Wilhelm Reich : une politique du plaisir

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  Estirio Dogante le Ven 31 Jan - 21:32

Tu passeras l'article à ceux qui vivent avec 1 euro par jour....Ceux qui triment au point que leur seul plaisir est ...dormir ou se reposer pour trimer encore lundi.

Ils se feront un plaisir de t'envoyer à tous les diables!

Bien sur, cela ne te fera pas trop plaisir, mais remarque il ne manqueront pas les riches désœuvrés qui trouveront ton article formidable....le temps qu'ils deviennent blasés et deviennent pervers ou dirigeants de la bourgeoisie ...avec une pensée émue de leurs années de jeunesse et de ...plaisir.

De Reich, ils ne se rappelleront que de son Orgone... Aujourd'hui il y a des excitants plus puissants il parait.

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  gérard menvussa le Ven 31 Jan - 23:15

Willemm reich est trés critiquable pour des tas de raisons. Mais l'approche typiquement petite bourgeoise de estirio (qui combine misérabilisme, moralisme bas de plafond et absence totale de sens politique) est lamentable. Comme si la question du "plaisir" ne se posais que pour les "riches bourgeois", et que les prolos travaillaient tous 15 heures par jours et se logeaient dans un galleta ! Et même comme ça, il y en a qui baisent...

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  Estirio Dogante le Ven 31 Jan - 23:45

Encore Menvussa et ses absurdités...

Comme si la "baise" était le plaisir...Voila bien la réduction que j'ai critiqué  et qui Menvussa expose en place publique.
Comme pour les vrais petits-bourgeois repus le seul plaisir qui les tient en vie c'est la "baise",.Chaque fois que quelqu'un montre la misère totale et complète même sur cette question, dans la société aliénée et de dur labeur que l'on vit (quand il y en a), ils portent la main à la braguette.

Ce "plaisir" là, de courte durée, qui ne satisfait que les êtres limités, réduits à la condition d'animaux, ne peut pas satisfaire un être humain bien au delà d'un orgasme. Et pourtant les plaisirs (sauf peut-être pour Menvussa) sont surtout spirituels, humains, esthétiques, de tout ordre...mais dans un "ordre" qui les rends impossible et qui ne laisse que la "baise" (et encore dans quelles conditions, sous quelles contraintes, etc.etc.) pour ceux qui la pratiquent encore. Parce que ...bon, pas la peine de faire un dessin, mais tu peux consulter les médecins la-dessus.

Dire que 60% des femmes ne trouvent pas de plaisir dans la "baise", que un pourcentage élevé des hommes et des femmes la pratiquent par obligation et ne tirent qu'un très rare plaisir (quand ce n'est pas du dégout, de la haine même pour "leur"partenaire) c'est vouloir cacher le soleil avec un doigt. Pour un "plaisir", dix frustrations; pour un "rapport"  réussi (toujours dans la "baise" le seul plaisir que Menvussa connait) combien "d'obligations du samedi", d'ennui, de lassitude etc.etc? Mais c'est l'histoire de tous les couples!

Ce sont des erzats idéologiques à l'intention de petits-bourgeois. La télé en est pleine, les revues, les journaux et même partout.

Et  ceux qui se font le plus de "plaisir" par l'orgasme sexuel, ce sont les aliénés des hôpitaux psychiatriques qui passent tout leur temps à se masturber. Cherchant aussi un "plaisir" qui les échappe toujours.

Il n'y a pas de plaisir sous le capitalisme (ou plutôt le seul vrai plaisir est la lutte pour changer ce monde, si on est à la recherche du "plaisir" (l'objectif d'un adolescent) , il n'y a que des mauvais orgasmes, quand il y en a.

Si on se fait tellement du plaisir, pourquoi changer un si joyeux monde? C'est d’ailleurs ce que dit Reich, le capitalisme tue le plaisir, mais lui commence à l'envers, il voulait enseigner des "techniques" pour pouvoir changer ce monde. Bref, il a fini avec l'Orgone.

