Colère en Bretagne

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Re: Colère en Bretagne

Message  Invité le Jeu 9 Jan - 19:14

humanité a écrit:Info l'Humanité: quand les "bonnets rouges" vendent de la contrefaçon
Mots clés : emploi, bretagne, quimper, patriotisme économique, plans sociaux, écotaxe, bonnet rouge, armor lux,
Un responsable d’Armor Lux a reconnu que les 7500 bonnets vendus samedi dernier lors de la manifestation de Quimper étaient importés d’Ecosse et n’ont pas été fabriqués ni en Bretagne, ni par la marque elle-même.

Le collectif «Vivre, travailler et décider en Bretagne!» à l’initiative du mouvement breton des Bonnets rouges contre l’éco-taxe et qui se revendique agir pour l’emploi local a déclaré avoir vendu 7500 de ces couvre-chefs lors de la manifestation organisée à Quimper (Finistère) samedi dernier, 2 novembre. Des bonnets vendus cinq euros sur le camion-podium qui portaient effectivement la célèbre marque bretonne Armor Lux.

Auto-contrefaçon

Seulement, l’étiquette était douteuse. Ne ressemblant pas aux étiquettes originales de la marque. Et surtout apposée sommairement par deux points de couture sur un reste d’étiquette visiblement coupée.



De la contrefaçon ? Nous avons posé la question, par téléphone, à un responsable des ventes d’Armor Lux, qui nous a « en toute transparence » éclairé sur la question. Sollicité par les élus engagés dans le collectif, le PDG d’Armor Lux, Jean-Guy Le Floch a effectivement offert 900 bonnets rouges «en signe de solidarité et d’amitié pour la manifestation organisée à Pont-de-Buis le 26 octobre dernier», a tenu à rappeler le cadre dirigeant. Il en a d’ailleurs été fait largement écho dans les médias.



Confrère importateur?

Mais quand il s’est agi de fournir 10 000 autres bonnets rouges pour faire face à la demande dans le cadre de l’organisation de la manifestation de Quimper, la firme textile a préféré se tourner vers «un confrère écossais», a poursuivi le responsable des ventes. Des bonnets en acrylique sur lesquels «Amor Lux a apposé sa marque, c’est vrai». «Ils ont été vendus au collectif au prix coutant de quatre euros», a-t-il encore précisé. Ce «confrère écossais» est-il fabricant, ou seulement négociant en bonnets venus d’Asie ou d’ailleurs? Nous n’en saurons pas davantage.

Leçon de patriotisme

Dans le contexte où les Bonnets rouges entendent tenir la dragée haute au gouvernement, n’hésitant pas à donner des leçons de patriotisme en dénonçant les importations de marchandises de l’étranger et les subventions accordées à des boîtes étrangères tout en fustigeant l’Europe, avouez que cette affaire d’import de bonnets et de contrefaçon maison n’est pas un mince symbole! N’oublions pas que ce sacré bonnet a même trouvé sa place sur une affiche du Front national, qui n’a de cesse de demander la fermeture des frontières. Chapeau!

Achille a écrit:
panchoa a écrit:
verié2 a écrit:
Dieudonné : la justice autorise son spectacle à Nantes 09/01  Le tribunal administratif de Nantes a annulé l’arrêt d’interdiction de la représentation de Dieudonné, qui doit avoir lieu ce soir, estimant que le spectacle « ne peut être regardé comme ayant pour objet essentiel de porter atteinte à la dignité humaine »."
Et voilà le magnifique résultat de l'opération Valls relayée avec complaisance par les médias. Le clown antisémite ne pouvait rêver d'une meilleure publicité et d'un meilleur agent de communication !

et un grand hip hip houra pour monsieur valls

L'enfumage médiatique du combat singulier Valls/Dieudonné se poursuit sans relâche, l'augmentation de la TVA, les luttes sociales...etc. à la trappe ou un sujet baclé...
http://forummarxiste.forum-actif.net/t2185p135-le-cas-dieudonne#81561

A la trappe les lutes contre l’antisémitisme et le racisme c'est ça?
N'importe quoi!

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Pourquoi la mobilisation en Bretagne ?

Message  Roseau le Jeu 9 Jan - 20:56

‎Vendredi 7 Février 2014, 19:00
(horaire à confirmer).

Le NPA Paris organise un débat public sur la mobilisation en Bretagne, avec un-e représentant-e du NPA du Finistère impliqué dans la mobilisation.

Le débat se déroulera à l'AGECA.
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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Ven 10 Jan - 0:38

Roseau a écrit:‎Vendredi 7 Février 2014, 19:00
(horaire à confirmer).

Le NPA Paris organise un débat public sur la mobilisation en Bretagne, avec un-e représentant-e du NPA du Finistère impliqué dans la mobilisation.

Le débat se déroulera à l'AGECA.

Rappel de l'article de l'anticapitaliste : http://npa2009.org/content/de-la-col%C3%A8re-%C3%A0-la-r%C3%A9sistance-ouvri%C3%A8re-et-%C3%A0-l%E2%80%99auto-organisation
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Re: Colère en Bretagne

Message  Invité le Jeu 16 Jan - 2:33

François Hollande envisage de supprimer des régions: http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140114.OBS2320/francois-hollande-envisage-de-supprimer-des-regions.html


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Re: Colère en Bretagne

Message  yannalan le Ven 31 Jan - 13:44

ouest-france

les occupants sont été évacués, une arrestation...

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Re: Colère en Bretagne

Message  yannalan le Ven 31 Jan - 17:37

le manifestant arrêté est toujours en garde à vue,ils appellent du renfort côté manifestants, les flics aussi...

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Bonnets rouges et lutte contre les licenciements

Message  Roseau le Sam 1 Fév - 18:59

NPA Paris : formation - débat public

Bretagne : Bonnets rouges et lutte contre les licenciements
Vendredi 7 février 20h AGECA (177 Rue de Charonne, 75011 Paris)

Le NPA Paris propose des formations-débats publics.

La prochaine initiative mettra en avant la révolte bretonne de la fin de l’année 2013, ses contradictions et ses limites, la place des travailleurs dans la mobilisation, le rôle des organisations syndicales, la politique défendue par les anticapitalistes.

Des militants bretons seront présents pour nous raconter leur expérience de lutte.

http://npa-paris.org/IMG/pdf/flyer.pdf
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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Sam 1 Fév - 23:16

Notre camarade Mathieu Guillemot est sous la menace du chasseur de Roms, et de la justice de classe.

Au centre de la mobilisation des travailleurs, notamment du pôle ouvrier, les menaces pesant sur lui vont être un enjeu important. En Bretagne pour les travailleurs et pour le NPA nationalement.

