygène au capitalisme, en bout de course en 1990. Mais la catastrophe était bien trop importante pour que la « solution » puisse durer longtemps. L’effondrement a repointé son nez en 2000, déjà… La situation a pu être retardée jusqu’en 2007 par un appel au crédit complètement invraisemblable, médicament qui a été la nouvelle source d’un autre effondrement… Depuis, il n’est même plus question de solution économique pour le système, seulement de gagner du temps sur la chute inévitable, pour profiter de ce répit momentané afin de maintenir en place le pouvoir de la classe capitaliste, ou, tout au moins, empêcher et détourner la vague montante de la révolution prolétarienne que les capitalistes savent inévitable.

Le but des classes dirigeantes est de profiter de ce temps limité pour démoraliser la classe ouvrière, détourner sa colère vers des cibles démagogiques, fascistes, fatiguer sa colère sociale, discréditer sa force sociale, ses capacités de combattre, sa confiance en elle-même. C’est une course de vitesse qui est enclenchée et nul ne peut dire qui ira plus vite de la révolution sociale ou de la contre-révolution…

En tout cas, tous les plans, toutes les interventions étatiques et des banques centrales n’ont aucun but économique. En ce sens, nous n’avons pas affaire à une crise classique qui a pour but de débarrasser les marchés des « canards boiteux » du capitalisme pour permettre un nouveau développement.

Il n’y a plus de loi des marchés qui impose à des trusts et des banques de faire faillite. Ce sont les Etats et les banques centrales qui décident qu’aucune grande entreprise capitaliste ne doit chuter. Cela, ce n’est plus de l’économie en termes capitalistes. C’est uniquement faire durer le mythe selon lequel le mort serait toujours vivant. Cela a surtout un but politique : faire durer un pouvoir politique des capitalistes qui, lui, est toujours bien vivant, avec ses forces militaires et policières en premier. Et ils veulent en profiter pour plonger le monde dans un chaos de guerres civiles, de guerres tout court dans lequel les peuples ne voient plus du tout leurs intérêts et se jettent dans les bras du pouvoir pour les sauver…

Ils comptent profiter des années qui viennent pour mettre en place ce piège, monter les peuples les uns contre les autres, préparer les fascismes et la guerre mondiale.

En même temps que l’effondrement du jeu de de cartes gagne du terrain, ils en profitent pour augmenter leurs interventions impérialistes et justifier l’état de guerre permanent aux yeux des peuples, avec le prétexte de la « guerre au terrorisme », du « soutien aux révolutions pour aider la démocratie » et autres balivernes… Les objectifs ne sont pas seulement locaux, ne sont pas que la remise en place d’une mainmise plus étroite sur les pays les plus dépendants. L’objectif général, mondial, du capitalisme est de faire entrer discrètement le monde dans la guerre générale…

La zone de déstabilisation sociale et politique du monde, la zone de guerres et de révolutions continue de s’étendre. Là où elle est passée, la situation reste confuse et est loin de s’être stabilisée. Là où elle a commencé sans vraiment éclater, rien n’est réglé non plus. Cette zone va de l’Inde, du Pakistan et de l’Afghanistan à l’Afrique noire, en passant bien sûr par le Maghreb, le monde arabe et le Moyen-Orient.

Dans toute cette zone, le discrédit des classes dirigeantes et des Etats à leur service aux yeux des masses n’a jamais atteint un tel niveau. Les milieux populaires indiens ne croient plus en leur pouvoir ni en leur classes dirigeantes. Pas plus que ceux d’Afrique du sud, d’Algérie ou du Mali. C’est la base objective de la révolution mondiale qui peut demain emporter le pouvoir des exploiteurs….

Bien sûr, les révolutionnaires ne peuvent pas se peindre cette situation en rose car, en même temps, la compréhension de la situation par les masses va complètement à rebours. Ces dernières ne se sont jamais senties aussi faibles, aussi exploitées, méprisées, licenciées, et elles ont le sentiment d’une grande impuissance en même temps que d’une grande révolte. Cela n’a rien d’un effet du hasard. La misère, les licenciements mais surtout l’effort politique des classes dirigeantes a surtout pour but d’implanter au sein des masses toutes les formes possibles de démoralisation et de perte de confiance des travailleurs dans la perspective sociale d’avenir qu’elles représentent. Les militants révolutionnaires peuvent facilement se laisser abuser eux-mêmes par ces sentiments des masses qui vont a contrario du mouvement réel de la société.

