Colombie

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Re: Colombie

Message  Roseau le Sam 20 Oct - 2:20

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Jeu 1 Nov - 3:43

L'histoire se répète en Colombie, les forces d'extrêmedroite préparent un massacre de la Marcha Patriotica comme ils l'ont fait avec l'Union Patriotique il y a un peu plus de vingt ans...

http://anncol.info/
http://www.youtube.com/watch?v=jWQs4SkPjcI&feature=player_embedded

Un article d'Anncol tiré d'une enquête de la BBC sur les craintes des militaires colombiens, au sujet de la perspective d'une paix. Il y a uen part d'intox pour effrayer la classe dominante mais j'ai souligné quelques passages qui tirent un trait sur toute la propagande sur les FARC narco-délinquants apolitiques et sans bases sociales, qu'une partie de la gauche et de l'extrême gauche ont avalée pendant un bon moment...

¿Qué piensan realmente los militares del proceso de paz?

Escrito por Agencia Prensa Rural
Agencia Prensa Rural / Domingo 28 de octubre de 2012

En su versión digital en inglés, el portal de la BBC de Lóndres publicó un artículo de su corresponsal Richard McColl, que recoge las más recientes preocupaciones de los militares frente al proceso de paz, como por ejemplo, el riesgo de terminar encarcelados, una vez que el Gobierno llegue a un acuerdo con la guerrilla de las FARC.
Richard McColl se refiere en su artículo a una reunión de académicos y funcionarios de alto rango de las Fuerzas Armadas, celebrada recientemente en el Club Militar. Durante el evento, el comandante de las Fuerzas Armadas, general Alejandro Navas y el coronel (r) Hugo Bahamon, reflexionaron sobre el papel del Ejército una vez finalizados los diálogos de paz.

El artículo recoge el temor que hay al interior de la fuerza ante la posibilidad de que los militares puedan terminar, en un escenario de postconflicto, acusados de crímenes de guerra, de Estado y de lesa humanidad por la justicia. “Miren lo que ha ocurrido en Argentina y Chile, donde 20 años después, los guerrilleros que amenazaban el estado están en el poder, las amnistías son anuladas y ahora exsoldados de 70 y 80 años de edad están siendo encarcelados,” señaló Bahamón.

“Mientras los focos se han puesto sobre cuáles serán los escenarios para la desmovilización de las FARC, entre la fuerza pública la pregunta que está en el ambiente es una vez se logre la paz, ¿qué papel puede o debe desempeñar el Ejército colombiano?”, dice en el artículo.

“La gente está hablando de la desmovilización de las FARC, pero si un acuerdo de paz se alcanza, tenemos que pensar en la desmovilización de muchos miembros de las fuerzas armadas”, dijo Hugo Bahamon.

En la actualidad se estima que hay 400.000 personas en activo en el ejército colombiano.

Según el general Alejandro Navas. “Ellos (las FARC) tienen el objetivo de ganar las elecciones nacionales del 2018. Las elecciones presidenciales del 2014 son sólo una prueba y serán imparables en las urnas si no hay partidos políticos sólidos”.
El artículo también refleja la preocupación de algunos miembros de la Fuerzas Armadas sobre el hecho de que los militares no tienen derecho a voto.

“¿Por qué no podemos tener el derecho a votar, después de todo lo que hemos estado defendiendo el país y luchar por ella durante 60 años?”, dice Bahamon.

“Sin derecho a voto, los miembros de las fuerzas militares sienten que no tienen la seguridad jurídica frente a las potenciales demandas”, agrega la nota de BBC.

La nota de la BBC recoge también las valoraciones de Ronald Archer, un asesor especial del Ejército de los EE.UU., sobre el poder real de la guerrilla, Acher cree que las Farc, como un movimiento, tienen un poder significativo debido a sus actividades políticas - “y es por eso que el ejército debe hacer más para mejorar sus propias relaciones con la población civil”.
“ El apoyo de la Farc se concentra en las zonas rurales, que han sido objeto de años de adoctrinamiento “, considera Archer.

La nota de la BBC da a entender que si las Farc se desmoviliza, “habrá un potencial vacío de poder en algunas regiones de Colombia”.

Según la BBC existe el temor, ante una eventual disminución de personal militar, de que “los miembros de las fuerzas armadas bien entrenados, tal como ocurrió con los paramilitares desmovilizados, entren a engrosar las filas de las bandas criminales “Bacrims”, las bandas ilegales criminales dedicadas al tráfico de drogas y extorsión”.

Lea el artículo original en inglés: Colombia’s military faces challenges over peace talks

Il y a en particulier deux chiffres à méditer, les FARC-EP auraient environ 9 à 10 000 combattants réguliers, face à 400 000 soldats "bourgeois" (caractérisation de l'armée colombienne par les FARC) appuyés par la plus puissante et moderne aviation militaire du sous-continent et des milliers de conseillers nord-américains, israéliens, etc... La seule persistance des guérillas et leur montée en puissance sont éloquentes sur leur base sociale, notamment paysanne, étudiante et ouvrière...
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Message  Toussaint le Jeu 1 Nov - 22:09

La page de la Cadena Radial Bolivariana, la radio des FARC sur Internet, "transmettant des montagnes de Colombie la voix de la Résistance". "Somos FARC, Ejercito del Pueblo".
De très intéressantes entrevues de cadres de la guérilla des FARC en ce début de période de négociations et de massacres... Intéressant à écouter non seulement les entrevues, mais aussi plus simplement la radio. C'est très... FARC, très farien. Très représentatif de leurs lignes politiques et conceptions du monde, de la lutte. Dommage pour les camarades qui ne coùmprennent pas le castillan, c'est en espagnol, mais ils parlent simplement, clairement, et la musique est bonne, les poésies de Benedetti aussi...

http://www.resistencia-colombia.org/index.php/crb
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Entretien avec la camarade Tanja !

Message  Roseau le Dim 25 Nov - 4:45

LA HAVANE, 21 nov 2012 (AFP) - Pas question de "retour en arrière" pour la Néerlandaise Tanja Nijmeijer qui s'affirme "épanouie" par les 10 ans qu'elle a passé au sein de la guérilla colombienne des Farc, alors qu'ont débuté à La Havane des négociations de paix entre la rébellion et le gouvernement colombien.

"Je ne peux pas revenir en arrière, et je ne veux pas retourner en arrière. Je me sens pleinement épanouie comme guérillera des Farc", affirme à l'AFP la philologue de 34 ans lors d'un entretien sur la place de la Révolution de La Havane, devant le portrait d'Ernesto Che Guevara, "que nous adorons tous, nous membres des Farc".

Et si elle n'avait pas rejoint la guérilla marxiste? "Je ne sais pas ce que je serais devenue. Peut-être je serais mariée, j'aurais trois enfants, un mari, peut-être je serais divorcée, mais tout cela ne m'aurait pas comblée comme je le suis d'être une guérillera des Farc".

Unique membre européenne des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Tanja Nijmeijer, alias Alexandra dans la guérilla, a les yeux qui brillent lorsqu'elle évoque son intégration dans les Farc, la plus ancienne des guérillas d'Amérique latine, créée à la suite d'une révolte paysanne en 1964.

"J'appartiens aux Farc parce que c'est la forme de lutte qu'a choisie le peuple colombien, parce qu'il n'a pas d'autre option que de lutter avec les armes", affirme la frêle jeune femme qui a rejoint la guérilla en 2002, après plusieurs séjours d'études en Colombie.

Son adaptation à la vie de la guérilla a été "très difficile", se rappelle-t-elle en soulignant qu'elle se sent aujourd'hui "épanouie" et "très heureuse" d'appartenir à cette "avant-garde de la combativité".

"Cela fait 10 ans que je suis mariée avec l'armée du peuple, et cela me va très bien", lance-t-elle dans un radieux sourire.

"N'importe quel peuple au monde doit choisir sa propre forme de lutte et je veux féliciter tous les jeunes du monde qui luttent en ce moment, les +indignés+, les ouvriers de Grèce, tous les mouvements sociaux dans le monde, parce que ces luttes sont très importantes à notre époque", affirme-t-elle.

Désignée par la guérilla comme une de ses 10 délégués aux discussions, et traquée par la presse internationale, Tanja Nijmeijer s'efforce d'échapper aux journalistes.

"Pour moi, c'est un honneur d'être ici, un honneur de pouvoir apporter ma contribution au processus de paix pour la Colombie. Et à Cuba, je me sens bien, j'ai visité plusieurs endroits, ici les gens vivent bien, Cuba est jolie", explique-t-elle.

Quant aux négociations, elle assure que les Farc savent "lutter avec ou sans fusil". "Nous sommes à La Havane pour lutter sans fusil. Nous voulons lutter pour un processus de paix. Nous voulons que le peuple colombien puisse vivre en paix", affirme-t-elle.

Les négociations, ouvertes lundi à Cuba pour plusieurs mois, constituent la quatrième tentative de négociations de paix lancée depuis les années 1980, la dernière ayant échoué en 2002.

Ecoutez la radio des révolutionnaires, apprenez l'espagnol:
http://www.resistencia-colombia.org/index.php/crb
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Message  Toussaint le Dim 25 Nov - 22:00

Entrevue de la coordinatrice de la radio des FARC

http://www.youtube.com/watch?v=sCfhGrP8R9M&list=UUD-CrDORRxvPMxLcOMqJCcA&index=8&feature=plcp

Et plusieurs autres entrevues du même journaliste suédois avec la Guérilla des FARC ou celle de l'ELN. Sur cette adresse:

http://www.youtube.com/user/dickema?feature=mhe
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Message  Toussaint le Lun 26 Nov - 0:42

2 raps des FARC à savourer, hélas toujours en castillan.

Le premier avec Holandita lorsqu'ils essayaient de l'empêcher d'aller à Cuba rejoindre la délagation des FARC...
http://www.youtube.com/watch?v=nf7Eyd9n05w&feature=relmfu

Le second ironisant sur les négociations et les mensonges du gouvernement sur les narcoguérilleros et les FARC en déroute.
http://www.youtube.com/watch?v=D-RdfpSr-pI&feature=relmfu

Un coup d'oeil rapide sur les déclarations des délégués des FARC à La Habana.
http://www.youtube.com/watch?v=1XvnqyF14uQ&feature=related

Ici un remarquable reportage sur la situation des campagnes colombiennes, en l'espèce le Cauca, avec les guérilleros de la célèbre colonne Jacobo Arenas. A noter le travail des FARC et les témoignages de guérilleros masqués, donc qui ne sont pas des guérilleros permanents, mais des miliciens locaux ou des militants du Mouvement Bolivarien, clandestin. Noter le discours très clair et très structuré...
http://www.youtube.com/watch?v=KxSVshuFyBw&feature=related

Enfin une entrevue du commandant Pablo du front oriental de l'ELN sur la négociation et sur la situation politique. Il faut rappeler que les FARC et l'ELN qui se sont souvent affrontées politiquement et parfois militairement ont formé une structure de coordination permanente. Le gouvernement cherche une paix ou un désarmement séparée avec les FARC. Les camarades qui ont vu les vidéos signalées sur ce fil savent qu'il y a loin de la coupe aux lèvres... D'ailleurs les camarades de l'ELN saluent les FARC et ne formulent aucune critique, mais ceci dit, il est évident que s'il doit y avoir "paix", perspective lointaine s'il en fut, cela passera par une ouverture à l'ELN.
http://www.youtube.com/watch?v=04kuFCHIt7c&feature=related
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Message  Roseau le Mer 28 Nov - 23:57

La Colombie a annoncé aujourd'hui qu'elle ne reconnaissait plus
la compétence de la Cour internationale de justice (CIJ)
en matière de délimitations territoriales,
à la suite d'un jugement accordant à son détriment une vaste zone maritime au Nicaragua,
autour des Iles de San Andrès.
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Message  Toussaint le Ven 28 Déc - 1:50

Un excellent texte du mouvement des femmes en Colombie qui demandent à placer les femmes dans les négociations de paix, un parfait exemple de l'autonomie du mouvement social par rapport à la guérilla et de ses accords programmatiques profonds avec elle...
Que les camarades regardent les signataires, c'est assez impressionnant. Je le répète souvent, mais pendant des années lorsque je disais même ici que les FARC n'étaient pas aussi isolées et affaiblies que la propagande bourgeoise le disait, et encore moins "dépolitisées", "désidéologisées" ou transformées en un cartel de la drogue non plus, je me faisais incendier. Aujourd'hui le gouvernement reconnaît qu'il a en face de lui uen armée rebelle, une force sociale armée, porteuse de revendications sociales historiques. La CIA elle-même disait haut et fort à la fin des années 90 et jusqu'au tout début des années 2000 la même chose. Le discours a changé après le 11 Septembre et le Plan Colombie. Mais qu'il est terrifiant de voir la force de la propagande bourgeoise...
Dec 14, Colombia:

La paz sin las mujeres ¡No va!

Manifiesto de Mujeres por la Paz



NOSOTRAS, LAS MUJERES de la Guajira, Bolívar, Atlántico, Sucre, Antioquia, Caldas, Chocó, Valle del Cauca, Cauca, Santander, Meta, Caquetá, Tolima, Bogotá, Boyacá, Risaralda, Cesar, Magdalena, Sucre, Putumayo, Norte de Santander, Huila, Quindío, Cundinamarca, Nariño; mujeres afro descendientes, indígenas, campesinas, urbanas, jóvenes, adultas, del arte y de la cultura, de organizaciones de mujeres, feministas, sociales, populares, partidos políticos, sector LGTBI; llegamos a la ciudad de Bogotá para aunar y tejer sueños y acciones, para perfilar una sociedad también a la medida de las mujeres; sociedad en la cual se nos reconozca como sujetos de derechos en lo público y lo privado, se otorgue autoridad a nuestras voces y se validen nuestras experiencias como valor de la condición humana.



En estos dos días de debates, encuentros y de compartir experiencias, reafirmamos nuestro compromiso ético y político con la construcción de la paz y la salida política al conflicto social y armado; nos declaramos insumisas frente al patriarcado y el capitalismo y nos negamos a continuar siendo las pactadas de la cultura patriarcal, queremos ser pactantes del nuevo contrato social que deriva del proceso de diálogo.

Rechazamos las guerras públicas y privadas en contra de las mujeres, la expropiación de los territorios, del suelo, subsuelo y de los recursos, la concentración de la riqueza en manos de unos pocos y en detrimento de las condiciones de la vida de la mayoría de la población colombiana, la explotación de los bienes comunes, la privatización de los recursos públicos, medioambientales y de los derechos humanos, exigimos un crecimiento sano y un desarrollo inclusivo y sustentable.



Abogamos por la defensa del Estado social de derecho laico garante de los derechos de todas y todos, libre de prejuicios e imposiciones religiosas y, respetuosas de la diferencia sexual, las identidades sexuales, religiosas, étnicas y políticas.



La paz no es el silenciamiento de los fusiles en lo público y en lo privado. La paz implica hacer realidad la justicia social para todos y todas sin distinción de etnia, sexo, religión, postura política o condición económica; significa garantizar los derechos a la verdad, la justicia y la reparación de todas las victimas; erradicar la violencia como ejercicio de la política y la negación del otro y la otra como práctica cotidiana. La paz significa desmilitarizar los territorios, las mentes y la palabra.



