Front de Gauche

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Re: Front de Gauche

Message  Achille le Jeu 16 Jan - 19:41

Hollande tout nu (politiquement)

On ne doit pas sous estimer l’ampleur du virage assumé par François Hollande a l’occasion de sa conférence de presse. Certes, il est bien le même homme que celui dont j’ai décrypté, dans mon livre « En quête de gauche », le parcours idéologique depuis 1983. Inconnu à l’époque, ses premières tribunes de presse l’alignaient sur ce courant « démocrate », parti des Etats-Unis, qui a connu ensuite une escalade de surenchères libérales. De Tony Blair à Gerhard Schröder, une pente a été prise par la social-démocratie européenne, dont Hollande a été l’instrument en France. Elle s’est déployée jusqu’à la déchéance totale, avec la capitulation de Papandréou en Grèce devant l’assaut de la finance, mais aussi avec les gouvernements de grande coalition à répétition en Allemagne et dans plusieurs pays d’Europe. Certes, la précédente conférence de presse présidentielle, en novembre 2012, avait déjà affiché le paysage mental et sa conversion publique à la « politique de l’offre », caractéristique de la pensée économique de droite. Mais les journalistes ont raison de dire que c’est un franchissement qu’il a opéré cette fois-ci.

C’est le coup de barre à droite le plus violent d’un gouvernant de gauche depuis Guy Molet, élu pour faire la paix en Algérie, et qui envoya le contingent au combat. Hollande a été élu pour tourner la page de Sarkozy et faire la guerre à la finance. De cela, il ne reste rien. Au contraire. Un journaliste lui fait faire un aveu énorme. Quelle différence avec la politique de Sarkozy ? De sa propre bouche : la différence serait que lui ferait ce que l’autre était incapable de faire en matière de politique économique de droite ! Autrement dit, vu depuis notre balcon, il se vante d’être pire que Nicolas Sarkozy. Dans les chiffres, c’est d’ailleurs vrai. Fillon avait réduit de 15 milliards la dépense publique. Hollande a triplé la soustraction. Quant à « la guerre à la finance »… c’est l’illustration caricaturale de l’adage de Charles Pasqua selon lequel les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Nous, les militants politiques, les citoyens éclairés, nous sommes peu surpris. Nous savions a quoi nous en tenir sur le fond. Mais ce savoir nous égare parfois. Nous croyons que tout le monde sait comme nous et nous sous-estimons les effets de démoralisation collective de tous ceux qui découvrent la réalité, surtout quand ils n’avaient pas envie de la connaître. Et nous sous-estimons la part d’autorité que des personnages comme François Hollande, du fait de leur fonction, peuvent avoir sur l’esprit public. h-20-2269032-1287322121Quand il répète le catéchisme libéral sans démonstration, en assénant comme des évidences des refrains idéologiques pris chez nos adversaires, il conforte l’idéologie dominante et les préjugés de notre temps d’obscurantisme. C’est cela que nous payons le plus cher ensuite. Cela provoque tant de résignation, tant de conformisme.

La pression médiatique et les circonstances ont obtenu cet « outing » du scooteriste masqué. Je crois aussi qu’au PS comme dans notre gauche, nombreux sont ceux qui auraient préféré que l’ambiguïté demeure pour faciliter les petits arrangements. La pression de l’événement privé imposait à Hollande une posture qui démente sa réputation de duplicité permanente et universelle. Les journalistes l’ont cueilli cuit à point. Ils ont obtenu une clarification dont je suis certain que ce roué aurait espéré se dispenser pour mieux continuer à emberlificoter tout le monde. Certes, le fond ne change pas. Mais tout n’est pas égal. Un saut qualitatif a été opéré. Le nouveau pacte blabla donne 15 milliards de plus au MEDEF. Au total, les deux derniers plans blabla offrent 35 milliards d’argent frais au MEDEF, pris intégralement sur la consommation populaire ! Voilà pour les faits. En assumant publiquement le tournant, François Hollande franchit aussi un seuil symbolique. Dans la vie publique, surtout venant du monarque républicain, les mots sont des frontières autant que des passerelles avec le réel ! La conférence de presse de Hollande a mis un point final à la singularité du PS dans la social-démocratie mondiale et européenne. Ce n’est pas tout.

Le coup de force idéologique va devenir un coup de force politique. En demandant un vote de confiance au Parlement, la « gauche du PS » et les Verts doivent valider la brutale formule productiviste et antisociale qui résume tout sur le plan de la philosophie politique : « l’offre créé la demande ». Il va leur falloir l’avaler en plus des cadeaux au patronat, en plus de l’ANI, en plus de la retraite à 66 ans, en plus de… en plus de… Je connais leur gosier de boa, et leur art de manger tout en parlant contre le menu, mais tout de même ! Toute la gauche représentée au Parlement est mise au pied du mur. Ce sera la mesure de la sincérité de bien des joueurs de flûte ! Puisque je suis sur le sujet de la doctrine, encore une précision.