Le telegramme

Emploi. Coup de semonce à la préfecture 1 février 2014/ Ronan Larvor /

Un groupe restreint mais très déterminé a occupé le hall de la préfecture pendant deux heures.. Des membres du Comité pour le maintien de l’emploi en Bretagne venus du pays de Carhaix ont brièvement occupé le hall de la préfecture, hier matin. Un coup de semonce dans un paysage social qui ne s’éclaircit pas.

L’opération avait été bien organisée, sans une fuite. Une petite quinzaine de manifestants, venus de la région de Carhaix, a pu pénétrer sans problème, hier, peu après 9 h, dans la préfecture, à Quimper. Des bonnets rouges sont aussitôt apparus sur certaines têtes. Le groupe s’est cantonné au hall d’accueil, les forces de l’ordre bloquant rapidement l’accès aux couloirs. À l’extérieur, un autre groupe a mis le feu à des pneus, la fumée noire annonçant l’action revendiquée par le Comité pour l’emploi en Bretagne. Le dossier Marine-Harvest, a, cette fois, été le déclencheur. « Il y a eu une réunion à Paris avec le ministre Garot sans que le comité engagé depuis le premier jour pour l’emploi ne soit convié, expliquait Matthieu Guillemot, un porte-parole du comité. Il se passe des choses dans le dos de la population. Nous restons sur le même principe : une entreprise qui fait 511 millions d’euros de bénéfice n’a pas le droit de licencier ».

Entretien avec la sous-préfète

« Les organisations syndicales représentatives des salariés de Marine-Harvest travaillent de façon constante et étroite avec le ministre délégué à l’agroalimentaire, Guillaume Garot et l’ensemble des services de l’État dans le Finistère pour la mise en oeuvre du plan de sauvegarde de l’emploi, la ré-industrialisation du site et la revitalisation du territoire afin de créer de nouveaux emplois, a répondu la préfecture dans un communiqué. Le collectif occupant la préfecture ne se revendiquant d’aucune organisation représentative des salariés, s’est vu proposer un entretien avec la sous-préfète de Châteaulin, à condition d’évacuer préalablement la préfecture. Les manifestants ont refusé ces conditions ».

En garde à vue

Vers 11 h 30, le groupe qui occupait le hall a finalement été expulsé manu militari. Matthieu Guillemot s’est retrouvé à terre et menotté avant d’être placé en garde à vue au commissariat. Vers 16 h 30, le Carhaisien était relâché après avoir été entendu sur des faits de « rébellion et violence sur policier ». Le parquet n’a pas encore pris de décision sur une éventuelle poursuite. Dans l’après-midi, Christian Troadec, maire de Carhaix, puis d’autres membres du comité pour l’emploi, notamment une délégation de Tilly Sabco sont venus gonfler les rangs des manifestants devant la préfecture. « Nous sommes solidaires, explique Corinne Nicole (CGT Tilly Sabco). Nous serons présents partout pour la défense de l’emploi ». « Nous reviendrons », ont conclu les Centre Bretons, partis sous une pluie battante.
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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Dim 2 Fév - 0:49

4 jours avant :

Usine GAD de Lampaul guimilliau : les ouvriers bloquent les portes
http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=32758&title=Usine%20GAD%20de%20Lampaul%20guimilliau%20:%20%20les%20ouvriers%20bloquent%20les%20portes
Agence Bretagne Presse, 29 janvier 2014 :
Lampaul-Guimilliau—Des camions de déménagement ayant pénétré dans l'enceinte de l'abattoir GAD à Lampaul-Guimiliau, les employés se sont mobilisés pour bloquer les sorties. Nous rappelons aussi qu'un deuxième ex-employé s'est donné la mort le week-end dernier.
Dans l'après-midi, les anciens salariés et des personnes portant des bonnets rouges ont levé le blocage et laissé repartir les camions.


http://7seizh.info/2014/01/29/gad-les-ex-employes-bloquent-le-demenagement-des-machines/



Trop drôle le site "Solidarité Ouvrière" proche d'un courant hekmatiste en France (qui fait par ailleurs des fois du bon boulot d'info) qui censure un aspect de l'info .

Donc le communiqué de l'ABP repris  d'après ce site :
Lampaul-Guimilliau—Des camions de déménagement ayant pénétré dans l’enceinte de l’abattoir GAD à Lampaul-Guimilliau, les employés se sont mobilisés pour bloquer les sorties.
Il manque quoi ?
http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/01/29/usine-gad-de-lampaul-guimilliau-les-ouvriers-bloquent-les-portes/#comments

A j'ai copié l'article (si jamais...).

Conforme avec leur silence sur la bataille des Marine-Harvest, l'existence d'un comité de travailleurs qui est à la pointe de la résistance...et a occupé la préfecture, recevant ensuite le soutien des Tily Sabco.
C'est qu'en fait ce courant a avalé l'explication des pro-gouvernementaux et des chauvins français sur les bonnets rouges bretons.
L'incapacité à prendre la lutte des classes dans sa capacité et la porosité au social-chauvinisme fait de la peine.

Certains qu'il relèveront le niveau...


Dernière édition par Copas le Dim 2 Fév - 1:30, édité 2 fois
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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Dim 2 Fév - 1:27

Un ex-employé de l’usine Gad de Lampaul-Guimiliau, s'est suicidé le week-end dernier. C’ est le second depuis le mois d’ octobre et la fin de l’ activité de l’ usine.

Les obsèques d’ Alain J. seront célébrées mercredi 29 Janvier à 16h30 en l’ église de Landerneau. Nous nous associons pleinement à la peine de la famille et de ses enfants.

Après la tristesse , ce sont bien un sentiment d’ abandon et de révolte qui dominait ce lundi chez ses anciens collègues. Certains menaçaient même de se rendre sur le site de Josselin pour y « demander des comptes ». Son épouse a passé un appel ce matin « SVP. Ne vous servez pas de notre malheur, c’est déjà assez dur comme ça. Ce n’est pas le boulot qui l’a tué même s’il aimait travailler à Lampaul. Merci du soutien. »
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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Dim 2 Fév - 2:02

Des batailles :

Justice. les employeurs condamnés
Le climat de mobilisation , la colère sociale actuellement en Bretagne, ont pesé et aidé à la justice

http://www.ouest-france.fr/alkopharm-quimper-les-salaries-gagnent-aux-prudhommes-1895690


Durée du travail, résiliations des contrats au tort de l'employeur ; les salariés des quatre sociétés quimpéroises d'Alkopharm ont obtenu gain de cause sur toute la ligne dans le jugement rendu, hier, par le conseil des prud'hommes.
Le conseil de prud'hommes de Quimper a donné raison aux 70 salariés du dossier Alkopharm, ce vendredi.