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  Roseau le Sam 1 Fév - 0:03

J'avais posté la nouvelle de la réédition du livre de Palmier sur Reich,
qui date de la fin des années 60 ou début 70,
en savourant d'avance le fait qu'il y aurait bien au moins une personne
pour nous faire rire en reprenant les arguments des culs bénis du PCF,
et des staliniens depuis toujours contre Reich et la sexualité en général,
qui ont tant fait rire les militants révolutionnaires de l'époque.
De quoi être satisfait!

Maintenant, sur le fond, je conseille de lire plutôt Reich lui-même.

Roseau

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  Estirio Dogante le Sam 1 Fév - 0:10

Au moins Roseau se fait plaisir...

C'est déjà ça de gagné.

Parce que pour le reste, j'aimerais bien voir où je serais "contre la sexualité"???

Généralement je ne suis pas contre les faits, pas si bête.

Par contre je suis contre l’imbécilité des petits bourgeois qui ne voient que dans le sexe le "plaisir". Qui en parlent trop et qui vivent exactement ce que tout le monde vit, la misère sexuel du monde d'aliénation.

Sauf si "eux", mènent une "vie sexuelle pleinement satisfaisante"...comme dans les revues glamour.

Allez, bavez encore devant les mites capitalistes, mais sans moi.

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  Roseau le Sam 1 Fév - 0:40

Tout comme les vieux staliniens,
Dogante n'a visiblement jamais lu Reich,
ce que personne ne lui reprochera.
C'est donc l'occasion de rappeler l'action et l'oeuvre de Reich,
et l'actualité de certaines de ses analyses:

Dans Psychologie de masse du fascisme, il insiste sur les structures caractérielles de l’homme, les névroses et la «peste émotionnelle » qui expliquent le fascisme. Il souligne le rôle des institutions patriarcales, de la famille et de l’éducation dans la construction de cette structure caractérielle pathologique qui affecte tous les individus.

Dans La révolution sexuelle, il analyse les causes de la misère sexuelle et affective des masses. Il propose une forme d’éducation radicalement nouvelle avec le droit à la sexualité pour les enfants. Reich s’attache également à la liberté sexuelle dans le couple.

Les ouvrages de Wilhelm Reich soulignent la dimension subversive du désir et de plaisir. La liberté amoureuse s’oppose radicalement à la société capitaliste et patriarcale. La réalisation des désirs et l’énergie sexuelle se heurtent au conformisme et à la soumission des individus, indispensables pour maintenir l’ordre social. Mais la révolution sexuelle ne se contente pas de balayer les institutions. Il s’agit surtout de construire une nouvelle société avec des méthodes d’éduction radicalement différentes. Cette société repose sur le plaisir et la réalisation des désirs et non sur les contraintes sociales et la frustration permanente. Ainsi, la révolution sexuelle suppose aussi une révolution sociale, contre l’exploitation salariale et la marchandise, pour permettre cette véritable émancipation individuelle et collective. Mais la destruction des frustrations et de la structure caractérielle névrosée demeure indispensable pour éviter toute dérive autoritaire au cours du processus révolutionnaire.

La nécessité de l’action révolutionnaire

Reich, issu de milieu populaire, se préoccupe des problèmes sociaux mais rejette l’idéologie et les politiciens. Ses idées le rapprochent des mouvements autogestionnaires. En 1920, à Vienne, il adhère aux jeunesses socialistes qui s’intègrent alors dans le mouvement ouvrier. En 1927, la répression violente et brutale d’une manifestation ouvrière à laquelle Reich participe accélère sa prise de conscience. Il observe la puissance potentielle du mouvement par le nombre de personnes, mais aussi la passivité et le légalisme des manifestants. « Je fus abasourdis de la mansuétude de la population. La foule était si forte qu’elle aurait pu littéralement mettre en pièce ses quelques policiers » écrit Reich. Mais surtout il constate le crétinisme des forces de répression avec des policiers qui tirent et tuent sans réfléchir. Ils agissent comme des robots et se contentent d’obéir aux ordres. Reich s’interroge également sur son propre comportement pendant la guerre.

