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Colombie

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Colombie

Message  Oudiste le Ven 24 Sep - 11:18

Coup "historique" aux Farc: le chef militaire tué par l'armée colombienne

De Pablo RODRIGUEZ (AFP) – Il y a 19 heures

BOGOTA — Le chef militaire de la guérilla colombienne des Farc, Luis Suarez, alias Jorge Briceno ou "Mono Jojoy", a été tué par l'armée lors d'une opération militaire menée mercredi et jeudi, un coup "historique" contre ce groupe armé.

La mort de ce membre du bureau politique de la guérilla, qui en compte sept, a été annoncée par les autorités à Bogota puis par le président colombien Juan Manuel Santos, depuis New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.

"C'est le coup le plus dur" porté à la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) a déclaré Juan Manuel Santos, ex-ministre de la Défense (2006-2009) au pouvoir depuis le 7 août qui avait promis d'intensifier encore la politique de fermeté à l'égard des Farc.

"C'est une nouvelle historique pour notre pays", a-t-il encore déclaré.

Le cadavre du chef militaire de la guérilla, âgé de 57 ans et qui avait gravi ses échelons depuis 1975 selon la police, a été trouvé dans la nuit de mercredi à jeudi dans le département central de Meta, non loin de la municipalité de la Julia, dans la sierra de La Macarena.

Une vingtaine de combattants des Farc ont également été tués.

L'opération planifiée en secret a impliqué tous les corps d'armée.

Plus de 70 aéronefs ont été utilisés, une cinquantaine de bombes, et plusieurs centaines de militaires.

Le "Mono Jojoy", (Mono signifie en colombien "blond" et évoque les reflets dorés de sa chevelure lorsqu'il était enfant, ndlr) était depuis plusieurs années l'homme le plus recherché par l'armée colombienne, au côté d'Alfonso Cano, le dirigeant de cette guérilla.

Selon les spécialistes ce fils de paysans du département de Boyaca (nord) était le dernier "mythe" vivant de la guérilla, et son principal stratège militaire depuis le début des années 1990. Sa mort sera pour celle-ci "dévastatrice" a déclaré à l'AFP l'expert Ariel Avila, auteur d'une enquête sur le Mono Jojoy.

"Toutes les opérations militaires étaient ordonnées et coordonnées par lui. De lui dépendait la structure militaire", a souligné l'ex-président Andrés Pastrana (1998-2002).

Le chef militaire des Farc, qui dirigeait le "bloc oriental", son plus puissant front, était également recherché aux Etats-Unis pour trafic de cocaïne et l'enlèvement de trois otages américains, libérés le 2 juillet 2008 lors de l'opération militaire Jaque, au côté d'Ingrid Betancourt et de onze autres otages colombiens.

En Colombie, il était accusé d'homicides, d'enlèvements et de terrorisme.

La Maison Blanche a réagi jeudi à l'annonce de sa mort en évoquant une "victoire importante pour la Colombie", tandis qu'à Bogota certains ont considéré que sa disparition pourrait entraîner une désorganisation des Farc propice à un dialogue.

Depuis 2008, la guérilla des Farc, fondée en 1964, a perdu trois dirigeants historiques, dont son principal fondateur Manuel Marulanda, mort de maladie fin mars et deux membres du bureau politique, Raul Reyes, tué dans un bombardement en Equateur et Ivan Rios, assassiné par son aide de camps.


Elle avait tenté depuis cette année "noire" de se ré-organiser et augmenté ses actions visant les forces de l'ordre, blessant ou tuant plus de 2.300 soldats en 2009.

Mais pour le politologue Fernando Giraldo, la disparition du Mono Jojoy devrait sans nul doute la fragiliser car aucun autre dirigeant actuel n'avait sa stature. Le départ de cet homme "radical" et "orthodoxe" pourrait faciliter des discussions de paix, a-t-il estimé de ce fait.

Sa mort, "ouvre un mince espoir" en ce sens a aussi déclaré l'ex-otage Ingrid Betancourt.

Les proches des 20 policiers et militaires encore détenus par la guérilla ont pour leur part exprimé leur crainte que leurs géôliers s'en prennent à eux, "en représailles", d'autant que le "Mono Jojoy" supervisait personnellement le dossier des otages.
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Re: Colombie

Message  chejuanito le Mar 16 Nov - 9:02

L’enjeu médiatique du conflit colombien se polarise autour de Tanja Nijmeijer

Colombie : le défi des FARC

Loic RAMIREZ

« Qu’ils viennent, qu’ils viennent me sauver, et nous allons les accueillir avec des AK (AK47, fusil mitrailleur) » (1) ironise la jeune hollandaise tout en lançant un avertissement à l’adresse du gouvernement colombien et de l’armée. Dans une vidéo postée par Radio Nederland (RNW), le mercredi 3 novembre 2010, Tanja Nijmeijer se prononce sur sa présence au sein des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) voulant ainsi démontrer qu’elle n’est pas une prisonnière de la guérilla.

Activement recherché depuis que des photos où elle apparaissait avaient été retrouvées dans l’ordinateur de Mono Jojoy, tué lors d’une attaque aérienne le 26 septembre 2010, la jeune hollandaise a récemment suscité la polémique quant aux raisons de son engagement dans la lutte armée aux côtés des FARC. Le journaliste colombien Jorge Enrique Botero, auteur de cet entretien filmé, diffusé par la chaîne hollandaise, assure que bien que celui-ci date du mois d’août 2010 (avant le bombardement du camp) la guérillera est toujours en vie. Diffusé en deux extraits, la seconde partie de la vidéo témoigne du parcours de Tanja et de son adhésion à la guérilla. « Je suis une guérillera des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie, et je le serai jusqu’à vaincre ou mourir » affirme-t-elle.

Des déclarations qualifiées d’absurdes par le ministre de la Défense, Rodrigo Rivera. Selon lui se sont là des propos qui montrent une « attitude menaçante et obstinée de ceux qui ont perdu tout contact avec la réalité colombienne ».

Sans cesse présentées “sur le déclin” par le pouvoir, les FARC ne semblent pas prêtes pour autant à déposer les armes. Partisan depuis plusieurs années de l’affrontement militaire au détriment de la négociation, le gouvernement colombien mise énormément sur l’obtention de résultats concrets face à la guérilla. Le discours se veut offensif et surtout, confiant. L’actuel président Juan Manuel Santos s’était lui même prononcé sur le sort réservé au groupe rebelle en affirmant, suite à la mort de Jorge Briceño (Mono Jojoy), qu’il « est possible de dire que c’est le début de la fin des FARC ». Un son de cloche qui s’est amplement répandu depuis quelques temps au niveau international dans les médias avec pour point d’appui les nombreux coups durs portés à la guérilla. La mort de Raul Reyes en mars 2008, puis celle de Ivan Rios peu de jours après, suite à une trahison, ont été deux événements fortement exploités dans ce sens. La libération d’Ingrid Betancourt par l’armée colombienne en juillet 2008 avait inspiré le président de l’époque, Alvaro Uribe, qui déjà avait annoncé que « la fin des FARC est proche ». La mort de Manuel Marulanda, dit Tirofijo, chef historique des FARC, rendue publique en mai 2008, était venue s’ajouter à l’ensemble des revers infligés au groupe armé comme étant un signe de délitement de ce dernier.

Cette succession de “victoires” pour Bogota, fortement exploitée, dissimule une réalité plus complexe. Les célébrations hâtives de la “fin des Farc” et l’exhibition, tel des trophées, des différents cadavres de commandants tués, cachent mal la persistance d’un conflit interne qui date déjà de plus de quarante ans.

En retrait depuis quelques temps, la guérilla a repris une attitude offensive depuis l’été 2010, surtout suite à la succession de Santos à la présidence. De nombreuses attaques ont été enregistrées durant le mois d’août et début septembre : dont une embuscade, le 1er septembre, dans le Caqueta (sud du pays), qui coûta la vie a 14 soldats. Autre fait majeur, les Farc et l’ELN (Armée de Libération Nationale en espagnol) parviennent à un accord de cessez le feu entre les deux organisations et l’annoncent dans un communiqué le 14 septembre 2010.

Le scandale des “falsos positivos” (faux positifs) est un autre révélateur du piège dans lequel s’est engouffré le pouvoir colombien : face à l’exigence d’obtenir des résultats de la guerre menée contre les Farc, un grand nombre de citoyens sont assassinés par l’armée et par des groupes paramilitaires pour ensuite être présentés comme membres de la guérilla. La découverte de ces meurtres camouflés en affrontements entre guérilleros et soldats a fortement secoué l’opinion publique et a alerté les différents observateurs internationaux (1400 cas supposés en septembre 2010, impliquant 2400 victimes, selon le journal Semana).

Le conflit colombien dépasse amplement le champ militaire, il embrasse également celui des médias. Pour Bogota il est important que sa stratégie puisse se révéler fructueuse, dans tous les cas qu’elle le paraisse aux yeux du pays. La tentative de présenter Tanja Nijmeijer comme étant une jeune ayant perdue toute illusion sur la guérilla, lors de la publication de son journal intime en 2007, s’est heurtée à la réapparition de celle-ci dans l’actualité, un discours engagé en bouche. Rapidement le pouvoir s’est empressé de pointer du doigt cet engagement, relayé par les médias, soulignant une démarche “absurde”. Deux jours après la diffusion de la vidéo, la soeur de Tanja, Marloes Nijmeijer, s’est adressé à la guérillera sur une vidéo également, relayé sur le site du journal El Tiempo . On y voit une femme qui se dit “en colère” contre sa soeur et affirme ressentir de la “honte” pour celle-ci. Elle l’exhorte également à quitter la guérilla « avant qu’il ne soit trop tard » et ce afin « de faire quelque chose de réellement constructif ». Un message qui, pour El Tiempo, se résume par le titre de “La soeur de l’Hollandaise demande pardon pour les actes de Tanja” . Pour le journal La Vanguardia, l’isolement de la jeune femme se fait plus explicite encore si l’on en croit le titre : “l’Hollandaise membre des Farc assombrit son pays en annonçant qu’elle tirera sur celui qui viendra la « libérer »” .

L’occasion est exploitée pour faire de “Holanda” (nom de guerre de Tanja) une femme mise au ban, par sa propre famille, par son propre pays ! Face à cela, les Farc savent qu’ils ont là un élément politique de résonance internationale. Sûr que la jeune femme va jouer un rôle plus important au niveau de l’image que souhaite renvoyer le groupe armé. Pour le moment, reste cet extrait vidéo en guise de réponse, en guise de défi lancé au pouvoir par celle qui se dit « fière d’être une guérillera, fière de travailler ici auprès du peuple colombien et aux côtés d’autres guérilleros, travaillant quotidiennement pour la prise de pouvoir et la révolution ».

Loïc Ramirez

7 novembre 2010

(1) http://www.elespectador.com/noticias/paz/video-233000-video-de-holandesa-tanja-nijmeijer-farc

http://www.legrandsoir.info/Colombie-le-defi-des-FARC.html
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Re: Colombie

Message  verié2 le Mar 16 Nov - 11:00

Companero Luis Suarez, alias Jorge Briceno presente !

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Re: Colombie

Message  Copas le Jeu 10 Nov - 22:29

Colombie, face aux attaques du gouvernement réactionnaire les réactions de la jeunesse (avec le souffle exemplaire du mouvement chilien) :





Les cycles vertueux des mouvements de résistance aux plans du capitalisme se synchronisent

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Sam 26 Nov - 15:01

Contrairement à ce que veut faire croire Santos, lorsque l'armée a tué Cano, elle avait grand peine à contrôler les actions des FARC à travers tout le pays, au point que l'ex président Uribe venait de publier une critique de son successeur en parlant des défaites militaires et de la chute du moral de l'armée. Mais les actions de bombardement et la technologie israélienne notamment permettent à l'armée de frapper les campements et notamment ceux concentrant des effectifs. En revanche ce ne sont pas les bombes qui permettent de remporter une victoire, juste de ne pas perdre, la question de l'issue au conflit social armé reste ouverte.