Hollande accepte l’étiquette « social démocrate ». C’est une usurpation de plus. Il y a, bien sûr, les raisons de fond propre au paysage et à l’histoire de la gauche française. La social démocratie est une forme d’organisation de la gauche où le parti et le syndicat sont intimement liés. Ils le sont non seulement dans l’action mais par les structures et par l’histoire. D’ailleurs tantôt c’est le parti qui a créé le syndicat tantôt c’est l’inverse. Tel est le cas dans tous les pays de l’Europe du nord et en Angleterre. Rien de cela n’a jamais pu exister en France. A mes yeux c’est tant mieux. Donc qu’est-ce que cette social démocratie à la Hollande où syndicat et parti se tournent le dos ? Elle n’existe pas. Quoiqu’il en soit admettons au moins que la social-démocratie c’est une méthode ou les avancées combinent les rapports de forces sociaux et la négociation pour finir avec des compromis. Il n’y a pas trace de rapport de force, de négociation ni d’un compromis propre à la social-démocratie d’autrefois dans la méthode Hollande. Lui fait des cadeaux « secs » aux actionnaires. Aucune contre-partie, aussi ferme et chiffrée que le sont ces cadeaux, n’est exigée du grand patronat. Où est l’espace de « négociation » avec des méthodes de concession préalable, unilatérale et sans condition comme ce fut le cas pour l’ANI, la retraite à 66 ans et à présent ? Ou est le rapport de force si le gouvernement trace les concessions avant le début de la discussion ? Ce n’est pas tout.

L’idée social-démocrate c’est « le partage des fruits de la croissance ». Illusion productiviste lamentable, certes, qui suppose un monde en croissance permanente sans limite dans un monde limité. Mais du moins s’agit-il de partage de la richesse. Ici, il n’y a aucun partage. C’est 15 milliards donnés d’un côté, et de l’autre, dans le meilleur des cas, des promesses de « création d’emploi ». A supposer qu’elles se traduisent dans les faits, ce dont nous n’avons pas le premier indice, quel genre d’échange est-ce là ? De la richesse cédée aux uns en échange, pour les autres, du droit de produire encore plus de richesses a répartir tout aussi inégalitairement ! Et quel est le contenu de ces emplois « offerts en contrepartie » ? Ce sont des emplois socialement dégradés à faible prix pour permettre le paiement des 15 milliards de cadeaux. Des emplois à moindre pouvoir d’achat car les économies de dépenses publiques sont des dépenses privées supplémentaires des ménages. Et voilà Hollande, feignant de s’indigner contre ceux qui pensent voir dans sa politique une suite de cadeaux à la finance ! Il oublie de rappeler que (presque) rien de ce torrent d’argent donné au grand patronat ne se retrouve en investissement. Mais beaucoup repart en dividendes. Tout cela, les chiffres le montrent.

Ce que fait Hollande c’est du social-libéralisme. Ce vocable, pourtant approximatif, décrit bien la nouvelle matrice où sont collées bout à bout la priorité donnée au marché, la concurrence libre et non faussée européenne, et « les valeurs » sociétales mais a-sociales des classes moyennes supérieures urbaines. Telle est la ligne « démocrate » en cours depuis les années quatre-vingt dans l’Internationale socialiste.

Depuis le début de l’offensive « démocrate » en France, le danger est qu’il n’y ait plus de gauche politique dans notre pays, comme c’est le cas en Italie, laboratoire de pointe de la nouvelle orientation du mouvement social-démocrate. C’est cette issue dont nous avons coupé la route avec la création du Front de gauche. D’où l’acharnement des solfériniens à le briser par tous les moyens. Je n’en dis pas davantage. Mes lecteurs sont assez avertis pour rapporter cette affirmation au contexte. Ainsi donc, non, il ne s’agit pas d’une « gueguerre » ou d’une « bisbille », comme disent certains commentateurs au front bas. Il n’y a aucun problème de personne au Front de gauche. Personnellement, je n’éprouve ni jalousie ni frustration. Mais il y a un lourd problème d’orientation. C’est un débat stratégique de fond. L’indépendance politique à l’égard du PS est une question fondatrice que n’évacuent pas de simples simagrées sur « la gauche rassemblée » et autres balivernes qui servent de bouée de sauvetage au naufrage des solfériniens. Que certains secteurs du PCF assument leur orientation et s’allient s’ils le jugent utile avec les solfériniens dès le premier tour. C’est leur droit. Il doit être respecté. Mais qu’il n’implique pas les autres composantes de force dans leurs choix. Notre droit aussi doit être respecté. Nous ne voulons pas être impliqués. Nous ne le serons pas.

Tout au contraire, sous un sigle sans compromission, il faut travailler à la formation d’une opposition de gauche dont le vote de confiance peut être le point de départ. Elle ne peut se résumer au Front de gauche. Et elle ne peut non plus se gargariser de rencontres et « convergences » avec les secteurs du PS trop bien nourris pour pousser l’audace au-delà du coup de gueule médiatique inoffensif et sans conséquence pratique. Tous ceux qui prétendaient qu’on est « plus utile dedans que dehors » au PS, qu’ils l’aient réellement cru ou pas, sont placés devant le choix entre les mots et les actes. Ceux qui ont voulu donner a l’écologie politique sa chance gouvernementale voient bien aussi que la frontière entre le compromis et le reniement est atteinte.
http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/01/16/hollande-tout-nu-politiquement/

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Message  gérard menvussa le Jeu 16 Jan - 23:01

Ce tournant subit de vos deux organisations est le bienvenue. Enfin, vous rejoignez les propositions du npa ! Cependant, que de temps perdu ! Il est temps d'engager un vaste mouvement à gauche de la gauche afin d'orienter celle ci vers l'opposition des travailleurs contre la politique bourgeoise menée par ce gouvernement !
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Message  Achille le Ven 17 Jan - 0:09