A partir de 1927, il adhère au Parti communiste surtout par rejet de la social-démocratie qui préfère un pouvoir réactionnaire plutôt qu’un mouvement révolutionnaire. Reich participe activement à toutes les luttes. Il distribue des tracts et défile dans de nombreuses manifestations. Le contexte politique et social se révèle particulièrement violent avec la montée du fascisme.

Mais Reich approfondit son action de thérapeute. Il ouvre des cliniques gratuites et accueille toute la population, notamment les plus pauvres. Il se retrouve confronté directement à tous les problèmes sociaux et à ses conséquences. Il observe ainsi que la thérapie, seule, ne peut pas résoudre tous les problèmes. « L’urgence, dès lors, est de secourir ces hommes, ces femmes et ces jeunes gens en détresse. Mais il devient tout aussi important d’étudier les liens qui unissent les mécanismes psychologiques aux phénomènes socio-politiques » Changer la société semble indispensable pour résoudre des problèmes psychologiques.

La lutte sexuelle

Reich rejoint Berlin, avec son Parti communiste puissant et déterminé. Les milieux de la psychanalyses semblent moins dogmatiques à Berlin et plus ouvert aux idées de Reich. Le psychanalyste participe toujours activement aux luttes ouvrières et aux manifestations de chômeurs, tout en poursuivant ses thérapies. Il se penche sur les problèmes de chaque patient en particulier mais s’attache également à s’attaquer à l’origine sociale de ses problèmes. En 1931, Reich créé l’Association pour une politique sexuelle prolétarienne: Sexpol.

En Allemagne, quatre vingt associations regroupent 350 000 membres pour faire de la prévention et de l’information sexuelle. Reich tente de coordonner ses associations. La plateforme Sexpol propose un programme d’action et de réforme sexuelle radicalisé, intégré à un combat économique et politique anticapitaliste et antifasciste. Le manifeste de Sexpol relie les problèmes sexuels à l’ordre capitaliste et s’inscrit dans un contenu « révolutionnaire et de classe ».

En 1931, Reich écrit La lutte sexuelle des jeunes, un texte tourné vers le combat politique. « Les jeunes gens et les adolescents n’ont pas seulement droit à la connaissance sexuelle, mais ils ont aussi le droit, et pleinement droit, à une vie sexuelle satisfaisante. De ces droits, ils ont été privés… Ils doivent donc prendre leur cause en main. Quant à nous, nous sommes décidés à les convaincre qu’un droit ne se mendie pas mais se conquiert » écrit Reich. Mais le Parti communiste n’apprécie pas le mouvement Sexpol dont le succès menace la ligne politique. Freud met en garde Reich et refuse l’association de la psychanalyse à la lutte révolutionnaire. Surtout, les nazis font de Reich et de ses écrits une cible privilégiée.

Entre communisme et anarchisme

La psychologie de masse du fascisme, publié en 1933, s’inscrit dans le contexte d’une désillusion de Reich par rapport à l’URSS. La législation sexuelle soviétique, en 1918, attaque clairement l’ordre sexuel. Mais Reich reçoit progressivement des informations sur l’URSS et sur son régime réactionnaire et despotique. Reich s’attache à analyser le fascisme avec une approche globale et pluridisciplinaire. Il observe la structure sociale mais aussi la structure caractérielle et psychologique à l’origine du fascisme. Les bourgeois craignent les prolétaires. Mais, contrairement au dogme marxiste, les prolétaires ne sont pas tous portés par l’idéal révolutionnaire et tentent de s’embourgeoiser. L’éducation, la famille autoritaire et la religion permettent la répression de la sexualité et des désirs dès le plus jeune âge. « La répression de la sexualité naturelle de l’enfant, et surtout de la sexualité génitale, le rend anxieux, timide, craintif devant l’autorité, obéissant, gentil et bien élevé au sens bourgeois ; elle paralyse les forces de révolte en l’homme, parce que toute pulsion agressive est chargée d’angoisse, elle entraîne par l’inhibition de la curiosité sexuelle, une inhibition générale de la pensée et de l’esprit critique » analyse Reich.