Ci-dessous et en français un compte rendu d'un procès contre une combattante des FARC, une militaire des FARC-EP (les FARC, c'est aussi les milices locales et régionales, les milices urbaines, le mouvement bolivarien clandestion, des assos paysannes et urbaines, un énorme poids syndical, etc...) qui montre bien ce que Botero appelle l'extrême idéologisation des combattants des FARC que nombreux à l'EG ont dit (en répétant la propagande de l'état colombien) "dépolitisés.

Le 6 Avril 2011, Marinelly Hernandez Orozco, rebelle des FARC-EP et prisonnière de guerre de l’état colombien, a été conduite par l’INPEC à l’audience publique convoquée par le Juge Pénal du Circuit Spécialisé de Quibdo, dans le procès No 2010002000.

Marinelly, de 33 ans, membre d’une famille pauvre et paysanne du lieu dit Agua Bonita dans la commune de San Rafael (Antioquia), lors de sa présentation à l’audience a annoncé au juge qu’elle « se déclarait en rupture », devant l’absence de garanties d’avoir un procès équitable et parce qu’elle ne reconnaissait pas l’autorité de l’état colombien, lui remettant un texte à l’appui de sa déclaration, et a renoncé à toute défense, disant textuellement : « Je n’ai besoin d’aucune défense, puisque je n’ai commis aucun délit, je me déclare en rupture avec l’état colombien et ses lois antipopulaires et injustes, je suis une combattante du peuple. »

Dans son récit, Marinelly a déclaré que durant son enfance elle a vécu dans sa chair les agressions et persécutions continues de l’armée colombienne contre ses parents et toute la paysannerie de sa région pour le seul fait d’appartenir à l’Union Patriotique (UP), et que dans son adolescence elle a été témoin de multiples assassinats de paysans, d’amis, voisins et parents, dont les corps étaient abandonnés avec des traces de torture ou démembrés… « Tout cela fit partie de la sale guerre et de la guerre psychologique qu’ils ont mise en place pour faire peur aux gens qui luttaient pour le peuple. Est-ce que l’on peut croire qu’avec toutes ces expériences qui faisaient notre quotidien, un enfant ou un jeune peut croire en un état ou une justice quelconque ? », a insisté la prisonnière, qui attribue ces crimes à la Police, l’Armée et les groupes paramilitaires et qui a cité à titre d’exemple le massacre du fleuve Nare où « le capitaine Martinez et ses troupes sont entrés dans des mines d’or où se trouvaient des paysans occupés à extraire le minerais, et un jour avant ont jeté des tracts leur disant de s’en aller, le jour d’après ils sont entrés avec des haches et des scies tronçonneuses, ont attaché les travailleurs en chaîne, et devant eux ils sautaient de l’un à l’autre, sa ns les tuer, leur enlevaient les bras, les jambes, et après ils ont pris de chaque personne un bras ou une jambe, en ont jeté un tas dans le fleuve, d’autres dans les trous de la mine et ils en ont laissé d’autres pour que les oiseaux les mangent. »
La prisonnière a révélé que les actions et violations de l’état colombien contre le peuple lui ont montré le chemin qu’elle devait suivre et ne pas « finir massacrée, torturée ou mutilée pour servir d’exemple comme finissent beaucoup de paysans qui n’ont rien à voir avec le conflit, ou finir comme une réfugiée vivant de l’aumône dans les villes ». C’est pourquoi à l’âge de 14 ans avec la matûrité donnée par de telles violences, et comprenant « qu’il n’y a pas de respect de la vie et que seul existe le symbole de la vie », elle est rentrée dans les FARC en considérant qu’elle n’avait pas d’autre alternative ou façon de préserver la vie, lutter pour elle et réclamer nos droits ».
Dans son récit, Marinelly dénonce que comme représailles pour son entrée dans les FARC, en 2000 l’armée en complicité avec les paramilitaires a assassiné son père… « mon unique frère, lui aussi adolescent a été obligé de disparaître, il n’a même pas pu donner une sépulture à notre cher père… Notre père s’ appelait Hector Alonso Hernandez, l’armée colombienne avec les paramilitaires l’ont pendu de leurs mains en introduisant des crochets au bout de ses membres comme s’il était de la viande de boucherie, ensuite ils ont transpercé l’estomac et tout le corps avec un poignard ou une épée, ils ont ensuite découpé ses lèvres comme on le fait aux poissons, enfin ils lui ont tiré un coup de grâce dans la tête ; selon la médecine légale et ceux qui ont pris son corps, ils ont torturé mon père vivant. Mon père avait 70 ans. Comment ont-ils pu faire cela à un vieux, en l’accusant d’être un guérillero ? Parce que moi j’étais une révolutionnaire, ils devaient tuer mon père ? Alors que dirions-nous de tous ces sénateurs en procès pour complicité avec les paramilitaires ? Que toutes leurs familles aussi devraient être emprisonnées ou torturées et soumises à des traitements de lèse-humanité ? Lâches qui torturent et tuent en disant que ce sont des guérilleros des paysans et des personnes sans défense. »
Après 16 ans dans les FARC, Marinelly fut capturée, elle dit qu’on lui a attribué un nombre sans fin de délits dont elle n’est pas responsable, bien qu’elle ait été arrêtée alors qu’elle se trouvait en état de rébellion, qu’elle est soumise à trois jugements, condamnée dans deux d’entre eux et en procès actuellement pour les délits de rébellion, terrorisme, homicide, entre autres, selon ses propres paroles » en reprenant les mêmes charges que dans les procès antérieurs pour justifier une nouvelle condamnation qui légitime la peine de perpétuité que l’on donne habituellement aux prisonniers politiques en Colombie ». Cela fait rire Marinelly qu’on juge des femmes comme elle comme terroristes alors que la pratique du terrorisme a été l’emblème des gouvernements des deux derniers siècles, mais que ces dernières années, ils sont passés de l’action terroriste couverte à l’action terroriste au grand jour et sans pudeur de l’armée colombienne. Cette armée avec une véritable méthode d’action terroriste change comme le caméléon, non de couleur, mais de pelage, et la nuit combine menottes, machettes effilées, et scies tronçonneuses pour ensuite le matin se transformer en « glorieuse armée colombienne »… Je dois dénoncer le rôle ignoble que jouent les juges et les procureurs qui poursuivent en justice des paysans en masse pour le seul délit de vivre dans des zones de conflit armé intense… Comment qualifier autrement que de terroriste un état qui punit par la faim et l’oubli son peuple causant ainsi la mort de nombreux enfants dans la plus totale indifférence ? », conclut la prisonnière.
Après un rappel statistique sur les hauts niveaux de pauvreté et d’inégalité en Colombie et les priorités gouvernementales données à la guerre menée à travers des pratiques de lèse humanité comme les 3000 exécutions extrajudiciaires perpétrées durant la présidence d’Alvaro Uribe, la dépossession de la terre de la paysannerie et son accumulation entre les mains de quelques-uns, principale cause de l’appauvrissement de trente millions des 42 888 592 habitants officiels de la Colombie. Marinelly affirme qu’ « une solution aux profonds problèmes économiques, politiques et sociaux du pays est impensable si l’on continue sous la tyrannie d’un régime qui persiste dans des politiques de ruine de la paysannerie, et dans la même dynamique pousse vers la misère la majorité de la nation… le peuple colombien est gouverné, à tous les niveaux, par des bandits qui, dans les branchez d’activité les plus diverses, ont recouru à des crimes de lèse-humanité pour rester au pouvoir. »
Elle pointe ainsi que dans les procès politiques auxquels sont soumis les femmes et les hommes révolutionnaires en Colombie, s’applique « une justice de vengeance privée de la part d’une classe dominante qui instrumentalise les fonctionnaires », impose de lourdes peines privatives de liberté, citant le guérillero Jacobo Arenas qui, selon la source, a dit : « En Colombie, il y a deux pouvoirs ; l’un est le pouvoir formel, comme on dit, un pouvoir qui se présente à nous sous différentes formes, par exemple ce qu’on appelle pouvoir exécutif, pouvoir législatif et pouvoir judiciaire ; voici le pouvoir formel qui ne décide rien parce que dans les conditions actuelles il est, disons, quelque chose de décoratif, dominé par le véritable pouvoir. »
Finalement, la prisonnière de guerre dit clairement que pour elle l’appareil judiciaire dans le conflit colombien est une arme efficace du gouvernement, et c’est pour cela qu’elle rejette les bénéfices supposés ou les pactes qu’on lui propose, affirmant « j’assume tous les procès auxquels on me soumet, y compris celui-ci, je ne prétends pas à un traitement de bienveillance, je connais très bien la politique de condamnation à perpétuité de tous les prisonniers politiques, qu’ils fassent ce qu’ils ont à faire, je ne m’en préoccupe pas, parce que l’histoire m’acquittera et la justice révolutionnaire condamnera ceux qui comme vous se sont élevés contre leur propre peuple… Monsieur le Juge, vous n’avez aucune autorité morale pour me juger, ni vous monsieur le procureur pour m’accuser, vous vous êtes trompés si vous pensez que je suis venue renier mon organisation et mon parti. Même si cela signifie supporter les 40 ans d’une vie sans saveur auxquels j’ai déjà été condamnée dans les procès antérieurs, je me déclare ici et je me confirme ORGUEILLEUSE MILITANTE DES FARC LUTTANT POUR UN HOMME ET UNE FEMME NOUVEAUX ! Capable de générer les changements qui garantissent le développement d’une vie digne dans tous les domaines de production, ce que l’actuel système capitaliste n’est pas capable de donner puisque ses buts sont opposés à mes aspirations et c’est pour cela même que je le combats et le combattrai… Je ne reconnais pas l’état qui me juge et me retient prisonnière, je ne reconnais pour juger de mes actes que les documents des FARC , parce que les FARC sont la seule institution que je respecte et pour laquelle je n’hésiterais pas à me sacrifier. De la même façon, le seul état que je respecte, que j’aime et je reconnais est l’état-major central des FARC-EP et son Secrétariat, qui lève l’épée et la pensée de notre libérateur Simon Bolivar, notre père spirituel, pour la véritable indépendance et la construction de la grande patrie et du socialisme, nous avons juré de vaincre et nous vaincrons !!! »
Sure ces mots, Marinelly Hernandez Orozco demanda au juge de ne plus requérir sa présence à de futures audiences et à ne pas nommer d’avocat pour sa défense, puisque, comme nous le disions au début, elle considérait n’avoir rien dont elle doive se défendre, n’ayant commis aucun délit.
Depuis, Marinelly attend dans la Prison pour femmes de Medellin le développement du conflit colombien, selon ses mots « avec la tête et le moral révolutionnaire levés », et insiste en citant son camarade Jorge Briceno qui disait : « Dans les FARCnous n’avons pas l’âme de traîtres, mais de patriotes et révolutionnaires, nous avons lutté et nous continuerons à le faire avec courage, don de soi et sacrifice pour abattre ce régime pourri des oligarchies et construire un autre ordre social ».
C’est le cas le plus significatif de rupture qui se soit présenté dans la dernière décade, il représente des milliers de femmes et d’hommes qui dans la force de l’âge sont condamnés à la prison à vie, avec pour seul espoir de retrouver la liberté une issue politique au conflit ou un éventuel échange humanitaire.
Avril 2011
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Message  Toussaint le Mar 17 Juil - 0:06

Saludo de las FARC-EP al ELN en su 48 aniversario: "la Unidad es la ruta" Escrito por Comisión Internacional de las FARC-EP

Martes, 10 de Julio de 2012 23:06

Compañeras y Compañeros.

Ejercito de Liberación Nacional (ELN)

Al arribar al 48 aniversario de su justo y necesario levantamiento en armas, las causas económicas, sociales, políticas y culturales no solo siguen vigentes sino que se han profundizado. La brutal represión contra el pueblo colombiano por parte de la oligarquía colombiana y el imperialismo yanqui no tiene nombre, decenas de miles de compatriotas, han sido detenidos, torturados desaparecidos y asesinados.

Actualmente, las locomotoras de Juan Manuel Santos, no son más que un inmenso y ambiciosos plan para el saqueo de nuestras riquezas naturales. Es nuestro deber salirle al paso a este gran asalto a nuestro país por parte de las multinacionales y el imperialismo yanqui, construyendo, organizando y proyectando la resistencia popular.

Son 48 años de dura resistencia contra un enemigo superior en armas, cuyos ingentes recursos dedican a la parafernalia bélica, pero infinitamente inferior en humanismo e ideales de democracia, justicia social y dignidad patria.