Le développement inégal et combiné fait que les « nouveaux pays » émergents sont ceux qui étaient très en retard mais aussi que ce sont eux qui sont les bombes à retardement les plus explosives potentiellement de tout le monde capitaliste, celles où les prolétaires mènent déjà les luttes sociales les plus radicales, celles dont la déstabilisation peut mener à des avancées extraordinaires du prolétariat mondial : la Chine, l’Inde, la Russie, l’Afrique du sud, à eux seuls cumulent plus de forces explosives sur le terrain social que tout le reste de la planète….

Inégal et combiné veut donc dire aujourd’hui que ces pays combinent en même temps plus de développement récent explosif et plus de moyens explosifs sur le terrain social en vue de la destruction du système mondial d’exploitation".


Quand on sait que la prolétarisation des masses paysannes dans ces pays est essentiellement fondée sur une précarité extrême (cf le film "metro manila") et sur un chômage massif, que la plupart des emplois proposés le sont dans les domaine militaire, paramilitaire et policier, que la jeunesse diplômée est elle-même confrontée à un chômage de masse...on voit l'ampleur de la tâche pour les révolutionnaires qui plus que jamais doivent lier la défense des revendications à la nécessaire abolition de la propriété privée des moyens de production, la socialisation de l'économie...en quelques mots donc la préparation de la révolution prolétarienne inéluctable (point de départ de la vaque mondiale en 2011 en Tunisie)..... Quant à sa victoire, seuls l'Internationale et ses partis révolutionnaires pourront y apporter une réponse positive.

emiliano13

Messages : 3
Date d'inscription : 22/07/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Copas le Mer 24 Juil - 23:03

Intéressant et formule heureuse...

Quand on sait que la prolétarisation des masses paysannes dans ces pays est essentiellement fondée sur une précarité extrême (cf le film "metro manila") .../...

Car d'habitude et dans l'histoire ça c'est fait dans la prospérité de ces travailleurs ?


et sur un chômage massif,

Ben non, pas toujours et en général non.

.../... que la plupart des emplois proposés le sont dans les domaine militaire, paramilitaire et policier

Pas le cas dans le sud est asiatique et dans la plupart des pays dits en développemebnt (Brésil, Turquiue, etc)

.../... que la jeunesse diplômée est elle-même confrontée à un chômage de masse...

En partie oui, car immense élévation du niveau de scolarisation dans beaucoup de pays dits en développement.
D'où les orgas tunisiennes et marocaines de chômeurs diplômés.

.../.... on voit l'ampleur de la tâche pour les révolutionnaires qui plus que jamais doivent lier la défense des revendications à la nécessaire abolition de la propriété privée des moyens de production, la socialisation de l'économie...en quelques mots donc la préparation de la révolution prolétarienne inéluctable (point de départ de la vaque mondiale en 2011 en Tunisie)..... Quant à sa victoire, seuls l'Internationale et ses partis révolutionnaires pourront y apporter une réponse positive.

Oui et surtout le pouvoir de noter classe, car on a toujours des doutes sur ceux qui oublient la questions du pouvoir des travailleurs quand ils parlent de socialisation ...
avatar
Copas

Messages : 7035
Date d'inscription : 26/12/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Gaston Lefranc le Mer 24 Juil - 23:07

Un très bon texte collectif (malheureusement en anglais) sur la la loi de la baisse tendancielle du taux de profit, comme cause fondamentale de la crise, en réaction à un texte de Heinrich publié dans la Monthly Review : http://kapitalism101.files.wordpress.com/2013/07/unmaking-of-marxs-capital-final-7-22-13-2.pdf

A noter qu'on aura une réplique (en français !) de ce débat lors de l'université du npa, avec le débat Henri Wilno / Gaston Lefranc sur l'analyse de la crise : http://npa2009.org/sites/default/files/Brochure%20UE%202013.pdf

Gaston Lefranc

Messages : 777
Date d'inscription : 26/06/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Gaston Lefranc le Jeu 25 Juil - 10:13

