Lutte ouvrière

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Re: Lutte ouvrière

Message  gérard menvussa le Mer 15 Jan - 17:50

mykha a écrit:
mais y a t il quelque chose de nouveau depuis 35 ans ? Pas par gout du nouveau, mais tout simplement parce que les bases de la lutte de classe ont changé dans les entreprises. Mais LO continue imperturbablement ses feuilles de boites, ses interventions (toujours les mêmes) Ce qui à à la fois un aspect rassurant et dérisoire;...

Dérisoire peut-être.
Rassurant, certainement pas.
Dérisoire au regard de ce qui serait nécessaire au prolétariat pour s'organiser, se défendre, prendre l'offensive consciemment.
Rassurant, non, car ça patine et que même si c'est tout à fait insuffisant, personne, aucun groupe ne fait mieux pour s'adresser au monde du travail politiquement et plus encore pour tisser plus de liens et organiser les travailleurs.
Même le PC a renoncé à faire vivre des cellules d'entreprise, les autres n'en parlons même pas.
Alors, c'est vrai, LO n'a pas inversé la tendance même en continuant imperturbablement ses feuilles de boite, c'est à dire une presse politique d'entreprise...et ses "interventions (toujours les mêmes), c'est à dire politiques, ouvrières, communistes, dans une période où tous les autres ont renoncé à ce travail "dérisoire" et a priori moins "payant" que les coups d’esbroufe spectaculaires et plus "tendance", sur des questions qui n'ont pas grand chose à voir avec la lutte de classe au quotidien.  

Tout d'abord, je voudrais dire que je ne méprise pas du tout ce travail, et le maintien de l'activité de lo dans les entreprises, . Par contre, je pense qu'il est tout a fait faux et injuste de prétendre que

tous les autres ont renoncé à ce travail "dérisoire" et a priori moins "payant" que les coups d’esbroufe spectaculaires et plus "tendance", sur des questions qui n'ont pas grand chose à voir avec la lutte de classe au quotidien.

Savoir ce qui est "payant" ou pas est quelque chose de facile dans certaines circonstances précises (par exemple, c'est tout a fait exact que dans l'immédiat aprés mai 68, il était bien plus facile de faire du "travail étudiant et lycéen" que de faire un long travail d'implantation en boite) Mais justement, nous sommes dans une période plus compliquée, et bien malin qui peut dire actuellemnt ce qui paye ou pas... De même, pourquoi penser que "la feuille de paye" fait partie de "la lutte de classe au quotidien" et pas les plantes génétiquement modifiées ? C'est avoir une conception trés particuliére de la classe ouvriére et du prolétariat... Pourtant, tout le monde à l'air de vanter les (excellents) résultats électoraux des trotskystes argentin, pourtant une de sources de leur légitimité populaire "dans laclasse" résulte justement de leur lutte contre Monsanto. Monsanto qui concerne au premier chef les prolo argentins... En dehors des particularrités de situations nationales trés différentes sur les questions de géographie et histoire, les prolo argentins ne sont pas fait d'un tissus si différent que ça des prolos français.

Quand à se soucier des luttes ouvriéres et de l'iimplantation dans les boites, ici, le npa est au contraire l'exemple même d'une organisation qui s'en préoccupe et qui consiére qu'il s'agit d'une de ses priorités (je renvois a l'épais dossier sur "la classe ouvrére aujourd'hui") Ceci étant dit, c'est vrai qu'il y a de grosses divergences sur ce travail avec LO, mais il est parfaitement abusif de prétendre que juste eux s'en préoccupent.
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Message  verié2 le Mer 15 Jan - 18:29

Gérard Ménussa
tout le monde à l'air de vanter les (excellents) résultats électoraux des trotskystes argentin, pourtant une de sources de leur légitimité populaire "dans laclasse" résulte justement de leur lutte contre Monsanto.
Les principales organisations qui composent le FIT (Front de gauche et des travailleurs - rien à voir avec celui de Laurent et Mélenchon...), à savoir le PO et le PTS, participent aussi bien aux luttes sociétales (droits des femmes et des homosexuels) qu'aux luttes pour la défense de l'environnement. La lutte contre l'ouverture de la mine d'or de Fatamina, qui priverait d'eau toute une région, a donné lieu à une des plus fortes mobilisations de ces dernières années. Pour les OGM, je ne sais pas, mais l'Argentine est devenue l'un des plus gros producteurs mondiaux de soja G.M....

Mais ce qui caractérise ces organisations, c'est tout de même surtout leur implantation et leur implication dans les luttes ouvrières et celles des précaires et chômeurs. A l'échelle de l'ensemble du pays, il y a des militants ouvriers reconnus par leurs camarades et la population pour leur rôle dans ces luttes. C'est à mon avis la clé essentielle du succès électoral du FIT (qui n'a pas bénéficié d'un effet médiatico-charismatique comme la LCR avec Besancenot et LO avec Arlette.).


Il me semble donc que tu t'avances beaucoup en prêtant un rôle aussi important à la lutte contre les OGM...


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Message  Byrrh le Mer 15 Jan - 19:47

verié2 a écrit:Les principales organisations qui composent le FIT (Front de gauche et des travailleurs - rien à voir avec celui de Laurent et Mélenchon...), à savoir le PO et le PTS, participent aussi bien aux luttes sociétales (droits des femmes et des homosexuels) qu'aux luttes pour la défense de l'environnement.
Verié, nous sommes d'accord sur bien des choses, mais franchement, il fait en finir avec ce qualificatif de "sociétal" concernant certaines parties du prolétariat. C'est presque insultant, et surtout, c'est faux. Non, la prise en compte de la situation spécifique des femmes, des homosexuels et des immigrés au sein du prolétariat n'est pas un supplément d'âme "sociétal" : nous sommes en plein dans le vécu et les préoccupations d'une partie des travailleurs, et directement en rapport avec une question essentielle de notre époque, l'unité des classes laborieuses et la conscience de leurs intérêts collectifs.

Ce qui est "sociétal", éventuellement, c'est la façon dont ces questions sont traitées par tel ou tel parti, telle ou telle organisation, telle ou telle classe sociale. On peut dire ainsi que le PS, via la loi sur le "mariage pour tous" dont il s'est servi comme d'un paravent pendant quelques mois, a un traitement "sociétal" de l'homophobie, préjugé raciste qui profite pourtant du délitement de la société auquel contribue sa politique pro-patronale.

Ont également un traitement "sociétal" de l'homophobie les organisations politiques et associations qui refusent d'en faire l'une des composantes de la reconstruction du mouvement ouvrier et de la conscience collective, et qui ne cherchent pas à interpeller et mobiliser sur cette question les travailleurs en particulier, d'un point de vue de classe. Nous devons faire en sorte qu'un jour, ce soient les travailleurs qui prennent la direction du combat contre les oppressions spécifiques, condition sine qua non à l'émancipation des femmes, des homosexuels et des immigrés des classes populaires.