Il donc temps pour le NPA de se situer clairement aux côtés des travailleurs en recherche de leur unité contre le capital.  Il semblerait que le NPA abandonne momentanément sa ligne sectaire de division pour adopter une ligne une ligne opportuniste en collant au PG. Un changement purement tactique dû à la totale marginalisation du NPA dans la classe ouvrière et plus généralement dans l'activité politique. C'est aussi le signe d'une ligne électoraliste visant à éviter une catastrophe électorale en cas de présentation du NPA seul. Donc bienvenu au NPA dans le cadre de l'unité même si le dénigrement de ses représentants va vite reprendre le dessus comme on le verra instantanément ici même.

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Message  gérard menvussa le Ven 17 Jan - 12:24

Il semblerait que le NPA abandonne momentanément sa ligne sectaire de division pour adopter une ligne une ligne opportuniste en collant au PG
Procédé de gamin (c'est clui qui le dit qui l'est) Les lecteurs peuvent lire nos échange pour voir qui proposaient de construire une opposition "de gauche" a ce gouvernement, et qui s'y refusait ! Rigolo : suffit de savoir lire pour voir que tu es un charlot.

Revenons au sérieux du débat : Le NPA propose un mouvement radical pour l'emploi : qu'en pense le pg ?
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Message  Roseau le Ven 17 Jan - 12:58

Le discours de Mélenchon a en effet changé.
Il rejoint l'orientation du NPA au moins sur un point:
il affirme enfin le besoin de construire une opposition à Hollande.

C'est un progrès à saluer par rapport à sa ligne précédente:
"Nous n’appellerons pas à des manifestations. Nous, on suit les syndicats ... Ni soutien, ni participation, ni opposition...
L’extrême gauche donne des consignes pour la grève ou le reste, mais pas nous !...
Besancenot dit on doit être l’opposition, mais laissons le respirer, donnons une chance à notre pays" (18 Avril 2012 sur LCP).
C'est aussi un tournant, au moins en paroles, par rapport à sa proposition de 2013
de devenir Premier Sinistre de Hollande,
ou même ministre de Montebourge...

Mais il lui reste beaucoup de chemin à faire pour sortir de la chimère
de la "révolution par les urnes". Le NPA lui, affirme que jamais aucune
classe dirigeante n'a cédé le plancher "par les urnes".

Aucun politicien professionnel du FdG n'y a intérêt,
mais des militants du PG sont prêt à laisser leur programme keynésien.
Aménager le capitalisme, jusqu'à proposer de renforcer la police et l'armée,
alors que la Grande Crise ne fait que commencer est la deuxième chimère politicienne.
(Voir critiques détaillées dans ma signature)

Enfin, et surtout, dans l'immédiat,
c'est sur l'appui aux bureaucraties syndicales qu'il faut interpeller
les militants du PG et autres FdG.
Elles freinent et/ou sabotent la convergence des luttes,
alors que seul un tous ensemble, dans la perspective de la grève générale,
permettra à notre classe de parer les coups
et préparer l'offensive indispensable vers une révolution sociale,
seule alternative à la barbarie qui menace.

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Message  Achille le Ven 17 Jan - 16:22

Achille a écrit:Donc bienvenu au NPA dans le cadre de l'unité même si le dénigrement de ses représentants va vite reprendre le dessus comme on le verra instantanément ici même.

ça a été très rapide avec en prime les insultes habituelles :

gérard menvussa a écrit:...tu es un charlot.

Roseau a écrit:Premier Sinistre de Hollande,
ou même ministre de Montebourge...
...les militants du PG et autres FdG.
Elles freinent et/ou sabotent la convergence des luttes,

Comme quoi les appels à l'unité de nos deux militants du NPA de ce forum c'est juste le prétexte à insulter, à dénigrer et finalement à travailler pour le capital contre le travail.

Achille

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Message  Roseau le Ven 17 Jan - 16:40

1) Pas la moindre réponse aux faits et analyses avancées
2) d'où l'intolérance à un point de vue différent de JLM, dénoncé comme "dénigrement"  Smile 
Cela me rappelle le temps passé où l'on pouvait encore rencontrer le PC dans les boites,
et qui traitait la critique de collaboration de classe de "dénigrement"...

Expression psychologisante, autrement dit incapacité à reconnaitre les points de vue différent,
et à mener une discussion scientifique, cad sur la confrontation des faits.

C'est conforme à la pratique du PG,
organisation autoritaire et verticaliste.
L'écurie mélenchonnienne est si peu démocratique
qu’il faut un minimum de 20 % des voix au Conseil national du mouvement
- composé de secrétaires mélenchonistes, et donc verrouillé -
pour que les adhérents puissent recevoir d’autres textes
que ceux de la hiérarchie officielle.
Avec cette belle méthode, le dirigeant Mélenchon "soi-même"
n’aurait jamais pu avoir un courant dans le parti socialiste,
où il n’a jamais dépassé 15 % des voix, descendant parfois bien au-dessous de 10 %.
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Message  Achille le Ven 17 Jan - 16:48

Achille a écrit:
Achille a écrit:Donc bienvenu au NPA dans le cadre de l'unité même si le dénigrement de ses représentants va vite reprendre le dessus comme on le verra instantanément ici même.