Las mujeres reunidas en el Encuentro Nacional de Mujeres por la Paz, demandamos al Gobierno y a la insurgencia no pararse de la mesa hasta no llegar al cuerdo que de fin al conflicto armado, consideramos que debe superar todos los obstáculos y ubicar la consecución de la paz como un derecho de todos los colombianos y colombianas. Es imprescindible que las mujeres seamos protagonistas en el proceso de diálogo, en la construcción de la paz y en las decisiones que se tomen para la obtención de estos propósitos. Porque los problemas que nos afectan a las mujeres implican a toda la sociedad y consideramos que deben estar en el centro de la agenda que se discute entre el Gobierno y la insurgencia, en la Habana Cuba,


Proponemos:


* Ampliar la noción y los objetivos de la construcción de la paz para integrar cuestiones relativas a los derechos de las mujeres.


* Participar activamamente en las agendas regionales y nacionales para la construcción de la paz con justicia social y que promuevan las voces y agendas de las mujeres.


* La inclusión de las mujeres excombatientes de la insurgencia en los programas de desarme, desmovilización y reintegración, en igualdad de condiciones a los hombres y con enfoque diferencial.


* Revisión de las políticas de seguridad para que se garantice la seguridad de las mujeres en lo público y lo privado.


* Generar espacios abiertos, democráticos y pluralistas para la discusión y la toma de decisiones acerca de la justicia transicional, el fuero militar y los derechos a la verdad, la justicia y la reparación de las mujeres, además de las garantías de no repetición.


* Acciones estatales que lleven al desmantelamiento total del paramilitarismo en sus diversas y múltiples expresiones como garantía de una paz duradera.


* Una distribución justa de la tierra que respete los valores ancestrales de la relación con el territorio, proteja los recursos y garantice el derecho a la tierra para quien la necesite.


* Acciones afirmativas para que las mujeres puedan acceder, en igualdad de condiciones a los hombres, a la propiedad de la tierra, y garantías para la producción y la soberanía alimentaria.


* A la comunidad internacional apoyar las iniciativas de las mujeres y sus organizaciones para contribuir al reconocimiento como interlocutoras políticas indispensables en el proceso de diálogo y de construcción de la paz.


* Que el Estado colombiano y las FARC_EP pacten un cese bilateral al fuego, exigencia extensiva para el ELN en la eventualidad que inicie diálogos de paz.


* Que el Gobierno colombiano cese los bombardeos indiscriminados en los cuales se ve afectada la población civil.
* El respeto a los objetores de conciencia para la prestación del servicio militar obligatorio, como un aporte a la construcción de la paz.


* Que el Estado colombiano acoja la decisión del ELN de iniciar diálogos con el gobierno.
* Apoyar las constituyentes por la paz y otras alternativas que se impulsen desde el movimiento de mujeres, social y popular.


Nos comprometemos a:

•Denunciar el militarismo y las diversas formas de fundamentalismo religioso que alimentan y legitiman la violencia y la vulneración de los derechos de las mujeres.
•Fortalecer en lo nacional y regional a Mujeres por la Paz, construir una agenda en común y diseñar mecanismos efectivos y democráticos para la comunicación y toma de decisiones.
•Exigir a los medios de comunicación transparencia en la información sobre el proceso de diálogo.
•Contribuir a posicionar las voces de las mujeres como sujetas políticas y ejercitadoras de derechos a la verdad, la justicia, la reparación y las garantías de no repetición.
•Exigir el cumplimiento de las responsabilidades del Estado colombiano
•Mantener la movilización permanente a favor de los diálogos y la paz.




Dada en Bogotá a los 4 días del mes de diciembre de 2012.

La paz sin las mujeres ¡No va!

Organizaciones participantes en el encuentro nacional de Mujeres por la Paz 3 y 4 de diciembre de 2012
•Acin
•Alianza Departamental de Mujeres
•APROSIV-Valledupar
•Asociación Campesina Bienandantes.
•Asociación de mujeres por la paz y la defensa de los derechos de la mujer colombiana- ASODEMUC
•Asociación de Mujeres Unidas De San Isidro- Amusi
•Asociación de Trabajadores Campesinos del valle del cauca.
•Asociación Red Juvenil del Sur Occidente de Barranquilla
•Asociación zonas de Reservas Campesinas de Miranda
•ASOMA-Marinilla
•Asomujer y Trabajo.
•Campesina de la perla amazónica-Putumayo
•Casa Amazonia/Putumayo
•Casa de la Mujer
•CDPAZ- Planeta Paz
•Cladem
•Colectivo Feminista Hallyaniwa
•Colectivo de Mujeres Afro descendientes WIWA- Buenaventura
•Colectivo de Mujeres al Derecho- Colemad
•Colectivo de Mujeres Excombatientes
•Colectivo Mercedes Úzuga
•Colectivo Mujeres para la Reincidencia
•Comité Permanente por la Defensa de los Derechos Humanos – Cpdh.
•Compromiso-Santander
•Comunitar
•Corporación Centro de Promoción y Cultural-Fasol
•Corporación Colombiana de Teatro
•Corporación Ensayos para Promoción de Cultura Política
•Corporación Humanas
•Corporación Nuevo Cine Latinoamericano
•Central Unitaria de Trabajadores -CUT
•Departamento de Mujeres de la Coordinación Nacional de Desplazados -CND.
•Fensuagro
•Fondo de Acción Urgente
•Fondo Mujer
•Fuerza de Mujeres Wayuu
•Fundación Amor-Antioquia
•Fundación Amor-Valledupar
•Fundación Casa de la Mujer y de la familia Stella Brand- Pereira
•Fundación de Mujeres de Santafé-LISAFE
•Fundación José Luis-Valledupar
•Fundación Mujer y Futuro- Santander
•Fundación Telar Social Humano
•Grupo teatral Abrazadas
•ILSA
•Jóvenes unidos por el bienestar del bajo calima-Buenaventura
•Juventud Comunista de Colombia-JUCO
•Las Auroras red de mujeres víctimas de Santander
•Libertarias de la 18
•Limpal Colombia
•Marcha Patriótica
•Mesa de Incidencia Política Mujeres Rurales
•Movice
•Mujer Palabra
•Mujeres en Asamblea Permanente 13 Años Caminando por la Paz
•Mujeres en Clave de Paz
•Mujeres por la Paz-Valle del Cauca.
•Mujeres por la Resistencia
•Observatorio de derechos Humanos y Para-política
•Organización Indígena kankuama- OIK
•Partido Comunista Colombiano-PCC
•Pueblo indígena Camentza-Putumayo
•Red de Mujeres del Caribe
•Red de Mujeres Indígenas
•Red de mujeres productoras y productiva- Ciudad Bolívar
•Red de niñas, niños y jóvenes- Antorchas
•Red Departamental de Mujeres-Meta
•Ruta Pacifica de las Mujeres * compuesta por 288 organizaciones y 9 regionales
•Ruta Pacífica de las Mujeres Antioquia
•Ruta Pacífica de las Mujeres Bogotá
•Ruta Pacífica de las Mujeres Bolívar
•Ruta Pacífica de las Mujeres Cauca
•Ruta Pacífica de las Mujeres Choco
•Ruta Pacífica de las Mujeres Nacional
•Ruta Pacífica de las Mujeres Putumayo
•Ruta Pacífica de las Mujeres Risaralda
•Ruta Pacífica de las Mujeres Santander
•Ruta Pacífica de las Mujeres Valle
•Teatro Jayeechi
•Teatro La Mascara
•Tribunal de Mujeres
•Unión de Ciudadanas- Valle de Cauca
•Yo Mujer
•Zona Humanitaria Caracolí, Curvaradó y Carmen del Darién -Bajo Atrato chocoano


Dernière édition par Toussaint le Ven 28 Déc - 3:13, édité 1 fois
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Ven 28 Déc - 2:21

Un texte intéressant écrit manifestement par un cadre des FARC, ou du PCC sur le bilan de la guerre, l'évolution de la guérilla, surtout, et quelques possibilités de "paix".
C'est une vue délibérément basée sur les chiffres du gouvernement dont on sait toute la valeur en Colombie, et dont le principal défaut à mon avis est de rester sur le mode de raisonnement farien traditionnel, celui de la confrontation de deux appareils militaro-politiques. En cela, c'est une grosse faiblesse, et j'espère très fort que la direction collective des FARC ne raisonne pas de façon aussi simpliste.

Parce que la classe dominante colombienne n'est pas unifiée derrière le projet de Santos, le post suivant précise les choses. En Colombie, les conflits d'orientation stratégiques au sein de la classe dominante se sont toujours réglés jusqu'ici par la confrontation armée, et je ne vois pas de raison pour que cela change.

Dec 27. Un balance de 2012. Las FARC-EP: Reingeniería militar y política

Escrito por Carlos Medina Galleg

Jueves 20 de diciembre de 2012


Una nueva dinámica que tomó el conflicto armado en el país durante el 2012 en los aspectos militar y político, ha generado un punto de inflexión, que hoy en medio de un optimismo moderado y un escepticismo extremo, adquiere forma en la dinámica con que se vienen desarrollando la mesa de conversaciones de la Habana, entre el gobierno Nacional y las FARC-EP. Un balance sobre lo ocurrido durante el año ayuda a entender las razones por las cuales, gobierno y guerrilla deciden contra todo pronóstico iniciar de manera tan temprana, en la administración Santos, acercamientos discretos y conversaciones.

Quisiera desarrollar en este artículo tres ideas centrales:

1. La ofensiva militar desarrollada por la fuerza pública a través de la política de la seguridad democrática, inicialmente, y luego, con los ajustes que ésta tuvo en el modelo de la seguridad para la prosperidad del presidente Santos, le proporcionaron al Estado Colombiano una victoria táctica sobre la insurgencia de las FARC, pero no lograron, a pesar de la importancia de la misma, consolidar una victoria estratégica que hicieran efectivo el anunciado fin del fin de la confrontación, por la vía militar, destruyendo la capacidad operativa y organizativa de la insurgencia.

2. Las FARC vieron transformarse la modalidad táctica y operativa de la fuerza pública y sintieron estremecer sus estructuras organizativas y de mando en una ofensiva que modificó sustancialmente la correlación de fuerzas en el campo militar y transformó en lo esencial las lógicas organizativas y de autoridad interna, así como su modelo de operatividad.

3. El inicio de las conversaciones representa para las FARC una victoria táctica en el campo político frente al gobierno y, para este, una apuesta a la consolidación de la victoria militar estratégica en el escenario político. La guerra vuelve a asumir su forma política.

Victoria táctica sin consolidación estratégica Comencemos por formularnos unas preguntas orientadoras: ¿cuál es el estado actual de la guerra que “obliga” a las partes a pensarse en términos de un proceso de solución política al conflicto armado?; ¿Por qué el gobierno del presidente Santos, desiste de la idea de la victoria militar sobre la insurgencia y decide establecer relaciones y conversaciones con la FARC-EP colocando todo su capital político y su posible reelección, en ese proceso?; ¿En qué estado se encuentran las FARC-EP que resuelven atender el llamado del gobierno nacional de explorar una camino de solución política para el conflicto?

Existen distintas explicaciones a estas preguntas; las que acá se dan son el resultado de los trabajos de investigación y seguimiento que hacemos al conflicto armado desde el Grupo de Investigación en Seguridad y Defensa de la Universidad Nacional de Colombia, que se ha dedicado en los últimos años a estudiar cada uno de los actores armados y las dinámicas propias del conflicto colombiano.

Lo que nos está mostrando la investigación y los análisis es que el conflicto se encuentra en un punto de inflexión importante en el cual los actores deben tomar decisiones transcendentes, relacionadas con sus proyectos políticos estratégicos y los mecanismos y medios para alcanzarlos: la guerra ha llegado a un lugar en donde las partes han entendido que no se van a derrotar mutuamente, que ninguno va a alcanzar la victoria definitiva sobre su adversario y que, intentarlo, significa conducir al país a un siglo más de guerra, con un agravante: ni social, ni política, ni económica, ni militarmente el país aguanta un periodo más largo de confrontación, con un alto costo en vidas, desarrollo, inversión social y democracia.

La idea de la victoria definitiva sobre la insurgencia ha cedido terreno durante la administración Santos, porque este ha visto llegar a su agotamiento los logros de la política de seguridad democrática y de la prosperidad. Sus estadísticas han comenzado a mostrar un creciente reactivamiento de la capacidad operativa de la insurgencia, como resultado de los aprendizajes que han adquirido para confrontar las nuevas modalidades operativas en los campos de la inteligencia militar y técnica y el combate aéreo.

Con el comparativo de hechos, vemos que entre enero y octubre del 2012 no hubo un solo mes en donde los actos de guerra de la insurgencia no hubiesen superado los realizados en el año anterior; comienzan a disminuir cuando se hacen públicas las conversaciones y seguramente llegarán a su punto más bajo de parangón por la decisión unilateral de las FARC-EP, de hacer un cese al fuego a partir del 20 de noviembre y hasta el 20 de enero de 2013.

Entre enero y octubre, en las estadísticas de logros del Ministerio de Defensa se reporta un incremento de las acciones de la insurgencia en un 53%, en relación con el año inmediatamente anterior. Esto significa que se pasó de 472 acciones de guerra, para el este periodo en el 2011 a 716 acciones en el 2012. Las estadísticas oficiales igualmente muestran un incremento de las acciones de la insurgencia contra la infraestructura y en particular contra la industria petrolera, la que vio afectar sus oleoductos con 142 acciones en el 2012, en relación con los 52 atentados del año anterior, lo que representa un crecimiento de 173%.

Los partes de guerra de las FARC-EP informan de las acciones de hostigamiento, sabotaje, ataques a patrullas del ejército y la policía, voladura de oleoductos, detonación de minados, prácticas de francotiradores, maniobras antiaéreas, entre otras acciones de guerra, desarrolladas por las estructuras de los Bloques Sur, Alfonso Cano, Jorge Briceño, Magdalena Medio, Martin Caballero y sus correspondientes columnas móviles, en los departamentos de Arauca, Meta, Vichada, Guaviare, Putumayo, Caquetá, Nariño, Cauca, Valle del Cauca, Huila, Tolima, Cundinamarca, Antioquia, Santander, Norte de Santander, Guajira y Bolívar, con distintos grados de intensidad e incidencia. Los reportes muestras que la mayor intensidad del conflicto se localiza en el sur-occidente del país, en Nariño y Cauca, que se han convertido en el laboratorio de guerra de las FARC-EP.

Las estadísticas oficiales muestran una variación significativa en los resultados de las acciones de la fuerza pública en los indicadores de la confrontación; disminuyeron las desmovilizaciones en un 28%, pasando de 1.314 entre enero-octubre de 2011 a 943 en el mismo periodo en el 2012; las capturas y los muertos en combate apenas crecieron ligeramente durante el presente año en un 18% y 11%, respectivamente. La situación de las Fuerza Pública en términos de bajas, si bien mejoró, no deja de ser preocupante, durante el 2012, entre soldados, policías, oficiales, suboficiales arrojó como resultado 336 muertes en cumplimiento del servicio y dejó 1.983 bajas vivas (heridos), de los cuales 211 producto de minas antipersonales y explosivos abandonados que afectaron igualmente a 151 civiles. En general, el incremento de bajas vivas fue del 9% en comparación con el año anterior.

La fuerza pública también ha tenido que enfrentar una creciente presión jurídica como consecuencia de las formas “anómalas” de las operaciones militares que afectan profundamente la situación de derechos humanos y el derecho internacional humanitario, lesionando gravemente los derechos de la población civil; los falsos positivos, son solo una de las muchas formas anómalas que han colocado a oficiales, suboficiales, soldados y policías frente a los tribunales y en las distintas cárceles militares y administrativas del país. Se dice por parte de los organismos de derechos humanos, que se adelantan más de 1850 procesos contra miembros de la fuerza pública que involucran a más de cuatro millares de militares. Es tal vez de esta situación crítica que surge la idea de la ampliación del fuero militar.