Toujours sur la loi de la baisse tendancielle du taux de profit, et toujours en anglais, voir les textes suivants :
http://edgeorgesotherblog.files.wordpress.com/2013/07/but-still-it-falls_on-the-rate-of-profit.pdf
http://thenextrecession.wordpress.com/2013/07/25/returning-to-heinrich/ (plein de liens intéressants à l'intérieur)

Gaston Lefranc

Messages : 777
Date d'inscription : 26/06/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  emiliano13 le Jeu 25 Juil - 10:37

Cela démontre surtout que la destruction d'une masse d'emplois qualifiés ( pas seulement) dans les pays dits développés est très loin d'être compensés par les emplois créés dans les pays dits émergents ( l'Espagne et le Portugal "émergeaient" aussi il y a quelques années!), pour l'essentiel des emplois précaires et ne parlons pas du travail au noir et de la masse des chômeurs non déclarés.

emiliano13

Messages : 3
Date d'inscription : 22/07/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  emiliano13 le Jeu 25 Juil - 10:41

Est-on d'accord sur ce constat, car toute politique correcte en dépend inévitablement.

"Il n’y a plus de loi des marchés qui impose à des trusts et des banques de faire faillite. Ce sont les Etats et les banques centrales qui décident qu’aucune grande entreprise capitaliste ne doit chuter. Cela, ce n’est plus de l’économie en termes capitalistes. C’est uniquement faire durer le mythe selon lequel le mort serait toujours vivant. Cela a surtout un but politique : faire durer un pouvoir politique des capitalistes qui, lui, est toujours bien vivant, avec ses forces militaires et policières en premier. Et ils veulent en profiter pour plonger le monde dans un chaos de guerres civiles, de guerres tout court dans lequel les peuples ne voient plus du tout leurs intérêts et se jettent dans les bras du pouvoir pour les sauver…

Ils comptent profiter des années qui viennent pour mettre en place ce piège, monter les peuples les uns contre les autres, préparer les fascismes et la guerre mondiale" (Robert Paris).

emiliano13

Messages : 3
Date d'inscription : 22/07/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Gaston Lefranc le Lun 29 Juil - 15:15

Andrew Kliman sur les origines de la crise (traduction de la tendance CLAIRE)
http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/artpdf-523.pdf

Gaston Lefranc

Messages : 777
Date d'inscription : 26/06/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Copas le Lun 29 Juil - 20:17

emiliano13 a écrit:Cela démontre surtout que la destruction d'une masse d'emplois qualifiés ( pas seulement)  dans les pays dits développés est très loin d'être compensés par les emplois créés dans les pays dits émergents ( l'Espagne et le Portugal "émergeaient" aussi il y a quelques années!), pour l'essentiel des emplois précaires et ne parlons pas du travail au noir et de la masse des chômeurs non déclarés.

Chiffres ?
Le prolétariat industriel a dépassé les 20, voir les 30% dans un très grand nombre de pays bien plus peuplés que les vieux pays industrialisés .

Il y a bien eu accroissement net et en pourcentage du prolétariat industriel sur la planète ces 40 dernières années. La place du prolétariat urbain non industriel a bondi aussi en avant.

Ces deux couches du prolétariat sont-elles déqualifiées dans les pays dits en développement ? Non, elles sont beaucoup plus scolarisées, plus formées qu'avant.


1)
)

la destruction d'une masse d'emplois qualifiés ( pas seulement)  dans les pays dits développés est très loin d'être compensés par les emplois créés dans les pays dits émergents ( l'Espagne et le Portugal "émergeaient" aussi il y a quelques années!)

En nombre (et proportion), la poussée du prolétariat urbain sur la planète est sans contestation possible , et dans celui-ci le prolétariat industriel a connu une très grande poussée planétaire.

Quelques chiffres pour illustrer :

(Tous les pays n'y sont pas, et de loin, mais... il n'est pas inutile de voir les noms de ceux-ci)


2)
Une main d’œuvre déqualifiée ?

Exact pour une partie des pays mais pas pour la majorité des pays dits en développement .
Les niveaux de scolarisation sont des indicateurs puissants de la qualification d'une main d’œuvre :



Les capacités à communiquer dans les systèmes les plus horizontaux sont aussi des indices d'une main d’œuvre formée

Que faut-il saisir de cela ?

