Bilan du maoïsme

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Message  sylvestre le Mar 2 Aoû - 16:00

Elquenosaltaesmomio a écrit:
sylvestre a écrit:
Elquenosaltaesmomio a écrit:
En 1945, Staline voulait que le PCCH descend dans les villes (où Chiang Kai shek les attendait les couteaux bien aiguisés) participent à une Assemblée Constituante (le mot d'ordre de Trotski)

?

Tu n'as qu'à lire "La longue marche de Wang" publié par La Brèche, écrite par un trotskyste chinois. Trotski , de loin, pensait que les communistes chinois devaient lutter pour une Assemblée Constituante.

En 1945 ? Smile

Il se trouve que je n'ai pas ce livre sous la main, et qu'il est par ailleurs épuisé. Mais tu peux sans doute nous citer les passages de Trotsky où il propose que le PCC participe à une assemblée constituante (en 1945 ! Smile ).

Quant à moi j'ai trouvé ça. Ca date de 1930, et ça ne me semble pas trop con.
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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mar 2 Aoû - 18:52

Je n'ai pas dit qu'il l'avait proposé en 1945. Peut-être ma rédaction n'est pas claire mais je n'ai pas des connaissance non plus que Trotski aie changé de mot d'ordre.

En fait j'ai voulu faire ressortir que tant Staline comme Trotski mettaient le centre dans les villes, dans les Assemblées de la bourgeoisie. Dans une période "non armé", de lutte de classes pacifique ce qui était impossible en Chine où la réaction n'avait de cesse avant d'avoir liquidé physiquement les communistes.

Même pendant la guerre contre l'invasion japonaise, l'armée du Kuomingtang passait le plus clair de son temps combattre les communistes, pourtant des "alliés" des nationalistes.

Le mot d'ordre de l'Assemblée Constituante était une élucubration de loin sans aucune base dans la réalité. D'ailleurs personne jamais ne l'a mis en pratique, je crois même pas les trotskystes que pour ne pas perdre les "bonnes" habitudes se sont divisés (encore) sur cette question.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  verié2 le Mar 2 Aoû - 18:58

Elquenosaltaesmomio
Le PCCH a subi la ligne de l'IC mais il y avait des cadres qui contestaient ses directives. Mao Tse-Tung entre autres.

La ligne de L'IC stalinienne était avant tout de subordonner les luttes locales aux intérêts de l'URSS. Mao, comme Tito, n'ont pas suivi cette ligne, puisqu'ils ont mené une lutte armée jusqu'à la prise de pouvoir contre les directives de Staline. Il n'en reste pas moins que l'idéologie du PCC (comme celle du PC yougoslave) était purement stalinienne, dans le sens notamment où le stalinisme est nationaliste : la construction du socialisme dans un seul pays, c'est une théorie nationaliste qui exprime les intérêts de la bureaucratie nationale au pouvoir ou en formation. Deux nationalismes ne peuvent que s'affronter tôt ou tard. l'URSS a affronté Titi puis Mao, la Chine a affronté le VIetnam qui a lui-même affronté les Khmers rouges...
Quand la perspective est bouchée, le cas de la Chine en 1929, les idées communistes (qui ont pour objectif le communisme) doivent trouver le chemin pour arriver à l'objectif. Ce sont donc les idées le facteur dominant.
Tu as beau essayer de trouver des justifications à la politique du PC chinois, le fait est là: ce parti s'est coupé de la classe ouvrière pour s'appuyer sur une base paysanne et, quand il a pris le pouvoir, n'a pas cherché à organiser les ouvriers et à s'appuyer sur eux.

Ce que tu expliques de façon emberlificotée, c'est que, dans certaines circonstances, les bonnes idées pourraient remplacer l'action de la classe ouvrière, même si tu admets que ça serait mieux si les ouvriers étaient dans le coup. Ca revient tout de même à considérer que l'intervention de la classe ouvrière n'est pas indispensable pour établir la dictature du prolétariat. Une dictature du prolétariat, sans prolétaires, exercée par des gens qui prétendent "représenter" les intérêts historiques du prolétariat et qui, dans les faits, exercent une dictature féroce sur le prolétariat.
Toute les écrits de Mao vont dans le sens de "Se révolter se justifie" et la Révolution Culturelle est justement un essaie de lancer les masses à l’assaut des dirigeants pourris. D’ailleurs c'est ainsi qui ce phénomène est rentré dans les têtes et la théorisation des maoïstes. Un moyen révolutionnaire de lutter et de contrôler les dirigeants sous le socialisme. La conclusions politiques tirées de la GRCP fait parti du bagage théorique nécessaire de tout marxiste aujourd'hui.
Cette vision est tout à fait contraire aux faits. Mao n'a jamais rien fait pour que les ouvriers s'organisent et contrôlent les dirigeants du PC ! Il a utilisé l'armée pour encadrer une partie de la jeunesse pour la lancer contre des fractions de l'appareil du parti hostiles à sa politique - qui avait connu des échecs catastrophiques comme le Grand bond en avant. Cette jeunesse, il l'a ensuite renvoyée dans ses écoles ou déportée dans les campagnes éloignées où elle ne risquerait plus de continuer à contester quoi que ce soit.

Mais, bien évidemment, il est impossible de te convaincre car tu puises l'essentiel de tes sources dans des textes et discours et non dans les faits concrets.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mar 2 Aoû - 19:03

Voila ce qui écrivait Trotski, de loin, en donnant des coups de cane d'aveugle il trouvait des idées générales correctes et d'autres...complètement à coté.
S'imaginer et s'attendre à ce que le parti communiste chinois puisse bondir vers le pouvoir à partir des conditions actuelles du règne des cliques bourgeoises-militaires débridées, de l'oppression et du démembrement de la classe ouvrière et du reflux extraordinaire du mouvement paysan, c'est croire aux miracles. En pratique, cela conduit à l'activité aventuriste de guérilla que le Komintern soutient en cachette. Nous devons condamner cette politique et mettre en garde contre elle les ouvriers révolutionnaires.

La mobilisation politique du prolétariat en direction des masses paysannes est la première tâche qui doit être résolue dans les circonstances présentes - celles de la contre-révolution militaire-bourgeoise. La puissance des masses opprimées est dans leur nombre.