En síntesis, lo que se nota es que hay un claro reactivamiento de la capacidad operativa de la insurgencia, que hace evidente los aprendizajes en la confrontación militar y la puesta en práctica de nuevos laboratorios de guerra en el suroccidente, centro y oriente del país.

Sin embargo, la mayor preocupación que existe en el desarrollo de la confrontación por parte del gobierno, no solo son los resultados obtenidos que comienzan a precarizarse en la relación costo-beneficio, sino los límites de crecimiento y modernización que enfrenta el sector de la defensa en materia presupuestal para el manejo de la economía de la seguridad. De continuarse la guerra, ésta aumentará, sin mayores resultados definitivos, los costos y el mantenimiento del conflicto a un sacrificio cada vez mayor del presupuesto destinado a inversión social.

Existe una nueva percepción de los altos mandos de la fuerza pública en relación con el conflicto armado; sectores importantes de la institución militar han contemplado la idea de la necesidad de encontrar una salida negociada. Hay una tácita aceptación de la imposibilidad de la victoria militar estratégica. Esto no significa que su discurso y práctica de guerra contra la insurgencia no mantenga el vigor que adquirió en los últimos años. Resulta saludable para el país, la actitud asumida por la fuerza pública en relación con el proceso en curso del gobierno con las FARC-EP, así el Ministro de Defensa Juan Carlos Pinzón Bueno mantenga su radicalidad verbal frente a los medios cada vez que la fuerza pública recibe un golpe.

Ningún analista se atrevería a decir hoy que los esfuerzos realizados por el gobierno nacional y la fuerza pública contra la insurgencia no han sido exitosos y cambiaron significativamente la correlación de fuerzas en la confrontación armada; pero, son muy pocos los que se arriesgan a decir que se puede alcanzar la victoria militar definitiva contra las FARC-EP y persisten obstinadamente, en llevar el país a una nueva guerra augurándole un estruendoso fracaso al proceso de la Habana. El gobierno nacional parece haber entendido que el desarrollo superior de la guerra está en el escenario político y es allí donde se alcanza la victoria estratégica de una paz duradera y estable para el país y le ha apostado a ello.

Las FARC-EP : de mandos verticales a direcciones colectivas

Uno de los mayores avances que tiene un ejército en el desarrollo de la guerra es saber exactamente cuál es su situación en relación con la dinámica de la misma y tomar las decisiones pertinentes para superar las adversidades y garantizar el logro de sus propósitos en la justa proporción que le posibilita la confrontación.

Las FARC-EP han reconocido la capacidad de su adversario, han aceptado la dureza de los golpes recibidos, han ajustado sus estructuras de mando y organización a las nuevas modalidades de combate que están enfrentando y han hecho los aprendizajes de guerra a un costo altísimo en vidas y experiencias de conducción.

Diez años de confrontación, con grandes pérdidas en hombres en una modalidad de guerra en donde la mayor parte de los muertos nunca entra en combate y donde dirigentes históricos desaparecieron bajo el accionar de la fuerza pública, obliga a la organización a desarrollar una reingeniería organizativa, militar, política y social para poder sobrevivir a la ofensiva y colocarse en un lugar de no aniquilamiento y re-oxigenación. Ese aprendizaje, las FARC-EP, lo hace en un ambiente de deslegitimación nacional e internacional agenciado por el gobierno anterior y actual, con ayuda de los medios de comunicación y, en parte, por su propio comportamiento erróneo.

Pero la ofensiva institucional no solo obliga a la organización a hacer las transformaciones y ajustes organizativos y tácticos para enfrentarla, sino que origina un nuevo orden de legitimidades en la conducción de la misma, que se comienza a notar durante la comandancia de Alfonso Cano y se evidencia en la actual comandancia de Timoleón Jiménez. El régimen de autoridad se transforma; la estructura de mando vertical que prevaleció durante la hegemonía de Manuel Marulanda y habían podido sostener enfoques tradicionales como los de Reyes y Briceño, llega a su fin con la desaparición de éstos; la nueva generación de mando se coloca frente a la organización con un orden de legitimidades mas horizontal, donde si bien, se respeta la estructura de mando jerárquico, la dirección de las FARC-EP se hace más colectiva, porque las cabezas visibles se hacen equivalentes y no resulta sencillo dar órdenes a un similar sin correr el riesgo de que se fracture la relación mando-obediencia y se produzca una federalización de la organización. Para decirlo de manera directa, todas las cabezas visibles del Secretariado se encuentran en la misma línea de legitimidad y se consideran en una relación de iguales. En esta guerrilla se ha producido el paso de mandos verticales a mandos colectivos por el fenómeno de horizontalización de legitimidades...

Esta situación de dirección colectiva genera una nueva dinámica en la organización en la cual empiezan a expresarse matices, diferencias de enfoque e incluso contradicciones sin que por ello se produzcan rupturas, pues en su conjunto la dirigencia entiende la fortaleza de la organización en su cohesión interna, pero debe ensayar nuevos modelos de relacionamiento democrático, de acuerdos y consensos. En estas condiciones, un valor agregado del proceso, es que la dinámica política se viene imponiendo sobre la militar.

Las FARC-EP se están transformando realmente, a su interior se están produciendo innovaciones organizativas, convergencias unitarias, nuevos imaginarios políticos, direccionamiento y disciplinamiento social y político de sus bases, unidos a una relativa ortodoxia política y a un profundo pragmatismo político y operativo en el marco de un nuevo enfoque táctico que sitúa al centro la acción política.

En los últimos meses del 2011 y durante el primer semestre del 2012, la organización logra ubicarse en un lugar lo suficientemente seguro como para tomar la decisión de involucrarse en un proceso de paz, que guardando todas las reservas que se quiera, les puede permitir argumentar que el conflicto se encuentra en un empate positivo en el cual las partes se pueden dar cita para conversar sobre un acuerdo general para la terminación del conflicto y la construcción de una paz estable y duradera.

El Acuerdo General, un reflejo de la correlación de fuerzas en la guerra

La etapa de acercamiento discreto, la elaboración de una agenda y el inicio de un proceso de conversaciones resulta para ambas partes una victoria política y la expresión de ese empate positivo, el que hay que entender, no como la equivalencia en la correlación de fuerzas en el campo militar, sino como la confluencia de circunstancias, propósitos e iniciativas en el escenario político en torno a un interés común: la PAZ.

Entre el 23 de Febrero y el 26 de Agosto de 2012, comisiones del gobierno nacional y de las FARC-EP, se reúnen en la Habana con la participación de los gobiernos de la Repúblicade Cuba y Noruega como garantes y, el apoyo del Gobierno de la República Bolivariana de Venezuela, como facilitador de logística y acompañante. De esa fase exploratoria sale el Acuerdo General para la terminación del conflicto y la construcción de una paz estable y duradera que dota al proceso de un manifiesto de voluntades, agenda de conversaciones y reglas de funcionamiento básicas, que el gobierno y FARC-EP, dan a conocer ampliamente al país.

El 18 de Octubre del 2012 se da la instalación formal de la Mesa de Conversaciones en Oslo, Noruega, con la intervención del representante de la delegación del Gobierno de Colombia, Humberto de la Calle Lombana y, el jefe de la delegación de las FARC-EP, Iván Márquez. Los discursos plantean lo que tenían que decir y van dirigidos a distintos auditorios para llenar de confianza el proceso y de seguridad a la nación. No obstante, las posturas extremas de inmovilidad absoluta de los modelos y de cambios absolutos de las estructuras, los discursos y las ruedas de prensa lo que reflejan son las razones del conflicto y las urgencias de su superación.

En el caso de las FARC-EP, el discurso de Iván Márquez, se dirige a la comunidad internacional para posesionar el carácter político y revolucionario de la organización, al país para señalar las razones y los retos del conflicto y a sus propias militancias para disipar inquietudes y fortalecer la cohesión organizativa interna. La intervención del Gobierno, no es por diplomática menos radical, en particular su defensa irrestricta de los modelos económico y de seguridad. Pero más allá de esos discursos que fueron lo que tenían que ser, está la agenda de conversaciones que constituye un acuerdo político sin precedente, con un alto grado de racionalidad y pragmatismo político que refleja en profundidad, la correlación de fuerzas de la confrontación militar.

Siete meses de conversaciones preliminares en más de medio centenar de reuniones van depurando el Acuerdo General, no solo en su contenido y alcances, sino en el sentido de cada uno de sus términos, de tal forma que el mismo adquiere la justa dimensión de los intereses de las partes como reflejo de las posibilidades reales de lo que el estado del conflicto les permite. El acuerdo es el término medio necesario en el cual Gobierno y FARC-EP, ceden hasta quedar tranquilos, sin haber quedado satisfechos, pero con la certeza de no haber renunciado a los principios esenciales y haber puesto por encima el interés supremo de la paz.

El Acuerdo General recoge las experiencias y aprendizajes de los procesos anteriores dados entre Agendas Abiertas y Cerradas y conversaciones en medio del conflicto. Tiene un punto de agenda abierta que busca englobar la solución de los problemas estructurales del conflicto articulado al desarrollo agrario y cinco puntos de agenda cerrada relacionada con la terminación del conflicto y la normalización institucional y política del mismo.

El acuerdo contiene la totalidad de la agenda social y reivindicativa de las FARC-EP, desde el programa agrario del 1964, acompañado por una propuesta de ampliación y profundización de la democracia política, unido al plan desarrollo del gobierno Santos y la responsabilidad del estado de atender los derechos de las víctimas. Es un acuerdo pragmático, que surge en marco de una realidad nacional e internacional que favorecen la finalización del conflicto armado.

La sociedad colombiana tiene que hacerse a la idea de las posibilidades reales de este proceso y no llenarse de expectativas que posteriormente conduzcan a desilusiones colectivas. La mesa de conversaciones de la Habana no es una mesa de negociaciones. Allí de lo que se trata es de establecer acuerdos políticos lo suficientemente claros y asumidos como compromisos para que tengan curso en la definición de una política pública reformista, adquieran la forma de leyes y decretos, planes y programas de desarrollo y, proyectos productivos y de bienestar. Un acuerdo que contribuya a la profundización de la democracia y a la convivencia política y social, sin las incertidumbres y zozobras que actualmente vive la población.

Todos los procesos se mueven entre la esperanza y el escepticismo, la primera tiene que sobreponerse al segundo, los amigos de la paz a sus enemigos, el interés público general al particular.

La fortaleza del gobierno se mide en su convicción para sacar adelante el proceso, sin sentir que está renunciando a nada y sin atender la retórica opositora que sindica al gobierno de estar entregando lo logrado y claudicando ante la subversión. La de las FARC-Ep en entender el momento histórico y adoptar las decisiones correctas para mantener en alto sus banderas sin renunciar a su conquista en el camino de las revoluciones democráticas.

Un proceso de paz exitoso es aquel que se da en el marco de un cortejo de seducción política en el cual las partes terminan enamorados del propósito común de la paz trabajando juntos; es un acuerdo para la reconciliación y la convivencia pacífica en un universo de transformaciones democráticas.

Lo peor que le podría pasar al país es que cada una de las partes tuviese un PLAN B.

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Ven 28 Déc - 3:00

Selon l'accord entre les FARC et le gouvernement bourgeois, les grands thèmes des négociations doivent se traiter en lien avec des "forums" auxquels sont conviés tous les acteurs associatifs, syndicaux et politiques du champ concerné. Récemment s'est donc tenu à Bogotà le forum essentiel, celui sur la question de la politique agraire et la propriété des terres.

Evidemment, les FARC défendent leur proposition de réforme agraire mais elles ont appelé tout le mouvement social et paysan à faire connaître leurs propres demandes, comme celles des organisations d'afrodescendants ou d'indigènes, ainsi que les communautés indépendantes comme celle de San José de Apartado. Tout le monde agraire de Colombie est venu, et a participé, tout le monde sauf... le dirigeant du syndicat des éleveurs de bétails, M. Lafaurie. Il s'est justifié en disant que cela n'avait aucun sens de se réunir à négocier avec les FARC qui représentent (sic!) le "minifundio", alors qu'eux, les éleveurs, représentent la grande production insérée dans la globalisation. On ne saurait être bourgeoisement plus clair. Le président Santos a vertement critiqué cette décision, et les FARC encore davantage. Mais l'ex-président Uribe s'est porté en défense des éleveurs. Ceux-ci possèdent 33 des 44 millions d'hectares de terres agricoles du pays... Dans ce pays 1.15% des agriculteurs se partagent 52% des terres, le reste... le reste.

Derrière les grands propriétaires il y a évidemment les vrais éleveurs, mais aussi les grands trafiquants et les cartels de la drogue, affaiblis par la nouvelle politique de Santos, et représentés politiquement par Uribe et ses amis narcoparamilitaires, avec eux un vaste secteur des forces armées, de la police et de tout l'appareil politique du pays, sans compter les grandes exploitations minières qui ont pris le relais des narcos pour exproprier les paysans de leurs terres, par la terreur au besoin.

Laquelle terreur continue, on ne compte plus les morts et les disparus dans les rangs des assos paysannes, des syndicats ou des communautés indigènes ou afrodescendantes. Dans les rangs des militants et adhérents des structures particpant à la Marche Pariotique que j'ai évoquée plus haut dans ce fil. Je pourrais mettre des liens, un seul suffira, ANNCOL, l'agence de presse "des FARC", http://anncol.info/ mais regardez aussi Prensa Rural et les Ruta Pacifica de las mujeres, ou évidemment les sites des FARC postés plus haut. Les débats sont très riches en ce moment, car toute la Colombie militante se mobilise pour alimenter les négociations. La soudaine richesse des textes publiés dans ANNCOL en est un petit exemple.

Mais pour moi, c'est fini, j'espère que les FARC ne tomberont pas dans le panneau de déposer les armes, le paramilitarisme est constitutif du système de domination de la classe dominante en Colombie. Depuis les Pajaros de la Violencia qui en ont fini avec Gaitan en 48, assassiné des centaines de milliers de colombiens, quasi-exterminé l'Union Patriotique issue des FARC pour tester une évolution pacifique de leur lutte, ou les Convivir d'Uribe ou le MAS du Cartel de Medellin, puis les AUC, enfin les Bacrims, sans même remonter plus loin, mais on pourrait. C'est fini parce que comme le souligne l'éditorial d'ANNCOL, c'est une classe sociale qui a pris le parti d'en finir avec l'insurrection pour garantir la pérennité de la contre-réforme des années 98 à 2010... Une classe sociale intimement liée à ses appareils politique, financier, militaire et paramilitaire et leurs liens internationaux. Une classe sociale qui n'a comme programme que la guerre contre la paysannerie et la classe ouvrière. Ceux-là se livrent à de multiples provocations pour que les FARC reprennent l'offensive et donnent à leurs ennemis une occasion de dénoncer leur "double jeu" et rompre les pourparlers: bombardements, simulacres de ripostes, terreur et bombardements aveugles sur les zones paysannes où les FARC sont "présentes" (pour reprendre l'euphémisme du congrès colombien estimant que les FARC ont une "présence certaine dans un tiers des communes du pays"). Et ils préparent activement leur réponse militaire, terroriste et narcoparamilitaire aux succès politiques de la guérilla depuis plusieurs mois. Ils ont en plus un dirigeant charismatique, une puissance financière colossale, et ne reourent pas aux aléas de la confrontation "démocratique" qu'ils estiment vide de sens, à juste titre malheureusement. Santos n'aura jamais derrière lui les moyens pour faire plier cette bourgeoisie-là, ni de la contrôler, et donc ils ne pourra jamais garnatir aux FARC que le génocide de l'UP ne se reproduira pas en pire.