ça a été très rapide avec en prime les insultes habituelles :

gérard menvussa a écrit:...tu es un charlot.

Roseau a écrit:Premier Sinistre de Hollande,
ou même ministre de Montebourge...
...les militants du PG et autres FdG.
Elles freinent et/ou sabotent la convergence des luttes,

Comme quoi les appels à l'unité de nos deux militants du NPA de ce forum c'est juste le prétexte à insulter, à dénigrer et finalement à travailler pour le capital contre le travail.

et ça continue :

Une insinuation de stalinisme :

Roseau a écrit:Cela me rappelle le temps passé où l'on pouvait encore rencontrer le PC dans les boites,

Roseau a écrit:PG,
organisation autoritaire et verticaliste.
L'écurie ... est si peu démocratique

On peut donc vérifier ce que valent les appels à l'unité de ceux qui se vantent de militer au NPA : il s'en tapent. Ils s'expriment pour démolir, diviser et casser toute perspective d'unité d'action contre la politique de Hollande/Ayrault/Vals/Medef.

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Message  Roseau le Ven 17 Jan - 16:54

A Achille. Et sur le sujet du fil, le FdG toujours RIEN?



Dernière édition par Roseau le Ven 17 Jan - 17:32, édité 2 fois
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Message  gérard menvussa le Ven 17 Jan - 16:58

Achille a écrit:
Achille a écrit:Donc bienvenu au NPA dans le cadre de l'unité même si le dénigrement de ses représentants va vite reprendre le dessus comme on le verra instantanément ici même.

ça a été très rapide avec en prime les insultes habituelles :

gérard menvussa a écrit:...tu es un charlot.

Roseau a écrit:Premier Sinistre de Hollande,
ou même ministre de Montebourge...
...les militants du PG et autres FdG.
Elles freinent et/ou sabotent la convergence des luttes,

Comme quoi les appels à l'unité de nos deux militants du NPA de ce forum c'est juste le prétexte à insulter, à dénigrer et finalement à travailler pour le capital contre le travail.

Je ne savais pas que tu étais un des représentants officiels de cette organisation. Puisque tu l'es, que répond tu a la demande de la part du npa, d'un collectif sur le théme de l'emploi, visant à une grande manif nationale ? Je suppose qu'un engagement de ta part sera tout a fait officiel !
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Message  Achille le Ven 17 Jan - 17:11

Roseau a écrit:PS à Achille. Et sur le sujet du fil...?

Voici une base dont la quasi totalité des propos pourrait être en accord avec la partie non sectaire du npa :

Hollande tout nu (politiquement)

On ne doit pas sous estimer l’ampleur du virage assumé par François Hollande a l’occasion de sa conférence de presse. Certes, il est bien le même homme que celui dont j’ai décrypté, dans mon livre « En quête de gauche », le parcours idéologique depuis 1983. Inconnu à l’époque, ses premières tribunes de presse l’alignaient sur ce courant « démocrate », parti des Etats-Unis, qui a connu ensuite une escalade de surenchères libérales. De Tony Blair à Gerhard Schröder, une pente a été prise par la social-démocratie européenne, dont Hollande a été l’instrument en France. Elle s’est déployée jusqu’à la déchéance totale, avec la capitulation de Papandréou en Grèce devant l’assaut de la finance, mais aussi avec les gouvernements de grande coalition à répétition en Allemagne et dans plusieurs pays d’Europe. Certes, la précédente conférence de presse présidentielle, en novembre 2012, avait déjà affiché le paysage mental et sa conversion publique à la « politique de l’offre », caractéristique de la pensée économique de droite. Mais les journalistes ont raison de dire que c’est un franchissement qu’il a opéré cette fois-ci.

C’est le coup de barre à droite le plus violent d’un gouvernant de gauche depuis Guy Molet, élu pour faire la paix en Algérie, et qui envoya le contingent au combat. Hollande a été élu pour tourner la page de Sarkozy et faire la guerre à la finance. De cela, il ne reste rien. Au contraire. Un journaliste lui fait faire un aveu énorme. Quelle différence avec la politique de Sarkozy ? De sa propre bouche : la différence serait que lui ferait ce que l’autre était incapable de faire en matière de politique économique de droite !  Autrement dit, vu depuis notre balcon, il se vante d’être pire que Nicolas Sarkozy. Dans les chiffres, c’est d’ailleurs vrai. Fillon avait réduit de 15 milliards la dépense publique. Hollande a triplé la soustraction. Quant à « la guerre à la finance »… c’est l’illustration caricaturale de l’adage de Charles Pasqua selon lequel les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Nous, les militants politiques, les citoyens éclairés, nous sommes peu surpris. Nous savions a quoi nous en tenir sur le fond. Mais ce savoir nous égare parfois. Nous croyons que tout le monde sait comme nous et nous sous-estimons les effets de démoralisation collective de tous ceux qui découvrent la réalité, surtout quand ils n’avaient pas envie de la connaître. Et nous sous-estimons la part d’autorité que des personnages comme François Hollande, du fait de leur fonction, peuvent avoir sur l’esprit public. Quand il répète le catéchisme libéral sans démonstration, en assénant comme des évidences des refrains idéologiques pris chez nos adversaires, il conforte l’idéologie dominante et les préjugés de notre temps d’obscurantisme. C’est cela que nous payons le plus cher ensuite. Cela provoque tant de résignation, tant de conformisme.  

