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Elections Européennes 2014

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Re: Elections Européennes 2014

Message  Byrrh le Mer 9 Avr - 18:15

Marco Pagot a écrit:Après j'espère juste que tu me sors pas la blague habituelle "vive l'indépendance du berry", sinon je serais très très très déçu...
De façon assez classique, je suis pour le droit des habitants de tel ou tel territoire à disposer d'eux-mêmes. C'est un point sur lequel il n'y a pas lieu de revenir. Par contre, quand quelqu'un me dit "je me sens" ou "je suis surtout Français, Corse, Lorrain, etc. etc." (remplacer par n'importe quel nom de région, de pays, de ville, etc.), cela n'a pas grand sens pour moi, et je ne me sens nullement obligé d'acquiescer. Je trouve cette profession de foi au mieux complètement métaphysique, au pire, ouvrant la voie à des conceptions réactionnaires.

Dans des zones du monde soumises à l'impérialisme et à la violence coloniale (et je crois que nous changeons de sujet), des populations sous direction nationaliste ont été capables d'affaiblir ou d'infliger des défaites à l'impérialisme. Mais en tant que communistes, cela ne fait pourtant pas du nationalisme notre idéal, ni la seule force qui soit envisageable dans le combat contre l'impérialisme dans les pays dominés (cf. Ta Thu Thau et ses camarades, victimes du nationalisme stalinien). De fait, j'ai toujours été gêné de voir des militants d'extrême gauche reproduire sur leur matériel de propagande les drapeaux nationaux de tel ou tel pays dominé par l'impérialisme : il y a là un suivisme qui me semble lourd de conséquences d'un point de vue politique. Mais c'est un très vieux débat. Un débat qui oppose l'internationalisme prolétarien à l'inter-nationalismes des Guevara, Hô Chi Minh et Cie.

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Re: Elections Européennes 2014

Message  mykha le Mer 9 Avr - 22:49

Byrrh a écrit:
Marco Pagot a écrit:Après j'espère juste que tu me sors pas la blague habituelle "vive l'indépendance du berry", sinon je serais très très très déçu...
De façon assez classique, je suis pour le droit des habitants de tel ou tel territoire à disposer d'eux-mêmes. C'est un point sur lequel il n'y a pas lieu de revenir. Par contre, quand quelqu'un me dit "je me sens" ou "je suis surtout Français, Corse, Lorrain, etc. etc." (remplacer par n'importe quel nom de région, de pays, de ville, etc.), cela n'a pas grand sens pour moi, et je ne me sens nullement obligé d'acquiescer. Je trouve cette profession de foi au mieux complètement métaphysique, au pire, ouvrant la voie à des conceptions réactionnaires.

Dans des zones du monde soumises à l'impérialisme et à la violence coloniale (et je crois que nous changeons de sujet), des populations sous direction nationaliste ont été capables d'affaiblir ou d'infliger des défaites à l'impérialisme. Mais en tant que communistes, cela ne fait pourtant pas du nationalisme notre idéal, ni la seule force qui soit envisageable dans le combat contre l'impérialisme dans les pays dominés (cf. Ta Thu Thau et ses camarades, victimes du nationalisme stalinien). De fait, j'ai toujours été gêné de voir des militants d'extrême gauche reproduire sur leur matériel de propagande les drapeaux nationaux de tel ou tel pays dominé par l'impérialisme : il y a là un suivisme qui me semble lourd de conséquences d'un point de vue politique. Mais c'est un très vieux débat. Un débat qui oppose l'internationalisme prolétarien à l'inter-nationalismes des Guevara, Hô Chi Minh et Cie.

99,99% d'accord.
On pourrait d'ailleurs penser que Byrrh n'énonce que des évidences pour un communiste internationaliste.
Et bien, non. En ces temps de merde, il est salutaire de dire et redire que toutes les concessions au nationalisme sont mortifères. Même quand c'est aussi insignifiant et anachronique que le nationalisme corse.
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Re: Elections Européennes 2014

Message  Duzgun le Mer 9 Avr - 23:12

mykha a écrit:99,99% d'accord.
On pourrait d'ailleurs penser que Byrrh n'énonce que des évidences pour un communiste internationaliste.
Et bien, non. En ces temps de merde, il est salutaire de dire et redire que toutes les concessions au nationalisme sont mortifères. Même quand c'est aussi insignifiant et anachronique que le nationalisme corse.
Ce qui ne vous empêche pas d'entretenir des liens avec une organisation indépendantistes aux Antilles. Comme quoi ce n'est pas si simple...
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Re: Elections Européennes 2014

Message  mykha le Mer 9 Avr - 23:22

Comparer la réalité et l'histoire des Antilles et celle de la Corse me parait très peu sérieux.
C'est un autre sujet, mais vraiment, comparer les crétins et mafieux nationalistes corses avec les militants communistes internationalistes antillais, c'est un peu dégueulasse.
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Re: Elections Européennes 2014

Message  Prado le Mer 9 Avr - 23:44

mykha a écrit:Comparer la réalité et l'histoire des Antilles et celle de la Corse me parait très peu sérieux.
C'est un autre sujet, mais vraiment, comparer les crétins et mafieux nationalistes corses avec les militants communistes internationalistes antillais, c'est un peu dégueulasse.

Comme si tous les nationalistes corses étaient "crétins et mafieux"... Embarassed 

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Re: Elections Européennes 2014

Message  mykha le Mer 9 Avr - 23:57

http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/elections-europeennes-texte-de-la-33748

Elections européennes - Texte de la circulaire de Lutte Ouvrière et Combat Ouvrier dans la circonscription d’Outre-Mer
Élection des députés au Parlement européen des 24 et 25 mai 2014 - Outre-Mer
Liste présentée par Lutte Ouvrière et Combat Ouvrier


Ghislaine Joachim-Arnaud
Technicienne de laboratoire
Jean-Marie Nomertin
Employé

Travailleuses, travailleurs, de Martinique, Guadeloupe, Guyane, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, La Réunion, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna

C’est bien un résidu du passé colonial de l’impérialisme français que ce regroupement en une seule circonscription électorale des territoires dispersés sur trois océans et, qui plus est, de les regrouper à l’occasion d’élections dites européennes.

Mais puisque l’État de la bourgeoisie française nous impose ce cadre, souvenons-nous de ce qui est commun à la plupart des régions concernées par-delà la dispersion géographique : un passé fait souvent de conquêtes sanglantes, de domination violente, d’intégration par la force dans l’empire colonial de la France, d’esclavage pour beaucoup et d’oppression pour tous.