Il faut arrêter de qualifier systématiquement ces questions de "sociétales" : c'est de cette façon que certains les désignent comme étant des diversions par rapport au combat de classe. Pourtant, ce combat de classe correspond depuis toujours à un combat pour l'unité des travailleurs, contre les divisions, les préjugés et les frontières arbitraires.

L'antiracisme, le féminisme et l'anti-homophobie de notre époque ont essentiellement un contenu petit-bourgeois, soc'dém', républicain ? A nous de leur donner une réalité et un caractère prolétariens, à travers les luttes ouvrières et l'intervention politique d'entreprise, à travers un point de vue qui nous soit propre.

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Re: Lutte ouvrière

Message  verié2 le Mer 15 Jan - 20:04

Byrrh
il faut arrêter de qualifier systématiquement ces questions de "sociétales"
J'employais une expression que je croyais "traditionnelle", "consacrée" etc sans lui donner le moindre sens péjoratif.
certains les désignent comme étant des diversions par rapport au combat de classe.
D'accord, elles font partie du combat de classe, au même titre que la lutte contre le racisme. Il n'en reste pas moins, et je suppose que tu seras d'accord, que la question du mariage pour tous, puis l'affaire Dieudonné, ont été utilisés comme dérivatifs par le gouvernement PS.
Nous devons faire en sorte qu'un jour, ce soient les travailleurs qui prennent la direction des combats spécifiques, condition sine qua non à l'émancipation des femmes, des homosexuels et des immigrés des classes populaires.
Toujours d'accord. Et il me semble que les camarades argentins conçoivent les choses ainsi.

Notons toutefois, pour en revenir à l'aspect "dérivatif", que ça ne coûte rien à la bourgeoisie d'accorder quelques droits aux homosexuels, même si ça irrite un certain nombre de bourgeois voire de prolos.

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Re: Lutte ouvrière

Message  Roseau le Mer 15 Jan - 20:14

La critique de l'expression "luttes sociétales" me semble juste.
La guerre des mots est importante.
En positif, j'aimerais savoir de ce Byhrr propose comme concept
rassemblant les dites luttes.
Je suggère pour ma part en attendant autres propositions
d'utiliser "luttes contre la division des travailleurs"
en ajoutant autant que possible entre parenthhèses quelquechose comme:
(discrimination sexiste, homophobe et xénophobe)
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Message  Byrrh le Mer 15 Jan - 22:13

verié2 a écrit:J'employais une expression que je croyais "traditionnelle", "consacrée" etc sans lui donner le moindre sens péjoratif.
Je n'en doute pas, mais je crois aussi qu'il faut réfléchir à plusieurs fois avant d'utiliser des expressions qui sont essentiellement journalistiques (au sens péjoratif du terme  Cool ).

verié2 a écrit:
certains les désignent comme étant des diversions par rapport au combat de classe.
D'accord, elles font partie du combat de classe, au même titre que la lutte contre le racisme. Il n'en reste pas moins, et je suppose que tu seras d'accord, que la question du mariage pour tous, puis l'affaire Dieudonné, ont été utilisés comme dérivatifs par le gouvernement PS.
Disons que le gouvernement a fait traîner en longueur l'affaire du mariage pour tous et celle de Dieudonné M'bala M'bala. Dans les deux cas, cela a servi de paravent spectaculaire, pour détourner l'attention de sa politique anti-ouvrière de choc. Et dans les deux cas – mais c'est un autre aspect du problème –, cette méthode de gouvernement a été bénéfique aux forces réactionnaires qui sont dans l'opposition.

Mais quand on parle de "dérivatifs" ou de "paravent", il faut être très clair sur ce qu'on veut dire vraiment. Il ne faudrait pas donner l'impression que l'extrême gauche considère que les questions d'homophobie et d'antisémitisme sont elles-mêmes des dérivatifs.

verié2 a écrit:Notons toutefois, pour en revenir à l'aspect "dérivatif", que ça ne coûte rien à la bourgeoisie d'accorder quelques droits aux homosexuels, même si ça irrite un certain nombre de bourgeois voire de prolos.
Dans un pays comme la France, en tout cas, je ne crois pas que ces "quelques droits accordés" changent grand-chose au quotidien des lesbiennes et des gays, un quotidien qui n'est pas (ou qui n'est plus) rendu difficile par l'absence ou la présence de telle ou telle loi ; cela a été le cas il y a plusieurs décennies, mais l'essentiel de l'oppression est d'ordre social, pas légal. La loi sur le mariage pour tous n'aura rien coûté à la bourgeoisie et au gouvernement, mais elle n'aura pas non plus rapporté grand-chose aux gays et lesbiennes, si ce n'est peut-être des illusions chez certaines et certains d'entre eux.

Roseau a écrit:En positif, j'aimerais savoir de ce Byhrr propose comme concept
rassemblant les dites luttes.
Je suggère pour ma part en attendant autres propositions
d'utiliser "luttes contre la division des travailleurs"
en ajoutant autant que possible entre parenthhèses quelquechose comme:
(discrimination sexiste, homophobe et xénophobe)
Je ne sais pas s'il y a besoin d'inventer un "concept", tant cela me semble évident et bête comme chou. Mais effectivement, il s'agit tout à la fois d'une lutte d'émancipation de fractions du prolétariat, et d'une lutte contre la division des travailleurs.
Depuis Marx, le mouvement communiste lutte pour l'unification des travailleurs par-delà les préjugés nationaux. Il est d'autres préjugés qui représentent eux aussi des frontières, souvent encore plus difficiles à ébranler. La conscience de classe sera le levier décisif pour les faire reculer ; elle ne se décrète pas, mais il faut quand même qu'existent des militants qui contribuent à ce qu'elle se reconstruise : à travers des luttes collectives, mais aussi à travers un patient et régulier travail de propagande et d'agitation en direction des entreprises et des quartiers populaires. Parler du racisme, des préjugés homophobes et de la situation des femmes, en développant toujours un point de vue de travailleuses et de travailleurs, cela s'inscrit dans ce boulot : cela ne doit pas être quelque chose de parallèle ou d'extérieur.


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Re: Lutte ouvrière

Message  gérard menvussa le Mer 15 Jan - 22:28

Je suis d'accord avec Byrrh : le fait de qualifier de "luttes sociétales" les questions de genre n'est que source de confusion...

leur implantation et leur implication dans les luttes ouvrières et celles des précaires et chômeurs.