La gran voracidad de las transnacionales y sus lacayos nacionales por la ganancia, la riqueza y el poder, los han llevado a cometer toda clase de crímenes e injusticias.

El pueblo se muestra cada vez más combativo: un día los estudiantes, otro los campesinos, después los obreros, otro las mujeres, otro los indígenas, otro los afrodescendientes, otro las comunidades LGTB, en fin el pueblo resiste y se une al calor de la lucha en su construcción de una Colombia digna soberana y en paz.

La unidad es la ruta, hoy más que nunca se hace necesario tejerla, hilando las voluntades de todos y todas quienes luchamos contra la injusticia y por la paz, el pueblo espera de nosotros el ejemplo. “Unidos seremos invencibles” nos enseño nuestro Padre Libertador Simón Bolívar.

Saludamos efusivamente al Comando Central, a los mandos medios, a combatientes, simpatizantes y amigos; a los presos y presas de su organización y a familiares de quienes han caído en esta guerra necesaria.

Reciban nuestro abrazo fraterno y revolucionario en este 48 aniversario

Por la Nueva Colombia, la Patria Grande y el Socialismo.

Comisión Internacional de las FARC-EP.

Julio 4 de 2012

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Mar 17 Juil - 3:22

Ataques y amenazas huelga golpean sector carbonífero de Colombia
ReutersPor Jack Kimball | Reuters

BOGOTA (Reuters) - La industria de carbón térmico de Colombia está sufriendo una serie de ataques con bombas y amenazas de huelga que podría poner en riesgo más de la mitad de los envíos del cuarto mayor exportador mundial del mineral, dijeron fuentes del sector.

Cualquier interrupción de la producción de Colombia, sin embargo, tendría que ser prolongada para elevar los precios, debido a que tanto en los mercados del Atlántico y del Pacífico cuentan con un exceso de suministros a pesar de demanda de carbón en gran parte de Europa, mientras las importaciones se mantienen estables en India y China.

Una posible huelga de los trabajadores del tren de Fenoco, que transporta carbón de alta calidad a los puertos del Atlántico desde las minas de la Drummond, Prodeco -una unidad de Glencore- y Colombian Natural Resources -unidad de Goldman Sachs- podría reducir las exportaciones en un 50 por ciento.

También existe la posibilidad de una huelga en la mina La Jagua de Prodeco por mejores salarios y condiciones de trabajo después de que los trabajadores votaron el 7 de julio para autorizar un paro.

Bajo la ley colombiana, tienen hasta el jueves por la noche para comenzar la huelga o deben votar de nuevo.

A los trabajadores de Fenoco se les paga menos que a los de las minas de las empresas y podrían unirse a los empleados de La Jagua en cualquier huelga, paralizando unos de los principales productores de Colombia, aseguraron las fuentes.

"Los trabajadores de Fenoco se están aprovechando de la posible huelga en La Jagua. Si La Jagua va a la huelga, no va a ser la gran cosa, pero si lo hace Fenoco, entonces eso será un problema", dijo una fuente de la industria.

El presidente de Fenoco, Peter Burrowes, dijo a Reuters que la compañía está "haciendo todo lo posible" para resolver el problema, mientras que el sindicato afirmó que las conversaciones se rompieron.

Los trabajadores de Fenoco tienen hasta el jueves 26 de julio al llevar a cabo la huelga o deben votar de nuevo. Un cese de actividades en La Jagua y Fenoco probablemente tendría que durar varias semanas para tener un impacto sobre los precios, admitieron las fuentes.

Los precios mundiales probablemente se quedarán estables en los próximos seis a nueve meses, reportó el lunes Bank of America Merrill Lynch.

RESERVAS EN PUERTOS

Los productores colombianos en general mantienen entre un 5 y un 10 por ciento de la producción anual almacenada en el puerto para utilizarla en caso de huelga.

El suministro diario de carbón en el puerto a través de Fenoco es de hasta 160.000 toneladas.

"El tiempo de espera en los puertos es en la actualidad sólo uno o dos días. Fue hasta 10 días antes, y podrían usar las reservas del puerto, que son bastante decentes ahora, y luego sería más una cuestión de los retrasos a las cargas de ir de nuevo a 10 días, o algún tiempo de espera, algunos de demora", dijo una fuente europea.

"Pero habría un montón de usuarios finales que darían la bienvenida a la posibilidad de retrasar las cargas, dado el estado del mercado - que sería fácil de sustituir y, probablemente, a precios más bajos", dijo la fuente, que compra a todos los exportadores principales de Colombia.

Colombia ha recibido un récord de inversión extranjera, principalmente en los sectores petrolero y minero, impulsando la producción de carbón a niveles históricos en la última década después de una ofensiva militar respaldada por Estados Unidos que obligó a la guerrilla a un repliegue a apartadas zonas montañosas y selváticas.

La cuarta mayor economía de América Latina enfrenta un conflicto interno de casi cinco décadas en el que las Fuerzas Armadas del Estado enfrentan a los rebeldes que reactivaron sus ataques en los últimos meses.

Las izquierdistas Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC) destruyeron el sábado con explosivos un tramo de la línea ferroviaria que une las minas de Cerrejón a su puerto en el departamento de la Guajira, al norte del país.

Previamente se registró un ataque similar contra la línea de Fenoco en el vecino departamento del Cesar, que junto con la Guajira produce la mayoría del carbón destinado a las exportaciones.

Dos años después que el presidente Juan Manuel Santos asumió el poder, el resurgimiento de los ataques de la guerrilla y una reforma fallida al sistema judicial provocó una caída de su popularidad, lo que complica el panorama para su eventual reelección en el 2014 y la aprobación de algunas reformas.

"Lo malo es que estos ataques están ocurriendo con regularidad, como lo hicieron años atrás", dijo otra fuente.

(Reporte de Jack Kimball. Editado por Luis Jaime Acosta.)
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Re: Colombie

Message  Carlo Rubeo le Lun 27 Aoû - 14:35

Nestlé serait impliqué dans l'assassinat d'un syndicaliste colombien, Luciano Romero, il y a 7 ans en 2005.

Nestle under fire over Colombian murder

A Nestle employee and union member in Colombia was murdered by paramilitary forces seven years ago. Human rights organizations say Nestle shares the blame, but investigations have stalled for years.

Over three months ago, the European Center for Constitutional and Human Rights in Berlin (ECCHR) and Sinaltrainal, the Colombian trade union for the food industry, teamed up to press charges against food giant Nestle with the public prosecutor in the Swiss canton of Zug.

The groups accused Nestle of responsibility for the murder of Luciano Romero in 2005, due to neglect of safety precautions. However, investigation into the case has yet to begin.

It looks like the complaint is a hot one for the Swiss prosecution to handle. The case would set a new precedent. It would be the first time that a Swiss business had been held legally responsible for a breach of law abroad.

Nestle, which is the biggest food company and one of the most multinational companies in the world, is also the biggest taxpayer in Switzerland. The company has 328,000 employees in more than 150 countries, with revenue last year of 70 billion euros ($87.6 billion) and a net profit of eight billion euros.

Union members threatened


Columbians protest ties between president and paramilitaries

Nestle has been active in Colombia since 1944, where it has grown to be one of the biggest purchasers of milk. The town of Valledupar is home to the Cicolac factory, a subsidiary which buys up most of the milk in the region and is an important economic force.

In the 1990s, Romero was one of 191 employees at Cicolac. Nestle planned a joint venture with another company, and Romero became an active opponent of the move.

"Romero became one of the most important union activists in the region," said legal expert Claudia Müller-Hoff, who is working on the case for the ECCHR. "Because of his active involvement, local paramilitaries often threatened to kill him."

Romero was unable to stop Nestle's plans.

"During the process of restructuring, all employees were let go and replaced by new staff with worse contracts," said Michel Egger of Alliance Sud, one of the biggest development aid organizations in Switzerland.

Tortured to death

In the face of serious threats, Romero temporarily went into exile in Spain through an organized protection program. Once that expired, he returned to Colombia in 2005 and filed a complaint against the termination of his contract.

"At the same time, he prepared for a public witness hearing in Switzerland regarding working conditions at Nestle's Colombian subsidiary," Müller-Hoff said.

But he was never able to testify. Shortly before the hearing, Romero was abducted by members of a paramilitary death squad and tortured to death.

The paramilitaries were caught and sentenced by a Colombian court. In his verdict, the judge concluded it was impossible that the group acted on its own.

The judge ordered the state prosecutor to "investigate leading managers of Nestle-Cicolac to clarify their likely involvement and/or planning of the murder of union leader Luciano Enrique Romero Molina."

The Colombian prosecution has drawn out the investigation up to today.

Dangerous terrain for unions

Colombiais "one of the most dangerous countries for union activities," the International Trade Union Confederation said in a 2010 report. Since 2000, 60 percent of all murders of union members have happened there. Most remain unsolved to this day. More than 20 members of Sinatrainal have been murdered since 1986. Thirteen of them had, like Romero, worked for Nestle.

After Romero's murder, Alliance Sud initiated a process of dialogue with Nestle to discuss the conflicts in Valledupar, sending people to Colombia to speak with locals involved in the case. The results left much to be desired.

"The corporate culture is very technocratic and profit-oriented," Egger said. "That's something we strongly criticized."

In its final report, Alliance Sud said Nestle is lacking in conflict sensitivity, including when it comes to dealing with past events that left the union traumatized.

No comment from Nestle

In the eyes of ECCHR, Nestle and its managers share considerable responsibility for Romero's death.

"After all, despite being well-informed about continuing threats against the Cicolac employee's life, they failed to do anything to protect him," Mueller-Hoff said.

So far, Nestle has rejected all allegations of responsibility and fails to answer requests for an interview. Allegations about the company's operations up to 2005 evidently do not jibe with positions Nestle has taken since then.

An example is Nestle's 2008 sustainability report, which claims that every employee should have the opportunity "to develop his potential in a safe and fair work environment where he is listened to, respected and appreciated." The report describes employee safety as "non-negotiable."

A company brochure from 2006 states, "especially in a war-torn country like Colombia, after consultations with both authorities and the unions, we have undertaken great efforts to protect our union leaders, workers and managers."

Delays after unclear jurisdiction

The complaint against Nestle is also backed by the German-based Catholic relief agency Misereor.

"It is often a country's elites who profit when a company does not respect human rights or tolerates human rights violations," said Misereor South America expert Hein Brötz.

Parties can press charges against Nestle in Switzerland based on article 102 of the Swiss penal code. The article, which has been in place since 2003, holds that a company can be legally responsible for a crime committed within the company when organizational shortcomings make no one individual responsible.

The law has rarely been used in court, and, if the prosecution in Zug has its way, that's apparently how things will stay.

Like many other Swiss businesses, Nestle's tax address is in Zug, which has the lowest tax rate in Switzerland. The company's headquarters are in the town of Vevey in the canton of Vaud.

The prosecution in Zug moved to refer the case to Vaud in June, and a complaint has been filed against the move. The ECCHR hopes, however, that a decision will soon be reached as to who is responsible so that the prosecution can start investigations which will lead to results.
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Carlo Rubeo

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Ven 31 Aoû - 1:16

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Toussaint

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Re: Colombie

Message  verié2 le Ven 31 Aoû - 9:32

Toussaint a écrit:Le gouvernement et les FARC entament un processus de négociation.
(...)
Bien sûr, il faut savoir aussi la raison de ce changement politique très relatif, elle se trouve ici:
http://www.resistencia-colombia.org/index.php/farc-ep/partes-de-guerra

(...)
Tu veux dire que ce seraient les pertes de l'armée et de la police qui inciteraient le nouveau gouvernement à négocier ? Le site que tu nous indiques est un site de propagande des FARC. C'est de "bonne guerre", si l'on peut dire, de mettre en avant les pertes de l'ennemi, mais ces infos sont-elles fiables ? On est plutôt habitués à lire que les FARC ont subi de nombreux coups durs avec la mort de plusieurs de leurs dirigeants. Mais la propagande, c'est évidemment des des deux côtés...

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Message  Toussaint le Dim 2 Sep - 8:36

C'est amusant de voir des militants français se méfier de sites d'organisations révolutionnaires sud-américaines alors qu'ils ont tellement de respect pour les sites et les discours des organisations françaises...