Que oui, il existe des prolétariats précaires, mal payés, qui souvent se battent de plus en plus férocement. En Chine et en Indonésie, par exemple, la poussée du prolétariat urbain s'est accompagnée d'une puissante activité et d'augmentations de salaires qui ont atteint des fois plusieurs dizaines de %. http://www.futuribles.com/fr/viewer/pdf/576/

On se rapprochera également de cette étude sur le prolétariat migrant chinois qui fait ressortir la misère, les maladies professionnelles, les accidents du travail, la précarité mais aussi un haut niveau de scolarité, une grande utilisation des médias sociaux, un opportunisme important dans le combat social, des grèves, etc...
Hausse des niveaux de formation et de qualification, connaissance du monde et capacité à l'analyser, capacité à échanger et s'informer rendent tout à fait insupportables les salaires malgré tout insuffisants et le despotisme du capitalisme chinois et ses flics.

http://news.tsinghua.edu.cn/publish/news/4207/2012/20120821141554165716065/20120821141554165716065_.html


Des investissements géants ont eut lieu et dans le sud-est asiatique de fortes hausses de salaires de travailleurs de plus en plus qualifiés et formés.
Comprendre dans ce cadre que les risques augmentent à fort rythme d'un nouvel épicentre de la grande crise capitaliste, là dans le sud-est asiatique .

Mais plus loin, ça n’empêche pas les charges de dynamite de s'accumuler sous le système capitaliste chinois.

Les forces productives se précipitent violemment contre la logique du capitalisme. Les pays dits du monde arabo-musulman illustrent cette impasse avec le plus de force, et de plus en plus fort, les composantes humaines des forces productives ont fait un bon immense en avant qui percutent plusieurs choses à la fois : modes de commandements de la bourgeoisie usés, impacts de la grande crise, etc.
C'est une rébellion de la vie.
avatar
Copas

Messages : 7035
Date d'inscription : 26/12/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  verié2 le Mar 30 Juil - 10:12

emiliano13 a écrit:
Cela démontre surtout que la destruction d'une masse d'emplois qualifiés ( pas seulement) dans les pays dits développés est très loin d'être compensés par les emplois créés dans les pays dits émergents ( l'Espagne et le Portugal "émergeaient" aussi il y a quelques années!), pour l'essentiel des emplois précaires et ne parlons pas du travail au noir et de la masse des chômeurs non déclarés.
Les chiffres cités par Copas sont éloquents, mais on pourrait en citer beaucoup d'autres, par exemple sur le grand bond en avant de la "production" de travailleurs et chercheurs scientifiques en Chine et en Inde.

Il est évident que tout développement industriel, comme ceux de la Chine, du Brésil, de la Turquie, de l'Inde etc suppose une augmentation du nombre de travailleurs qualifiés.
Bref, le point de vue exprimé par Emiliano est complètement faux. On croirait lire les âneries propagées par les émules du POI/ex PCI lambertiste...

verié2

Messages : 8506
Date d'inscription : 11/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  sylvestre le Mar 30 Juil - 13:00

verié2 a écrit:On croirait lire les âneries propagées par les émules du POI/ex PCI lambertiste...

 Oui, c'est notre ami qui était revenu. Le voilà reparti.
avatar
sylvestre

Messages : 4489
Date d'inscription : 22/06/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Gaston Lefranc le Sam 10 Aoû - 1:28

Une vidéo de Bihr qui explique la crise : http://al-moselle.over-blog.com/alain-bihr-sur-la-crise

Une analyse sous-consommationniste, caricaturale, de la crise.... Il nous explique que la demande est trop faible à cause des salaires trop bas, d'où la crise. Il nous explique que le taux de profit est très haut (étrange d'avoir une crise quand le taux de profit est très haut... car si le taux de profit est très haut, c'est que les capitalistes arrivent à vendre leurs marchandises à bon prix, la négation de la crise....), mais que les capitalistes font la grève de l'investissement (mais pourquoi donc si le taux de profit est si haut ??) et que les profits partent en fumée dans les marchés financiers (!).




