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Allemagne

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Re: Allemagne

Message  Roseau le Dim 19 Oct - 21:13

Les chemins de fer allemands ont entamé, ce samedi 18 octobre, leur plus grosse grève depuis 2008. Le mouvement, prévu pour durer jusqu'à lundi, bloque 70 % des trains grandes lignes, selon un communiqué de la Deutsche Bahn. Les perturbations touchent également les trains régionaux et urbains, ainsi que le transport de marchandises. Au total, seul « un tiers du trafic devrait être assuré » sur l'ensemble du week-end, prévient la Deutsche Bahn.

C'est le troisième mouvement de grève en deux semaines. Le syndicat des conducteurs de locomotives GDL réclame entre autres une augmentation des salaires de 5 % et une réduction de deux heures de leur semaine de travail, mais les négociations sont dans l'impasse. Le retour à la normale sera « garanti » dès lundi matin, assure la Deutsche Bahn.
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Grèves en Allemagne: après les trains, les avions

Message  Roseau le Lun 20 Oct - 13:00

Après les trains de la Deutsche Bahn ce week end,
c'est au tour des avions de la Lufthansa d'être cloués au sol lundi.
Dans les deux cas, les directions sont confrontées à des revendications catégorielles.

La suite: http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141019trib0890922eb/greves-en-allemagne-apres-les-trains-c-est-au-tour-des-avions.html

Par ailleurs
Les pauvres en Allemagne meurent de plus en plus jeunes

"L'espérance de vie des petits revenus outre-Rhin est passée de 77,5 ans en 2001 à 75,5 ans en 2010.
Et c'est bien pire dans les anciens länder d'Allemagne de l'Est, où elle a chuté de 77,9 ans à 74,1 ans.
Paradoxal quand on sait qu'en Allemagne et ailleurs le recul de l'âge de la retraite à 67 ans
est justifié par un allongement de l'espérance de vie."
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-pauvres-en-allemagne-meurent-de-plus-en-plus-jeunes_1344425.html
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Message  Roseau le Dim 2 Nov - 10:46

Les sanctions sont très efficaces : Pauses des exportations Allemandes

"Les exportations allemandes fléchissent de 5,8 % le mois dernier, a indiqué l'Office fédéral de la statistique. Il s'agit de la plus forte baisse depuis le début de 2009 dont les experts rendent essentiellement responsable la guerre commerciale avec la Russie. L'économie Allemande montre de plus en plus clairement des signes de faiblesse : L'emploi dans l'industrie et la production s'est effondré en Août."
http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2014/10/09/sanktionen-zeigen-wirkung-deutscher-export-bricht-ein/
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Message  sylvestre le Mer 5 Nov - 15:49

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Message  sylvestre le Sam 8 Nov - 17:31

Intéressant débat en anglais autour du procès du groupe terroriste d'extrême-droite NSU, et sur le racisme dans la société et les institutions allemandes en général.
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Message  Roseau le Mar 18 Nov - 17:57

Les récits historiques établis sur la RDA ne permettent pas de produire du sens
http://www.contretemps.eu/interventions/r%C3%A9cits-historiques-%C3%A9tablis-sur-rda-ne-permettent-pas-produire-sens
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Message  sylvestre le Mar 9 Déc - 13:40

Un mouvement contre l'"islamisation de l'occident" organise une manifestation qui rassemble 10 000 personnes à Dresde dont un certain nombre de groupes d'extrême-droite - une fois de plus on voit que l'islamophobie est le vecteur principal pour le fascisme aujourd'hui.
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Message  sylvestre le Lun 15 Déc - 16:22

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Message  Babel le Lun 22 Déc - 7:18

Allemagne : installation d’un gouvernement mené par Die Linke en Thuringe
13 décembre 2014 par Manuel Kellner

Pour les prédictions, il vaut mieux s’en tenir au passé. Là, au moins, on peut être plus ou moins certain que quelque chose s’est passé, et on peut expliquer pourquoi. Dès que le prophète  s’aventure dans le domaine de l’avenir, il risque de se voir démenti par les faits. Je n’avais pas pensé que l’installation d’un gouvernement Die Linke (La Gauche)/SPD/Verts dans le Land de Thüringen était possible. Je m’imaginais mal Sigmar Gabriel, chef du SPD co-gouvernant comme partenaire junior des partis chrétiens-conservateur au niveau fédéral, expliquer à la chancelière chrétienne-démocrate Angela Merkel, chef du gouvernement de la Grande Coalition CDU/CSU et SPD, que le SPD deviendrait partenaire junior d’un gouvernement régional mené par Die Linke.1 Mais c’est bel et bien ce qui s’est passé.

