Luttes dans le commerce

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Re: Luttes dans le commerce

Message  hadrien le Lun 5 Oct - 10:39

Avec ou sans papiers, les travailleurs peuvent se faire entendre et respecter, et venir renforcer le camp des travailleurs  et leur unité contre les exploiteurs, petits ou grands...Bienvenue aux migrants au sein du mouvement ouvrier, en renforcement de la classe ouvrière.


http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5256

La patronne de la pizzeria La Mamma n’aurait jamais dû fermer son restaurant quinze jours en août : ses cinq salariés, algériens et tunisiens sans papiers, en ont profité pour aller voir la CGT ! Depuis le 1er octobre, ils occupent le restaurant. Ils veulent que leur patronne déclare la totalité de leurs heures de travail et soutienne leur demande de régularisation.

Habituellement, la pizzéria La Mamma est ouverte sept jours sur sept. Dans ce restaurant proche de la gare Montparnasse, à Paris, les salariés travaillent six, voire sept jours par semaine. Tunisiens et Algériens, ils sont tous sans-papiers. En août, la direction a décidé de fermer pendant quinze jours pour travaux. Grâce à cette fermeture, Hassen, 26 ans, qui travaille ici comme serveur, a enfin pu se rendre à la permanence « Travailleurs sans papiers » de la CGT Paris, qui a lieu tous les lundis à l’union locale du XIXème arrondissement.Comme plusieurs de ses collègues, il avait demandé à plusieurs reprises à sa patronne, Soheila Mohebbi, de remplir le formulaire nécessaire à une demande de régularisation. Elle avait refusé, pour lui comme pour les autres. Il lui avait aussi demandé plusieurs fois d’être déclaré pour l’ensemble des heures qu’il effectuait. « Elle me répondait qu’elle ne pouvait pas, que ça ferait trop de charges. » Face aux refus répétés, il parvient à convaincre ses collègues : ils décident d’occuper leur entreprise pour obtenir leur régularisation, une mise en conformité de leurs fiches de paie et une révision de leurs contrats de travail. « On veut continuer notre travail, qu’elle nous déclare normalement, avoir nos congés normalement », explique Hassen.

Jeudi 1er octobre, le jour du déclenchement de la grève, Hassen et ses collègues Saïd, Aymen C., Aymen M. et Mohamed Kamal sont venus travailler à 10 heures, comme d’habitude. Tandis qu’ils enfilaient leurs tenues de travail, préparaient la garniture des pizzas et mettaient le couvert, un groupe d’une cinquantaine de personnes se retrouvait à la station de métro voisine. Il y avait là des représentants de différentes structures de la CGT : Marilyne Poulain, de l’union départementale de Paris, Rémi Picaud de l’union syndicale Commerce, Distribution, Services, et une quarantaine de grévistes sans papiers des Yvelines, tous syndiqués à la CGT. Ibrahim, porte-parole du collectif en lutte depuis le 10 juin, expliquait ainsi : « On a constitué un collectif de travailleurs sans papiers pour obtenir la régularisation en partant sur des bases de solidarité entre nous. Là, on a entendu que Paris mène une bagarre avec la restauration. Alors on est venu les soutenir. » À 11h30, avant l’arrivée des premiers clients, c’est ce groupe qui est entré dans le restaurant, avec banderoles, autocollants et drapeaux de la CGT.


60 heures par mois ou 60 heures par semaine ?