Les chiffres des FARC sont confirmés depuis des années par les observateurs indépendants, les attaques de la guérilla ont monté en nombre et en gravité meurtrière pour les forces bourgeoises depuis 2007 d'une année sur l'autre inexorablement. Je peux facilement retrouver les chiffres et ils confirment ce que disant les FARC. Dans les bulletins de guerre, il y a aussi les défaites et les coups reçus. Il ne faut pas oublier que ces bulletins sont diffusés d'abrd au sein des FARC par leurs radios et vérifiables ainsi par celles et ceux qui en sont les auteurs et les témoins.

En revanche, si quelqu'un ment, c'est bien l'armée colombienne et ses milliers de "faux positifs" depuis des années. Il y avait repris sur des "sites" se voulant très sérieux des chiffres gouvernementaux. Une année, je crois 2010, les FARC au nombre de 10000 guérilleros, avaient 3000 "otages", comptaient 4000 "enfants", et avaient subi 2500 désertions et plus de 3000 tués ou capturés. Un an après les mêmes sources donnaient à peu près les mêmes chiffres pour la même guérilla... qui pendant ce temps avaient continué à frapper sur tout le territoire. Je renvoie simplement aussi à ce qui s'est passé pour le journaliste bien français du Figaro, donc peu susceptible de gauchisme éhonté ou de sud-américanisme débridé, Langlois, fait prisonnier alors qu'il partait pour un reportage glorieux de l'armée colombienne... il a assisté à l'anéantissement au peloton d'élite.

Les coups portés ont été essentiellement des bombardements aériens, très efficaces et une stratégie d'élimination des dirigeants des FARC. Cela s'appelait "tuer le serpent en lui coupant la tête", bon c'est raté. Après 12 ans de Plan Colombie, avec l'aide des Etats Unis et Israël, il est navrant de voir répétées les mensonges de la presse bourgeoise colombienne et de son armée criminelle, sa narco-armée. Les accusations portées contre les mouvements sociaux d'être infiltrés par la guérilla sont évidemment fausses. Et l'affirmation que ces mouvements sont étrangers à la guérilla est une farce. La réalité est bien plus simple et plus complexe, l'état colombien et la classe dominante ont toujours réagi par la violence meurtrière et l'assassinat de masse à tout mouvement social paysan, ouvrier, étudiant, salarial. La Marche Patriotique qui a été un énorme mouvement et le reste, compte ses morts par dizaines à présent, et l'OIT considérait il y a peu de temps que le métier le plus dangereux du monde était syndicaliste en Colombie. Il n'y a qu'à réaliser aussi l'énormité des transferts de propriété réalisés au profit des mafieux et des grands propriétaires terriens pour comprendre que le paramilitarisme en Colombie n'a jamais eu pour fonction d'annihiler la guérilla mais d'écraser le mouvement social et d'exproprier les paysans, les communautés indigènes. La ruée vers la mine et les métaux dont regorge le sous-sol colombien redonne un nouveau souffle à l'assaut. La violence systématique de la classe dominante colombienne est à l'origine de la guérilla et elle en est la source continue de recrutement. Le gouvernement Santos ne peut pas sérieusement penser qu'il va liquider la guérilla au bout de 12 ans de guerre totale intenable à long terme.

Ce qu'il y a de vrai, c'est que si le gouvernement ne peut détruire les FARC, les FARC ne peuvent pas non plus vaincre l'armée colombienne avec son énorme puissance de feu, notamment aérienne et l'assistance technologique israélo-américaine. Les FARC ne peuvent plus occuper des villes ou de grosses agglomérations, du fait justement de cette puissance aérienne. En revanche, elles ont modifié leur tactique et alors que l'armée a mené l'offensive sur les "bastions historiques" de la guérilla, elles se sont redéployées dans des régions où elles avaient été obligées de céder du terrain. En fait, les FARC sont revenues à une conception plus politico-militaire que militaro-politique, et à une guerre de guérilla plus classique, reposant totalement sur l'enracinement dans la population. Il en faut pas oublier que les FARC ne sont pas exactement seulement dans les camapagnes, et qu'elles sont très présentes dans les villes, pas sous la forme de colonnes guérilleras, évidemment, mais par le mouvement bolivarien et le Parti Communiste Clandestin.

Je mets ici quelques images des interventions de la guérilla dans les universités. N'oublions pas qu'il ne s'agit pas de militants d'organisations légales et que ces gens cagoulés sont des guérilleros qui assument ce qui va avec ce choix, autrement plus risqué que celui de l'adhésion à un parti comme LO ou le NPA... (Voilà le genre de choses qui peut arriver à tout militant: http://www.youtube.com/watch?v=LhYaaYP_Lc4

http://www.youtube.com/watch?v=j5gRSe4R5JA
http://www.youtube.com/watch?v=KQh_sEBH_F0&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=-1mF4UYXxuE&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=nU3QxJcju_g&feature=related

Une vidéo assez rare, montrant les "encapuchados" s'adressant aux forces de l'ordre sur la thématique "sous l'uniforme, tu restes un travailleur". C'est une tactique très à la mode depuis le début du mouvement étudaitn.
http://www.youtube.com/watch?v=O8GvZBcYBD8&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=6hAK8Ikijc0&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=vaZ6-X-tjOU&feature=related
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Message  Carlo Rubeo le Dim 2 Sep - 14:20

Toussaint, tu penses quoi de ça (qui n'est pas une action isolée j'insiste) ? :

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Message  Toussaint le Dim 2 Sep - 18:51

Deux choses.

D'abord les FARC ont une logique qui est celle d'une organistion en guerre et ils comptent dans leurs rangs de nombreux amérindiens. Une preuve, ceux-ci viennent de se voir pour certains punis à la mode traditionnelle. La logique des dirigeants amérindiens me semble très compréhensible, ils refusent de se trouver victimes de la guerre. Et lorsque les soldats s'installent, les FARC attaquent, les soldats bombardent et punissent, etc... De plus les cabildos estiment qu'ils sont maîtres chez eux. Ils ont donc puni des indiens qu'ils ont arrêtés alors qu'ils étaient revêtus de l'uniforme des FARC après avoir dit aux FARC qu'ils ne voulaient plus d'acteurs armés sur leur territoire. Ils ont aussi chassé physiquement les policiers mais à la différence des FARC qui n'ont pas utilisé leurs armes, l'armée est venue leur mettre les points sur les i... Et ils sont bien obligés d'accepter la présence de l'armée sur leur territoire. De même les amérindiens ont exigé des autorités qu'elles invitent aux discussions entre elles et les cabildos la guérilla, ce que la guérilla acceptait mais l'armée a refusé ou Santos, ou les deux. Et Santos est venu en personne. Donc les FARC ne sont pas parties et elles ne renonceront pas à la guerre.

Ensuite si de bandes armées il s'agit, on voit aussi la différence avec ce qui s'est passé lorsque les narcos et les AUC se sont approprié les terres des mêmes indigènes, ils l'ont fait par le massacre de centaines de personnes. C'est là qu'ils ont inaugurée la mise en scène des massacres à la scien tronçonneuse...

La vision des FARC de la question indigène est celle de Mariatégui (http://www.resistencia-colombia.org/index.php/cultura-fariana/lecturas/142-el-problema-del-indio-su-nuevo-planteamiento), militant marxiste révolutionnaire péruvien du 20ème. Pour les FARC les nations indiennes sont des "communautés" colombiennes et s'ils sont d'accord avec leur autonomie (garantie en théorie par la constitution) elle a ses limites qui sont celles de la guerre à l'échelle nationale colombienne. Et pour les FARC, clairement, si les nations indiennes veulent rester hors de la guerre, elles doivent expulser l'armée et la police bourgeoises. Sans quoi les FARC attaqueront.

Le conflit avec les autorités indigènes se voyait venir depuis des mois. Le gouvernement et les forces armées ont visibleùment passé des accords avec une partie des cabildos, mais cet accord est resté sous entendu. En tout cas, les cabildos ne se sont opposés à l'installation de l'armée que lorsque les FARC ont attaqué. Mais l'attaque des FARC n'a pas été une attaque extérieure aux communautés. Minoritaire peut-être mais pas margiunale du tout, il y une implantation réelle des FARC chez les Indiens du Cauca. Elle remonte à longtemps. Il faut savoir que les terres des indiens du Cauca ont été reprises et gardées grâce en grande partie à l'action... des FARC. Je joins une série de documents des FARC dont le premier est de Mars 2012, juste avant l'offensive actuelle.

Lunes, 12 Marzo 2012 13:58. Por Comando Conjunto de Occidente.

Nuevamente apelamos a la palabra para que como un puente, comunique las dos orillas de un mismo rio: la lucha civil de las comunidades indígenas y la resistencia armada del pueblo, ambas fundamentales en la brega de los colombianos por procurarse un futuro digno para todos y todas.
Nuevamente apelamos a la palabra para que como un puente, comunique las dos orillas de un mismo rio: la lucha civil de las comunidades indígenas y la resistencia armada del pueblo, ambas fundamentales en la brega de los colombianos por procurarse un futuro digno para todos y todas.


El panorama político del país muestra una élite dominante encabezada por el presidente Juan Manuel Santos, quien se empeña en profundizar las políticas neoliberales, orientadas a complacer los apetitos del Imperio y a salvaguardar los intereses de la oligarquía nacional.

Al tiempo que en el discurso habla de democracia, de devolución de la tierra usurpada a sus legítimos dueños, de reparación a las víctimas, de crecimiento económico y otras mentiras con las que logra maquillar la realidad y aplazar las aspiraciones populares, el gobierno continúa empecinado en la guerra con la promesa de que un día logrará derrotar la digna y justa resistencia guerrillera.

Mientras tanto, desatiende la problemática social y los múltiples llamados que tanto las FARC-EP como otras organizaciones populares, venimos haciendo en relación con la búsqueda de una solución política y verdadera al conflicto social y armado que desde hace varias décadas desangra a los colombianos.

En el norte del Cauca, habitantes comuneros y comuneras, han sido testigos de un criminal accionar de las tropas oficiales y de la respuesta de las unidades guerrilleras y milicianas que nos hemos enfrentado con decoro y entereza a la ofensiva militar de ese ejército opresor y mercenario que ocupa los territorios rurales, constituyendose en punta de lanza de las multinacionales que vienen por los recursos mineros, hídricos y ambientales, en implementación sangrienta de las locomotoras santistas en una especie de nueva cruzada de apropiación, ya no de tierras sino de los recursos naturales que hay en ellas.

Los altos mandos militares se afanan por doblegar la resistencia fariana y la lucha ancestral indígena y trabajan por romper el vínculo que nuestra organización política militar ha construido con amplias franjas de la población desde que juntos, en la segunda mitad del siglo XX, en una lucha que, como la de hoy, cobró muchas vidas de hijos del pueblo, reconquistamos para los indígenas estas tierras usurpadas que se encontraban en manos de terratenientes.

En ese propósito, y a causa de los precarios resultados conseguidos con su gigantesco pie de fuerza, su desmedido presupuesto, sus armas mercenarias, su aviación y tecnología de punta proporcionadas por los gringos, hoy involuctan a los comuneros en la guerra para que sean las comunidades las que sigan colocando su cuota de sacrificio al enfrentarse con la insurgencia, mientras ellos esperan los resultados, cobran su salario y preparan la penetración de las compañías extranjeras.

Es así como, en una errónea y engañosa interpretación de la Autonomía, ciertos “dirigentes” vienen sembrando odios en los comuneros y promueven en las asambleas el espíritu confrontacional, no solo contra la presencia guerrillera, sino también contra los propios hermanos indígenas que se alejan de sus políticas proclives al Estado. En esa dirección promueven acciones hostiles que terminan haciendo de las guardias indígernas una mera extensión de los cuerpos policíacos del Establecimiento, y de su hostilidad, la mejor herramienta a favor de las élites gobernantes y de las trasnacionales del Imperio.

Esta actitud, claramente expresa en la CIRCULAR Nº 005 de febrero 2 de 2012 del Cabildo indígena del Resguardo de Jambaló, cuando dice en su punto SEGUNDO: que continuarán “en el ejercicio de control y verificación e información a las autoridades competentes…” demuestra su toma de partido al lado de las fuerzas del Estado, defendiendo la legalidad por encima de la ilegitimidad de este gobierno, y de hecho, involucrándose peligrosamente en la guerra dentro del bando oficial.

