Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  Rougevert le Mar 4 Juin - 18:40

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/03/06/01011-20090306FILWWW00575-arthaudlo-pour-l-economie-communiste.php
LO infirme ou confirme?
Bon c'est le Figaro, hein...
Mais ça ou des blogs de stals...
Moi, ça me pose un problème.
Comment peut on séparer la question de l'efficacité de l'économie planifiée de celle de la démocratie ouvrière ou de la dictature de la bureaucratie?
En URSS, qui décidait des objectifs du plan?
Les travailleurs dans les soviets? Certainement pas.
Comme quoi tout ce qui ne bouge pas (LO) n'est pas forcément rouge.
Encore un signe du suivisme et de la complaisance de LO avec le PCF.
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Message  gérard menvussa le Mar 4 Juin - 19:30

l'efficacité de l'économie planifiée
C'est surtout "comment peut on se dire "marxiste" et discuter de l'efficacité de l'économie indépendemment de la "politique menée" (et donc de la classe sociale qui la dirige) Je rappelle que Marx a intitulé son ouvrage principal "critique de l'économie politique" et non "économie politique critique"...
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  Duzgun le Mer 5 Juin - 0:25

gérard menvussa a écrit:
produire pour produire (= le productivisme), qui n'est que la conséquence de l'absurdité capitaliste.
Sans doute, mais le stalinisme et la bureaucratie soviétique en a fait grand usage. Mesurer le progrés du socialisme à sa production d'acier ou aux tonnes de charbon qu'arrive a extraire Stakhanov n'a pas grand chose non plus à voir avec le marxisme.
Je ne suis pas sûr de voir où tu voulais en venir? Ce que tu dis n'est en rien contradictoire avec ce que je dis. Tu vas même totalement dans le même sens.
Ceci dit, on pourrait signaler que Tanuro critique le qualificatif de "productiviste" concernant l'URSS. Ça se discute, et je ne suis pas sûr d'être entièrement d'accord, donc il vaut mieux se référer à Tanuro himself sur le sujet.
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  gérard menvussa le Mer 5 Juin - 9:03

Moi je pense au contraire que seule "l'économie planifiée" de l'état ouvrier bureaucratiquement dégénéré a été purement "productiviste", si on appelle productivisme le fait de "produire pour produire". Je me souvient qu'au début des années 70 encore, les militants du pcf vantaient la quantité d'acier produite en urss, le nombre de tracteurs, etc. Le capitalisme ne produit pas pour "produire", mais pour faire de la plus value. Ce qui est tout aussi absurde, mais n'entraine pas forcément les mêmes conséquences...
Et il me semblait que ton propos impliquait que seul le capitalisme était capable de "productivisme".
c'est faux selon moi, mais si j'ai mal interprété tes propos, tant pis. (ou plutot tant mieux)
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  Duzgun le Mer 5 Juin - 20:14

gérard menvussa a écrit:Moi je pense au contraire que seule "l'économie planifiée" de l'état ouvrier bureaucratiquement dégénéré a été purement "productiviste", si on appelle productivisme le fait de "produire pour produire".
Ça promet un beau débat avec Tanuro si tu veux te lancer... Wink

gérard menvussa a écrit:Le capitalisme ne produit pas pour "produire", mais pour faire de la plus value.
Il y a une part de vrai là-dedans. Mais le truc c'est que bien souvent le capitalisme commence par produire (pour produire), et qu'ensuite il cherche à en tirer la meilleure plus-value. C'est ce qui l'amène à produire quantité de choses totalement inutiles (ne répondant à aucune valeur d'usage, aucun besoin social) puis à provoquer artificiellement un besoin et une demande solvable par le biais de la publicité. Ce qui par définition est productiviste.

gérard menvussa a écrit:Et il me semblait que ton propos impliquait que seul le capitalisme était capable de "productivisme".
c'est faux selon moi, mais si j'ai mal interprété tes propos, tant pis. (ou plutot tant mieux)
Tu as effectivement mal interprété. Le capitalisme implique le productivisme ne signifie pas que le productivisme implique le capitalisme, ni que l'absence de capitalisme implique l'absence de productivisme.

Autrement posé en terme de logique :
A => B n'équivaut pas à B => A ni à non A => non B.
Par contre ça équivaut à non B => non A.

Ce qui traduit dans notre cas précis, signifie que l'absence de productivisme implique l'absence de capitalisme, ou autrement dit qu'il n'y a pas d'antiproductivisme possible dans le cadre du capitalisme.
Comprendre et savoir argumenter là-dessus est particulièrement important pour convaincre les antiproductivistes qui ne l'ont pas encore compris que la seule manière pour eux d'être conséquent est d'être anticapitaliste.
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  Vals le Jeu 6 Juin - 15:28


Les Français et les pesticides - Désinformation « Express »
par Jean-Paul Krivine


« Pesticides : les Français en ont plein le sang ». C’est sous ce titre alarmiste qu’Annabel Behaim, journaliste à l’Express, publie1 sur le site de l’hebdomadaire un billet bien inquiétant : « Les Français ont plus de pesticides agricoles dans le sang que les Américains et les Allemands. C’est ce qui ressort d’une étude inédite de l’Institut national de veille sanitaire (InVS). », et ce, dans des proportions « au moins trois fois plus élevées ». Elle met particulièrement en garde contre des produits d’utilisation domestique (antimites ou désodorisants pour toilettes) qui véhiculent « d’autres types de pesticides, dits “organochlorés” » et dont le taux dans notre sang serait cette fois « dix fois supérieur à celui trouvé dans le sang des Allemands ! ».

Des « pesticides plein le sang ». Qu’en est-il exactement ?

Pour en savoir plus, reportons-nous au rapport2 sur lequel la journaliste affirme avoir fondé son article (voir encadré). On peut y lire, en conclusion générale que « la population française présente des niveaux d’exposition aux métaux lourds et aux pesticides organochlorés globalement bas et conformes aux niveaux observés à l’étranger. » L’agence précise cependant, que pour deux pesticides particuliers (paradichlorobenzène et pyréthrinoïdes), les niveaux français « sont notablement plus élevés que ceux observés aux États-Unis et en Allemagne ».

Ajoutons qu’une concentration de pesticides dans le sang ou l’urine ne signifie pas nécessairement un risque sanitaire.

Nous sommes donc très loin des Français avec des pesticides « plein le sang »... Analysons les choses plus en détail.

L’exposition aux pesticides

L’exposition à trois types de pesticides a été évaluée.

Les pesticides organochlorés, introduits dans les années 1940, ne sont plus guère utilisés en France en raison de leur persistance dans l’environnement. Ils se sont montrés très efficaces contre les insectes, les champignons et les bactéries. Sans surprise, donc, le DDT se retrouve à des concentrations « faibles et inférieures à celles signalées dans d’autres pays étrangers », et l’HCB (hexachlorobenzène) à des concentrations qui se situent « entre les niveaux observés dans les populations américaines et allemandes et généralement plus bas que ceux observés dans d’autres pays européens ». Seuls les chlorophénols sont encore d’une utilisation fréquente. Pour l’InVS, « globalement, les données françaises concernant les chlorophénols sont similaires à celles rapportées aux États-Unis et en Allemagne [...] excepté pour le 2,5-DCP dont le niveau moyen est environ 10 fois plus élevé en France qu’en Allemagne ».