D’après son contrat, Hassen travaille ici comme plongeur. Dans un restaurant, le plongeur est souvent le dernier arrivé, celui qui ne connaît pas encore le fonctionnement du restaurant. Mais dans les faits, Hassen fait un travail de serveur : « Je fais tout : je tiens le bar, je prends les commandes, je sers, je nettoie les vitres, je nettoie les banquettes. Hier, j’ai fait 75 couverts tout seul. » Dans sa gestion des commandes, Hassen doit prendre en compte la géographie particulière de la pizzeria. Ici, il y a deux lieux de préparation distincts : à l’entrée de la salle de restaurant, le coin où sont préparées les pizzas ; à l’étage, la cuisine, où sont préparés les autre plats, les salades, les desserts. Une fois la commande prise, Hassen doit évaluer les temps de préparation et de cuisson de manière à ce que tous les convives d’une même table puissent manger en même temps : si une table commande 4 pizzas et 2 plats, il commande immédiatement les pizzas à son collègue pizzaïolo posté à l’entrée du restaurant, et classe cette commande « à suivre » pour ses collègues qui officient en cuisine, de manière à pouvoir apporter pizzas fumantes et plats chauds en même temps. Deux conclusions s’imposent : 1. Hassen ne fait pas un travail de plongeur. 2. Il connaît le fonctionnement du restaurant. Son frère aîné, Aymen, lui aussi salarié de la pizzeria, est déclaré comme commis de cuisine, alors qu’il travaille comme cuisinier. Quatre des cinq grévistes effectuent ainsi un travail qui correspond à une qualification supérieure à celle qui figure sur leur contrat.

Toujours d’après son contrat, Hassen travaille 60 heures par mois. Mais dans les faits, il travaille plutôt 60 heures par semaine. Il est arrivé ici en novembre 2011, après avoir répondu à une annonce trouvée sur internet. Au départ, il n’était pas déclaré. Ce fut aussi le cas de ses collègues : tous ont commencé par une période de travail au noir, la patronne du restaurant faisant valoir qu’ils n’étaient pas formés. Mohamed Kamal, algérien, qui travaille ici depuis septembre 2014, explique ainsi : « Pour moi au début, c’était comme un stage. Je n’étais pas bien payé parce que je ne connaissais pas le travail. Mais maintenant je connais tout. » Après quelques mois de travail non déclaré dans la pizzeria, les salariés signent un CDI. Hassen a signé le sien en janvier 2012. Son contrat mentionnait alors qu’il devait effectuer 20 heures par mois. C’est suite à un contrôle de l’inspection du travail que Souhailla Mouhibi a porté son temps de travail officiel à 60 heures par mois. « Elle les déclare très partiellement pour éviter d’être prise la main dans le sac, » explique Marilyne Poulain, de la CGT Paris, habituée des grèves de travailleurs sans papiers depuis 2006. De faux plannings sont même affichés en cas de contrôle de l’inspection du travail. « Quand j’ai commencé à travailler ici, commente Mohamed Kamal, la patronne m’a fait un petit planning, avec les heures officielles écrites sur mon contrat : ‘Si les inspecteurs du travail viennent, tu dis que tu fais une heure le samedi, deux heures le dimanche.’ » Des horaires qui paraissent peu compatibles avec le fonctionnement d’un restaurant. Serveurs et cuisiniers travaillent de 10h00 à 14h30 et de 18h00 à 23h00, soit 9 heures par jour. Le restaurant est ouvert tous les jours, ce qui fait un total de 63 heures de travail par semaine. Les salariés sont en moyenne quatre pour assurer le service (deux cuisiniers, deux serveurs). Cela représente donc 252 heures travaillées par semaine. C’est l’équivalent de plus de sept temps pleins.



Les salariés reçoivent une partie de leur salaire en chèque (la partie déclarée) et une partie en espèces (la partie non déclarée). Aymen C., le frère d’Hassen, travaille ici depuis le début de l’année 2013. Son contrat annonce 121 heures mensuelles. Chaque mois, il touche un chèque de 422 euros. Et, en liquide, 25 euros par service effectué. Chez La Mamma, les jours d’absence ne sont pas payés : les quinze jours de fermeture du mois d’août n’étaient pas des congés payés, mais des congés sans solde.

