Medicament=mort

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Medicament=mort

Message  gérard menvussa le Dim 2 Juin - 9:37

Médicaments : 18.000 morts par an ?

Les effets secondaires des médicaments sont responsables d'au moins 18.000 décès chaque année en France, plus que les suicides et les accidents de la route réunis, a indiqué lundi le docteur Bernard Bégaud, entendu comme témoin à Nanterre dans le procès du Mediator."Il y a chaque année 18.000 morts directement liés à la prise de médicaments.

Parmi eux, beaucoup de cas sont inévitables, mais un tiers de ces décès correspondent à des prescriptions qui ne sont pas justifiées", a estimé à la barre le professeur, membre de la commission de pharmacovigilance de 1982 à 2000 et co-auteur d'une étude sur le sujet.Par comparaison, en 2012, 3.645 personnes ont été tuées sur les routes, selon les chiffres de la sécurité routière. Environ 10.000 personnes se suicident chaque année en France.

"La France est un pays qui depuis toujours surveille très mal l'usage de médicaments", a déploré M. Bégaud.Ainsi le Mediator, à l'origine un antidiabétique, a été largement détourné comme coupe-faim et prescrit dans de nombreux cas à des patients qui souhaitaient uniquement perdre quelques kilos. Quelque 5 millions de personnes en auraient consommé avant qu'il ne soit retiré du marché en 2009, accusé de provoquer des hypertensions artérielles pulmonaires, une pathologie incurable, et des valvulopathies (dysfonctionnement des valves cardiaques).

"Mourir pour un produit dont vous n'avez pas besoin est quelque chose de très grave", a souligné le professeur.Il a pointé du doigt la mauvaise formation des médecins en pharmacologie, la science des médicaments."Les alertes sur les effets indésirables d'un médicament proviennent à 85% des hôpitaux et seulement à 15% des médecins libéraux", car ceux-ci sont mal formés en pharmacologie, a déploré M. Bégaud.Le procès du Mediator visant Jacques Servier, 91 ans, le fondateur du groupe et quatre cadres de chez Servier et Biopharma, l'une des filiales des laboratoires, devrait durer jusqu'au 14 juin. Les prévenus sont jugés pour "tromperie aggravée".

Touts les journaux ont repris cette information et mis en avant le chiffre de "18000 morts" avancée par le spécialiste. Cela dit, si on relit attentivement le papier, on s’aperçoit que c'est juste le tiers qui sont "évitables" (c'est a dire, en clair, qui ressortent d'une erreur de prescription). Quand on a un cancer en phase finale, on peut facilement décéder d'une prise de médicaments (les "chimiothérapies" sont particuliérement agressives) Pour autant, on aurait pas pu faire autrement... Mais 6000 décés par an, c'est quand même considérable ! Par ailleurs le spécialiste met uniquement en cause les médecins "libéraux", mais jamais les labos. Il faut dire que c'est un gros morceau... Pourtant, il y a également des médicaments inutiles et/ou dangereux

Motilium, Art 50, Percutalgine... La liste de tous médicaments qui devraient être interdits en France selon la revue «Prescrire»

En pleine tempête sur les pilules contraceptives, la revue Prescrire place un peu plus haut encore la barre de la sécurité médicamenteuse. Dans leur numéro de février, les responsables de ce mensuel indépendant de l’industrie pharmaceutique tancent la direction de l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM).

Selon Prescrire, les autorités françaises de santé «n’ont pas fait leur travail de protection des patients en autorisant ou en laissant ces médicaments plus dangereux qu’utiles sur le marché». Et ce en dépit des signaux d’alerte qui ont été lancés. Notamment par Prescrire entre 2010 et 2012.

Cette publication a pour but d’inciter ces autorités «à un sursaut salutaire» et à «aider les soignants et patients à se préparer aux retraits du marché de ces médicaments». L’ANSM n’a pas encore répondu à la publication de Prescrire.
Voici la liste des principaux médicaments que Prescrire voudrait voir écartés des soins et retirés du marché.

Cardiologie:

l’aliskirène (Rasilez®); le fénofibrate (Lipanthyl® ou autre); le bézafibrate (Befizal®) et le ciprofibrate (Lipanor® ou autre); l’ivabradine (Procoralan®); le nicorandil (Adancor® ou autre); la trimétazidine (Vastarel® ou autre); la dihydroergocryptine (dans Vasobral®), la dihydroergocristine (Iskédyl®), la dihydroergotoxine (Hydergine®), la nicergoline (Sermion® ou autre). Et encore cafédrine + théodrénaline (Praxinor®); l’association à doses fixes amlodipine + valsartan + hydrochlorothiazide (Exforge HCT®).

Cancérologie – Hématologie:

le catumaxomab (Removab®); le panitumumab (Vectibix®); la trabectédine (Yondelis®), le vandétanib (Caprelsa®), la vinflumine (Javlor®), le fer dextran (Ferrisat®).

Dermatologie – Allergologie:

le tacrolimus dermique (Protopic®); la méquitazine (Primalan®); la prométhazine injectable (Phenergan®).

Diabétologie – Nutrition:

la saxagliptine (Onglyza®), la sitagliptine (Januvia®, Xelevia®) et la vildagliptine (Galvus®) ; l’orlistat (Xenical® ou autre).

Gynécologie – Endocrinologie:

la tibolone (Livial®)

Gastro-entérologie:

la dompéridone (Motilium® ou autre).

Infectiologie:

la moxifloxacine (Izilox®), la télithromycine (Ketek®).

Neurologie:

la flunarizine (Sibelium®) et l’indoramine (Vidora®) ; le natalizumab (Tysabri®), la tolcapone (Tasmar®).

Psychiatrie – Dépendances:

- l’agomélatine (Valdoxan®) ; la duloxétine (Cymbalta®)

− le milnacipran (Ixel® ou autre)

− la tianeptine (Stablon®)

− la venlafaxine (Effexor® LP ou autre)

− l’asénapine (Sycrest®)

− l’étifoxine (Stresam®)

− le méprobamate utilisé comme anxiolytique dans Kaologeais® et dans Precyclan®.

Des médicaments commercialisés dans le sevrage tabagique: la bupropione (Zyban®) et la varénicline (Champix®) qui expose à des suicides.

Pneumologie – ORL :

− L’almitrine (Vectarion®),

− la pholcodine,

- les décongestionnants vasoconstricteurs par voies orale et nasale (l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline, le pseudoéphédrine et le tuaminoheptane)

− l’omalizumab (Xolair®),

− le tixocortol (associé avec la chlorhexidine dans Thiovalone®).

Douleur - Rhumatologie

− le célécoxib (Celebrex®), l’étoricoxib (Arcoxia®) et le parécoxib (Dynastat®)

− la floctafénine (Idarac®),

− le kétoprofène en gel (Ketum® gel ou autre)

− le néfopam (Acupan® ou autre),

− le nimésulide (Nexen® ou autre),

− le piroxicam (Feldène® ou autre),

Ostéoporose

− le dénosumab (Prolia®),

− le strontium ranélate (Protelos®)

− le tériparatide (Forsteo®),

Arthrose

− la diacéréine (Art 50® ou autre),

− la glucosamine (Voltaflex® ou autre)

Divers

− des myorelaxants sans efficacité démontrée: le méthocarbamol (Lumirelax®), le thiocolchicoside (Coltramyl® ou autre) et la spécialité Colchimax® (colchicine + poudre d’opium + tiémonium)

− l’association dexaméthasone + salicylamide + salicylate d’hydroxyéthyle (Percutalgine®) (n° 345 p. 505), et

l’association prednisolone + salicylate de dipropylène glycol (Cortisal®)
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Travaux pratiques

Message  gérard menvussa le Dim 2 Juin - 11:50

En guise de travaux pratiques :
Procès du Mediator : le profit ou la vie ?
Samedi 1 juin 2013
Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 197 (30/05/13)

Reporté il y a un an suite au combat de procédure des avocats du laboratoire Servier, le procès du Mediator a cette fois bien lieu à Nanterre. Jacques Servier et les quatre autres responsables du groupe accusés n’ont pas obtenu un nouvel ajournement. Servier n’avait pas hésité à déclarer à la veille du procès « on s’en fout du procès » avant de s’excuser dans un communiqué, montrant la considération qu’il a pour les victimes d’une tromperie consciente n’ayant pour but que le profit.
Le Mediator est un médicament mis sur le marché comme « antidiabétique » , bien que son efficacité dans ce domaine n’ait pas été démontrée. Très largement prescrit comme « coupe-faim », il aurait déjà causé la mort de 220 à 300 personnes et à terme pourrait entraîner le décès de près de 1 300 à 1 800 personnes, selon le dernier rapport d’expertise.
Dans le seul but de maintenir sur le marché un médicament qui aurait dû en être retiré dès la fin des années 90, Servier et ses complices se sont acharnés à masquer le caractère de coupe faim du produit et sa proche parenté avec d’autres molécules du même laboratoire. Celles ci furent retirées du marché dès les années 90 parce qu’elles pouvaient entraîner des pathologies graves, voire mortelles : l’hypertension artérielle pulmonaire et la valvulopathie cardiaque. Le Mediator n'a pas subi le même sort, car il n’était pas répertorié comme « coupe-faim ».
La stratégie s’est montrée efficace pour les profits de Servier, puisque le Mediator ne fut retiré de la vente qu’en 2009 ! Il a fallu le grand courage et la ténacité du docteur Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, pour que le scandale éclate.

Le lobby pharmaceutique
La tromperie de Servier n’a été rendue possible que par l’attitude de l’administration sanitaire qui a fermé les yeux malgré les alertes répétées. L’intense lobbying de Servier, qui a réussi à infiltrer et influencer tous les rouages censés contrôler la mise sur le marché des médicaments, n’y est pas pour rien.
Le témoignage devant le tribunal d’Aquilino Morelle, co-rédacteur du rapport de l’IGAS, la « police des polices » du ministère de la Santé, (et aujourd’hui conseiller de Hollande) a mis au jour cette question devant le tribunal. Morelle a fait état des « très sérieuses difficultés » rencontrées par l'IGAS pour obtenir des informations de la part de l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé). « Lors de notre visite, nous avons été confrontés à une attitude inacceptable de l'Afssaps », a-t-il déclaré, même s’il refuse de dire les choses explicitement : « Il y a eu de la bêtise, de la paresse, de la veulerie, de l'incompétence, de l'ignorance, de l'impéritie et certainement autre chose. Mais je ne suis pas ici pour prononcer les mots que vous voudriez que je prononce. » Cet aspect déterminant de l’affaire ne pourra être jugé à Nanterre, car elle est l’objet d’une autre instruction à Paris qui n’est pas encore close.
L’exigence des victimes d’avoir un procès rapide, même s’il doit rester incomplet, est néanmoins légitime : le temps est compté autant pour elles que pour Servier, qui a aujourd’hui 91 ans, et il est essentiel de le voir rendre des comptes maintenant devant celles et ceux dont il a brisé la vie. Des actes qu’il a commis au nom de la loi du profit !

J.C. Delavigne
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Re: Medicament=mort

Message  Invité le Jeu 13 Juin - 22:49

ça me fait doucement marrer que les médecins soient remis en cause (où l'erreur est humaine)
la machine a fric elle ,ne se trompe pas (lobbys pharmaceutique)
ils mettent a disposition des médocs pour soigner un truc
ceux ci comportent des effets indésirables importants
qui vont t'obliger a prendre d'autres médocs
bref c'est l'histoire du malade qui se mord la qu ...
et des lobbyistes qui se font des... ouilles en or
mais bon ! une fois que j'ai dis ça je fais quoi ?
parfois j'ai honte

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Re: Medicament=mort

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