D'ailleurs le gouvernement lui-même prépare son plan B: la modification de la constitution pour garantir l'impunité aux militaires et les achats de drones montrent bien vers quels lendemains se dirigent le pays. Les FARC quant à elles continuent à mobiliser derrière l'objectif d'une "paix dans la justice sociale", et le mouvement social répond avec puissance. Elles ont raison, mais tout cela fnira très mal.

Dec 23. Editorial ANNCOL: ¿Quién es la vaca muerta, Lafaurie o Fedegán?

Por ANNCOL

SEGÚN CARRILLO, EL MINISTRO del Interior de la administración Santos, el Sr. Lafaurie, jefe del gremio feudal de los ganaderos de Colombia, más conocido como FEDEGAN, “se ha atravesado como una vaca muerta en el camino de la paz”, al negarse rotundamente a participar cualquier diálogo político con las guerrillas de las Farc, por considerarlo “inútil”.

Para él, como para su jefe político Uribe Vélez y su mano negra, la única vía para resolver el problema agrario, verdadero nudo gordiano de la supervivencia de Colombia como sociedad, como fue reconocido por todos los expertos de las diversas vertientes del pensamiento que participaron en el foro agrario recientemente realizado en la Universidad Nacional de Colombia convocado por las dos partes sentadas en la mesa de dialogo en la Habana; la única solución es continuar buscando el exterminio guerrillero por la vía militar, utilizada con la sustanciosa ayuda económica y militar de los EEUU, desde hace más de 60 años y que tantos beneficios económicos les ha reportado con el despojo y la expansión permanente y continuada del latifundio rural y urbano, pero que no ha podido cumplir su objetivo exterminador que desean.

La historia particular de actual gremio feudal -unas veces económico y otras político- de los “agropecuarios” colombianos, como superestructura de dominación del gamonalismo en Colombia, se confunde con la complicada historia desarrollada en nuestro país a partir de la conquista y colonización por parte del Imperio español, y tiene “particularidades” propias, surgidas a partir de la toma del Poder Central por la fracción provinciana de latifundistas y ganaderos encabezada por el general Santander, opuesto visceralmente al proyecto Bolivariano de la Patria grande y que llevó a Colombia a padecer durante el siglo XIX, nueve devastadoras guerras civiles bipartidistas, la regeneración de Núñez, junto con la arrasadora guerra de los mil días concluida en 1902.

EN 1904, DOS AÑOS DESPUÉS de esta guerra ganada por los gamonales Conservadores, especialmente ligados al poder del latifundio aliado con el de la Iglesia católica; se organiza la “Sociedad de Productores de Café”, que luego, en 1906, se transformaría en la Sociedad de Agricultores de Colombia (SAC) como agrupadora oficial y centralizadora de todos los “productores agropecuarios del país”.

Poco después empiezan a replicarse las estructuras departamentales. Por ejemplo en 1916, se creó la “Compañía Colombiana de Ganaderos de Bogotá” de la cual fue gerente Nemesio Camacho, el fundador del estadio de futbol, con el propósito de mejorar las crías, desarrollar en grande la comercialización de ganado y obtener financiamiento por parte de la naciente banca colombiana.

En 1929 aparece una “Sociedad de Agronomía y Veterinaria” con el ánimo de reglamentar el ejercicio de la Zootecnia y generalizar en los diferentes regiones ganaderas las granjas experimentales de reproductores.

A PRINCIPIOS DE LOS 40, se crea la “Sociedad Colombiana de Ganaderos” con el fin de defender y organizar la producción agropecuaria, y oponerse verticalmente a los intentos reformistas de López Pumarejo, incluso tratando de crear un partido agrario nacional de tipo corporativo. En 1941, se realiza el primer congreso ganadero de cubrimiento “nacional” y como principal resultado, se funda una nueva federación nacional ganadera que luego, bajo el patrocinio del recientemente creado Banco Ganadero, el apoyo del Ministerio de Agricultura y de muy conocidos gamonales regionales como Pedro Castro Monsalve, Juan Guillermo Restrepo Jaramillo, Alejandro Ángel Escobar y Miguel López Pumarejo; sería reemplazada por la “Confederación Nacional Ganadera”. En 1947, se organiza en el departamento de Bolívar, el “Comité de Ganaderos de Corozal” y unos meses después, aparece la Sociedad de Agricultores y Ganaderos de La Dorada, que sería la base para la fundación de la “Confederación Ganadera”.

EN LOS AÑOS 50 y con el auge de la importación masiva de razas europeas y ganado cebú, se van creando en las distintas regiones, como la costa atlántica, el Magdalena, Cúcuta, el Socorro, etc. “Asociaciones de razas de ganado y comités ganaderos”, que después de la conocida ley agraria 135 de 1961, falsamente llamada ley de la reforma agraria, irían a conformar en julio de 1963 la actual FEDEGAN, contando con la valiosa ayuda del gerente del Banco Ganadero y la oficialización personal del ministro de agricultura de la época, Virgilio Barco. Miguel Santamaría en Sincelejo, con el Comité de Ganaderos de Sucre.

UNO DE LOS INICIADORES de Fedegán fue el conocido gamonal conservador Laureanista Miguel Santamaría Dávila, quien logró cohesionar contra la ley de la reforma agraria a los “agropecuarios” de las diferentes regiones del país mediante una organización nacional, y obtuvo en el gobierno de Guillermo León Valencia y Vallejo Arbeláez, por decreto del estado de sitio, el gravoso y primitivo impuesto al “degüello de ganado” como fuente de financiación y soporte nacional para su organización político-gremial.

Entonces es claro que, el surgimiento de la organización actual de FEDEGÁN, es anterior al surgimiento de la guerrilla revolucionaria en Colombia, y está profundamente vinculada a través del Laureanista Santamaría Dávila, con Álvaro Gómez Hurtado el hijo del Falangista Laureano Gómez, con el famoso Plan Lasso del gobierno del gamonal caucano Guillermo León Valencia; plan elaborado en la embajada de los EEUU para exterminar las repúblicas comunistas independientes de Marquetalia y Riochiquito, y que contra lo que se esperaban, desembocó en 1965 en la creación de las FARC.

Luego vino la activa participación “corporativista”, también llamada gremial, en la contra-reforma agraria pactada en Chicoral, Tolima y la “revancha latifundista” citada por los investigadores colombianos. Seguido de “Las Convivir”. La Asociación Campesina de Ganaderos y Agricultores del Magdalena Medio (ACDEGAM). El Movimiento de Reconstrucción Nacional (MORENA). El laboratorio Narco Paramilitar de Puerto Boyacá. Yair Klein. Las AUC de Castaño- Mancuso y don Berna. Visbal Martelo, nombrado aceleradamente por Uribe Vélez como embajador.

Su remplazo eficiente por Lafaurie, otro militante del Uribismo, también con una posición político-gremial opuesta irracionalmente al actual proceso de paz de la Habana; sustentada con tergiversaciones burdasde la historia colombiana y pretendiendo mostrarse ante el mundo, contra toda evidencia judicial e histórica, como víctima y no como victimario. Como bueno y no como verdugo encapuchado. Como progresista y no como reaccionario. Como empresario moderno opuesto al minifundio que según él representan las Farc, y no como el gamonal costeño que asume una posición política en favor de su clase social opuesta visceralmente a cualquier progreso social en paz de Colombia.

Por todo lo escrito hasta aquí, ANNCOL cree que si bien Lafaurie juega un papel político personal en esta coyuntura de la lucha de clases en Colombia; él representa con Uribe Vélez y su cauda, toda una clase social la de los gamonales, que está empeñada en resistir los cambios que produce la historia y en continuar el baño de sangre en Colombia para seguir lucrándose del el despojo campesino de tierras, llenándolas de vacas para el degüello, en lugar de sembrarlas con comida. Y que hasta el momento va en las siguientes cifras monstruosas: 39 millones de hectáreas de la mejor tierra colombiana, donde pastorean 39 millones de vacas !Una vaca por hectárea!

Clase social ya conformada como una fuerza social reconocida, que de no ser neutralizada ideológica y políticamente de manera oportuna, puede dar al traste con el proceso de dialogo para la paz que se desarrolla en la Habana. Ese es pues la actual batalla de ideas a la que ANNCOL invita a sus lectores, a participar activamente.
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Les paramilitaires admettent création par l'Etat

Message  Roseau le Lun 11 Fév - 14:37


Source : prensa-latina.cu
Traduction : Association EntreTodos-France
Des ex-membres des Autodéfenses Unies de Colombie (AUC – paramilitaires) ont affirmé à travers une lettre dirigée à tous les colombiens engagés dans la paix, que l’origine de ce groupe paramilitaire est liée à l’Etat.

« Notre nature est liée à l’Etat, nous sommes nés de ses entrailles, nous avons été formés par des agents et des structures étatiques » ont souligné les signataires de la missive, incarcérés dans le Centre de Détention Fédérale de la ville de Miami, Etat nord-américain de Floride.

La lettre – expliquent-ils – a été rédigée suite aux déclarations « tendancieuses et perverses » de Luis Carlos Restrepo, ex-mandaté pour la Paix durant le gouvernement du président Álvaro Uribe (2002-2010) qui, selon les ex-paramilitaires ont manqué à la vérité.

Ils ont ajouté que depuis le gouvernement, « des secteurs militaires, patronaux, policiers, politiques ont ordonné des opérations ; ils nous ont appris à définir beaucoup de citoyens colombiens comme des ennemis internes, pas seulement ceux qui s’étaient soulevés en armes ».

Pour parvenir à un succès dans « tout dialogue qui prétende obtenir la réconciliation et la paix », il est urgent de reconnaître cette origine, ont-ils averti.

« La nature du conflit armé doit être établie pour que les choses puissent être résolues à la racine. Et aucune des tricheries et trahisons des responsables d’avoir mené le pays à la guerre ne peuvent se répéter à nouveau », ont-ils averti dans leur lettre publiée par la revue Semana.

Lors de la première réunion de Restrepo avec le commandement des Autodéfenses, il a insisté sur le fait que s’il était politique d’attaquer l’Etat, il était « politique de vouloir s’y substituer », ont-ils rappelé.

Carlos Mario Jiménez, alias Macaco ; Javier Zuluaga Lindo, alias Gordo Lindo ; et Diego Fernando Murillo, plus connu sous le nom de « Don Berna », trois des plus importants ex-chefs paramilitaires, considèrent qu’avec ces mots « il leur a fait une reconnaissance politique tacite ».

Cependant, il veut nous montrer « à l’opinion publique, comme un ramassis de bandits sans idéaux et sans objectifs politiques ».

Les signataires ont détaillé dans le texte des faits commis par l’organisation paramilitaire qui ont été indiqués par l’ex-fonctionnaire.

Ils se réfèrent, entre autres, au fait que l’ex-mandaté de Paix les a informés que la continuité et le respect des accords de paix avec les Autodéfenses dépendaient de la réélection du président Uribe (2006).

En ce sens, il « nous a invité à l’aider dans ce but avec tous les moyens possibles, comme cela s’est fait lors de la première élection », ont-ils révélé.

Ils ont détaillé que des membres de cette organisation ont effectué des voyages à l’étranger pour chercher un soutien international au processus de paix et qui ont été avalisés en pleine connaissance de cause par Restrepo.

Selon les ex-paramilitaires, la Colombie a perdu une opportunité historique d’avancer vers la réconciliation nationale après 2003, car Restrepo n’a pas permis que de larges secteurs de la société nationale et internationale accompagnent ce processus.

Le 15 juin de cette année-là, l’Accord de Santa Fe de Ralito entre le gouvernement national et les Autodéfenses Unies de Colombie a été signé. Avec celui-ci, débutera une « nouvelle étape de négociation » pour « l’obtention de la paix nationale, à travers le renforcement de la gouvernabilité démocratique et le rétablissement du monopole de la force dans les mains de l’Etat »

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Lun 25 Mar - 4:31

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Sam 6 Avr - 6:35

Déclaration commune des FARC et de l'ELN.

Bonne chose, le front révolutionnaire n'est pas entamé par les contorsions du gouvernement Santos.

Abril 2. Estado Mayor Cental de las FARC-EP Secretariado de las FARC-EP y Comando Central ELN informan



Le commandant Pastor Alape chef militaire des FARC, membre du Secrétariat à gauche et le commandant Gallardo de l'ELN

Publicado el Martes, 02 Abril 2013 19:22


El Secretariado de las FARC-EP y el Comando Central del ELN informan a la población araucana y el oriente colombiano, a la opinión nacional e internacional, que:



1. Las comandancias nacionales (Secretariado FARC-EP, COCE ELN) y comandantes del BCJB- FARC-EP y FGO CMVC del ELN, le informamos al pueblo y comunidad en general del Oriente Colombiano, que hemos evaluado el post conflicto y proyectado aspectos comunes de identidad y unidad revolucionaria.

Conscientes de nuestro deber histórico y convencidos que la “unidad es parte de victoria”, nos hemos reunido en un ambiente de camaradería y altura política, con el firme propósito de construir, caminos enmarcados en la justicia y la libertad plena de los pueblos, convencidos que otro mundo es posible, “la patria socialista”.

2. Llamamos a los combatientes, militantes, acumulados revolucionarios de las dos fuerzas, asumir con lealtad y decisión el espíritu unitario Bolivariano de nuestros Comandantes Manuel Marulanda Vélez y Manuel Pérez Martínez, convirtiendo el dolor en fuerza; el reto de hoy es fortalecer el Bloque Popular Revolucionario, para confrontar decididamente los grandes Oligopolios, Capital Transnacional e Imperialismo.

Exhortamos a hombres y mujeres patriotas, demócratas y progresistas de América Latina y del Mundo, a ser Bloque en la praxis para construir caminos de unidad.

3. Finalmente, el momento político que vive el Departamento de Arauca y el Oriente colombiano, amerita de todos reflexionar en torno a la situación económica y social generada por la presencia de Compañías Multinacionales y las ambiciones desmedidas y apetito voraz del Sector Minero energético, que llevó a la Región a la gigantesca Militarización que padecemos, rompiendo el equilibrio ambiental y la tranquilidad de toda la sociedad. Por todo lo anterior es imperativa la UNIDAD para enfrentar esta amenaza contra el pueblo. La soberanía nacional y la autodeterminación de los pueblos serán nuestra bandera.


¡¡¡ Colombia para los trabajadores, Ni Un Paso Atrás… Liberación o Muerte!!!

¡¡¡ Abriendo caminos hacia la nueva Colombia!!!


Montañas, selvas y sabanas del Oriente Colombiano.

Marzo del 2013
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Jeu 11 Avr - 20:10

Journée de défense des négociations pour imposer au gouvernement de ne pas rompre les discussions avec les FARC avant un accord de "paix avec justice sociale", contre les oppositions des militaires, paramilitaires, multinationales, entreprises minières et le secteur Uribe... les narcos et les grands propriétaires.