Dès les premières minutes de l’occupation, Mme Mohebbi nie être au courant de la situation administrative de ses salariés : « Ils m’ont menti, ils m’ont fourni de faux papiers. C’est toujours les personnels qui ont tous les droits. Je fais 60 heures par semaine ! Et moi quels sont mes droits ? C’est moi qui suis victime là-dedans. » Pour Marilyne Poulain, cette version des faits semble peu probable : « Qu’il y ait un plongeur sans papiers dans un restaurant, ça arrive, on est habitués. Mais que tous les salariés soient sans papiers, non, ça n’est pas un hasard. » Plusieurs salariés témoignent ainsi du fait que leur patronne leur a demandé de lui fournir de fausses cartes d’identité française. Mohamed Kamal explique ainsi : « Elle m’a demandé une fausse carte d’identité française parce qu’elle avait peur des contrôleurs. Ça m’a coûté 100 euros. » Hassen abonde dans son sens : « Hier, il y a eu un contrôle de l’inspection du travail. Le soir, elle m’a demandé de rapporter une fausse carte française. Parce que ça la couvre : elle n’est pas obligée de faire les démarches auprès de la préfecture. »

Depuis juillet 2007 en effet, les employeurs qui souhaitent embaucher un étranger extra-communautaire doivent envoyer une reproduction des papiers présentés à la préfecture pour vérification. Si, les premiers mois, les préfectures ont enregistré un certain nombre de faux titres de séjour, entre le deuxième semestre 2007 et le premier semestre 2009, le nombre de faux a chuté de 75 %[1]. Baisse de l’emploi de sans-papiers ou invention de nouvelles stratégies de contournement ? Des situations comme celles du restaurant La Mamma font pencher en faveur de la seconde option. Pour contourner le dispositif, il suffit au salarié, éventuellement à la demande de l’employeur, de présenter une fausse carte d’identité française ou même d’un pays européen pour que la vérification n’ait pas lieu d’être. Un commercial d’une agence d’intérim expliquait ainsi en 2010 : « Tu sais ce qu’on prend maintenant ? On prend des Brésiliens, avec des fausses cartes portugaises. C’est moins chiant. » En cas de contrôle, l’employeur peut ainsi prétendre ne pas être au courant et reporter le poids de la fraude sur son salarié.

Concernant la situation des salariés de La Mamma, Marilyne Poulain dénonce une situation d’ « abus de vulnérabilité de sans-papiers, qui, parce qu’ils sont sans-papiers, s’estiment sans droits. Mais nous, syndicalistes, on sait qu’ils ont les mêmes droits que les autres. La loi est perverse : pour prétendre à un titre de séjour, il faut pouvoir justifier de plusieurs années de présence en France. La loi crée elle-même cette réserve de travailleurs à la merci du patronat. »




Grèves, occupations, régularisations : les travailleurs sans-papiers en lutte

Depuis 2006, des milliers de sans-papiers ont occupé leur lieu de travail pour obtenir leur régularisation. Les premières grèves, comme celle de la blanchisserie industrielle Modeluxe dans l’Essonne ou du restaurant Buffalo Grill de Viry-Chatillon, ont eu lieu en réaction à des menaces de licenciement imminentes. Puis l’article 40 de la loi sur l’immigration du 20 novembre 2007 a introduit la possibilité de régularisations « exceptionnelles » pour des sans-papiers titulaires d’un contrat de travail dans un secteur déclaré en difficulté de recrutement sous réserve que leur employeur s’engage à continuer à les faire travailler. Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l’UMP et auteur de cet amendement, expliquait ainsi : « Je me suis battu pour que les entreprises soient les interlocuteurs des préfectures. Je voulais contourner les associations qui dévoient les procédures afin de régulariser un maximum de personnes[2]. » Cet amendement a pour but de tirer d’affaire des employeurs pris sur le fait. Si les patrons gagnent le nouveau pouvoir de parrainer la régularisation de leurs salariés, ils deviennent en même temps les destinataires potentiels d’une revendication qu’ils ne peuvent éluder puisqu’ils ont en partie le pouvoir de la satisfaire. Si les métiers concernés par cette nouvelle disposition ne sont pas ceux habituellement exercés par les sans-papiers, plusieurs syndicats, CGT en tête, s’en saisissent pour tenter de l’étendre aux travailleurs sans papiers.