La répartition des sièges au nouveau parlement de Thüringen ne laissait que deux possibilités, après que le parti Die Linke avait obtenu 28% des voix et était sorti des élections régionales comme deuxième force en termes de poids électoral (même si Die Linke avait perdu des voix en chiffres absolus) et que la CDU excluait une coalition avec l’AfD: Soit une « grande coalition » du CDU (34 sièges) avec le SPD (12 sièges), soit une coalition du parti Die Linke (28 sièges) avec le SPD (12 sièges) et les Verts (6 sièges). Dans les deux cas, la majorité de 46 députés contre 45 ne pouvait-être que minimale. Et le 5 décembre 2014, après que Die Linke, le SPD et les Verts aient conclu un accord de coalition2 ensuite confirmé par les votes d’instances et par la base des trois partis, Bodo Ramelow, chef de file du parti Die Linke à Thüringen, a effectivement été élu par une majorité de 46 voix. Il devient ainsi le premier ministre-président de La Gauche (Die Linke) au niveau d’un Land.

Le profil politique de Bodo Ramelow et du parti Die Linke de Thüringen est extrêmement modéré. Die Linke de Thüringen a notamment signé un préambule de l’accord de coalition concédant que la RDA aurait été un « Unrechtsstaat » (terme polémique anti-communiste intraduisible, mettant sur le même plan la RDA et la dictature des Nazis). Néanmoins, la probabilité, puis la réalisation du gouvernement mené par Die Linke à Thüringen a suscité une vague de dénonciations médiatiques et de protestations publiques portées par un anti-communisme primaire ralliant des nazillons de tout poil, des conservateurs et des social-démocrates de droite qui ont mis en garde contre la restauration de la dictature du SED (le parti « dirigeant » qui exerçait le pouvoir en RDA jusqu’en novembre 1989) et de la Stasi (la police secrète de la RDA qui espionnait et opprimait systématiquement la population dans ce régime).

C’est grotesque, d’abord parce que Bodo Ramelow, originaire de l’ouest de l’Allemagne, chrétien protestant, est venu dans l’est de l’Allemagne après la chute du mur pour y exercer ses fonctions d’envoyé syndical et qu’il y est devenu une figure dirigeante de l’aile droite du parti Die Linke, organisée dans le courant du FDS (Forum Demokratischer Sozialismus), qui milite pour une adaptation maximale à la politique établie et pour une politique de co-gouvernance avec le SPD, y compris au niveau fédéral. C’est grotesque aussi à l’aune du contrat de coalition, qui, grosso modo, ne promet guère autre chose qu’une politique social-démocrate même sans participation de La Gauche3, comme nous allons le voir plus loin.

En plus, considérer Die Linke comme  un parti plus ou moins semblable au SED, n’a que peu à voir avec la réalité, même si la SED/PDS, à sa fondation – après la chute du pouvoir de Erich Honecker, Egon Krentz & Cie. – en décembre 1989, avait opté pour une continuité formelle avec la SED (de fait surtout pour sauver au moins une partie de la fortune du SED, mais officiellement pour ne pas se soustraire à ses responsabilités historiques). Le SED, au temps de la RDA, avait 2,4 millions de membres (sur une population de 16 millions d’habitants). La SED/PDS, déjà en 1990, n’en avait plus que 130.000. Les autres avaient préféré des carrières conformes au nouveau pouvoir, nombre d’entre eux chez les chrétiens-conservateurs. Celles et ceux qui restaient dans la SED/PDS le faisaient par conviction politique, tandis les autres n’avaient été membres du SED au pouvoir que par conformisme et par intérêt carriériste. Aujourd’hui, il y a encore au maximum 65.000 à 70.000 membres du parti Die Linke, dont quelques milliers sont originaires des Länder de l’ouest de l’Allemagne, en grande partie venus au parti après la fusion avec la WASG en juin 2007. A peine 16.000 d’entre eux étaient membres du SED avant décembre 1989 – des camarades âgés, resté fidèles à leurs convictions, souvent nostalgiques des acquis sociaux de la RDA, mais qui, en leur grande majorité très probablement, ne souhaitent pas la restauration du pouvoir d’un parti qualifié de « parti dirigeant » par la constitution, comme l’était la SED.