Es esta la explicación por la que las personas en mención, a quienes se les han sumado algunas voces de los cascos urbanos de Toribío y Jambaló, no hacen nada concreto por impedir la presencia de la policía y el éjército de ocupación en las cabeceras municipales, que ellos conocen muy bien que es violatoria de normas del Derecho Internacional Humanotario (DIH), del cual es firmante el Estado colombiano, específicamente del Protocolo Adicional a los Convenios de Ginebra, Artículo 58. Contrariamente y de manera irresponsable, abogan por más pie de fuerza y más represión, sin importarles que a mayor presencia de las fuerzas estatales, mayor agudización de la guerra en el territorio y como consecuencia, más sufrimiento para las comunidades nortecaucanas.

Las FARC-EP somos pueblo en armas y en los distintos lugares del territorio nacional nos debemos a las comunidades de base por cuanto sus necesidades insatisfechas son la razón de ser de nuestra lucha.

Muy al contrario de lo que dicen los mensajes que a diario difunde la emisora RADIO NASA en una campaña similar a las de Caracol y RCN, y que lleva engaño y confusión a las comunidades de Toribío, nuestra Organización no persigue ningun interés material existente en suelo indígena. Nuestras aspiraciones son el restablecimiento y garantía de los derechos ancestrales y constitucionales y el fortalecimiento de los principios que ha abrazado el Movimiento Indígena.

Igual que el inmortal José Carlos Mariátegui nosotros creemos que “la tierra ha sido siempre toda la alegría del indio” (en su valoración material y espiritual), y es por eso que consideramos que mientras los territorios indígenas no se encuentren efectivamente asegurados para sus pueblos, mientras “los gobiernos propios” no constituyan garantía de justicia social y pulcritud para las comunidades, mientras la fuerza pública se mantenga con su presencia amenazante, y mientras exista peligro de saqueo de los recursos naturales de los territorios, la presencia de las FARC-EP seguirá siendo legítima en ellos.

Renunciar a combatir estas amenazas crecietes, significaría también dejar las comunidades a merced de la represión estatal y a disposición de las trasnacionales, al despojo de sus tierras y de sus recursos naturales. Y, por supuesto, representaría la complacencia del comandante de la fuerza de tarea Apolo, general Jorge Humberto Jerez, del ministro Pinzón y del presidente Santos, siniestros personajes que dirigen la estrategia de reclutar a dirigentes, guardias indígenas y comuneros para su bando.

Hacemos un llamado a las comunidades para que no caigan en la trampa de dejarse guiar por agentes abiertos o encubiertos del Estado. Las convocamos a que redoblen los esfuerzos de lucha por la Unidad, la Tierra, la Cultura, la verdadera Autonomía y la Justicia Social, en el marco de buscar la solución política a la guerra, es decir, una paz que resuelva las causas sociales que dieron origen al alzamiento armado, único escenario que puede hacer realidad el justo, y tantas veces frustrado, proyecto indígena.



¡POR UN GOBIERNO PARA CONSTRUIR LA PAZ!

FARC-Ejército del Pueblo

COMANDO CONJUNTO DE OCCIDENTE Montañas del Cauca, Marzo de 2012


La falsa versión oficial sobre el Cauca

Lunes, 30 Julio 2012 00:34 | Por Gabriel Ángel |

El problema es otro. La convergencia de la exacerbación de las políticas neoliberales de Santos con los intereses del más rancio latifundismo paramilitar.

El departamento del Cauca parece rondado por un fantasma. Algunos pensarán que se trata del espíritu de Alfonso Cano, el comandante de las FARC-EP que entregó su vida en esas montañas, luchando a brazo partido por la Nueva Colombia. Podrían tener razón, el anhelo de justicia de los pueblos no muere cuando caen los hombres que lo lideran. Pero también podrían tratarse de otros fantasmas, los de los indios, los negros y los campesinos desollados por los terratenientes.


Los santos presidentes, cuando visitan la región, vuelven a insistir en la misma fórmula de arrasamiento. La que la Corona española aplicó con partidas de hombres armados y perros de caza en épocas de pasadas rebeldías. La que los latifundistas de la República aplicaron una y otra vez desde la Independencia, la que los empresarios y mafiosos de hoy han intentado reiteradamente con sus sicarios y paramilitares. La fórmula fracasada de siempre.

Porque gringos, gobierno y generales se niegan a reconocer el verdadero problema. El de la tierra, el de la propiedad latifundista que ha estado siempre detrás de todas las violencias. Es muy fácil decir que unos indígenas engañados por el discurso, la presión o los dineros de la guerrilla se oponen interesada y neciamente a la presencia constitucional de las fuerzas armadas de la República, ciegos a comprender que ellas están allá para garantizarles la paz y la tranquilidad.

Resulta sencillísimo convertir un problema real, material, de asombrosa desigualdad en la distribución de la tierra y la riqueza, de violencia centenaria contra las comunidades secularmente despojadas, en un problema ideal, de carácter filosófico o jurídico, acerca de la soberanía del Estado, o la primacía de unos artículos de la Constitución Nacional sobre otros. Desviar la atención, como lo hacen gobierno, especialistas y medios sólo contribuye a agravar las cosas.

Baste recordar quiénes se alzaron en armas cuando el gobierno de José Hilario López abolió la esclavitud en el territorio colombiano. Esos sí eran alzamientos buenos. Los tiempos cambian, ahora no se trata de la esclavitud, se trata del afán de las arrinconadas comunidades porque les devuelvan las tierras usurpadas. Se trata del disgusto contra las locomotoras que acrecentarán su miseria. Se trata de la supervivencia contra la aniquilación anunciada.

Como siempre, están completamente equivocados quienes pretenden hacer aparecer la lucha guerrillera en las montañas como un fenómeno extraño e introducido de manera artificial y forzosa en distintos espacios de la geografía nacional. Dicha concepción surge de la teoría de seguridad nacional impulsada por los Estados Unidos tras el triunfo soviético sobre el totalitarismo nazi. Desde entonces, toda lucha social o política fue interpretada como infiltración rusa.

Según lo enseñado por el Pentágono, era el expansionismo comunista el que disfrazado con todo tipo de máscaras, se colaba para crear problemas en donde reinaban tranquilidad y armonía. Es cierto que la Unión Soviética desapareció hace ya más de dos décadas, pero la manía de abordar todos los conflictos como generados por factores externos ajenos por completo a la realidad en que maduran, sigue caracterizando cada uno de los enfoques de las clases dominantes.

Así sucede, por citar uno muy de moda, con el fenómeno del narcotráfico. No es una realidad surgida en el seno de la desigual sociedad capitalista que valora por encima de todas las cosas la riqueza individual, sino un enemigo que cayó en mala hora sobre el país y que como un virus nefasto fue invadiendo la vida social. Se lo combate policial, militar, judicial y extrajudicialmente, con resultados bien pobres, pues jamás se atienden las verdaderas razones de su aparición.

Ahora se promueve por todos los medios posibles la idea de que la causa de los problemas de orden público en el Occidente del país es la obsesión terrorista de las FARC. Se pretende presentar al gran público, así, vulgarmente dicho, que la única responsable de la explosiva situación social y política que se vive en esa región, es la demencia de unos jefes guerrilleros dedicados al narcotráfico. Guerrillas que además, se apertrecharon allí sin ningún lazo con los habitantes.

En consecuencia la única solución admisible es la guerra total. La militarización de cada metro cuadrado, los bombardeos, los ametrallamientos, las operaciones ofensivas, las capturas masivas, los allanamientos, los insoportables controles a la población. Y se presume que ella va a aplaudir eso, porque el Ejército, la Fuerza Aérea, la Armada, la Policía, los organismos secretos, los informantes, la Fiscalía y los paramilitares tienen por objeto liberarla del yugo guerrillero.

Indígenas, negritudes y colonos inconformes con semejante embestida pasan a ser considerados como milicianos, cómplices, auxiliares o lo que sea de los terroristas. Y se acrecienta la represión contra ellos. Lo expresa orgullosamente el alto mando militar, la clase política. Y se revuelcan de satisfacción los latifundistas, los inversionistas, los mercaderes de la guerra. La gran prensa, como siempre, se suma servicial a los propósitos de la gente pudiente de Cali, Popayán y Bogotá.

El problema es otro. La convergencia de la exacerbación de las políticas neoliberales de Santos con los intereses del más rancio latifundismo paramilitar. Allí, como en el resto del país, se enfrentan las fuerzas de gran capital extranjero y nacional, del latifundio, del paramilitarismo narcotraficante, con las comunidades indígenas, negras, campesinas y urbanas. La violencia latente en Colombia expresa el conflicto entre dos concepciones de país y desarrollo.

Por eso las comunidades rechazan abiertamente la solución militar. Exigen el retiro de las tropas. Porque quieren paz, justicia, derechos. Cualquier observador imparcial se percatará de entrada que los guerrilleros no son sujetos importados, sino indígenas, negros, campesinos, obreros, estudiantes, gente pobre de ambos sexos que tras sufrir y conocer la suerte de sus familias y pueblos se alza con una dignidad admirable por un futuro mejor para todos.

Del mismo modo que el general Mantilla, pese al ruido de los disparos y explosiones, negaba ante la prensa una y otra vez que había combates y hostigamientos, asegurando que todo se hallaba bajo control durante el Consejo de Seguridad convocado por Santos en Toribío, la clase política y el gobierno en todos sus escalones se niegan a reconocer la evidencia de que los colombianos no quieren más su endemoniada guerra. Prefieren cerrar los ojos, gruñir, amenazar, pisotear, matar.


RESPUESTA DE TIMOLEÓN JIMÉNEZ, A LA ASOCIACIÓN DE CABILDOS INDÍGENAS DEL CAUCA

Domingo, 29 Julio 2012 16:33. | Por Timoleón Jiménez, Comandante en Jefe de las FARC-EP. | |



He tenido conocimiento de la comunicación recientemente dirigida por Ustedes, la cual cuidé de leer con sumo respeto y atención. Con la misma claridad y franqueza con que su Asociación expresa su pensamientoy propósitos, procedo a responder sus inquietudes en mi condición de Comandante del Estado Mayor Central de las FARC-EP, organización que como ustedes conocen, nació en 1964 a la vida política colombiana como expresión de la resistencia popular a la guerra, y se acerca a cumplir cincuenta años de lucha indeclinable por la paz.



Compañeros:
ASOCIACIÓN DE CABILDOS INDÍGENAS CXHAB WALA KIWE(DEL NORTE DEL CAUCA)
Montañas del departamento del Cauca.

Apreciados compatriotas:

He tenido conocimiento de la comunicación recientemente dirigida por Ustedes, la cual cuidé de leer con sumo respeto y atención. Con la misma claridad y franqueza con que su Asociación expresa su pensamientoy propósitos, procedo a responder sus inquietudes en mi condición de Comandante del Estado Mayor Central de las FARC-EP, organización que como ustedes conocen, nació en 1964 a la vida política colombiana como expresión de la resistencia popular a la guerra, y se acerca a cumplir cincuenta años de lucha indeclinable por la paz.

Que ustedes expresen con tanto fervor su anhelo por la paz, confirma nuestra convicción de que las grandes mayorías colombianas claman en las cuatro esquinas del país por ese preciado bien. La guerra civil colombiana no ha sido una decisión del pueblo de este país, sino una imposición de sus clases pudientes dominantes. Es natural que el pueblo que la sufre la rechace con ahínco. Nosotros somos los primeros. Por eso la combatimos en todas las formas posibles.

Es un hecho reconocido por numerosos estudiosos de la realidad colombiana, que la guerra en nuestro país responde a un modelo de acumulación de capital. El despojo de la propiedad rural y su concentración en cada vez más pocas manos, ha coincidido de manera asombrosa con las sucesivas agresiones contra las zonas agrarias por parte de las fuerzas oficiales y paraoficiales. Pretextos para ellas nunca han faltado. Las FARC no estamos integradas por soldados pagos ni conscriptos, sino por gente sencilla del pueblo de Colombia que se ha levantado a la resistencia. Campesinos, indígenas, negros y mestizos que decidimos enfrentar con las armas la agresión.