Gaston Lefranc

Messages : 777
Date d'inscription : 26/06/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  sylvestre le Sam 10 Aoû - 16:14

Un cas d'espèce de la baisse tendancielle du taux de profit : les compagnies pétrolières. L'avenir compliqué des "super-majors" du pétrole

Le Monde a écrit:les coûts de production des grands pétroliers montent en flèche. En moyenne, ils ont grimpé de 20 % par an depuis dix ans, selon Bernstein. "Ces dernières années, les majors ont lancé de grands projets qui n'ont pas encore porté leurs fruits, commente François Lauras, chez Moody's. Ces lourds investissements sans flux de trésorerie immédiat pèsent sur la rentabilité." (...) Dépenser plus pour produire moins : les majors aimeraient sortir de cette équation.
Cas d'espèce et en même temps question centrale pour le capitalisme contemporain que l'approvisionnement en énergie. Il est important en effet, pour cette question comme pour d'autres, de ne pas considérer la crise économique de façon séparée d'autres questions, et notamment de la question énergétique/écologique : la production de valeur d'échange se fait en consommant la valeur d'usage des énergies fossiles. Leur raréfaction aggrave encore la crise du capitalisme, de la façon concrète qui est décrite dans l'article du Monde.
avatar
sylvestre

Messages : 4489
Date d'inscription : 22/06/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Copas le Dim 11 Aoû - 21:15

sylvestre a écrit:Un cas d'espèce de la baisse tendancielle du taux de profit : les compagnies pétrolières. L'avenir compliqué des "super-majors" du pétrole

Le Monde a écrit:les coûts de production des grands pétroliers montent en flèche. En moyenne, ils ont grimpé de 20 % par an depuis dix ans, selon Bernstein. "Ces dernières années, les majors ont lancé de grands projets qui n'ont pas encore porté leurs fruits, commente François Lauras, chez Moody's. Ces lourds investissements sans flux de trésorerie immédiat pèsent sur la rentabilité." (...) Dépenser plus pour produire moins : les majors aimeraient sortir de cette équation.
Cas d'espèce et en même temps question centrale pour le capitalisme contemporain que l'approvisionnement en énergie. Il est important en effet, pour cette question comme pour d'autres, de ne pas considérer la crise économique de façon séparée d'autres questions, et notamment de la question énergétique/écologique : la production de valeur d'échange se fait en consommant la valeur d'usage des énergies fossiles. Leur raréfaction aggrave encore la crise du capitalisme, de la façon concrète qui est décrite dans l'article du Monde.
A l'autre bout du problème d’investissements de plus en plus lourds, il ne faut pas non plus négliger le mouvement social qui lui aussi râpe les taux de profits et rend très compliqué beaucoup de choses.
Ca nécessite de faire un petit détour par la Libye.

Ainsi le mouvement ouvrier libyen est accusé d'avoir fait chuter de moitié la production pétrolière (après le redémarrage suite à l'éjection du dictateur fasciste).
Cela aboutit à des soupirs de plaisir des spéculateurs internationaux car cela permet un certain soutien des cours du brut. Par exemple :

http://www.boursorama.com/actualites/le-point-sur-les-march-s-a-la-cloture-en-europe-7f5968c55905e63d188ad1e964f2d084
.../...  Le marché pétrolier accroît ses gains, avec un baril de Brent qui repasse les 107,50 dollars (+0,75%) et un baril de brut américain qui se rapproche des 105,50 dollars (+2%), soutenu par les bonnes statistiques chinoises et par les tensions au Moyen-Orient, notamment les grèves et protestations en Libye... /....
     
Par contre cela plonge dans l'affliction les grands groupes internationaux qui ont des positions là de puis longtemps (même du temps de Kadhafi).
Et surtout ça pousse à une bagarre sur la part de la classe ouvrière dans la production.

Ci-dessous :

Libye : Chute des exportations de pétrole de plus de 70%
http://www.infomediaire.ma/news/afrique/libye-chute-des-exportations-de-p%C3%A9trole-de-plus-de-70


Les exportations de pétrole en Libye ont chuté de plus de 70%, en raison de sit-in et mouvements de protestation ayant provoqué la fermeture des principaux terminaux pétroliers du pays, a annoncé hier le gouvernement. Des groupes ont fermé des ports de Ras Lanouf, Zueitina, al-Sedra et al-Hariga (est), provoquant la chute des exportations, à 30% voire moins, a déclaré le Premier ministre Ali Zeidan au cours d'une conférence de presse à Tripoli.