Figure toi que cela à un rapport direct avec la question des ogm et de Monsanto ! Ne serait ce que parce qu de nombreux précaires et chômeurs sont confrontés a ces questions, et partie prenante de ces mobilisations. Il faut analyser de façon fine, la plus fine possible ces questions. Les entreprises géantes regroupant des dizaines de milliers de travailleurs avec le même statut c'est terminé depuis longtemps, y compris pour des pays comme l'argentine, la chine, le Bangladesh. On est confronté a des entreprises qui ont remplacé la "centralisation" chère a Lénine par le travail en réseau : TCP/IP a remplacé le central téléphonique...

C'est là ou le conservatisme de LO montre clairement ses limites : on est plus dans les années 1960 (là ou LO s'est "implanté dans la classe)
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Re: Lutte ouvrière

Message  verié2 le Jeu 16 Jan - 9:25

Gerard Menussa
Les entreprises géantes regroupant des dizaines de milliers de travailleurs avec le même statut c'est terminé depuis longtemps, y compris pour des pays comme l'argentine, la chine, le Bangladesh.
Euh... Il suffit de voir les images des milliers de travailleurs de Foxcom, et d'autres entreprises, en Chine pour douter de cette affirmation.
On est confronté a des entreprises qui ont remplacé la "centralisation" chère a Lénine par le travail en réseau
C'est peut-être vrai pour une partie des entreprises des pays les plus développés, mais ce n'est pas vrai pour l'ensemble de la classe ouvrière.

Quant aux "statuts", il y a toujours eu des différences de statuts entre les travailleurs, dès les débuts de l'industrie textile, entre les Canuts travaillant à domicile et ceux travaillant en groupe dans des ateliers, et même avant les Canuts, de très nombreuses différences de statuts entre les ouvriers du textile des grandes villes italiennes de la Renaissance...

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Message  gérard menvussa le Jeu 16 Jan - 10:33

Il suffit de voir les images des milliers de travailleurs de Foxcom, et d'autres entreprises, en Chine pour douter de cette affirmation.

Sauf que c'est bien plus compliqué ! Evidemment, une usine de 350000 ouvriers, ça fait réver en france. Mais la chine a de tout autres dimensions. Déja parce que Foxcomm n'a pas que son "usine géante de Longhua" mais un ensemble d'usine (pour ne parler que de la chine, elle a une vingtaine d'usine, une cinquantaine dans le monde) et qu'elle travaille largement en réseau. Il y a un "nouveau mouvement ouvrier" chinois d'ailleurs tout a fait intéressant et qui fonctionne (pour des tas de raisons d'ailleurs, ce n'est en rien un "choix idéologique") en mode "réseau" (et pas avec le mode "centralisé" hérité des années 60) Ce qui change pas mal de chose au niveau tactique, mais rien a la nature capitaliste des entreprises en question.

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Re: Lutte ouvrière

Message  Copas le Ven 17 Jan - 9:33

Les usines géantes type Foxconn sont qaund même rares, même en Chine. ce sont plus des boites de quelques milliers de travailleurs qui sont nombreuses.
Quand aux différenciations de statuts, de salaires, etc, c'est un vieux truc du capitalisme et indiquer que c'est là une fragmentation d'importance nouvelle, ça me semble exagéré et à ne pas établir avec un doigt mouillé.

Quand aux batailles sociale de lutte contre des oppressions qui divisent la classe ouvrière, elles ont bien évidemment une immense importance dans le travail d'entreprise en recollant l'unité des travailleurs.
De la même façon les luttes écologiques ont très souvent une dimension encore plus pénible parmi le prolétariat urbain, principale victime des méfaits du capitalisme.

Toujours est-il que dans ce panorama, malgré une série de difficulté, les entreprises (des usines aux bureaux de poste, des hôpitaux aux centres de recherche, etc) demeurent un endroit stratégique pour lutter contre le capitalisme, un lieu important d'avancée ou de recul de la conscience politique, un lieu d'organisation et de mobilisation central de notre classe.

Le travail dedans ne relève pas d'un supplément d'âme mais d'une nécessité centrale.

D'autant plus maintenant que la disparition totale des partis politiques réformistes dans les entreprises crée des défis tout à fait particuliers qui ne se résument pas seulement à des questions de reculs des consciences dans la classe ouvrière.

De même, l'affaiblissement notable des organisations syndicales dans les entreprises, numériquement et organisationnellement, leur fragmentation en 7 ou 8 factions, l'importance de la couche bureaucratique qui les dirige, accentue particulièrement les défis organisationnels de masse dans les entreprises dans un contexte où le feu roulant des luttes sociales ne se dément pas (même si ça n'apparait pas à la surface médiatique...). Comme là, la santé.

Le réformisme politique organisationnel a disparut du plancher dans les entreprises
Le réformisme syndical organisationnel est encore présent mais très affaibli et fragmenté.

Les luttes sociales ne se démentent pas.

La question d'un travail dans les entreprises est donc fondamental, mais plus encore porte des traits particuliers maintenant suite au contexte cité plus haut. Et appelle à visiter autre chose que de fonctionner comme si le PC et le PS étaient encore dans les entreprises, ou comme si le contrôle des bureaucraties syndicales sur les syndicats de base était toujours le même.

Non seulement un parti doit être dans la classe ouvrière (c'est le cas de LO et du NPA) mais également dans les entreprises et les secteurs.
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Message  verié2 le Ven 17 Jan - 10:41

Les usines géantes type Foxconn sont qaund même rares, même en Chine. ce sont plus des boites de quelques milliers de travailleurs qui sont nombreuses.
Quelques milliers, c'est déjà pas mal ! Surtout quand on multiplie quelques milliers par quelques dizaines dans la même zone industrielle.

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Re: Lutte ouvrière

Message  gérard menvussa le Ven 17 Jan - 12:39

Sans doute. Mais l'organiation ouvriére en chine (et celle de Foxcom n'échappe pas a la régle) est bien une"organisation en réseau". Par ailleurs, qualifier ce type de réseau est une chose compliquée étant donné qu'il est à mi chemin du réseau "centralisé" (dont le meilleurs exemple est le réseau de distribution électrique, type ERDF) et du réseau distribué (type réseau informatique, Internet et la pile de protocole TCP/IP) Et que c'est encore plus compliqué d'en déterminer les taches que cela change pour le mouvement ouvrier. En tout cas ça ne change en rien la nécessité d'un mouvement ouvrier fort !
Pour en revenir a la chine : La principale usine de foxconn est de 350000 salariés. Sauf que le nombre total de salariés de foxconn en chine est de 1,5 millions de salariés répartis en une quarantaine d'usine.
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Re: Lutte ouvrière

Message  Copas le Ven 17 Jan - 23:10

gérard menvussa a écrit:Sans doute. Mais l'organiation ouvriére en chine (et celle de Foxcom n'échappe pas a la régle) est bien une"organisation en réseau". Par ailleurs, qualifier ce type de réseau est une chose compliquée étant donné qu'il est à mi chemin du réseau "centralisé" (dont le meilleurs exemple est le réseau de distribution électrique, type ERDF) et du réseau distribué (type réseau informatique, Internet et la pile de protocole TCP/IP) Et que c'est encore plus compliqué d'en déterminer les taches que cela change pour le mouvement ouvrier. En tout cas ça ne change en rien la nécessité d'un mouvement ouvrier fort !
Pour en revenir a la chine : La principale usine de foxconn est de 350000 salariés. Sauf que le nombre total de salariés de foxconn en chine est de 1,5 millions de salariés répartis en une quarantaine d'usine.

le, mouvement ouvrier chinois est fort, puissant, mais c'est son organisation, sa coordination (et sa politisation) qui posent problème.
C'est peut-être le prolétariat industriel le plus puissant et le plus remuant de la planète, mais celui qui est peut-être le plus entravé organisationnellement par la répression de l'appareil d'état bourgeois.