Es absolutamente cierto que el despojo contra los indígenas americanos lleva más de cinco siglos. Razón de más para luchar por su justa reivindicación. Compartimos completamente todas las aspiraciones de las comunidades indígenas y de hecho las estamos apoyando al riesgo de nuestra propia vida. Pero la fuerza de los hechos históricos impone también que los indígenas no son las únicas comunidades violentadas y perseguidas en Colombia.

A veces parece desprenderse de sus sinceras alegaciones, que las comunidades indígenas sólo miran por ellas mismas, desconociendo la suerte de los demás desposeídos y perseguidos de Colombia, que suman por lo menos treinta millones de compatriotas. El grave conflicto colombiano no puede ser solucionado sólo para las comunidades indígenas, simplemente porque ustedes hacen parte de Colombia, habitan en territorios codiciados por los mismos terratenientes e inversionistas que despojan a colonos, mineros, trabajadores y demás sectores explotados.

Con todo el respeto y la consideración que merecen, me permito expresarles que no es aislándose del resto de colombianos que claman fervientemente por la paz y la justicia social, como van a lograr conquistar sus viejos anhelos. El Ejército colombiano no sólo ocupa resguardos indígenas, sino que cumple su labor predadora por todo el territorio nacional. Su misión es prestar seguridad a inversionistas, empresarios y terratenientes nacionales o del extranjero, al precio de aplastar cualquier oposición al modelo de saqueo y empobrecimiento que defienden.

Nosotros no sólo creemos que el Ejército debe salir de las comunidades indígenas, sino de todo el campo colombiano. Su misión natural es guarnecer las fronteras en defensa de la soberanía nacional, pero las clases dominantes lo han convertido en una máquina al servicio de poderosos intereses extranjeros, dirigida directamente por generales norteamericanos.

El reconocimiento de la autonomía y la autoridad de las comunidades indígenas no nos hace ciegos ante la suma de intereses que llegan a ellas. Si los conquistadores españoles se valieron de la Iglesia, los halagos personales y hasta de la corrupción de muchos caciques como mecanismos de avanzada para su presencia expoliadora, sabemos que igual sucede hoy con diversas organizaciones de rostro humanitario, benefactor o clientelista. Fenómenos así minan la credibilidad de muchos liderazgos en la propia base indígena y descomponen su organización.

Sentimos sincero respeto por su oposición al empleo de la violencia como mecanismo de lucha. En una humanidad civilizada, ajena a los intereses de clase, seguramente que tal pretensión será generalizada. Por eso luchamos. Pero no es menos cierto que las realidades de Colombia, gobernada secularmente por una casta violenta y agresora, terminaron por producir la respuesta digna de los de abajo. Y esa también es una forma respetable de lucha, que no puede ser condenada por principio sin borrar de un plumazo la historia y rozar los límites de la utopía.

Como se infiere de su aspiración de poder desarrollar un proyecto de vida, sin que cambien las condiciones económicas, políticas, sociales y culturales que dominan el resto del país. El problema de ustedes no puede ser examinado a la simple luz de la no presencia del Ejército o la guerrilla en los resguardos, porque como dice Santos, el Ejército jamás va a abandonar sus bases. Porque su presencia encarna un modelo de dominación nacional, continental, de aspiraciones mundiales. Lo que hay que derrotar es ese modelo, y para ello hay que comenzar por el cambio del régimen.

Esa es nuestra lucha y la de millones de colombianos que estamos seguros los apoyan en este momento, los cuales verían fortalecidas sus aspiraciones si ustedes también apoyaran sus reivindicaciones. El asunto en la hora es unir fuerzas, no separarlas.

Las guerras son cruentas, más las que enfrentan a los pueblos con regímenes terroristas al servicio de potencias imperiales. Toda la maquinaria militar, económica, ideológica y política es puesta en juego por estos últimos en aras de su victoria. Ella incluye la propaganda negra, los infundios y provocaciones más groseras. Nosotros más que nadie somos víctimas de todo eso junto.

Si a nuestra gente llegan muchachos indígenas sanos, desesperados por la miseria en que crecieron, ansiosos por luchar para mejorar la suerte de su pueblo, no los rechazamos. No podemos, así es la lucha. Igual sucede con campesinos, mineros, obreros, estudiantes y toda la juventud colombiana que decide unirse a la lucha. Las normas del Derecho Humanitario que ustedes citan prohíben ubicar bases y cuarteles de guerra en medio de la población. Nosotros jamás lo hacemos, ustedes saben que la tropa sí, y de manera permanente y dolosa.

Ustedes exigen que no empleemos nuestras armas con riesgo para la población civil. Nosotros somos población civil a la que la violencia estatal y paramilitar obligó a alzarse. Jamás podríamos tener en la mente la idea de afectar gente inocente. En eso compartimos por completo su reclamo con plena disposición a evitar que ocurra. ¿Pero qué hacer con las fuerzas terroristas de ocupación? Consideramos válidos y legítimos los heroicos esfuerzos que ustedes cumplen hoy.

Si en Colombia cesan las operaciones militares, los bombardeos y ametrallamientos, los desplazamientos forzados, el despojo de la tierra, los crímenes contra el pueblo y la impunidad, con toda seguridad que no tendrá sentido la existencia de las guerrillas. Si el Ejército, la Policía y los paramilitares salen del Cauca, si termina su guerra contra indígenas, campesinos, mineros y pueblo en general, nosotros no tendremos problemas para salir también.

En toda Colombia crece un ruidoso clamor por la paz. Por una salida política a la confrontación. Esa ha sido entre todas la más vieja de nuestras banderas. Es el régimen el que jamás se ha aprestado a poner fin a su predilección por la violencia. Es a él al que hay que obligar a abrir un diálogo. Ustedes, que hoy más que nunca sufren el estilo característico de responder en Colombia a las aspiraciones de paz, son bienvenidos sin duda al trabajo por ella. Con su presencia combativa estaremos mucho más cerca de ella.

Reciban todos mi afectuoso abrazo, que es el de todas las FARC-EP, el de todo el pueblo colombiano que los admira, aplaude y respalda.

Timoleón Jiménez,
Comandante del Estado Mayor Central de las FARC-EP
Montañas de Colombia, 20 de Julio de 2012.






Las guerrillas en la zona minera de Antioquia

Domingo, 29 Julio 2012 16:18. | Por El Paisa decente

Las FARC y el ELN ponen de presente en Antioquia que la leyenda echada a rodar por la seguridad o prosperidad democrática, la misma cosa al fin y cabo, acerca del final de su actividad política militar en el nordeste del departamento, no es sino eso, leyenda, mitomanía pura.

Buenos paisas, no como los de la rosca uribista que desprestigió a Antioquia como polo mafioso narcotraficante y paramilitar, los muchachos demuestran con hechos su actividad combativa, que sabemos quieren que la compartamos con nuestros lectores de todo el mundo.

Por eso recordamos que el pasado 7 de Julio, en Segovia, en la zona minera antioqueña, unidades del Ejército de Liberación Nacional ELN emboscaron a una patrulla de la policía con el saldo de 4 uniformados dados de baja y uno más herido.

Mientras que el día 10 fue el Frente 36 de las FARC el que se hizo sentir en Anorí, hostigando la base de la 14 Brigada ubicada en el sitio Loma de Aljibes, destruyendo buena parte de las instalaciones. Se atacó también la empresa aurífera Mineros de Antioquia, derribándole una de sus torres de energía. Al mismo tiempo, se dejó instalada una trampa explosiva para la tropa, que se cayó en ella el día 12. Helicópteros sanitarios llegaron a recoger muertos y heridos.

Los guerrilleros aprovecharon para reunir y conversar con los trabajadores de la empresa minera acerca de las razones de la operación y el conflicto colombiano. Curiosamente, ese intercambio permitió conocer que se trata de personal traído de otras regiones. Y que una parte de su misión es la construcción de trincheras recubiertas de material. Además, levantan otra represa para una nueva planta eléctrica con fines industriales.

Como se ve, los proyectos van en serio y contemplan las respectivas instalaciones para la guerra, construidas por gente de afuera, para que ninguno de los mineros locales afectados sepa de ello. Avemaría…

En ce qui me concerne, je ne suis pas un apologue des FARC. Je peux sembler tel parce que la somme de mensonges et d'omissions sur la situation en Colombie est telle que l'on a vu des organisations de gauche et d'extrême gauche littéralement se féliciter de certains succès de l'armée et même exercer un subtil distinguo entre l'armée et les paras, en donnant en quelque sorte une onction très "républicaine" à l'armée bourgeoise colombienne, dont le moins qu'on puisse en dire est qu'elle ne la mérite pas. Ensuite on en est venu à répéter les sottises de la propagande timpo-uribiste sur les guérillas dépolitisées, réduites à bouffer des racines ou à trafiquer, leurs commandants assimilés à des barons de la drogue, etc... Lorsqu'on voit par exemple les faux positifs ou l'épisode de la Cacica Gaitana, cette compagnie des Farc qui avait déserté au grand complet, avec leurs chefs et leur armement, alors qu'il s'agissait d'un montage complet, mais total, on mesre le niveau de la propagande de l'état bourgeois. De la même façon il y a eu beaucoup de bruit autour des marches anti-FARC et rien sur la Marcha Patriotica qui a pourtantétait bien plus puissante et surtout moins sponsorisée et moins impulsée par l'état, les narcos et le patronat.
Le truc en France est très différent de ce qui se passe dans d'autres pays comme la Suède ou d'autres dans lesquels les FARC et l'ELN sont considérées comme ce qu'elles sont, des organisations révolutionnaires. Ensuite, on peut discuter sur les méthodes et les stratégies, les erreurs et les dérives notamment militaristes des FARC qui leur ont couté cher. Mais je ne prétends pas non plus avoir une solution à la situation colombienne. Toutes les orgas qui en Colombie ont essayé de se la jouer "ni guérilla ni état, ni réformistes", ont évolué vers les uns ou les autres, comme le groupe de Socorro et les copains de la IV qui ont rejoint jadis l'ELN en partie.


En même temps il est très clair que la guérilla et les FARC en particulier ont une logique qui n'est pas forcément celle du mouvement social et qui peut entrer en conflit avec lui. Ivan Marquez par exemple, était un des dirigeants de l'Union Patriotique, mouvement légal créé par les FARC suite aux accords de paux de 1984 et littéralement exterminé. En fait Ivan Marquez et d'autres en voyant le tableau, sont retournés "dans la montagne" et ont renoncé à leurs mandats de députés, laissant les membres de l'UP qui n'étaient pas venus des rangs des combattants bien dépourvus de perspectives autres que celle de finir découpés en morceaux ou de fuir. Depuis, les FARC n'ont plus jamais mis de billes dans un processus de paix. En 98 ils ont considéré au bout de deux semaines que la négociation était finie, le gouvernement voulait le désarmement et la reddition, les FARC voulaient un processus de refonte sociale et démocratique de l'état et la société avant tout désarmement. Les choses étaient inconciliables. Ils ont utilié les pourparlers comme une tribune mais cela n'a pas tellement suffi et cela a surtout servi à Pastrana à préparer le Plan Colombia et la contre attaque militaire, à discréditer les FARC comme "de mauvaise volonté" avec l'aide de la presse bourgeoise entièrement concentrée entre les mains des Santos. Les FARC et le mouvement social n'ont pas eu les moyens de s'opposer à l'action des paramilitaires et de l'armée pendant toute cette période du Caguan. Ensuite leur stratégie de forcer le gouvernement à négocier en échange de la libération des prisonniers a été un désastre. Moi je ne marche pas dans le vocabulaire "otages", etc. La Bétencourt et les politiciens qui ont appelé à la guerre et à la rupture des négociations, y compris pour les échanges de prisonniers combattants méritaient bien de se voir appliquer pour une fois le sort qu'ils réservent aux autres en Colombie depuis des décennies. Et les soldats ou policiers clairement sont des prisonniers comme les guérilleros. Quant au délire sur la terreur des FARC, on voit ce qu'il en est avec l'affaire du Cauca, lorsqu'une communauté s'oppose à la venue de la guérilla, la guérilla ne répond jamais comme l'état ou les paras (en revanche, lorsqu'on se met au service des paras ou des flics, les FARC recourent à la corvée de bois et l'assument publiquement). Mais toute la politique des FARC sur l'échange humanitaire à tourné à leur désavantage politique. Et leur a coûté très cher au niveau militaire. Ce n'est pas pour rien qu'ils ont viré sur ce point et cela leur a rapporté.