Les pesticides organophosphorés ont progressivement remplacé leurs homologues organochlorés dans les années 1970. Pour ces substances, les concentrations relevées par l’agence montrent des « niveaux supérieurs à ceux des Américains et similaires à ceux des Allemands ».

Enfin, pour les pesticides pyréthrinoïdes, largement utilisés dans de nombreux domaines (agriculture, domaine forestier, santé publique, constructions qui accueillent du public, installations pour les animaux, etc.), les taux mesurés en France « semblent environ trois fois plus élevés que ceux observés aux États-Unis et encore supérieurs aux niveaux allemands ».

Une cascade d’erreurs et d’approximations

Résumons la cascade d’erreurs et d’approximations qui a conduit à la conclusion alarmiste de la journaliste de l’Express.

Là où cette dernière évoque des pesticides (en général, sans préciser le type) « présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans celui des Américains ou des Allemands », l’agence parle, elle, de niveaux « globalement bas et conformes aux niveaux observés à l’étranger », et n’indique ce rapport de trois que pour les pesticides pyréthrinoïdes, et uniquement en comparaison avec les Américains.

Là où la journaliste évoque, pour les pesticides organochlorés en général, des niveaux « dix fois supérieur à celui trouvé dans le sang des Allemands ! », l’agence relève pour ces mêmes pesticides des niveaux « globalement bas et conformes aux niveaux observés à l’étranger », et, pour le cas particulier des chlorophénols, des niveaux similaires aux USA et à l’Allemagne, sauf pour le 2,5-DCP « dont le niveau moyen est environ 10 fois plus élevé en France qu’en Allemagne ».

Bref, la journaliste a attribué à tous les pesticides en général le rapport trouvé vis-à-vis des Américains pour un pesticide particulier (et l’a étendu à la comparaison avec l’Allemagne), et elle a étendu à tous les pesticides organochlorés le rapport trouvé (vis-à-vis de l’Allemagne) pour une famille particulière de ces pesticides (rapport qu’elle a étendu aux USA).

Quels risques ?

En ce qui concerne les polluants pris en compte dans l’étude de l’InVS, des seuils sanitaires n’existent que pour le plomb, le mercure, le cadmium et les PCB. Le rapport indique d’ailleurs que, uniquement pour le PCB, seule « une faible proportion de la population dépasse les seuils sanitaires », ce que la journaliste de l’Express omet de préciser.

Pour les pesticides, il n’existe donc pas de seuils sanitaires. En l’absence de tels seuils, il est impossible de relier un niveau de marqueurs biologiques à un risque. En ce qui concerne le 2,5-DCP trouvé à des taux « 10 fois plus élevé dans la population française », on sait qu’il est le principal métabolite (issu du métabolisme) du para-dichlorobenzène (1,4-DCB). Ce dernier a été largement utilisé jusqu’au milieu des années 2000 comme désodorisant et comme antimites, souvent sous forme de boules ou de bloc, en remplacement de la naphtaline. Des effets néfastes ont été observés chez l’animal et chez l’homme pour des concentrations importantes, et il est apparu souhaitable d’en limiter l’exposition. Ainsi ce type d’utilisation a été interdit en France en 2009 (après, justement, l’étude ENNS à partir de laquelle l’InVS a produit son analyse).

Bref, une étude plutôt rassurante, qui relève un ou deux éléments spécifiques à la France qui méritent vigilance et investigations plus poussées (et qui ne permettent pas de donner corps au titre de l’article de L’Express : « Pesticides : les français en ont plein le sang »).

Mais une étude rassurante ne fait pas un titre accrocheur. Et tant pis pour le lecteur de l’Express qui n’est sans doute pas jugé digne d’une information honnête et précise.

Merci à Gérard Pascal pour ses commentaires, et aux auteurs de l’étude de l’InVS qui ont accepté de répondre à des questions techniques (mais aucun d’eux, bien entendu, n’est engagé par le contenu de cet article qui ne relève que de la seule responsabilité de son auteur).

Jean Paul Krivine. Mai 2013
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Message  Rougevert le Jeu 6 Juin - 18:25

Ce qui est drôle avec les charlatans qui voient des charlatans partout (sauf dans leur miroir), c'est que très souvent, leur tendance mystique les pousse à prendre pour des faits leurs croyances et leurs désirs...Dès qu'une cloche résonne comme eux, ils accourent.
Ils trouvent ainsi l'écologie anti-pesticides dans ...l'Express.


Voici un rapport établi par des scientifiques
http://www.invs.sante.fr/Publications-et-outils/Rapports-et-syntheses/Environnement-et-sante/2013/Exposition-de-la-population-francaise-aux-substances-chimiques-de-l-environnement-Tome-2-Polychlorobiphenyles-PCB-NDL-Pesticides
Pour le consulter, il faut cliquer sur le lien "télécharger" en bas à gauche de la page.
Voici ce qu'on lit (en pages 8 et 9):
Pesticides organochlorés
· Les pesticides organochlorés ont été introduits dans les années 1940 et beaucoup de leurs utilisations ont été limitées ou interdites en raison de leur persistance dans l'environnement.
· Globalement, les concentrations observées dans ENNS sont relativement basses, ce qui traduit l’effet positif d’une interdiction déjà ancienne pour la plupart des composés.
· En particulier, les concentrations sériques moyennes de DDT (insecticide efficace interdit en France depuis 1971) et de son métabolite le DDE dans la population française étaient voisines, voire plus faibles que celles signalées dans d’autres pays, notamment en Europe et en Amérique du Nord, et encore plus nettement inférieures à celles observées dans les pays d'Asie. (note de Rougevert: ce qui n'a rien de bouleversifiant, vu qu'on continue de les y utiliser)
La faible valeur du rapport DDT/DDE dans ENNS confirme bien que l’exposition au DDT a cessé depuis longtemps en France. (note de Rougevert : voilà une bonne partie du scoop de Vals!!!! Very Happy )

· Une exception notable concerne cependant certains chlorophénols, substances employées comme biocides (pesticides et antiseptiques) ou intermédiaires de synthèse. Si pour la plupart des chlorophénols les concentrations moyennes françaises étaient similaires à celles mesurées dans les études allemandes et américaines, elles étaient bien supérieures pour le 2,5----DCP et le 2,4-DCP.
Dans l’ENNS, la moyenne des concentrations urinaires du 2,5-DCP était environ dix fois supérieure à celle observée dans la population allemande adulte en 1998 ou environ deux fois supérieure à celle observée dans la population générale américaine (NHANES 2009-2010). Il est vraisemblable que l’usage du p-DCB comme désodorisant ou antimite (à l’origine du 2,5-DCP) ait été plus important en France en 2007 que dans ces deux pays. Ce produit est désormais interdit (depuis
2009).

Les concentrations urinaires de 2,4-dichlorophénol étaient 2 à 3 fois supérieures à celles observées dans la population générale allemande et un peu supérieures à celles de la population américaine au cours de la période 2003-2010. Le 2,4-DCP peut provenir de l'usage de biocides dont il serait un composant, du métabolisme ou d'une impureté de fabrication de l'herbicide 2,4-D. Il peut également être formé lors du traitement de l’eau potable par le chlore.