Les prolétariats chinois et indonésiens, par leurs masses immenses et leur combativité sont un enjeu très important des rapports de force entre les classes sur la planète et des révolutionnaires.

Quand on parle de la classe ouvrière chinoise et sa taille, sa combativité, il faut bien voir que le fer de lance qui a été le jeune prolétariat industriel migrant, très instruit, très communicant et tendant à aller au baston avec l'appareil d'état au moindre prétexte, a largement contaminé d'autres couches de la classe ouvrière, comme il y a quelques jours à Hubei dans le centre de la Chine, la grève des enseignants :



Le spectre de la lutte de la classe ouvrière (et la paysannerie dense et communautaires qui est l'aspect spécifique de la Chine) est très large, des éboueurs aux enseignants, du prolétariat industriel aux luttes acharnées et explosives contre la pollution, les usines chimiques, etc...

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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Sam 18 Jan - 23:58

Hollande : un nouveau pacte contre les travailleurs Nathalie Arthaud

Le « pacte de responsabilité » que le gouvernement et le patronat appellent de leurs vœux n’est qu’un pacte contre les travailleurs. La principale mesure en sera une baisse des cotisations patronales, à hauteur de 35 milliards, soit l’équivalent des cotisations familiales.
Tout ce que le gouvernement épargnera au patronat, il le fera payer aux travailleurs d’une façon ou d’une autre. Les classes populaires paieront même la baisse des dépenses publiques. Car pour tout ce que les services publics n’assureront plus, il faudra en passer par des entreprises privées. Pour les travailleurs, il ne s’agira pas d’économies mais de dépenses supplémentaires.
Tous ces sacrifices sont demandés au prétexte de réduire le chômage. Un million d’emplois, dit même le patronat. Mais de qui se moquent le patronat et le gouvernement ? Ils ont été incapables de faire reculer le chômage, qui a même augmenté de 500 000 chômeurs depuis que Hollande est au pouvoir. Et ils veulent nous faire croire qu’ils vont créer un million d’emplois ?! Quand il a créé le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), le gouvernement ne parlait-il pas déjà de contreparties en termes d’emplois ? Le patronat empoche ce cadeau, mais ne crée pas d’emplois ! Et un « observatoire des contreparties » n’y changera rien.
Sans mesures contraignantes, sans qu’on interdise les licenciements, sans qu’on impose des embauches partout où la charge de travail s’est alourdie, le chômage ne reculera pas. Et il ne faut pas attendre cela du gouvernement, mais des luttes des travailleurs.

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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Dim 19 Jan - 11:37

L’extrême gauche reste divisée Rémi HAVYARIMANA 16/01

Après l’échec des négociations avec le PS, le Front de gauche avait souhaité s’allier à Lutte ouvrière. Les deux partis ont finalement décidé de faire campagne chacun de leur côté.

C’est un nouvel échec pour le Front de gauche, dont les représentants vitryats ont répété à plusieurs reprises vouloir « un rassemblement le plus large possible à gauche ».
Après deux réunions entre les responsables des deux mouvements politiques d’extrême gauche, il a été décidé que chacun s’engage dans la campagne des municipales de son côté. « Nos campagnes n’ont pas les mêmes objectifs », résume Jérôme Dichant, membre de Lutte ouvrière, qui a participé aux discussions aux côtés de la candidate du parti, Joëlle Bastien.
« Comme nous l’avions décidé en congrès, nous voulons faire une campagne nationale sur la politique anti-ouvriers du gouvernement et les attaques du patronat, poursuit le militant. Aujourd’hui, les mairies n’ont pas les moyens de prendre des mesures pour défendre les travailleurs. »
Le parti d’Arlette Laguiller veut utiliser l’élection comme une tribune pour défendre ses idées mais n’ambitionne pas vraiment d’obtenir des sièges au conseil municipal. « C’est louable mais pas suffisant », considère Jean Gragnano, porte-parole du Front de Gauche.

Pas les mêmes objectifs

« On ne peut pas rester sur la touche et regarder faire. Des organisations de gauche se contentent de témoigner. Nous voulons agir » expliquait aussi son camarade Jean-Jacques Poignant au mois de décembre.
Les deux mouvements se montrent très critiques sur la politique menée par François Hollande, mais cela n’empêche pas le Front de gauche de conclure des alliances avec le parti socialiste au niveau local. Malgré l’échec des négociations avec le PS vitryat, « notre objectif, c’est éviter le retour de la droite et l’entrée du Front National au conseil municipal en mobilisant les abstentionnistes », rappelle Jean-Jacques Poignant.
« Lutte ouvrière ne veut apporter aucune caution au PS. Nous avons des positions assez fermes là-dessus », souligne de son côté Jérôme Dichant, assez réservé sur la possibilité d’appeler à voter PS au second tour, contrairement au Front de gauche.
Pour autant, les deux formations assurent rester en bons termes. Pas question de taper l’un sur l’autre au cours de la campagne. « Les militants locaux du Front de Gauche ont toute notre estime », indique Jérôme Dichant.
« Il n’y avait pas de désaccord sur notre programme local. Je ne suis pas déçu que ça n’aboutisse pas. On s’est quitté en bons amis », assure Jean Gragnano, qui ne ferme toujours pas la porte à un rabibochage avec le PS.
Des contacts informels ont eu lieu ces derniers jours au hasard des rencontres entre membres de l’un et l’autre camp.

L’idée d’un accord avec le PS n’est pas abandonnée

Le maire Jean-Pierre Bouquet pourrait être contraint de s’impliquer dans les discussions. « On n’est pas là pour faire carrière ou avoir un poste. Moi-même, je ne serai pas en position éligible, déclare à ce propos Jean Gragnano. Mais nous ne voulons pas être sous-représentés. Quatre places éligibles, ça me paraît logique au vu de ce que nous représentons ».
Le PS « reste intéressé » selon son secrétaire à Vitry Gérard Tindillière : « Des places sont réservées. Mais il faut que ça se fasse rapidement. Notre position de deux places éligibles sera maintenue ».