Restaurant de la Grande Armée, Chez Papa, Veolia, Quick… à partir de 2007, les enseignes sont nombreuses à être concernées par des grèves de salariés sans papiers qui travaillent ici depuis des années, en CDI, possèdent des feuilles de paie, et à qui il ne manque qu’un papier : une carte de séjour en règle. Des occupations ont aussi lieu dans des entreprises du nettoyage, du BTP. En avril 2008, ce sont 300 travailleurs qui se mettent en grève simultanément dans seize entreprises de la région parisienne. Ces grèves mettent en lumière le fait que ces travailleurs occupent des emplois dits « non-qualifiés », mais le fait qu’ils y demeurent par obligation leur confère paradoxalement une expérience professionnelle dont d’autres salariés, plus mobiles, ne disposent pas. La revendication unique est un soutien de l’employeur à la régularisation.

Le rapport de force permet d’obtenir des régularisations. Mais dès que les occupations cessent, le robinet des régularisations se tarit. Les militants syndicaux ou associatifs qui s’occupent de constituer les dossiers de demandes de régularisations sont noyés sous la paperasse alors même que le fait de remplir toutes les conditions demandées ne garantit plus un traitement favorable. C’est pour cette raison qu’onze organisations syndicales et associatives relancent une vague de grèves à l’automne 2009, selon des modalités qui permettent d’inclure les travailleurs sans papiers dont les formes d’emploi sont les plus éloignées du CDI.


Le 12 octobre 2009, 1 300 travailleurs sans papiers répartis sur 29 sites franciliens se déclarent en grève. L’idée est cette fois d’occuper des lieux symboliques de l’emploi des sans-papiers et représentatifs d’un secteur d’activité dans son ensemble. Les intérimaires occupent ainsi trois agences d’intérim proches de la gare Saint Lazare. S’ils n’ont pas travaillé précisément pour ces trois agences d’intérim, ils travaillent cependant depuis des années pour plusieurs agences et pour plusieurs donneurs d’ordre. Les travailleurs du bâtiment occupent la Fédération Nationale des Travaux Publics, etc. Ces lieux d’occupation sont conçus comme des lieux ouverts, susceptibles d’accueillir de nouveaux grévistes. En décembre 2009, ce seront plus de 6000 travailleurs sans papiers qui auront rejoint le mouvement qui représente la première grève massive et coordonnée de travailleurs intérimaires, isolés dans leur PME, au noir, licenciés. Là aussi, la grève permet d’obtenir des régularisations, mais, en l’absence de texte contraignant, les pouvoirs publics freinent ou empêchent les régularisations de travailleurs sans papiers en jouant de la faible reconnaissance institutionnelle de leurs formes d’emploi « atypiques ».

Ainsi il aura fallu l’an dernier pas moins de 10 mois d’occupation aux 18 coiffeuses sans papiers du 57 boulevard de Strasbourg à Paris pour obtenir une autorisation provisoire au séjour leur permettant d’être embauchées légalement. Ces femmes récemment arrivées en France étaient employées sans contrat, en dehors de tout cadre légal. Elles avaient pris contact avec la CGT Paris parce qu’elles n’étaient pas payées. Elles voulaient donc au départ simplement pouvoir toucher le salaire annoncé par le gérant du salon. C’est chemin faisant que la revendication d’une régularisation a vu le jour.