Rappelons que c'est la première fois dans l'histoire que l'état colombien discute et négocie sur le fond avec la guérilla mais aussi avec la paysannerie et la classe ouvrière que les FARC ont réussi à inclure dans le processus. Je ne veux pas diminuer les choses mais je tiens à rappeler comment il y a quelques années sous l'influence de l'impérialisme certains même à l'EG qualifiaient les FARC de narcoterroristes au point de reprendre simplement les "analyses" et le vocabulaire de l'état colombien. Il était de mode de considérer que les FARC avaient perdu leur capacité politique, leur nature politique, leur idéologie, leur enracinement populaire, leur chaîne de commandement, etc... Aujourd'hui les faits parlent d'eux-mêmes. Et le silence règne en France sur la Colombie. Les forces armées viennent de reconnaître avoir perdu 25000 soldats tués dans le conflit (chiffre très sous-estimé, mais en 50 ans, cela fait 500 soldats tués par an...). Lorsqu'on sait la puissance de feu de l'armée colombienne, on mesure l'implantation populaire qu'il faut pour y résister et mieux encore dans une telle durée. Les négociations sont substantielles et le gouvernement fait de réelles concessions, à la guérilla et aux forces qu'elle représente à la table des négociations, qui divisent gravement la classe dominante. Aujourd'hui, on se rapproche d'une heure cruciale.

Vidéos et photos de la marche:

http://www.flickr.com/photos/marcha-patriotica/sets/72157633206742748/
http://www.flickr.com/photos/marcha-patriotica/sets/72157633213834779/

http://www.youtube.com/watch?v=KvGCFxAhT3w&feature=player_embedded

http://www.youtube.com/watch?v=TrWF4-Iz4YA&feature=player_embedded

Message d'Eduardo Galeano:
http://www.marchapatriotica.org/noticias-2/1360-galeano-llama-a-terminar-con-la-violencia-en-colombia-nacida-de-la-injusticia

Messages des FARC:
http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=AbJw5fq9pNQ&NR=1
http://www.youtube.com/watch?v=oqn1Duwvdyo


Abril 11.Luces y sombras de una jornada histórica
Por Roberto Romero Ospina



Comencemos por el principio. ¿Si fue realmente un día histórico el 9 de abril, fecha nacional de la memoria y de solidaridad con las víctimas y convertida en jornada de paz? Por supuesto que sí. Partiendo de que ha sido la primera gran muestra de apoyo masivo a la mesa de negociaciones entre el gobierno y las FARC siete meses después haberse instalado en la fría Oslo.

Y es que faltaba meterle alma y pueblo al proceso de la Habana. Eso lo habían entendido muy bien los más amplios sectores populares que han hecho de la nueva y quizá definitiva esperanza de paz de Colombia su norte más claro.

De ahí la iniciativa de Marcha Patriótica que rápidamente prendió en la administración distrital uniendo voluntades alrededor de la consigna Por la paz, la democracia y la defensa de lo público. Y de ahí también que haya sido Marcha el sector que quizá movió más gente en forma organizada traída de todo el país.

Por eso también, que los únicos oradores centrales en una Plaza que no le cabía una persona más fueron Gustavo Petro, el Alcalde Mayor y Piedad Córdoba, por Marcha Patriótica.

Miles y miles de colombianos por la paz

Centenares de buses llegaron en la madrugada del 9 de los más diversos rincones de la Colombia profunda con decenas de miles de labriegos pobres, la inmensa mayoría jóvenes para unirse a las otras decenas de miles de bogotanos convocados por las más diversas fuerzas, pero en especial la Alcaldía Mayor de Bogotá.

Unas semanas atrás, el gobierno nacional, a través del propio presidente Santos, apoyó la iniciativa de salir a las calles y que remató el 8 de abril en una alocución que enlazó por todas las cadenas. La presencia del mandatario contribuyó en forma definitiva para que los medios, siempre esquivos a respaldar las iniciativas populares, entraran sin remedio a divulgar la marcha. Sin ese espaldarazo el cubrimiento hubiera sido otro.

Y la marcha se llenó de columnas y columnas que rebosaron todos los flancos de la siempre histórica carrera Séptima. Allí estaban las formaciones abigarradas del partido Mira, de los Verdes, de la U, conservadores, Radicales, liberales, comunistas, Progresistas y por supuesto toda la gama del movimiento estudiantil, sindical y juvenil.

Los cálculos más atinados hablan de que la Plaza de Bolívar se llenó cinco veces, lo que da fácilmente 250.000 personas reunidas. Fuimos testigos de la avalancha de gente sin precedentes en la capital. Todos movidos por la vocación sincera de apoyar las pláticas de la Habana y aislar a los enemigos de la paz.

Una encuesta reveladora

Y los medios sin excepción calificaron la demostración como soberbia. “Contundente muestra de apoyo a la paz”, tituló Semana.com. El Tiempo escribió en su portal, “La paz movió a cientos de miles de colombianos. Alcaldía estima que más de un millón marchó”. Y El Espectador no se quedó atrás: “Marcha por la paz, una movilización pluralista”.

Y las noticieros de la noche registraron algo similar destacándose CM&, pero todos con gran despliegue. Destacándose, por supuesto el inmenso papel de Canal Capital, que fue el único que transmitió en vivo 12 horas continuas, desde las 6 a las 6.

Entonces el alma y pueblo que le faltaban al proceso de paz comenzó a darle otra sonoridad a la vida nacional. La paz pidió por primera vez la palabra en todos los espacios del país. Los cuarenta y cuatro millones de colombianos, por la contundencia callejera, pusieron el tema de la paz en su agenda del día.

Con razón la encuesta del Centro Nacional de Consultoría daba cuenta al final del 9 de abril, que el 68% de la población del país apoyaba las conversaciones de la Habana. Y en Bogotá el resultado era aún más contundente: 74% de respaldo.

El segundo gran debut del Centro de Memoria

Para el Centro de Memoria, Paz y Reconciliación, la marcha le dio una nueva dimensión. Impensable antes. Feliz iniciativa de su director, Camilo González Posso, de convertirlo en el escenario civilista principal del evento pacifista.

Santos, congraciándose con los militares, marchó un trecho hasta el Centro de Memoria, tras una parada militar de 15.000 hombres en armas en el monumento a los caídos de las fuerzas militares.

Fue el segundo debut del Centro en la pila baustimal de todos los medios tras su inauguración el pasado 5 de diciembre. Un debut con presidente y alcalde a bordo y cuyas imágenes sembrando allí el árbol nacional, la palma de cera, le dieron literalmente la vuelta al mundo y ningún colombiano dejó de ver en todos los noticieros de TV.

Y junto al presidente, todos los ministros y el equipo negociador completo de la Habana en el Centro de Memoria. Una visita que no se va a repetir en mucho tiempo y que también honraron el Fiscal General, la Contralora, varios congresistas, concejales y figuras como el mismo Pibe Valderrama.

Alrededor del colorido vergel construido por el Jardín Botánico y que mira al monolítico, “el más bello monumento de la ciudad”, como dijera el alcalde Petro, varias víctimas: Mariella Barragán, viuda de Bernardo Jaramillo, Fernando Pardo, hijo de Jaime Pardo Leal, Marisol Garzón, hermana de Jaime Garzón, Marleny Orjuela, de Asfamipaz, María del Mar Pizarro, hija de Carlos Pizarro, Alejandra Gaviria, hija del sindicalista antioqueño y dirigente de la UP, Francisco Gaviria, Antonio González, padre de Simón González, el joven colombo francés asesinado por paramilitares.

"Los astros están alineados, las condiciones están dadas y si aprovecháramos esa oportunidad podemos cambiar la historia; así como la cambió para mal el asesinato de Gaitán hace 65 años, hoy la podemos cambiar para bien. Nos tenemos que unir todos los colombianos", expresó Santos en la simbólica ceremonia matizada por el coro de Ideprom que cantaba fragmentos del Himno de la alegría.

Por su parte, el alcalde dijo que “este es un día para las víctimas. Este es un día en el que nos comprometemos con nuestros hijos a dejarles un país en paz. Los políticos, llámense Santos, Petro o Uribe, pasamos; la paz queda”.

Los lunares de la jornada

Después vendría el corto recorrido del presidente por el Centro de Memoria, guiado por Camilo González y una nube de periodistas y fotógrafos. Allí, en un compás de milagro de la seguridad, pudimos entregarle al jefe del Estado el libro Unión Patriótica, expedientes contra el olvido, gesto que agradeció tendiéndonos la mano.

Y no podían faltar las sombras este 9 de abril de esperanzas. En primer lugar, la aciaga noticia que llegaba de Córdoba: el asesinato de Ever Cordero Oviedo, líder comunitario y presidente de la mesa de víctimas de Valencia, Córdoba. Que se suma a la de varios dirigentes campesinos que han sido ultimados en los dos últimos años en la lucha por la restitución de las tierras despojadas por el paramilitarismo.

En segundo término, las declaraciones reiterativas del ministro de Defensa, Juan CarosPinzón contra Marcha Patriótica, acusándola de estar financiada por las FARC y alentando investigaciones en su contra.

Camilo González Posso, en el programa de opinión de Semana que se pasa por TV, en la noche, indicó que se trata de una irresponsabilidad del ministro que “ojalá no tenga consecuencias como lo que pasó con el caso de Lemos Simmons”. Como se recordará, aquel ministro de Barco señaló, en una desafortunada frase el 20 marzo de 1990, que Bernardo Jaramillo, el jefe de la UP, actuaba como brazo político de las FARC. A los dosn días fue asesinado.

Sin embargo, en una cacofonía en el ejecutivo y que podría demostrar que el ministro es una rueda suelta, el presidente Santos desmintió que la insurgencia haya infiltrado a Marcha Patriótica y presionado a los campesinos para acudir a las manifestaciones.

“Yo no veo guerrillas alrededor mío”, aseguró Santos mientras avanza por el centro de Bogotá hacia la Plaza de Bolívar.

Y finalmente, en el día de la memoria y en solidaridad con las víctimas, el otro lunar corrió por cuenta del Congreso. Este, por ley, cada 9 de abril debe realizar una sesión plenaria de las dos cámaras para escuchar a las víctimas.

La sesión, que comenzó bien entrada la tarde, no demoró en languidecer y de los 198 parlamentarios que debían estar allí, solo quedaba, una hora después de instalada, una docena, lo que obligó a que se pospusiera la sesión. Triste final de una jornada realmente histórica que le da nuevos bríos al tema fundamental de la Nación: la búsqueda de la paz. Y donde deslumbró una alianza tripartita nunca antes pensada: el gobierno nacional, la administración distrital y la más amplia gama de organizaciones sociales y políticas, que seguramente, pues el éxito llama, invocarán nuevos llamados a la movilización.


Abril 11. El 9 de Abril de 1948 y su impacto en la vida colombiana. Por Renán Vega Cantor.



El viernes 9 de abril de 1948 a las doce del día, en pleno centro de Bogotá fue asesinado el líder popular y dirigente liberal Jorge Eliecer Gaitán. Apenas fue conocida la noticia, la gente pobre se insurreccionó y destruyó todo lo que simbolizaba el poder conservador y clerical. Algo similar sucedió en muchos lugares del país, donde la población se sublevó de diversas maneras cuando se enteró del crimen. Para aplacar los enardecidos ánimos de la muchedumbre urbana, los órganos represivos del Estado y sectores de la iglesia católica la aniquilaron a sangre y fuego, masacrando a centenas o quizás miles de personas. En pocas horas la ciudad capital, llamada en forma demagógica por las elites dominantes como la “Atenas Sudamericana”, había quedado reducida a cenizas y se rompía el mito de que Colombia constituía la democracia más sólida y perdurable de América Latina.



Los sucesos de Bogotá constituyeron la protesta urbana más importante de la primera mitad del siglo XX en todo el continente, y con ellos se cerró una etapa de la historia de Colombia y se abrió otra, que todavía no termina, cuya característica principal ha sido el terrorismo de Estado, entronizado en en la vida cotidiana de nuestro país desde aquella fatídica fecha.



Ya es un lugar común decir que el 9 de abril partió la historia contemporánea de Colombia en dos. Sin duda alguna, esa fecha ha sido importante no sólo por lo que pasó en aquel día y lo que significó en el proceso de generalización de la violencia por todo el territorio nacional, sino además por la muerte política del gaitanismo y por el tímido intento de reconciliación entre los partidos cuando todavía estaba tibia la sangre del caudillo liberal. Para completar el cuadro de los factores estructurales que gravitarán en los años venideros, en el mismo día y lugar de los acontecimientos se reunía la Novena Conferencia Panamericana que desde un comienzo había adoptado como su lema central el anticomunismo y que inició oficialmente la Guerra Fría en territorio latinoamericano y dio paso a la hegemonía indiscutible del imperialismo estadounidense.



1 Contrariamente a la denominación de “el bogotazo”, el 9 de abril alcanzó una dimensión nacional a nivel urbano e incluso tuvo manifestaciones rurales y en ese sentido se le puede denominar como “el colombianazo”. Luego de conocido el asesinato de Gaitán se produjeron levantamientos espontáneos, protestas y formación de Juntas Provisionales de Gobierno en diversos lugares del país.



No obstante, se presentaron notables diferencias entre los eventos de la capital del país y los de provincia. En las grandes capitales el liberalismo oficial era la fuerza dominante, en razón de lo cual el movimiento no tuvo ninguna cohesión interna, ni orden, ni organización y se manifestó en el desahogo de las masas populares contra los símbolos del orden establecido y, al final, fue capitaneado por los dirigentes tradicionales del liberalismo. En provincia, en cambio, ante la existencia de tradiciones de lucha popular, se presentó una relativa cohesión interna que posibilitó nuevas formas de organización popular y dotó de cierta dirección a la protesta.



En las ciudades grandes, y en primer lugar en Bogotá, no fue posible constituir un poder alterno, y los dirigentes del bipartidismo lograron mantener su unidad, en medio del dolor y de la ira incontenible de la población citadina. En provincia, aunque los resultados no se hayan logrado consolidar durante bastante tiempo se generó una especie de dualidad de poder, puesto que emergió de las entrañas mismas de la población un tipo de organización interna diferente a las de las clases dominantes. Mientras que en Bogotá el movimiento estaba derrotado desde un comienzo por el comportamiento político de la aristocracia liberal, en provincia se dieron gérmenes de nuevas formas de poder popular en contra de las instituciones establecidas. Incluso, los resultados del descontento popular fueron diversos, dado que mientras en Bogotá fue evidente la destrucción de propiedades y edificios públicos y privados, en provincia los daños causados fueron escasos. A la larga, el comportamiento de la protesta en provincia estuvo condicionado por la evolución de loa acontecimientos en Bogotá, ya que la derrota política en la capital contribuyó a desmovilizar y desmoralizar la protesta organizada en las distintas regiones.



2 Con el oportunismo que históricamente la ha caracterizado, la dirigencia del Partido Liberal empleó el cadáver de Gaitán como arma de presión para negociar su reingreso al gobierno de Mariano Ospina Pérez (1946-1950) y, al mismo tiempo, calmar los ánimos de las enardecidas multitudes. El forcejeo con el gobierno duró 17 horas, al cabo de las cuales se estableció un acuerdo entre la oligarquía bipartidista a espaldas de la población que, como siempre, puso los muertos, la sangre y las lágrimas.