La domination coloniale des grandes puissances impérialistes rivales a morcelé des régions et coupé les uns des autres des peuples proches par la géographie. À l’intérieur même de sa zone d’influence coloniale, l’impérialisme français a aiguisé, voire suscité, la méfiance mutuelle entre les peuples pour mieux les dominer. Sa devise a toujours été et est encore « diviser pour régner ».

La forme de cette domination s’est modifiée au fil du temps. Dans certaines ex-colonies, les protections sociales, les services publics ont fini, avec beaucoup de retard et partiellement, par se rapprocher de ceux de la France. Mais se perpétue partout la société divisée en classes : une minorité de privilégiés et une majorité d’exploités et de pauvres.
C’est cette réalité sociale qui rend commun, aujourd’hui encore, le sort de tous ceux qui n’ont ni capitaux, ni actions, ni rentes, et qui n’ont pour vivre que leur capacité de travail.

En tant que travailleurs des départements et des territoires d’outre-mer, nous subissons la même exploitation que les travailleurs de France métropolitaine, mais avec des aspects plus insupportables encore, car les salaires sont souvent plus bas et le chômage plus important encore.
Conviés à élire des représentants au Parlement européen, nous avons toutes les raisons de nous dire que ces élections ne nous concernent en rien. Ce Parlement, comme toutes les institutions de cette Europe où la plupart d’entre nous n’ont aucune chance de mettre le pied, est éloigné de plusieurs milliers de kilomètres. Même si on nous invite tous les cinq ans à l’élection de représentants, nous ne sommes en rien représentés par ce Parlement.
Mais le sommes-nous davantage par l’Assemblée nationale de Paris ? Le sommes-nous davantage même par d’autres institutions de l’État français plus proches de nous géographiquement mais tout aussi éloignées socialement ? Toutes ces institutions représentent, de haut en bas, les préoccupations, les intérêts de la bourgeoisie, de ceux qui vivent de l’exploitation, des grands groupes industriels et financiers pour l’essentiel, et accessoirement les bourgeois et les notables de nos pays.

Ces élections européennes, quels que soient leurs résultats, n’ont pas le pouvoir de changer notre sort. Pas plus que les autres élections. Mais elles nous donnent la possibilité de nous exprimer. Elles nous donnent la possibilité de faire entendre notre camp, celui des travailleurs, des exploités, des pauvres, face à ceux qui nous exploitent et nous oppriment.

Faire entendre le camp des travailleurs

Faire entendre le camp des travailleurs, voilà le sens de la liste conduite par Ghislaine Joachim-Arnaud et présentée dans ces élections européennes, en commun, par Lutte Ouvrière et Combat Ouvrier, qui se réclament du communisme révolutionnaire.

Voter pour cette liste, c’est affirmer la nécessité pour tous les travailleurs d’exprimer leurs propres intérêts de classe face aux partis politiques qui, au-delà de leurs différences, considèrent, tous, l’économie et la société capitalistes comme les seules possibles et qui, lorsqu’ils sont en position de responsabilité, dirigent en fonction des intérêts de la bourgeoisie et des riches.

Voter pour cette liste, c’est affirmer partout que, pour protéger leurs intérêts matériels et moraux, les travailleurs n’ont pas à accepter d’être privés de travail et de salaire. Ils doivent imposer l’interdiction des licenciements, l’embauche de jeunes, en répartissant le travail entre tous sans diminution de salaire.

Voter pour cette liste, c’est affirmer la nécessité de toucher, dans tous les secteurs économiques, des salaires qui permettent de vivre et d’en protéger le pouvoir d’achat par leur indexation sur les hausses de prix.

Voter pour la liste conduite par Ghislaine Joachim-Arnaud, c’est dire qu’il faut enlever au patronat et aux financiers le pouvoir absolu qu’ils exercent sur l’économie, le pouvoir exorbitant de supprimer des emplois ou de ne pas en créer alors que les moyens de le faire existent et que les besoins à satisfaire sont nombreux. Pour cela, la première condition est la suppression des secrets bancaire et commercial afin que chacun puisse vérifier la situation réelle des entreprises capitalistes, des banques, des mines, des plantations, afin que les populations puissent s’opposer aux destructions d’emplois et aux dégâts injustifiés faits à la nature et à l’environnement.

Voter pour la liste conduite par Ghislaine Joachim-Arnaud, c’est se prononcer contre toutes les formes d’inégalité et d’oppression qui perpétuent la domination coloniale.

Voter pour une liste qui se revendique du communisme, c’est prendre la position la plus radicale contre les organisations d’extrême droite qui constituent, toutes, une menace pour la classe ouvrière.

Voter pour cette liste, c’est affirmer les idées de l’internationalisme contre toutes les formes de démagogie nationaliste et contre les préjugés réactionnaires xénophobes et racistes qui poussent sur le fumier d’une société capitaliste en crise.
C’est exprimer non seulement le rejet des partis de la bourgeoisie, mais aussi l’opposition à la bourgeoisie elle-même et à l’organisation capitaliste de l’économie.
C’est se déclarer pour une société sans exploitation, sans oppression et sans barrières séparant et opposant les peuples.


Votez pour la liste Lutte Ouvrière - Combat Ouvrier !

Je vous appelle à voter pour la liste conduite par Ghislaine Joachim-Arnaud et Jean-Marie Nomertin pour faire entendre le camp des travailleurs, pour populariser ses exigences, pour affirmer les perspectives communistes !

Arlette Laguiller


et en insistant:

Voter pour cette liste, c’est affirmer les idées de l’internationalisme contre toutes les formes de démagogie nationaliste et contre les préjugés réactionnaires xénophobes et racistes qui poussent sur le fumier d’une société capitaliste en crise.
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Re: Elections Européennes 2014

Message  Marco Pagot le Jeu 10 Avr - 12:38

mykha a écrit:
Byrrh a écrit:
Marco Pagot a écrit:Après j'espère juste que tu me sors pas la blague habituelle "vive l'indépendance du berry", sinon je serais très très très déçu...
De façon assez classique, je suis pour le droit des habitants de tel ou tel territoire à disposer d'eux-mêmes. C'est un point sur lequel il n'y a pas lieu de revenir. Par contre, quand quelqu'un me dit "je me sens" ou "je suis surtout Français, Corse, Lorrain, etc. etc." (remplacer par n'importe quel nom de région, de pays, de ville, etc.), cela n'a pas grand sens pour moi, et je ne me sens nullement obligé d'acquiescer. Je trouve cette profession de foi au mieux complètement métaphysique, au pire, ouvrant la voie à des conceptions réactionnaires.