La pression médiatique et les circonstances ont obtenu cet « outing » du scooteriste masqué. Je crois aussi qu’au PS comme dans notre gauche, nombreux sont ceux qui auraient préféré que l’ambiguïté demeure pour faciliter les petits arrangements. La pression de l’événement privé imposait à Hollande une posture qui démente sa réputation de duplicité permanente et universelle. Les journalistes l’ont cueilli cuit à point. Ils ont obtenu une clarification dont je suis certain que ce roué aurait espéré se dispenser pour mieux continuer à emberlificoter tout le monde. Certes, le fond ne change pas. Mais tout n’est pas égal. Un saut qualitatif a été opéré. Le nouveau pacte blabla donne 15 milliards de plus au MEDEF. Au total, les deux derniers plans blabla offrent 35 milliards d’argent frais au MEDEF, pris intégralement sur la consommation populaire ! Voilà pour les faits. En assumant publiquement le tournant, François Hollande franchit aussi un seuil symbolique. Dans la vie publique, surtout venant du monarque républicain, les mots sont des frontières autant que des passerelles avec le réel ! La conférence de presse de Hollande a mis un point final à la singularité du PS dans la social-démocratie mondiale et européenne. Ce n’est pas tout.

Le coup de force idéologique va devenir un coup de force politique. En demandant un vote de confiance au Parlement, la « gauche du PS » et les Verts doivent valider la brutale formule productiviste et antisociale qui résume tout sur le plan de la philosophie politique : « l’offre créé la demande ». Il va leur falloir l’avaler en plus des cadeaux au patronat, en plus de l’ANI, en plus de la retraite à 66 ans, en plus de… en plus de… Je connais leur gosier de boa, et leur art de manger tout en parlant contre le menu, mais tout de même ! Toute la gauche représentée au Parlement est mise au pied du mur. Ce sera la mesure de la sincérité de bien des joueurs de flûte ! Puisque je suis sur le sujet de la doctrine, encore une précision.

Hollande accepte l’étiquette « social démocrate ». C’est une usurpation de plus. Il y a, bien sûr, les raisons de fond propre au paysage et à l’histoire de la gauche française. La social démocratie est une forme d’organisation de la gauche où le parti et le syndicat sont intimement liés. Ils le sont non seulement dans l’action mais par les structures et par l’histoire. D’ailleurs tantôt c’est le parti qui a créé le syndicat tantôt c’est l’inverse. Tel est le cas dans tous les pays de l’Europe du nord et en Angleterre. Rien de cela n’a jamais pu exister en France. A mes yeux c’est tant mieux. Donc qu’est-ce que cette social démocratie à la Hollande où syndicat et parti se tournent le dos ? Elle n’existe pas. Quoiqu’il en soit admettons au moins que la social-démocratie c’est une méthode ou les avancées combinent les rapports de forces sociaux et la négociation pour finir avec des compromis. Il n’y a pas trace de rapport de force, de négociation ni d’un compromis propre à la social-démocratie d’autrefois dans la méthode Hollande. Lui fait des cadeaux « secs » aux actionnaires. Aucune contre-partie, aussi ferme et chiffrée que le sont ces cadeaux, n’est exigée du grand patronat. Où est l’espace de « négociation » avec des méthodes de concession préalable, unilatérale et sans condition comme ce fut le cas pour l’ANI, la retraite à 66 ans et à présent ? Ou est le rapport de force si le gouvernement trace les concessions avant le début de la discussion ? Ce n’est pas tout.

L’idée social-démocrate c’est « le partage des fruits de la croissance ». Illusion productiviste lamentable, certes, qui suppose un monde en croissance permanente sans limite dans un monde limité. Mais du moins s’agit-il de partage de la richesse. Ici, il n’y a aucun partage. C’est 15 milliards donnés d’un côté, et de l’autre, dans le meilleur des cas, des promesses de « création d’emploi ». A supposer qu’elles se traduisent dans les faits, ce dont nous n’avons pas le premier indice, quel genre d’échange est-ce là ? De la richesse cédée aux uns en échange, pour les autres, du droit de produire encore plus de richesses a répartir tout aussi inégalitairement ! Et quel est le contenu de ces emplois « offerts en contrepartie » ? Ce sont des emplois socialement dégradés à faible prix pour permettre le paiement des 15 milliards de cadeaux. Des emplois à moindre pouvoir d’achat car les économies de dépenses publiques sont des dépenses privées supplémentaires des ménages. Et voilà Hollande, feignant de s’indigner contre ceux qui pensent voir dans sa politique une suite de cadeaux à la finance ! Il oublie de rappeler que (presque) rien de ce torrent d’argent donné au grand patronat ne se retrouve en investissement. Mais beaucoup repart en dividendes. Tout cela, les chiffres le montrent.

Ce que fait Hollande c’est du social-libéralisme. Ce vocable, pourtant approximatif, décrit bien la nouvelle matrice où sont collées bout à bout la priorité donnée au marché, la concurrence libre et non faussée européenne, et « les valeurs » sociétales mais a-sociales des classes moyennes supérieures urbaines. Telle est la ligne « démocrate » en cours depuis les années quatre-vingt dans l’Internationale socialiste.