Pour ce qui est des conditions de l'activité politique c'est clair, il voit les énormes difficultés.
Mais il ne crois pas au "miracle" ...et pourtant Mao en priant les dieux (en mobilisant les masses paysannes) a créé le miracle.
Quant à "l'activité aventurière des guérilla" "soutenus par le Kuomingtang " (en lui envoyant cinq campagnes d'encerclement et annihilation...) c'est du pur délire et relève de la incompréhension la plus complète. Cela peut se comprendre, il était loin et mal informé.

Quant à que la "mobilisation politique du prolétariat en direction des masses paysannes soit la première tâche" elle a été justement résolue par Mao Tse Tung et le PCCH.
Mais ses épigones s’égosillent à réclamer la "présence physique" au lieu de la "mobilisation politique" du prolétariat dans les conditions décrites par lui.


Dernière édition par Elquenosaltaesmomio le Mar 2 Aoû - 19:18, édité 1 fois

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mar 2 Aoû - 19:13

Mao n'a jamais rien fait pour que les ouvriers s'organisent et contrôlent les dirigeants du PC ! Il a utilisé l'armée pour encadrer une partie de la jeunesse pour la lancer contre des fractions de l'appareil du parti hostiles à sa politique - qui avait connu des échecs catastrophiques comme le Grand bond en avant. Cette jeunesse, il l'a ensuite renvoyée dans ses écoles ou déportée dans les campagnes éloignées où elle ne risquerait plus de continuer à contester quoi que ce soit.

T'as pas besoin de recopier toujours les vues réactionnaires Vérié, je les connais mais je fais plus confiance à la gauche du PCCH, à mes camarades qui ont connu des près le processus de la GRCP.
Je te renvoie pas aux documents de la révolution culturelle, à la magnifique résolution qui l'a lancée, tu n'y crois pas. tout ça pour toi ce sont des mots sans suite.
Ni la liquidation du président du PCCH, de beaucoup de ses dirigeants, des cadres du parti et de l’état en un premier moment, le vaste mouvement des masses déclenché (depuis quand les fractionnistes mobilisent les masses ouvrières et paysannes ainsi que la jeunesse, les appellent à "se révolter!"?).
Moins encore de l'exécution des gardes rouges par la réaction, moins encore des procès et de l'assassinat des dirigeants de la gauche. Tout cela n'a jamais existé ni n'a aucune importance. C'est des maoïstes et ils sont condamnables on peut donc gloser sur les avancées de "la Chine" et laisser tranquille la droite qui a rstauré le capitalisme en Chine.

"Il les a lancé contre une fraction hostile à sa politique"...N'importe quoi! Il était mis à l'écart depuis des années et a profité de sa popularité pour nettoyer les étables d'Augias (sans y arriver) dans lesquelles s'étaient transformé le parti, l'état, le cercles intellectuels et artistiques tous voués aux capitalisme comme la historie l'a montré.

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Message  verié2 le Mar 2 Aoû - 19:20


Elquenosaltaesmomio
Je connais mal la Historie du Parti communiste du Pérou, mais je connais assez bien la situation des indigènes au Pérou, et les calomnies de la réaction et des services. Comme Vérié se sert régulièrement de ces "informations" je me permet d'émettre, à titre préventif, des doutes quant à la véracité de ce qu'il rapporte.
Pur discours stalinien une fois de plus. Tous ceux qui critiquent le Grand timonier et ses émules sont des agents de la CIA ou des lecteurs du Figaro (Journal réactionnaire où l'on peut cependant d'ailleurs trouver parfois des informations dignes d'intérêt, pas forcèment toujours plus falsificatrices que celles de L'humanité des années cinquante, ou de son grotesque succédané L'Humanité rouge, dont le dirigeant fut Jurquet, ex mini apparatchik du PCF, retourné depuis au bercail.)

Mais il y a tout de même suffisamment d'informations fiables sur Sentier lumineux, les Khmers rouges et la Corée du Nord, pour ne pas avoir besoin des agences d'info de la CIA pour comprendre que ces partis et régimes n'ont strictement rien à voir avec le socialisme. Ou que le Grand bond en avant a été un échec économique catastrophique qui a entraîné des victimes et des souffrances considérables.

Que faut-il donc Vérié, des "révolutions" pacifiques?
Le problème n'est pas celui de l'usage inévitable de la violence de classe face à la violence des exploiteurs, mais celui de savoir qui exerce la violence contre qui et au service de qui. La violence dictatoriale et terrifiante exercée par Staline ou par Mao s'exerçait contre les travailleurs et les masses populaires, au service de bureaucraties privilégiées.

Quant à la violence des Khmers rouges ou de Sentier lumineux, elles sont le fait d'Etats, partis et individus, totalement isolés des travailleurs et même de la majorité de la population, même s'ils ont pu avoir à un moment donné une base sociale dans la paysannerie (et une base sociale essentiellement ethnique au Pérou) qui ont quasiment sombré dans une véritable folie collective.

On peut toutefois noter que toutes les guérillas d'origine stalinienne ou petite bourgeoise nationaliste n'ont pas sombré dans un tel délire, par exemple les FARC colombiens ou la guérilla castriste.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  verié2 le Mar 2 Aoû - 19:35

I (Mao)l était mis à l'écart depuis des années et a profité de sa popularité pour nettoyer les étables d'Augias
Il avait tout de même de très solides relais dans la hiérarchie de l'armée, fraction déterminante de l'appareil d'Etat. Et, désolé, je te répète que ce n'est pas à la classe ouvrière qu'il a fait appel.
depuis quand les fractionnistes mobilisent les masses ouvrières et paysannes ainsi que la jeunesse, les appellent à "se révolter!"?
D'abord, ce ne sont pas les masses ouvrières qui ont été mobilisées, mais la jeunesse scolarisée. Et cette révolte a été très solidement encadrée. Il y a eu certes une période de flottement, où certains ont pu croire qu'on les laisserait "tirer sur le quartier général", mais l'armée a très vite rétabli l'ordre.

Sinon, je te signale que des forces bourgeoises ou petites bourgeoises peuvent parfaitement mobiliser la population ou une partie de la population pour parvenir à leurs fins, par exemple lors de la révolution iranienne contre le Shah. Lors de la révolution françaises, les diverses factions ont mobilisé le peuple ou tenté de le mobiliser contre leurs rivales. La mobilisation populaire, même si elle présente toujours des risques, n'a pas en elle-même un caractère de classe. En revanche, on voit rarement des politiciens bourgeois faire appel à la classe ouvrière ! Allende par exemple a préféré la mort à l'appel aux travailleurs à s'armer et à résister au coup d'Etat.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mar 2 Aoû - 19:46

Ou que le Grand bond en avant a été un échec économique catastrophique qui a entraîné des victimes et des souffrances considérables.

La mobilisation des masses pour qu'elles apprenant à se passer des spécialistes étrangers pour fabriquer de l'acier, c'est "un échec économique" nous assène doctement Vérié comme n'importe quel commentateur de la télé.
Cela a été peut-être un "échec économique" mais question politique un grand succès. C'est une histoire que les trotskystes, comme les révisionnistes ne comprendront jamais, d'ailleurs tous les deux chauds partisans de la "théorie des forces productives" comme on disait pendant la GRCP.

La question politique? fondamentale pour Mao et les maoïstes "Mettre la politique au commandement!" eux ils n'en tiennent pas compte; il n'y a que a logique comptable qui les intéresse. Mais Vérie nous dira qu'il n'y pas eu non plus de mobilisation de masses en Chine "bourgeoise".
Et pour l'étayer ils prendra dans les officines réactionnaires ses arguments.

La question du "Grand Bond en Avant" est complexe mais le sens politique juste. Mobiliser les masses pour résoudre un problème économique fondamental. Bien sur, Vérié, et les trotskystes, ainsi que les révisionnistes font confiance aux spécialistes ....tous bourgeois.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mar 2 Aoû - 19:49

En plus Vérié amalgame tout. D'un coté "la Corée du Nord" (que vient faire ici?) plus les Khmer rouges (une révolte paysanne conduite avec des méthodes de jacquerie) et..le parti communiste du Pérou que je connais mal.

C'est la méthode "trotskyste" d'amalgames malhonnêtes?

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mar 2 Aoû - 22:15

Bon ,Vérie insiste à passer en boucle que "ce ne sont pas les masses ouvrières qui ont été mobilisées" quand tout les documents de la GRCP s'adressent en premier lieu à la classe ouvrière.

l'établissement des Communes de Shanghai et d'autres villes complètement prolétaires ont vu le jour, que un ouvrier textile de Shanghai est devenu un des "quatre" jugés après par la droite. Cela a été dès le début le mot d'ordre de cette révolution, et comment on fait cela sasn mobiliser les ouvriers, Vérié?
Tout cela, plus les témoignages directs ne lui suffissent pas. Pour lui "si c'est maoïste c'est paysan" contre toute évidence.
Il pourrait tout de même consulter un peu les textes maoïstes pour voir que la classe ouvrière est au centre de leur activité. Mais Vérié ne se fie qu'aux livres sortis de la droite chinoise et d'autres sources aussi fiables que approuvés par ...les impérialistes.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mar 2 Aoû - 22:23

Sinon, je te signale que des forces bourgeoises ou petites bourgeoises peuvent parfaitement mobiliser la population ou une partie de la population pour parvenir à leurs fins
En leur disant "critiquez tout, mettez en pièces les dirigeants qui suivent le chemin capitaliste" et "le marxisme a mille vérités mais elle peuvent se résumer en une seule: on a le droit de se révolter"?
Et pourquoi courir ce risque, la "méthode "staline" n'est bien plus "sûre"? Surtout si on compte "inconditionnellement" avec l'armée? (comme présente les choses Vérié)
A quoi bon tout se chambardement si la question est une pure question de disputes entre "groupes"?
Et les masses sont-elles si bêtes pour s'y laisser prendre?
Pourquoi les dirigeants d'aujourd'hui ne tiennent un tel langage? Remarque il n'en ont pas besoin ,les masses chinoises vont pour la deuxième révolution inspirés par qui croyez vous?. Le jour qu'elle triomphera elle le fera sous les bannières de la révolution culturelle et du maoïsme, tout l'indique. Et pour cela ils compteront avec l'aide et l'appui des vieux cadres forgés pendant la révolution culturelle.

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Le futur du maoisme

Message  Invité le Mar 2 Aoû - 22:31

Comme Vérié a répandu tout en n'importe quoi sur les maoïstes, je donne la parole aux maoïstes eux mêmes pour qu'ils disent ce qu'ils pensent aujourd'hui en France. On pourra voir si ce que l'on dit correspond aux faits
Stratégie et tactique pour la révolution dans notre pays


Le Parti Communiste maoïste de France a pour idéologie, le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme, le dernier degré atteint en théorie et en pratique par le marxisme. Depuis septembre 2002, le PCmF est le continuateur du mouvement communiste dans notre pays. Le PCmF se bat pour l’unité de tous les révolutionnaires, car sans Parti la classe ouvrière est désorganisée et ne pourra vaincre le capitalisme.

La classe ouvrière, partie la plus révolutionnaire du prolétariat alliée aux couches populaires est la seule capable de renverser l’Etat capitaliste. Pour atteindre cet objectif, la lutte des classes revêt deux aspects indissociables, la lutte pacifique et légitime et les formes de la lutte non pacifique. L’ensemble forme la Guerre Populaire prolongée.

Aucune classe ne cède le pouvoir qu’elle détient de son plein gré. Seule la violence révolutionnaire peut venir à bout de la classe dominante, aujourd’hui la bourgeoisie capitaliste. Pour mener cette lutte jusqu’au bout, les éléments les plus conscients et déterminés du prolétariat doivent construire le parti de type nouveau, le Parti Communiste maoïste, qui générera ses propres organisations de masses formant un Front Uni. Ce dernier doit regrouper les organisations de masse pouvant être unies sur des bases communes telles que la lutte anti-impérialiste, la lutte antifasciste, la lutte féministe, etc. Le Parti Communiste maoïste doit également construire une organisation combative luttant contre les représentants de l’appareil répressif de l’Etat bourgeois. Ces trois instruments (le Parti, le Front Uni et l’Armée Populaire) permettront de combattre les forces de l’ennemi efficacement.

La situation objective actuelle est révolutionnaire car dans le monde entier les masses exploitées cherchent une issue à la crise. Ce qu’il manque c’est le facteur subjectif, autrement dit les organisations de lutte de classe. Le mouvement communiste maoïste est encore très faible après les désillusions provoquées par la destruction du camp socialiste et la liquidation des anciens partis communistes par les révisionnistes. Pourtant, à l’échelle internationale, des bases révolutionnaires dirigées par des partis maoïstes existent et portent l’espoir du prolétariat international comme au Pérou, en Inde, au Népal, en Turquie, au Bhoutan, aux Philippines,…

Le Parti du prolétariat doit combattre les thèses révisionnistes des vieux partis (sociaux-démocrates et révisionnistes) qui sont les meilleurs garants du système car ils dévient l’énergie révolutionnaire des masses dans une illusion qui n’aboutira jamais à la révolution. Les partis trotskistes et les anti-maoïstes qui se prétendent révolutionnaires travaillent avec les révisionnistes et les sociaux démocrates, participent aux élections pour obtenir quelques places au parlement ou dans les municipalités. Les autres opportunistes se refusent à s’organiser, à construire les instruments nécessaires au renversement de la bourgeoisie. Ils s’engagent dans des luttes partielles en parlant de les faire converger. Tous s’unissent non pas sur la base des principes communistes, mais sur une base consensuelle, sans programme et objectif révolutionnaire. Au mieux, les sociaux-démocrates, les révisionnistes, les trotskistes et les opportunistes n’arriveront qu’à mieux gérer le capitalisme, à lui donner un visage « humain » sans détruire l’exploitation qui en découle.

Le programme minimum

La revendication minimum des communistes est d’améliorer les conditions de vie du prolétariat et des masses populaires en luttant fermement à leur côté contre le capital dans une perspective révolutionnaire.

Il faut lutter par tous les moyens légitimes (légaux ou illégaux) pour freiner les vagues de licenciements, occuper massivement les locaux inoccupés des « institutionnels », refuser de payer les augmentations de loyers en bloquant tout paiement, s’opposer aux ventes aux enchères du secteur public, occuper des terrains vides et mettre en place des équipes pour y édifier des logements en dur en priorité pour les mal-logés ou sans domicile fixe.

Il faut s’opposer à la fermeture des hôpitaux, exiger un travail rémunéré pour les sans-emploi par la création d’agents d’entretien, de préservation de l’environnement, de travaux d’utilité publique, exiger une augmentation des salaires en organisant des grèves politiques massives dans tout le pays, avec occupations des lieux de travail. La grève politique se différencie de la grève économique par le fait qu’au delà de porter des revendications économiques telles que la hausse des salaires ou la défense des droits des travailleurs, elle met en avant des slogans, des revendications combattives, révolutionnaires.

Cela ne peut se réaliser que par l’organisation systématique des travailleurs sur les entreprises, autonomes des organisations opportunistes, par quartiers, par ville, canton, département, région etc., car nous constatons que l’ensemble des directions des partis de gauche, d’extrême gauche, les directions syndicales et associatives pratiquent une politique de collaboration de classes, au mieux une politique de conciliation ou d’accompagnement.

Construire de nouvelles structures de lutte

Un tel programme minimum ne peut être atteint, qu’en mettant sur pied de nouvelles structures révolutionnaires. Ces structures doivent être un contre-pouvoir au pouvoir d’Etat en place quelque soit le gouvernement. Ces structures doivent être un véritable outil de combat du prolétariat et des couches populaires. Cela peut par exemple prendre la forme de conseils d’usines ou de conseils populaires dans les quartiers. Ces structures ne doivent pas être des coordinations de lutte, mais des structures stables, autonomes sur le plan organisationnel, indépendantes politiquement des partis légaux et légalistes. Ces structures doivent rassembler tous ceux qui veulent s’unir pour lutter contre le patronat, la bourgeoisie et son Etat.

Dans les entreprises, ces structures devront regrouper syndiqués et non syndiqués. Il faut reconstruire l’outil de lutte, un syndicat de classe, outil indispensable pour se défendre contre la bourgeoisie. Cette nouvelle structure regroupera les éléments les plus combatifs (syndiqués ou non-syndiqués). Ses slogans principaux seront abolition du salariat et du patronat, fin de l’exploitation de l’homme par l’homme, réorganisation de la société au service du peuple, etc. Les sections d’entreprise se regrouperont par ville, région puis au niveau national.

Dans les quartiers, il s’agit de construire une structure populaire, en but aux difficultés. Le conseil s’organise dans chaque bâtiment d’une cité pour répertorier les problèmes qui se posent à chacun et organiser de nouvelles structures indépendantes, par exemple des comités d’entraide entre femmes, chômeurs,… pour organiser par exemple la garde collective des enfants, la rénovation des logements, etc. Les jeunes et les femmes doivent avoir un rôle important, dirigeant dans ces comités de quartiers, car les premiers portent l’avenir et les secondes ont le plus à gagner de la révolution.

Les groupes d’immeubles se regrouperont en section de quartier, de ville, de région puis formeront l’union nationale des quartiers populaires, partie intégrante du Front Uni contre le fascisme moderne.

Notre travail doit se faire sur une base de zone géographique. Il faut lier la lutte dans les entreprises à la lutte sur le lieu d’habitation, faire du travail de zone. Nous devons également renforcer le lien entre population rurale et urbaine en créant des réseaux d’entraide ville-campagne/campagne-ville. Par exemple, lors d’une grève dure, les paysans peuvent apporter de la nourriture aux grévistes et lors d’une manifestation paysanne, les ouvriers peuvent apporter leur soutien.

Les communistes doivent aider à la formation de tels comités indépendants des formations réformistes afin de ressouder l’Unité Populaire pour la lutte immédiate au service du peuple, mais aussi pour qu’elles soient un instrument démocratique aux mains des masses en construisant les bases du NOUVEAU POUVOIR, composante de la GUERRE POPULAIRE dirigée contre le fascisme moderne.

Certains ne comprennent pas que la Guerre Populaire peut se développer dans les conditions spécifiques des pays impérialistes, que cette guerre est une guerre prolongée, qu’elle va revêtir des formes complexes. La Guerre Populaire revêt plusieurs aspects inséparables : social, culturel, économique, politique, militaire,…

Le problème principal aujourd’hui n’étant pas de savoir quand va commencer la lutte armée proprement dite, mais comment le Parti et les masses organisées vont préparer le terrain. Il est en effet nécessaire pour la construction d’une société nouvelle de détruire l’Etat bourgeois par la seule voie possible, la Guerre Populaire prolongée afin de commencer l’édification de la société socialiste en direction du communisme.

Dès que le Parti est créé, s’amorce le processus de Guerre Populaire. La première phase est une phase de résistance légitime, légale et/ou illégale en regard du droit bourgeois, non armée ou semi-armée. C’est la phase défensive, phase de préparation pour affronter l’appareil d’Etat, où le prolétariat prend conscience qu’ « on a raison de se révolter », que pour vaincre la puissance militaire et policière de l’Etat bourgeois, nécessairement « le pouvoir est au bout du fusil ».

Lorsque le rapport de force acquis par l’offensive populaire est suffisant alors la bourgeoisie ne peut plus faire aussi facilement ce qu’elle veut. On atteint l’équilibre stratégique.

La troisième phase est l’offensive stratégique qui a comme aboutissement l’insurrection finale, la prise totale du pouvoir central, sans laquelle tout est illusion. Le prolétariat en prenant le pouvoir substitue sa dictature à celle de la bourgeoisie, pour exproprier les moyens de production et d’échanges détenus par les capitalistes et mettre en conformité les lois, coutumes etc., avec le nouvel ordre économique que le prolétariat met en place, en brisant l’appareil d’Etat de la bourgeoisie de fond en comble. Les structures du Nouveau Pouvoir Populaire développées durant la Guerre Populaire se substituent alors à l’ancien pouvoir bourgeois C’est la période transitoire de construction du socialisme nécessaire dans chaque pays pour que les peuples du monde accèdent ensemble à l’ère du communisme mondial où seront supprimées les classes et toute dictature de classe car l’Etat aura disparu ; des organes de régulation lui auront succédé.

La Guerre Populaire n’est pas une pure action militaire, ni une conspiration, ni un putsch. La Guerre Populaire comme son nom l’indique est la guerre dans laquelle le peuple est impliqué. Au cours de la Guerre Populaire le prolétariat reconstruit son appareil de classe, le Parti Communiste de type nouveau, le Parti maoïste, son syndicat unitaire de classe, s’organise dans les comités populaires pour imposer de nouveaux droits dans les usines, entreprises et quartiers, pour se défendre efficacement contre la bourgeoisie et ses alliés, aux manœuvres des réformistes de tout poil qui s’opposent au processus stratégique de conquête du pouvoir par le prolétariat dont le but, dans les pays impérialistes, est d’instaurer la dictature du prolétariat.

Il est temps que le prolétariat accomplisse sa mission historique : instaurer sur la terre entière le communisme, où les biens produits serviront à satisfaire les besoins de chacun, suivant la formule du Manifeste du Parti Communiste « de chacun suivant ses possibilités, à chacun selon ses besoins ».

En avant pour l’édification du Parti Communiste maoïste !

Formons des comités unitaires de lutte dans les usines et entreprises !

Formons des comités populaires dans les quartiers !

A bas le système capitaliste ! En avant pour la Révolution Prolétarienne Mondiale !

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Re: Bilan du maoïsme

Message  sylvestre le Mer 3 Aoû - 9:45

Elquenosaltaesmomio a écrit:Voila ce qui écrivait Trotski, de loin, en donnant des coups de cane d'aveugle il trouvait des idées générales correctes et d'autres...complètement à coté.
S'imaginer et s'attendre à ce que le parti communiste chinois puisse bondir vers le pouvoir à partir des conditions actuelles du règne des cliques bourgeoises-militaires débridées, de l'oppression et du démembrement de la classe ouvrière et du reflux extraordinaire du mouvement paysan, c'est croire aux miracles. En pratique, cela conduit à l'activité aventuriste de guérilla que le Komintern soutient en cachette. Nous devons condamner cette politique et mettre en garde contre elle les ouvriers révolutionnaires.

La mobilisation politique du prolétariat en direction des masses paysannes est la première tâche qui doit être résolue dans les circonstances présentes - celles de la contre-révolution militaire-bourgeoise. La puissance des masses opprimées est dans leur nombre.

Pour ce qui est des conditions de l'activité politique c'est clair, il voit les énormes difficultés.
Mais il ne crois pas au "miracle" ...et pourtant Mao en priant les dieux (en mobilisant les masses paysannes) a créé le miracle.
Quant à "l'activité aventurière des guérilla" "soutenus par le Kuomingtang " (en lui envoyant cinq campagnes d'encerclement et annihilation...) c'est du pur délire et relève de la incompréhension la plus complète. Cela peut se comprendre, il était loin et mal informé.
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Re: Bilan du maoïsme

Message  verié2 le Mer 3 Aoû - 10:27

Vérié amalgame tout. D'un coté "la Corée du Nord" (que vient faire ici?) plus les Khmer rouges (une révolte paysanne conduite avec des méthodes de jacquerie) et..le parti communiste du Pérou que je connais mal.

C'est la méthode "trotskyste" d'amalgames malhonnêtes?
Si tu ne vois pas les liens de parenté entre la Chine maoiste et la Corée du nord : dictature bureaucratique, culte délirant de la personnalité, discours ultra nationaliste etc, c'est grave !

Les liens entre les Khmers rouges, Sentier lumineux, la révolution chinoise ? C'est la base sociale paysanne, dirigée par des intellectuels urbains animés par une idéologie nationaliste se déguisant sous les couleurs du communisme. Ces mouvements se sont construits dans des guerres contre les envahisseurs étrangers et leurs alliés : Japonais, Américains. Dans le cas de Sentier lumineux, il s'agit d'un mouvement ethniciste, reprenant toutes sortes de traditions, qui prétendait libérer une partie de la population indienne, dans la tradition des guerres indiennes contre les Espagnols. (Des mouvements du même genre ont vu le jour avec moins de succès en Bolivie, notamment le MRTK, Mouvement révolutionnaire Tupac Katari, du nom d'un célèbre chef aymara qui faillit vaincre les Espagnols.)

Dans tous ces cas de figure, nous avons des appareils militaires qui se construisent sur la base de guérillas paysannes.

Ces trois instruments (le Parti, le Front Uni et l’Armée Populaire) permettront de combattre les forces de l’ennemi efficacement. (...)L’ensemble forme la Guerre Populaire prolongée.
En France, en 2011, on est vraiment en plein délire. Difficile de discuter.

Quant au concept de "fascisme moderne", j'ai eu l'occasion d'en discuter avec un de tes camarades - fort sympathique par ailleurs -, il n'a strictement aucun sens et aucun intérêt pour définir la situation actuelle, alors que nous vivons probablement sous le régime bourgeois le plus démocratique et le plus soft de l'histoire, grâce à la prospérité du capitalisme dans les grands pays impérialistes depuis la seconde guerre mondiale. Evidemment, ça peut changer très vite et la bourgeoisie peut montrer les dnets. Mais le fascisme est un phénomène historique spécifique, qui peut sans doute se reproduire, et a consisté à mobiliser des masses de petits bourgeois déclassés et de chômeurs contre le mouvement ouvrier. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
__
Tout cela n'empêche pas que, dans la pratique, on peut probablement travailler ensemble sur des objectifs communs. Il me semble d'ailleurs que c'est le cas dans le mouvement des sans papiers.

verié2

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mer 3 Aoû - 12:08

Et il insiste!
Dans le premier paragraphe il fait le "lien" entre ce qui n'est pas possible de lier en nous disant que les maos c'est la paysannerie, les intellectuels petit-bourgeois et le nationalisme.

Dans l'autre paragraphe il ne trouve rien de tout de cela mais une mauvaise définition du fascisme...
Je ne suis pas obligé de souscrire à tout ce qui raconte le PC maoïste de France, mais la réalité est que tout régime démocratique est une dictature et celle des impérialistes pratiquent une pseudo-démocratie tant qu'ils ne trouvent pas de vraie opposition à l'intérieur et bombardent et oppriment des peuples entier à l'extérieur.

D'ailleurs le concept est utilisé dans le sens que lui donnait Dimitrov "la dictature terroriste du grand capital" concept qui peut se discuter mais qu'il est largement utilisé (à tort à mon avis, mais bon, ce n'est pas si grave; les trotskystes appellent cela "bonapartisme" et je ne sais pas si c'est tout à fait juste non plus).

Mais le document ne peut pas être plus "classe ouvrière", "socialisme" et "internationalisme" et "méfiance des intellos petits bourgeois" (comme la tradition maoïste l'enseigne depuis la révolution culturelle).
Alors où est donc la vérité Vérie? Ou ce ne sera plutôt que dans des situations différentes, des tactiques différentes?

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Re: Bilan du maoïsme

Message  verié2 le Mer 3 Aoû - 12:18

une mauvaise définition du fascisme...
Peux-tu t'expliquer ? Le fascisme n'a pas mobilisé des petits bourgeois déclassés et des chômeurs contre le mouvement ouvrier ? (Je n'ai d'ailleurs pas donné une définition mais seulement décrit un aspect fondamental du fascisme, qui le distingue de, par exemple, la dictature militaire.)
la réalité est que tout régime démocratique est une dictature et celle des impérialistes pratiquent une pseudo-démocratie tant qu'ils ne trouvent pas de vraie opposition à l'intérieur et bombardent et oppriment des peuples entier à l'extérieur.

Ce sont là des généralités qui ne permettent pas de distinguer le fascisme de la démocratie. Les démocraties bourgeoises impérialistes oppriment et bombardent des peuples depuis leur naissance, ça n'en fait pas des dictatures fascistes. Il y a une différence significative entre les deux, qui n'est pas négligeable, au moins pour les peuples "de l'intérieur). Mais les démocraties bourgeoises peuvent aussi réprimer dans le sang le mouvement ouvrier "intérieur) - comme l'ont fait les sociaux démocrates allemands et, de façon plus limitée, Jules Moch en 1947-48. Ca n'en fait toujours pas des régimes fascistes...

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mer 3 Aoû - 13:21

Inutile de rentrer à discuter sur la bonne définition du fascisme. C'est hors sujet et cela ne mène à rien.
Je connais deux définitions; l'une la de Trotski assez classique et juste pour sa période historique où il existait une vaste petite bourgeoise possédante;
L'autre celle de Dimitrov "la dictature terroriste de la bourgeoisie monopoliste" qui peut s'appliquer ...partout. Donc elle perd un peu son caractère de définition et s'approche de celle des trotskystes dite "régime bonapartiste".

Les maoistes par tradition utilisent celle de Dimitrov qui intégrait aussi la participation de la petite bourgeoise mais dans un rôle secondaire.
Celle des trotskystes souffre aujourd'hui de la transformation de la petite bourgeoisie de classe possédante en couche salariée (grosso modo vu qu'ils restent des petits bourgeois possédants et des petits bourgeois salariés mais actionnaires, rentiers à la petit semaine, etc.)et en ayant été plus juste en 1930 et autour de ces années, elle ne peut plus s'appliquer aujourd'hui et "disparaît" à une époque où le terrorisme de la bourgeoise monopoliste est arrivé à des sommets et risque de se développer encore.

Pour les usages de la propagande, le terme fasciste est plus frappant aussi même si des dogmatiques finis feront la fine bouche devant l'entorse aux textes sacrés...de Trotski.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  verié2 le Mer 3 Aoû - 14:20


Elquenosaltaesmomio
celle de Dimitrov "la dictature terroriste de la bourgeoisie monopoliste" qui peut s'appliquer ...partout. Donc elle perd un peu son caractère de définition et s'approche de celle des trotskystes dite "régime bonapartiste".

Il me semble que tu connais mal les positions de Trotsky et des troskystes, qui sur la question du fascisme ne divergent pas à ma connaissance.

Le bonapartisme, c'est un jeu d'équilibre entre les classes sociales, qui permet à un pouvoir bourgeois de disposer d'une relative autonomie, par exemple le pouvoir de Napoléon 3 - qui en est le modèle décrit par Marx. Ce n'est pas la même chose que le fasciste, bien qu'il y ait des points communs dans la mesure où le fascisme a aussi une relative autonomie vis à vis de la bourgeoisie. Toutefois, Trotsky avait envisagé que le nazisme et le fascisme italien évoluent vers une forme de bonapartisme - mais ils n'en ont pas eu le temps.
Pour les usages de la propagande, le terme fasciste est plus frappant aussi même si des dogmatiques finis feront la fine bouche devant l'entorse aux textes sacrés...de Trotski.
Mais non, ce n'est pas une question de purisme dogmatique ! Les concepts marxistes, comme celui de fascisme, permettent de comprendre la société, la situation à un moment donné etc. Parler de fascisme à tout bout de champ, dès qu'un flic lève sa matraque ou tire au flash ball, ce ne permet justement de rien comprendre du tout.
__
Cette discussion n'est pas HS du tout. La théorie fait partie du bilan des maoistes comme de celui des trotskystes. Et il faut bien dire que ce brouet indigeste qui fait appel aux "analyses" du stalinien Dimitrov (entre autres) n'a pas grand chose à voir avec le marxisme. Le marxisme en tant que théorie vivante du prolétariat a cessé d'exister en URSS avec l'instauration du régime stalinien dans les années trente, quand la théorie s'est transformée en moyen de justifier n'importe quelle politique conforme aux intérêts du moment de la bureaucratie...

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Invité le Mer 3 Aoû - 15:05

Et il faut bien dire que ce brouet indigeste qui fait appel aux "analyses" du stalinien Dimitrov (entre autres) n'a pas grand chose à voir avec le marxisme

Il faudrait donc aller puiser chez Vérié pour trouver le marxisme vu les innombrables divergences qu'il a avec ...tout le monde.
Ce "brouet" a au moins le mérite de poser clairement les questions stratégiques et tactiques ce qu'aucun trotskyste se donne la peine, habitués, comme toujours à naviguer à vue. Normal, à part une certaine activité syndical (ou anarcho syndicaliste) pour ceux, rares qui font quelque chose en direction de la classe ouvrière qu'ils ont tout le temps en bouche, ils ne font jamais des incursions dans la politique nationale et quand cela les tombe dessus (c'est ainsi qu'ils le présentent et le ressentent), font tout leur possible , et cette fois-ci avec succès, pour disparaître le plus rapidement possible de la scène avant de fâcher les bourgeois qui les méprisent.

Je ne suis pas d'accord avec eux par exemple sur la question de la non participation aux élections, avec cette définition du fascisme (mais cela me semble très secondaire) mais comme stratégie et tactique elle a des mérites vu qu'elle pose clairement les questions.
Jamais on trouvera quelque chose de la sorte chez les trotskystes qui "théorisent sur tout" mais pensent que ces questions ont été déjà résolues depuis longtemps et qu'une fois que l'on connait son "Programme de Transition" de 1936 il n'y a pas besoin d'en faire plus.

Alors cela donne des virages à veux-tu-en voila, de tout ordre, sous "l'inspiration" momentanée de l'un de leurs menteurs, tous très amis de s'indigner contre le "monolithisme stalinien" et contre le stalinisme en général (concept flou d'où ils mettent tout et son contraire)..;pour pratiquer exactement les mêmes méthodes nécessaires dans une ambiance libérale pour les uns, chaotique même (le NPA) à 100% d'accord pour d'autres (LO) ou la "méthode" de créer un parti dont le programme se "négocie" avec des composantes social-démocrates, révisionnistes, anarcho-syndicalistes avec des méthodes qui feraient fuir un maoïste pourtant habitué au centralisme, (calomnies, entrismes, malhonnêteté et j'en passe).
Et pourtant je les considère des camarades, non pas par libéralisme, tout simplement parce que cette idéologie de la petite-bourgeoisie peut être un allié pour aller de l'avant. tant qu'elle ne se mette pas à crier au "stalinisme!!" deux fois par heure et fasse un peu de travail pour l'émancipation de la classe ouvrière.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  Vérosa_2 le Mer 3 Aoû - 15:36

Jamais on trouvera quelque chose de la sorte chez les trotskystes qui "théorisent sur tout" mais pensent que ces questions ont été déjà résolues depuis longtemps et qu'une fois que l'on connait son "Programme de Transition" de 1936 il n'y a pas besoin d'en faire plus.
Je ne suis pas trotskiste, mais il est totalement ridicule de considérer que ceux qui le sont prennent le Programme de Transition pour une bible. C'est un programme conjoncturel d'une époque révolue, quand bien même il reste dans ce texte quelques lignes de force encore utilisables de nos jours, et cela tout trotskiste conséquent le sait parfaitement.

PS : le PdT fut publié en 1938 et non en 1936.

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Re: Bilan du maoïsme

Message  erouville le Dim 7 Aoû - 16:43

Verosa2,
Relis le programme de transition et tu verras à quel point il est tout sauf conjoncturel!!

La Chine se situe parfaitement dans le cadre du stalinisme international ( "révolution par étapes", "socialisme dans un seul pays", dictature du parti unique, répression et massacres contre les opposants, la bureaucratie organe bourgeois parasitant la propriété sociale centralisée et planifiée qui reste dominante et aussi meilleure agente de la restauration capitaliste et briseuse des véritables révolutions socialistes....)

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Message  Roseau le Mar 8 Jan - 3:56

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Bilan du maoïsme

Message  Byrrh le Ven 28 Juin - 14:04

des travailleurs et de la jeunesse chinoise de la révolution culturelle
Quelle ingénuité...

Je sais que cette organisation n'est pas la pire organisation maoïste qui ait existé, mais quand même, croire encore à cette fable presque un demi-siècle après...

(sans vouloir relancer un long débat - qui a déjà eu lieu - avec Caupo/Convidado de piedra/Estirio Dogante...)

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Re: Bilan du maoïsme

Message  verié2 le Ven 28 Juin - 14:21

Byrrh a écrit:
des travailleurs et de la jeunesse chinoise de la révolution culturelle
Quelle ingénuité...

Je sais que cette organisation n'est pas la pire organisation maoïste qui ait existé, mais quand même, croire encore à cette fable presque un demi-siècle après...

VP a évolué sur pas mal de questions, notamment sur le stalinisme, et n'est en effet pas la pire des organisations maoistes. Néanmoins, il y a des blocages intellectuels et sans doute psychologiques, peut-être aussi organisationnels, qui l'empêchent de rompre avec la mythologie qui a entouré l'apparition de ce courant. C'est un phénomène finalement assez courant qui n'affecte pas que les Maos. Suffit de voir les Lambertistes, avec les forces productives qui ont cessé de croître , ou LO avec la Russie qui serait toujours un "Etat ouvrier dégénéré"...

L'esprit humain et le fonctionnement des organisations sont ainsi faits que, depuis la nuit des temps, il y a des dogmes qui résistent à l'évidence et au bon sens.

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Message  Estirio Dogante le Ven 28 Juin - 16:54

Byrrh a écrit:
des travailleurs et de la jeunesse chinoise de la révolution culturelle
Quelle ingénuité...

Je sais que cette organisation n'est pas la pire organisation maoïste qui ait existé, mais quand même, croire encore à cette fable presque un demi-siècle après...

(sans vouloir relancer un long débat - qui a déjà eu lieu - avec Caupo/Convidado de piedra/Estirio Dogante...)

Surtout quand on n'a pas suffissament d'arguments...

Vous (les trotskystes ou affines) non seulement vous connaissez d'un seul point de vue "journalistique", romancé, bourgeois au fond,  d'une longue période de la révolution chinoise, mais encore, avec vos outils idéologiques vous n'etes pas prêts d'en comprendre l'essence.

La question des alliances, la nature des alliances pendant ce processus, la nature de la révolution démocratique populaire, les formes d'un Front uni, les méthodes de lutte répondant à une stratégie communiste, rien de tout cela. Vous naviguez à coups de barre à droite et à gauche, et vous n'avez jamais saisi ce qui était tout l'art de Mao, la combinaison du général et du particulier; l'unité de la ligne politique avec les masses.

Comment ainsi pouvez vous comprendre la très complexe, masi à la fois le très importante contribution théortique qui signifie la révolution politique dans le cadre d'un état socialiste ainsi déformé soit-il?

Trotski qui n'était pas si perdu qu'un tas d'entre vous et il comprenait mieux certains aspects de la question (notamment lors de l'invasion japonaise) mais vous, comme vous le faites aujourd'hui, vous auriez pris la position des Eiffelites. Et ce n'est pas un procès d'intentions, c'est ce que l'on voit en Lybie et en Syrie.
Les Maos, qui évoluent, ce qui ne vous arrive pas, ont fait la critique d'un tas d'aspects de leur ancienne conception et s'approchent de ce qui peut être valable chez Trotski et ils continuent (chez les trotskystes il y a vraiment peu pour ne pas dire rien autre que leur divisionnisme cronique et leur incapacité complète de faire quoi que ce soit) , mais votre dogmatisme a-historique, vos délires organisationnels, pour ne pas parler du cours erratique de vos "tendences" qui n'ont jamais, nulle part réussi quoi que ce soit, releve ds'un constat accablant.
Ce sont pour la plupart des cercles d'études politiques (ou le bavardage et les délires font la masse des contributions) qui  participent à la lutte syndical mais qui n'ont jamais compris ni le léninisme (qu'ils n'étudient pas pour la plupart. Il n'y que une mauvaise lecture de Trotski souvent) ni comment se faire entendre par les masses.
Hélas les Maos (qui ont aussi des courants divers et contradictoires) ont disparu de la face de la terre, mais depuis un certain temps on voit emerger des nouveaux partis dites maoistes certains qui réflechissent et avancent (inspirés plutot  par les idées marxiste-léninistes). Et qu'ils ont une capacité auto-critique bien en dessus des trotskystes. Ils peuvnet avoir faux sur certains points, mais celui qui n'a pas peché...etc.
Bref, je ne sais pas si c'est le chemin à suivre, mais le chemin du trotskisme, non plus.
Peut-être un mélange du mieux des deux courants, mais peut-être aussi autre chose. Va tu savoir, en tout cas je n'en sais rien, mais les maos c'est des camarades et sur certains points , la Grande Révolutiuon Culturelle Proletarienne, bien en avance des trotskystes.

Et sur un tas d'autres problèmes aussi, sauf, exception de valeur chez des touts petits groupes trotskystes, quelques une remarcables du point de vue théorique, et pas sectaires avec les maos non plus, le Socialist Fight britannique par exemple. Ses documents rejoignent non seulement le meilleur de Trotski mais rejoignent aussi (cela surprendra plus d'un) le meilleur de la pensée dite "maoiste"; léniniste en fait. Et tout simplement parce que celui qui les écrit connait Lénine.

Vous etes encore sur la "révolution bourgeoise en chine" et la "lutte entre factions" pour "expliquer" ces phénomènes.  Si vous y tenez...après tout, vu la contribution des "trotskystes" à lal utte de classes (une suite d'échecs partout ou des positions social-démocrates dès que l'histoire les fait cadeau d'une opportunité) qui ne s'en revendiquent plus ou font une politique dogmatique-gauchiste ou carrément incompréhensible, que est ce que cela peut faire?
Chuis déjà trop vieux et usé pour m'en formaliser, c'est des conneries et basta. Il faut travailler pour l'unité pas pour la division (comme disait Mao)
Je ne suis plus "maoiste", mais je vois que vous n'etes rien non plus. Alors que des gens puissent chercher dans Marx et Lénine des outils idéologiques et dans le meilleur de Mao Tse-tung (que vous ignorez complètement, jusqu'au ridicule parfois) tant mieux.
Jugez-les par ce qu'ils font et ce qu'ils écrivent, pour le reste, sur un tas de trucs ils sont bien plus avancés que vous.


Dernière édition par Estirio Dogante le Ven 28 Juin - 17:08, édité 1 fois

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