Il y a quelques semaines, Gregor Gysi, le président de la fraction de Die Linke au Bundestag, redevenu le porte-parole de fait le plus médiatisé (les porte-paroles élus sont Bernd Riexinger et Katja Kipping), avait dit publiquement – en jouant un peu au malin, comme il aime bien le faire – que « l’astuce » serait de faire en sorte que la politique d’un gouvernement régional mené par Die Linke devrait quand-même différer un peu, mais visiblement, de la politique de gouvernements régionaux menés par le SPD, même si les marges de manœuvre sont étroites (car les compétences des Länder sont minimes). Au vu de l’accord de coalition de Die Linke avec le SPD et les Verts à Thüringen, on ne peut pas vraiment conclure que cette différence visible ait été réalisée.

A elles seules, les décisions relatives à la répartition des postes dans le nouveau gouvernement traduisent la volonté des dirigeants de Die Linke dans le Land de Thüringen de minimiser le rôle de leur propre parti : Le SPD, particulièrement faible à Thüringen, obtient les ministères-clé des finances, de l’Economie et de l’intérieur, les Verts obtiennent le ministère de la justice. L’accord de coalition souligne l’attachement des partenaires à l’économie de marché, à la promotion des petites et moyennes entreprises et au « frein à l’endettement » (qui a acquis le rang de loi constitutionnelle en Allemagne et qui sert à justifier les politiques d’austérité budgétaires drastiques au niveau communal et au niveau des Länder comme au niveau fédéral). On y trouve aussi des déclarations en faveur de « l’efficience » des instances de gestion du public, de la croissance et du progrès économique.

Il est vrai que l’accord de coalition comporte aussi des projets de réforme progressistes, comme notamment une année gratuite pour les garderies, la possible gratuité des transports publics locaux, l’embauche de 500 professeurs d’école en plus. Mais toutes les mesures de ce genre ne sont envisagées qu’à la condition d’un résultat positif de l’examen de leur « faisabilité » financière. D’après Nils Böhlke3 – je n’ai pas eu le temps de vérifier le compte – on trouve 123 « Prüfverspechen » dans l’accord, c’est-à-dire des promesses conditionnées au résultat de tels examens.

Dans le domaine de l’éducation, qui, en Allemagne, est largement de la compétence des Länder, les points forts du programme de Die Linke ne se retrouvent pas dans l’accord de coalition, surtout pas l’abolition des gymnases et la réalisation de l’Ecole unique pour toutes et tous. Quant au service d’espionnage politique, le Verfassungsschutz (« protection de la constitution »), dont des agents sont largement impliqués dans les organisations d’extrême-droite et ont joué des rôles sinistres dans ou autour de la bande meurtrière du NSU (Nationalsozialistischer Untergrund, Clandestinité national-socialiste), il n’est pas question de sa dissolution, mais seulement du renforcement de son « contrôle » par les instances parlementaires.

Quant aux services publics, il est stipulé, qu’ils ne seront pas « détériorés ». Cela ne signifie aucunement, comme le souligne Thies Gleiss3, qu’il n’y aura pas de réduction du personnel. Il est même probable qu’au nom de la discipline budgétaire le gouvernement mené par La Gauche « épargnera » des emplois dans différents secteurs des services publics – en dépit du fait que le programme électoral de Die Linke reprenait la formule de routine sur la création d’un « nouveau secteur d’emplois publics ». Et, même s’il y a très peu de possibilités pour les Länder en matière de politique fiscale, on aurait quand-même pu décider d’initiatives pour la réintroduction des impôts sur les grandes fortunes et pour des impôts bien plus importants sur les grands revenus. En absence de telles initiatives, le dogme de la discipline budgétaire ne peut que générer des politiques d’austérité.

Dans le domaine du travail et de la justice sociale, les propositions quant au salaire minimum et la fidélité aux accords tarifaires dans le cadre des commandes d’Etat (et aussi dans le domaine des droits co-gestionnaires des salariés) sont plus ou moins les mêmes que dans les bastions où le SPD dirige des coalitions, comme à Brandebourg, et même sans participation de La Gauche, comme au Schleswig-Holstein. Pour l’écologie, il n’y a aucune position claire en faveur de la sortie des énergies fossiles.

Sur la question des accords de libre-échange TTIP et CETA de l’UE avec les Etats-Unis et le Canada, c’est la position du SPD qui s’est imposée, tout en affirmant que ces accords ne doivent pas amener de « détériorations ». Il faut rappeler que Sigmar Gabriel et le SPD avaient commencé par donner leur soutien à ces accords « à condition » que les tribunaux d’arbitrage soient éliminés. Après avoir appris qu’il ne pouvait en être question, le SPD s’est tout simplement rangé derrière les accords de libre-échange. Le parti Die Linke, à Thüringen, s’associe maintenant à cette position– ce qui risque de l’isoler complètement du mouvement de protestation contre ces accords, qui semble potentiellement assez large en Allemagne (vu le grand nombre de signataires des appels de protestation dans l’internet).

Pour les questions internationales en général, le Land de Thüringen s’abstiendra dans les cas où il n’a a pas de positions communes des trois partis gouvernant le Land. Mais le positionnement sur les accords internationaux de libre-échange laisse craindre qu’il puisse y avoir d’amères déceptions dans ce domaine également : Il faudra observer de près les votes du Land, surtout dans le domaine des interventions internationales de la Bundeswehr.

Dans l’accord de coalition, on ne trouve pratiquement aucun des points sur lesquels un gouvernement mené par Die Linke pourrait se profiler sans dépenser beaucoup d’argent, par exemple les quotas d’emplois féminins dans les secteurs publics et privés, les mesures contre le racisme et l’homophobie. Il n’est ni question de bannir les propagandistes de la Bundeswehr des écoles, ni de soutenir massivement es initiatives antifascistes…

Il serait peu convaincant de dire que le parti Die Linke ne doit pas gouverner ou ne doit pas mener de gouvernements quand des résultats électoraux et des constellations parlementaires l’imposent. Mais un vrai gouvernement de gauche au service des salariés et des opprimés, à tous les niveaux, et donc aussi au niveau d’un Land, devrait aujourd’hui  être un gouvernant rebelle – rebelle contre la répartition injuste des richesses et des revenus, rebelle contre l’austérité antisociale et donc contre le « frein à l’endettement », rebelle contre la destruction de la base naturelle de notre survie, rebelle contre une politique internationale impérialiste. En plus de mesures anticapitalistes, il faudrait la détermination à s’appuyer sur les mobilisations populaires de tendance émancipatrice et tout faire pour encourager l’auto-organisation des salariés, des laissés-pour compte et de la jeunesse révoltée – car c’est la seule possibilité de changer les rapports de force et d’imposer de vrais changements.

Au lieu de cela, ce gouvernement mené par Die Linke à Thüringen semble plutôt contribuer à préparer une politique de co-gouvernance au niveau fédéral après les élections fédérales de 2017 (si les résultats en offrent la possibilité) – en s’adaptant d’avantage aux positions sociale-libérales et à la politique extérieure établie. Bien entendu, il faut défendre Bodo Ramelow et le parti Die Linke à Thüringen contre les attaques et les calomnies anti-communistes. Et il faut soutenir tout ce qui pourrait se faire dans un sens progressiste par le gouvernement qu’il dirige. En même-temps, la gauche anticapitaliste dans et en dehors du parti Die Linke devra s’engager pour renforcer les mouvements extra-parlementaires afin d’exercer un maximum de pression en faveur de mesures de solidarité à caractère émancipateur.

Notes :
1 J’avais écrit : « La décision n’est pas facile, et ça vaut pour tout le monde. Le CDU devrait, pour réaliser une « grande coalition », s’allier avec le grand perdant des élections. Le SPD, comme partenaire junior du CDU, devrait probablement faire face à une érosion prolongée de son électorat. D’autre part, s’il choisit la coalition avec le parti Die Linke et les Verts, il ne serait pas le parti dirigeant de cette coalition. Il devrait alors jouer le rôle du partenaire junior du parti Die Linke. Il ne semble pas très probable que la direction du SPD au niveau fédéral pourrait accepter une telle variante. On s’imagine mal Sigmar Gabriel, chef du SPD, expliquer à la chancelière Angela Merkel, pourquoi son parti peut co-gouverner comme partenaire junior du CDU/CSU au niveau fédéral, et en même-temps comme partenaire junior du parti Die Linke dans le Land de Thüringen, rendant possible un gouvernement régional qui s’abstiendrait peut-être au Bundesrat (deuxième chambre représentant les Länder au niveau fédéral)  sur des motions de la grande coalition de Merkel en matière d’interventions guerrières… »
2 http://www.die-linke-thueringen.de/fileadmin/LV_Thueringen/dokumente/koalitionsvertrag_rrg_thueringen.pdf
3 Voir les commentaires de Thies Gleiss de la AKL (Antikapitalistische Linke, Gauche Anticapitaliste au sein du parti Die Linke) et de Nils Böhlke du courant Marx21 (faisant partie de l’International Socialist Tendency dirigée par le SWP britannique et du courant de la SL (Sozialistische Linke, Gauche Socialiste) au sein du parti Die Linke: http://www.antikapitalistische-linke.de/?p=695#more-695 et http://marx21.de/rot-rot-gruen-linke-politik-unter-haushaltsvorbehalt/

Manuel Kellner est membre de la isl (internationale sozialistische linke, gauche socialiste internationale), une des deux organisations de la IVème Internationale en Allemagne, et rédacteur de la SoZ – Sozialistische Zeitung (Journal Socialiste)

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Message  Roseau le Mer 7 Jan - 19:54

Allemagne. Poussée islamophobe...

Hier le bolchévik, le couteau entre les dents, aujourd'hui le musulman, Coran au poing...
un fantasme parcourt l'Europe...
Le capitalisme en crise recycle ses vieilles recettes de division des peuples !
http://npaherault.blogspot.com/2015/01/allemagne-poussee-islamophobe.html
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Éclairage sur le projet anti-grève en Allemagne

Message  Roseau le Jeu 22 Jan - 1:33

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Re: Allemagne

Message  Babel le Sam 28 Fév - 12:39

Pendant qu'on expose à raison les conditions de vie catastrophiques du peuple grec, cet article donne un aperçu de la paupérisation croissante qui touche la population laborieuse du pays le plus puissant d'Europe.

Allemagne: salaire minimum impuissant face à une pauvreté record en Allemagne

Douze millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté outre-Rhin, un record selon l’étude d’une association allemande d’aide sociale. Qui estime que l’introduction du salaire minimum ne résoudra rien.
Un article d’EurActiv Allemagne.

La pauvreté a atteint un niveau jamais atteint en Allemagne, selon un rapport réalisé par l’organisation d’aide sociale Paritätischer Wohlfahrtsverband. Le rapport indique qu’environ 12,5 millions de personnes étaient touchées par la pauvreté en 2013, soit une augmentation de 15 % à 15,5 % comparé à l’année précédente.

« Depuis 2006, on observe clairement une dangereuse tendance d’augmentation à la pauvreté », a déclaré Ulrich Schneider, directeur général  de l’organisation Paritätischer Gesamtverband. Durant cette période, le rapport montre que le nombre de pauvres en Allemagne a augmenté de 11 %.

« La pauvreté en Allemagne n’a jamais été aussi élevée et la fragmentation régionale n’a jamais été aussi sévère qu’aujourd’hui », s’inquiète Ulrich Schneider. Au vu du dernier rapport sur la pauvreté, le gouvernement allemand certifie que l’écart entre les riches et les pauvres diminue, une affirmation qui pour Ulrich Schneider est « tout simplement fausse ».

En effet, l’Allemagne s’approche de la moyenne européenne en terme de pauvreté. Les statistiques européennes révèlent que près d’un quart de la population de l’UE était menacée de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2013.

L’écart se creuse entre les régions riches et pauvres

Selon le rapport, la pauvreté a augmenté à l’échelle nationale, mais le fossé entre les régions plus et moins affectées par la pauvreté s’est creusé de 18 % à près de 25 %, comparé à 2006. Les régions allemandes les plus sévèrement touchées par la pauvreté sont le Land de Brême, Berlin et le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

Eurostat considère une personne « exposée au risque de pauvreté » quand celle-ci vit au sein d’un ménage avec un revenu égalisé disponible en-dessous du seuil du risque de pauvreté, qui est fixé à 60 % du revenu national médian égalisé, c’est-à-dire une fois les transferts sociaux faits.

En Allemagne, les personnes vivant seules avec un revenu inférieur à 892 euros par mois sont classées dans la catégorie des pauvres. Une famille avec deux enfants est considérée pauvre si elle vit avec moins de 1 872 euros par mois.

Près de la moitié des familles monoparentales sont pauvres

Les mères célibataires sont particulièrement exposées au risque de pauvreté, indique le rapport. En effet, plus de 40 % d’entre elles basculent dans la pauvreté. Même si ces dernières années, le taux de chômage n’a cessé de baisser, la pauvreté se multiplie dans toute la population.

« La pauvreté est un problème bien de chez nous », a souligné Ulrich Schneider, commentant les résultats du rapport. L’Allemagne a clairement un problème croissant de distribution de la richesse , a-t-il estimé.

L’organisation d’aide sociale Paritätischer Wohlfahrtsverband constate, quant à elle, que le nouveau salaire minimum, entré en vigueur début 2015, ne permet pas et ne permettra pas de changer la donne. Le salaire minimum légal impose que les employés et la plupart des stagiaires en Allemagne soient payés au moins 8,50 € brut de l’heure.

C’est un « signe positif », a commenté Ulrich Schneider, mais cela ne change pas le fait que de nombreux pauvres occupent et occuperont des mini-emplois ou qu’ils reçoivent des aides du gouvernement pour compléter leurs revenus et atteindre le niveau de subsistance.

Les ressources du Fonds social européen sont insuffisantes

De la même façon, le projet d’Andrea Nahles, la ministre allemande du Travail, de subventionner les emplois avec des fonds publics n’est pas assez efficace, constate Ulrich Schneider.

À la fin de l’année dernière, la ministre du Travail a soumis un projet de réduction du chômage de longue durée, s’appliquant au million de chômeurs de longue durée en Allemagne.

Grâce à ce programme, les chômeurs de longue durée sans qualification professionnelle doivent recevoir des subventions salariales de l’économie privée. Par ailleurs, des séances de coaching permettent de s’assurer que les entreprises gardent les participants au programme après la période de subvention.

Entre 2015 et 2019, le ministère espère ainsi aider 33 000 personnes avec ce programme fédéral grâce aux 900 millions d’euros qui proviendront, en grande partie, des ressources du Fonds social européen (FSE).

Le chômage et la pauvreté risquent de devenir monnaie courante

Selon l’organisation Paritätischer Gesamtverband, ces mesures n’aident qu’une petite partie de la population menacée ou déjà touchée par la pauvreté. Selon l’organisation, pour véritablement avoir un impact, le secteur de l’emploi subventionné devrait être étendu.

Ulrich Schneider craint également que dans de telles circonstances, le chômage ne devienne encore plus fréquent. Il illustre ses propos par un exemple terrible pour les jeunes générations : « Dans de nombreuses régions, les résidents de quartiers entiers ont été au chômage pendant une longue période. Pour les enfants qui y grandissent, la dépendance vis-vis de l’État est une situation tout à fait normale. »

Les syndicats ont également appelé à des contre-mesures urgentes. Selon Annelie Buntenbach, membre du conseil d’administration de la Fédération allemande des syndicats, « il faut mettre un terme aux emplois précaires comme le travail temporaire et les contrats de travail abusifs ».

La pauvreté liée à l’âge a augmenté de manière drastique

La situation des retraités, analysée par le rapport, est particulièrement alarmante. Le nombre de pauvres dans ce groupe de la population a augmenté de 48 % depuis 2006.

Ulrich Schneider voit cette hausse comme un « effondrement de la politique de lutte contre la pauvreté ». Aucune autre tranche de la population n’a aussi rapidement sombré dans la pauvreté, a-t-il déclaré. Depuis 2006, le pourcentage de pauvres chez les retraités a grimpé quatre fois plus rapidement que dans d’autres groupes de la société.

L’association d’aide sociale VdK a également exprimé ses inquiétudes face à cette situation. « Au vu des bonnes conditions économiques, le fait que la pauvreté s’installe au sein de certains groupes de la population et continue d’entrainer de plus en plus de personnes dans son tourbillon infernale est un véritable paradoxe », a souligné Ulrike Mascher, le président de VdK.

Concernant la pauvreté croissante chez les retraités, VdK rejette la faute sur les politiques de retraite des dernières années.

« Il est évident que la baisse du niveau des retraites ne passe pas inaperçue dans la vie des retraités », s’indigne Ulrike Maschner. Selon lui, la retraite devrait être stabilisée à 50 % du revenu net moyen.


http://www.anti-k.org/2015/02/28/le-salaire-minimum-savere-impuissant-face-a-un-niveau-de-pauvrete-record-en-allemagne/

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Re: Allemagne

Message  verié2 le Jeu 26 Mar - 9:58

Un article sur Pegida publié par Convergences révolutionnaires. (Cet article fait suite à des articles sur l'antisémitisme et l'islamophobie que j'ai placés sur les fils concernés.)


En Allemagne : Pegida...

Mis en ligne le 23 mars 2015

Entre la fin octobre 2014 et janvier 2015, l’actualité allemande a été marquée par des dizaines de milliers de personnes descendues dans les rues de Dresde, chaque semaine, sous la bannière de : « Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident » (d’où Pegida, acronyme allemand du rassemblement). Le mouvement a compté jusqu’à 25 000 personnes à ses temps forts. Se sont retrouvés dans la rue des conservateurs bourgeois, des gens plus « ordinaires », populistes de droite voire d’extrême droite, derrière la dénonciation de l’« islamisation » ou de l’« invasion de l’Allemagne et de l’Europe par les étrangers ». Des manifestations semblables ont eu lieu dans d’autres villes allemandes, y compris dans certaines de l’ouest comme Düsseldorf, sans toutefois connaître le même succès.
Une nouvelle bouffée de xénophobie et de racisme

Lutz Bachmann, initiateur du mouvement Pegida et principal orateur des manifestations a instauré ces « promenades » du lundi soir à Dresde à la suite, entre autres, d’échanges nombreux sur Facebook protestant contre les livraisons d’armes au PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit en Allemagne). Il a repris comme principal slogan « Nous sommes le peuple », rappelant les manifestations des années 1989-1990 en RDA. Il s’est également inspiré d’affiches électorales de la CDU (droite) des années 1960, quand l’anticommunisme primaire régnait : « Sauvez la civilisation occidentale ».

Bachmann se flatte d’avoir un « staff » de 12 personnalités « de différents Länder, religions et professions »... à vrai dire inconnues du grand public, hormis un ancien conseiller municipal CDU de Meissen (en Saxe), condamné dans le passé pour coups et blessures, et qui a dû démissionner pour propos xénophobes. D’autres fondateurs du mouvement sont proches du milieu politicien FDP (droite dite libérale) de Dresde. Sur Internet surtout, cette nébuleuse déverse une bouillie raciste sur les migrants, les musulmans, les Kurdes, les Turcs, les réfugiés et demandeurs d’asile, avec parfois des citations de Hitler... Elle reprend le leitmotiv de mise en garde contre le « tsunami des réfugiés », dans un pays où il n’y aurait plus de place ni d’argent pour construire tant de foyers. Et, dans un même sac, sont associées criminalité, immigration et pauvreté.
Du nébuleux qui ne tombe pourtant pas du ciel

Depuis septembre 2001 fleurissent dans la presse les articles hostiles à l’islam et qui ne donnent ni dans l’analyse ni dans la nuance. Mais ce qui gagne surtout du terrain, c’est une politique d’austérité qui a pour cible les chômeurs, les travailleurs en exercice (leurs salaires et leurs retraites), et qui engendre colère et peur. Selon des sondages, 30 % des Allemands comprendraient « tout à fait » ces manifestations, tandis que 19 % seraient « plutôt d’accord » avec. L’argument revient souvent qu’on ne serait plus « maître chez soi ». Bref, derrière cette montée de xénophobie (qui ne date pas d’aujourd’hui !) se cache à peine la misère sociale. L’islamophobie est un cache-misère. La raison du succès des manifestations Pegida – comme des succès électoraux du parti AfD [1] –, c’est la menace générale qui pèse sur la vie quotidienne des classes populaires : chômage, faible montant des retraites, vétusté des écoles, démantèlement des services sociaux, nombre croissant de sans abri, pauvreté en général.
Important de s’opposer... mais comment ?

Les contre-manifestants qui sont descendus massivement dans la rue contre Pegida ont montré que les idées d’extrême droite et xénophobes n’étaient pas acceptées sans réaction. C’est important. Sur l’ensemble de l’Allemagne, les contre-manifestants ont été bien plus nombreux. C’est à relever. Des slogans généreux sont apparus, en faveur de la tolérance, de la diversité, d’une Allemagne « multicolore » et accueillante... toutes choses avec lesquelles une bonne partie de l’establishment politique, qui a participé parfois aux cortèges, s’est dit d’accord ! Importante manifestation à Dresde, par exemple, avec tam-tam, sommités du monde musical... et politique local !

Mais il s’est agi surtout d’une réaction morale, d’une dénonciation de la contamination xénophobe, mais pas d’une solution pour en détruire les germes économiques et sociaux. Germes politiques aussi, car la façon dont les grands partis CDU et SPD se sont relayés pendant des années au pouvoir, puis se sont unis dans l’actuelle coalition, pour mener la guerre de classe contre les travailleurs et les pauvres, donne leur « chance » aux populistes de droite. Comme partout ailleurs en Europe. Le parti Die Linke n’offre pas davantage de perspectives car dans les parlements locaux ou régionaux, il mène une Realpolitik : soyons réalistes, ne demandons pas l’impossible !

Après les États-Unis, l’Allemagne est pourtant le pays qui compte le plus de multimillionnaires. Ils possèdent au total plus de 2 500 milliards de dollars (ils seraient 19 000, selon le Spiegel, à posséder plus de 30 millions de dollars). Chacun dépense chaque année près d’un million de dollars en produits de luxe, pendant que le consommateur ordinaire dispose en moyenne de 27 720 euros par an (moyenne qui veut dire que beaucoup ont vraiment moins !), dont il dépense une part grandissante pour se nourrir et se loger.

Cela durera aussi longtemps que les travailleurs ne se donneront pas la perspective de faire payer les riches et super-riches : entre autres, d’obliger les grands trusts à cracher davantage d’impôts, avant d’empiéter vraiment sur leurs pouvoirs et leurs profits... ce qu’en Allemagne, à ce jour, seuls de petits groupes révolutionnaires osent dire.

Kati KLEE
Et soudain, le mouvement se divise

Après la dernière grosse manifestation en date de janvier 2015, l’équipe dirigeante de Pegida a connu une crise. Les propos haineux et les insultes de Lutz Bachmann envers les étrangers lui ont valu des critiques du monde politique, et des quolibets quand a été retrouvée, sur Facebook, une photo où il pose en Hitler ! Il s’est senti obligé de partir... Et il y a maintenant deux Pegida : l’ancien, qui était à nouveau dans la rue le lundi 23 février, avec 2 000 à 4 000 manifestants ; et le nouveau, ou « Nouvelle Démocratie pour l’Europe » de Katrin Oertel, ancienne porte-parole de Pegida. Elle a peut-être pris la température et estimé que, tout en se situant à droite de la CDU, mieux valait apparaître comme moins radical que Pegida. Histoire de représenter ces « citoyens inquiets », qui souhaiteraient des « initiatives populaires, referendums ou initiatives européennes citoyennes » (sur les modalités de droit d’asile et d’accueil des immigrés, mais pas seulement). Le modèle est le parti suisse UDC, initiateur de référendums « contre la construction de minarets » en 2009 ou l’an dernier « contre l’immigration massive ».
Recrudescence d’agressions racistes violentes ?

Les organisateurs des manifestations ont insisté pour dire que Pegida n’était pas d’extrême droite, sans pour autant se démarquer des néonazis et des hooligans qui y ont participé. Mais la peur et la haine sont tout ce que le mouvement propose. Il n’est pas surprenant qu’un climat d’incitation à la violence se développe comme au début des années 1990 quand, à Rostock-Lichtenhagen, des agressions racistes, jusqu’à l’incendie d’immeubles, eurent lieu sous les applaudissements de « citoyens pacifiques ». Ce n’est pas un hasard si début décembre, en Bavière, trois foyers de demandeurs d’asile ont été incendiés et recouverts de croix gammées. Probablement pas un hasard non plus si, le 22 décembre à Dresde, l’organisation de « chants de Noël de Pegida » (on chante tous ensemble en public pour faire vivre les bonnes traditions chrétiennes !) a eu lieu sur fond de chasse aux musulmans dans le centre-ville. Plusieurs migrants ont été agressés à coups de matraques ou de couteaux, au cri de « Nous sommes le peuple ». Depuis le début des mobilisations de Pegida, le nombre d’agressions officiellement recensées contre des migrants et des réfugiés a plus que doublé (33 sur une période de trois mois avant que le mouvement ne commence, et 76 dans les trois mois où il a duré).


verié2

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Re: Allemagne

Message  Byrrh le Ven 17 Juil - 11:20

La version allemande de la tristement célèbre formule "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde" :



Cette jeune fille est d'origine palestinienne, elle vit en Allemagne depuis 4 ans, et son plus grand espoir est de pouvoir continuer d'y étudier, de ne plus vivre dans la peur d'être reconduite à la frontière. Angela Merkel lui répond qu'elle lui semble être une sympathique personne, mais qu'il y a des milliers de gens comme elle dans les camps palestiniens, et que l'Allemagne ne peut pas accueillir tout le monde...

La jeune fille fond en larmes : Merkel s'approche d'elle pour lui prodiguer de très chrétiennes caresses de réconfort...

Byrrh

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Re: Allemagne

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