Perso, je voudrais voir un mouvement révolutionnaire se construire en indépendace des guérilas et qui travaillerait dans la perspective d'une insurrection ouvrière et paysanne plus que dans le truc de la GPP, de fait celui des FARC. Même s'ils n'ont jamais théorisé la marche sur Bogota et l'encerclement des villes, et autres sottises aujourd'hui. Maintenant, les conditions de la Colombie sont telles que je me borne à me montrer solidaire des mouvements sociaux et des luttes ouvrières et paysannes, des guérillas contre l'état et les milices bourgeoises. A ce jour, je n'ai vu personne trouver un chemin. Il faut sortir de la guerre, c'est une condition de base. Mais pour que cela ne répète pas le "génocide de l'UP", qui se profile aujourd'hui de nouveau, il faut imposer à la classe dominante des réelles concessions. Et elle ne voudra pas, je pense. Tout son appareil de domination est un appareil de terreur et d'assassinat, cela ne date pas d'hier. Ce n'est pas l'état de Vichy balayé par la guerre et remplacé par un état bourgeois plus démocratique. L'état colombien est un état de guerre civile larvée constante. Donc, "hay FARC para rato" comme on dit. Hélas.
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Re: Colombie

Message  chejuanito le Lun 3 Sep - 0:52

Salut, quelqu'un a un peu plus d'infos là-dessus (circonstances, motifs de la manif...)?
http://www.rcnradio.com/noticias/un-agente-del-esmad-fue-asesinado-en-disturbios-de-la-universidad-del-valle-18769
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Mer 5 Sep - 22:20

http://www.elpais.com.co/elpais/ en général pour les nouvelles du Valle et de Cali, toujours en tenant compte des caractéristiques de la presse colombienne...
Ici précisément quelques indications sur le mouvement étudiant.

http://www.elpais.com.co/elpais/cali/noticias/alcaldia-anuncio-medidas-seguridad-para-marchas-estudiantiles

Quelques images: http://www.elpais.com.co/elpais/educacion/fotos/fotos-asi-transcurrio-marcha-estudiantes-y-profesores-este-miercoles
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Lun 15 Oct - 3:40

http://anncol.info/

Ci-dessous, pour celles et ceux qui comprennent l'espagnol, une entrevue assez intéressante d'un camarade des FARC-EP, assez représentative de la trajectoire et de la formation politique des forces "régulières" de la guérilla. Intéressant témoignage aussi parce qu'il apporte des infos jamais données sur la mort dans un bombardement de Jorge Briceno, le commandant des FARC le plus populaire dans la guérilla, dont parle également Tania, la "hollandaise", dans les liens postés plus haut. Le texte est sur le site d'anncol ci-dessus.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=WFEbcK2E5pw


Dernière édition par Toussaint le Lun 15 Oct - 18:53, édité 1 fois
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Assassinat, il y a 25 ans, du dirigeant de l'UP

Message  Roseau le Lun 15 Oct - 4:08


Source: http://anncol.info/

Jaime Pardo Leal, 25 años del magnicidio

Por Roberto Romero Ospina

Un 11 de octubre de 1977, el ciclo de la muerte contra los candidatos presidenciales abierto por paramilitares y agentes del Estado, se abrió con el asesinato del líder de la Unión Patriótica, Jaime Pardo Leal. Después vendrían Luis Carlos Galán en 1989 y Bernardo Jaramillo, de la UP y Carlos Pizarro, en 1990. Todos bajo el gobierno de Barco. Publicamos una semblanza de Pardo del periodista Roberto Romero publicado en Voz, febrero 4 de 1986.

Ubaque se encuentra justo detrás del cerro de Monserrate. En línea recta hacia el sur, por la misma cordillera Oriental y a una hora en helicóptero está La Uribe, piedra bautismal de los Acuerdos de Paz firmados entre los guerrilleros más antiguos del mundo y el Gobierno.

Cumpleaños comunes

De allí surgió, cumpliendo lo sagrado de los pactos, la Unión Patriótica. Y Ubaque también fue la pila bautismal de quien, a los cuarenta y cinco años de edad, se acaba de convertir en su candidato presidencial.

Jaime Pardo Leal, una de las conciencias jurídicas más lúcidas del país, como que fuera por veintitrés años juez de la República, se sorprende por la paradoja, que se extiende al anotar el día de su nacimiento: 28 de marzo. La misma fecha en que se suscribieron los documentos de cese al fuego, tregua y paz en 1984 y la fundación de la Unión Patriótica un año más tarde.

Rodeado de su esposa Gloria, la novia de toda su vida, y de sus tres hijos, Iván, de dieciocho años, estudiante de Ingeniería de Sistemas; Édison, de dieciséis años, quien culmina su bachillerato; Fernando, de diez, en quinto de primaria y Yarima, la hija mayor con veintidós años, alumna de Odontología, casada y quien le ha dado su primer nieto a la familia, vinculados todos a la Universidad Nacional, Jaime Pardo Leal nos recibe con esa simpatía que siempre lo salpica de chistes y gracejos en su modesto apartamento de Colseguros sobre la carrera 30 con 22.

Surge el candidato

“Era preciso un candidato de la más amplia convergencia que expresara fielmente los lineamientos tácticos y programáticos de la Unión Patriótica, que estuviera por la paz, contra el militarismo y las profundas reformas sociales”, repasa con modestia en su sencillo apartamento de Colseguros, una zona residencial de clase media a pocas cuadras del centro de Bogotá.

Y añade: “La Coordinadora Nacional de la UP nombró una comisión para hacer todo tipo de contactos destinados a formar coaliciones electorales que han tenido buen resultado en varios departamentos; pero en relación al candidato presidencial, una vez se conoció la renuncia de “Jacobo Arenas” por los peligros que sobre su vida hacía pesar el militarismo, las gestiones no fueron fructíferas por circunstancias que soy el primero en lamentar”.

A “Jacobo Arenas”, el segundo comandante de las FARC, lo conoció el 9 de abril de 1960 cuando en el sitio en el que fuera asesinado Gaitán, pronunció un discurso en un acto de masas que lo impactó.

“Era un fogoso orador que entusiasmó a los presentes con sus denuncias sobre el futuro de violencia que ya se cernía sobre el país. Nunca más lo volví a ver”, dice. “Tenía todos los merecimientos para ser el candidato de la UP”.

“La candidatura es una tremenda responsabilidad con mi pueblo, y la interpreto como una tarea de honor que me impone el movimiento revolucionario colombiano”, afirma mientras extiende sus brazos copando el canapé donde está sentado.

Jacobo Arenas, co fundador de las FARC-EP fue elegido como candidato presidencial
pero por razones de seguridad se retiró cuando comenzó la guerra sucia del Estado Colombiano.
Así fue el sabotaje en contra "El Acuerdo de Cese de Fuego" de 1984 entre las FARC y
el gobierno de Belisario Betancourt.

La infancia humilde

Con una piel cobriza que lo identifica con el poblado de acentos indígenas que lo vio nacer, mediano de estatura y un cuello grueso que lucha por salir de la camisa de corbata, Jaime Pardo Leal comienza a contarnos con su voz grave de tantos alegatos forenses de brillo, algunos pasajes de su vida. Una vida de luchas y fidelidades sin tregua a la causa popular.

Hijo único, su infancia conoció las dificultades económicas. “Mi padre fue un modesto empleado público y mi madre una mujer sencilla de nuestro pueblo. Hice la primaria en la escuela pública y más tarde obtuve una beca para continuar estudios en el Colegio Municipal de Choachí, en las mismas sierras de Ubaque”.

Se graduó de bachiller en el Colegio Santiago Pérez de Bogotá, fundado en los años cincuenta por la Dirección Nacional Liberal, porque en las instituciones oficiales no se permitía el acceso de las gentes liberales. “Era la época de la violencia sectaria y en el Santiago Pérez tenían cabida los humildes que venían de la provincia”, anota.

Las jornadas contra Rojas Pinilla

Recuerda cuando estaba en sexto bachillerato: “Intervine muy activamente en la lucha estudiantil contra la dictadura del general Rojas Pinilla y en las jornadas de mayo de 1957 caí preso por unos días”. Apenas tenía diecisiete años.

“Unos años antes había conocido a los primeros revolucionarios, entre ellos a Helmo Gómez Lucich, un joven comunista peruano, fogoso conductor abatido el 9 de junio de 1954 en la matanza estudiantil ordenada por Rojas”, señala.

Después vendría la Universidad Nacional de Colombia, donde siempre ocupó puestos de comando en el movimiento estudiantil siendo alumno de la Facultad de Derecho. Sus coetáneos de estudio lo recuerdan como un líder nato. Hoy lleva doce años vinculado a la misma Facultad regentando la cátedra de Derecho Penal como profesor titular.

“Cuando sólo me faltaban dos meses para culminar mi carrera, fui expulsado por participar en una huelga que exigía mejoras en el Bienestar Estudiantil y contra la intromisión de los gremios en la Universidad. Salí junto con María Arango Fonnegra de Marroquín, Guido Lastra, Julio César Cortés, y Hermías Ruiz, estos dos últimos luego combatientes del Ejercito de Liberación Nacional”.

Una insobornable carrera judicial

Jaime Pardo Leal, que ya tenía a cuestas buena parte de la responsabilidad en la caída del rector Mario Laserna, quien proclamaba que la universidad no era para los pobres, logró graduarse acogiéndose a una amnistía especial.

“Aquí comenzaría mi larga carrera judicial al vincularme hace veinticinco años, primero como simple escribano de un juzgado para financiar mis estudios y ya graduado, convertirme en juez en un olvidado pueblo de Cundinamarca, Bituima, donde permanecí dos años”.

Pero no para quedarse detrás de la baranda del despacho, empezó su interminable oficio de organizador popular y asesoró a los campesinos de la región contra los latifundistas. Por supuesto exigieron su cabeza al Ministerio de Justicia. Y es que en estos veinticinco años de lides, Jaime Pardo Leal ha fundado una veintena de sindicatos y dirigido una cuenta sin fin de paros y huelgas al frente de los trabajadores de la Rama Judicial.

“Hace veinte años organizamos, con otros amigos, el comienzo de lo que sería más tarde la poderosa Asociación Nacional de Trabajadores de la Justicia en Colombia y la primera huelga de que se tenga noticia en los estrados judiciales de cualquier país del mundo. Eso fue por allá en 1962 y duró dos meses”. Y anota con orgullo: “Yo la encabecé y logramos notorias reivindicaciones como un aumento salarial de un cincuenta por ciento”.

En la pensión de la 18

Eran los tiempos en que Jaime Pardo Leal compartía penas y esperanzas con un puñado de muchachos en la pensión estudiantil de la calle dieciocho con carrera quinta en Bogotá. “Al lado de la residencia vivía el expresidente López Pumarejo y me acuerdo que lo veía muchas mañanas en la cafetería vecina departiendo un tinto con Filiberto Barrero, a la sazón secretario de organización del Partido Comunista. Escuchaba con interés sus charlas sobre el momento político. De Barrero, quien vivía unas cuadras más arriba, me hice buen amigo”.

Asonal Judicial –de la que es fundador–, nace legalmente en 1968, siendo presidida por él mismo durante doce años y hasta su salida de la magistratura por las persecuciones de algunos miembros de la Corte Suprema, que lo retiraron como Juez del Tribunal Superior de Bogotá en agosto pasado.

Jaime “Paro Ilegal”

Persecuciones de las que siempre ha sido víctima Pardo Leal, a quien algún periodista llamó Jaime “Paro Ilegal” por su consecuente defensa de los intereses de los trabajadores. “Es que yo no pregunto nunca si un paro es legal o ilegal sino si es justo o no”, aclara.

Repasa cómo, cuando regresó del único viaje al exterior, un foro de paz en Moscú en 1962 siendo vicepresidente de la Unión Nacional de Estudiantes Colombianos (UNEC), el periódico lopista La Calle le hizo una entrevista con fotos del encuentro en la capital soviética.