« Le parcours judiciaire a été long, pénible. Aujourd’hui, c’est la joie. » Les 70 salariés du dossier Alkopharm (1) ont obtenu gain de cause, ce vendredi, devant le conseil de prud’hommes de Quimper.

Toutes les heures supplémentaires effectuées seront payées. « Cela représente environ 350 000 euros », estime la CFDT. Les retenues sur salaires pour ne pas avoir accepté la nouvelle organisation du temps de travail seront elles aussi remboursées. Sans oublier les dommages et intérêts : 1 500 euros par salarié.

Quelques jours plus tôt les travailleuses et les travailleurs s'étaient enchainé(e)s aux portes de l'usine :

Alkopharm à Quimper. Les salariés bloquent l... par OuestFranceFR

alkopharm par OuestFranceFR


http://7seizh.info/2014/01/31/quimper-le-comite-de-soutien-pour-le-maintien-de-lemploi-occupe-la-prefecture/
http://7seizh.info/2014/01/31/mobilisation-generale-un-militant-a-ete-arrete/



Mory Ducros. Les salariés dans l'attente à Caudan
Le site breton dans l'angoisse
37 postes menacés

Dans le Morbihan, le transporteur dispose d’un site à Caudan qui emploie 64 salariés dont 35 chauffeurs.

La nouvelle offre d’Arcole ne modifierait pas ce qui a été prévu pour le site caudanais, indique Mickaël Guignet de la CFDT : si l’agence est maintenue, 27 postes seulement y seraient conservés.
Jusqu'à mardi

Aujourd'hui à Caudan, l’ambiance était très « tendue », rapportaient deux délégués du personnel, Christophe Thomas et Vincent Hirbec. «Les salariés sont stressés, très angoissés», indiquent les représentants du personnel. Ils devront attendre mardi pour savoir quel sort leur est réservé.
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Re: Colère en Bretagne

Message  Roseau le Dim 2 Fév - 18:52

La taxation des poids lourds a été suspendue face à la mobilisation en Bretagne.
Mais selon Marianne de cette semaine, la Bretagne n'est que la première victime
d'un nouvel impôt (cadeaux au MEDEF oblige!) qui viserait aussi
à taxer, et fliquer tous les déplacements des véhicules légers.
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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Dim 2 Fév - 21:18

Roseau a écrit:La taxation des poids lourds a été suspendue face à la mobilisation en Bretagne.
Mais selon Marianne de cette semaine, la Bretagne n'est que la première victime
d'un nouvel impôt (cadeaux au MEDEF oblige!) qui viserait aussi
à taxer, et fliquer tous les déplacements des véhicules légers.

Depuis le début ce soupçon pèse sur l'architecture semi-maffieuse (le mot n'est pas trop fort) de ce dispositif, les entreprises qui baignent dedans et la filouterie des dirigeants de l'appareil d'état, des Sarko aux Hollandes, en passant par beaucoup d'autres, sur ce sujet.

La question de taxer les véhicules légers et de fliquer un peu plus la population sont deux soupçons de départ face à ce projet.



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Alain Rebours sur le mouvement « Bonnets rouges"

Message  Roseau le Dim 23 Fév - 17:29

http://socialisme-2010.fr/blog/textes/bonnets_rouges_rebours.pdf
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Re: Colère en Bretagne

Message  Achille le Sam 8 Mar - 0:06

Les Bonnets rouges, une double manipulation
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/070314/les-bonnets-rouges-une-double-manipulation
07 mars 2014 | Par Les invités de Mediapart

Au moment où les « comités des Bonnets rouges » tiennent leurs « États généraux » à Morlaix, samedi 8 mars, l'essayiste Françoise Morvan revient sur les faits pour expliquer comment la « révolte des Bonnets rouges » a été, selon elle, organisée et résulte, au total, d’une manipulation de l’opinion reposant sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. Chronologie et analyse.

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La « bataille contre l’écotaxe » devenue « révolte des bonnets rouges » repose sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. Or, il suffit de s’appuyer sur la chronologie pour comprendre quand le bonnet est apparu dans les manifestations organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste qui, en se fédérant, ont mobilisé les médias avec une redoutable efficacité.

1. DE L’ÉCOTAXE AU PACTE D’AVENIR

Le 2 novembre 2013, manifestation à Quimper contre l’écotaxe : les Bretons se découvrent nantis d’un couvre-chef historique dont, dans leur immense majorité, ils ignoraient jusqu’à l’existence : le bonnet rouge.

Les télévisions du monde entier diffusent les images stupéfiantes de salariés licenciés défilant derrière les patrons licencieurs, de syndicalistes manifestant à l’appel du patronat, de paysans dénonçant l’agriculture productiviste sous la bannière de la FNSEA, de militants autonomistes de gauche et de nazillons indépendantistes, tous sous bonnet rouge, exprimant la « colère bretonne » contre Paris. Aux bonnets rouges se joignent des drapeaux noirs et blancs, et l’on peut voir que la nation bretonne, humiliée par la France, clame en vain depuis le XVIIe siècle cette colère ancestrale contre l’impôt. La préfecture annonce 15 000 manifestants, les organisateurs 30 000 manifestants. C’est ce dernier chiffre qui sera repris par les médias.

Le 30 novembre, le chef des « Bonnets rouges », Christian Troadec, maire de Carhaix et fondateur du Festival des Vieilles Charrues, organise une manifestation festivalière avec distribution de drapeaux. La télévision russe officielle envoie cinq équipes sur place pour filmer la révolte des Bonnets rouges contre la France (voir ici).

Ainsi le bonnet rouge a-t-il servi à introduire le drapeau. L’image fait foi : inutile d’évoquer l’invention du drapeau en 1923 par un autonomiste raciste et la fabrique du bonnet comme symbole identitaire breton. Christian Troadec annonce 40 000 manifestants, chiffre qui sera également repris par les médias (le chiffre de 17 000 semble plus proche de la réalité).

Des Comités des Bonnets rouges se créent un peu partout en Bretagne. Dans leur mot d’ordre, « vivre, décider et travailler au pays », le mot qui importe est, bien sûr, « décider » qui suppose déréglementation, expérimentation, autonomie.

Victoire sur toute la ligne : le gouvernement cède et les Bretons bénéficient d’un « pacte d’avenir » « rédigé en Bretagne par les Bretons pour les Bretons », comme l’a dit le premier ministre. Véritable prime à la casse, ce pacte est aussi un véritable affront à la solidarité, puisque des régions de France plus excentrées que la Bretagne et souvent plus atteintes par la crise économique, n’en ont pas bénéficié.