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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Mar 21 Jan - 0:38

Nantes municipales Hélène Defrance, de Lutte Ouvrière : une candidate révoltée Jean Rioufol 15/01

A 64 ans, la candidate, pour qui la lutte n’est jamais finie, repart en campagne pour les municipales de mars prochain. Révoltée, Hélène Defrance entend peser dans le débat local et faire entendre la voix des travailleurs, avec un ennemi tout désigné : le capitalisme.

Pour comprendre l’engagement militant de cette enseignante d’arts plastiques à la retraite depuis deux ans, il faut remonter le parcours d’Hélène Defrance. Née en 1949 à Colmar, la candidate de Lutte Ouvrière puise ses sources d’inspiration dans le contexte de 1968. « La politique, elle m’a attrapée dans ces années-là. J’étais assez révoltée ». Les guerres au Vietnam, en Algérie, et les manifestations hostiles à de Gaulle où « 13 millions de personnes sont descendues dans la rue » ont été « le déclic ». Pourtant, cette célibataire sans enfant n’est pas issue d’un milieu de gauche. Très rapidement, elle adhère aux idéaux de LO, qui présente en 1974 Arlette Laguiller, la première femme candidate aux élections présidentielles.
Depuis son arrivée sur les bords de Loire en 1983, Hélène Defrance a mené bien des combats et des campagnes. En 2001, LO « triomphe », en obtenant 5,6% des suffrages aux municipales. Un score qui lui permet d’entrer au conseil municipal dirigé par Jean-Marc Ayrault. « On voit ainsi de plus près ce qui se passe. Et c’est tout sauf de la démocratie ! » s’exclame la candidate. Un « système Ayrault », dénoncé par bon nombre d’autres candidats ? « C’est avant tout un système capitaliste ! », s’insurge-t-elle. Tout est pipé d’avance selon Hélène Defrance. « J’ai été écoutée, oui, mais on ne pèse pas ».
Pourtant, les scuds envoyés par la candidate de LO ne visent pas la municipalité socialiste nantaise, dont les représentants ne sont que « des pantins » au service du capitalisme, mais la politique menée par François Hollande. « Ce n’est pas un gouvernement de gauche : on doit le combattre comme un gouvernement de droite ». Visionnaire, elle avait anticipé ses déceptions : « j’avais dit qu’avec Hollande, ce serait pire. Car la même politique (celle de Nicolas Sarkozy) est menée par des gens de gauche », ce qui a le don de « démoraliser les gens ». Mais il y a un ennemi encore plus nocif que le président de la République pour Lutte Ouvrière : le capitalisme.

Un programme national décliné à Nantes

Afin de le combattre par tous les moyens, Lutte Ouvrière, qui n’a pas vraiment de programme local, « il n’y a pas d’exception nantaise », va décliner pendant la campagne le programme national, avec trois axes majeurs : l’interdiction des licenciements, la revalorisation et l’indexation des salaires et enfin, le contrôle du capitalisme, « le véritable pouvoir ». Contrôler les banques, le Medef…
Interrogée sur les dossiers « chauds » qui concernent les Nantais, Hélène Defrance botte quelque peu en touche. Elle est certes contre l’aéroport, « car c’est un cadeau royal offert à Vinci, avec une concession de 50 ans », mais pas forcément avec les arguments écologiques développés par la majorité des opposants. Le transfert du CHU ? Ni pour ni contre, « sauf si cela créé de l’emploi ». Le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne ? Absolument pas une priorité, surtout lorsque l’on sait que Lutte Ouvrière milite pour un monde sans frontières…Pas de place pour le Gwenn ha Du donc, mais la faucille et le marteau, emblèmes du drapeau communiste, présents sur les tracts et journaux de LO, sont totalement assumés. « Ce sont les symboles ».
Si l’objectif en termes de suffrages reste de finir le plus haut possible, Hélène Defrance « ne sais pas du tout » ce qui se passera dans les urnes. « Il faudrait que Johanna Rolland (candidate PS adoubée par Jean-Marc Ayrault) passe dès le premier tour pour avoir une chance » pour qu’elle siège à nouveau au Conseil municipal. Et ne parlez pas à la candidate de LO d’alliances locales possibles. Même avec le Parti de gauche. Hélène Defrance fera cavalier seul, car son parti est le seul à défendre les travailleurs selon elle. Par son engagement, elle prouve également sa fidélité envers LO : « je n’ai jamais été voir ailleurs. Je n’ai jamais renié mes idées, contrairement à d’autres ». Son seul soutien viendra de Nathalie Arthaud, porte-parole de tous les « camarades », le 27 février à la Manufacture des Tabacs. Pour Hélène Defrance, « encore plus révoltée qu’en 1968 », la lutte n’est jamais finie.

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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Mar 21 Jan - 22:13


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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Dim 26 Jan - 23:30

Lutte ouvrière aura sa liste 22/01

Isabelle Marchal l’assure, elle a largement réuni le nombre de colistiers nécessaire pour que Lutte ouvrière soit présente aux municipales à Montbard.

Lutte ouvrière a-t-elle réussi là où le Front de gauche rencontre, semble-t-il, beaucoup de difficultés ? En tout cas, Isabelle Marchal est catégorique : elle est en mesure de mener une liste de 29 noms estampillée LO pour le premier tour des municipales, le 23 mars prochain. « J’ai même assez de volontaires pour constituer deux listes », assure-t-elle sans rire. Les militants du parti n’ont pas ménagé leurs efforts, n’hésitant pas à aller de porte en porte pour dégotter des candidats. « Nous allons présenter une liste de travailleurs, de chômeurs et de retraités qui sont révoltés par les attaques dont ils sont la cible de la part du patronat et du gouvernement », indique Isabelle Marchal, 48 ans, salariée d’une entreprise d’emballage dans la banlieue dijonnaise.

Contrairement aux autres listes, Lutte ouvrière n’a pas élaboré de programme spécifique à Montbard : dans le discours, nulle référence à l’urbanisme, au sport ou au fleurissement. C’est que « l’enjeu de cette élection n’est pas municipal », estime la tête de liste. « Il faut profiter de ce scrutin pour se faire entendre, pour militer en faveur de l’interdiction des licenciements et une juste répartition du travail. » Et pour LO, il était inconcevable d’être absent d’une ville comme Montbard, forte d’une riche tradition ouvrière.