C’est aussi pour mettre un terme à leur situation de travail dissimulé que les employés de La Mamma ont pris contact avec le syndicat. Le premier communiqué de la CGT concernant l’occupation de la pizzeria « exige la régularisation des salariés sans-papiers, le respect du droit du travail pour tous, l’ouverture de discussions avec le ministère du Travail pour la régularisation des salariés sans-papiers contraints au travail dissimulé, l’égalité des droits entre salariés, qu’ils soient français ou étrangers ! »

Quant aux intérimaires du collectif des Yvelines, venus soutenir les grévistes de la pizzeria, ils continuent à élargir leur champ d’action. Tout en menant des négociations avec la préfecture des Yvelines, Adecco, Randstadt et Manpower pour la régularisation de ses membres, le collectif a étendu son action aux secteurs du nettoyage, en se rendant le 3 septembre à la Fédération des entreprises de propreté (FEP), à Villejuif (Val-de-Marne). Depuis le 1er octobre, il s’attaque désormais au secteur de la restauration. Son porte-parole, Ibrahim, explique : « On va contacter les syndicats du patronat de la restauration. Si vous ne voulez pas qu’il y ait de grèves, il faut régulariser. On va tout doucement vers le travail au noir. Le nettoyage, la restauration et le BTP sont trois secteurs où il y a toujours du travail au noir. »Sur sa liste des membres du collectif, Ibrahim pointe les présents. Une autre équipe les relaiera à 19 heures pour passer la nuit dans le restaurant. Francine Blanche, de la direction confédérale, et des représentants des unions locales CGT du Vème et du VIème arrondissement, passent pour faire part de leur soutien.

Devant la pizzeria, la banderole héritée des coiffeuses du 57 boulevard de Strasbourg barre la vitrine : « Nous sommes des travailleurs-ses de France. Traite des êtres humains, travail dissimulé, exploitation… ça suffit ! »

Lucie Tourette

hadrien

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Re: Luttes dans le commerce

Message  hadrien le Lun 5 Oct - 12:49

http://communisteslibertairescgt.over-blog.net/2015/10/la-mamma-sans-papiers-en-lutte.html


Ce blog n'est pas destiné à relayer toutes les luttes. Mais certaines sont plus marquantes que d'autres. C'est pourquoi nous reproduisons ici le tract du Commerce Paris :

Salariés de la Pizzeria « La Mamma » en grève pour le respect de leurs Droits !
au 46 rue Vavin dans le 6e arrondissement (Métro Vavin)

Cela fait des années que vous nous connaissez, que nous vous servons des pizzas au restaurant « La Mamma ».
Serveurs, cuisiniers, plongeurs, depuis 10 ans, 4 ans, la patronne nous a surnommé « Gino », « Gabriel », « Giovanni », « Marco », « Emilio » mais nous nous appelons Saïd, Hassen, Aymen, Mohamed Kamal, Aymen et Nader.
Nous sommes des travailleurs comme vous mais sans-papiers, donc sans-droits.
Déclarés 17h par mois, 20h par mois, 60h par mois alors que nous travaillons en réalité 54 h par semaine (6 jours sur 7, 9h par jour). Nos congés ne sont pas payés. Nos droits ne sont pas respectés.
Nous sommes contraints au travail dissimulé depuis des années parce que notre patronne sait que nous sommes sans-papiers.
Dès notre embauche, nous avons demandé à être déclarés à temps complet.
Depuis des années, nous demandons à notre patronne de remplir les documents nécessaires à notre régularisation par le travail.
Nous pouvons être régularisés légalement dans le cadre de la circulaire Valls avec le soutien de notre employeur.
Mais rien n'y fait ! Elle refuse !
Elle préfère continuer à nous exploiter en tant que sans-papiers.
Aussi nous avons décidé de sortir de l'ombre, nous syndiquer et réclamer nos droits !
Nous exerçons notre droit légitime de faire grève.

Notre patronne doit respecter nos droits, requalifier nos contrats de travail, réactualiser nos fiches de paie, et remplir les documents nécessaires à notre régularisation par le travail.
Nous voulons cotiser, payer nos impôts et sortir du travail dissimulé !
Respecter nos droits, c'est respecter les droits de l'ensemble des salariés de ce pays.
Venez nous soutenir !

D'ICI OU D'AILLEURS, NOUS SOMMES DES TRAVAILLEURS !
ON BOSSE ICI, ON VIT ICI, ON RESTE ICI !
REGULARISATION DE TOUS LES TRAVAILLEURS SANS-PAPIERS !

hadrien

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