Et si cette pseudo-révolte des Bonnets rouges avait été pain bénit pour les membres du gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense, ancien président du conseil régional de Bretagne et désireux de faire de la Bretagne un « tigre celtique » sur le modèle de l’Irlande ? Se servir des Bonnets rouges pour se servir de la Bretagne afin de mettre en œuvre le projet de décentralisation...

2. LES ORGANISATEURS DE LA RÉVOLTE SPONTANÉE

Pour comprendre comment la bataille contre l’écotaxe s’est changée en révolte des Bonnets rouges, il faut commencer par exposer quels réseaux de pouvoir ont pu si efficacement instrumentaliser la misère de salariés jetés à la rue, de paysans et de syndicalistes pris au piège d’une révolte mise au service du projet politique conçu de longue date.

La prétendue « colère bretonne » (qui n’a, en fait, fédéré que quelques milliers de personnes sur trois millions pour la région Bretagne, plus de quatre millions avec la Loire-Atlantique que le conseil régional, comme l’Institut de Locarn, veut « réunifier » — d’aucuns disent « annexer ») s’explique par la collusion d’un double réseau de pouvoir dont la plupart des Bretons ignorent tout.

Le premier réseau est le lobby patronal regroupé à l’Institut de Locarn et qui est à l’origine de l’association Produit en Bretagne. Pour simplifier, je ne peux faire mieux ici que de citer le résumé que j’ai publié à ce sujet dans Le Monde :

« Voilà quelques années, tenter d’expliquer le rôle du Club des Trente ou de l’Institut de Locarn dans la dérive identitaire à laquelle on assiste en Bretagne vous exposait à vous faire accuser de conspirationnisme. L’un des premiers soutiens de l’Institut, Patrick Le Lay, jurait ne pas le connaître. De même, des responsables de Produit en Bretagne assuraient n’avoir aucun lien avec Locarn. Les statuts de ces associations ont pourtant été déposés à la sous-préfecture de Guingamp : l’association « Institut de Locarn, culture et stratégies internationales » a été déclarée le 5 avril 1991 ; Produit en Bretagne le 9 février 1995, bizarrement, à première vue, précédée, le 2 juin 1993, par une « Association Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand » ayant, elle aussi, son siège à l’Institut de Locarn.

Le comte de Coudenhove-Kalergi est le fondateur de l’Union Paneuropéenne dont les « principes fondamentaux » peuvent être lus en ligne : « L’Union Paneuropéenne reconnaît l’auto-détermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique. » « Le christianisme est l’âme de l’Europe. Notre engagement est marqué par la conception chrétienne des droits de l’homme et des principes d’un véritable ordre juridique. »

Le projet de l’Institut de Locarn a été exposé par son fondateur, Joseph Le Bihan, en 1993, sous le titre Genèse de l’Europe unifiée dans le nouveau monde du XXIe siècle : la France n’a plus d’avenir ; l’État-nation doit disparaître ; il faut liquider l’Éducation nationale, les services publics et surtout les services culturels, en finir avec l’héritage de la Révolution française, syndicalisme, laïcité, et autre boulets : « Nous allons réintégrer cette Europe de la civilisation et de la propreté qui existe déjà en Allemagne, en Suisse et dans certains pays nordiques ».

La transformation de la « bataille de l’écotaxe » en « révolte des Bonnets rouges » s’explique d’abord par la synergie entre ce lobby patronal (auquel il faut ajouter OBE-Bretons du monde) et le lobby ethniste (je rassemble sous ce terme les partis et groupuscules indépendantistes, autonomistes, identitaires, qu’ils soient de gauche ou de droite). Les très faibles scores électoraux de ces partis incite à négliger leur influence réelle.

Or, d’une part, tous sont alliés à des partis nationaux pour les élections (ainsi les autonomistes de l’UDB sont-ils alliés aux écologistes d’Europe-Écologie-les-Verts, les indépendantistes d’extrême gauche au NPA, les indépendantistes du Parti breton, considéré comme émanation de l’idéologie de l’Institut de Locarn, à l’UDI).

D’autre part, la lutte contre l’écotaxe l’a montré mieux que tout autre exemple, ils sont prêts à se fédérer pour œuvrer à un projet commun selon le vieux principe du mouvement nationaliste breton : « ni rouge ni blanc, breton seulement ». Enfin, ce lobby ethniste, visant à l’éclatement de l’État-nation en vue de faire advenir une Europe des régions, exerce une influence d’autant plus grande qu’il œuvre en relation avec les autres « peuples minorisés » soutenus par les réseaux ethnistes européens, eux-mêmes soutenus par le conseil de l’Europe (c’est le cas de l’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes, UFCE, à l’origine de la Charte des langues régionales ou minoritaires) — et ce n’est, bien sûr, pas un hasard si la bataille de l’écotaxe a abouti à la bataille pour la ratification de la Charte.

Les autonomistes sont entrés au conseil régional avec l’appui de Jean-Yves Le Drian, lequel est, comme eux, un soutien de l’Institut de Locarn (l’UDB a pu le nier mais, dès 2002, on pouvait lire : « L'UDB se félicite de l'adhésion de la ville de Vannes à l'Institut de Locarn, lieu de rencontre des décideurs bretons et de préparation d'une Bretagne réunifiée, région majeure de l'Europe fédérale en devenir. » En 2006, l’ex-porte-parole de l’UDB, vice-président du conseil régional, C. Guyonvarc’h mettait en place avec l’Institut de Locarn un projet de conventionnement sur fonds publics d’ambassades de la Bretagne à l’étranger...).

La chronologie me semble le montrer clairement, c’est à partir du moment où ces deux réseaux sont entrés en synergie que les actions des uns et des autres ont pu se fédérer puis organiser la « colère bretonne » en « révolte des Bonnets rouges ».

3. LA FABRIQUE DU BONNET

Cette chronologie est simple à établir, chaque événement ayant été relayé par les médias. Elle permet de retracer les phases essentielles de la fabrique du bonnet. La date essentielle est, selon moi, le 13 octobre, à savoir le jour où l’Appel de Pontivy du lobby ethniste rejoint l’appel de Pontivy du lobby patronal en vue d’une action collective.