La candidate renvoie dos-à-dos droite et gauche, fustigeant le pacte de responsabilité présenté récemment par le président de la République : « Voter à droite, c’est vouloir le retour de Sarkozy ; voter à gauche, c’est soutenir une politique presque pire pour les travailleurs. » Quant au Parti communiste, il est accusé de soutenir le PS « pour sauver quelques postes ». D’ailleurs, Isabelle Marchal annonce d’ores et déjà qu’en cas de second tour, elle ne donnera aucune consigne de vote.

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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Mer 29 Jan - 2:21

Frédéric Podguszer, se déclare tête de liste Lutte ouvrière à Rouen 28/01

Frédéric Podguszer, 50 ans, mécanicien à Renault Cléon, mènera la liste Lutte ouvrière (LO) aux prochaines municipales à Rouen, en mars.
Il était deuxième sur la liste menée par Gisèle Lapeyre en 2008, qui avait réuni 1,91 % de suffrages.

Lutte ouvrière fera cavalier seul. " On partira seul aux municipales, pour défendre un programme clair et sans concession. Les municipales, c'est un moyen de se faire entendre par rapport à la situation politique en général. On n'a pas un programme spécifique de voirie pour Rouen, ou autre... On défend les travailleurs. C'est un programme de lutte ", affirme Pascal Le Manach, porte-parole de Lutte ouvrière.

" Notre slogan sera " Faire entendre le camp des travailleurs" ", précise Frédéric Podguszer, qui sera soutenu par Nathalie Arthaud, porte-parole national de Lutte ouvrière, mercredi 12 mars lors d'une réunion publique à la salle Saint-Croix-des-Pelletiers à Rouen.

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Re: Lutte ouvrière

Message  mykha le Mer 29 Jan - 23:52

La dernière brochure du Cercle Leon Trotsky,
"L’immigration dans l’Europe en crise"

http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky/article/l-immigration-dans-l-europe-en?utm_content=buffer62ea5&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

Renouer avec l’internationalisme et la perspective communiste


Le capitalisme a réalisé le brassage des travailleurs du monde entier. Il les a soudés dans un sort commun. Il a transformé la planète en une seule et unique entité économique où toutes les régions sont interdépendantes. Ce processus s’est considérablement amplifié depuis l’époque, il y a 75 ans, où Trotsky soulignait déjà la contradiction entre « l’ère de l’aviation, du téléphone et de la télévision » et l’existence de frontières infranchissables sans passeport ou visa. Les progrès dans les moyens de transports et de communication ont encore accéléré la mondialisation de l’économie.

Cette mondialisation n’est pas à combattre, elle est à la base des idées communistes. Pour les fondateurs du marxisme, c’était précisément l’extension irréversible du mode de production capitaliste par dessus les frontières, la transformation d’une multitude de marchés locaux étriqués en un vaste et unique marché mondial qui rendait possible le communisme. L’internationalisme et le communisme sont intimement liés.
L’internationalisme prolétarien, ce n’est pas seulement la solidarité vis-à-vis des travailleurs durement exploités dans tels ou tels pays. Ce n’est pas seulement la fraternité entre les peuples. C’est la conviction profonde que la classe ouvrière mondiale forme un tout. Les ouvriers cambodgiens du textile, les matelots pakistanais qui pilotent les porte-conteneurs ou les employés de la grande distribution en France ont les mêmes adversaires, les mêmes intérêts, le même avenir.

La lutte de classe entre le prolétariat et la bourgeoisie se déroule à l’échelle de la planète. Et c’est à cette échelle que le capitalisme peut être combattu car c’est à l’échelle de la planète qu’une organisation supérieure des forces productives est possible. C’est seulement à l’échelle internationale que l’on pourra gérer de façon rationnelle l’économie, qu’on pourra adapter les capacités de productions aux besoins de toute l’humanité, qu’on pourra satisfaire l’ensemble de ces besoins sans épuiser les ressources ni détruire la nature. Même dans le cadre de l’économie capitaliste, le morcellement national est depuis plus d’un siècle un frein au développement des forces productives. La division de la planète en une poignée de puissances impérialistes concurrentes a déjà provoqué deux guerres mondiales et continuent d’entretenir, depuis 70 ans, les crises, les guerres et la barbarie.
Si la mondialisation capitaliste aggrave toutes les divisions et toutes les inégalités, la bourgeoisie a une conscience aiguë des possibilités qu’elle lui offre. Elle sait jouer sur les différences de salaires ou de coûts de production. Elle sait déplacer les prolétaires ou les usines selon les périodes et les rapports de force.

Les organisations qui prétendent représenter les travailleurs n’ont pas cette conscience. Même quand elles affirment lutter contre la dégradation permanente des conditions d’existence des travailleurs, elles mettent en avant des revendications opposées aux intérêts de la classe ouvrière. Les directions syndicales, les partis qui visent l’électorat ouvrier, le PCF ou le Front de Gauche, les altermondialistes de diverses obédiences, font tous du protectionnisme un rempart contre la mondialisation qu’ils présentent comme un ennemi. Ils se veulent les champions de l’industrie nationale. Ils s’arc-boutent derrière des frontières et des États alors même qu’ils sont dépassés y compris dans le cadre du capitalisme. Sur ce terrain, ces organisations sont devenues réactionnaires.

La classe ouvrière doit renouer avec les perspectives ouvertes par le Manifeste communiste, elle doit « s’ériger en classe dirigeante » pour contester à la bourgeoisie la direction de la société. Cela n’est possible et n’a de sens qu’à l’échelle de la planète.

L’unité de tous les travailleurs ne se créera ni par des discours humanistes ni par des leçons de morale mais par des combats communs contre leurs exploiteurs. C’est au cours de combats communs qu’émergera la conscience qu’ils forment un tout et qu’ils ont à se battre ensemble pour se libérer. C’est au cours de ces combats que les travailleurs apprendront que pour se libérer, ils doivent arracher à la bourgeoisie le contrôle des moyens de productions pour les mettre au service de tous. C’est la seule façon de mettre un terme à ce développement si inégal, si chaotique qu’il jette des millions de femmes et d’hommes sur les routes, sur les mers ou dans les airs pour tenter leur chance ailleurs. C’est la seule façon de mettre un terme à la crise qui transforme tous les travailleurs en migrants potentiels et qui menace toute la planète de la barbarie.
Les frontières, les papiers et les visas seront aussi caducs et incompréhensibles que les notions même d’étranger et d’immigré. Chacun pourra dire : mon pays, c’est la terre et ma patrie, l’humanité !
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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Sam 1 Fév - 2:07

Avec LO et le NPA, l’extrême gauche fera juste de la figuration aux municipales 28/01

C'est peut dire que l'extrême droite et "la gauche de la gauche" laissent peu d'espace à l'expression politique et médiatique de l'extrême gauche. Pour être plus direct, l'omnipotence de Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), et de Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PG), privent totalement d'oxygène les trotskistes de Lutte ouvrière (LO) et leurs camarades du Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

A quelques semaines des élections municipales (23 et 30 mars), les deux principaux représentants de l'extrême gauche française annoncent la possible constitution de 200 listes pour LO et d'une centaine pour le NPA. En clair, il s'agit plus d'une présence de témoignage que la recherche d'un score électoral qui, de toute façon, sera marginal.

