L’étoile rouge, Bogdanov

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L’étoile rouge, Bogdanov

Message  Babel le Lun 4 Mar - 17:14

Alexandre Bogdanov [Богданов Александр Александрович, 1873 – 1928]

Cet espèce de touche-à-tout de génie (à la fois économiste, philosophe, savant biologiste, médecin psychiatre, théoricien de la littérature -on lui doit l'invention du "Proletkult", contre lequel ferrailla Trotsky- et des systèmes organisés -en tant que précurseur de la cybernétique...) fut un bolchévik de la première heure. Activiste et propagandiste, il créa en 1909, à Capri, une école du parti, dirigea des revues théoriques, fut plusieurs fois arrêté et contraint à l'exil, élu membre du CC du POSDR, puis écarté de celui-ci la même année.

Passionné par les découvertes scientifiques et technologiques, il mourra en 1928 des suites d’une expérience sur la transfusion sanguine qu'il se sera appliqué à lui-même.

On peut consulter sa notice autobiographique sur le site Bataille Socialiste.

Celui qui fut, à l'époque de Matérialisme et Empiriocriticisme, l'un des principaux adversaires théoriques de Lénine, eut également le temps de commettre un roman d'anticipation communiste, L'Etoile Rouge (1).

L'argument, en deux mots.

L’action a lieu d'abord en Russie après l'échec de la révolution de 1905. Dans un parti social-démocrate scindé en deux, le bolchévik Léonid publie une brochure consacrée aux électrons et à la structure de la matière. Cette publication l'amène à faire la connaissance d'un certain Menny, lequel, se faisant passer pour un militant révolutionnaire, est en réalité un Martien en voyage d’exploration sur la Terre !

Menny emmène Léonid sur Mars et lui fait découvrir une société parfaitement communiste.

En voici le premier chapitre.

(On trouve l'intégralité du roman sur LA BIBLIOTHÈQUE RUSSE ET SLAVE — LITTÉRATURE RUSSE —, un site passionnant.)

LE MANUSCRIT DE LÉONIDE
UTOPIE
(Красная звезда)

PREMIÈRE PARTIE


I. — RUPTURE


C’était au début de la tempête qui sévit actuellement encore dans notre pays et dont l’issue est proche.

Les premiers jours ensanglantés bouleversèrent si profondément la conscience sociale, qu’il n’existait aucun doute quant à la prochaine et heureuse fin de la lutte ; il semblait que le pire était passé.

Les masses populaires étaient violemment excitées. Les âmes allaient vers l’avenir tout rose ; le présent s’évaporait dans la lumière fantastique et le passé s’évanouissait.
Les rapports humains devinrent instables et manquèrent de fermeté.

Ce fut pendant cette période que s’accomplit le fait qui bouleversa ma vie et m’arracha au torrent de la lutte nationale.

Bien que je ne fusse âgé que de 27 ans, j’étais l’un des vieux « travailleurs » du parti. J’avais fourni six années de travail, dont une année de prison.

Longtemps avant les autres, j’avais prévu la rafale et la vis arriver tranquillement. Il fallut travailler davantage ; néanmoins, je ne négligeai point mes occupations scientifiques et littéraires. Je collaborai aux journaux pédagogiques, ce qui me permit de subsister. En ce temps-là, j’aimai... ou il me sembla aimer.

Dans le parti, elle portait le nom de Anna Nicolaïewna. Elle appartenait à une fraction plus modérée de notre parti. Je m’expliquai cela par une sensibilité et aussi par l’enchevêtrement général de nos rapports politiques ; malgré son âge supérieur au mien, je reconnus qu’elle n’était pas encore fixée dans son idée. C’est là que gisait ma faute.
Nos rapports mettaient en évidence la divergence de nos caractères. Cette divergence revêtait la forme d’une profonde discorde idéologique, dans nos rapports concernant le travail révolutionnaire et dans l’entente de notre liaison personnelle.

Elle marchait dans la révolution sous l’étendard du sacrifice et du devoir, moi, sous celui de ma libre volonté. Elle se joignit au grand mouvement du prolétariat comme moraliste, trouvant sa satisfaction dans sa plus grande moralité — moi, comme amoraliste — qui aime la vie, désire son épanouissement et se joint par cela au courant qui réalise la grande route historique vers le Progrès. L’éthique prolétarienne, par elle-même, était sacrée pour Anna Nicolaïewna ; pour moi, c’était un fait très utile nécessaire au prolétariat, dans sa lutte, mais passager comme la lutte, elle-même et la structure sociale qui l’a produite. Suivant Anna Nicolaïewna, on pouvait prévoir la transformation de la morale du prolétariat dans une morale interhumaine ; moi, j’arguais que le prolétariat cherche dès à présent à détruire toute morale, et que le sentiment social, unissant les hommes dans le travail, dans la souffrance et la joie, s’épanouira librement lorsqu’il se sera détaché de la membrane fétichiste de la moralité. Ces divergences provoquaient chez nous des différends d’opinions sur les faits politiques et sociaux. Les divergences étaient plus aiguës encore dans nos rapports personnels.