La résignation des femmes s’explique par le refoulement de la révolte sexuelle. Les garçons s’identifient aux idées de puissance, d’honneur et de pureté de la race. L’idéologie nazie manipule les désirs sexuels réprimés. L’idéologie communisme tente également d’utiliser les pulsions humaines pour susciter une ferveur populaire autour du Parti. Reich dénonce la dérive autoritaire de la dictature du prolétariat et l’imposture du communisme d’État.

Dans Principes de second front, Reich s’enthousiasme pour la révolution espagnole et le mouvement anarchiste. Il défend la socialisation, et non l’étatisation, des terres. « Le principe de la liberté personnelle et de l’autogestion sociale allié au principe de la direction organisée du combat révolutionnaire » dessine des perspectives émancipatrices selon Reich. En revanche, il critique les démocraties, opposées à une véritable libération humaine. « Dans les démocraties également, les individus étaient - et sont encore - éduqués en vue d’une soumission à l’autorité » souligne Reich dans son introduction à La fonction de l’orgasme. Mais le psychanalyste abandonne tout engagement politique à la fin de sa vie. Il pense que ses idées peuvent être mieux accueillies par les États-Unis. Pourtant ce pays valorise le moralisme puritain, l’autoritarisme et le règne de la marchandise. Les idées de Reich conservent une tonalité fortement libertaire et semblent difficilement récupérables. La pensée de Reich se rapproche du mouvement autogestionnaire et valorise l’auto organisation contre l’État et le capitalisme.

La nécessité de la révolution sexuelle

Le livre de Reich sur La révolution sexuelle suscite l’opposition des psychanalystes et des communistes car il associe révolution sexuelle et révolution politique. « Donc, Reich est coincé entre les psychanalystes qui dénoncent ses analyses politiques et les communistes qui refusent la psychanalyse et, surtout, ses implications en matière de sexualité » résume Jacques Lesage de La Haye. Une première version du livre paraît en 1930. En 1944, Reich écrit une nouvelle version pour revenir sur ses analyses qui concernent l’URSS. « La Russie soviétique, qui doit son existence à une révolution prolétarienne, est aujourd’hui, en 1944, réactionnaire en matière de politique sexuelle » écrit Reich. Tous les systèmes politiques doivent être remis en cause pour construire une nouvelle organisation sociale. « Le problème, c’est que le moralisme pathologique n’est pas le propre d’un système plus que d’un autre. Après avoir rêvé pendant de longues années, Reich a fini par découvrir que les structures caractérielles de l’homme sont toujours les mêmes, quels que soient les gouvernements, les progressistes comme les conservateurs. Il s’agit dès lors de passer d’un fonctionnement rigide, autoritaire et patriarcal à une forme naturelle de vie où les rapports de l’homme, de la femme et des enfants sont totalement changés » explique Jacques Les  

Reich refuse le psychologisme ou l’économisme qui se réduisent à une grille d’analyse simpliste. Il prend en compte les diverses dimension sociales, politiques, économiques et psychologiques et refuse les séparations entre disciplines académiques. Roger Dadoun décrit ce texte de Reich comme une « machine de guerre totale dressée contre la société capitaliste, contre les sociétés bureaucratiques et totalitaires, contre tous les systèmes répressifs, contre les caricatures réformistes et les frénésies groupusculaires - construction s’identifiant, à la limite, à la théorie, la stratégie et la pratique de l’économie sexuelle ».