Los liberales, aterrorizados ante la insurgencia de las masas –por muy espontánea que haya sido- no fueron al Palacio Presidencial a exigir la renuncia de Ospina, sino que imploraron la paz por la vía constitucional. Se inició el regateo y Mariano Ospina fue imponiendo su criterio y convenciendo a los liberales de que no podían jugar a la subversión, ni a identificarse con esas “fuerzas brutales” que habían salido a flote con ocasión de la muerte de Gaitán. Dario Echandia, el principal jefe liberal tras la desaparición del líder popular, reunió una convención liberal de bolsillo para plantear si aceptaba o no el ofrecimiento presidencial de designarlo Ministro de Gobierno. La “democrática” convención consideró que lo mejor para el liberalismo era aceptar esa cartera y modificar el gabinete, como lo había propuesto el primer mandatario, incluyendo la remoción del odiado Laureano Gómez, el “monstruo” profalangista que irradiaba odio, violencia y muerte en todas sus actuaciones.



El más encarnizado rival de Gaitán dentro del liberalismo, el financista Carlos Lleras Restrepo, dando muestras de un gran cinismo, fue el encargado de pronunciar el postrer discurso ante la tumba de aquél y pasó, además, a presidir la Dirección Nacional del Partido Liberal. Días después los dos partidos expidieron una declaración conjunta en la que le pedían al país olvidar los sucesos anteriores y se declaraban partidarios de la paz, pero eso sí, pedían el castigo de los culpables de los delitos contra la propiedad y los bienes públicos. Manifestaban estar dispuestos a conducir al país por caminos de concordia y democracia, introduciendo cambios sustanciales en la lucha política y partidista. ¡Pamplinas, porque el último acto de la Unión Nacional estaba pegado con babas, pues la tan anunciada unidad duró un año escaso, al cabo del cual los liberales estaban otra vez pidiendo garantías al Ejecutivo y, en la sombra, pensaban en organizar levantamientos armados o guerrillas campesinas, con la intención de que sus peticiones fueran tenidas en cuenta y nada más!



3 Entre los efectos de mediana duración del 9 de abril debe señalarse que condujo, luego de la virtual parálisis de los órganos del Estado, a la unidad política entre los dos partidos y al acuerdo estratégico del conjunto de las clases dominantes para enfrentar la crisis. Así, se produjo una recomposición y luego un fortalecimiento de todos los aparatos estatales. Para facilitar esta tarea se recurrió a un mecanismo tradicionalmente usado en el país: el excesivo dramatismo puesto ante los acontecimientos de abril y la responsabilidad de fuerzas externas, antes que en asumir sus propias responsabilidades. El primero en señalar las alarmantes dimensiones de los sucesos fue el presidente Ospina, quien no dudó en proclamar inmediatamente que el principal responsable de los motines y desordenes era el comunismo internacional, como para servir de caja de resonancia a las acusaciones provenientes de la Novena Conferencia Panamericana. Todavía hoy el argumento es repetido por los sectores más conservadores de este país cada vez que se cumple un aniversario de la trágica fecha.



Como un efecto significativo del 9 de abril se produjo la reorganización interna de los cuerpos represivos del Estado colombiano. Para el gobierno de Ospina y para el conservatismo esa era una medida urgente, si se recuerda que la Policía Nacional estaba compuesta en su mayor parte por fervientes partidarios del asesinado líder popular y durante los sucesos de aquel día había mostrado su beligerancia al sumarse en forma masiva a las filas de los amotinados. Con los primeros decretos se trasladó el control del orden público al Ejército. También se ordenó el licenciamiento de personal uniformado de la Policía Nacional y otras disposiciones entraron a considerarla como una institución “eminentemente técnica”, lo cual preparó el camino para la conservatización de esa policía y su conversión en una fuerza al servicio del partido gobernante, que la utilizaría a diestra y siniestra para matar a los nueveabrileños en todo el territorio colombiano.



4 Entre las repercusiones del 9 de abril cabe destacar la adopción del anticomunismo como doctrina oficial del Estado colombiano, en concordancia con las conclusiones generales de la Conferencia Panamericana, lo que prácticamente significó la entrada de esta parte del continente en la Guerra Fría. Como para que no quedaran dudas de las intenciones del gobierno de Estados Unidos, en las discusiones internas de la conferencia surgió la propuesta de traer marines para acabar con los disturbios e imponer la tranquilidad en el país, así como para asegurar la vida y las propiedades de los súbditos estadounidenses, empezando por “arquitecto de la paz universal”, el propio George Marshall, Secretario de Estado de los Estados Unidos.



El espíritu anticomunista de la Novena Conferencia Panamericana se manifestó a lo largo de sus sesiones, como lo atestiguan los documentos internos del gobierno de Estados Unidos. La presión de la delegación estadounidense influyó directamente para que fuese aprobada una declaración final, titulada Prevención y defensa de la democracia en América, que en sus partes fundamentales de condena al “comunismo internacional” decía:



“Las repúblicas representadas en la Novena Conferencia Internacional Americana Considerando Que para salvaguardar la paz y mantener el mutuo respeto entre los Estados, la situación actual del mundo exige que se tomen medidas urgentes que proscriban las tácticas de hegemonía totalitaria, inconcebibles con la tradición de los países de América, y que eviten que agentes al servicio del comunismo internacional o de cualquier totalitarismo pretendan desvirtuar la auténtica y libre voluntad de los pueblos de este continente. Declaran: Que por su naturaleza antidemocrática y por su tendencia intervencionista, la acción política del comunismo internacional o de cualquier totalitarismo es incompatible con la concepción de la libertad americana, la cual descansa en los postulados incontestables: la dignidad del hombre como persona y la soberanía de la nación como Estado”.



Tan barata demagogia anticomunista se implementó para perseguir y aniquilar cualquier proyecto democrático en el continente, como rápidamente se demostraría en el caso de Guatemala, cuyo gobierno libre y democrático, fue aplastado por una confluencia de intereses de la United Fruit Company, la CIA y el Pentágono en 1954.



La organización de Estados Americanos, OEA, el “ministerio de colonias de los Estados Unidos” surgió de las cenizas de Bogotá y se institucionalizó como el órgano predilecto del imperialismo yanqui para imponer sus políticas en el continente latinoamericano, para lo cual contó con innumerables testaferros en los diferentes países, empezando por Colombia.



Con el auspicio de los Estados Unidos, el estado colombiano y sus clases dominantes adoptaron el anticomunismo como doctrina oficial y en nombre de la defensa de los “valores patrios”, del “mundo libre” y de la “civilización occidental y cristiana” se dieron a la tarea de perseguir y aniquilar toda forma de oposición política, social o reivindicativa. Eso explica en gran medida la entronización del terrorismo de Estado y todos sus crímenes durante los últimos 65 años.



5 Otro efecto importante de los acontecimientos señalados estaba vinculado con los aspectos económicos, en lo relacionado con la reconstrucción de Bogotá y con la implementación de nuevos instrumentos de inversión y de planificación urbana. Sobre el impacto económico de los mencionados sucesos, el Ministro de Hacienda y Crédito Público José María Bernal señalaba pocos días después de la insurrección popular:



“Las desventuradas ocurrencias del 9 de abril pasado […] implican una nueva fuente de nuevas obligaciones que es inevitable llenar de alguna forma. El sostenimiento de un ejército sensiblemente más numeroso que el ordinario; la dotación de nuevos e inaplazables servicios de seguridad; la urgencia de tomar medidas encaminadas a la pacificación del país y el robustecimeinto de su economía; la indiscutible urgencia de atender a los servicios sociales que procuren un sano equilibrio entre los distintos grupos de colombianos, son necesidades que han surgido con más protuberancia que antes, y que representan gastos inmediatos a los cuales es indispensable atender con recursos ordinarios, ya que, en su mayor parte, no son gastos a los cuales, dentro de una sana política, deba atenderse con recursos de crédito”.



Para implementar la recuperación económica y ampliar el aparato de represión, el gobierno creó dos organismos asesores de su política económica: la Junta de Planeación de la Reconstrucción de Bogotá y el Comité de Crédito Público y Asuntos Económicos. El primero tenía funciones de administrar recursos y realizar operaciones comerciales, mientras el segundo se ocupaba de la política económica del gobierno.



Entre las medidas de recuperación se destacaban las concernientes al ordenamiento del espacio urbano para la reconstrucción del centro de Bogotá, que posteriormente contó con el asesoramiento directo del arquitecto francés Le Corbusier. En el orden crediticio, el Banco de la República rebajó en un 25% el encaje bancario con el fin de destinar créditos a los propietarios perjudicados por los sucesos de abril; en el orden financiero se autorizó al gobierno para contratar un préstamo externo de hasta 60 millones de dólares con el Banco Mundial; a nivel tributario se estableció una impuesto a la renta que variaba del 5% sobre las rentas líquidas superiores a 24 mil pesos y se impuso un gravamen a los solteros y a los colombianos residentes en el exterior. Pero el impuesto que más afectó a la población fue aquel destinado a restablecer el orden público. Según esta disposición cada contribuyente tenía que pagar el 10% de lo pagado por la liquidación del año gravable de 1946 por concepto de impuesto a la renta, patrimonio y complementario.



Calculando el probable monto de este impuesto, el Banco de la República autorizó un préstamo al gobierno central por un valor de 10 millones de pesos. Por una suma equivalente, el municipio de Bogotá emitió bonos de servicios urbanos. Así se lograba una típica socialización de las pérdidas, para que no solamente los comerciantes resultaran afectados por los destrozos del 9 de abril, sino para que además el aumento del pie de fuerza fuera financiado directamente por la población.



6 Desde el punto de vista de las clases dominantes el 9 de abril sirvió para que se impulsara una completa reorganización del Estado, como resultado de lo cual se fortaleció y cualificó para la represión de una forma más sofisticada y con nuevos instrumentos de control social e ideológico. De esta manera, las clases dominantes disponían de todos los recursos para controlar cualquier rebeldía o síntoma de protesta por parte de las clases subalternas.



Esto explica que, paradójicamente, el 9 de abril representara el golpe más fuerte contra la movilización popular en las grandes ciudades, movilización que se había ampliado desde 1943-1944. De esta forma, la unión sagrada de las clases dominantes contra los sectores populares tuvo como primordial objetivo la desorganización y desarticulación de los núcleos más combativos en las ciudades, empezando por los obreros, que salieron sucesivamente mal librados en 1947-1948 -cuando se implementó el paralelismo sindical y se hostigó y reprimió con saña a cualquier protesta sindical- y en forma paralela el movimiento gaitanista, destrozado en sus pocos reductos, si se recuerda que en Bogotá fueron asesinadas cientos de personas de origen popular.



Después del 9 de abril, el habitante citadino humilde, que tanta actividad mostró en la década de 1940, fue desterrado de las calles de las grandes urbes, cuyo control pasó directamente al aparato represivo. Este control era necesario para las fuerzas del bipartidismo y de las clases dominantes, dada la radicalidad que había adquirido la protesta popular. Al ciudadano tampoco se le compensó su “expulsión” de la calle ofreciéndole condiciones aceptables y humanas de vida en el interior de los espacios residenciales, sino que se le proporcionaron pésimas condiciones de existencia, y se le reprimió con la imposición del Estado de Sitio permanente. Se “expulsó al ciudadano y por la fuerza se le mantuvo encerrado en un espacio habitacional absolutamente insuficiente, malsano, antihigiénico, individualizante y opresor”. Las clases dominantes pudieron dedicarse entonces a diseñar ciudades de y para el capitalismo, sin ningún tipo de participación de los sectores mayoritarios de la población. Esta particularidad del desarrollo urbano en el país indica que lo acontecido en “la década de 1950 a 1960, que tiene tan sombrias consecuencias en la vida nacional, fue paradójicamente la época del apogeo de la arquitectura moderna en Colombia”.



Desde el punto de vista de las clases subalternas, el 9 de abril también dejó su impronta. Muchos de los “nueveabrileños” serían protagonistas centrales de posteriores gestas de resistencia a la violencia oficial, tanto durante los gobiernos conservadores (1948-1953) como bajo la dictadura militar de Gustavo Rojas Pinilla (1953-1957) y fueron organizadores de importantes baluartes guerrilleros en diversas zonas del país. Pero ellos se marcharon a pelear a las zonas rurales, porque el 9 de abril desplazó la violencia de las ciudades al campo, al que se trasladarían también los más importantes focos y centros de resistencia popular, algunos de los cuales con el tiempo darían origen al movimiento insurgente que heredó las banderas populares y nacionalistas del gaitanismo.

2 analyses proches des FARC sur l'énorme journée de manifestations en soutien aux négociations de paix contre les paras, à l'initiative de la Marcha Patritotica, dont l'une se lit à travers son analyse de la genèse de l'actuel conflit par le rappel de la mort de Gaitan. L'état colombien craque de partout, et les fissures se voient béantes dans le haut commandement, et au sein de la classe dominante (Santos/Uribe, les attaques du ministre de la Défense, le double jeu de certains généraux, etc...).
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Toussaint

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Re: Colombie

Message  Copas le Sam 13 Avr - 20:49






Main d’œuvre agricole, forestière et pêcheurs : 18/20%
Prolétariat industriel et services : 80/82%

Inscription aux études secondaires 99%
Inscription aux études tertiaires 43%

Chômage des 15 et 24 ans : 18/20%
Chômage toutes générations : 10/12 %

Internautes :



Mobiles :



Coefficient de Gini, mesurant les inégalités : il n'y a que 8 pays qui sont plus inégalitaires que la Colombie.

et
http://www.michelcollon.info/La-lutte-des-classes-en-Colombie.html

Les efforts faits par les forces révolutionnaires pour coordonner campagnes et villes sont vitaux apparemment.
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Copas

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Sam 13 Avr - 22:09

http://www.michelcollon.info/+-Colombie-+.html

Suite au post de Copas, je suis tombé sur une page web que je ne connaissais pas.

Je ne partage pas toutes les analyses des camarades qui écrivent les textes, mais ils sont bien rédigés, clairs, bien informés, donnent de bons éléments.
Et tout ce qu'ils disent est vrai, je suis content que cela soit en français, parfois lorsqu'on parle de ce pays en France on a l'impression de dire des choses ahurissantes, exagérées. Bon, là, c'est clair, les camarades du FMR ont d'autres sources et dans leur langue. L'interview du rappeur des FARC est assez caractéristique de l'état d'esprit et de la conscience politique de "la guerrillerada" comme ils disent, l'ensemble de la guérilla des FARC, toutes forces et structures associées. Ils ne disent pas certaines choses qui doivent se dire entre militants. Je rappelle les liens anciens entre le PC Colombien, le Parti Communiste Clandestin, les FARC et des orgas ou assos comme la Route Pacifique des Femmes, par exemple ou la Marcha Patriotica. Le Cabilde dont parlent les camarades renvoie à cette dernière qui est aussi à l'initiative de la dernière grosse journée de manifestations pour soutenir les négociations, tellement fortes que le Pdt Santos a fait semblant de s'y associer pour ne pas y apparaître opposé. Il s'agissait d'assemblées de base et convergeant nationalement "pour la seconde indépendance,", c'est traité plus haut, hélas en castillan.

Sur ANNCOL, regardez les traitements par Santos de la grève du café: http://anncol.info/ Le lien se trouve au bas de la page d'accueil, cliquez sur Leer mas, les photos suffisent pour les camarades qui ne lisent pas l'espagnol.
Nacional
Marzo 31. El ESMAD mutiló a cerca de 100 personas en el Paro Cafetero. Leer más.

Je termine sur un article de contraingerencia rapportant des propos de Piedad Cordoba, dont je ne partage pas toutes les conclusions, mais dont je partage l'analyse de fond.

Abril 10. Uribe con militares “huele a golpe de Estado” (Piedad Córdoba)

La ex senadora del Partido Liberal (PL) de Colombia Piedad Córdoba ha advertido este lunes de que la “alianza” entre el ex presidente Álvaro Uribe (2002-2010) y las Fuerzas Militares “huele a golpe de Estado”.

