Luttes dans le commerce

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Re: Luttes dans le commerce

Message  Copas le Sam 7 Sep - 11:36

Les employés du plus grand centre commercial de Lyon en grève samedi

https://communismeouvrier.wordpress.com/2013/09/06/les-employes-du-plus-grand-centre-commercial-de-lyon-en-greve-samedi/
Quelque 3 800 personnes sont employées dans les 270 enseignes de ce centre commercial de 126 000 m2, propriété du groupe Unibail Rodamco.

Les salariés, soutenus par une intersyndicale CFDT, CGT, FO, Sud, réclament depuis plusieurs années que soient installés une crèche, un système de restauration collective, une salle de repos commune, ainsi que la gratuité du stationnement.

Selon Marie-Hélène Thomet, déléguée CGT à la Fnac, "tout le quartier de la Part-Dieu est en zone payante et un abonnement dans un parking coûte 99 euros par mois, soit près d’1/10e du salaire des employés, souvent rémunérés au SMIC, et dont certains comme à Carrefour commencent à 5h du matin ou finissent à 1h du matin et ne peuvent utiliser les transports en commun". La syndicaliste déplore également que "rien ne soit prévu pour la garde des enfants du personnel", majoritairement féminin, "alors que des espaces de jeux et des garderies existent pour les enfants des clients". Elle souligne également l’absence de salles de pause, hormis dans quelques grandes enseignes, obligeant les salariés à "manger dans les réserves, parmi les cartons, ou dehors, quand il fait beau".

L’intersyndicale, qui s’est déjà adressée à la direction du centre et aux autorités locales, regrette de n’avoir toujours reçu aucune réponse, alors que "ces revendications, attendues et soutenues par les 3 800 salariés, représentent le minimum pour des conditions de travail décentes". L’intersyndicale estime que les travaux de rénovation du centre commercial, actuellement engagés pour un coût de 150 M€, sont l’occasion de répondre à leurs demandes.
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On se fout de nous, par Phlippe Poutou

Message  Roseau le Jeu 26 Sep - 15:30

Source: Facebook

Salut à toutes et tous
Le monde à l’envers (dit autrement : "on se fout de nous !")

On a tous plus ou moins entendu parler récemment de Séphora. Une histoire à peine croyable. D’un côté un patron qui dit vouloir défendre le pouvoir d’achat des salariés en maintenant l’ouverture des magasins le soir de 21 heures à minuits (majoration salaire grâce au tarif de nuit). Un patron « social » voire progressiste qui a fait une véritable campagne, faisant témoigner des salariés en faveur de l’ouverture nocturne. De l’autre des syndicats « rétrogrades » qui s’opposent, saisissant le tribunal qui a logiquement interdit cette ouverture le soir, interdite par le Code du Travail.

Les commentaires dans les médias sont extraordinaires. Des éditorialistes, des analystes de droite se disent choqués par cet interdiction et par l’attitude des syndicats. Pas gênés du tout, eux qui se moquent complètement des petites gens, se font les défenseurs du pouvoir d’achat des salariés. Quels hypocrites et quels manipulateurs !
Oui il y a un problème urgent de pouvoir d’achat, autrement dit de salaires. Mais qu’est-ce qui empêchent donc les patrons d’augmenter les salaires tout simplement ? Le travail de nuit est une fausse solution, une mauvaise solution, et en vrai, pas une solution du tout.

Derrière cette soi-disant amélioration du pouvoir d’achat, derrière ce faux « volontariat », il y a en réalité la volonté patronale de remettre en cause ce qui reste de protection pour les salariés. Le patronat veut se débarrasser des entraves légales qui l’empêche d’exploiter sans limite, d’avoir des salariés corvéables et malléables à volonté. Séphora est un des nombreux « pilotes » actuels dans cette opération rétrograde.