La Libye dans l'obscurité à cause des grèves dans le secteur pétrolier
http://magharebia.com/fr/articles/awi/features/2013/08/02/feature-02
La capitale libyenne connaît des coupures d'électricité régulières pendant plusieurs heures, et certains quartiers voient même leur électricité coupée deux fois par jour.

L'entreprise publique d'électricité GECOL impute cette situation à la baisse des approvisionnements en gaz consécutive à une série de grèves déclenchées par les employés du secteur énergétique.

Ces actions syndicales sur les terminaux d'expédition et sur les champs pétroliers du pays n'affectent pas que les seuls consommateurs. L'économie dépend en effet principalement des exportations de pétrole, et tout ralentissement de la production a une forte incidence sur les recettes de l'État.

Selon le vice-ministre du Pétrole Omar Alchukmak, "la Libye encourt des pertes estimées à 50 millions de dinars libyens par jour par suite de ces débrayages".

Une situation qui pourrait même contraindre le pays à importer de grandes quantités de carburant, notamment d'essence et de gaz de cuisson, mettent en garde les responsables.

De fait, les exportations de pétrole libyen ont chuté de plus de 70 pour cent depuis que les manifestants ont provoqué la fermeture des terminaux d'expédition, a indiqué le Libya Herald dans son édition du mercredi 31 juillet.

Et sans pétrole, il ne peut y avoir d'électricité et d'eau pour l'ensemble du pays, a précisé mercredi à Tripoli le ministre du Pétrole Abdelbari al-Arusi. Tout problème dans le secteur pétrolier est également susceptible de retarder les programmes de développement en Libye, a-t-il ajouté.

Les manifestants, parmi lesquels des policiers et des garde-frontière demandant le paiement de leurs arriérés de salaire, ont fermé la production sur l'ensemble des sites à l'exception d'un seul, a expliqué al-Arusi lors d'une de presse conjointe avec le Premier ministre Ali Zidan.

La production a cessé à Sidra, Ras Lanuf, Brega et Herega, et seuls 30 pour cent de la production normale sont assurés à Az-Zawiya.

Le blocus des ports ne fait qu'exacerber le problème.

"Des groupes armés ont fermé la plupart des terminaux pétroliers, ce qui pourrait conduire à un désastre
, a expliqué le ministre du Pétrole aux journalistes..../...

La suite :  http://magharebia.com/fr/articles/awi/features/2013/08/02/feature-02
Quand ils parlent de groupes armés, ce fut aussi également l'action de groupes de travailleurs armés. L'écroulement de l’appareil d'état bourgeois n'a pas que des inconvénients....


La pression du mouvement ouvrier en Libye sur les groupes pétroliers libyens et internationaux s'est accentuée depuis le début de l'année, par exemple :
http://www.infomediaire.ma/news/afrique/libye-des-protestataires-emp%C3%AAchent-lapprovisionnement-en-k%C3%A9ros%C3%A8ne-de-la%C3%A9roport-benghazi
Pétrole : reprise de la production libyenne
Le ministre libyen du Pétrole, Abdelbari Al Aroussi, a annoncé hier la reprise de la production dans les différents sites d’exploitation de l’ouest du pays, qui avaient été fermés en raison d’un mouvement de contestation.

La production a atteint 700 000 barils de pétrole par jour (b/j), a indiqué le ministre, faisant état de négociations avec les contestataires. «L’approvisionnement en pétrole s’est amélioré dans l’ouest du pays et nous avons réussi à reprendre la production dans tous les champs après des discussions avec les différentes parties» protestataires, a indiqué M. Al Aroussi lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre, Ali Zeidan. Selon lui, la production devrait atteindre 800 000 b/j dans les prochains jours. «Nous tentons de parvenir à une solution dans la région du Centre où les terminaux pétroliers de Zueitina (100 000 b/j), Sedra et Ras Lanouf (600 000 b/j) sont fermés», en raison de mouvements de protestation.