Depuis le début de l’offensive « démocrate » en France, le danger est qu’il n’y ait plus de gauche politique dans notre pays, comme c’est le cas en Italie, laboratoire de pointe de la nouvelle orientation du mouvement social-démocrate. C’est cette issue dont nous avons coupé la route avec la création du Front de gauche. D’où l’acharnement des solfériniens à le briser par tous les moyens. Je n’en dis pas davantage. Mes lecteurs sont assez avertis pour rapporter cette affirmation au contexte. Ainsi donc, non, il ne s’agit pas d’une « gueguerre » ou d’une « bisbille », comme disent certains commentateurs au front bas. Il n’y a aucun problème de personne au Front de gauche. Personnellement, je n’éprouve ni jalousie ni frustration. Mais il y a un lourd problème d’orientation. C’est un débat stratégique de fond. L’indépendance politique à l’égard du PS est une question fondatrice que n’évacuent pas de simples simagrées sur « la gauche rassemblée » et autres balivernes qui servent de bouée de sauvetage au naufrage des solfériniens. Que certains secteurs du PCF assument leur orientation et s’allient s’ils le jugent utile avec les solfériniens dès le premier tour. C’est leur droit. Il doit être respecté. Mais qu’il n’implique pas les autres composantes de force dans leurs choix. Notre droit aussi doit être respecté. Nous ne voulons pas être impliqués. Nous ne le serons pas.

Tout au contraire, sous un sigle sans compromission, il faut travailler à la formation d’une opposition de gauche dont le vote de confiance peut être le point de départ. Elle ne peut se résumer au Front de gauche. Et elle ne peut non plus se gargariser de rencontres et « convergences » avec les secteurs du PS trop bien nourris pour pousser l’audace au-delà du coup de gueule médiatique inoffensif et sans conséquence pratique. Tous ceux qui prétendaient qu’on est « plus utile dedans que dehors » au PS, qu’ils l’aient réellement cru ou pas, sont placés devant le choix entre les mots et les actes. Ceux qui ont voulu donner a l’écologie politique sa chance gouvernementale voient bien aussi que la frontière entre le compromis et le reniement est atteinte.
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Re: Front de Gauche

Message  Roseau le Ven 17 Jan - 17:26

gérard menvussa a écrit:que répond tu a la demande de la part du npa, d'un collectif sur le théme de l'emploi, visant à une grande manif nationale ?
Comme d'hab, Achille ne répondra pas à Gérard.
Il préfère remettre le même texte sans rapport,
déjà critiqué, et sans réponse de sa part, bref combler le vide...

Car la seule unité qui compte pour le politicien JLM,
c'est derrière les campagnes de la lutte des places,
pas la lutte des classes.
Quand celle-ci se développe, il dénonce la convergence vers la grève générale,
comme à l'automne 2010, et balance même la peau de banane d'un référendum !
Et, puis, comme il l'annonce:
"Nous n’appellerons pas à des manifestations. Nous, on suit les syndicats"(18 Avril 2012 sur LCP)
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Re: Front de Gauche

Message  Achille le Ven 17 Jan - 17:34

Comme d'habitude roseau ne répondra pas à la nécessité exprimé par les travailleurs dans leurs luttes et résumé par Mélenchon à la fin de son article :
Tout au contraire, sous un sigle sans compromission, il faut travailler à la formation d’une opposition de gauche dont le vote de confiance peut être le point de départ. Elle ne peut se résumer au Front de gauche. Et elle ne peut non plus se gargariser de rencontres et « convergences » avec les secteurs du PS trop bien nourris pour pousser l’audace au-delà du coup de gueule médiatique inoffensif et sans conséquence pratique.
Car à son habitude il préfère soutenir le capital en divisant et en dénigrant les propositions d'unité.

Achille

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Re: Front de Gauche

Message  Roseau le Ven 17 Jan - 17:49

Achille a écrit:il préfère soutenir le capital en divisant et en dénigrant les propositions d'unité.

1) Encore une fois je mets Achille au défi de montrer où moi ou un autre
partisan ici de la lutte des classes et pas des places, "préfère soutenir le capital"
Dix fois demandé, toujours défilé...
C'est une attaque personnelle bienvenue: drôle, et qui en dit long sur les arguments  Smile 

2) nous attendons réponse à la proposition de mobilisation unitaire pour l'emploi
lancée par le NPA, qui en a déjà proposée beaucoup, dénoncées par JLM jusqu'à ce jour:
"Nous n’appellerons pas à des manifestations. Nous, on suit les syndicats"(18 Avril 2012 sur LCP)
Mais on avance maintenant plus vite.
Des militants du PG voient que le NPA et autres révos avaient 100 % raison,
constatant l'impasse de la stratégie visant à mettre JLM Premier Sinistre de Hollande
ou de continuer la chimère de la "révolution par les urnes",
comme sur la nécessaire indépendance vis à vis du PS,
et l'urgence de rassembler une vraie opposition, pas une écurie d'éclopés.
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Re: Front de Gauche

Message  Achille le Ven 17 Jan - 18:00

Passons sur l'humour sexiste de roseau et relevons une fois de plus ces injures :

Roseau a écrit:Des militants du PG ... une écurie d'éclopés.

toujours les mêmes insultes et aucune réponse à :
Tout au contraire, sous un sigle sans compromission, il faut travailler à la formation d’une opposition de gauche dont le vote de confiance peut être le point de départ. Elle ne peut se résumer au Front de gauche. Et elle ne peut non plus se gargariser de rencontres et « convergences » avec les secteurs du PS trop bien nourris pour pousser l’audace au-delà du coup de gueule médiatique inoffensif et sans conséquence pratique.