Alors oui, il y a des salariés qui se font piégés dans cette histoire. Ne sentant pas possible de mener une bataille pour l’augmentation des salaires, certains pensent qu’on peut individuellement profiter de majorations dans le travail de nuit ou du dimanche. C’est un leurre. La seule réponse au problème du « pouvoir d’achat », c’est la lutte pour l’augmentation des salaires, pour le partage des richesses. Cela signifie bien de prendre dans les profits, dans les dividendes, dans les grosses fortunes.
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Poutou frappé par des vigiles

Message  mykha le Jeu 10 Oct - 17:36

De retour sur le terrain de l'action syndicale. L'ex-candidat à la présidentielle du NPA Philippe Poutou a été frappé mercredi par les vigiles d'un supermarché de Bordeaux où il cherchait à s'introduire avec d'autres syndicalistes pour contester deux licenciements.
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Message  Copas le Ven 29 Nov - 21:16

Loire-Atlantique : Grève dans les magasins Lidl lundi
http://communismeouvrier.wordpress.com/2013/11/29/loire-atlantique-greve-dans-les-magasins-lidl-lundi/
Ce mouvement vise à dénoncer « des conditions de travail qui n’ont cessé de se dégrader » et le management à l’œuvre au sein de Lidl, « basé sur la menace et l’intimidation ».

Ces derniers mois, l’enseigne, qui veut lâcher le hard discount, a fermé plusieurs magasins en Loire-Atlantique. Elle emploie 170 salariés dans sa centrale d’achat de Sautron.
Les salariés des magasins Lidl des Pays de la Loire seront en grève, lundi, à l’appel aussi de l’Unsa.

De son côté, la CFTC appelle à manifester, dimanche matin, devant le magasin du boulevard Chevreul, à Nantes, pour s’opposer à l’extension des ouvertures dominicales décidée par la direction de Lidl. Les 56 points de vente de la région devraient en effet ouvrir leur portes les quatre dimanches avant les fêtes, au lieu de deux l’an dernier.
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Re: Luttes dans le commerce

Message  Copas le Ven 29 Nov - 22:12

Grève dans les FNAC lyonnaises samedi

A l'appel des syndicats CGT et SUD, les salariés de l'enseigne se mobiliseront ce samedi pour protester contre le plan social en cours depuis le 26 septembre.

180 emplois sont menacés dans le métier du disque. A Lyon, cela représenterait une dizaine de personnes.
Selon les syndicats "les conditions de travail sont devenues insupportables pour tous, notamment pour les produits éditoriaux."
Les salariés des Fnac Part-Dieu et Bellecour sont donc appelés à débrayer de 14h à 17h, devant les entrées des magasins.

Venez les soutenir et les applaudir
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Message  Copas le Lun 2 Déc - 23:01

Sale temps pour les cadres de Lidl obligés de tenir les caisses

Bas salaires, surtout des travailleuses, précaires, travail du dimanche imposé, morgue de la direction, hauts salaires lancés contre les bas salaires...
Mais résistance, fraicheur d'esprit, gouaille populaire dans le froid, des travailleuses en lutte.

Un article de bonne facture sur la grève des Lidl sur de http://www.zoomdici.fr/actualite/Vals-les-cadres-aux-caisses-de-Lidl-id133567.html



Huit belles voitures sont stationnées devant le magasin Lidl de Vals-près-le-Puy ce lundi matin, ce sont celles des cadres de la direction régionale, venue depuis Lyon en toute hâte vers 9h30 pour ouvrir le commerce. Tout un symbole pour la poignée d'employées qui manifeste devant l'enseigne et qui lâche : "regardez où elles sont passées nos primes".
Voyant leur supérieurs s'affairer, les onze employées de Vals rient jaune : "vous remarquerez qu'ils sont huit pour tenir le magasin et qu'ils ont l'air complètement débordés. Nous, nous sommes maximum quatre, et pas question d'embaucher".




Trois commerces de Haute-Loire en grève

Si l'enseigne valladière est du coup ouverte, à Yssingeaux et à Chadrac, en revanche, les magasins sont bien fermés ce lundi et rouvriront mardi matin.
Etc .../...