· L’hexachlorobenzène (HCB) est un fongicide utilisé autrefois essentiellement pour le traitement des semences. Les concentrations sériques moyennes d’HCB en France en 2007 étaient du même ordre que celles observées dans d’autres pays européens comme l'Italie, ou la Pologne, voire plus faibles qu'en Espagne, en République tchèque ou Slovaquie, mais elles étaient plus élevées qu'au Royaume Uni et dans les populations américaines et canadiennes.

· Le lindane (g-HCH), utilisé comme insecticide, a été détecté chez très peu d’individus, en partie du fait de la restriction de son usage en France (utilisation complètement interdite après l'étude ENNS) et d’une demi-vie biologique courte par comparaison avec le β-HCH. Globalement les concentrations sériques de β-HCH observées dans la population française étaient voisines de celles observées en Espagne ou en République tchèque, mais plus élevées que dans les autres pays
européens ou américains.

Pesticides organophosphorés
· Les pesticides organophosphorés ont une grande efficacité sur les insectes et les acariens. Aujourd’hui, ils sont beaucoup moins utilisés qu’auparavant (notamment qu’au moment de l’étude ENNS en 2007) et avec des usages très restreints.
· Globalement, les concentrations urinaires de dialkylphosphates (dérivés diméthylés et diéthylés), métabolites des pesticides organophosphorés, dans la population française âgée de 18 à 74 ans étaient en 2007 inférieures à celles de la population allemande (en 1998) mais supérieures à celles des Américains ou des Canadiens et similaires à celles de la population israélienne (pour les métabolites diméthylés).· Si les facteurs physiologiques tels que l'âge et la corpulence semblaient influencer de façon importante les biomarqueurs urinaires, on note également l’association avec le lieu de résidence et notamment la surface agricole dédiée à la culture de la vigne dans le département pour les dérivés diméthylés, l’alimentation et l’usage d’insecticides dans le logement.

Pesticides pyréthrinoïdes
· Les pesticides pyréthrinoïdes sont aujourd’hui la famille d’insecticides la plus utilisée, tant pour le traitement des cultures que pour les applications domestiques.
· Dans l’ENNS, les concentrations urinaires de tous les métabolites mesurés des pyréthrinoïdes étaient plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada ou aux États-Unis.· La consommation de certains aliments et l’utilisation domestique de pesticides (pour les traitements antipuces ou le traitement d'un potager) influençaient de façon notable ces concentrations.

En conclusion, l’héritage historique de la pollution par les PCB reste marqué en Europe et en France. Pour les pesticides organochlorés, les mesures d’interdiction et de restriction d’usage semblent montrer leur efficacité ; il conviendra de vérifier leur efficacité, notamment en ce qui concerne certains chlorophénols. Une attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et aux pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables.


Conclusion: les pesticides interdits depuis longtemps sont peu présents dans l'organisme, ceux qui sont utilisés "par contre" sont bien présents.
Leur utilisation entraîne bien une contamination. Elle n'est pas sans conséquences.
Plus ils sont utilisés, plus ils sont présents.
Et les mesures d'interdiction ont des effets positifs.
Etonnant, non?



Edit:
Sur les effets des pesticides:
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=2209520
http://www.jle.com/fr/revues/sante_pub/ers/e-docs/00/04/0C/D4/article.phtml


Sur la biodiversité
http://www7.inra.fr/lecourrier/wp-content/uploads/2012/01/C29Tasei.pdf
http://www7.inra.fr/lecourrier/wp-content/uploads/2012/01/C31Vanderwerf.pdf
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Message  Vals le Mar 11 Juin - 0:40

Einstein et les abeilles : sur la piste d’une intox


Dès qu’il est question d’abeilles, combien de fois n’avons-nous pas eu droit à la fameuse citation d’Albert Einstein selon laquelle « si l’abeille disparaît, l’humanité en a pour quatre ans à vivre » ? Citation bien pratique pour sensibiliser le grand public aux problèmes que rencontrent les abeilles, car elle s’impose aisément comme argument d’autorité. Et quelle autorité ! Celle de celui que les gens considèrent comme le plus grand savant de l’histoire. Sauf… qu’Einstein n’a jamais prononcé cette phrase.

On ne doit pas cette conclusion au travail acharné de nos journalistes d’investigation français, mais au site américain snopes.com, dont la spécialité est de traquer les rumeurs en tous genres. C’est le 21 avril 2007 que ce site explique que, selon ses recherches, Einstein n’a jamais rien dit de tel. Quelques jours plus tard, le magazine américain Gelf confirme cela en interrogeant Roni Grosz, le conservateur des Albert Einstein Archives de l’Université hébraïque de Jérusalem. Celui-ci affirme qu’« il n’y a aucune preuve qu’Einstein ait jamais dit ou écrit cette phrase », précisant qu’« Einstein n’avait pas de compétence particulière ni même d’intérêt pour l’écologie, l’entomologie ou les abeilles ».
Mais alors qui est à l’origine de l’intox ? Pour snopes.com, la première apparition de cette fausse citation remonte à janvier 1994, dans un communiqué de presse de l’Associated Press rédigé par le journaliste Paul Ames à l’occasion d’une manifestation d’apiculteurs lors d’une réunion des ministres européen de l’Agriculture à Bruxelles. Il a repris cette citation d’un tract distribué à l’occasion par le syndicat d’apiculteurs, l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF). The Guardian couvre aussi l’action des apiculteurs, et explique que l’UNAF a « épluché » les travaux d’Einstein pour sortir cette fameuse citation et montrer que la menace était sérieuse. Quelle menace ? En l’occurrence, il ne s’agissait pas cette fois-là des pesticides mais du risque des importations de miel à bas prix, en particulier en provenance de Chine, d’Argentine et du Mexique. Gelf magazine a contacté en 2007 l’UNAF pour tirer tout cela au clair, mais le syndicat n’a pas daigné répondre à leurs mails… En tout cas, cela concorde à ce que disait très récemment lors d’un chat le scientifique spécialiste des pollinisateurs Bernard Vaissière : « Effectivement, c’est un apiculteur qui a mis cette citation dans la bouche d’Einstein à l’époque où apparaissait la concurrence du miel chinois en France… »

Donc, depuis 1994, cette fausse citation a intoxiqué les médias internationaux, que cela soit le Washington Post, Der Speigel, The Independent ou l’International Herald Tribune. Mais depuis que snope.com et Gelf magazine ont découvert le pot aux roses, en avril 2007, on pourrait s’imaginer que les écologistes ou certains milieux apicoles aient décidé de ne plus utiliser cet hoax. Eh bien non ! Ainsi, le MDRGF et Terre d’Abeille avaient repris cette fausse citation en pleine page de L’Equipe, du Monde et des Echos fin 2007 et début 2008 ! En janvier 2008 est publié un livre intitulé Le Jour où l’abeille disparaîtra… avec comme bandeau « …l’homme n’aura plus que quatre années à vivre (attribué à Albert Einstein) » ! Comme le notait justement le blog Bacterioblog :« C’est assez malin: sur la manchette, en dessous de la « citation », on peut lire « attribué à Albert Einstein », mais en quatrième de couverture, il est écrit que cette phrase lui est attribuée « probablement à tort ».
L’auteur reconnaît donc explicitement la non-paternité d’Einstein, mais trouve le moyen 1) de faire son titre de cette fausse citation, et 2) de faire figurer le nom d’Einstein sur la couverture, avec des réserves tout à fait cryptiques. Mauvaise foi ou bonne publicité ? » Visiblement, cette fausse citation a encore de beaux jours devant elle… Enfin, le même blogueur concluait sur cette affaire : « Si un membre de l’UNAF possède une source inédite d’Albert Einstein, il est dans l’intérêt supérieur de l’humanité qu’il la communique. Dans le cas contraire, il faudrait à l’initiateur de ce canular un certain courage pour avouer sa fraude, au risque de desservir les intérêts de toute sa profession et de la cause environnementale. Vous pouvez toujours faire jouer vos contacts, mais je crois qu’on n’en saura jamais plus. » Il n’a sans doute pas tort.
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  gérard menvussa le Mar 11 Juin - 0:56