L'extrême gauche n'est pas passionnée par les consultations électorales qui, selon LO, "n'ont jamais transformé la société". Pire, l'organisation révolutionnaire estime que "derrière la façade du régime parlementaire se dresse la dictature des grandes entreprises capitalistes et de leurs nombreux serviteurs - hauts fonctionnaires non-élus, armée, police, prisons - qui constituent l’ossature de l’appareil d’État de la bourgeoisie". Au NPA aussi, on pense que "le mouvement social, la grève, la rue, sont des instruments déterminants du changement social".

La grève avant les urnes, la lutte sociale avant le bulletin de vote ! Tel est en bref la conception politique fondatrice de l'extrême gauche qui n'a toutefois pas toujours dédaigné se glisser dans les oripeaux de la bourgeoisie pour faire entendre sa voix... et aller à la pêche aux voix.

Philippe Poutou à la recherche d'un mandat local

Sur ce terrain, Lutte ouvrière a plusieurs longueur d'avance sur sa concurrente du NPA. Elle le doit essentiellement à celle qui fut sa figure de proue, Arlette Laguiller, lors de six élections présidentielles de 1974 - elle était la première femme à se présenter à ce scrutin - à 2007. Elle réalisa ses meilleurs scores en 1995 (5,30% des suffrages exprimés) et en 2002 (5,72%). Le pire fut décroché en 2007 avec 1,33%.

Dans la maison d'en face, on a commencé avec la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d'Alain Krivine, candidat aux présidentielles de 1969 (1,06%) et de 1974 (0,37%), puis d'Olivier Besancenot - 4,25% en 2002 et 4,08% en 2007 - pour aboutir, après ce scrutin, à la création d'un nouveau parti de gauche radicale sur "une base politique claire", le Nouveau parti anticapitaliste. Refusant de replonger une troisième fois, Besancenot est remplacé par Philippe Poutou à la présidentielle de 2012. Celui-ci obtient 1,15% des voix contre 0,44% à Nathalie Arthaud, nouvelle candidate de LO.

Conseillère municipale à Vaulx-en-Velin (Rhône) - Arthaud a été élue, dès le premier tour, en 2008, sur la liste du maire sortant, Maurice Charrier (PCF), qui a cédé sa place à son premier-adjoint, l'année suivante -, la porte-parole de LO ne sera, en mars, ni candidate, ni à la tête d'une liste d'extrême gauche aux municipales. En revanche, elle conduira la liste de Lutte ouvrière en Ile-de-France aux européennes du 25 mai.

Ne disposant d'aucun mandat politique - il est responsable syndical (CGT) à l'usine Ford de Blanquefort (Gironde) -, Poutou, lui, se démène pour conduire une "liste anticapitaliste" à Bordeaux où il espère, sans trop y croire probablement, décrocher "un ou deux élus", en passant la barre des 5% si la liste Juppé l'emporte au premier tour. En 2008, il figurait sur la liste trotskiste "100% à gauche" qui avait obtenu 3,05% des voix.

Les tactiques électorales variées de Lutte ouvrière

"Nous avons eu, au cours de notre histoire, des attitudes variées en matière de tactique électorale", écrivait la direction de LO dans sa revue théorique "Lutte de classe" à la fin de l'année 2013. De fait, après une période de relative ouverture qui l'avait conduite à des alliances à gauche en 2008, l'organisation a maintenant choisi un repli qui est encore plus marqué que celui préconisé par le PG de Mélenchon.

"Nous présenterons partout des listes Lutte ouvrière sans participer à aucune liste dite d’union", précisait "Lutte de classe". Partout ? Le terme est peut-être un peu excessif. En 2008, LO avait présenté 118 listes autonomes (dont 14 arrondissements de Paris) et 70 listes d'union avec les partis de gauche . En mars, l'organisation vise 200 listes totalement autonomes qui défendront une "opposition ouvrière au gouvernement" avec une présence dans les "arrondissements populaires" de la capitale.

La ligne de Lutte ouvrière est de "ne pas voir [sa] voix troublée par des alliances". En conséquences, ses militants ne figureront pas sur des listes du Front de gauche, du Parti de gauche ou du NPA. Et encore moins du PS. Elle ne fera pas d'appel au vote au second tour. A Saint-Chamond (Loire), par exemple, André Moulin, adjoint (LO) au maire socialiste - ce qui ne doit pas courir les rues - et élu sur sa liste en 2008, conduira une liste exclusivement révolutionnaire ! A Saint-Etienne, LO présentera aussi une liste 100% autonome face à celle du PS soutenue par le PCF et celle du PG.

Une configuration politique qui n'est guère favorable

Pour sa part, le NPA a des ambitions plus modestes. Les camarades de Besancenot et Poutou comptent présenter 35 "listes unitaires", avec le Parti de gauche, des Alternatifs ou des communistes dissidents. Ils partiront seuls sur une quinzaine de listes, faute d'avoir réalisé un accord avec les mélenchonistes qui leur ont préféré les écolos d'EELV. Enfin, une trentaine d'autres listes seraient en cours de constitution. L'organisation trotskiste devrait être présente dans 7 arrondissements parisiens (3e, 10e, 11e, 13e, 18e, 19e et 20e).

Le Nouveau parti anticapitaliste, qui revendique une quinzaine d'élus locaux en France, sera notamment présent à Chambéry (Savoie), dans la banlieue bordelaise, à Sotteville-lès-Rouen (Seine-maritime), à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Louviers avec le PCF (Eure) et à Gérardmer (Vosges) où Eric Defranould, conseiller municipal élu sur la liste du maire sortant socialiste en 2008, conduira une liste NPA en mars.

Le NPA, qui dit avoir contacté LO pour envisager des listes communes, affirme ne pas avoir eu de réponse de l'organisation rivale. En revanche, il a noué des contacts avec certaines des composantes du Front de gauche et, notamment, "Ensemble" qui regroupe plusieurs branches de cette nébuleuse.

Les organisations d'extrême gauche ne semblent pas attendre de miracles de ces municipales. Depuis le début de la décennies, il est vrai, la configuration politique ne lui est pas très favorable. Sur le plan électoral, l'extrême droite fait des ravages dans le monde ouvrier, sur le plan tribunicien, Mélenchon occupe tout l'espace médiatique et sur le plan social, la crise fait office d'éteignoir sur les mouvements sociaux. Une conjonction qui les condamne, sans doute, à surtout faire de la figuration.