Obligation de travailler le dimanche

Etc .../...
Environ 1 000 € par mois... sans augmentation depuis deux ans
Etc .../...
A Chadrac comme à Vals, on atteint près de 90 % de grévistes, sachant que le commerce chadracois accueille en moyenne 800 à 1000 clients chaque jour, et l'enseigne valldière environ 2 500 clients par jour.
Fréquentation et chiffre d'affaire en hausse... pas les salaires[/b]
Etc .../....
Pas de commentaire de la direction, seulement un communiqué...
Etc ..../...

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Message  sylvestre le Jeu 5 Déc - 16:53

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Message  Copas le Sam 14 Déc - 22:35

Un mouvement instructif

Le bilan de la grève générale de Lidl
«Le mouvement de grève le plus suivi depuis dix ans»


Environ 3.000 salariés de Lidl ont débrayé en France. Les principales revendications portent sur les conditions de travail...

Les clients du magasin Lidl de Hoenheim (Bas-Rhin) ont trouvé portes closes, ce lundi matin. Celui de Lampertheim (Bas-Rhin) a ouvert a minima avec des salariés grévistes faisant le pied de grue devant. La succursale de Hautepierre (Bas-Rhin), elle, n’a pas été touchée car la direction a pris de court les manifestants. «On est 20 à 25 % de grévistes», indique Mohammed Lamine Sylla, délégué syndical Unsa du Bas-Rhin.

Les revendications des grévistes sont nombreuses mais la plupart pointent «les mauvaises conditions de travail. On est sous pression, lance Soumia, salariée Lidl depuis un an. On nous demande plus sans disposer de plus de personnel et ce qu’on fait n’est jamais bien.» Chez Lidl depuis six ans, Stéphanie poursuit. «Les salariés malades ne sont pas remplacés. Cet été, à Hoenheim, on s’est retrouvés en demi-équipe. A sept au lieu de seize. Pour eux, on est trop nombreux dans les magasins et pas assez productifs.»

Un mouvement «illimité»

La polyvalence est de mise pour les caissières de Lidl, elles doivent être capables également de «décharger les palettes, mettre en rayon et nettoyer, souligne Mohammed Lamine Sylla. Le rythme de travail devient infernal. Il y a de nombreux arrêts maladie, d’abandons de poste et un nombre très élevé de ruptures conventionnelles.» Des deux réunions avec la direction pour soulever ces problèmes, «une seule réponse: un chèque de 100 euros de bon d’achat chez Lidl», regrette le représentant syndical qui souhaite «une augmentation de salaire de 3% et une baisse de la productivité en magasin». Le mouvement se dit «illimité tant qu’il n’y aura pas un dialogue franc», annonce Mohammed Lamine Sylla qui précise que la grève pourrait se poursuivre sous diverses formes.

Forte mobilisation nationale


Au niveau national, la grève été plus soutenue. «C’est le mouvement social le plus suivi depuis 10 ans», indique Tami Lahouari, délégué syndical central Unsa. En chiffres ça donne «environ 3.000 grévistes sur 15 directions régionales Lidl» et deux entrepôts bloqués. Mohamed Lamine Sylla égrène les directions régionales – administration et entrepôt soit près de 150 personnes – bloquées: «Montceau, Tours, Nantes, Pontcharra, Lunel. A Bordeaux, elle a débrayé.» A Lyon et à Guingamp, outre la direction régionale, les magasins étaient fermés. Soit respectivement une soixantaine pour Lyon et une vingtaine pour Guingamp.
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Message  Copas le Sam 14 Déc - 22:52

Faverges (Haute-Savoie)
En grève contre le travail du dimanche
Carrefour


Des salariés du Carrefour Market de Faverges étaient en grève à l’appel de la CGT ce dimanche 8 décembre pour dénoncer « une course au profit, au détriment des salariés, qui ne sont pas pour autant mieux payés ».

Travailler le dimanche matin, sans rémunération supplémentaire a été imposé aux salariés de ce supermarché de Haute-Savoie. Une mesure qui ne passe pas chez l’ensemble des employés qui ont donc choisi de se mobiliser. Ils ont l’intention de renouveler leur rassemblement chaque semaine aux portes du magasin.