Elle pensait que l’amour oblige aux sacrifices, aux concessions et principalement, à la fidélité durant la liaison. Je n’avais aucune intention de créer de nouvelles liaisons, il m’était cependant impossible de reconnaître le devoir de la fidélité, précisément comme devoir. Il me semblait même que la polygamie est, en principe, plus avancée que la monogamie, parce qu’elle peut procurer aux hommes une plus grande richesse de vie individuelle et une plus grande diversité d’unions dans le domaine de l’hérédité. À mes yeux, les contradictions de la structure bourgeoise, seulement, étouffent la polygamie et en font le privilège des parasites et des exploiteurs, qui avilissent tout par leur psychologie dévergondée ; les réformes à exécuter ici appartiennent à l’avenir. Mes opinions troublaient profondément Anna Nicolaïewna : elle leur découvrit une tendance à revêtir d’une forme idéale la brutalité des rapports vitaux.

Je ne prévoyais ni ne supposais la nécessité d’une rupture, lorsque surgit dans notre vie une circonstance dont l’influence particulière se fit sentir et accéléra la marche des événements.

Vers ce temps-là, un jeune homme, à l’étrange nom de Menny, vint chez nous.

Il rapportait du Sud quelques dispositions et des communications qui faisaient supposer qu’il jouissait de la confiance de nos camarades. Ayant rempli sa mission, il se disposa à rester encore pendant quelque temps dans la capitale. Il nous visita fréquemment et montra une tendance à se lier avec moi.

C’était un homme très original, à commencer par sa physionomie. Ses yeux étaient si parfaitement dissimulés par des verres que je n’aurais pu distinguer leur couleur ; sa tête, trop grande, était absolument disproportionnée. Son visage, aux traits cependant jolis, était inerte et contrastait singulièrement avec sa voix harmonieuse et très expressive, de même qu’avec son allure juvénile et élancée. Son élocution était aisée et il paraissait très instruit ; on le supposait ingénieur.

Dans la discussion, Menny ramenait toujours vers les éléments généraux, idéologiques, les questions particulières où parfois nous nous engagions. La situation tendait toujours, durant ses visites, à accentuer encore les divergences de nature et d’opinions — les miennes et celles de ma femme — et cela à tel point que nous distinguâmes clairement leur irréductibilité.

Le point de vue de Menny était identique au mien ; ses discussions revêtaient toujours une forme souple et prudente ; néanmoins, elle demeurait profonde et tranchante, en réalité. Il réussissait si facilement à ramener mes divergences avec Anna Nicolaïewna, aux divergences de mes opinions, qu’elles paraissaient être psychologiquement indispensables, presque logiques, au point que toute espérance de les effacer jamais s’évanouit. Anna Nicolaïewna considérait Menny avec une sorte de haine mêlée d’un intérêt particulier. Personnellement, il m’inspirait à la fois de l’estime et du dépit ; je sentais qu’il allait vers un but que j’ignorais.

Un jour de janvier, il se prépara, dans les groupes centraux des deux branches du parti, une séance dont le but était une manifestation collective, avec lutte armée, comme issue probable.

Menny vint la veille de la séance et souleva la question des meneurs du parti qui devraient prendre part à la manifestation. Une vive discussion, qui prit bientôt un caractère d’hostilité, s’engagea entre nous.

Anna Nicolaïewna estima que chacun de ceux qui voteraient pour la manifestation était moralement obligé de prendre sa place dans les rangs. Pour moi, je considérai que cela n’était pas absolument obligatoire et qu’il fallait s’adresser à celui qui paraissait désigné pour cela, et, ce disant, je pensais précisément à moi-même, car j’avais déjà une certaine expérience de ces choses. Menny alla même plus loin. Il dit que, en raison de la lutte avec la force armée, il fallait envoyer les agitateurs et les organisateurs de combat, laissant en dehors les dirigeants politiques et surtout les individus nerveux et faibles qui pourraient être directement nuisibles. Anna Nicolaïewna se trouva outragée de ces propos qui lui semblèrent dirigés contre elle. Elle cessa toute discussion et alla s’enfermer chez elle. Bientôt après, Menny me quitta.