Sauf qu'en matiére d'abeille, qu'est ce qui peut le plus faire monter l'obscurantisme et la charlatanerie, une citation apocryphe d'Einstein, ou le mensonge délibéré des firmes productrices des insecticides néonicotinoïdes qui ont tout fait pour que leur produit ne soient pas mis en cause. Le fonctionnement de ce lobby défendant des intérets considérable a été analysé par le journaliste scientifique du monde, Stephane Foucard et peut se trouver dans son ouvrage "La fabrique du mensonge: Comment les industriels manipulent la science et nous mettent en danger " Manoeuvre délibérée évidement soutenue par l'Afis, yann Kindo, et bien entendu toi

Petit rappel : un article du monde présentant l'interdiction des insecticides nicotéiniques

Interdiction de pesticides tueurs d'abeilles : les questions en suspens
Le Monde.fr | 30.04.2013 à 21h21 • Mis à jour le 01.05.2013 à 16h04

Par Audrey Garric

Les abeilles connaissent depuis plusieurs années des taux de mortalité anormaux partout dans le monde.

C'était une première mondiale. La Commission européenne a annoncé, lundi 29 avril, qu'elle allait suspendre pour deux ans, à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques et des insectes pollinisateurs (bourdons, papillons, abeilles sauvages, etc.). La décision, toutefois, n'implique pas une disparition totale de ces substances dans l'environnement.

Lire : Abeilles : trois pesticides interdits dans l'Union européenne

Trois insecticides interdits pour certains usages

Les trois molécules interdites, l'imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine appartiennent à la famille des néonicotinoïdes, insecticides parmi les plus utilisés au monde en agriculture et que l'on retrouve dans des dizaines de produits tels le Cruiser, le Gaucho, le Poncho ou le Cheyenne. Depuis de nombreuses années, ces substances sont suspectées d'être un élément déterminant de l'effondrement des populations d'abeilles et de pollinisateurs sauvages.

Lire : Pesticides : un risque enfin admis pour les abeilles

La Commission européenne a donc décidé de suspendre pendant deux ans leur utilisation en enrobage de semences – qui constitue l'usage majoritaire de ces pesticides – dans quatre grandes cultures : maïs (traité à 80 % avec des néonicotinoïdes), colza (60 %), tournesol (60 %) et coton. Elle a aussi banni provisoirement l'emploi de ces molécules en traitement de sol (granulés) et en pulvérisation dans une cinquantaine d'autres cultures. Les autorisations de mise sur le marché seront suspendues pour ces usages au sein des Etats membres à partir du 1er décembre.

En France, les agriculteurs ne pourront donc plus utiliser ces trois pesticides pour les semis de maïs et de tournesol du printemps 2014 et ceux de colza de l'automne 2014. Certains produits avaient toutefois déjà été interdits : le Cruiser avait ainsi été banni pour le colza en juin par le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll, tandis que le Gaucho était suspendu pour le tournesol et le maïs respectivement depuis 1999 et 2004. Quant au coton, il n'est pas produit dans l'Hexagone.

Des semences enrobées des trois néonicotinoïdes seront toutefois toujours produites en France. "La France est le principal producteur de ces semences en Europe. Elles seront toujours fabriquées à destination des pays qui ne les ont pas interdites, comme l'Ukraine, l'Afrique ou l'Amérique du Sud, explique Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Les agriculteurs français ne pourront plus en acheter par contre." Des contrôles devraient être effectués lors de la vente des semences au sein des coopératives agricoles pour s'assurer du respect de la nouvelle législation.

D'autres utilisations maintenues

Cette décision de la Commission européenne n'est toutefois pas définitive et peut être, à tout moment, partiellement ou totalement levée. "La date d'entrée en vigueur de la suspension des molécules a été repoussée du 1er juillet au 1er décembre, ce qui laisse du temps aux firmes qui commercialisent les pesticides, notamment Syngenta et Bayer, pour produire des études pour la remettre en cause, regrette Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française. Nous aurions souhaité une interdiction franche et définitive."

Elle ne concerne par ailleurs pas toutes les cultures. Les trois néonicotinoïdes incriminés restent ainsi autorisés dans des centaines d'autres cultures qui ne sont pas – ou moins – au contact des abeilles, selon la Commission : les céréales d'hiver (blé et orge, soit un million d'hectares en France), les betteraves, les légumes, les cultures sous serre ou encore les vergers après la floraison.

Une persistance des molécules dans l'environnement

"Ces cultures constituent un risque pour les abeilles en raison de l'accumulation des pesticides dans le sol qu'elles entraînent", prévient Olivier Belval. Les néonicotinoïdes persistent en effet longtemps dans l'environnement : la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée entre 148 et 6 900 jours par l'Agence de protection de l'environnement américaine tandis que l'imidaclopride peut être absorbée par des cultures non traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, à des niveaux toxiques pour les abeilles.

"En raison de la rotation des cultures, des céréales d'hiver traitées avec des pesticides peuvent alors contaminer d'autres plantes qui leur succèdent, comme les tournesols, ainsi que les pollinisateurs qui les butinent. Il y a une contamination latente", déplore Olivier Belval.

Des insecticides interdits remplacés par d'autres pesticides

Les trois néonicotinoïdes interdits devraient être remplacés par une autre famille d'insecticides : les pyréthrinoïdes. Cette molécule, que l'on retrouve par exemple dans le produit Force, peut être utilisée dans le sol contre les insectes et ravageurs (taupins, blaniules, scutigérelles) qui attaquent les graines, et sur les plantes contre les pucerons. "Elle s'avère toutefois moins efficace que les néonicotinoïdes", regrette Jean-Charles Bocquet, de l'UIPP.

Conséquence positive, pour Olivier Belval, ces insecticides s'avèrent moins dangereux pour les abeilles. "Ils sont davantage utilisés en traitement aérien et donc sont dégradés plus rapidement par l'air et l'eau, explique-t-il. Ils restent néanmoins toxiques pour les abeilles dans les jours qui suivent leur pulvérisation."