Le dimanche, une cinquantaine de membres du collectif Pour le respect du repos dominical d’Albertville étaient à leurs côtés. Dans cette ville du département voisin, les caissières d’un ED avaient obtenu gain de cause en 2011, après 104 dimanche de grève. Elles peuvent désormais organiser les plannings dominicaux uniquement sur la base du volontariat.

Depuis cette victoire, « les guerrières d’Albertville », comme on les surnomme en Savoie, continuent, une fois par mois, à se mobiliser pour dénoncer le travail dominical.


Les guerrières d'Alberville avaient donné le ton en 2011 de la résistance pour les employés de grande surface de la région :

http://www.cgt.fr/Les-guerrieres-du-dimanche-ont.html
Leur exemple a donné du courage aux autres travailleurs sur le question du travail du dimanche .
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Message  Copas le Sam 14 Déc - 23:02

La grève des Lidl, une bataille contre les logiques infernales du rendement et des nouvelles formes de pression comme le  « pick by voice ».

La grève des Lidl qui a secoué beaucoup de magasins de l’enseigne décryptée là de l'intérieur par un travailleur : :


Du 2 au 6 décembre, une grève nationale s’est déroulée au sein de Lidl en France. En Indre-et-Loire, un tiers des salariés de la plateforme de Sorigny ont débrayé le 2 décembre, empêchant l’approvisionnement des magasins. Entretien avec l’un de ces salariés, réalisé le 5 décembre.

Tu peux revenir sur l’orgine de cette grève ?

Ça a commencé le 15 novembre à Strasbourg, où se trouve le siège social de Lidl France. L’UNSA et la CGT ont déposé un préavis de grève nationale entre le 2 et le 6 décembre. Au niveau de la direction régionale de Tours, on a décidé de se mettre en grève le 2 décembre, tandis que la direction régionale de Lyon a décidé de faire grève quatre jours plus tard. Entre temps, les délégués syndicaux centraux ont négocié avec la direction, qui n’ a rien proposé d’autre qu’un bon d’achat de 100 euros à valoir dans les magasins Lidl... Nous, ce qu’on demandait, c’était une amélioration des conditions de travail et des augmentations de salaires.

Ces revendications étaient communes aux entrepôts et aux magasins ?

Oui, sauf que c’est beaucoup plus difficile de faire grève dans les magasins, où les salariés sont peu nombreux et travaillent à temps partiel. C’est plus facile de faire pression sur eux.

La principale revendication relayée par les médias locaux était le refus du casque utilisé pour la préparation de commandes dans les entrepôts. Ces médias ont aussi expliqué que si les salariés des magasins n’avaient pas fait grève, c’est qu’ils n’étaient pas concernés par le « pick by voice ».

Les revendications étaient multiples : travail le dimanche, salaires, conditions de travail... Le seul moyen de mettre la pression, c’est de bloquer les entrepôts, ce qui a des répercussions directes. Mais il ne faut pas croire : les salariés des magasins nous ont soutenus, ils n’attendaient que ça. La dernière fois qu’on a fait grève, c’était il y a neuf ans. On n’est donc pas des grévistes acharnés.

Le « pick by voice », c’est de la préparation de commande par casque. Ça veut dire que quelqu’un vous parle pendant 6 heures 30. C’est insupportable. En plus, les casques sont reliés en wifi, alors qu’on sait que les ondes wifi ne sont pas bonnes pour la santé. A Guiguamp, Nantes et Rennes, les salariés ont fait réaliser une expertise de leurs conditions de travail.

Le rapport du cabinet Emergences a montré que la mise en place du « pick by voice » n’avait pas amélioré la qualité du travail, et avait au contraire entraîné une perte de productivité, tout en déteriorant les conditions de travail des préparateurs de commandes.

A Sorigny, ça fait un an et demi que ce système est en place, et ça a un vrai impact sur la vie privée des salariés. Quand certains salariés rentrent chez eux, ils ne supportent plus le bruit. Les cris du bébé, la télé... : tout devient insupportable.

Combien de salariés étaient en grève à Sorigny ?