Quelques jours plus tard, m’étant levé de bonne heure, je sortis sans voir Anna Nicolaïewna. Le projet de manifestation avait été rejeté par notre Comité et par le groupe dirigeant de l’autre fraction. J’étais satisfait de cette décision, vu notre infériorité dans un conflit armé. Il me semblait que cette tournure des choses affaiblirait un peu l’acuité nerveuse d’Anna Nicolaïewna. Mais sur ma table, je trouvai un billet d’elle : « Je pars. À mesure que je vous comprends mieux, je vois plus que jamais la divergence de nos routes ; nous nous sommes trompés. Il est préférable que nous ne nous revoyions jamais. Pardonnez ».

Je battis longtemps les rues, fatigué, la tête vide et en proie à une douleur aiguë au cœur. Rentré chez moi, je trouvai un hôte inattendu. Menny, assis à ma table, écrivait.

________________________

(1) Publié aux Editions l’Age d’Homme (1985).- Traduit du russe et préfacé par Catherine Prokhoroff.

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Re: L’étoile rouge, Bogdanov

Message  Byrrh le Lun 4 Mar - 17:35

Babel a écrit:Celui qui fut, à l'époque de Matérialisme et Empiriocriticisme, l'un des principaux adversaires théoriques de Lénine, eut également le temps de commettre un roman d'anticipation communiste, L'Etoile Rouge (1).

L'argument, en deux mots.

L’action a lieu d'abord en Russie après l'échec de la révolution de 1905. Dans un parti social-démocrate scindé en deux, le bolchévik Léonid publie une brochure consacrée aux électrons et à la structure de la matière. Cette publication l'amène à faire la connaissance d'un certain Menny, lequel, se faisant passer pour un militant révolutionnaire, est en réalité un Martien en voyage d’exploration sur la Terre !

Menny emmène Léonid sur Mars et lui fait découvrir une société parfaitement communiste.
Bref, plus ou moins l'inverse du roman Aelita d'Alexeï Tolstoï (1923), porté à l'écran en 1924 par Yakov Protazanov : des bolcheviks se rendent sur mars, où une révolution ouvrière est trahie par la reine Aelita...

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Re: L’étoile rouge, Bogdanov

Message  Babel le Mar 5 Mar - 3:14

Byrrh a écrit:
Bref, plus ou moins l'inverse du roman Aelita d'Alexeï Tolstoï (1923), porté à l'écran en 1924 par Yakov Protazanov : des bolcheviks se rendent sur mars, où une révolution ouvrière est trahie par la reine Aelita...
Je ne connaissais pas. Il faut dire que ce Tolstoï-là, a priori, ne m'inspire aucune sympathie : ancien émigré hostile à la révolution devenu, à la faveur de la nep, un apparatchik des lettres et un soutien du régime de Staline. Dans son Roman théâtral, Boulgakov en dresse un portrait assez mordant.

Néanmoins, le site russkaya-fantastika propose de son bouquin un résumé qui donne envie.

Du coup, j'en viens à me demander s'il ne serait pas amusant d'ouvrir un fil consacré aux romans d'anticipation soviétiques : y voisineraient quelques perles de haute culture (Platonov, Zamiatine, Boulgakov, Ilf et Petrov...) et de savoureux nanars qu'on découvrirait et qu'on ferait partager... Non ? Il suffit de changer le titre de celui-ci.



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Re: L’étoile rouge, Bogdanov

Message  sylvestre le Mar 5 Mar - 8:27



Un dessin animé sur le même thème :
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Re: L’étoile rouge, Bogdanov

Message  Babel le Mar 5 Mar - 14:37

Merci... Images d'autant plus précieuses qu'elles lèvent enfin le mystère entourant la provenance de ton avatar. Very Happy

Pour revenir à cet allumé (illuminé ?) de Bogdanov, il semble que la rédaction de son roman soit étroitement liée à l'ensemble de sa production intellectuelle, et à la nature de son activité de propagandiste, en particulier au moment de sa participation à l'école de Capri.

Créée sous le triple patronage de Gorki, Bazanov et Bogdanov, cette école bénéficia de la participation active de Lounatcharski (beau-frère de ce dernier et futur commissaire du Peuple à l'Instruction publique) et de membres de l'élite artistique russe (Ivan Bounine, Fiodor Chaliapine, etc.), et inscrivit sa brève existence dans les débats très âpres qui traversaient l'émigration bolchévique au cours des années 1906-1911.

Son objectif était de former des dirigeants bolcheviques, spécifiquement d'origine et de formation ouvrière. Treize ouvriers russes sélectionnés quittent alors la Russie en secret pour venir suivre la formation de l'Ecole de Capri. Soutenue notamment par Trotski, mais aussi par des industriels, l'Ecole de Capri invite Lénine à venir y enseigner. Celui-ci refuse.
Les raisons ?

1. Une note de lecture, figurant à la fin du petit ouvrage de Chalamov Les années vingt, est à ce titre assez éclairante. A grands traits, voilà de quoi il s'agit.