— Le 5 avril est lancé l’Appel de Pontivy appelant à doter la Bretagne comme l’Écosse ou la Catalogne d’un parlement et de lui donner « dans le cadre de la future loi de décentralisation un statut particulier dotant l’institution bretonne d’une assemblée disposant (...) de nouvelles compétences, d’un pouvoir législatif et réglementaire, ainsi que d’un droit à l’expérimentation » L’Appel de Pontivy est signé par le MBP (le mouvement Bretagne et Progrès) fondé par Christian Troadec, Europe-Écologie-les-Verts, les autonomistes de l’UDB, les indépendantistes d’extrême gauche de Breizhistance et le Parti breton, indépendantiste de droite, considéré comme émanation de l’idéologie de l’Institut de Locarn. Il a été soutenu par plusieurs parlementaires bretons (dont l’autonomiste Paul Molac et l’élu EELV François de Rugy). L’appel de Pontivy (Galv Pondi) formule trois autres requêtes : la ratification de la Charte des langues régionales, la réunification et la création d’une télévision bilingue (lire ici).

— Le 23 mai 2013, le conseil constitutionnel valide le dispositif de mise en place de l'écotaxe poids-lourds, votée sous le gouvernement précédent. Décidée en 2009 lors du Grenelle de l'environnement, l'écotaxe vise à faire payer l'usage des infrastructures routières (hors autoroutes à péage) à l'utilisateur et à contribuer au financement des modes alternatifs à la route.Le ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche s’est dit satisfait : « Il est nécessaire d’inciter les transporteurs à choisir des modes de transport plus durables à chaque fois que c’est possible ». Cet impôt acquitté par les transporteurs devait été répercuté sur les factures et aurait pu induire un coût supplémentaire de 0,5% des marchandises. Quoi que l’on pense de l’écotaxe (lire ici une enquête de Mediapart), le dispositif a été voté par les élus de gauche comme de droite.

— Le 18 juin, à Pontivy, lieu symboliquement choisi — c’est là qu’en 1940 l’État breton a été proclamé par les nationalistes ; c’est là aussi un haut lieu du CELIB (Comité d’études et de liaison des intérêts bretons), lobby fondé par l’autonomiste Joseph Martray — est fondé le CCIB (Comité de convergence des intérêts bretons) par des patrons proclamant ce qu’ils nomment, sans souci excessif de décence, « l’appel du 18 juin ».

La Charte de fondation du CCIB donne pour mot d’ordre « Décider, vivre et travailler au pays ». Elle invite à la dérégulation et au droit à l’expérimentation.

À la tête du CCIB, Alain Glon, ex-président du groupe agroalimentaire Glon-Sanders (farines animales), président de l’Institut de Locarn, et Jacques Bernard, président de Produit en Bretagne, mais aussi Jean Ollivro, président de Bretagne Prospective (lire ici), Loïc Hénaff (président des Pâtés du même nom), François Jacob (SICA de Saint-Pol, Brittany Ferries...).

Le porte-parole du CCIB est Jean-Pierre Le Mat, président de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) des Côtes d’Armor, auteur d’essais historiques engagés dans le combat nationaliste breton et responsable du site contreculture.org. La première bataille annoncée est la lutte contre l’écotaxe.

— Le 2 août, le premier portique tombe à Guiclan, à l’appel d’un Collectif pour l’emploi rassemblant des salariés de l’agroalimentaire, des transporteurs, des syndicalistes agricoles, en présence notamment de Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère. Lors de la manifestation du 30 novembre à Carhaix, les morceaux de ce portique seront mis aux enchères (et ce, sans la moindre intervention des pouvoirs publics).

— Le 28 août, le CCIB rassemble 200 patrons à Pontivy. Jean-Pierre Le Mat, président des PME, annonce « le feu couve en Bretagne ».

— Le 7 octobre, le Collectif pour l’emploi annonce des « coups de vent » et Produit en Bretagne, une « alerte incendie généralisée » pour le 16 octobre.

— Le 12 octobre, le Collectif pour l’emploi organise des manifestations escargot vers les portiques écotaxe.

— Le 13 octobre, le MBP de Christian Troadec, signataire de l’Appel de Pontivy du 5 avril arrive à la rescousse et appelle à la création d’un « Comité pour l’emploi en Centre-Bretagne ». Il se sert alors de la fermeture d’abattoirs du groupe GAD (annoncée le 11 octobre) pour mettre en avant la fermeture de l’entreprise Marine Harvest (annoncée depuis le mois de juin).

— Le 14 octobre, le CCIB appelle les Bretons à se rassembler au nom du « militantisme des Bretons » sans distinction de classe ou de profession.

— Le 16 octobre, les hypermarchés membres de Produit en Bretagne (Leclerc, Intermarché, Super U) font « sonner le tocsin » (à grands coups de sirène incendie). Réunion de crise au ministère. Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » est lancé.

— Le 25 octobre, violentes manifestations et destruction du portique de Pont-de-Buis. C’est à cette occasion qu’apparaît le bonnet rouge. Thierry Merret appelle « tous les chefs d’entreprise à faire venir le maximum de salariés » à Quimper le 2 novembre.

— Le 28 octobre, le Collectif « Vivre, décider et travailler au pays » de Christian Troadec appelle à la manifestation du 2 novembre, manifestation annoncée comme, cette fois, pacifique. Troadec reprend trois des quatre points de l’Appel de Pontivy du 5 avril.

— Le 30 octobre, la CGT, la CFDT, la FSU et Solidaires appellent à une contre-manifestation le 2 novembre à Carhaix ; en revanche, FO se partage.

— Le 2 novembre, la manifestation de Quimper rassemble 15 000 manifestants (les organisateurs parlent de 30 000) coiffés de bonnets rouges.

D’abord présenté comme fabriqué par l’entreprise Armor Lux, puis comme fabriqué en Écosse, pays celte et donc frère, pour Armor Lux, le bonnet rouge est un bonnet d’acrylique, le BF045 de Beechfield, importé par Imbretex. Beechfield, un groupe anglo-saxon, le fait fabriquer à bas prix, sans doute en Chine ou en Turquie.

Les médias parlent désormais de « révolte des Bonnets rouges ».

4. L’HISTOIRE DÉTOURNÉE

Trois historiens, spécialistes de l’histoire de Bretagne et notamment de la « révolte des Bonnets rouges », ont publié une protestation qui a été, chose exceptionnelle, relayée par la presse régionale acharnée à relater jour après jour les revendications et les exploits des « Bonnets rouges ». Leur exposé, précis, rigoureux, est disponible et peut être lu en ligne (Alain Croix, André Lespagnol, Fañch Roudaut, « Bonnets rouges. Non à la manipulation de l’histoire ! » ).

Je me contenterai donc de rappeler que la « révolte des Bonnets rouges » n’a jamais été une révolte identitaire opposant les bons Bretons opprimés au roi de France, à ses taxes et à ses abus. « Cette révolte, qui oppose les paysans bretons à leurs exploiteurs bretons, est avant tout sociale », écrivent ces historiens, dénonçant une « manipulation de l’histoire de la Bretagne » et une « escroquerie intellectuelle ».