On était une trentaine, sur quatre-vingt-quatorze CDI en préparation de commandes. Les non-grévistes soutenaient nos revendications, mais on est tous soumis à une forte pression. .../....
.

LA SUITE .../...  
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Message  Copas le Mar 17 Déc - 21:39

La grève de la plateforme logistique de Casino, Easydis

Une quarantaine de salariés de la plateforme Easydis de Montmorillon étaient en grève hier, à l'appel d'une intersyndicale (CFDT, CGT, FO, UNSA). La mobilisation concernait tous les sites d'Easydis en France (une vingtaine).

Ce mouvement, le deuxième cette année, est motivé comme en février par des revendications salariales à l'échelle du groupe. Les dernières négociations s'étaient conclues par un désaccord entre les syndicats et la direction, cette dernière accordant toutefois 1,5 % d'augmentation.
Insuffisant pour les délégués du personnel CFDT de Montmorillon : « Depuis, le dialogue est très dégradé, constatent-ils. La participation a été divisée par deux et nous ne touchons pas d'intéressement en 2013, alors que le groupe gagne de l'argent. Il y a un ras-le-bol général des salariés sur tous les sites. Les salaires sont bas : 64 % d'entre nous sont à 5 % des minima des grilles de la convention ». Une prime de productivité a été créée : « Elle va de 0 à 600 € par salarié, une quarantaine seulement la touchent à Montmorillon » précise Bruno Mesmin.
.../... http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2013/12/14/Salaires-nouvelle-greve-hier-chez-Easydis-1724482

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Re: Luttes dans le commerce

Message  Copas le Lun 23 Déc - 11:08

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Grèves victorieuses de 2013 en Nouvelle Zélande

Message  Roseau le Sam 17 Mai - 17:51

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Message  Roseau le Lun 9 Juin - 23:29

Le Monde
Cette fois, c'est Auchan qui a tiré le signal d'alarme. Fin mai, dans une note interne, le distributeur nordiste a fait passer un message musclé à ses équipes françaises : « Gel immédiat de tous les investissements, suspension de tout nouveau projet de drive, abandon des extensions de magasin. » « C'est un électrochoc », assène Pascal Saeyvoet, délégué syndical central FO du groupe de la famille Mulliez.

Auchan n'est pas l'exception. Vendredi 6 juin, les salariés des 26 entrepôts Lidl, leader du hard discount en France, ont observé une journée de grève nationale pour protester contre « les conditions de travail » et un projet d'ouverture le dimanche matin.

Semaine après semaine, le climat se durcit dans la grande distribution française. Début mai, l'annonce de la vente des 865 magasins Dia par sa maison mère espagnole a fait l'effet d'une déflagration. Quelque 7 500 emplois sont concernés, et le dossier est suivi de près par Bercy.

Quelques jours plus tard, les salariés des entrepôts d'Intermarché se mettaient en grève, inquiets d'un plan de regroupement de sites qui menacerait des centaines de postes.

Derrière les difficultés propres à chaque enseigne, ces tensions illustrent les difficultés croissantes de la grande distribution. « On assiste à un net durcissement dans le secteur », résume Philippe Nobile, directeur du cabinet de conseil Javelin Group.

IMPITOYABLE GUERRE DES PRIX

Principale responsable : l'impitoyable guerre des prix que se livrent les enseignes.« Depuis deux ans et l'arrivée de Georges Plassat à la tête de Carrefour, il y a une vraie intensification dans ce domaine », explique Yves Marin, consultant chez Kurt Salmon. Après des années d'errement stratégique, Carrefour marche clairement depuis 2012 sur les plates-bandes de Leclerc, longtemps unique héraut du pouvoird'achat.

Crise économique aidant, la quasi-totalité des enseignes s'est engouffrée dans la brèche, se livrant à une étourdissante valse des étiquettes. Principale victime : les enseignes de hard discount comme Lidl ou Dia, qui avaient fait des prix bas leur fonds de commerce, mais aussi les acteurs qui n'ont pas su réagir assez tôt. Parmi eux, Auchan. « Depuis un an, Géant Casino, longtemps en retard, mène une politique de prix très agressive. En face, nous ne parvenons pas à redresserla barre », déplore M. Saeyvoet.