"L'idéal reste de moins utiliser d'insecticides, conclut le porte-parole de l'ONG Générations futures François Veillerette, au profit des possibilités offertes par la nature, comme les auxiliaires de culture, qui mangent les insectes nuisibles."
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  Vals le Mar 11 Juin - 1:18

Séralini : le prix de l’outrance et de l’aveuglement

Depuis ce jour de septembre 2012 où Gilles-Eric Séralini et ses collègues du CRIIGEN ont fait exploser leur bombe médiatique en rendant publique leur consternante étude sur les rats nourris au maïs GM NK603 et au RoundUp, de l’eau a coulé sous les ponts. Certes, le coup médiatique a porté ses fruits, et GES peut ainsi continuer sa campagne pour les « détoxifiants » de Sevene Pharma (1) dans les milieux déjà acquis à sa cause anti-OGM. Et quoi qu’il arrive, il sait qu’il trouvera toujours l’oreille complaisante d’une partie des médias si avides de vendre de la peur, du scandale, du complot et des martyres.

Sur le plan scientifique, le compte n’y est pas. Le fait qu’il ait récusé d’avance le jugement des agences d’expertise tels que l’EFSA (2) au motif comique que les spécialistes ont autorisé un OGM sur des bases dont il prétend avoir démontré « le laxisme » (3) prouve qu’il savait parfaitement que ses conclusions étaient irrecevables. Mais peut-être ne s’attendait-il pas à un tel déluge de critiques de la part de la communauté scientifique. Et il a beau mettre en avant « tout un réseau de 300 chercheurs qui [le] soutiennent au niveau européen » (4), il sait très bien que ceux-ci ne sont pas du tout représentatifs des spécialités concernées par son étude et qu’ils font de toute façon partie de sa tribu (5). Bref, la consécration médiatique est là (6), mais au prix d’un isolement sur le plan scientifique auquel le professeur n’est pas indifférent, comme l'atteste l’affaire dérisoire du prix du « Scientifique international de l’année 2011 » (7). Isolement qui doit se faire ressentir dans son environnement professionnel immédiat.

Cela pourrait expliquer l’escalade auquel se livre GES qui va d’outrance en outrance : jeudi dernier, il inventait « le canard à l’insecticide » (1). 3 jours plus tard, il se livrait à une ahurissante diatribe dans La Provence (4). Le point de non-retour semble atteint.

"Le réseau mafieux des OGM"

13 agences d’évaluation scientifique sur le plan international (Cool, les représentants de 6 académies françaises, et plusieurs centaines de scientifiques qualifiés de tous pays qui se sont exprimés à titre individuel ou collectif, ont conclu que l’étude de Séralini présentait d’énormes défauts méthodologiques, des interprétations biaisées, et des conclusions irrecevables.

La première explication de cette convergence qui vient à l’esprit de tout être rationnel est qu’effectivement, l’étude ne doit pas valoir un kopeck. Pas pour GES, dont l’égo interdit toute autre explication qu’un complot orchestré par Monsanto ! « Les méthodes utilisées contre mes recherches sont bien au-delà du simple débat scientifique. J'ai mis au jour un véritable réseau mafieux » (4). Car bien sûr, les méthodes qu’il a lui-même utilisées sont tout à fait dans les clous du débat scientifique honnête ! Comme l’est le fait de proclamer à des journalistes que les détracteurs de son étude font tous partie d’un réseau mafieux !

Pourtant, si on en croit les preuves insignifiantes qu’il avance en soutien de cette thèse, il n’a en fait rien mis à jour, mais s’est contenté de reprendre à son compte les ragots de la toile : « Oui, l'Efsa, qui a invalidé mes résultats, comporte dans son organigramme nombre des scientifiques qui ont travaillé pour Monsanto, ses satellites, son agence de biotechnologie Ilsi. Et son ancienne présidente, Diana Banati, vient d'ailleurs de démissionner pour prendre des responsabilités au sein de l'Ilsi. » .
Monsanto, ses satellites, son agence de biotechnologie (sic)… Amalgame qui n’est pas sans rappeler le loup de la fable …
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point.
- C'est donc quelqu'un des tiens
… à ce détail près que GES essaie de se faire passer pour l’agneau !


Rappelons qu’à notre connaissance, Diana Banati, en tant que directrice de l’EFSA, n’a jamais eu son mot à dire dans les avis émis par le panel scientifique biotechnologie de l’agence. Et que le « laxisme » de cet organisme est une fable complètement démentie par les faits (9).

« un chercheur ex-salarié de Monsanto, Richard E . Goodman, d'éditeur associé, est devenu responsable des articles sur les biotechnologies et les OGM dans la revue Food and Chemical Toxicology, qui a publié mon étude en septembre 2012. Il a donc la haute main désormais sur ce que peut "sortir" la revue. » ….

De l’aveu même des médias qui ont inventé cette affaire, Richard Goodman a quitté Monsanto depuis 2004 (10). On peut s’interroger sur la mentalité qui voit dans tout individu ayant travaillé pour une entreprise donnée un simple pantin dont l’ancien employeur continuera à tirer les ficelles des années après (11).

« Cela va encore plus loin. Mes données biographiques sur Wikipédia sont systématiquement "révisées" avec des éléments pour me dénigrer par un autre lobbyiste lié à l'industrie biotechnologique. »

Encore une fois, quelle preuve a-t-il que celui ou ceux qui révise(nt) sa fiche Wikipédia fait ou font partie du lobby des biotechnologies ? Aucune, bien sûr. Le seul fait d’y lire quelques vérités déplaisantes a valeur de preuve pour lui.

A propos …
« Mais ne travaillez-vous pas pour des entreprises comme Auchan ou Sevene Pharma ?
G-E S. : Je ne suis pas payé par ces entreprises, ces groupes, je teste leurs produits. Mon indépendance est totale. »

Le critère de l’ « indépendance totale » serait donc, aux yeux du professeur, le fait de ne pas être payé par… Ce qui est déjà fort discutable, puisque ces entreprises financent ses travaux. Pourtant, a-t-il mis en évidence, ne serait-ce que pour un seul individu, du « réseau maffieux », une rémunération par Monsanto qui affecterait son indépendance ? La réponse étant clairement non, on remarquera que GES applique une fois de plus un double standard.


Mais à propos, tout le monde se souvient un article du Figaro qui mentionnait que « le directeur [de Sevene Pharma] nous précise que le laboratoire de recherche de Caen (dirigé par le Pr Séralini, NDLR) a perçu deux fois en 2012 des rémunérations de prestations pour des conférences auprès des professionnels de santé, plus une rémunération en 2011 pour une formation de biochimie auprès de (ses) visiteurs médicaux(12)».

Une information que l’intéressé n’a pas songé à démentir lors de sa réponse incendiaire au journal (13). Un oubli ?

Subornation de rats témoins

Jamais, GES n’admettra que le rejet de son étude est justifié. Cette obstination se manifeste dans la perte de tout sens de la mesure lorsqu’il s’agit de caractériser ses détracteurs : « [leur] bêtise n’a parfois d’égal que l’ignorance crasse du sujet (13) », « mafieux », etc.. assortie de justifications de plus en plus extravagantes de ses résultats.

« On ne peut pas comparer statistiquement des nombres entiers (14)» , assurait-il doctement à ceux qui lui reprochaient d'avoir occulté l'analyse statistique qui aurait démontré que ces résultats n’étaient pas significatifs.

Dans son interview à La Provence, il reconnaît au moins implicitement ce dernier point, mais il sort de son chapeau une autre explication qui vaut son pesant de cacahuètes :
« Dans mon "droit de réponse" couché sur papier, je démontre que la firme s'appuie sciemment sur des bases faussées pour assurer que nos rats "traités" avec ce maïs OGM NK603 et avec le pesticide associé Roundup ne développent pas plus de tumeurs que les rats de l'échantillon témoin. »

Notons l’amalgame obsessionnel qui transforme les données scientifiques, les études disponibles en « la firme » (Monsanto), manie le flou artistique qui consiste à employer « nos rats traités » suivis de « les rats de l’échantillon témoin ». Parle-t-il des rats de son expérience, ou des données disponibles sur la propension des rats de laboratoire à développer spontanément des tumeurs, qui est en effet analogue à celle des groupes les plus touchés dans son expérience ?

« Pouvez-vous préciser pourquoi ces bases sont faussées ?
G-E S. : Eh bien, tout simplement parce ce que cet échantillon témoin est lui-même, et depuis longtemps, exposé aux pesticides et que les croquettes consommées par les rats ne sont pas bio mais sont contaminées par les OGM. Ils mangent des résidus d'OGM depuis l966 (15) au moins, les pesticides sont présents depuis les années 1930. Je leur ai mis sous le nez ces éléments en séance contradictoire au Parlement. Lorsqu'on sait cela, on comprend que les rats témoins ont en fait les mêmes caractéristiques que nos rats traités. »

Selon cette nouvelle affirmation, on croit comprendre qu’il parle des rats témoins en général. Or chaque étude étant menée dans des conditions expérimentales spécifiques, possède ses propres rats témoins. La comparaison avec les données scientifiques externes est une manière de vérifier qu’il n’y pas quelque chose qui cloche dans les résultats du groupe témoin d’une étude donnée et fausse ainsi l’expérience.

GES admet donc au minimum que ses rats traités ont les mêmes caractéristiques que les rats témoins dans les autres études, mais procède subtilement à une inversion - les rats témoins ont les mêmes caractéristiques que nos rats traités)- pour induire le lecteur dans l’idée que « les » rats témoins sont aussi malades que « ses » rats traités… parce que les premiers mangeraient aussi des croquettes « contaminées » par les OGM (ou les pesticides), ce qui constitue une nouvelle preuve de la validité de sa thèse ! On hésite entre hilarité et admiration, devant cette rhétorique vertigineuse.

Tout ça n’est que pure élucubration. La composition de la nourriture des témoins dans des études de nourrissage est soigneusement contrôlée et documentée. GES devrait savoir que des études concordantes (16) datant de plusieurs décennies existent et confirment la très forte propension de rats utilisés dans son étude à développer des tumeurs : on peut dans ces conditions totalement exclure l’explication opportuniste d’une nourriture « contaminée par les OGM ».


« Au bout du compte, au-delà même du procédé utilisé contre mes travaux, cela remet en cause l'ensemble des recherches basées sur ces échantillons de rongeurs. On a construit dans le monde entier des études faussées, notamment pour affirmer l'absence de toxicité des OGM. Et Monsanto ne veut pas communiquer les données biologiques sur les échantillons de rats témoins.

Avec ce type de modèle "infecté", on a bâti un comparateur unique sur le modèle de la pensée unique. Et nos résultats sont parfaitement valides. 90 à 100 % des rats "traités" ont développé des tumeurs. Vous imaginez les milliers de produits dangereux pour notre santé qui se sont vus ainsi délivrer des certificats d'innocuité ? »

Comme quoi, les adeptes de la haute-voltige rhétorique ne devraient pas travailler sans filet. Tôt ou tard, c’est la chute assurée. Voilà que l’ensemble des recherches basées sur ces échantillons de rongeurs seraient remises en cause. Sauf la sienne, bien sûr ! On apprend donc que Monsanto refuserait pas communiquer les données biologiques sur les échantillons de rats témoins. Ce qui est absolument grotesque, puisque toute étude de ce type suppose comparaison des résultats biologiques des groupes traités et des rats témoins. Certes, seule une partie des résultats est publiée dans l’article scientifique consacré à une expérience donnée. Mais en tant qu’ancien membre du CGB, GES n’ignore pas que les données de base de l’étude, que lui refuse justement de fournir, sont accessibles aux experts. Sur quelles données s’est donc appuyé GES pour ré analyser l’étude sur le MON 863 (17) ( ou d’autres OGM), pour conclure à des signes de toxicité hépatique et rénale ? Comment est-il arrivé à déceler de tels signes dans des études basées sur « un modèle infecté » qui explique selon lui « que les rats témoins ont en fait les mêmes caractéristiques que nos rats traités » ?

Fluctuat nec mergitur, dit la célèbre devise. A l’évidence, notre célèbre professeur fluctue beaucoup, mais n’est pas loin de mergiturer!
Anton Suwalki


Notes :


(1) http://www.imposteurs.org/article-lithotherapie-numerologie-karmique-canard-a-l-insecticide-et-potion-magique-de-sevene-pharma-118000015.html
(2)http://www.liberation.fr/societe/2012/09/20/ogm-l-auteur-de-l-etude-refuse-une-contre-expertise-de-l-agence-europeenne-des-aliments_847692

(3) Ce qui signifie pour résumer : je démontre que j’avais raison lorsque j’affirmais qu’ils avaient tort, donc seuls ceux qui étaient d’accord avec moi ont une légitimité pour examiner mes preuves. On voit où veut en venir ce Mozart de la rhétorique lorsqu’il réclame une « expertise contradictoire » !

(4)http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/2372541/le-reseau-mafieux-des-ogm.html

(5)http://www.ensser.org/about/board-and-staff/
(6)Et encore, tous les médias n’ont pas foncé dans le mur
(7)http://www.agriculture-environnement.fr/a-la-une,6/seralini%E2%80%89-le-prix-de-l-ego,771.html
(8)http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/article-nk603-110296439.html
(9)http://www.imposteurs.org/article-idee-recue-l-europe-est-laxiste-en-matiere-d-autorisation-des-ogm-117742708.html
(10) http://www.infogm.org/spip.php?article5414
(11)On notera le commentaire exquis d’Inf’OGM (note 10)
« Cette nomination est d’autant plus surprenante que cette revue a déjà dans son comité de rédaction un expert en sécurité sanitaire des OGM avec José L. Domingo, professeur de toxicologie et santé environnementale. Malheureusement pour l’industrie, dans deux études (Domingo 2007 ; et Domingo et Bordonaba 2011), il a exprimé son scepticisme par rapport à l’innocuité sanitaire des OGM.
Cette nomination pose de nombreuses questions quant à l’objectivité de cette revue. Monsanto a désormais une bonne courroie de transmission au sein de la revue pour décourager la publication d’études qui seraient contraire à ses intérêts économiques. »
Bien sûr, le fait que Domingo, à l’inverse, ait supervisé la relecture de l’étude de Séralini sans rien trouver à y redire, ne pose aucune question !!!
http://www.imposteurs.org/article-etude-du-criigen-sur-le-mais-nk-603-une-bombe-mediatique-et-apres-3eme-partie-110835521.html
(12)http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/01/09/01008-20130109ARTFIG00671-ogm-les-liaisons-dangereuses-du-pr-seralini.php
(13) http://www.criigen.org/SiteFr//index.php?option=com_content&task=view&id=464&Itemid=1
(14)http://gmopundit.blogspot.com.au/2012/10/gmo-statistics-part-18-seralini-repond.html#!/2012/10/gmo-statistics-part-18-seralini-repond.html
(15) On ose espérer qu’il s’agit d’une coquille et que GES voulait dire 1996…
(16) on peut citer des études datant des années 70, bien avant la création de la première plante génétiquement modifiée..
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/521452
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/558099
(17) New Analysis of a Rat Feeding Study with a Genetically Modified Maize Reveals Signs of Hepatorenal Toxicity, Archives of Environmental Contamination and Toxicology, May 2007

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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  gérard menvussa le Mar 11 Juin - 8:20

Vals a raison : j'ai cité l'afis et yann kindo comme exemple de l'aveuglement envers les manoeuvres des entreprises capitalistes, et j'ai oublié "imposteurs", un site qui porte bien son nom, réalisé par le libertarien Anton Suwalki (pour ceux qui ne connaissent pas ce courant politique, c'est un courant "ultra libéral" qui réclame la "liberté absolue" du capitalisme) Assez bizarrement, Vals cite moins "Contrepoint", le principal journal (sur internet) de ce courant en france. Pourtant, son ami Anton Suwalki y participer réguliérement...

ce qui est établi (par un ensemble d'études scientifiques) c'est la responsabilité des principaux insecticides néocotinéiques dans la "mort subite" des abeilles. Et la volonté des firmes de cacher ces résultats, facheux pour leurs bénéfices. Ce qui n'a rien d'étonnant : c'est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. Ce qui l'est plus, c'est que dans cette querelle certains se réclamant peu ou prou du mouvement ouvrier ont pris parti SYSTEMATIQUEMENT pour les firmes incriminées, a partir d'une lecture biaisée du "progrés" et de la science. Ce qui ne peut qu'augmenter la peur, l'irrationalisme et le recours aux charlatans. CQFD.


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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  Vals le Mar 11 Juin - 8:59

Vals a raison

Comme d'hab..... sunny
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  gérard menvussa le Mar 11 Juin - 10:20

Sauf qu'il avait tord en dénonçant ceux qui mettaient en cause les néonicotinoïdes comme responsable de la "disparition subite" des abeilles....
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  Vals le Mar 11 Juin - 11:11

gérard menvussa a écrit:Sauf qu'il avait tord en dénonçant ceux qui mettaient en cause les néonicotinoïdes comme responsable de la "disparition subite" des abeilles....

Petit cadeau pour le sapeur Menvussa :

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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  Rougevert le Mar 11 Juin - 15:12

Perso, je me contre fiche de ce qu'a dit ou n'a pas dit Einstein et on ne peut pas juger les observations et constats faits par les apiculteurs et les entomologistes sur la base de ce mensonge, qui n'a rien de collectif, si c'est un mensonge.
4 ans? Les abeilles à elles toutes seules?
C'est peu probable.
Le vent pollinise.
Et il y a d'autres espèces pollinisatrices.
Mais les pesticides intoxiquent tous les insectes pollinisateurs ou pas.
Cela aurait certainement des conséquences imprévisibles dans le détail et dans le temps à cause de la place des insectes tout près de la base de très nombreuses chaînes alimentaires.
Pas besoin d'Einstein pour être inquiet.

Revenons à ce texte de Zuwalki...
Ce texte inconsistant cherche à faire illusion, son auteur a cherché (laborieusement) à écrire un pamphlet, sans rien apporter de nouveau sur le fond, remplacé par la forme.

Résumons le propos:

1) Il est encore reproché à Gilles Eric Séralini (GES pour les intimes comme Vals) d'avoir "fait du bruit" et d'avoir attaqué par surprise en créant un événement médiatique. C'est tout juste s'il n'est pas accusé d'avoir gonflé ses rats à l'Hélium, pour qu'ils aient l'air d'avoir des tumeurs. Rien, bien sûr, sur les résultats obtenus et le protocole.
Pour savoir pourquoi il s'est entouré du secret avant de révéler ses résultats, il suffit de se reporter au sujet OGM, je n'ai pas l'intention de me répéter, mais de résumer.
L'Histoire des travaux de Séralini et al y est évoquée, notament celle de sa participation à la CGB, où il était interdit de s'exprimer sur les débats et divergences intérieures, le porte-parole de celle-ci présentant ses conclusions comme le produit de l'unanimité, ce qui était un parfait mensonge.
Ce qui lui vaut l'hostilité de nombre de scientifiques "indépendants" (les conflits d'intérêts ont été relevés par la presse), c'est d'avoir osé dénoncer que les autorisations ou les validations de plantes PGM par l'EFSA avaient été données non pas sur des études menées indépendamment des producteurs et vendeurs de semences PGM, mais sur leurs propres données et non seulement ça, mais sur des durées insuffisantes pour conclure à l'innocuité.
Lui faisait d'autres hypothèses et a pris les moyens de les vérifier.
Tout véritable scientifique (ou marxiste) devrait s'en réjouir et se précipiter (le scientifique)vers la reproduction de l'expérience de Séralini, seul véritable moyen de la valider ou de l'infirmer.
C'est ainsi que la vérité progresse. Et la vérité devrait intéresser les marxistes révolutionnaires.
Mais le lobby des PGM calomnie seulement , suivi par Vals, qui est au marxisme "ce que la musique militaire est à la musique" (là, c'est pas Einstein, c'est Clémenceau)

2) Le réseau des 300 chercheurs qui soutient Séralini ne seraient pas tous de la bonne discipline, c'est à dire des toxicologues.
Et alors?
Ceux qui ont d'abord délivré les autorisations de mise sur le marché non plus et n'ont fait que lire (?) les données fournies par Monsanto, sans relever le biais de la durée de l'étude (3 mois : les trois premiers d'une espèce qui vit en moyenne deux ans) alors qu'on sait depuis longtemps que les consommateurs contaminés ou des usagers de produits toxiques peuvent, (comme avec l'amiante, les pesticides, les PCB ou le tabac) voir des maladies se déclarer en deuxième moitié de vie.
Vous ne trouverez pas un mot là-dessus chez Suwalki.
Ils sont peu nombreux? Cela suffit-il pour les ignorer quand on connait les méthodes de Monsanto et l'état de dépendance de tous les chercheurs pour le financement des recherches?

Vals devrait savoir, comme militant de LO (ce dont je commence à douter de plus en plus) qu'on peut pourtant être peu nombreux et avoir raison contre le plus grand nombre.

3) L'article laisse entendre qu'il créerait de toute pièce une toxicité du maïs NK603 et du Roundup afin de promouvoir la vente de produits détoxifiants fabriqués par Sevenepharma qui finance ses travaux.
Il se trouve que j'ai assisté à une conférence de Séralini et que la question lui a été posée.
"Comment ne pas être intoxiqué, non seulement par les PGM et leurs pesticides, mais par tous les "adjuvants" ?"(ajoutés et imposés aux consommateurs par les industriels capitalistes pour que leurs produits se conservent ou coûtent moins cher à la production).
C'était l'occasion de parler de détoxification et de Sevenepharma. Il n'en a rien fait et s'est contenté de conseiller de faire sa cuisine soi-même avec des produits frais et choisis sans autre précision. Etonnant non, cette façon de ne pas prendre les gens pour des moutons?

Vals bêle avec les loups, lui.

Anton Suwalki a écrit:
« Oui, l'Efsa, qui a invalidé mes résultats, comporte dans son organigramme nombre des scientifiques qui ont travaillé pour Monsanto, ses satellites, son agence de biotechnologie Ilsi. Et son ancienne présidente, Diana Banati, vient d'ailleurs de démissionner pour prendre des responsabilités au sein de l'Ilsi. » .
Monsanto, ses satellites, son agence de biotechnologie (sic)… Amalgame qui n’est pas sans rappeler le loup de la fable …
- Si ce n'est toi, c'est donc ton frère.
- Je n'en ai point.
- C'est donc quelqu'un des tiens
… à ce détail près que GES essaie de se faire passer pour l’agneau !
Amusant quand on vient de lire sous la plume du même:
Anton Suwalski a écrit: « Mais ne travaillez-vous pas pour des entreprises comme Auchan ou Sevene Pharma ?
G-E S. : Je ne suis pas payé par ces entreprises, ces groupes, je teste leurs produits. Mon indépendance est totale. »

Le critère de l’ « indépendance totale » serait donc, aux yeux du professeur, le fait de ne pas être payé par… Ce qui est déjà fort discutable, puisque ces entreprises financent ses travaux. Pourtant, a-t-il mis en évidence, ne serait-ce que pour un seul individu, du « réseau maffieux », une rémunération par Monsanto qui affecterait son indépendance ? La réponse étant clairement non, on remarquera que GES applique une fois de plus un double standard
Ceux qui dépendent donc de Monsanto (et salariés par elle) sont donc indépendants et objectifs (c'est le camp du "Progrès"), alors que ceux qui sont payés par l'Etat ( Séralini est un fonctionnaire professeur-chercheur à l'Université (donc publique) de Caen mais n'ont pas (dans un contexte "oublié" par Vals de privatisation de l'investissement dans la recherche) d'autres choix pour financer leurs recherches (budget de fonctionnement) que de quémander des fonds à qui a de l'argent,(Carrefour, Auchan qui vendent pourtant de la viande d'animaux nourris avec du soja transgénique importé et Sevenepharma qui vend des tisanes bio non évaluées par l'EFSA, un scandale!!!!mdr), sont eux sans le camp de l'obscurantisme.
Voilà, à l'oeuvre, le communisme de Vals, qui nous a pourtant dit qu'il ne choisissait pas entre des concurrents capitalistes, car il n'y en a aucun de bons.

Anton Suwalki a écrit: Mais à propos, tout le monde se souvient un article du Figaro qui mentionnait que « le directeur [de Sevene Pharma] nous précise que le laboratoire de recherche de Caen (dirigé par le Pr Séralini, NDLR) a perçu deux fois en 2012 des rémunérations de prestations pour des conférences auprès des professionnels de santé, plus une rémunération en 2011 pour une formation de biochimie auprès de (ses) visiteurs médicaux(12)».

Une information que l’intéressé n’a pas songé à démentir lors de sa réponse incendiaire au journal (13). Un oubli ?
Ah oui, un toxicologue qui donne des conférences à des professionnels de santé, c'est très étrange, inhabituel, à vrai dire inadmissible et "ça veut tout dire"! Laughing

Mais le comble du ridicule est atteint quand Suwalki des rats témoins.
Notons tout d'abord que ces rats sont les mêmes que ceux utilisés par Monsanto pour faire pondre des autorisations aux "experts" sur papier de l'EFSA.
Suwalki le sait-il?
On peut se le demander et alors ou bien il est un ignorant ou bien il est un menteur.
Hargneux dans les deux cas.

Anton Suwalki a écrit:
« On ne peut pas comparer statistiquement des nombres entiers (14)» , assurait-il doctement à ceux qui lui reprochaient d'avoir occulté l'analyse statistique qui aurait démontré que ces résultats n’étaient pas significatifs.

Dans son interview à La Provence, il reconnaît au moins implicitement ce dernier point, mais il sort de son chapeau une autre explication qui vaut son pesant de cacahuètes :
« Dans mon "droit de réponse" couché sur papier, je démontre que la firme s'appuie sciemment sur des bases faussées pour assurer que nos rats "traités" avec ce maïs OGM NK603 et avec le pesticide associé Roundup ne développent pas plus de tumeurs que les rats de l'échantillon témoin. »

a) On attend toujours l'étude statistique qui montre que les résultats de Séralini n'ont pas de signification. Mais c'est à lui qu'on la demande alors que les détails du protocole expérimental et les résultats groupe par groupe sont connus. Au travail, messieurs les procureurs !

b) Où est le rapport entre ces deux déclarations de Séralini? Moi, je ne vois pas: je suis donc bête ou non initié à l'obscure pensée deSuwalki, Vals and Co.


Anton Suwalki a écrit: Notons l’amalgame obsessionnel qui transforme les données scientifiques, les études disponibles en « la firme » (Monsanto), manie le flou artistique qui consiste à employer « nos rats traités » suivis de « les rats de l’échantillon témoin ». Parle-t-il des rats de son expérience, ou des données disponibles sur la propension des rats de laboratoire à développer spontanément des tumeurs, qui est en effet analogue à celle des groupes les plus touchés dans son expérience ?

-Il y a de sérieuses raisons de penser que Monsanto fait du lobbying, désinforme, manipule, menace, corrompt et ce, depuis longtemps.
Tout cela n'existe pas que dans l'imagination de Séralini et bien d'autres scientifiques ou des journalistes (H Kempf, MT Robin, F Nicolino), des témoins peuvent le dire.

-Il parle bien sûr des rats de SON groupe témoin.
La signification des résultats vient des différences observées entre les groupes traités et le groupe témoin. Suwalki tente de faire croire que les groupes traités ne sont pas différents du groupe témoin, c'est à dire, SELON LUI, de la population totale avec ses caractéristiques (qui l'ont faite choisir par TOUS les toxicologues comme "cobaye").
C'est bien entendu, une arnaque grossière, comme celle de laisser entendre que "puisque" tous les rats du monde seraient (c'est bien connu) nourris avec des aliments contenant des OGM (y compris tout individu choisi comme rat témoin), AUCUNE expérimentation ne peut être concluante.
Mais c'est oublier que Séralini a obtenu ces rats à leur naissance (étude vie entière) et a donc pu contrôler leur alimentation et donc constituer un vrai groupe témoin
Ce qu'on peut dire, c'est que toutes choses étant égales par ailleurs, on observe des différences (importante d'un facteur compris, si mes souvenirs sont bons entre x2 et x3) entre les rats traités et les rats non traités et surtout que les différences apparaissent APRES les trois premiers mois de la vie, mais AVANT l'âge moyen où des tumeurs (de toute façon d'un autre type) apparaissent dans la population des rats Sprague Dowley.

Mais peu importe pour le lobby pro Monsanto dont Vals se fait le relai, toute honte bue.
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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

Message  yannalan le Dim 16 Juin - 11:14

ici

Encoere une élucubration gauchisto-écologique émanant de l'INSERM, célèbre repaire de babas pouilleux des forêts d'Ariège.Il prétendent que les pesticides peuvent être nuisibles ! On commence comme ça et on devient décroissant !
Mais nous aurons sûrement une saine réaction de Vals , armé qu'il est de la théorie d'acier du marxisme-léninisme qui protège des pesticides comme des rayonnements ionisants.

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Re: Contre les charlatanismes et l'obscurantisme

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