Les représentants des paysans révoltés étaient coiffés de bonnets bleus ou rouges. Le bonnet devient universellement rouge dès lors qu’il s’agit de blâmer la révolte ou de la promouvoir : pour l’historien nationaliste Arthur de La Borderie, il s’agit de la blâmer ; pour d’autres, il s’agit de la promouvoir et le bonnet rouge devient le symbole de la révolte qui allait donner lieu à la Révolution française, ancêtre de la Révolution d’octobre.

C’est cette confusion qui explique la force du symbole : pour les uns (les patrons membres du lobby à l’origine de l’opération), symbole identitaire, appel à la révolte contre « Paris »… pour les autres (les travailleurs licenciés, les paysans réduits à la misère, les chômeurs, les jeunes en recherche d’emplois précaires, et, hélas, les syndicalistes et les partis dits de gauche qui se sont laissé abuser), symbole révolutionnaire, appel à la révolte contre l’injustice. Malheureusement, les seconds n’ont pas vu qu’on les fournissait en bonnets pour les enrôler dans une croisade identitaire dont les enjeux leur échappaient.

Appelés à donner leur sentiment sur la réussite de la grande manifestation festivalière à laquelle ils participaient (sous bonnet rouge), les frères Morvan, deux vieux chanteurs de kan-ha-diskan, ont déclaré, un peu surpris mais enchantés : « Le bonnet rouge, on n’en avait jamais entendu parler, on ne connaissait pas cette légende... »

L’invention de la légende aura, au total, pris un peu plus de six mois. Elle résulte, comme on le voit, d’une double manipulation, historique et politique, elle-même en voie d’aboutir à une manipulation du même genre puisque les Bonnets rouges organisent des « États généraux » en vue de remettre des « cahiers de doléances » où ne manqueront pas de se dire des revendications fondalementalement hostiles à l’égalité républicaine.

Loin d’être une menace, la pseudo-révolte des Bonnets rouges a constitué une occasion rêvée pour ceux qui, comme Jean-Yves Le Drian, ont le projet de faire de la Bretagne une ethnorégion autonome, commercialisable et labellisable (la « marque Bretagne » lancée par le conseil régional s’ajoute au kit identitaire mis au point par l’association Produit en Bretagne issue de l’Institut de Locarn) pour être exportable.

Peu après la manifestation de Carhaix, Jean-Yves Le Drian a invité Christian Troadec au ministère de la Défense et, d’après Ouest-France, « il a été convenu entre les deux hommes que “l’avenir de la Bretagne se déciderait à travers l’implication de toutes celles et tous ceux qui exigent la relocalisation des décisions en Bretagne” » — ce qui signifie, en langage clair, que le lobby qui a organisé la pseudo-révolte des Bonnets rouges sera dorénavant appelé à décider de l’avenir de la Bretagne, que les décisions seront, non pas « relocalisées » mais bien « délocalisées » en Bretagne, l’intérêt breton (ou prétendu tel) primant sur l’intérêt général.

Françoise Morvan

Françoise Morvan s’est consacrée, depuis la parution de son essai Le monde comme si, nationalisme et dérive identitaire en Bretagne (Actes Sud, 2002, réédition Babel, 2005), à étudier les réseaux ethnistes et leur montée en puissance sous couvert de régionalisation.

Liens utiles :

Enquête de Mediapart sur Christian Troadec

http://www.mediapart.fr/dossier/france/qui-est-vraiment-christian-troadec

http://www.mediapart.fr/journal/france/151213/christian-troadec-bretonnant-entre-marx-et-la-bible

http://www.mediapart.fr/journal/france/121213/christian-troadec-le-seigneur-de-carhaix

Articles du Groupe Information Bretagne

http://le-grib.com

Trois émissions de Daniel Mermet (France Inter, « Là-bas si j’y suis ») sur l’Institut de Locarn et les Bonnets rouges

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-vive-la-bretagne-libre

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-vive-la-bretagne-libre-0

http://www.franceinter.fr/emission-la-bas-si-jy-suis-de-quelle-couleur-le-bonnet-rouge


Achille

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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Sam 8 Mar - 0:34

La « bataille contre l’écotaxe » devenue « révolte des bonnets rouges » repose sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. Or, il suffit de s’appuyer sur la chronologie pour comprendre quand le bonnet est apparu dans les manifestations organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste qui, en se fédérant, ont mobilisé les médias avec une redoutable efficacité.

Etc....

Quand ça commence comme ça c'est mal parti dans le raisonnement...
Une révolte ne part pas d'une polémique autour d'un bonnet mais de problèmes sociaux.
De plus et seconde partie de l'immonde : Tout le monde sait que cette révolte n'est pas partie de la question de l'écotaxe mais des batailles contre les licenciements (c'est après que l'écotaxe se greffe).

En peu de ligne on se croirait dans une saga stalinienne... qui commence par deux grosses conneries...
Pourquoi s’arrête-t-elle seulement à une double manipulation alors que, de tout évidence, le mikado est dans le coup...

Bien une grosse bouse commençant par deux grosses taches, rebondissant par des ordures : manifs organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste.

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Re: Colère en Bretagne

Message  Roseau le Sam 8 Mar - 0:40

Magnifique.
1) Effectivement la fanatique Morvan exprime le point de vue jocobin,
tournant le dos aux résistances ouvrières,
à grand renfort de mensonges énormes, confondus depuis longtemps.

2) Mais il faut remercier Achille pour le fun.
Ce qui est super, c'est l'auteur.
Françoise Morvan mène depuis des années,
avec tout ce que la France comporte de policiens franchouillards,
la lutte contre la Bretagne.
Et pas seulement avec Mélenchon, dans la lutte contre les langues régionales,
mais plus encore avec ce qu'il y a de plus arrièré et jacobin, le POI.
Elle s'exprimait ainsi dans IO du n° 282 de décembre dernier.
Elle était aussi l'oratrice d'une réunion organisée par la même secte politique
en 2011;
http://poipariscomite20.canalblog.com/archives/2011/09/28/22182532.html
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Re: Colère en Bretagne

Message  Marco Pagot le Sam 8 Mar - 10:54

Françoise Morvan, quoi...

Spoiler:

_________________
http://www.petitionfuriani.com/
Catastrophe de Furiani - 5 mai 1992
La catastrophe de Furiani ne doit jamais être oubliée et ce, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Un devoir de mémoire est indispensable : Furiani mai più.
Nous demandons qu'aucun match de football professionnel ne soit plus dorénavant joué en France un 5 mai. Nous sollicitons par conséquent l'inscription de ce fait dans les règlements de la FFF et de la LFP.
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Re: Colère en Bretagne

Message  Eugene Duhring le Sam 8 Mar - 22:01

Copas a écrit:
La « bataille contre l’écotaxe » devenue « révolte des bonnets rouges » repose sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. Or, il suffit de s’appuyer sur la chronologie pour comprendre quand le bonnet est apparu dans les manifestations organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste qui, en se fédérant, ont mobilisé les médias avec une redoutable efficacité.