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Les beaux restes du FdG

Message  Roseau le Ven 17 Jan - 19:04

Mélenchon laisse  planer la menace de continuer sa carrière sans les communistes,
rappelant qu'ils représentent moins des 2% de Buffet.
Réplique Marie-Pierre Vieu, de la garde de Pierrot
(souligné par moi)
« On ne se renforce pas en purgeant. Le PG pense que le score du Front de gauche à la présidentielle, c’est eux. Ils pensent pouvoir emporter le morceau mais c’est une erreur. »


PS.
1)Toujours RIEN sur le sujet de la part de Achille

2) Quel humour sexiste?
Je le mets au défi.
Comme à toutes ses attaques , il ne disposera jamais de la moindre preuve   Smile 

3) Autre méthode des politiciens en déroute: le trucage des citations
J'ai parlé en début de phrase de "militants du PG" qui se rendent compte
de la justesse des critiques du NPA, salué comme un progrès,
et cinquante mot plus tard apparait "écurie d'éclopés",
désignant les candidats aux places dans la "République".
Rien à voir l'un avec l'autre.

Méthodes inqualifiables, à la mesure de la déroute du FdG,
et de la volonté d'Achille de venir régulièrement pourrir un fil.
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Re: Front de Gauche

Message  gérard menvussa le Ven 17 Jan - 20:01

il faut travailler à la formation d’une opposition de gauche dont le vote de confiance peut être le point de départ.
Je ne vois aucune proposition unitaires la dedans (mais une position de principe intéressante, cela dit je demande a voir l'implémentation) : le porte parole officiel du pg pourrait il me dire ou est la proposition unitaire qui concernerait le npa ?
Car nous, nous faisons une propositions unitaire au parti de gauche: une vaste mobilisation sur le thème de l'emploi, des patrons aidés etc. Jusque là, le pg a fait preuve de sectarisme en refusant nos proposition et en les subbordonant à notre ralliement au front de gauche. Mais puisque Achille nous garantie que le pg est devenu depuis peu unitaire, il suffit qu''il nous dise si il approuve ou pas l proposition du npa...
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Dax: la liste FdG explose

Message  Roseau le Sam 18 Jan - 1:02

http://www.sudouest.fr/2014/01/17/dax-la-liste-front-de-gauche-dans-la-tourmente-1432030-3350.php#article-comments
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enjeux ? la lutte des places

Message  panchoa le Sam 18 Jan - 10:57

Mélenchon et Laurent se reparlent... un peu. libe

Lilian ALEMAGNA 17 janvier 2014 à 21:26

et , "la langue de bois de l'huma et les menaces du PG.

Politique -   le 17 Janvier 2014

Front de gauche: réchauffement entre le PCF et le Parti de gauche

Réunion au sommet ce vendredi 17 janvier au matin à Paris entre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PG). La raison: surmonter une crise qui dure depuis plusieurs mois entre ces deux formations principalement à cause de positions divergentes sur les élections municipales.

Le PG voulant des listes autonomes vis-à-vis du PS dans toutes les villes, le PCF travaillant, au cas par cas, à des  rassemblements les plus larges possibles pour mettre en œuvre au plan local des politiques anti-austérités. L’exemple emblématique étant Paris.

Dès son arrivée au restaurant du Lac, dans le 19ème arrondissement où se déroulait la rencontre, Pierre Laurent se voulait constructif : « Cette rencontre est la bienvenue pour relancer le Front de gauche » d’autant, ajoute-t-il d’emblée que « face à la politique dangereusement libérale de François Hollande, l’heure est plus que jamais à la mobilisation ». Même son de cloche chez Jean-Luc Mélenchon pour qui « il faut sortir par le haut de cette situation » après les vœux de Hollande qui témoignent de son rapprochement avec la droite, le co-président du PG appelle à ce que « la gauche du PS n’avale pas cette horreur du Pacte de responsabilité ».

Volonté d’apaisement donc de part et d’autre même si les sujets de discussion et même de controverses ne manquent pas. D’ailleurs les deux heures trente de discussion ont permis de premières avancées, mais visiblement tout n’est pas encore réglé. A sa sortie Pierre Laurent s’est voulu raisonnablement optimiste : « nous avons rapproché nos points de vue » a-t-il expliqué. Contre la politique de François Hollande « nous avons défini des axes de mobilisation comme sur la fiscalité, l’emploi, les institutions ». Cependant le débat devra se poursuivre « sur l’Europe qui a donné lieu à de premiers échanges », comme sur les municipales « avec question de l’utilisation du logo Front de gauche qui pose problème au PG» quand le PCF participe à des listes d’union avec le PS. Au total, pour le dirigeant communiste « ce qui s’est passé ce matin est rassurant ». « La crise est derrière nous, il y a encore des choses à régler, les blessures à panser, mais cette rencontre a tenu ses objectifs », estime-t-il.