Dans des zones du monde soumises à l'impérialisme et à la violence coloniale (et je crois que nous changeons de sujet), des populations sous direction nationaliste ont été capables d'affaiblir ou d'infliger des défaites à l'impérialisme. Mais en tant que communistes, cela ne fait pourtant pas du nationalisme notre idéal, ni la seule force qui soit envisageable dans le combat contre l'impérialisme dans les pays dominés (cf. Ta Thu Thau et ses camarades, victimes du nationalisme stalinien). De fait, j'ai toujours été gêné de voir des militants d'extrême gauche reproduire sur leur matériel de propagande les drapeaux nationaux de tel ou tel pays dominé par l'impérialisme : il y a là un suivisme qui me semble lourd de conséquences d'un point de vue politique. Mais c'est un très vieux débat. Un débat qui oppose l'internationalisme prolétarien à l'inter-nationalismes des Guevara, Hô Chi Minh et Cie.

99,99% d'accord.
On pourrait d'ailleurs penser que Byrrh n'énonce que des évidences pour un communiste internationaliste.
Et bien, non. En ces temps de merde, il est salutaire de dire et redire que toutes les concessions au nationalisme sont mortifères. Même quand c'est aussi insignifiant et anachronique que le nationalisme corse.

Je baille.

_________________
http://www.petitionfuriani.com/
Catastrophe de Furiani - 5 mai 1992
La catastrophe de Furiani ne doit jamais être oubliée et ce, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Un devoir de mémoire est indispensable : Furiani mai più.
Nous demandons qu'aucun match de football professionnel ne soit plus dorénavant joué en France un 5 mai. Nous sollicitons par conséquent l'inscription de ce fait dans les règlements de la FFF et de la LFP.
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Re: Elections Européennes 2014

Message  Marco Pagot le Jeu 10 Avr - 12:45

mykha a écrit:Comparer la réalité et l'histoire des Antilles et celle de la Corse me parait très peu sérieux.
C'est un autre sujet, mais vraiment, comparer les crétins et mafieux nationalistes corses avec les militants communistes internationalistes antillais, c'est un peu dégueulasse.

Je baille encore.

Faut vraiment que je me décide à remettre au propre et à jour sur mon analyse marxiste de la question corse, avec étude des structures économiques et sociales de la Corse depuis le moyen-âge, époque où apparait pour la première fois un sentiment national corse.

Quand au couplet sur les crétins et mafieux... Toujours la même chose...

Sinon, si ça vous intéresse, vous saurez que la structure économique actuelle de la Corse est assez similaire à celle des Antilles...  king 

Et je pourrais dire aussi, en passant, que la loi du developpement inégal et combiné se valide empiriquement en Corse...

_________________
http://www.petitionfuriani.com/
Catastrophe de Furiani - 5 mai 1992
La catastrophe de Furiani ne doit jamais être oubliée et ce, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Un devoir de mémoire est indispensable : Furiani mai più.
Nous demandons qu'aucun match de football professionnel ne soit plus dorénavant joué en France un 5 mai. Nous sollicitons par conséquent l'inscription de ce fait dans les règlements de la FFF et de la LFP.
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Re: Elections Européennes 2014

Message  Giaches_de_Wert le Jeu 10 Avr - 13:55

Duzgun a écrit:
mykha a écrit:99,99% d'accord.
On pourrait d'ailleurs penser que Byrrh n'énonce que des évidences pour un communiste internationaliste.
Et bien, non. En ces temps de merde, il est salutaire de dire et redire que toutes les concessions au nationalisme sont mortifères. Même quand c'est aussi insignifiant et anachronique que le nationalisme corse.
Ce qui ne vous empêche pas d'entretenir des liens avec une organisation indépendantiste aux Antilles. Comme quoi ce n'est pas si simple...

Combat Ouvrier ne se réclame pas de "l'indépendantisme".
D'après le texte cité

Le "Manifeste" se situait donc sur le terrain des idées révolutionnaires défendues par les Bolcheviks, par Lénine et Trotsky durant les premières années de la 3ème Internationale.

L'affirmation d'un tel programme ne manqua pas de provoquer une vive hostilité venant des courants nationalistes. Ce qui n'a rien d'étonnant, car faire connaître aux travailleurs ce qui constitue leur véritable programme politique, les appeler à se constituer en classe indépendante de toutes les autres, avec leur propre drapeau, avec leur propre parti et en luttant hardiment pour prendre la tête de la lutte pour l'indépendance des Antilles, tout cela allait contre les intérêts de la petite bourgeoisie nationaliste. Car dans toutes les luttes de libération nationale qui se sont déroulées après la Deuxième Guerre Mondiale, les courants nationalistes avaient toujours pu capter à leur profit, donc finalement au profit de la bourgeoisie, la combativité et l'héroïsme des couches pauvres des peuples opprimés par l'impérialisme. Ils avaient toujours pu fondre la classe ouvrière dans des fronts nationalistes et lui interdire de jouer ainsi le moindre rôle politique indépendant.
ces camarades appelaient, dans une certaine situation politique qui n'existe plus aujourd'hui, la classe ouvrière à postuler "hardiment pour prendre la tête de la lutte pour l'indépendance des Antilles..."
Rappelons aussi le slogan figurant en exergue sur chaque parution de "Combat Ouvrier"
Pour la construction d'un parti ouvrier révolutionnaire en Martinique et en Guadeloupe
Pour l'émancipation nationale des peuples de Martinique et de Guadeloupe
Pour la reconstruction de la IVème Internationale


Dernière édition par Giaches_de_Wert le Jeu 10 Avr - 15:58, édité 1 fois

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Re: Elections Européennes 2014

Message  gérard menvussa le Jeu 10 Avr - 14:07

Parfaitement, et la baisse (relative) des courants nationalistes "bourgeois" (surtout quand ils ont commencé a conquérir de "petiites positions" institutionnelles) a rendu ce combat moins urgent pour Combat Ouvrier, d'autant que l'echec des solutons indépendantistes dans la région, et la politique de subvention massive a porté un coup sévére à l''idée même d'indépendance dans la région caraïbe.
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Re: Elections Européennes 2014

Message  Roseau le Sam 12 Avr - 8:46

Le flou est tel dans le PG sur l’Europe, entre électoralisme
et volonté d’aménager l’UE capitaliste,
que le livre que Jacques Généreux doit publier à ce sujet a été reporté quatre fois …
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Re: Elections Européennes 2014

Message  Babel le Sam 12 Avr - 9:44

La Gauche face à l’Union européenne

Cette contribution a été présentée le 2 mars 2014 à l'occasion de la conférence intitulée « La gauche face à la crise capitaliste et l’union européenne » organisée par ANTARSYA à Paris. L’auteur, Panagiotis Sotiris, est notamment membre du comité central de coordination d’ANTARSYA, la gauche anticapitaliste grecque.


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Re: Elections Européennes 2014

Message  Babel le Mer 16 Avr - 8:14

Roseau le a écrit:Le flou est tel dans le PG sur l’Europe, entre électoralisme
et volonté d’aménager l’UE capitaliste,
que  le livre que Jacques Généreux doit publier à ce sujet a été reporté quatre fois …
Peut-être est-ce pour tenter d'estomper les points de friction les plus saillants au yeux de l'opinion, tel que celui de la sortie de la France de la zone euro ?

Le PG n'en exclut désormais plus la possibilité, comme l'indique l'entretien accordé par Généreux à rue 89 le 16 novembre dernier : http://rue89.nouvelobs.com/2013/11/16/jacques-genereux-priorite-cest-sauver-leurope-leuro-247475 .

Or, l'hostilité du PC à ce genre de mesure ne date pas d'hier. Un argumentaire récent la renouvelle, préférant y substituer une "réponse offensive de transformation de l'euro" : http://seignanx.pcf.fr/sites/default/files/5-sortir_de_leuor_.pdf

Enfin pour Tsipras, leur tête de gondole européenne, il n'en est pas davantage question : http://www.challenges.fr/economie/20140204.CHA0006/tsipras-ce-grec-qui-veut-secouer-l-europe-sans-quitter-l-euro.html

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Re: Elections Européennes 2014

Message  Roseau le Mer 16 Avr - 14:46

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Re: Elections Européennes 2014

Message  stef le Sam 19 Avr - 10:35

LO à propos du projet d'accord transatlantique (qui sera un thème de la campagne européenne) :

Il est certain que ce projet de traité, cet accord entre grandes puissances capitalistes, n’a pas pour objectif de s’opposer aux ravages que cause l’économie capitaliste en crise. (...) Mais en faire un objectif de lutte pour les travailleurs, c’est les orienter vers de faux débats, c’est leur demander de prendre parti entre différentes politiques de la bourgeoisie. C’est faire diversion par rapport aux intérêts des exploités.

ou
Contre le « grand marché transatlantique », une propagande nationaliste à peine voilée

Source : Lutte de Classe - n°159

stef

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Re: Elections Européennes 2014

Message  Eugene Duhring le Sam 19 Avr - 10:58

stef a écrit:LO à propos du projet d'accord transatlantique (qui sera un thème de la campagne européenne) :

Il est certain que ce projet de traité, cet accord entre grandes puissances capitalistes, n’a pas pour objectif de s’opposer aux ravages que cause l’économie capitaliste en crise. (...)  Mais en faire un objectif de lutte pour les travailleurs, c’est les orienter vers de faux débats, c’est leur demander de prendre parti entre différentes politiques de la bourgeoisie. C’est faire diversion par rapport aux intérêts des exploités.

ou
Contre le « grand marché transatlantique », une propagande nationaliste à peine voilée

Source : Lutte de Classe - n°159
La lecture de ce n° de Lutte de Classe m'a donné la nausée. Celle notamment de confondre les organisations dites à gauche et le FN au prétexte que des deux côtés on revendique un non au traité transatlantique. Le reste du texte est à l'avenant. Je suis effaré par la tournure politique que prend LO, tournure qui suintait déjà avant mais qui aujourd'hui est affirmée sans aucune retenue.

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Re: Elections Européennes 2014

Message  Roseau le Sam 19 Avr - 11:17

Encore une fois, la direction de LO cède à un gauchisme purement propagandiste.
La Commission Européenne et les gouvernements du capital dont elle est la représentation
se plient aux intérêts du capital.
Toute campagne électorale doit défendre une alternative socialiste,
surtout dans la crise en cours.
Mais cela n'exclue pas, au contraire, de défendre les acquis du mouvement ouvrier.
Or le projet de Grand Marché Transatlantique
remet en cause des acquis, sur la santé, sur l'information
ou sur la protection des consommateurs,
avec en plus l'introduction de juridictions privées.
Pourquoi ne pas défendre ces acquis comme nous en défendons d'autres.
Rien n'oblige LO à suivre le délire nationaliste et honteux du PG,
qui fait campagne avec "Non à l'Europe américaine".
Mais tout devrait l'engager à défendre les acquis,
en affirmant que seule l'expropriation du capital permet leur défense et extension durable.
Pour information sur le sujet, voir le fil dédié ici:
http://forummarxiste.forum-actif.net/t2885-accord-transatlantique?highlight=accord
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Re: Elections Européennes 2014

Message  mykha le Sam 19 Avr - 13:02

Dommage de se limiter à quelques lignes de l'article de la LdC intitulé :
"La lutte contre l’accord de libre-échange États-Unis-Europe, une nouvelle diversion"

http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/la-lutte-contre-l-accord-de-libre

Pour juger, apprécier ou critiquer, mieux vaut ne pas se limiter à une phrases ou quelques lignes:

L'introduction:

On entend de plus en plus parler du projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, appelé « grand marché tran­s­atlantique » (GMT) ou encore parfois « accord de partenariat transatlantique » (APT). Ce projet est brandi comme une menace par des courants politiques variés, à gauche comme à droite. À gauche, on retrouve une nébuleuse qui s’est déjà rassemblée sur le thème de « l’antilibéralisme » : des écologistes au Parti communiste (PCF) en passant par le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, jusqu’au Nouveau parti anticapitaliste (NPA). À droite et à l’extrême droite, on retrouve Marine Le Pen et d’autres souverainistes.
Ce mélange en lui-même devrait déjà jouer le rôle de signal d’alarme pour tous ceux qui se situent dans le camp des travailleurs. Se retrouver côte à côte dans un combat politique avec Marine Le Pen, une des pires ennemies des exploités, devrait agir comme un repoussoir. Et comme ce traité de libre-échange, s’il se met effectivement en place, devra être ratifié par le Parlement qui va être élu lors des prochaines élections européennes, il est probable que cela devienne un thème de campagne voire se retrouve en son centre.
À entendre ceux qui veulent en faire un axe de campagne, ce traité représenterait une menace terrible contre les travailleurs. Patrick Le Hyaric, dirigeant du PCF et rédacteur en chef de L’Humanité, a même écrit un ouvrage sur ce « grand marché transatlantique » intitulé, sans rire, Dracula contre les peuples. Il est certain que ce projet de traité, cet accord entre grandes puissances capitalistes, n’a pas pour objectif de s’opposer aux ravages que cause l’économie capitaliste en crise. Comme tout ce que concoctent les États capitalistes au service de leurs multinationales, tout ce qui pourra sortir de ces tractations se fera sur le dos des exploités et des couches populaires en général, de part et d’autre de l’Atlantique, et même au-delà. Dans cette économie capitaliste où la bourgeoisie décide de tout et dicte à son État sa politique, il ne peut pas en être autrement. Mais en faire un objectif de lutte pour les travailleurs, c’est les orienter vers de faux débats, c’est leur demander de prendre parti entre différentes politiques de la bourgeoisie. C’est faire diversion par rapport aux intérêts des exploités.

Contre le « grand marché transatlantique », une propagande nationaliste à peine voilée

Au-delà des hauts cris des opposants à ce projet de traité, il est instructif de relever les arguments et les exemples qu’ils utilisent, toujours les mêmes.
Selon eux, si un tel traité voyait le jour, le géant Monsanto pourrait vendre ses produits contenant des OGM ; le groupe Yum !, possédant les restaurants Kentucky Fried Chicken (KFC), pourrait imposer ses poulets désinfectés au chlore ; ou encore des groupes pétroliers comme le texan Schuepbach pourraient contourner l’interdiction de la fracturation hydraulique et exploiter le gaz de schiste… français !
Dans l’éditorial du mois de mars du journal Le Monde diplomatique, Serge Halimi a ainsi résumé : « Le bond en avant du libre-échange et de l’atlantisme risque d’obliger les Européens à importer de la viande aux hormones, du maïs génétiquement modifié, des poulets lavés au chlore.  » Patrick Le Hyaric, dirigeant du PCF, écrivait quant à lui dans l’éditorial de l’Humanité du 14 février : « C’est l’organisation de la grande braderie des intérêts nationaux et européens. C’est le sacrifice de notre élevage et de notre gastronomie.
C’est la poursuite de la destruction de notre industrie, de la culture, de nos services publics et des marchés publics ouverts au pied de biche, jusqu’à la livraison en pâture de nos données personnelles et de nos vies intimes aux mastodontes Google et Yahoo pour nous surveiller et en faire commerce.  » Sur son site Internet, Jean-Luc Mélenchon avait mis en ligne le 13 décembre 2013 un article intitulé « Dinde de Noël au chlore », dans lequel on pouvait lire : « Cette semaine à Washington, messes basses dans le dos des Européens. »

Sous une forme ou sous une autre, c’est la même rengaine présentant les multinationales américaines comme le danger à combattre en priorité, c’est-à-dire plaçant le problème sur le terrain nationaliste. Terrain sur lequel Marine Le Pen trouve tout à fait son compte, prétendant, elle, parler au nom des paysans français. Ainsi, lors de sa visite au Salon de l’agriculture le 25 février, elle a déclaré : « Les nombreux élus que nous enverrons au Parlement européen mèneront la guerre contre le traité de libre-échange transatlantique » car, selon elle, ce traité va « organiser un dumping systématique  » de la production agricole française au profit des éleveurs et agriculteurs américains. « Ce ne sont pas les Américains qui vont s’adapter à nos normes ! » a-t-elle déclaré. Puis, pour finir : « Ce projet est une condamnation à mort pour l’immense majorité de nos agriculteurs. »
Il est donc de bon ton de dénoncer la volonté de domination des multinationales américaines. Pourtant, il s’avère que ce ne sont pas elles qui ont le plus besoin de la libéralisation associée au marché transatlantique. Un représentant de longue date du courant altermondialiste, Raoul-Marc Jennar, ex-militant du NPA, qui lui aussi a écrit un ouvrage intitulé Le grand marché trans­atlantique : la menace sur les pays d’Europe, a avoué lors d’une interview récente : « Ce dont nous parlons, ce n’est pas de ce que les États-Unis demandent, mais c’est de ce que les Européens demandent : abaisser les droits de douane, abaisser les barrières non tarifaires, c’est-à-dire les normes, mettre en place des mécanismes de règlement des différends, c’est-à-dire de groupes de règlements privés plutôt que le recours aux juridictions officielles. Tout cela, c’est ce que les vingt-huit États de l’Union européenne ont demandé à la Commission de négocier. » (Blog Médiapart de Pascale Fourier, 22 mars 2014)
En réalité, à cause de l’étroitesse de leur marché national, les trusts européens, et entre autres les trusts français, ont un besoin presque vital de se voir ouvrir au maximum le marché américain. Pour les trusts américains, l’ouverture du marché européen est moins essentielle. Fidèle représentante des intérêts capitalistes français, la ministre socialiste du Commerce extérieur, Nicole Bricq, a ainsi déclaré dans une tribune au Huffington Post : « Pour que nos entreprises [françaises] soient dans le wagon de tête de la mondialisation, elles doivent être aux États-Unis et dessiner avec des partenaires américains la frontière technologique.  »

Enfin, ceux qui présentent ce futur traité comme une menace sans précédent mettent également en avant la création d’une instance d’arbitrage internationale qui serait chargée de trancher les litiges entre un investisseur et un État. Ce tribunal privé permettrait à des multinationales d’assigner en justice un État au prétexte de « protéger les investissements ». Ce type de tribunal existe dans le cadre de l’ALENA en Amérique du Nord. Sur le sujet, le journal Le Canard enchaîné, partie prenante lui aussi de la campagne contre le marché transatlantique, donne un exemple frappant dans son édition du 15 mars. La ville de Windsor au Canada est reliée à la ville américaine de Detroit par un unique pont constamment embouteillé. Elle a donc décidé de faire construire un deuxième pont. Mais elle a été poursuivie en justice par l’entreprise privée possédant le pont embouteillé, sous prétexte que « la construction d’un nouveau pont est une expropriation de son investissement et qu’elle bénéficie d’un droit exclusif au franchissement de la rivière par un seul pont  ».
Cet exemple est assurément choquant. Mais faire croire que ce sont les multinationales américaines qui sont les sangsues les plus voraces pour les budgets publics en France, c’est éluder tout le parasitisme des groupes français. Il n’est pas nécessaire d’aller chercher aussi loin, ni même d’avoir à imaginer une nouvelle justice privée, pour trouver des exemples aussi écœurants.
Le droit commercial actuel français permet tout à fait cela. En 2013, Angers Loire Métropole a versé 500 000 euros à Décathlon et cela va se reproduire tous les ans jusqu’en 2016, pour un montant total de deux millions d’euros. Au nom de quoi Décathlon, propriété de la famille Mulliez, qui possède Auchan, peut-il réclamer cette somme ? Ces deux millions sont une pénalité que le groupe fait payer à l’agglomération angevine pour ne pas avoir réalisé la bretelle routière promise en 2007 pour obtenir l’installation d’un magasin. Et Décathlon aura le beurre et l’argent du beurre, car l’agglomération d’Angers a assuré que la bretelle serait effectivement construite en 2016 !
Les multinationales n’ont absolument pas besoin d’un traité de plus pour piller les caisses de l’État et même le traîner devant les tribunaux si cela leur permet de toucher opportunément un pactole supplémentaire.

Le libéralisme, une seule des faces du capitalisme

Dans cette campagne qui se met en place contre l’accord de libre-échange transatlantique, la cible qui fait l’unanimité est, une fois de plus, selon le terme consacré, le « libéralisme ». En fait, depuis les mobilisations nationales et internationales du mouvement altermondialiste, comme celles contre l’AMI, l’OMC ou la Constitution européenne, le terme de libéralisme s’est largement imposé pour symboliser tout ce qu’il y aurait de nuisible dans l’économie capitaliste.
Or, le fait de dénoncer le libéralisme et non le capitalisme n’est pas anodin. Cela sous-entend qu’il y aurait un bon capitalisme possible, un capitalisme « raisonnable ». Et surtout, cela évite de poser le problème de l’organisation économique qu’il faudrait mettre à la place du capitalisme. Le libéralisme n’est pourtant pas une nouveauté. Dès les débuts du mouvement ouvrier, alors que le capitalisme était en plein essor en Angleterre, Marx avait démystifié la propagande libre-échangiste des capitalistes anglais, dont l’industrie était à l’époque presque sans rivale. Les capitaines d’industrie britanniques se battaient pour abattre les barrières douanières des autres pays. Ils voulaient aussi faire tomber les barrières douanières anglaises qui renchérissaient les prix des céréales et protégeaient ainsi les rentes des grands propriétaires fonciers anglais.
Dans un discours sur le libre-échange, en janvier 1848, Marx dénonça les promesses des libéraux anglais qui prétendaient que celui-ci ferait baisser les prix et, par contrecoup, augmenterait le pouvoir d’achat des travailleurs. Il montra que, si les prix allaient sûrement baisser, ce seraient les capitalistes qui en profiteraient pour faire baisser les salaires. Il soulignait ainsi : « Pour nous résumer : dans l’état actuel de la société, qu’est-ce donc que le libre-échange ? C’est la liberté du capital. Quand vous aurez fait tomber les quelques entraves nationales qui enchaînent encore la marche du capital, vous n’aurez fait qu’en affranchir entièrement l’action.  » Mais pour mieux ajouter : « Tant que vous laissez subsister le rapport du travail salarié au capital, l’échange des marchandises entre elles aura beau se faire dans les conditions les plus favorables, il y aura toujours une classe qui exploitera, et une classe qui sera exploitée.  »
Pour Marx, ni le libre-échange ni le protectionnisme ne pouvaient servir aux ouvriers britanniques de drapeau pour leur émancipation. Et il concluait son discours en affirmant : « Ne croyez pas, Messieurs, qu’en faisant la critique de la liberté commerciale nous ayons l’intention de défendre le système protectionniste. On se dit ennemi du régime constitutionnel, on ne se dit pas pour cela ami de l’Ancien régime.  »
Dans cette dernière phrase, Marx faisait allusion au combat politique que le prolétariat devait mener en France contre la monarchie constitutionnelle bourgeoise de Louis-Philippe, sans pour autant se jeter dans les bras des royalistes de l’Ancien régime.
À l’époque de Marx, le libéralisme de la bourgeoisie anglaise se heurta la plupart du temps au protectionnisme des bourgeoisies française, belge, néerlandaise ou allemande dont l’industrie faisait ses premiers pas. Pour constituer un marché national propre pour leurs produits, ces bourgeoisies continentales renchérissaient artificiellement les produits anglais et faisaient payer le prix fort à leur population. La condition de la classe ouvrière d’alors, que ce soit dans l’Angleterre libre-échangiste ou la France ou l’Allemagne protectionnistes, était misérable. Ce n’est que l’essor du mouvement ouvrier dans ces pays qui changea la donne et permit d’arracher par la lutte des concessions à la bourgeoisie.

Les Etats au service des multinationales

Depuis cette époque, le système capitaliste et les rapports de force entre les grandes puissances ont bien sûr évolué. Au fil des cycles de crise et d’expansion économique, des concentrations industrielles et bancaires gigantesques ont émergé dans les pays capitalistes les plus puissants. Ces trusts sont devenus les vrais dirigeants de la société. Et, par leur poids économique et leurs liens innombrables dans les appareils d’État de leurs pays respectifs, ils dictent leur politique aux États. Libre-échange et protectionnisme ne sont toujours que deux aspects non pas contradictoires mais complémentaires des politiques de la classe capitaliste.
Cette domination des grands trusts sur les États, qui date au bas mot d’une centaine d’années, fait qu’il est absurde de penser que les appareils d’État puissent représenter des intérêts différents de ceux des grands trusts. Or, dans la propagande des antilibéraux, la casse des services publics et le recul de la protection sociale seraient la conséquence de choix politiques fait sous l’influence de la pensée libérale. Il suffirait que des politiciens antilibéraux accèdent aux manettes du pouvoir pour protéger et rétablir cet étatisme social qui se délite.
Il faut rappeler d’où vient cet étatisme social. Dans la plupart des pays européens, il a été mis en place au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, à un moment où la bourgeoisie pouvait craindre des révoltes ouvrières comme celles qui avaient secoué l’Europe juste après la Première Guerre mondiale. Par ailleurs, il fallait reconstruire et remettre en route l’appareil de production. Il fallait même le moderniser. Pour tout cela, la bourgeoisie s’est appuyée sur son appareil d’État. Celui-ci a concentré entre ses mains les secteurs clés de l’économie comme les banques, les transports ou encore l’énergie, pour fournir à bas prix des services et des produits essentiels aux industries restées privées, afin d’optimiser leurs profits.
Envers les travailleurs, l’État a mis en place des services sociaux comme celui de la Sécurité sociale. Il avait besoin d’une part d’acheter une certaine paix sociale et d’autre part de minimiser le coût d’un système de santé permettant au patronat d’avoir à sa disposition une classe ouvrière en état d’être exploitée, et cela malgré les conséquences de la guerre et malgré l’intensification considérable de l’exploitation dans cette période de reconstruction. Dans cette sale besogne, tout les partis de la bourgeoisie furent mis à contribution, mais surtout ceux qui avaient un crédit auprès des travailleurs, comme en France le PCF qui, pour la première fois de son histoire, accéda aux responsabilités gouvernementales. Il pesa de tout son poids pour étouffer la contestation ouvrière qui montait et fut un des plus actifs propagandistes de la « reconstruction nationale ». Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui les dirigeants du PCF fassent référence à cette période de l’après-guerre avec la fierté du devoir accompli... envers la bourgeoisie, s’entend.
Mais, avec la crise des années 1970, les besoins des capitalistes ont changé. Le marasme dans lequel s’enfonçait de plus en plus l’économie les poussa à chercher frénétiquement des placements pour leurs capitaux. Alors, les entreprises publiques développées avec l’argent de l’État, avec leurs marchés captifs, sont devenues des morceaux de choix et ont été privatisées à tour de bras. Par ailleurs, par l’intermédiaire de la dette publique, le système financier est venu vampiriser toujours plus les caisses de l’État, le poussant par un autre bout à réduire les budgets des services publics et sociaux.

C’est pour cela qu’au cours de ces dernières décennies, les gouvernements sont constamment revenus sur tout ce qui avait été mis en place comme services sociaux il y a soixante-dix ans. Mais, que ce soit en 1945 ou aujourd’hui, l’État a toujours été un serviteur fidèle des intérêts de la bourgeoisie, sachant tout simplement s’adapter à ses besoins. Évidemment, quand les dirigeants des partis politiques qui étaient au pouvoir ou qui, comme Marine Le Pen, rêvent d’y parvenir, sont dans l’opposition, ils peuvent jouer l’indignation devant les attaques contre les services publics, démagogie électorale oblige.
C’est là que la dénonciation du libéralisme leur est bienvenue pour apparaître radicaux à bon compte. Mais, de retour au pouvoir, ils appliquent tous, le petit doigt sur la couture du pantalon, ce que la bourgeoisie leur dicte.
La dégradation des services publics est une attaque importante contre le niveau de vie des travailleurs. La cause n’en est pas le libéralisme, mais la soif de profit du grand patronat, son parasitisme de plus en plus pesant. La bourgeoisie pense depuis longtemps que les caisses de l’État lui sont acquises. Les investissements publics ont toujours joué le rôle de commandes assurées et très chèrement payées aux entreprises privées. Mais avec l’approfondissement de la crise, pour continuer d’accroître leurs profits, les capitalistes ont besoin de puiser plus immédiatement et plus directement dans les caisses publiques, quelles qu’en soient les conséquences.
Aucun gouvernement au service de la bourgeoisie ne reviendra sur cette évolution catastrophique des services publics. Car il est hors de question pour la bourgeoisie de rendre toutes les bonnes affaires sur lesquelles elle a mis la main : il s’agit de toutes les entreprises privatisées, mais aussi de tous les services publics où les intérêts privés se sont immiscés, comme celui de la santé avec les cliniques privées ou les innombrables petites privatisations partielles.
***
Il en est donc des services publics comme de la situation générale de la classe ouvrière : la solution ne peut venir que d’une mobilisation consciente des travailleurs se battant pour des objectifs clairs et qui ne soient pas des miroirs aux alouettes.

Et c’est bien là où toutes les lubies des antilibéraux sont nocives. S’il est tout à fait légitime de s’inquiéter de ce que la bourgeoisie et son État manigancent, il ne faut pas se laisser embarquer dans des combats derrière des objectifs à la fois utopiques et dérisoires. Et l’opposition aux traités de libre-échange internationaux en est un exemple.
Combien de projets de traités enclenchés n’ont pas abouti, non parce que certaines conséquences auraient été néfastes pour les populations mais parce que les bourgeois ne se sont tout simplement pas mis d’accord ? Le mouvement altermondialiste a pris un essor important, notamment à partir de la mobilisation internationale à Seattle en 1999 contre l’OMC. Il se trouve que les discussions en vue de la libéralisation des échanges économiques mondiaux ont été gelées, non pas à cause du mouvement altermondialiste, mais bien plus à cause de la dernière phase de la crise économique mondiale. Est-ce que cela a empêché si peu que ce soit la situation des travailleurs et des populations pauvres dans le monde de se dégrader considérablement ces dernières années ?
Et puis, il y a d’un côté ces grands traités de libre-échange internationaux qui, même quand on nous dit qu’ils se préparent dans le plus grand secret, se déroulent au bout du compte sous les projecteurs de toutes les caméras. Mais il y a aussi tous les traités bilatéraux ou partiels que les pays riches imposent continuellement à tous les pays pauvres, et qui eux se mettent en place en toute discrétion.
Enfin, et c’est l’essentiel, il y a tout ce que les trusts des pays capitalistes du monde entier imposent çà et là sans le moindre traité, sans la moindre autorisation, simplement par la raison du plus fort, car c’est comme cela que fonctionne l’économie capitaliste. Les traités et toutes les lois, nationales et internationales, ne viennent en réalité bien souvent que consacrer ce qui se faisait déjà avant dans les faits.
Alors, face à toutes ces diversions, face à tous ceux qui cherchent à entraîner les travailleurs sur des voies qui ne sont que des impasses et en plus ont des relents chauvins, il faut au contraire affirmer les intérêts politiques généraux du camp des travailleurs, qui ont pour principes de base la lutte contre la domination de la bourgeoisie quelle que soit la politique dans laquelle elle se drape, et l’internationalisme. Et le drapeau de la classe ouvrière ne réclame pas des barrières douanières, mais « prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! »

C'est vrai qu'il n'est pas toujours facile, surtout en période de crise capitaliste, de tenir des positions internationalistes.
Il peut paraître plus simple, plus dans l'air du temps de la "gauche radicale", d'emboiter le pas, même de façon un peu critique, de ceux qui surfent sur des réactions nationalistes et "antilibérales", voire "anticapitalistes", surtout pour ne pas employer le mot honteux "Communiste".
LO se revendique clairement du communisme internationaliste et c'est de ce point de vue que l'article est rédigé.
Que ça ne plaise pas à tout le monde, même dans "la gauche de la gauche", ça se comprend.
Et ça confirme simplement que LO ne fait pas partie de cette gauche de la gauche, rien de bien nouveau.
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Message  tomaz le Sam 19 Avr - 13:16


les arguments proposés dans les textes de LO sont justes mais n'empeche en rien de lutter contre cet accord qui est un nouvel instrument du capital contre les travailleurs, ce n'est pas faire le lit du nationalisme de lutter contre cet accord c'est montrer que le capital se fout des frontières et que justement en luttant contre c'est faire preuve d'internationalisme. En laissant cela aux seuls mains des fascistes du fn, c'est se tirer une balle dans le pied. Et les axes de campagnes du npa aux futurs élections ne se limitent pas à cela...
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Re: Elections Européennes 2014

Message  mykha le Sam 19 Avr - 13:40

tomaz a écrit:
les arguments proposés dans les textes de LO sont justes mais n'empeche en rien de lutter contre cet accord qui est un nouvel instrument du capital contre les travailleurs, ce n'est pas faire le lit du nationalisme de lutter contre cet accord c'est montrer que le capital se fout des frontières et que justement en luttant contre c'est faire preuve d'internationalisme. En laissant cela aux seuls mains des fascistes du fn, c'est se tirer une balle dans le pied. Et les axes de campagnes du npa aux futurs élections ne se limitent pas à cela...

On peut faire campagne contre l'Union Européennes, contre "les technocrates de Bruxelles", contre l'OMC, contre le FMI, contre tous les traités et institutions sensées réguler la circulation mondiales des capitaux et des marchandises.
Si nécessité il y a , c'est de profiter de toutes les occasions pour dénoncer le véritable ennemi des travailleurs : le système capitaliste; et de ne pas les emmener sur des leurres, sur des diversions visant certaines institutions internationales.
Et contrairement à toi, je ne pense pas qu'on puisse faire les deux, à un moment où justement il s'agit de montrer qu'il n'y a pas d'autre gauche que celle qui, plus ou moins dure ou molle, sert les intérêts du capital, à un moment où la seule alternative à propager et défendre, c'est celle de la lutte de classe contre le capitalisme et pas pour un quelconque refus ou aménagement des traités, présents ou à venir.
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Re: Elections Européennes 2014

Message  Eugene Duhring le Sam 19 Avr - 14:15

mykha a écrit:Dommage de se limiter à quelques lignes de l'article de la LdC intitulé :
"La lutte contre l’accord de libre-échange États-Unis-Europe, une nouvelle diversion"

http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/la-revue-lutte-de-classe/serie-actuelle-1993/article/la-lutte-contre-l-accord-de-libre

Pour juger, apprécier ou critiquer, mieux vaut ne pas se limiter à une phrases ou quelques lignes:

Excuse-moi mais quand un article commence par ce préambule :
On entend de plus en plus parler du projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, appelé « grand marché tran­s­atlantique » (GMT) ou encore parfois « accord de partenariat transatlantique » (APT). Ce projet est brandi comme une menace par des courants politiques variés, à gauche comme à droite. À gauche, on retrouve une nébuleuse qui s’est déjà rassemblée sur le thème de « l’antilibéralisme » : des écologistes au Parti communiste (PCF) en passant par le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, jusqu’au Nouveau parti anticapitaliste (NPA). À droite et à l’extrême droite, on retrouve Marine Le Pen et d’autres souverainistes.
Ce mélange en lui-même devrait déjà jouer le rôle de signal d’alarme pour tous ceux qui se situent dans le camp des travailleurs. Se retrouver côte à côte dans un combat politique avec Marine Le Pen, une des pires ennemies des exploités, devrait agir comme un repoussoir.
Je n'ai aucune envie de lire le reste !
Ce mélange, se retrouver dans un combat politique côte à côte avec l'extrême-droite est une saloperie sans nom que rien ne peut justifier ni dans le reste du texte ni ailleurs. Comme si les camps n'étaient pas délimités politiquement, organisationnellement et en grande partie aussi socialement. LO dans cet article est d'une ignominie sans borne. Rien ne peut justifier ces excès et je trouve lamentable que la discipline de parti ne provoque pas chez toi une once de désapprobation, même du bout des lèvres. Je suis désolé mais un parti qui emmène des camarades ouvriers sur ce terrain là n'est pas objectivement dans le camp des travailleurs ; il est dans le camp de la survie d'un appareil qui montre ici les limites de sa stratégie politique !
Franchement, n'importe quel travailleur ne pourrait qu'être saisi par cette saloperie !
Pour moi, c'est la limite qu'il ne fallait pas franchir et fais moi confiance je diffuserai largement ce texte autour de moi, les travailleurs jugeront sur pièce.

Eugene Duhring

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Re: Elections Européennes 2014

Message  Roseau le Sam 19 Avr - 14:39

Effectivement, mettre les anti-K qui entendent bien faire capoter le GMT,
comme ils ont fait capoter l'AMI, dans le camp du FN,
après la non participation inexplicable au 12 Avril,
donne à la direction de LO un profil hyper sectaire et hors sol.
Les sympathisants de LO risquent de ne pas s'en satisfaire.
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Re: Elections Européennes 2014

Message  mykha le Sam 19 Avr - 14:50

Les sympathisants de LO risquent de ne pas s'en satisfaire.

On attend avec impatience le résultat de ton sondage.  Wink 
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Re: Elections Européennes 2014

Message  verié2 le Sam 19 Avr - 15:06

Lutte ouvrière
Se retrouver côte à côte dans un combat politique avec Marine Le Pen
Cet "argument" est en effet d'autant plus déplaisant qu'il a maintes fois été utilisé contre l'extrême gauche, et en particulier contre LO, par exemple lors de son refus de voter Chirac. Il existe diverses positions politiques que nous pouvons combattre, alors que le FN ou d'autres forces réactionnaires les dénoncent aussi, soit par démagogie soit pour de toutes autres raisons que les nôtres. Autre exemple : LO n'a-t-elle pas défendu toutes sortes de mesures contre le voile, intégral ou non, comme l'a fait le FN ? Dans certaines circonstances, on peut éventuellement dire que ceux qui défendent telle ou telle position "font le jeu" du FN, mais ce n'est pas la même chose que de dire aussi brutalement qu'ils se retrouvent "aux côtés du FN".

Bien que nombre d'arguments développés dans cet article soient justes, il est regrettable que LO utilise cette formule de façon aussi démagogique.

verié2

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Re: Elections Européennes 2014

Message  Estirio Dogante le Sam 19 Avr - 15:48

LO a écrit:Alors, face à toutes ces diversions, face à tous ceux qui cherchent à entraîner les travailleurs sur des voies qui ne sont que des impasses et en plus ont des relents chauvins, il faut au contraire affirmer les intérêts politiques généraux du camp des travailleurs, qui ont pour principes de base la lutte contre la domination de la bourgeoisie quelle que soit la politique dans laquelle elle se drape, et l’internationalisme. Et le drapeau de la classe ouvrière ne réclame pas des barrières douanières, mais « prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! »

Bon, mais, comment le faire?

Je suis rarement en désaccord avec les analyses généraux de LO (sauf sur la Libye, la Syrie) et surement pas avec celui-ci, mais que faire pour ne pas rester, encore, tout à fait éloignés  de la vie politique réelle du pays?

Si le tout n'est que cette dénonciation générale, ce sera absolument insuffisant...mais attendons voir (bien que je pense que je ne verrais pas grande chose).

Ce qui m'emmerde est que l'énonciation des vérités générales, ne fait pas une politique et que, sans forces, la prétention de mener une autre politique me semble seulement un rêve et une diversion aussi.

Le chemin passe surement quelque part au milieu; c'est à dire, s'embrancher sur les thèmes que l'on ne peut pas éviter de la politique nationale tout en trouvant moyen de les éclaircir d'un point de vue communiste. Ou de les détourner en notre propre (celui des travailleurs) bénéfice.

Mais LO saura faire cela au delà de quelques analyses sans réelle écoute parce que loin du cours principal de la politique?


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