Córdoba se ha referido a la publicación en la red social Twitter por parte de Uribe de las coordenadas de las zonas rurales donde se han suspendido las operaciones militares para permitir el traslado a La Habana de varios miembros de las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) para participar en el diálogo de paz.

La también presidenta de Colombianos y Colombianas por la Paz (CCP) –organización humanitaria con la que ha mediado en la liberación de varios uniformados secuestrados por la guerrilla– ha subrayado que, por su experiencia, solo altos cargos militares tienen acceso a las coordenadas.

Por ello, ha considerado que el hecho de que el ex presidente haya podido acceder a ellas es “grave”. “Es evidente que hay una división en las Fuerzas Militares y una alianza con Uribe que es peligrosa para el país”, ha dicho.

“Hay ruido de sables en las Fuerzas Militares. Me huele a golpe de Estado”, ha sostenido, al tiempo que ha confesado que “teme” por la “vida” del presidente colombiano, Juan Manuel Santos, según ha informado Caracol Radio.

“Lo grave no es revelar que hay operativos, lo grave es suspenderlos para darle más impunidad a los terroristas, a los verdugos de miles de policías y militares”, ha dicho, en una entrevista concedida a Blu Radio.

Desde que Santos anunció su disposición a iniciar un proceso de paz con las FARC, el pasado mes de agosto, Uribe ha expresado su firme oposición al considerar que dialogar con la guerrilla supone dar a sus miembros la categoría de interlocutores válidos, obviando que son terroristas.

A pesar de que Santos fue ministro de Defensa de su Gobierno y su “delfín” en los comicios presidenciales de 2010, en los que Uribe no pudo aspirar a una segunda reelección por prohibición constitucional, las relaciones entre ambos se tensaron con la llegada del actual mandatario a la Casa de Nariño.

Al margen del proceso de paz con las FARC –que ha sido posterior–, otra de las causas del enfrentamiento entre Uribe y Santos se debe al acercamiento de éste al que fuera su homólogo venezolano, Hugo Chávez, con quien el ex presidente colombiano tuvo numerosos desencuentros.
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Dim 14 Avr - 2:32

Colombia: Activist deaths and postponed peacetalks highlight struggle over land

Three advocates and leftist political organizers were killed across Colombia last month, as FARC and government negotiators announced an unscheduled recess in peace talks until late April.
By Sibylla Brodzinsky | Christian Science Monitor – Tue, Apr 2, 2013...


At least two peasant leaders in Colombia have been murdered in the past several weeks, heightening concerns about the security of opposition figures and human rights defenders as the government and leftist rebels try to negotiate an end to the country’s nearly 50-year-old internal conflict.

The head of the Colombia office of the United Nations’s High Commissioner for Human Rights, Todd Howland, said in a statement that he was “very concerned” about the murders and called on authorities to fully investigate the crimes.


Ermes Vidal, a victims’ rights leader who was fighting to recover the farm he was forced to flee in the northwestern province of Cordoba, disappeared on March 21 after receiving numerous death threats. His body was found four days later on the banks of the Sinu River. Mr. Vidal was a member of several organizations promoting the rights of victims of Colombia’s internal conflict. He is the third person in his family to be killed while seeking to recover their land.

A few days after Vidal's disappearance, Gustavo Adolfo Pizo, a young leader of the Marcha Patriótica leftist movement and peasant organizer, was stabbed to death in Cauca province on the other end of the country. His brother was also wounded in the attack.

Marcha Patriótica, which brings together peasants and indigenous groups as well as leftist politicians, made its debut shortly before peace talks were announced last year. The group's leaders have stated publicly that the movement could be a point of entry for demobilized Revolutionary Armed Forces of Colombia (FARC) members seeking to participate in civilian politics.

Although movement leaders deny they represent the FARC, right-wing politicians have labelled Marcha Patriótica members as rebel sympathizers. Paramilitary forces have a long history of targeting anyone perceived to support leftist causes, though there is no indication of who might be behind these deaths.

A day after Mr. Pizo was killed, on March 26, the lifeless body of José Alonso Lozano, another peasant organizer and a member of the Marcha Patriótica, was found on the banks of the Guaviare River in Colombia’s southeast. It is unclear whether he was killed or died from natural causes, but César Jerez, leader of a national association of peasant groups, says Mr. Lozano had disappeared on March 24 after undergoing “police harassment” at a meeting in Villavicencio, where farmers were finalizing plans to participate in the upcoming nationwide demonstration on April 9 in support of the ongoing peace talks.

PEACE TALKS AND A HISTORY OF VIOLENCE

The government and the FARC, Colombia’s largest and most powerful rebel group, began peace talks last November in Havana, Cuba. The FARC, which started off in 1964 as a band of peasant rebels, grew – thanks to proceeds from the drug trade – to 20,000 fighters. Today, the FARC is believed to be about 9,000 strong.

The first point of discussion in the peace talks is precisely the issue many of these organizers and rights advocates focus on: rural development and land distribution. It's a touchy subject in a country with a high concentration of land owners and a history of multiple displacements due to the decades of violence. Sources close to the talks say there are draft accords on several land issues but sticking points have prevented the negotiating teams from moving on to the next topic: political participation. On Saturday the two sides announced an unscheduled recess until the third week of April.

No one has been charged with the deaths of the three men. “It’s curious that these deaths happen just as peasants are organizing,” says Mr. Jerez, pointing to a possible connection between the organizing activity and the deaths.

In the late 1980s and early 1990s, during a previous peace process, the FARC openly participated in electoral politics – without giving up their armed struggle – through a party known as the Unión Patriótica. Two presidential candidates, eight members of congress, 13 regional legislators, and 11 mayors, as well as thousands of party rank-and-file, were killed in what Colombian courts have labeled a period of “political genocide.”

In his statement on the recent deaths of peasant leaders, Mr. Howland from the UN expressed his “concern because in the rural areas of the country activists and human rights defenders are unprotected,” calling on the government to put security measures in place to protect their lives. Last year, 69 human rights defenders were assassinated, nearly all of them in rural areas.
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Message  Roseau le Dim 14 Avr - 3:18

La bourgeoisie colombienne, depuis des décennies,
ne domine que par des assassinats ciblés ou de masse.
C'est un régime fasciste, avec la complicité de tous les régimes bourgeois,
et les médias à leur solde.
La capacité de RESISTANCE du peuple colombien, admirable,
est une des plus belles pages de notre classe.
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Message  Roseau le Dim 14 Avr - 18:21

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Message  Toussaint le Lun 15 Avr - 19:13

Au sujet de la situation actuelle, je crois qu'il faut dire certaines choses.

Les FARC ne sont pas unanimes sur les négociations. Non sur le principe, mais sur la possibilité de terminer la confrontation armée. Beaucoup de gens en Colombie n'y croient pas, moi je n'y crois pas.

Donc, en dépit de l'espoir immense perceptible en Colombie et qui se perçoit à travers les vidéos que j'ai citées plus haut, les sentiments sont mêlés.

Au moment du Caguan et en 84 c'était différent. Le gouvernement colombien et la classe dominante étaient d'accord sur le principe de négocier. Ceux qui ne l'étaient pas la fermaient pour une raison simple, les FARC ont stoppé leur offensive pour les négociations du Caguan. L'armée a pu se reconstruire, se moderniser, se redéployer, l'état a négocié le Plan Colombia, la classe dominante avait besoin de gagner du temps et c'est ce qu'elle a fait. Lorsqu'elle s'est sentie en mesure de reprendre la situation en mains, elle a rompu les négociations. Il faut se souvenir des remerciements de la Betancourt aux Etats Unis et de sa volonté d'être "la première candidate à entrer dans le territoire récupéré par la République"...

Mais au début des négociations tout le monde y croyait, y compris les FARC. Elles ont vite déchanté et se sont mises alors, grosse erreur à faire des démonstrations de force, à discutailler en se faisant piéger au niveau de la propagande des médias. Les négociations ont été un échec politique des FARC et une erreur militaire. La classe dominante a fait bloc derrière Bush et son aile narcoparamilitaire (à qui les négociations avaient aussi permis de se consolider) pour éviter une défaite face aux FARC. Ce fut le choix Uribe, et sa politique de Sécurité Démocratique, ses 1000 000 de délateurs rétribués, l'explosion du budget de la défense, l'incroyable accroissement des forces de l'armée colombienne grâce à une aide énorme des USA (la Colombie est le second destinataire de l'aide militaire US après l'Egypte) et des services de sécurité d'Israël. Plus le boom des parracos et les énormes massacres des années 2002-2006. La parapolitique, des millions d'hectares confisqués, des millions de réfugiés intérieurs, des dizaines de milliers de morts et de disparus: syndicalistes, ONG, dirigeants de communautés et d'associations. Les FARC sont alors définies officiellement comme terroristes et narcoterroristes, appellation souvent reprise en France dans les rangs de la Gauche et l'EG... Dont même la CIA disait en 2001 qu'elle était "sans fondements". Après le 11/09 et l'élection d'Uribe, ce genre de précaution n'était pas de mise. Du coup le régime Uribe niait l'existence d'une guerre en Colombie et parlait de guerre contre le narcoterrorisme. Avec la logique de Bush, ceux qui n'étaient pas avec Uribe étaient des soutiens et complices des narcoterroristes: syndicalistes, militants des DH, et autres étaient donc assimilés publiquement et ouvertement aux terroristes, ce qui en faisait des cibles et justifiait leur élimination. D'où la bataille pendant des années sur la question de la reconnaissance de l'existence du conflit armé et sa définition comme "conflit armé social".

Par ailleurs les FARC demandaient à se voir reconnues de nouveau comme parties belligérantes et ils ont pensé que l'échange de prisonniers serait une façon d'y parvenir. Constatant l'indifférence des politiques pour le sort des militaires prisonniers de la guérilla, ils ont capturé des dirigeants politiques bourgeois, et ce fut un fiasco pire encore. Cela a ouvert un boulevard au gouvernement qui a parlé des "otages", terme repris dans Rouge, et qui a gagné là aussi une bataille politique en termes d'image. Enfin, les coups spectaculaires portés à la guérilla jointe à la propagande ont accrédité la thèse d'une guérilla en débandade, ayant perdu sa cohésion structurelle, son idéologie, et se consacrant au trafic de cocaïne, en 2008 on parlait dans la presse française et colombienne d'une guérilla réduite à survivre en mangeant les racines des arbres...

Les FARC se sont repliées et redéployées en prenant acte de la nouvelle tactique de l'armée et de ses alliés paramilitaires. Notamment elles ont changé leurs critères de recrutement par rapport à l'époque de l'offensive, et elles sont devenues de plus en plus efficaces et politisées. Leur recrutement s'est trouvé amplifié par la répression des mouvements sociaux et paysans, et elles ont développé leur périphérie (Mouvement Bolivarien notamment). Et à partir de 2007, elles sont reparties à l'offensive, mais plus de la même façon. Je peux détailler, mais ce n'est pas nécessaire. Chaque année, depuis 2007, les FARC ont augmenté leurs attaques contre l'armée et lui ont causé des pertes de plus en plus lourdes. Mais plus de grosses batailles comme Patascoy, et pour cause: la tactique de l'armée est celle du bombardement aérien systématique. On est arrivé à une sorte de match nul. Les FARC ne peuvent pas prendre Bogota, et l'armée ne peut pas vaincre les FARC, au contraire. Celles-ci se sont développées, notamment dans les territoires aujourd'hui convoités ou exploités par les compagnies minières internationales. Leur poids dans tous les grands conflits sociaux des dernières années s'est trouvé relayé au niveau politique par l'apparition de la Marcha Patriotica,

Le durcissement des Etats Unis en matière de lutte anti-drogue et leur tolérance de moins en moins grande pour des narcos dont ils n'ont plus un besoin vital correspond au basculement de l'importance des activités minières au détriment des activités des latifundistes et en alternative au trafic de drogue comme vecteur d'enrichissement. Là on parle d'un prolétariat d'origine paysanne, souvent déplacés. Dans lequel les FARC sont traditionnellement très fortes.

Santos tire le bilan, la classe dominante est à la croisée des chemins. Et l'union contre des FARC aux portes de Bogota n'est plus nécessaire, les donnes ont changé. En revanche, l'apaisement de la campagne colombienne, le règlement de la question des millions de réfugiés internes et l'insertion de la Colombie dans l'économie mondiale deviennent urgents. C'est l'ouverture des pourparlers.

Mais toute une partie de la bourgeoisie ne l'entend pas de cette oreille. Notamment tous ceux qui ont récupéré des terres sur les paysans et les indiens. Notamment les éleveurs, souvent liés aux narcos, comme le café l'est à la banane. L'ancien président Uribe, très lié au narcotrafic, aux paramilitaires, a pris la tête de la croisade contre la négociation et il a plusieurs fois menacé de coup d'état et de traduire en justice Santos... On voit que le ministre actuel de la défense est opposé aux pourparlers, et que des secteurs importants de l'armée le soutiennent, montant des provocations.

Le climat est donc pesant et l'espoir est mêlé de craintes. Dans le passé de la Colombie, chaque fois que la clase dominante s'est divisée sur la question de l'orientation économique, ce fut la guerre civile. Aujourd'hui, les FARC sont là, et un coup d'état aurait à se déployer pour gérer le contrôle des centres urbains et... combattre en même temps les FARC. L'armée colombienne n'est pas capable de cela. Les FARC n'attendent que cela: la dispersion des forces. Lorsque cela se produit, elles attaquent. D'où la concentration de l'armée sur les grands axes et les grosses agglomérations.

Quant aux négociations, si elles aboutissent, que feront les grands perdants? Chacun en Colombie le sait: ce qu'ils ont toujours fait depuis plus de 100 ans: ils tueront. Ils continuent de le faire. En ce moment ils menacent et tuent des paysans qui réclament leurs terres, des animateurs de la Marche Patriotica. Des syndicalistes. Comment être "optimiste"?
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Re: Colombie

Message  Eugene Duhring le Lun 15 Avr - 20:32

Toussaint a écrit:Au sujet de la situation actuelle, je crois qu'il faut dire certaines choses.

Les FARC ne sont pas unanimes sur les négociations. Non sur le principe, mais sur la possibilité de terminer la confrontation armée. Beaucoup de gens en Colombie n'y croient pas, moi je n'y crois pas.
Tes interventions me permettent de mieux appréhender la société colombienne. Merci pour ce fil bien construit !

Eugene Duhring

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Message  Copas le Lun 15 Avr - 21:17

L'état de la construction du second front dans les zones urbaines ?
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Re: Colombie

Message  Roseau le Lun 15 Avr - 21:23

Merci! Voilà qui répond à mes questions posées en privé!
Je n'en attendais pas tant.
Mais je conseille, en complément, de lire ce que Toussaint avait déjà écrit sur ce fil,
notamment sur la façon dont la gauche a été massacrée après la "paix" de 1994.

Concernant les négociations en cours, j'ai compris
que la question agraire aurait fait l'objet d'un accord.
Les négos sont encore discrètes, mais a-t-on une idée du contenu?
Et sait-on où en sont les autres points ?