Capri représentait la tentative de créer un nouvel idéal socio-religieux de type athée basé sur le marxisme. S'inspirant des idées de Feuerbach et d'Auguste Comte, ainsi que de l'empiriocriticisme d'Avenarius et de Mach, cet idéal préconise la création d'un homme-dieu de type nouveau, susceptible de récupérer les valeurs suprêmes de beauté, d'intelligence, de justice et d'amour, attribuées à la transcendance divine, au profit de l'homme collectif, devenu conscient, émancipé et uni. Selon ses tenants, l'intelligence créatrice de l'homme athée est essentiellement religieuse (au sens de religare : relier, unir) et elle concourt au perfectionnement de cet homme-dieu collectif et de l'ordre universel.

Ce genre de dérive mystique ne pouvait que susciter une vive et farouche opposition de la part de Lénine.

2. Dans la version qu'il donne des faits, l'historien Vittorio Strada fait jouer à Lénine le rôle du méchant, -pour changer. Selon lui, de Lénine et de Bogdanov, c'est ce dernier qui est à l'époque le plus charismatique des deux. Leur désaccord aurait eu trois motifs : politique, philosophique, mais aussi économique (contrôle des fonds levés pour le mouvement révolutionnaire), ainsi qu'un autre, plus secret, à savoir le rejet par Bogdanov de l'ultra-totalitarisme de Lénine.

En total désaccord avec le contenu de son enseignement, Lénine ira jusqu'à écrire personnellement aux élèves de l'Ecole de Capri en accusant les organisateurs de celle-ci d'avoir constitué une fraction dissidente du parti. Il créera par la suite sa propre Ecole, à Longjumeau et invitera les ouvriers de Capri à le rejoindre. Certains le feront. Parallèlement, Lénine finira par convaincre la direction du parti de cesser d'apporter son soutien à l'Ecole de Capri. En décembre 1909, celle-ci disparaît.

[Source : L'Autre révolution : Lénine, Gorki à Capri..]

3. La notice biographique de Wikipedia consacrée à Lounatcharski précise par ailleurs :
Dirigé par Bogdanov, son beau-frère, l'otzovisme exige, pendant la réaction tsariste qui fait suite à la révolution manquée, le rappel des députés social-démocrates de la IIIe Douma et la suspension de leurs activités dans le cadre politique légal. Le risque d'une évolution sectaire du POSDR est bien perçu par Lénine qui combat cette dérive sans merci. En juin 1909, il indique que « le bolchévisme n'a rien de commun avec l'otzovisme » et son inspirateur, Bogdanov, est alors écarté.

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Re: L’étoile rouge, Bogdanov

Message  dug et klin le Mar 5 Mar - 15:46

Babel a écrit:

... Images d'autant plus précieuses qu'elles lèvent enfin le mystère entourant la provenance de ton avatar. Very Happy



Sylvestre serait donc un adepte de la fraction anti-Léniniste animée par les freres Bogdanov que leur grand pere,Alexandre,aurait ramené de l'un de ses voyages sur Mars.

En fin de compte,je pense que Sylvestre est le clone de Cliff,génétiquement modifié avec des implants de Posada. affraid un cliff extra-Trotskien en quelque sorte. alien
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Re: L’étoile rouge, Bogdanov

Message  Babel le Mar 5 Mar - 17:02

dug et klin a écrit:
Sylvestre serait donc un adepte de la fraction anti-Léniniste animée par les freres Bogdanov que leur grand pere,Alexandre,aurait ramené de l'un de ses voyages sur Mars.
Encore une fois, ce garçon a tout compris.

Bogdanov est le nom de plume pris par Alexandre Malinovsky : rien à voir donc avec le couple faussaires auquel il est fait référence plus haut.

Une précision : sur l'otzovisme.
Il s'agit du nom donné au courant politique incarné par les "bolchéviks de gauche" opposés à Lénine, et qui préconisait, lors de la réaction tsariste faisant suite à l'échec de 1905, le boycott des élections à la Douma et le rappel des députés élus, c'est-à-dire, des 16 députés sociaux-démocrates siégeant à la Douma. Ceci, aux dires de ses partisans, afin d'accroître le discrédit de ladite assemblée.

Histoire de bien enfoncer le clou, Lénine alla jusqu'à affirmer que "l'otzovisme n'est pas le bolchévisme, mais la pire caricature politique que son pire adversaire puisse imaginer."
(A propos de deux lettres. Citation extraite de la postface de Catherine Prokhoroff à l'édition de L'étoile rouge suivi de L'Ingénieur Menni, Editions l'Age d'Homme, 1985)

Lire : Lénine : La fraction des partisans de l'otzovisme et de la construction de Dieu.

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