Selon Reich le refoulement découle du moralisme sexuel imposé dès le plus jeune âge par l’éducation et la famille. Cette soumission, avec la répression des instincts et des désirs, génère des pathologies. Le psychanalyste souligne l’erreur des marxistes et de la Révolution de 1917 en Russie. Les marxistes estiment que la transformation des rapports de production économiques suffit pour modifier les relations humaines. Mais les discours moralisants et les idées conservatrices prennent le dessus puisque la révolution sociale ne s’accompagne pas d’une révolution sexuelle. « Un système de gestion directe (ou non) qui ne soutient pas l’affirmation du plaisir sexuel est voué à sa propre perte. Le corps, l’énergie et les émotions participent de manière intrinsèque à la vie sociale, économique et politique » explique Jacques Lesage de La Haye.

Changer tous les aspects de la vie

Dans une brochure, Reich défend ce qu’il appelle la démocratie du travail, une forme d’organisation proche de l’autogestion. Il dénonce les bureaucrates et les politiciens qui prétendent représenter le peuple mais qui en sont très éloignés. Les politiciens semblent attirés par le pouvoir, l’argent et la notoriété. Ils vivent pour eux-mêmes, méprisent l’amour et la nature humaine. « La responsabilité de la satisfaction des besoins humains seraient l’affaire des seuls consommateurs et producteurs et ne leur seraient pas imposée par une administration étatique et autoritaire, contre leur volonté et malgré leurs protestations » explique Reich. Les chefs, les patrons, les bureaucrates, la hiérarchie, l’État, le pouvoir et les contraintes doivent disparaître. Dans les luttes sociales actuelles, des assemblées générales permettent d’expérimenter une forme de démocratie directe à travers la délibération collective. Si Reich rejète toutes les idéologies, y compris l’anarchisme, il fournit des pistes de réflexion pour construire un projet de société libertaire fondé sur la démocratie directe.Q

Source: Jacques Lesage de La Haye, Introduction à la psychanalyse de Reich, Chronique sociale, 2009

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  Estirio Dogante le Sam 1 Fév - 9:00

C'était pas la peine de me balancer du Wikipedia, Reich, je le connais depuis 1960...à la seule différence qu'après je ne suis pas resté béat devant mon appareil reproducteur. J'en ai fait, avec mes camarades, sa critique marxiste.

D’ailleurs, le meilleur, à mon gout, de sa production est la "Cuirasse caractérielle" ou un titre approchant. C'est vraiment un travail technique et non pas les absurdités sur le rôle de l'orgasme.

"La dimension subversive du désir et du plaisir"...Bah oui, allons tous baiser  afin de "ressoudre" les problèmes du capitalisme! N'importe quoi! Comment peut-on avaler de tels imbécilités (à l'odeur "psychanalytique" décomposé) sans le moindre sens critique?

S'il y a quelque chose de conservateur et qui, en plus, agit comme puissant frein de la lutte et de la prise de conscience  (même la freine quand elle s'est développée) c'est bien le "désir et le "plaisir" (que l'on trouve rarement),  même sous la forma rabougrie que lui donne Roseau.
Bravo pour la "subversion"!
D'ailleurs tous les milliardaires cherchent cela. Et leur "désir" épuisé et mort par la débauche devient pervers. Et le plaisir, dans leurs vies d'ennui mortel, il faut le trouver par la chimie, par les pires aberrations. "Le désir et le plaisir" est un chemin sans issue s'il n'est pas subordonné à des valeurs spirituels, altruistes, de camaraderie de classe réels, (d'amour si l'on veut rester dans l'individuel) qui procurent des plaisir bien plus intenses, durables, réels et porteurs. Et qui ne sont pas incompatibles, qui sont même nécessaires à la lutte de la classe ouvrière.

Et "la lutte sexuelle", en voila un truc subversif...

Si quelqu'un décidait donc de passer tout son temps à en faire le centre de sa "vie", il en aurait vite fait marre, une fois ses instincts satisfait et après ....rien, il nulla, le vide le plus complet, la décadence naturellement.
C'est tout simplement un dérivatif, un chemin sans issue, un ersatz pour compenser un peu la dure réalité des classes travailleuses qui ne peut même pas se réaliser.