En attendant, on peut consulter ce site:
http://www.resistencia-colombia.org/60-mb/solidaridad-con-el-pueblo-europeo/2757-el-capitalismo-en-europa

ici la video FARC-EP qui salue la Marche Patriotique du 9 Avril
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Mar 16 Avr - 5:25

Ici les camarades peuvent lire des textes des FARC sur un de leurs sites.

http://www.resistencia-colombia.org/index.php/home/traduccion/francais

Avant de répondre sur les négociations et ce que je peux en savoir et en comprendre, il faut se rendre compte que Catatumbo est sorti de Colombie avec une opération assez complexe que les forces armées ont tenté de saboter en la révélant et en en communiquant l'itinéraire, ainsi que les autres membres de la délégation des FARC l'accompagnant. Or ce type est le second de l'organigramme des FARC, aussi important que le Secrétaire "Timochenko", bien plus influent qu'Ivan Marquez. Il passe pour être un des plus sceptiques sur les possibilités de paix et il a un prestige politique et militaire certain. Son départ pour La Habana montre que les FARC prennent au sérieux la possibilité d'une solution plus ou moins provisoire au conflit.

Ce qu'il faut suivre dans les manifs et les défilés actuels, c'est la terminologie. "Paz con justicia social", c'est très exactement la revendication et la condition des FARC-EP. Le gouvernement parle, lui, de "paz" et point c'est tout. La convocation de la grosse manif et le mot d'ordre de la MArcha Patriota, c'est la "seconde indépendance" en référence à Bolivar et "paz con justicia social". Cela dit l'essentiel. Ensuite, cela ne veut pas dire que tout est FARC dans ce truc, cela n'aurait pas d'intérêt. Cela montre simplement que les FARC restent le pôle central du mouvement ouvrier et paysan, au point que fondamentalement c'est avec eux que négocie le pouvoir sur la terre et sur la question sociale, ce sont aussi les FARC qui mettent en route la participation de la société civile aux négociations... et l'imposent au gouvernement.

Santos et la Bourgeoisie parlent de la "paix" et en pointillé il s'agit pour eux essentiellement du silence des armes et du désarmement des FARC. Les FARC ont toujours eu en synthèse la terminologie de la "paix avec la justice sociale", ce qui n'est pas la même chose. Au Caguan, les discussions portaient sur l'"humanisation de la guerre", c'est à dire que les FARC renoncent par exemple aux tirs de bombonnes de gaz, qui ont été longtemps leur seule artillerie lourde. Lourde mais assez imprécise pour attaquer des casernes ou des postes de police retranchés dans des agglomérations... les bombonnes ont tendance à définir elles-mêmes leur trajectoire. Ils demandaient aussi un calendrier de dépôt des armes de la part de la guérilla. Cette dernière répondait sur les réformes préalables ("éliminer les causes de la guerre") et les garanties en termes d'éradication du paramilitarisme, de la terreur d'état et du trafic de drogue. Pour les FARC au bout de deux semaines, la messe était dite et il n'y avait plus rien à espérer. Cette fois, ils ont commencé par la question des terres. Et il y en aura d'autres, même si le gouvernement a dit que les FARC ne feraient pas "leur révolution" à partir de La Habana, et que le "modèle économique" n'était pas négociable.

Ce qui a changé avec la mort de Marulanda, de Raul Reyes, de Alfonso Cano et surtout du Mono Jojoy, à cause du changement d'échelle de l'armée colombienne, la plus puissante et moderne, de loin, d'Amérique Latine, c'est que les FARC ont abandonné le militarisme qui les caractérisait jusqu'en 2008, quoi qu'ils en disent. Il y a eu un rééquilibrage au sein du Secrétariat, avec la disparition des grands mythes vivants qu'étaient surtout El Mono, et Marulanda. Cano a commencé le processus et sa mort l'a accéléré. A présent ce sont tous des égaux, il n'y a plus de chef historique et ce sont tous des gens qui ont assisté à l'effondrement de l'URSS. Cano a lui-même viré profondément sur la question de la démocratie. Autrefois, les FARC de Marulanda se donnaient pour but de vaincre l'"armée bourgeoise". Aujourd'hui la perspective des FARC, c'est une insurrection populaire appuyée par un puissant mouvement armé. Clairement les FARC ne se posent plus comme la direction de la révolution mais comme partie prenante d'un processus insurrectionnel. Part importante, et en ce qui me concerne je suis tout à fait d'accord sur leur importance, mais le Secrétariat des FARC-EP n'est plus la direction autoproclamée du prolétariat colombien. D'où une nouvelle importance aux luttes urbaines et à la construction des structures urbaines.

Par exemple ci-dessous un défilé rituel du Jour de "l'étudiant révolutionnaire tombé". Pas une marche "patriotique", ni "démocratique", il s'agit e commémorer les militants révolutionnaires morts pour la révolution. Comme vous le verrez sur la vidéo, ils sont nombreux et encore plus lorsqu'on sait le réel danger qu'il y a à se montrer ainsi en plein jour. Il faut toujours garder en tête l'énorme danger que signifie faire de la politique de gauche, ouvrière et encore plus révolutionnaire en Colombie. On risque simplement sa vie et celle des siens. Et ce ne sont pas des morts rapides en général.
L'action ci-dessous est typique des structures urbaines et universitaires des FARC.

http://www.youtube.com/watch?v=fhsjH5YuiUA

http://www.youtube.com/watch?v=FdWnS_7jImQ

Une intervention typique des militants "bolivariens" (liés aux FARC et l'ELN) au cours d'un forum dans l'université. Scène un peu surréaliste... http://www.youtube.com/watch?v=vaZ6-X-tjOU
Deux autres interventions plus spectaculaires, typiques miliciens des Jeunesses Bolivariennes FARC à l'université: http://www.youtube.com/watch?v=-1mF4UYXxuE
et
http://www.youtube.com/watch?v=zrSkggOwSuA

Une vidéo du Mouvement Bolivarien se présentant: http://www.youtube.com/watch?v=0GetzbV4v8U et leur travail propagandiste dans les facs vu par eux: http://www.youtube.com/watch?v=OLMA3Fz2xDo

Une bataille contre la privatisation des universités et l'entrée de la police dans l'université. Ce qui est intéressant, c'est que le contexte montre le type d'implantation qu'ils ont dans les universités: http://www.youtube.com/watch?v=Y564Imgq2xQ

Enfin, critiques par rapport aux FARC? Des tonnes... à commencer par leur héritage stalinien pesant renforcé encore par les nécessités de la guerre. Leur longue trajectoire militariste et substitutiste, de direction autoproclamée. Ce n'est pas seulement une question de mots, ce sont des décisions militaires primant sur le politique, sur l'auto-organisation et l'autodétermination des peuples. Mais à leur décharge, lorsqu'ils disent qu'ils n'ont pas choisi l'affrontement ils ont raison. Ils ont aussi raison de dire qu'ils ont toujours été désireux de saisir les occasions de négocier et de risquer la paix comme avec l'UP. Ils otn aussi raison de dire qu'en dehors d'eux il n'y a pas de refuge pour les gens persécutés par la terreur de la classe dominante. Merde, ils ont tué même le principal humoriste de Colombie. Et l'ont justifié en disant que son frère était dans les FARC... Il est difficile de réaliser la violence et la cruauté de la bourgeoisie colombienne. Entre 2002 et 2006, les paramilitaires et l'armée ont tué plus de gens en Colombie que la dictature argentine ne l'a fait entre 1976 et 1983... et de quelle façon...

Le terrorisme continue pendant les pourparlers: http://www.marchapatriotica.org/ddhh-denuncias-2/1282-hallado-cuerpo-sin-vida-de-miembro-de-marcha-patriotica-y-mucapoc-sobre-el-rio-Guaviare

Dans ces conditions on sait qu'une part des FARC est réticente et craint de se voir massacrée et de jeter les acquis à la mer alors que les bruits de bottes s'intensifient au Venezuela et en Colombie. Notamment les FARC du Sud, la mythique Colonne Téofilo Forero. Qui viennent de faire savoir qu'elles sont dans le cadre fixé par le Secrétariat, et Catatumbo est à Cuba:

Comunicado del Bloque Sur de las FARC-EP

Creado en Miércoles, 10 Abril 2013 08:13 | Escrito por Joaquín Gómez, Integrante del Secretariado de las FARC-EP | Imprimir



El Bloque Sur de las FARC-EP les esclarece a algunos políticos despistados, que conocen de todo menos de la realidad en que viven, que:

1. En las FARC-EP no existen alas políticas ni alas militares. De acuerdo con nuestros estatutos, las FARC-EP son un “Movimiento político-militar que desarrolla su acción ideológica, política, organizativa, propagandística y armada de guerrillas, conforme a la táctica de combinación de todas las formas de lucha de masas por el poder para el pueblo".



Comunicado del Bloque Sur de las FARC-EP

El Bloque Sur de las FARC-EP les esclarece a algunos políticos despistados, que conocen de todo menos de la realidad en que viven, que:

1. En las FARC-EP no existen alas políticas ni alas militares. De acuerdo con nuestros estatutos, las FARC-EP son un “Movimiento político-militar que desarrolla su acción ideológica, política, organizativa, propagandística y armada de guerrillas, conforme a la táctica de combinación de todas las formas de lucha de masas por el poder para el pueblo".

2. En las FARC-EP todas las instancias de dirección se rigen por el principio de la dirección colectiva.
El Estado Mayor Central es el organismo superior de dirección y mando de las FARC-EP, en todos sus escalones. Sus acuerdos, órdenes y determinaciones obligan a todo el Movimiento y a todos sus integrantes.

3. La Columna Teófilo Forero pertenece al Bloque Sur y el Bloque Sur pertenece a las FARC-EP.

4. Por subordinación y por convicción, el Bloque Sur está de acuerdo con sus representantes en las actuales conversaciones de paz en La Habana. Acatará y cumplirá al pie de la letra con los acuerdos a que se llegare.

5. El Bloque Sur ratifica una vez más su apoyo y total subordinación al jefe del Estado Mayor Central de las FARC-EP, Timoleón Jiménez.

JOAQUÍN GOMEZ

Comandante del Bloque Sur y miembro del Secretariado del Estado Mayor Central de las FARC-EP.

Montañas del sur de Colombia, 9 de abril de 2013.


Categoría: Comunicados

Sur les zones urbaines, le travail "FARC" est de la propagande armée comme vous le voyez dans les facs, et l'essentiel du travail des FARC et du MB est dans la construction des organisations politiques, associatives et syndicales, comme un peu toute organisation ouvrière. Pour donner une idée là encore de leur présence, il y a quelques années au forum social de Sao Paulo, deux dirigeants de la CUT avaient prôné la "combinaison des formes de lutte" (c'est à dire en incluant la lutte armée) dans un contexte comme celui de la Colombie. Ils ont dû s'en dédire à leur retour pour ne pas se retrouver en prison pour apologie du terrorisme, car c'est très précisément le discours des FARC. De même Gloria Inès Ramirez considérée comme un porte parole officieux du PCC et des FARC (elle ne proteste que très mollement) avant d'être sénatrice avait été réfugiée politique en Espagne à la demande du gouvernement colombien (la Colombie et l'Espagne ont un accord permettant aux personnalités que le gouvernement de Bogota juge impossibles à protéger de se réfugier temporairement en Espagne) parce qu'elle était Présidente de la CUT. Les FARC n'ont jamais cessé de travailler au développement des structures syndicales et associatives, paysannes, ouvrières, des quartiers populaires féministes, de droits humains, etc... Ils sont hégémoniques dans le secteur syndical agricole, et très implantés dans les cités populaires, les orgas syndicales urbaines. Malgré la répression. Parallèlement au travail syndical et associatif ils s'organisent clandestinement avec le PCC et le Mouvement Bolivarien. Je peux témoigner qu'ils sont partout. Avocats, enseignants, travailleurs des banques, chauffeurs de bus, domestiques, étudiants, chômeurs, déplacés, féministes, syndicats ouvriers, assos de droits humains. Et je ne fais que citer de mémoire, de ce dont je peux dire que je le sais par savoir direct. Je ne connais pas de gens des campagnes, mais ils y sont encore plus forts. Groupes musicaux, artistes, écrivains, idem. On découvre une autre activité en ville, les cliniques. On le voit par la presse car c'est une activité délicate à camoufler. Evidemment ils infiltrent aussi les forces armées, là aussi, cela sort de temps en temps lorsqu'ils tombent. L'itinéraire de la hollandaise en est une illustration, elle a débarqué dans un collège de Pereira et elle y a rencontré un prof membre des FARC qui l'a plus tard retrouvée à Bogota et lui a proposé de rejoindre une structure urbaine. Lorsque la structure a été repérée, les FARC l'ont su et ont dispersé les militants, Tanja a voulu partir rejoindre l'armée populaire, les colonnes guerrilleras. Ce que je dis peut étonner, il suffit de regarder les chiffres des massacres et des effectifs militaires face aux quelques milliers de guérilleros permanents (9000? 10000? Sans doute plus, peut-être moins, comme dit la Tanja, ils ont commencé à 47)... Si les FARC étaient coupés de la population, acculés dans des semi-déserts humains, comment auraient-ils pu résister? Et pourquoi la classe dominante tuerait-elle des dizaines de milliers de personnes pour se débarrasser d'eux sans y parvenir? La réponse est évidente.

Enfin, la paix avec justice sociale, c'est la condition de la fin des hostilités armées, ce n'est pas la fin de la lutte des FARC, la perspective des FARC, c'est "Viva la Colombia nueva, viva la revolucion, la Patria Grande (l'Amérique entière) et le Socialisme (pas celui d'Hollande). Il y a des tas de désaccords et critiques à faire. Mais après la mort de Reyes, Ivan Rios, El Negro, El Mono Jojoy, l'emprisonnement à vie de milliers de combattants qui ne trahissent pas malgré les propositions réitérées de l'état, après les reportages, notamment ceux de Langlois au moment de sa capture, les infos, les textes et les témoignages, y compris de gens comme Alan Jara qui est resté leur prisonnier pendant 6 ans, on ne peut plus croire que ce sont un cartel qui fait son beurre. Ce sont des camarades, engagés dans un combat extraordinairement dangereux et des camarades d'un courage et d'un dévouement à la classe que vient souvent couronner une mort atroce dans la jungle loin de leur famille. Je crois que devant certaines situations la critique ne doit pas retenir la solidarité. Lorsqu'il y a quelques années (10 en fait) l'EZLN était à la mode, Marcos s'était permis de critiquer les FARC depuis si longtemps en guerre sans résultats et obsédées par la prise du pouvoir. Les FARC avaient répondu que la destruction de l'état bourgeois était une nécessité sans laquelle les révolutionnaires se condamnaient à l'impuissance devant le capital ou à la dégénérescence (visant, je pense, le FMLN ou le M 19). Et que cela était impossible si l'on refusait de préparer l'insurrection, la prise du pouvoir. Il est clair que l'EZLN est aujourd'hui moins disert et donne moins de leçons. Marcs pointait pourtant des choses justes, je crois, mais je suis content de la réponse des FARC sur l'état. Ils ont repris les mêmes critiques sur le chavisme et la question de la nature de la révolution bolivarienne. Contre l'état bourgeois et l'impérialisme, chaque fois que j'ai parlé avec des gens de ce courant, j'ai ressenti une grande modestie, et une grande joie, celle de rencontrer des camarades qui m'enseignaient la lutte révolutionnaire et la profondeur de ce que doit être un engagement révolutionnaire. Lorsqu'ils disent "Patria o muerte, venceremos", ou "Con Bolivar, con Manuel, con el pueblo al poder" cela peut faire sourire. Eux meurent pour la révolution, le socialisme et la classe ouvrière, la fn de l'impérialisme et l'avènement d'un monde débarrassé du capitalisme. Il y a des divergences mais... leur combat est le nôtre.
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