Le gouvernement a annoncé, le 31 juillet, la chute de plus de 70% de ses exportations de brut en raison de la fermeture des principaux terminaux pétroliers du pays suite à des mouvements de protestation à 330 000 b/j. La production de pétrole, qui dépassait 1,6 million de barils/jour avant le conflit ayant mis fin au règne de Mouammar El Gueddafi il a près de deux ans, était presque tombée à zéro durant les hostilités.

Mais après la chute du régime El Gueddafi, elle avait en quelques mois retrouvé quasiment son niveau d’avant-guerre malgré un climat d’insécurité. Toutefois, plusieurs mouvements de protestation perturbent ponctuellement la production qui a chuté à moins d’un million de barils par jour en juin. L’économie libyenne est extrêmement dépendante de la production d’hydrocarbures, qui représentent plus de 80% du PIB et jusqu’à 97% des exportations du pays. Les exportations de pétrole ont rapporté en 2012 à la Libye environ 50 milliards de dollars.
Notes :
Le prolétariat industriel libyen représente 30% de la main d’œuvre (en France, 21%).

Le gouvernement n'a pu en Libye, comme les canailles du Kazakhstan, tirer dans le tas contre les grévistes.

Dans le monde, d'un côté les trusts pétroliers doivent engager des investissements de plus en plus colossaux pour extraire une ressource déclinante, de l'autre le prolétariat industriel des sites d'extraction et de transformation est  remuant à certains endroits (pas qu'en Libye) comme au Nigeria ou une grève de 3 jours a été stoppée à la fin du 1er jour, le gouvernement acceptant de discuter ( http://www.industriall-union.org/fr/les-revendications-formulees-par-nupeng-lors-de-la-greve-sont-satisfaites )

Ce sont des éléments globaux de la crise et de la bataille autour des taux de profits du capital.
Le secteur pétrolier voit une série de problèmes autour de lui qui tendanciellement rabote ses taux de profits.

La bataille sur les taux de profits n'est pas seulement un mouvement qui serait inexorable et mécanique.
avatar
Copas

Messages : 7035
Date d'inscription : 26/12/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Copas le Lun 12 Aoû - 20:53

La question de l'extrème orient et la poussée globale des salaires ces 25 dernières années doit être un élément pris en compte pour avoir une vue globale de l'évolution des taux de profit.
Tout ne peut se résumer au seul sort de la classe ouvrière européenne et étasunienne, l’addition des deux étant devenu minoritaire dans le prolétariat mondial.
avatar
Copas

Messages : 7035
Date d'inscription : 26/12/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Leur crise, 5 ans après...

Message  Roseau le Lun 16 Sep - 13:29

par Jérémie Cravatte

Si vous voulez en savoir plus sur la crise et le rôle des banques dans celle-ci,
lire la série Banques contre Peuples : les dessous d’un match truqué d’Eric Toussaint
http://cadtm.org/LEUR-CRISE-5-ANS-APRES


avatar
Roseau

Messages : 17784
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

From global slump to long depression

Message  Roseau le Sam 9 Nov - 20:43

avatar
Roseau

Messages : 17784
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

1973-2013 : 40 ans de crises capitalistes

Message  Roseau le Mar 12 Nov - 0:01

Dossier réalisé par le groupe de travail économique du NPA
http://npa2009.org/node/39523
avatar
Roseau

Messages : 17784
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Roseau le Mer 27 Nov - 5:16

Séminaire sur l'analyse de la crise autour de l'ouvrage de Boccara
qui vient de sortir :
http://www.economie-politique.org/46783


Dernière édition par Roseau le Mar 3 Déc - 12:32, édité 1 fois
avatar
Roseau

Messages : 17784
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Roseau le Lun 2 Déc - 17:41

avatar
Roseau

Messages : 17784
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  irving le Mar 3 Déc - 12:26

Roseau a écrit:Séminaire sur l'analyse de la crise autour de l'ouvrage de Boccara
qui vient de sortir :
http://www.economie-politique..org/46783
ce lien ne fonctionne pas

irving

Messages : 150
Date d'inscription : 23/11/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Roseau le Mar 3 Déc - 12:32

Merci Irving. C'est corrigé.
avatar
Roseau

Messages : 17784
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Analyse de la crise, taux de profit, etc.

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 4 sur 6 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum