La bourgeoisie française

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La bourgeoisie française

Message  mykha le Mer 9 Juil - 22:53

Les 500 plus grandes fortunes françaises ont grossi de plus de 15% en un an, atteignant une richesse globale de 390 milliards d'euros, dans le classement 2014 du magazine Challenges à paraître jeudi.

"Les Français les plus riches ne connaissent pas la crise", écrit le magazine, qui ajoute que depuis 1996, la fortune cumulée des 500 plus riches a quintuplé, et celle des dix premiers du classement a été multipliée par plus de sept.

Les 390 milliards représentent un nouveau record depuis que l'hebdomadaire réalise ce classement (1996), même si l'augmentation avait été supérieure l'année précédente (+25%).




http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Les-500-plus-grandes-fortunes-francaises-ont-gagne-15-en-un-an-2014-07-09-1176867

mykha

Messages : 1079
Date d'inscription : 19/06/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La bourgeoisie française

Message  Dinky le Dim 2 Nov - 21:07

http://www.humanite.fr/comment-pierre-gattaz-se-sucre-sur-largent-public-546073

Article très intéressant dans l'Huma.



Comment Pierre Gattaz se sucre sur l’argent public

En quelques années, Radiall, l’entreprise dirigée par le patron des patrons, a réduit à néant, ou presque, sa contribution fiscale en France, tout en bénéficiant des crédits et en multipliant les dividendes. De quoi susciter une vraie bronca, loin du faux bras de fer avec le gouvernement.

François Hollande tend la main et le patronat arrache le bras. Les épisodes se suivent et se ressemblent. À une semaine de la conférence sociale, le Medef rassemble toutes les autres organisations patronales pour exiger, en plus des 35 milliards d’euros de cadeaux sociaux et fiscaux baptisés « pacte de responsabilité », une série de moratoires sur des mesures comme le compte pénibilité qui, selon lui, mettent la « compétitivité » en péril. Hier matin, sur Europe 1, Pierre Gattaz est allé jusqu’à menacer de boycotter le grand rendez-vous annuel entre le gouvernement et les partenaires sociaux, programmé la semaine prochaine. « Il y a une proposition ou un projet de loi antiéconomique tous les quinze jours, avec toujours plus de contrainte, de fiscalité, ce n’est plus possible », se plaint le patron des patrons. Alors qu’à l’Assemblée de plus en plus de députés socialistes rentrent dans la « fronde » contre l’absence de toute contrepartie dans le pacte de responsabilité, cette surenchère patronale commence à susciter l’embarras jusque dans les rangs du gouvernement. « Il faut bien comprendre que nous sommes les seuls à pouvoir créer de l’emploi et de la richesse, se vante encore Pierre Gattaz. L’entreprise va très mal en France depuis des mois, des années. Il faut baisser la charge fiscale et instaurer un climat de confiance. »

L’Humanité lève le voile sur les pratiques comptables du patron du Medef Avec nos révélations issues des rapports comptables officiels d’un groupe français pour le moins emblématique, Radiall, l’embarras pourrait bien s’accroître encore dans la majorité. Car, derrière les envolées rituelles sur « l’enfer fiscal » qu’est la France, selon le Medef, l’Humanité lève un coin du voile sur les pratiques comptables et financières qui permettent de réduire à néant, ou presque, son imposition dans l’Hexagone. À travers le mécanisme d’optimisation fiscale dit des prix de transfert, l’entreprise dirigée par Pierre Gattaz affecte une bonne partie des marges réalisées sur les ventes des connecteurs qu’elle produit dans ses usines françaises pour l’aéronautique ou les télécoms à des filiales à l’étranger. Ce qui, en une poignée d’années, a permis au groupe de réduire de 25 % à 3 % la part de ses impôts payés en France. Dans la comptabilité du groupe, qui a réalisé un bénéfice de près de 25 millions d’euros l’année dernière, la « charge fiscale » en France culmine à 202 000 euros. Et cela, au moment où Radiall bénéficie des largesses fiscales du gouvernement : l’entreprise a touché 876 000 euros de crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), un cadeau accordé aux entreprises sans aucun contrôle, ni aucune contrepartie. Et, dans le même temps, la famille Gattaz qui contrôle le groupe fait valser les dividendes : ils ont presque doublé entre 2010 et 2014 pour s’établir à 2,8 millions d’euros.

Au printemps dernier, Pierre Gattaz avait soulevé l’indignation en affirmant que les fonds publics issus du pacte de responsabilité pourraient tout à fait finir dans les poches des actionnaires... Là, chacun peut le constater avec nos informations sur sa propre entreprise, il ne se contente plus de le dire, il le fait ! Les masques tombent.
- See more at: http://www.humanite.fr/comment-pierre-gattaz-se-sucre-sur-largent-public-546073#sthash.n7kxKLYP.dpuf

Dinky

Messages : 400
Date d'inscription : 02/12/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La bourgeoisie française

Message  Roseau le Ven 9 Jan - 17:45

À lire : un extrait de "Voyage de classes" de Nicolas Jounin
http://www.contretemps.eu/lectures/%C3%A0-lire-extrait-voyage-classes-nicolas-jounin

Roseau

Messages : 17759
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: La bourgeoisie française

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 4:26


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum