Le communisme

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Le communisme

Message  alterka le Jeu 1 Mai - 17:09

Bonjour pour commencer,
je viens d'une famille plutôt de gauche, mais pour ma part, je suis entrain de me radicaliser.
En effet je vois que le gouvernement actuelle fait une politique, et je pense que les intérêts marchands ont trop de pouvoir sur les décisions politiques des états.  
J'aimerais savoir qu'elles sont les nouveaux arguments en faveur du communisme, tout du moins les arguments consistants, sachant  que la plupart des révolutions ont amené à des régimes totalitaires et que l'idée de lutte des classes est soit ignorée soit mise à l'écart par les gens du quotidiens.

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Re: Le communisme

Message  Estirio Dogante le Jeu 1 Mai - 21:52

Je dirais que depuis que le communisme se prétend une science, il exige d'être traité comme tel, c'est à dire, qu'on l'étudie sérieusement.

Ce travail, peut se faire par la participation à la lutte de classes et par un étude approfondie des sciences et de la réalité de notre époque ou par la même participation à la lutte de classes et par des conversations avec un vrai marxiste (denrée rare dernièrement).

Le communisme est la suite logique et nécessaire de la société actuelle (forcement...) mais son avènement requiert des efforts des hommes et femmes conscients de cette nécessité.

Comme son trésor d'idées est déjà vaste et contradictoire, il est nécessaire, au moins de connaitre ses éléments constitutifs de base. Et continuer de l'étudier toute sa vie. Un travail des Romains...
Il est nécessaire aussi de comprendre que son développement (comme toute chose) ce fait en lutte contre d'autres conceptions dans la société et à l'intérieur même de la "mouvance" communiste. Le marxisme s'est développé contradictoirement et/ou en lutte permanente contre des conceptions contraires ou "déviantes". Il y a fondamentalement de deux types: révisionnistes et gauchistes. C'est à dire: la négation des lois générales du marxisme ou la négation des aspects particuliers de toute situation donnée.

En cela, le communisme suit la loi de développent qui traverse tout phénomène complexe et moins complexe aussi. C'est la contradiction qui est le moteur de son progrès, et de ses reculs aussi, un mouvement donc qui suit une spirale ascendante, en dernier analyse.

Alors, vouloir un produit marketing tout neuf ce n'est qu'une illusion stérile et un essai d'éviter les difficultés, produites par la lutte de classes idéologique et politique, mais comme premier approche innocent, ça va.
En fait, je crois, que la meilleure école du communisme est la participation directe dans la lutte de classes à partir d'une position sociale adéquate. La théorie ne peut que confirmer et enrichir le vécu, au début, pour prendre force propre et devenir un outil pour l'action. Ceci est la base, le centre et le seul objectif de la théorie communiste.
Cette théorie qui, comme toute théorie valable, est le résumé le plus complet des meilleures expériences, tant de la lutte de classes réelle des prolétaires du monde entier systématisée comme de la théorie de classe du prolétariat, développée par leurs meilleurs représentants.

C'est donc pas facile, compliquée, en perpétuelle discussion, d'un coté, et pour les prolétaires, directement liée à ses besoins le plus légitimes à court et long terme. Lénine a dit "Le marxisme est une guide pour l'action" Tout autre interprétation et/ou fonction n'est pas valide, et fausse en dernière analyse. Les "marxologues" se trompent, ceux qui "théorisent" et ne pratiquent pas, aussi.

Le communisme est non seulement l'avenir nécessaire de l'humanité (peut-être jamais atteint) mais aussi un outil théorique vaste et complexe qui n'a de raison d'être qu'en tant de formidable outil de compréhension mais surtout de transformation de la société, comme des individus, comme de toutes les sphères de la superstructure et de la base économique de la société capitaliste.

En étant cela, il sera toujours neuf, malgré le manque des conditions (historiquement relatives) de son application.

Etant donné l'état où se trouve tant le mouvement communiste international et la faillite horrible que l'on voit dernièrement des "théoriciens" et "partis dits communistes et ou trotskystes et même maoïstes" il faut faire preuve d'une sacré volonté de changer le monde pourri du capitalisme pour s'embarquer dans une galère pareille. Ou un courage lucide et une haine contre le vieux et insupportable monde capitaliste.
La nécessité de changement de cette société pousse toujours malgré cela maintes personnes à joindre les rangs des communistes. Bienvenu au club. Le chemin est rude, la pente très raide mais l'avenir ou la tâche, lumineuse.


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Re: Le communisme

Message  sylvestre le Ven 2 Mai - 11:20

alterka a écrit:Bonjour pour commencer,
je viens d'une famille plutôt de gauche, mais pour ma part, je suis entrain de me radicaliser.
En effet je vois que le gouvernement actuelle fait une politique, et je pense que les intérêts marchands ont trop de pouvoir sur les décisions politiques des états.  
J'aimerais savoir qu'elles sont les nouveaux arguments en faveur du communisme, tout du moins les arguments consistants, sachant  que la plupart des révolutions ont amené à des régimes totalitaires et que l'idée de lutte des classes est soit ignorée soit mise à l'écart par les gens du quotidiens.

Le communisme c'est la propriété collective des moyens de production, et leur gestion démocratique. Il s'agit donc simplement de décider ensemble comment on travaille, pour faire quoi, et comment le distribuer, plutôt que de laisser cela aux forces du marché, ce qui produit de grandes inégalités de richesse qui se traduisent aussi en inégalités d'influence sur les décisions politiques, ainsi que dans le développement de divers mécanismes (sexisme racisme, nationalisme) pour perpétuer ce système.
Tu soulignes deux questions importantes à creuser : le bilan des expériences révolutionnaires passées, et la raison pour laquelle les travailleurs restent dominés globalement par l'idée que le système actuel a au moins un degré de justification, ou qu'il est impossible d'en changer. Ce forum doit aider à explorer ensemble dans le détail ces  questions, et bien d'autres qui en découlent.
Je recommande la lecture d'un livre d'introduction tel que Qu'est-ce que le marxisme ? - pas parce qu'on y trouve la vérité révélée, mais pour réfléchir un peu plus à ces questions, et avoir une idée de ce que le marxisme peut apporter pour y répondre.
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Message  alterka le Ven 2 Mai - 12:28

Je parle en termes pratique, en fait. Car si j'en crois ta réponse, des gens comme Staline ou Mao n'ont pas mis en pratique les théories marxistes. L'idée est assez atypique, tout du moins peu commune.

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Message  Eugene Duhring le Ven 2 Mai - 13:26

alterka a écrit:Je parle en termes pratique, en fait. Car si j'en crois ta réponse, des gens comme Staline ou Mao n'ont pas mis en pratique les théories marxistes. L'idée est assez atypique, tout du moins peu commune.
Idées atypiques ou peu communes ? Tous les partis actuels à la gauche du PS - LO, NPA, POI,La Riposte au PCF etc. - développent cette analyse depuis des décennies reprenant en cela le flambeau de Trotsky. Je te conseille sur l'analyse du régime stalinien la lecture d'un certain nombres d'ouvrages de Trotsky : La révolution trahie, la révolution permanente, l'internationale après Lénine, etc. Tu trouveras à ces questions un grand nombre de réponses en particulier sur l'URSS stalinienne. Pour la chine maoïste j'ai moins de repère littéraire.

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Re: Le communisme

Message  alterka le Sam 3 Mai - 22:16

Donc, si je comprend bien, le "socialisme" ne devrait pas prendre une forme étatiste, mais plutôt coopérativiste ou conseilliste?

Qu'est ce que préconise LO ou le NPA dans leurs programme? Quelles alternatives concrètes l'extrême gauche propose t elle hormis la nationalisation?

Je penSe qu'il y a quelques choses de contradictoire......


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Message  Roseau le Dim 4 Mai - 3:46

alterka a écrit:Qu'est ce que préconise LO ou le NPA dans leurs programme?  Quelles alternatives concrètes l'extrême gauche propose t elle hormis la nationalisation?
Voici en ce qui concerne le NPA un extrait de ses Principes Fondateurs
adoptés en 2009 par 540 pour, 1 contre, 49 abstentions et 5 refus de vote.

"En finir avec les crises implique d'en finir avec l'exploitation, donc avec la propriété privée des principaux moyens de production, d'échange et de communication, qui en constitue la base. Le système financier, les services essentiels à la vie, les grandes entreprises devront passer sous le contrôle des salariés et de la population, qui en assumeront la propriété et en assureront la gestion dans le cadre d'une planification démocratique. Libérées de la propriété et de l'appropriation capitalistes, la production et la répartition des richesses pourront bénéficier à la société tout entière. Se nourrir, se chauffer, se loger, se soigner, s'éduquer, se cultiver, se déplacer sont des besoins essentiels qui doivent être garantis pour toutes et tous.

Le socialisme, l’écosocialisme, c'est le pouvoir des travailleurs et travailleuses dans tous les domaines et à tous les échelons de la vie politique, économique et sociale. C'est la démocratie des producteurs/trices associé-e-s décidant librement et souverainement quoi produire, comment et à quelles fins. Une telle réorganisation de l'économie et de la société suppose un premier niveau d'émancipation du travail, indispensable afin que les collectifs de travailleurs/euses et de citoyen-ne-s puissent prendre réellement en charge la marche des entreprises et la gestion des affaires publiques. Une réduction massive du temps de travail, rendue possible par les progrès technologiques, auxquels s'ajouteront la suppression du chômage et la répartition entre toutes et tous du travail nécessaire, pourvoira à ce besoin.

Sans avoir l’illusion qu’une société libérée de l’exploitation et de l’oppression peut éviter toute maladie, infirmité ou problème de santé, le droit à la santé pour lequel nous combattons consiste d’abord à prévenir les causes d’un mauvais état de santé liées à une société fondée sur la recherche du profit maximum : accidents de travail, stress dû au travail, expositions aux produits toxiques, à une alimentation de mauvaise qualité, à la pollution…

Comme les autres productions humaines, les productions culturelles et artistiques ne sont pas autonomes. Elles sont traversées de tensions idéologiques et politiques. Une critique radicale du système capitaliste, sérieuse et cohérente, ne peut se faire sans critique radicale de la culture, de l’art et des médias puisqu’ils sont les verrous de l’idéologie dominante et, par conséquent, un obstacle important à l’émancipation de toutes et tous. La société libérée du capitalisme garantira l’accès de tous les individus à ces productions et mettra fin à leur marchandisation. La réappropriation démocratique de la culture, de l’art, des médias est un enjeu de premier ordre.

Le socialisme n'a évidemment rien à voir avec les politiques capitalistes des formations social-libérales telles que, en France, le parti dit “ socialiste ”. De même, il s'oppose radicalement aux dictatures bureaucratiques qui, de l'ex-URSS à la Chine, en ont usurpé le nom, alors même qu'elles reproduisaient des mécanismes d'exploitation et d'oppression qu'elles prétendaient combattre et favorisaient les pires travers productivistes. Nous voulons avancer vers l'auto-organisation et l'autogestion démocratiques de la société, et cela implique les plus larges libertés d'organisation et d'expression politiques, syndicales et associatives. Les libertés démocratiques qui ont pu être conquises sous le régime capitaliste seront consolidées et développées. Le socialisme, c’est bien le règne de la démocratie la plus réelle et la plus étendue.

Pas plus qu’il n’y a de bon capitalisme productif, il ne peut y avoir de bon “ capitalisme vert ”. Parce qu'elle seule rendra possible des choix économiques démocratiques et rationnels, pris dans l'intérêt du plus grand nombre, la rupture avec le capitalisme est une condition nécessaire afin de stopper la crise écologique dont les effets catastrophiques commencent à se multiplier. Dans le cadre d'une nouvelle organisation de la société, dont la finalité sera l'utilité sociale et non plus le profit, les producteurs et les citoyens, autonomes et responsables, décideront de développer les activités économiques qui bénéficient à la collectivité, et écarteront celles qui mettent en danger les populations et leur environnement. Le socialisme que nous voulons ne propose nullement un développement illimité de la production, mais se fonde au contraire sur la satisfaction écologique des besoins sociaux : c’est un écosocialisme. Seule une société délivrée de la dictature du capital sera en mesure de réconcilier l’être humain et la nature.

Nous voulons construire un système d'organisation collective qui favorise et encourage l'épanouissement individuel de toutes les personnes, “ une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ” (Le Manifeste communiste de Marx et Engels de 1848), où l’être humain soit considéré comme une fin et non plus un moyen. Le système capitaliste s’appuie sur un ensemble de normes de domination et sur la hiérarchisation des populations ; les minorités sont ainsi confrontées aux pressions morales, à la stigmatisation, au rejet ainsi qu’aux violences verbales, morales et physiques lorsqu’elles refusent d’obéir à ces normes et de se conformer à l’ordre établi. Le socialisme implique la fin de toutes les oppressions, de tout racisme et de toute discrimination ; le respect des cultures, des langues, des orientations sexuelles, des opinions philosophiques, religieuses, de la laïcité des administrations et pouvoirs publics. "

L'intégralité est ici:
http://npa2009.org/content/principes-fondateurs-du-nouveau-parti-anticapitaliste-adopt%c3%a9s-par-le-congr%c3%a8s
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Message  alterka le Ven 30 Mai - 22:44

Mais je me pose quand même des questions sur l'idée de révolution:

Est ce que des parties comme LO ou le NPA, aussi minoritaire soit il, peuvent dirigé un mouvement de masse, une inssurection (en pensant qu'elle puisse arriver)?

Et le socialisme démocratique, c'est aussi Mélenchon, puisque dans le programme du Front de Gauche, on parle de démocratie participative. A priori, c'est caduque.

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Re: Le communisme

Message  alterka le Ven 30 Mai - 22:46

Par c'est caduque j'entend que que le NPA ne se différencie pas trop des autres, ou n'a plus le monopole.....

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Re: Le communisme

Message  Copas le Sam 31 Mai - 0:09

Sur les raisons objectives de penser qu'une société communiste (au sens non-stalinien et  non caporaliste) est possible, il y a le développement de la classe ouvrière au sens large du terme sur la planète, le développement des niveaux d'instruction et de formation,  de capacités de communication, le développement des organisations de travailleurs sur la planète entière et l'activité même de résistance sociale contre les injustices et pour des objectifs sociaux.

Ce sont là des données objectives.
Les travailleurs collectivement n'auraient aucune difficulté à diriger leurs entreprises démocratiquement, à d'autres époques cela aurait été plus compliqué...
D'ailleurs, les SCOPs existantes en France marchent plutôt un petit peu mieux que les entreprises classiques, avec des fonctionnements démocratiques pouvant être largement améliorés et un cadre légal, bancaire et un rapport de force des intérets prédateurs extrêmement défavorable.
Sur les modèles, la Russie de 1917 et ses 4% de classe ouvrière c'est pas comparable, même avec l'Egypte et sa classe ouvrière à 70% de l'emploi total, dont un prolétariat industriel de 25%. Comme comparaison par exemple. Ce sont donc des éléments objectifs sur la place d'une classe ouvrière, qui ne résolvent pas tout en soi (il faut pour cela conscience, organisation, démocratie ouvrière centralisée, etc).
Ces données de base sont le fruit d'une poussée planétaire qui nourrit le surgissement également d'une activité sociale de plus en plus intense dans un nombre croissant de pays.
Indonésie, Inde, Chine, Vietnam, Bangladesh, la majorité des pays de l'espace méditerranéen, Cambodge, la quasi-totalité des états d'Amérique latine, etc, ont vu se developper une activité importante des prolétariats urbains parallèlement à leur poussée numérique et l’élévation de leurs niveaux d'instruction et de capacité à communiquer, à être informés.
ce phénomène gagne aussi une partie des pays d'Afrique "noire".

Même Cuba, prolétariat salarié urbain à 75 % de l'emploi (prolétariat industriel à 17% comme l'Espagne) n'a strictement plus rien à voir avec Cuba des années 50 (malgré une population urbaine déjà importante ) .

Ce qui différencie profondément FdG d'un côté et NPA-LO de l'autre ressort des moyens et des méthodes de construction d'une nouvelle démocratie pour faire en sorte que les travailleurs dirigent réellement leur vie et leur destin, soient plus libres.

Là où le FdG subordonne le mouvement social aux profit de positions institutionnelles qui sont sensées à 51% permettre en redescendant d'assurer une démocratie sociale, la gauche révolutionnaire pense que le chemin passe par le développement généralisé et coordonné de l'auto-organisation démocratique qui à un moment jouera le pouvoir face à la bourgeoisie et son état .

Au centre de la stratégie du FdG il y a la conquête de positions électives dans le système tel qu'il est, afin de procéder à de bonnes réformes...

Au centre de la stratégie des révolutionnaires il y a le mouvement réel de la classe ouvrière (au sens large et moderne du terme) qui se dote d'outils démocratiques spécifiques dans les batailles sociales pour diriger la société et écraser une bourgeoisie qui ne se laissera pas faire.

Intégré dans la conception révolutionnaire il y a l'estimation que la bourgeoisie controle l'état et n'a jamais joué le jeu du respect de la démocratie limitée dés lors que son pouvoir est en jeu.
La croyance en la neutralité de l'appareil d'état (armée, police, justice, hauts fonctionnaires) ressort d'une illusion dangereuse pour les révolutionnaires, qui subordonnent des positions institutionnelles aux objectifs de renforcement et de développement d'une démocratie d'un nouveau type.

Le projet de la gauche révolutionnaire est émancipateur par l'objectif et par les moyens.
Le projet du FdG est émancipateur par l'objectif déclaré.

Après le projet du FdG comme celui de la gauche révolutionnaire ne ressort pas de nouveautés fracassantes...
Le projet du FdG est un peu à droite du programme commun de la gauche des années 70 (PC et PS de l'époque) dont on a connu le sort.
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Re: Le communisme

Message  Pedrolito le Sam 31 Mai - 2:59

Quelques petites remarques :

- déjà le Programme référence du Communisme et des marxistes, c'est le Manifeste du Parti Communiste. C'est le bouquin à lire avant toute chose. C'est peut-être bête et d'une évidence absolue, mais mieux vaut le rappeler. S'il doit y avoir un seul bouquin, c'est bien celui-là. En plus, malgré ses plus de 150 ans, c'est d'une remarquable modernité. C'est donc LE TRUC à lire, si ça t'intéresse et si ce n'est déjà fait. Ça se lit vite et facilement en plus. Attention toutefois aux traductions, car certaines varient et peuvent provoquer des points de discordances. Disons que celle de Marxist.org est bien (edit : si ma mémoire est bonne, mais faudra que je vérifie).
Ensuite, il y a de nombreux autres ouvrages d'Engels, Lénine ou Trotsky (entre autres) à lire également.

- Après il faut distinguer "communiste", et "communisme" et "socialisme" en tant qu'organisation de la société.
Les communistes sont des militants, forcément révolutionnaires (enfin depuis le stalinisme et le virage réformiste des PC sous l'impulsion de la troisième internationale dégénérescente, mieux vaut préciser communiste révolutionnaire pour se distinguer), dont le but est d'installer le socialisme, et en finir donc avec le capitalisme en abolissant la propriété privée des moyens de production, et en expropriant la bourgeoisie qui détient ce capital. La seule classe sociale qui a intérêt à remettre en cause la domination de la bourgeoisie sur la société, c'est le prolétariat, la classe ouvrière.

- niveau organisation de la société. Le socialisme est en quelques sortes le stade inférieur du communisme. À terme, le but est d'atteindre le stade supérieur du communisme : le communisme intégral ("de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins"). Mais là, on est dans la pure théorie. On ne passe pas du capitalisme au communisme intégral directement. Cela demande des étapes. À commencer par le socialisme. Mais c'est tout un sujet.
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Re: Le communisme

Message  tartuf51 le Sam 31 Mai - 10:00

alterka a écrit:

Qu'est ce que préconise LO ou le NPA dans leurs programme?  Quelles alternatives concrètes l'extrême gauche propose t elle hormis la nationalisation?



Je ne pense pas que l'on puisse dire que les Trotskystes propose la nationalisation comme alternative au capitalisme(sinon Degaule serait le plus grand Trotskyste que la France ai connu).Parlons plutôt de"socialisation"des moyens de production et de distribution.C'est a dire que la classe ouvriere s'empare du pouvoir politique et économique,qu'elle se dote de"conseils"pour diriger le pays et définir un plan de réorganisation de la production et de la distribution dont le but sera la satisfaction des besoins de la population,et non plus de suivre bêtement la loi du marché selon le principe de"l'offre et de la demande".

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Re: Le communisme

Message  alterka le Sam 31 Mai - 21:01

Oui, pendant les révolutions, il y a des moments d'autogestion.

Je connais personnellement l'exemple des premières instance productives dans l'indépendance de l'Algérie, et il y a aussi un bouquin intéressant "hommage à la catalogne" écrit par George Orwell.

Mais ces expériences ne font elles pas état d’exception, dans l'idée que ces moments de l'histoire amènent à des tyrannies identiques à ce qui étaient dénoncés auparavant?

Ce que je veut dire par là, c'est qu'aujourd'hui, pour un clampin lambda l'objectif de l'extrême gauche est de mettre en place une nouvelle Corée du nord ou un régime de type castriste. Qu'est ce qui certifie que non, au vue des expériences passées?

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Re: Le communisme

Message  Roseau le Sam 31 Mai - 21:30

Voici le socialisme que nous voulons, fruit des leçons des tentatives avortées

Extraits des Principes Fondateurs du NPA
Le socialisme, l’écosocialisme, c'est le pouvoir des travailleurs et travailleuses dans tous les domaines et à tous les échelons de la vie politique, économique et sociale. C'est la démocratie des producteurs/trices associé-e-s décidant librement et souverainement quoi produire, comment et à quelles fins. Une telle réorganisation de l'économie et de la société suppose un premier niveau d'émancipation du travail, indispensable afin que les collectifs de travailleurs/euses et de citoyen-ne-s puissent prendre réellement en charge la marche des entreprises et la gestion des affaires publiques. Une réduction massive du temps de travail, rendue possible par les progrès technologiques, auxquels s'ajouteront la suppression du chômage et la répartition entre toutes et tous du travail nécessaire, pourvoira à ce besoin.

…Le socialisme n'a évidemment rien à voir avec les politiques capitalistes des formations social-libérales telles que, en France, le parti dit “ socialiste ”. De même, il s'oppose radicalement aux dictatures bureaucratiques qui, de l'ex-URSS à la Chine, en ont usurpé le nom, alors même qu'elles reproduisaient des mécanismes d'exploitation et d'oppression qu'elles prétendaient combattre et favorisaient les pires travers productivistes. Nous voulons avancer vers l'auto-organisation et l'autogestion démocratiques de la société, et cela implique les plus larges libertés d'organisation et d'expression politiques, syndicales et associatives. Les libertés démocratiques qui ont pu être conquises sous le régime capitaliste seront consolidées et développées. Le socialisme, c’est bien le règne de la démocratie la plus réelle et la plus étendue.  

Pas plus qu’il n’y a de bon capitalisme productif, il ne peut y avoir de bon “ capitalisme vert ”. Parce qu'elle seule rendra possible des choix économiques démocratiques et rationnels, pris dans l'intérêt du plus grand nombre, la rupture avec le capitalisme est une condition nécessaire afin de stopper la crise écologique dont les effets catastrophiques commencent à se multiplier. Dans le cadre d'une nouvelle organisation de la société, dont la finalité sera l'utilité sociale et non plus le profit, les producteurs et les citoyens, autonomes et responsables, décideront de développer les activités économiques qui bénéficient à la collectivité, et écarteront celles qui mettent en danger les populations et leur environnement. Le socialisme que nous voulons ne propose nullement un développement illimité de la production, mais se fonde au contraire sur la satisfaction écologique des besoins sociaux : c’est un écosocialisme. Seule une société délivrée de la dictature du capital sera en mesure de réconcilier l’être humain et la nature.

Nous voulons construire un système d'organisation collective qui favorise et encourage l'épanouissement individuel de toutes les personnes, “ une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ” (Le Manifeste communiste de Marx et Engels de 1848), où l’être humain soit considéré comme une fin et non plus un moyen. Le système capitaliste s’appuie sur un ensemble de normes de domination et sur la hiérarchisation des populations ; les minorités sont ainsi confrontées aux pressions morales, à la stigmatisation, au rejet ainsi qu’aux violences verbales, morales et physiques lorsqu’elles refusent d’obéir à ces normes et de se conformer à l’ordre établi. Le socialisme implique la fin de toutes les oppressions, de tout racisme et de toute discrimination ; le respect des cultures, des langues, des orientations sexuelles, des opinions philosophiques, religieuses, de la laïcité des administrations et pouvoirs publics.

En particulier, il implique la fin de l'oppression spécifique des femmes, antérieure au capitalisme mais que ce dernier a intégrée et instrumentalisée à ses propres fins. On retrouve cette oppression dans toutes les sphères de la société et elle traverse toutes les classes sociales, sous des formes diversifiées. L’oppression des femmes s’imbrique aux autres types de domination : l’exploitation de classe, le racisme, ou la violence contre les individus qui ne correspondent pas aux normes hétérosexistes. Aucun être humain ne sera libre si la moitié de l'humanité reste dans une position subordonnée, victime de la division sexuée du travail, des discriminations dans l'entreprise ou dans la vie politique, de la double journée de travail, de la famille patriarcale, des violences dans le cadre domestique, au travail, dans la rue, etc. La lutte des femmes contre leur oppression est un aspect essentiel de la lutte contre la domination capitaliste. Il n'y aura pas de socialisme sans libération complète des femmes. Et la libération des femmes, notamment des milieux populaires, nécessite la fin du règne de la loi du profit et l’existence d’une nouvelle société fondée sur la satisfaction des besoins sociaux.
En intégral
http://npa2009.org/content/principes-fondateurs-du-nouveau-parti-anticapitaliste-adopt%c3%a9s-par-le-congr%c3%a8s
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Re: Le communisme

Message  Pedrolito le Sam 31 Mai - 21:45

alterka a écrit:Oui, pendant les révolutions, il y a des moments d'autogestion.

Je connais personnellement l'exemple des premières instance productives dans l'indépendance de l'Algérie, et il y a aussi un bouquin intéressant "hommage à la catalogne" écrit par George Orwell.

Mais ces expériences ne font elles pas état d’exception, dans l'idée que ces moments de l'histoire amènent à des tyrannies identiques à ce qui étaient dénoncés auparavant?

Ce que je veut dire par là, c'est qu'aujourd'hui, pour un clampin lambda l'objectif de l'extrême gauche est de mettre en place une nouvelle Corée du nord ou un régime de type castriste. Qu'est ce qui certifie que non, au vue des expériences passées?

Pour faire court, réduire le socialisme aux régimes de l'ex-URSS ou de Corée du Nord, c'est comme si on réduisait l'analyse de l'expérience du capitalisme à la seule Guerre mondiale.

Dans, les faits, la seule expérience révolutionnaire prolétarienne qui a pu un minimum se développer, c'est la révolution de 1917, avant de dégénérer sous la coupe de la bureaucratie stalinienne. Stalinisme qui a influencé les régimes de Corée du Nord, de Chine, de Cuba.

On ne peut donc tirer des conclusions fermes et définitives à partir d'une seule expérience révolutionnaire victorieuse mais qui a dégénéré.

(Je ne traite pas de la Commune, vu sa brièveté et parce qu'elle n'a pas été victorieuse car écrasée dans le sang par les armées de la bourgeoisie).
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Re: Le communisme

Message  Roseau le Jeu 9 Oct - 13:39

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Re: Le communisme

Message  Dinky le Jeu 9 Oct - 18:47

Harpov a écrit:Pourquoi le réinventer ?
Restons simplement fidèles à Marx, Lénine, Trotski, Rosa Luxemburg

Ce serait trop simple... Smile

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Re: Le communisme

Message  Copas le Jeu 9 Oct - 20:53

Harpov a écrit:Pas besoin d'un ex-stalinien pour nous expliquer ce qu'est le communisme, ni de crypto-staliniens pablistes pour le couvrir, eux qui estiment que la période ouverte par Octobre 1917 s'est refermée en 1989 avec la chute de la bureaucratie stalinienne après celle du mur de Berlin !


ni de crypto-staliniens pablistes... agents triples du mikado, de la CIA et du КГБ, vipères lubriques face aux saints sacrés Marx, Lénine, Trotski, Rosa Luxemburg...

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Re: Le communisme

Message  Roseau le Sam 29 Nov - 15:54

A. Bihr, Actualiser le communisme


Pour Alain Bihr, « La "rupture" révolutionnaire est ainsi le moment où le contre-pouvoir prolétarien parvient à démanteler l'appareil d'Etat pour se substituer à lui dans la gestion générale de la société. Cette "rupture" avec le capitalisme aura été préparée par une lente et patiente reconquête par les forces prolétariennes de la maîtrise sur leurs conditions sociales d'existence, dans le travail aussi bien que hors du travail ; par un long et sans doute difficile apprentissage de l'auto-organisation dans les luttes, de la démocratie directe, de l'autogestion de la vie sociale ; par un processus ininterrompu d'"expérimentation sociale", avec ce qu'il implique de tâtonnements, d'essais et d'erreurs rectifiés, permettant l'enrichissement de la conscience de classe, le renforcement du désir d'autonomie individuelle et collective ainsi que de la conviction de la possibilité de fonder sur cette dernière une réorganisation globale de la société. En un mot, la "rupture" avec le capitalisme aura ainsi été précédée et préparée par la maturation d'un contre-pouvoir prolétarien, se renforçant, tant objectivement que subjectivement, au rythme des concessions, réformes, ruptures partielles obtenues par ses luttes contre le pouvoir capitaliste. »

Où en sommes-nous aujourd'hui dans cette longue maturation ?

Lire la contribution de Bihr ici :

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2014/11/29/31046962.html
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Roseau

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