Etc....

Quand ça commence comme ça c'est mal parti dans le raisonnement...
Une révolte ne part pas d'une polémique autour d'un bonnet mais de problèmes sociaux.
De plus et seconde partie de l'immonde : Tout le monde sait que cette révolte n'est pas partie de la question de l'écotaxe mais des batailles contre les licenciements (c'est après que l'écotaxe se greffe).

En peu de ligne on se croirait dans une saga stalinienne... qui commence par deux grosses conneries...
Pourquoi s’arrête-t-elle seulement à une double manipulation alors que, de tout évidence, le mikado est dans le coup...

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Rien d'autre ?
Les bonnets rouges derrière lesquels se planquent le patronat réclament au gouvernement Hollande les 11 mesures suivantes, des revendications assurément ouvrières :
Les 11 mesures des bonnets rouges

Les 11 revendications des Bonnets rouges
Maintenir la gratuité des routes en Bretagne et supprimer définitive de l’écotaxe,
Libérer les énergies et soutenir l’emploi par l’allègement des charges et des contraintes administratives,
En finir avec le dumping social et les distorsions de concurrence en Europe,
Relocaliser les décisions et les pouvoirs économiques en Bretagne,
Développer des infrastructures et des modes alternatifs de transport avec un rééquilibrage Ouest/Est,
Appropriation par les Bretons de la filière énergie et développement des énergies renouvelables,
Relocaliser la finance,
Officialiser la langue et la culture bretonnes,
Renforcer l’expérimentation, le dialogue, la transparence et le « vivre ensemble » en Bretagne,
Doter la Bretagne de ses propres médias audiovisuels et numériques,
Une Bretagne forte à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques.
On notera le passage sur l'arrêt du dumping social en Europe. Un os donner à ronger aux travailleurs. ça mange pas de pain.

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Re: Colère en Bretagne

Message  Roseau le Sam 8 Mar - 22:24

A propos de "dumping social et distortion de la concurrence",
c'est la vieille rengaine protectionniste, d'autant plus dangereuse
qu'elle est un poison agité par tous ceux qui pensent
que c'est en défendant l'intérêt national,
et non en expropriant le capital, que l'on sortira de la crise.
Le danger vient effectivemen du spectre désormais très large des partisans du protectionnisme:
en tête les fractions du capital de plus en plus nombreux mis à mal dans la concurrence internationale,
et derrière eux les partis politiques souhaitant détourner la colère des travailleurs
vers l'étranger, depuis le FN jusqu'à des secteurs importants du FdG.


Dernière édition par Roseau le Dim 9 Mar - 3:44, édité 2 fois
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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Dim 9 Mar - 1:47

Eugene Duhring a écrit:
Copas a écrit:
La « bataille contre l’écotaxe » devenue « révolte des bonnets rouges » repose sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. Or, il suffit de s’appuyer sur la chronologie pour comprendre quand le bonnet est apparu dans les manifestations organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste qui, en se fédérant, ont mobilisé les médias avec une redoutable efficacité.

Etc....

Quand ça commence comme ça c'est mal parti dans le raisonnement...
Une révolte ne part pas d'une polémique autour d'un bonnet mais de problèmes sociaux.
De plus et seconde partie de l'immonde : Tout le monde sait que cette révolte n'est pas partie de la question de l'écotaxe mais des batailles contre les licenciements (c'est après que l'écotaxe se greffe).

En peu de ligne on se croirait dans une saga stalinienne... qui commence par deux grosses conneries...
Pourquoi s’arrête-t-elle seulement à une double manipulation alors que, de tout évidence, le mikado est dans le coup...

Bien une grosse bouse commençant par deux grosses taches, rebondissant par des ordures : manifs organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste.

Rien d'autre ?
Les bonnets rouges derrière lesquels se planquent le patronat réclament au gouvernement Hollande les 11 mesures suivantes, des revendications assurément ouvrières :
Les 11 mesures des bonnets rouges

Les 11 revendications des Bonnets rouges
Maintenir la gratuité des routes en Bretagne et supprimer définitive de l’écotaxe,
Libérer les énergies et soutenir l’emploi par l’allègement des charges et des contraintes administratives,
En finir avec le dumping social et les distorsions de concurrence en Europe,
Relocaliser les décisions et les pouvoirs économiques en Bretagne,
Développer des infrastructures et des modes alternatifs de transport avec un rééquilibrage Ouest/Est,
Appropriation par les Bretons de la filière énergie et développement des énergies renouvelables,
Relocaliser la finance,
Officialiser la langue et la culture bretonnes,
Renforcer l’expérimentation, le dialogue, la transparence et le « vivre ensemble » en Bretagne,
Doter la Bretagne de ses propres médias audiovisuels et numériques,
Une Bretagne forte à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques.
On notera le passage sur l'arrêt du dumping social en Europe. Un os donner à ronger aux travailleurs. ça mange pas de pain.

Toujours les lectures torves...

Quelles sont les questions posées par l'article ?

Je réponds sur les origines des bonnets rouges et les deux gros mensonges de l'article, l"origine et la soit-disant création des bonnets rouges par les patrons.
Les faits démontrent que l'auteur est une menteuse qui tord les événements afin de revenir à ses marottes...

Duhring feint d'y voir autre chose  comme d'hab ...

La difficulté de discussion avec de tels individus c'est qu'ils essayent de tordre et faire croire à des positions des autres qui ne correspondent pas aux faits.
On se rappellera pour la petite histoire que notre U Boot lambertoïde avait estimé que le NPA n'en faisait pas assez dans le mouvement des bonnets rouges et en même temps sortait les fadaises sur ce mouvement. Puis est revenu dessus, etc... Du pur lambertisme... Là il s'agit de tenter de faire croire à une autre origine de ce mouvement et d'appuyer cette thèse mine de rien, conforme au rétropédalage du POI et de JLM là dessus par ailleurs.

Un peu de sérieux....  affraid

Sur le fond et en laissant de côté les saloperies des lambertoïdes, on voit tout le désastre amené dans un mouvement social quand les principales organisations ouvrières le désertent, même si ces dernières ne font pas grand chose de bien différent de ce que font ceux qui dirigent actuellement ce mouvement.