En 2013, qualifiée d'« année noire » par le directeur général France, Vincent Mignot, les ventes hexagonales d'Auchan, hors taxes, ont reculé de 1,1 %, pénalisées par la contre-performance des hypermarchés. En janvier 2014, le groupe a annoncé son intention de supprimer 800 postes d'encadrement sur trois ans et de créer 500 postes d'employés, afin de rapprocher ses magasins des réalités du terrain.

« Mais cette décision a affolé l'encadrement, nos concurrents essaient d'attirer nos cadres chez eux », dénonce Guy Laplatine, délégué syndical central CFDT.

« RÉDUIRE LES COÛTS »

D'autant que cette bataille a un coût, en publicité et promotion notamment.Participer à la guerre des prix exige de le faire savoir, car c'est l'« image-prix » – la perception qu'a le client de la cherté d'une enseigne – qui fait la différence, davantage que le montant exact payé en caisse. A ce petit jeu, Leclerc excelle. Par ailleurs, « baisser les prix entraîne une érosion des marges brutes, il faut doncréduire les coûts ailleurs pour conserver un minimum de résultat net », souligne M. Marin.

L'annonce d'Auchan sur le gel des investissements, révélé par le site spécialisé Leblogmulliez.com, s'inscrit dans ce contexte. En interne, on relativise. « Nous avons prévu d'investir 200 millions d'euros cette année et 280 millions en 2015 et cela ne changera pas. Nous allons simplement réaliser des arbitrages en fonction des priorités identifiées par magasin », explique Olivier Barbry, directeur du contrôle de gestion d'Auchan France.

La conjoncture morose n'arrange pas les affaires du secteur. Pour la première fois depuis début 2014, les dépenses des Français en produits de grandeconsommation ont reculé en mai, de 1,3 %, selon les données du cabinet Kantar Worldpanel. « Sur les cinq premiers mois de l'année, la hausse cumulée n'atteint plus que 0,9 %, contre une moyenne historique de 1,5 % à 2 %. Cette situation n'a existé qu'en 1991, au moment de la guerre en Irak, et en 2007-2008, au plus fort de la crise financière », souligne Frédéric Valette, directeur du département distribution chez Kantar.

LE CERCLE VICIEUX EST ENCLENCHÉ

Cette quasi-déflation pousse les enseignes à aller encore plus loin dans la guerre des prix : le cercle vicieux est enclenché. Sans parler de la concurrence de l'e-commerce et de l'arrivée de nouveaux formats de distribution, comme l'enseigne de gros Costco, qui doit implanter son premier magasin à l'automne 2015 à Villebon-sur-Yvette (Essonne)…

Pour l'heure, aucun plan social d'envergure n'a été annoncé dans le secteur. Même si, chez Dia, les autorités redoutent la fermeture des magasins non rentables et des licenciements secs.

« La grande distribution a une grosse responsabilité sociale », tempère M. Nobile.

De fait, avec plus de 600 000 salariés, le secteur est l'un des premiers employeurs de l'Hexagone.

Un peu partout, les syndicats sont inquiets. « Cette guerre des prix mène à une destruction de valeur pour les salariés, car elle crée des tensions sur les niveaux de salaires, les effectifs et la capacité de développement des enseignes », avertit Bertrand Gobin, auteur de Leblogmulliez.com.

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Re: Luttes dans le commerce

Message  Roseau le Mar 14 Oct - 15:04

"Il faut casser ces deux personnes-là d’abord !"

Nadia, 60 ans, et Sabine, 53 ans, deux ex-déléguées syndicales (respectivement CGT et SUD) ont travaillé 20 et 30 ans au magasin Monoprix d’Issy-les-Moulineaux. Après avoir subi un harcèlement incessant, suite à l’arrivée d’une nouvelle direction en septembre 2011, elles ont saisi les tribunaux. Le Conseil des Prud’hommes a condamné la société Monoprix pour le licenciement sans cause réelle et sérieuse de Nadia, ex-déléguée CGT. Il a cependant refusé la qualification de harcèlement ou discrimination syndicale. Sabine, qui venait de créer une section syndicale SUD, elle, a été déboutée de ses demandes, alors qu’elle était dans la même situation. Une procédure en appel a été lancée.

Dans cet entretien, Terrains de Luttes revient avec ces deux ex-déléguées sur les pratiques de harcèlement qui ont entraîné l’exclusion brutale de quatre syndicalistes et de plusieurs salariés non protégés de ce magasin. Alors que les méthodes de management harcelantes sont devenues la norme dans beaucoup d’entreprises, il apparait, en effet, difficilement acceptable de voir la justice (prud’homale ou pénale) entériner ce type de pratiques. Le procès de Nadia et Sabine est un enjeu pour toutes les femmes qui essaient de se syndiquer et de résister à l’exploitation. Il pose la question des possibilités de résistance des salariés, dans la distribution comme dans d’autres secteurs, salariés qui souvent ne sont pas suffisamment entendus, même par leur propre organisation syndicale.
La suite: http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=4136
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Re: Luttes dans le commerce

Message  Roseau le Jeu 16 Oct - 13:11

Royal Monceau - Les salariés et leurs soutiens bravent l’interdit de manifester

http://www.humanite.fr/royal-monceau-les-salaries-et-leurs-soutiens-bravent-linterdit-de-manifester-554774
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Aux prises avec les syndicats maison

Message  Roseau le Ven 7 Nov - 21:40

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Re: Luttes dans le commerce

Message  Dinky le Lun 22 Déc - 0:29

http://www.20minutes.fr/paris/1505087-20141220-tour-eiffel-greve-reconduite-boutiques-souvenirs-dimanche


Tour Eiffel: Grève reconduite dans les boutiques de souvenirs ce dimanche

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Re: Luttes dans le commerce

Message  Dinky le Lun 22 Déc - 0:32

http://www.lepoint.fr/economie/les-salaries-d-amazon-appeles-a-la-greve-trois-jours-avant-noel-20-12-2014-1891391_28.php


La CGT appelle les travailleurs des entrepôts du géant de la vente en ligne à protester au sujet de leurs conditions de travail.

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Re: Luttes dans le commerce

Message  Dinky le Mar 23 Déc - 19:32

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/12/23/97002-20141223FILWWW00211-tour-eiffel-accord-de-fin-de-conflit.php

Les salariés des boutiques de souvenirs de la Tour Eiffel viennent de décider de reprendre le travail, au 5e jour d'une grève pour les salaires, après un accord de fin de conflit avec la direction, a-t-on appris auprès de la CGT. "Le travail a repris à 13H00, les salariés sont satisfaits" après "un protocole de reprise signé sur un coin de table", a indiqué à l'AFP Rémi Picaud, représentant de la CGT Commerce.

Selon le syndicaliste, les grévistes ont obtenu "une augmentation de 200 euros du salaire de base mensuel" à laquelle s'ajoute "une part variable mensuelle de 80 euros si les prévisions sur le chiffre d'affaire sont réalisées". "Si ces mêmes prévisions sont dépassées de 10%, la part variable sera de 150 euros mensuel", a-t-il précisé.

Les employés des boutiques du célèbre édifice parisien (une cinquantaine de personnes qui travaillent par roulement) avaient entamé une grève vendredi, réclamant une augmentation immédiate de 300 euros. Les boutiques de souvenirs sont gérées par la société SCSC Tour Eiffel, une filiale de Relay (groupe Lagardère) qui dispose de huit points de vente ouverts de 8h à 22h, selon son site internet.

L'entreprise ne pouvait pas être jointe dans l'immédiat. La Tour Eiffel est un des monuments les plus visités au monde avec près de 7 millions de visite

Dinky

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Re: Luttes dans le commerce

Message  alexi le Mer 24 Déc - 19:26

Tour Eiffel: Grève reconduite dans les boutiques de souvenirs ce dimanche

Fin de grève avec 200 Euros d'augmentation du salaire de base plus une prime de 80 Euros sur le résultat.

alexi

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Re: Luttes dans le commerce

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