Propos plus nuancés chez Eric Coquerel, responsable du PG, qui déclare lui « que cette crise est surmontable ». S'il souligne l’accord sur la mobilisation « contre la politique de François Hollande », il pointe « la question de l’utilisation du logo dans la campagne des municipales qui reste à régler ». Au risque sinon d’avoir « des difficultés à aller plus loin notamment sur l’Europe ». Ajoutant : « des listes autonomes du PG ne sont pas impossibles », avant de conclure que « la ligne de l’autonomie doit devenir la règle pour toutes les élections à venir ». Des avancées qui restent à confirmer.

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Message  Copas le Sam 18 Jan - 15:53

Retrouvailles pour les européennes (?), une fois les bols de bonne soupe re-garnis aux municipales...???
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Message  Achille le Sam 18 Jan - 17:22

Copas a écrit:Retrouvailles pour les européennes (?), une fois les bols de bonne soupe re-garnis aux municipales...???

Les crêpes et la bolée de cidre en en Bretagne avec les patrons et les nationalistes sont sans doute plus gouteuses pour les gauchistes.

Achille

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Re: Front de Gauche

Message  Roseau le Sam 18 Jan - 17:50

Il ne s'est jamais agi pour les nomenclaturistes de la "gôche" d'en haut, PC, PS ou ex PS
d'une bolée de cidre, mais de postes de ministres de gouvernements bourgeois
(Mélenchon et Buffet en tête), de postes de sénateurs
(les deux en tête, mais n'oublions pas Pierre Le Grand...)
et bien d'autres fonctions...

Et c'est toujours l'horizon affirmé par ces politiciens professionnels,
Mélenchon se proposant comme Premier Sinistre de Hollande,
ou ministre de Montebourge.
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Re: Front de Gauche

Message  Roseau le Sam 18 Jan - 17:57

Un autre différent dont la presse parle moins souvent:
Les dirigeants du PC, accusés de conduire leurs petites affaires avec le PS,
tancent la direction PG sur ses petites affaires avec l'autre parti du gourvernement bourgeois, EELV
A chaque fois, opportunisme sans frein pour s'approcher le plus des gamelles.
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Re: Front de Gauche

Message  Copas le Sam 18 Jan - 19:16

Achille a écrit:
Copas a écrit:Retrouvailles pour les européennes (?), une fois les bols de bonne soupe re-garnis aux municipales...???

Les crêpes et la bolée de cidre en en Bretagne avec les patrons et les nationalistes sont sans doute plus gouteuses pour les gauchistes.

Et des tartes des travailleurs bretons à leurs insulteurs crapuleux.
Le fil sur la colère en Bretagne a démontré tout cela, faits à l'appui. Le stalinoïde n’empêchera que de nombreux membre des base du FdG étaient aux côtés des travailleurs en Bretagne pendant que JLM éructait et était bras dessus bras dessous avec une poignée de bureaucrates en soutien au gouvernement du grand capital.

Être avec les travailleurs dans leur juste lutte contre les licenciement, travailler à politiser, délimiter et coordonner cette bataille a été un moment très important du NPA en Bretagne pendant que les chiens, nigauds et esclaves du capital à la tête du FdG multipliaient les tentatives de division et de désertion pour soulager le gouvernement.

Le NPA ne trouva là aucun financement ni bonne petite soupe pour "ses" bureaucrates... Car au fond le FdG c'est cela, entre le PCF et une partie du PG qui sont prêts à beaucoup de choses pour retrouver des postes d'élus aux côtés du PS .
Les petites claques du style d'élus appelant la police pour se débarasser des roms, partageant de terribles agressions anti-sociales avec des élus PS et EELV, etc, c'est une réalité qui est dominée par l'arrivisme et le désir de vivre à tout pris des prébendes des institutions de l'appareil d'état.

Cette situation à des centaines d'exemple dans les municipales, versions 1er ou 2eme tour.
Et cela tend la situation entre ceux qui se sont mis dans une posture d'aller chercher de la soupe plus tard et ceux qui la veulent tout de suite (un peu plus le PC donc).

Les tensions créées entre ceux qui veulent manger tout de suite et ceux qui se rendent compte du niveau de colère qui existe contre le gouvernement du grand capital et son parti, sont vives. JLM a parfaitement compris que le PS peut suivre le destin du PASOK et tomber à 10% dans les temps qui viennent, si la classe populaire se met en rogne.

Par contre ces tensions n'existent que d'un point de vue cosmétique, elles peuvent aller jusqu'à la rupture mais les saloperies d'une partie des élus FdG dans la gestion des collectivités n'ont pas provoqué de rupture du FdG jusqu'à maintenant mais c'est juste le processus électoral qui gratouille et met mal à l'aise le PG. Ca se sait...

Ensuite il faudra se réconcilier sur les européennes qui ne mangent pas de pain, ça sera l'hyper-révolution du peuple, etc, rassemblements, défilés, etc...
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tout le monde il est ....

Message  panchoa le Sam 18 Jan - 20:05



Le Front de gauche tente la sortie de crise médiapart

18 janvier 2014 | Par Stéphane Alliès

À l’issue d’une rencontre entre délégations du Parti communiste et du Parti de gauche, les divergences stratégiques entre les deux principales forces du rassemblement de l’autre gauche pourraient s’estomper. Mais un préalable doit être levé, symbolisant l’état fragile des relations : l’utilisation du logo par les communistes alliés au PS.
.

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