“El cura de mi pueblo compró varios ejemplares de la publicación para repartirlos en Ubaque con el fin de que no se me permitiese volver. Hasta se me hizo procesión. Tenía que llegar a las ocho de la noche y salir en la madrugada. Gloria, mi mujer y novia en ese entonces, una vez me defendió garrote en mano contra un energúmeno campesino que peinilla al aire tomó muy a pecho las advertencias del párroco”.

Hoy ya esos tiempos han pasado, por lo menos en lo que hace a Ubaque, donde a pesar de ser un pueblo conservador, existe tal entusiasmo por la candidatura de uno de sus hijos que es posible un vuelco sorprendente. Algo que nunca soñaron los censores del pasado.

Con semejante insobornable hoja de vida, no era para menos que cada dos años su nombre fuera objeto de acalorados debates en la Corte Suprema cuando se elegían los jueces para los tribunales. “¿Un empleado oficial y dirigente sindical al mismo tiempo podía administrar? Ése era el debate. Triunfaron las tesis, por la misma existencia de la presión democrática, de quienes consideramos que nuestro derecho a impartir justicia y defender los intereses de los trabajadores no son funciones incompatibles. Con esto se respiraba un ambiente de mayor tolerancia política y que tanto requiere el país”, declara.

El candidato de la Unión Patriótica, mientras permaneció en la administración de justicia, fue un denunciante severo del Estado de sitio, de las arbitrariedades del militarismo con su absurdo ordenamiento penal. “Condenamos sin ambages las torturas y suplicios, la arrogancia castrense, rechazamos el Estatuto de Seguridad y pusimos a los gobiernos responsables de estos desmanes antidemocráticos en picota”, afirma.

“Nos ganamos el odio de los sectarios y recalcitrantes y por eso no me han bajado de la docena de amenazas de muerte, para citar una cifra, y de los boleteos sin cuento a lo largo de estos años difíciles”, añade tranquilo.

El holocausto del Palacio de Justicia en 1985 llevó a Pardo Leal, al frente de Asonal Judicial, a impulsar el paro de los empleados judiciales que, en protesta por el crimen oficial, se mantuvo por una quincena en combativas jornadas de movilización. Acababa de ser retirado del tribunal por una minoría de la Corte Suprema inmolada.

Renunció a la presidencia de Asonal para convertirse en un político profesional al servicio de los desprotegidos. “Mi único patrimonio es el de la moral como abogado que nunca se comprometió en defender a las grandes empresas, casos de personas ligadas al narcotráfico o querellas que perjudicaran los intereses de la Nación. Y mi patrimonio económico se reduce a este sencillo apartamento, un jeep y una pequeña finca”, donde le jala al balompié los fines de semana con sus hijos y algunos amigos, pretexto “para echarse unas polas”.

Pero quizá la mejor definición de Jaime Pardo Leal como candidato popular presidencial, y sin duda el más brillante orador de la campaña, enfrentado a los mimados del sistema, lo dio una sencilla aseadora de Paloquemao donde funcionan los Juzgados de Bogotá: “Él es uno de los nuestros”.

ROBERTO ROMERO OSPINA,
Publicado en Voz, febrero 4 de 1986
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Lun 15 Oct - 19:12

A remarquer dans l'entrevue du camarade des FARC-EP dont j'ai posté le lien plus haut, l'évocation de la Marche Patriotique qui en fait reprend la matrice de l'UP, orga de masse et publique, cadre politique possible d'une tentative de passage des FARC vers la politique légale en cas de réussite des négociations, sur lesquelles le camarade a le scepticisme habituel des guérilleros. Il cite à juste titre que les cadres et militants de la Marche commencent à tomber sous les balles des sicarios comme il y a quelques années ceux de la Union Patriotica.

Mieux, le gouvernement refuse tout cessez-le-feu pendant les négociations et le président Santos vient de déclarer au passage que le secrétaire des FARC assassiné il y a un an, Alfonso Cano, avait été localisé par l'armée alors qu'il se déplaçait après avoir négocié avec lui une éventuelle reprise de pourparlers, qu'il n'avait pas empêché l'armée de l'abattre en disant que "c'est la règle du jeu", comme il avait assassiné Reyes grâce au portable d'un envoyé de Sarkozy venu discuter de la Bétancourt... L'armée savait pertinemment que Cano était faiblement protégé, et pas armé du tout... Ils ont choisi de ne pas le capturer... Ivan Marquez, autre membre du secrétariat des FARC, négociateur actuel des FARC n'aurait pas fait cette erreur, il était un dirigeant de la UP, un de ses députés... et s'en était retourné dans les "montagnes de Colombie" comme ils disent, avant de se faire tuer aussi, en même temps que le prncipal dirigeant des FARC, et leur "théoricien", Jacobo Arenas.
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Mar 16 Oct - 3:28

http://www.contrainjerencia.com/?cat=36

http://www.rebelion.org/seccion.php?id=13

Deux liens assez riches sur ce qui se passe en Colombie et sur le processus de négociations entre la guérilla et le gouvernement. En espagnol malheureusement.
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Jeu 18 Oct - 5:28

A lire un excellent article du Monde Diplo ce ce mois...
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Jeu 18 Oct - 23:39

Ici,
http://www.resistencia-colombia.org/index.php/dialogos-por-la-paz/2443-entrevista-de-la-crb-a-alexandra-guerrillera-de-las-farc-ep
une entrevue en espagnol, de la "hollandaise", Alejandra, la camarade la plus "médiatisée" des FARC, qui était dans le campement du dirigeant Mono Jojoy, et qui va participer aux négociations de Norvège, je suppose pour être dans l'équipe de relations publiques en direction de l'Europe.
La militante parle du Che dont les FARC célèbrent l'anniversiare de la mort, et bien sûr des négociations de Genève. Cela vaut la peine de lire la page de certains blocs des FARC comme celui-ci:
http://www.resistencia-colombia.org/
et notamment pour les camarades français qui savent très peu de cette organisation et de ses militants, de ses combats et de ses évolutions politiques.
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Re: Colombie

Message  Roseau le Ven 19 Oct - 2:25

Les liens ne sont pas (plus ?) accessibles.
La page dit "Account suspended"
Quelle dommage, car tu nous a toujours bien orienté pour comprendre la situation.
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Re: Colombie

Message  Toussaint le Ven 19 Oct - 3:05

Site FARC même si moins bien fait que celui des blocs Ivan Rios y Martin Caballeros ... http://www.farc-ep.co/
et un excellent texte sur http://frentean.blogspot.com/?zx=9eccb05609d72f22, une fois qu'on passe l'avertissement...
Des vidéos FARC: http://www.sitiope.com/videos-gratis/tag/farc-ep.html


Déclaration commune des FARC et l'ELN:

DECLARACIÓN POLÍTICA

– 01/10/2012


El Ejército de Liberación Nacional (ELN) y Las Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia, Ejército del Pueblo (FARC-EP), inspirados en los más profundos sentimientos de hermandad, solidaridad y camaradería, con optimismo y elevada moral de combate, estrechados en un fuerte abrazo de esperanza en el cambio revolucionario, nos hemos reunido para analizar la situación política nacional e internacional, los problemas de la guerra y de la paz en Colombia y avanzar en el proceso de unidad que desde el año 2009 venimos forjando paso a paso, con el propósito de hacer converger ideas y acciones que permitan enfrentar junto al pueblo a la oligarquía y al imperialismo, como elementos que imponen la explotación y la miseria en nuestra patria.

Indoblegable determinación nuestra, es continuar la búsqueda de una paz que para Colombia y el continente, signifiquen el establecimiento de la verdadera democracia, la soberanía popular, la justicia social y la libertad.

Realizamos esta reunión, en momentos en que se desarrolla la más profunda crisis del sistema capitalista mundial, caracterizada por una desaforada carrera de guerras de invasión, saqueo y sobre – explotación de los recursos de la naturaleza, generando precarización de las condiciones de trabajo, que condenan al hambre y la muerte a millones de seres humanos en un planeta conducido por la voracidad del imperialismo, hacia el caos y la destrucción.

En nuestra patria las calamidades que se desprenden de este sistema de inhumana sobre – explotación y exclusión de las pobrerías, ha escalado la desigualdad y profundiza do la confrontación de clases en dimensiones nunca antes vistas, las cuales derivan directamente de la aplicación sostenida y desbocada de políticas neoliberales que favorecen a los grandes grupos financieros y grandes corporaciones transnacionales, en detrimento de las mayorías nacionales.

Dentro del panorama internacional de crisis sistémica del capital, que muestra sus rostros múltiples de debacle financiera, económica, ambiental, urbanística, energética, militar, política, institucional, moral y cultural, Colombia se configura como un país de economía reprimarizada y financiarizada.

A esa condición la han llevado los detentadores del poder, para permitir el saqueo que significa la extracción desaforada, el robo de sus recursos naturales y la especulación financiera. Millones de compatriotas han sido lanzados a la miseria y la guerra, impuesta por las élites para acallar la inconformidad de las mayorías frente a esta iniquidad.



El gobierno de Juan Manuel Santos fue instaurado para garantizar la continuidad de los planes de desposesión por despojo que sobre el pueblo colombiano impone el imperialismo. Una nueva espacialidad del Capital acompañada de ordenamiento s jurídicos y disposiciones militaristas de seguridad y defensa inmersas en la vieja Doctrina de la Seguridad Nacional y el terrorismo de Estado, se afianza en nuestro país para blindar los “derechos” del capital, el bienestar de los ricos, a costa de los trabajadores y del pueblo más humilde. Dentro de esa perspectiva se define la nueva etapa de despojo de tierras que hoy se disfraza con el falso nombre de restitución. En la práctica, a los millones de desplazados y víctimas de las sucesivas etapas de despojo violento auspiciadas por el Estado, se suman ahora nuevas legiones de campesinos, indígenas, y gente sencilla en general, a los que se les arrebatará o se les niega ya la tierra mediante procedimientos de engañosa legalidad, engrosándose aún más las cifras de pobreza y de indigencia que colocan a Colombia en el rango del tercer país más desigual del mundo.

Es este el sentido cruel de la seguridad inversionista y de la prosperidad que difunde el presidente Juan Manuel Santos, mientras se sigue encarcelando, asesinando y reprimiendo a sus opositores.

Frente a esta realidad no puede haber otro camino para los revolucionarios que la unidad y la lucha, la acción de masas en las calles, el levantamiento popular en el campo y las ciudades, retando la criminalización de la protesta y exigiendo al gobierno reales hechos de paz, que no pueden ser otra cosa que hechos de solución a los problemas sociales y políticos que padecen las mayorías por cuenta del terrorismo de Estado de las castas gobernantes, cuyas tendencias más guerreristas han conducido los destinos del país durante la última década.

No es con demagogia y amenazas de represión y más guerra que se pondrá fin al conflicto . No es con más compra de material bélico ni entregando el país al pentágono que se alcanzará la paz; no es con planes guerreristas y de tierra arrasada, como el “Plan Patriota” o el “Espada de Honor” como se logrará la reconciliación de los colombianos. Mucho menos dando ultimatums a la insurgencia a partir de la idea vana de que la paz sería el producto de una quimérica victoria militar del régimen, que lleve de rodillas a la insurgencia, rendida y desmovilizada, ante ese adefesio llamado marco jurídico para la paz.

Nuestra voluntad de paz radica en el convencimiento de que el destino de Colombia no puede depender de los intereses ruines de la oligarquía. Los cambios políticos y sociales con la participación y decisión plenos del pueblo son una necesidad y un requerimiento inevitable. Por ello la unidad y la movilización del pueblo en favor de los cambios estructurales para, sobre la base de la justicia, construir la paz, son la verdadera llave de su conquista.

Con pasos firmes de unidad en el pensamiento y en la acción, fraternalmente,

Comando Central, ELN
Secretariado del Estado Mayor Central, FARC-EP
Montañas de Colombia, septiembre de 2012
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Toussaint

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Re: Colombie

Message  Toussaint le Sam 20 Oct - 0:31

http://www.resistencia-colombia.org/

C'est le meilleur site des FARC, à mon avis, il est de nouveau en ligne, ne manquez pas l'entrevue de la Hollandaise, Alexandra, enregistrée avec un lien direct sur la page. Elle est limpide et très fariane.
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Toussaint

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Re: Colombie

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