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Re: Lutte ouvrière

Message  nico37 le Lun 3 Fév - 1:57

Fourmies : Lutte ouvrière (LO) présentera une liste aux prochaines élections municipales 31/01

En réunissant les 33 noms nécessaires, c’est une troisième liste (1) qui sera présente, à Fourmies, à l’occasion des élections municipales des dimanches 23 et 30 mars, sous le nom de : « Lutte ouvrière (LO) : faire entendre le camp des travailleurs ». À sa tête, figureront, dans l’ordre, Marie-Claude Rondeaux et Jean-Charles Cournut. Qui siégeaient dans la majorité au conseil municipal (en compagnie d’un autre élu) depuis mars 2008. Car, à l’époque, LO avait fait liste commune avec celle du Parti communiste français (PCF) du maire sortant (NDLR : aujourd’hui divers gauche).
Ce ne sera plus le cas cette fois et les deux militants communistes révolutionnaires s’en expliquent : « En 2008, la situation était différente. Nous avions apporté nos forces pour renverser une mairie de droite. En 2014, nous ne nous présentons pas contre le maire Alain Berteaux car nous estimons qu’il y a eu du bon boulot de fait. Même si, finalement, le conseil municipal, y compris en protestant, n’a pas pu faire grand’chose contre la fermeture du commissariat de police, la réduction de l’amplitude des horaires de La Poste ou bien encore l’envolée du prix de l’eau qui ne sert qu’à enrichir une multinationale parmi tant d’autres ».

Continuer à peser

Mais les deux militants confirment néanmoins que ce fut « une expérience intéressante » : « On a presque tout voté au conseil municipal, sauf quand c’étaient les intérêts des salariés, de quelle nature que ce soit, qui étaient menacés. Il y a eu des belles choses comme le théâtre et on peut rendre hommage au maire de s’être battu pour aller chercher des subventions ». Alors pourquoi ne pas repartir avec lui ? « Parce que, sur sa nouvelle liste, il y a des communistes qui sont alliés aux socialistes, ces derniers étant pour nous l’ennemi politique, répondent Mme Rondeaux et M. Cournut. Il est hors de question que nous rejoignions des hommes et des femmes qui soutiennent le gouvernement actuel, qui soutient lui-même le patronat. À qui on vient de faire 50 milliards de cadeaux, 20 qu’on va prendre sur la TVA et 30 sur les allocations familiales. Et, à l’arrivée, il n’y a jamais eu autant de misère. Quand on arrache les dents, c’est la dernière qui fait plus mal… ».
Et, quoi qu’il arrive, les actuels conseillers municipaux LO souhaitent continuer à peser, localement, à l’avenir, même s’ils ne sont plus élus : « Dans un territoire enclavé comme le nôtre, l’aménagement du territoire, c’est l’emploi. Par conséquent, la première mesure à prendre pour nous sortir la tête de l’eau, c’est interdire les licenciements ». LO présentera les 33 noms de sa liste complète, d’ici à quinze jours, quand « l’Administration l’aura validée ».

(1) Les deux autres listes sont « Fourmies, c’est notre parti » et « Une équipe expérimentée et unie pour Fourmies », respectivement emmenée par Mickaël Hiraux et Alain Berteaux.

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Re: Lutte ouvrière

Message  Byrrh le Lun 3 Fév - 5:12

C'est tout de même assez moche, le passage sur le commissariat de police, non ?

Comme l'écrivait LO dans un numéro du journal d'octobre 2013, à propos de la Guadeloupe :
Le procureur, les gendarmes, les dirigeants politiques rivalisent de déclarations sur les mesures qui pourraient faire diminuer cette violence. Police et gendarmerie réclament l'augmentation de leurs effectifs. Ils en ont déjà obtenu en partie. Manuel Valls, qui sera aux Antilles du 16 au 19 octobre, leur accordera-t-il ou non ces suppléments ? Quoi qu'il en soit, les augmentations d'effectifs policiers ne changeront rien. On l'a vu aussi à Marseille.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2359&id=50

Ou encore, à propos de Montbéliard (janvier 2013) :
Mais la misère n'est pas seulement matérielle, elle est aussi morale. Les jeunes retranscrivent dans l'école la violence qu'on leur fait vivre à l'extérieur. Insultes, coups, « loi du plus fort » deviennent le quotidien. Le quartier a récemment été classé ZSP (zone de sécurité prioritaire) par le ministère de l'Intérieur, c'est-à-dire qu'il sera sillonné par plus de policiers et de CRS. Au lieu d'une école de qualité et d'un emploi stable, c'est la pédagogie de la matraque.
http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2318&id=14

C'est dans ces positions-là que je me reconnais, pas dans la défense d'un commissariat.

Byrrh

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Re: Lutte ouvrière

Message  verié2 le Lun 3 Fév - 9:29


C'est dans ces positions-là que je me reconnais, pas dans la défense d'un commissariat.

Ce n'est pas la première fois que LO a des attitudes ambigües ou franchement opportunistes voire sécuritaires par rapport à l'appareil d'Etat :
-Revendication d'une police de proximité
-Revendication par Arlette à la TV de doter la police de voitures plus puissantes, de davantage de gilets pare-balles.
-Déclaration de Arlette, selon laquelle les budgets pour les flashes balls annoncés sont insuffisants, qu'il s'agit d'un effet d'annonce. (Grosse bourde sans doute, mais tout de même...)
-Soutien à une grève de gardiens de prison, dont LO a parlé comme d'une grève de postiers ou de cheminots.
-Vote de budgets comprenant une police municipale.
-Signature (reniée ensuite) d'un appel pour que la répression ne soit pas la "seule réponse" aux émeutes de banlieue.

Bref, si tous les militants de LO savent que la police fait partie de l'appareil d'Etat bourgeois et qu'il faudra détruire cet appareil, en pratique, LO défend souvent des positions qui pourraient laisser croire que ce principe a été oublié. Double discours donc, théorique de principe d'un côté en interne, opportuniste en externe.

Récemment encore, on pouvait lire sur le FALO l'intervention d'un camarade qui avait beaucoup apprécié le film de propagande policière Polisse. (Ou on voit entre autres de sympathiques policiers expulser un camp de Roms dans l'intérêt des enfants victimes de réseaux, façon relativement adroite de justifier ces expulsions.) C'est une intervention individuelle, mais venant d'un vieux militant...
---
Sur ce plan, on peut noter qu'il y a eu une polémique en Argentine entre les groupes d'EG qui soutenaient plus ou moins une grève de flics et ceux qui la dénonçaient.

verié2

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Re: Lutte ouvrière

Message  Invité le Lun 3 Fév - 19:04





verié2 et  Byrrh en mode Nike la police... LOL  Laughing


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Re: Lutte ouvrière

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