Bref, une arme de la bourgeoisie.

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  gérard menvussa le Sam 1 Fév - 10:45

Il n'y a pas de plaisir sous le capitalisme (ou plutôt le seul vrai plaisir est la lutte pour changer ce monde, si on est à la recherche du "plaisir" (l'objectif d'un adolescent) , il n'y a que des mauvais orgasmes, quand il y en a.

Si on se fait tellement du plaisir, pourquoi changer un si joyeux monde? C'est d’ailleurs ce que dit Reich, le capitalisme tue le plaisir, mais lui commence à l'envers, il voulait enseigner des "techniques" pour pouvoir changer ce monde. Bref, il a fini avec l'Orgone.

Limiter la question du "plaisir" à la question de la sexualité et celle de la sexualité a celle de l'orgasme est une vision caractériellement petite bourgeoise ! Mais inversement, "oublier" la sexualité quand on parle de plaisir, et oublier "l'orgasme" quand on parle de sexualité est un travers tout aussi petit bourgeois. Estirio parvient a conjuguer ces deux travers : bravo !

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  mykha le Sam 1 Fév - 11:37

Limiter la question du "plaisir" à la question de la sexualité et celle de la sexualité a celle de l'orgasme est une vision caractériellement petite bourgeoise ! Mais inversement, "oublier" la sexualité quand on parle de plaisir, et oublier "l'orgasme" quand on parle de sexualité est un travers tout aussi petit bourgeois.

 Suspect 

Pauvres petit-bourgeois, ça doit leur donner le tournis !

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  gérard menvussa le Sam 1 Fév - 12:09

Il y a "deux" Wilheim Reich" : l'un qui fait partie du mouvement communiste international, et l'autre qui résulte de la répression, du stalinisme aussi Le premier est intéressant (dans le genre "politiser la sexualité", qui est tout a fait le contraire de "sexualiser la politique", auquel on le réduit ! )

Cela dit, tu as quelque chose à dire sur le sujet ?

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  Roseau le Sam 1 Fév - 16:20

Pour ceux qui lisent l'allemand, une réédition du livre publié en 32
par Reich, après des années de lutte avec les Jeunes Communisteq,

Ce livre n'avait pas attendu Dogante.
Il a fait l'objet d'une haine féroce des défenseurs de l'ordre sexuel petit-bourgeois,
venant du nazisme comme du stalinisme.

https://ia600702.us.archive.org/29/items/Reich_1932_Sexuelle_Kampf_der_Jugend_k/Reich_1932_Sexuelle_Kampf_der_Jugend_k.pdf

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  sylvestre le Sam 1 Fév - 17:31

Estirio Dogante a écrit:
Bien sur, cela ne te fera pas trop plaisir, mais remarque il ne manqueront pas les riches désœuvrés qui trouveront ton article formidable....

Oui, il est bien connu qu'il n'y a que les riches desœuvrés pour avoir une sexualité !  Rolling Eyes 

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

Message  sylvestre le Mer 26 Nov - 13:10

Je suis à présent en train de lire La psychologie de masse du fascisme et je trouve ça génial ! Absolument à lire en ce moment, pour contrer les analyses économistes du fascisme, qui se contentent de le dénoncer comme une escroquerie, pure irrationalité - sans comprendre que les ressorts idéologiques sur lesquelles croît la réaction en général et le fascisme en particulier correspondent à des besoins nés des contradictions exacerbées dans certaines couches de la population (petite-bourgeoisie classique chez Reich, couches intermédiaires largement salariées aujourd'hui) notamment dans le domaine sexuel. Pour voir le lien entre Manif pour Tous et extrême-droite, et donc l'importance du combat idéologique et sur les dites "questions de société" pour combattre efficacement le FN et ses épigones, c'est un bouquin franchement précieux.

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Re: Wilhelm Reich : une politique du plaisir

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