On remarquera incidemment qu'il n'y a toujours pas dans ce mouvement de fachos décelables (qui était un grand thème des lapins de garenne et qui est le thème également de Mme Morvan et des social-chauvins français en général), il y a d'autres défauts mais pas celui-là.
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Re: Colère en Bretagne

Message  Achille le Dim 9 Mar - 9:31

Passons sur la violence et la vulgarité de l'expression de Copas ...

En quoi rappeler les revendications des "bonnets rouges" serait en crime ? C'est factuel et cela permet de constater les nombreuses revendications qui concernent le patronat et les groupes nationalistes bretons en même temps que l'absence de toute revendication concernant les licenciements :


Les 11 revendications des Bonnets rouges
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Libérer les énergies et soutenir l’emploi par l’allègement des charges et des contraintes administratives
En finir avec le dumping social et les distorsions de concurrence en Europe,
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Appropriation par les Bretons de la filière énergie et développement des énergies renouvelables,
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Re: Colère en Bretagne

Message  Copas le Dim 9 Mar - 10:10

Achille a écrit:Passons sur la violence et la vulgarité de l'expression de Copas ...

En quoi rappeler les revendications des "bonnets rouges" serait en crime ? C'est factuel et cela permet de constater les nombreuses revendications qui concernent le patronat et les groupes nationalistes bretons en même temps que l'absence de toute revendication concernant les licenciements :


Les 11 revendications des Bonnets rouges
Maintenir la gratuité des routes en Bretagne et supprimer définitive de l’écotaxe,
Libérer les énergies et soutenir l’emploi par l’allègement des charges et des contraintes administratives
En finir avec le dumping social et les distorsions de concurrence en Europe,
Relocaliser les décisions et les pouvoirs économiques en Bretagne,
Développer des infrastructures et des modes alternatifs de transport avec un rééquilibrage Ouest/Est,
Appropriation par les Bretons de la filière énergie et développement des énergies renouvelables,
Relocaliser la finance,
Officialiser la langue et la culture bretonnes,
Renforcer l’expérimentation, le dialogue, la transparence et le « vivre ensemble » en Bretagne,
Doter la Bretagne de ses propres médias audiovisuels et numériques,
Une Bretagne forte à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques.

Indiquer les revendications telles qu'elles se sont exprimées ces dernières semaines des bonnets rouges ne relève nullement d'un crime.
Ce qui est malhonnête c'est de passer des articles mensongers et de feindre que les réponses parlent d'autre chose.

Comme dire que le mvt est né de la lutte contre l'écotaxe alors que ce mouvement est né de la résistance a plusieurs plans de licenciements, dire qu'il a été fait par le MEDEF alors que ce n'est pas la cas.

Les faits.
La réponse à l'article grossier de Mme Morvan, amène les réponses de nos chers filandreux : parler d'autre chose en essayant de faire croire qu'on parle de la même chose.

rappelons le début de l'article cité par Achille qui commence par deux mensonges grossiers puis une série de délires chauvins sur l'ethnicisme :

La « bataille contre l’écotaxe » devenue « révolte des bonnets rouges » repose sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. Or, il suffit de s’appuyer sur la chronologie pour comprendre quand le bonnet est apparu dans les manifestations organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste qui, en se fédérant, ont mobilisé les médias avec une redoutable efficacité.

Le cheminement de ce mouvement ne fut pas celui-là mais :

- Mouvement des travailleurs de plusieurs entreprises qui licencient , l'écotaxe se greffe ensuite (et cela n'est pas un problème)
- Ralliement des petits paysans, petits patrons, commerçants, etc (la gauche et les syndicats y sont encore à ce moment sauf la CFDT)
- 3 à 4 jours avant le 1er rassemblement les directions syndicales désertent et appellent à déserter, font une contre manif qui rassemblera quelques centaines de personnes (même pas les bureaucrates)
- La première grande initiative voit un mouvement décapité par les organisations syndicales, etc

La question là ensuite de connaitre l'évolution de cela est très utile mais ne répond pas au faux grossier produit par Mme Morvan. Par contre Achille et Duhring se précipitent dessus.
L'un est un soutien d'un parti qui collabore avec le parti du gouvernement bourgeois, l'autre d'un parti dont le dirigeant principal s'est vautré dans la boue de politiques anti-sociales, et essaye de se faire maintenant une virginité alors qu'à aucun moment on ne l'a vu revenir sérieusement sur ses actes.

Ces deux là ont fait sonner les cors de chasse contre la collaboration de classe existante dans le mouvement de colère en Bretagne. L'un a soutenu la manœuvre pro-gouvernementale de Carhaix avec forces injures contre les travailleurs, l'autre le grand écart avec assouplissements, reprochant au NPA de ne pas en faire assez dans le mvt des bonnets rouges, tout en attaquant le mouvement des bonnets rouges.

Pour le dernier, je ne suis pas loin non plus de ces positions, la critique d'un mvt de masse, la ligne politique à développer afin d'en disputer les travailleurs aux réformistes et aux collabos de classe. Sauf que le lamberto de service n'est pas cohérent et devrait aller jusqu’au bout de sa démarche et soutenir le NPA, si il avait la moindre cohérence .
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Re: Colère en Bretagne

Message  Marco Pagot le Dim 9 Mar - 10:24

Quand vous comprendrez que les bonnets rouges ne se limitent pas à Troadec et au patronat breton...

Tout le monde en Bretagne et en France s'est approprié ce symbole pour en faire ce qu'il voulait...

Que ce soit les salariéEs en lutte pour réclamer l'interdiction des licenciements, que ce soit les identitaires de ci et de là...

C'est pas pour rien que JLM ou le PG a déclaré à propos de la manif du 1er décembre que les bonnets rouges étaient les bienvenus...

_________________
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La catastrophe de Furiani ne doit jamais être oubliée et ce, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Un devoir de mémoire est indispensable : Furiani mai più.
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Re: Colère en Bretagne

Message  Achille le Dim 9 Mar - 12:11

On ne saura donc jamais ce qu'ils pensent des 11 revendications natinalistes, patronales sans aucune référence aux luttes contre les licenciements (qui auraient pourtant selon certaines hallucinations "déclenché" le mouvement des bonnets rouges)

Les luttes contre les licenciements en Bretagne n'ont évidemment strictement rien à voir avec le patronat breton (qui exploite et licencie comme partout aillleurs) et les nationalistes : elles s'y opposent. Voir comme nos amis une convergence n'est qu'une preuve de plus d'errements politiques qui se manifestaient d'ailleurs sous la plus de Copas ici même lorsqu'il détectait une situation quasiment insurrectionnelle (pré-révolutionnaire)  Rolling Eyes

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