Parti Communiste Français

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Re: Parti Communiste Français

Message  Roseau le Dim 21 Sep - 10:04

Agents de ménage exploités à la Fête de l’Huma’...

http://paris-luttes.info/agents-de-menage-exploites-a-la
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...

Message  Benoit Malon le Dim 21 Sep - 15:06

Roseau a écrit:Agents de ménage exploités à la Fête de l’Huma’...

http://paris-luttes.info/agents-de-menage-exploites-a-la

Je ne défend pas le PCF ni la fête de l'Huma, mais l'auteur de l'article en dis trop peu...

Benoit Malon

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Niort: Démission coup poing d'un élu communiste

Message  Roseau le Ven 10 Oct - 23:27



Dernière édition par Roseau le Lun 27 Oct - 0:31, édité 1 fois
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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Dim 26 Oct - 19:30

Communiqué des sections d'Aix du Parti communiste français et des Jeunesses communistes agressés par les militants d'action française

Jeudi 23 octobre 2014 dans la soirée, des militants du groupe fasciste et royaliste "Action française" tout droit sorti des poubelles de l'histoire,ont pénétré dans les locaux de la section du PCF du Pays d'Aix aux cris de "à bas à bas la République ! Vive l'Action française !"
Des jeunes communistes présents pour leur projection-débat hebdomadaire ont reçu des coups de poings et des jets de canettes de bière. Des tracts du PCF ont été jetés à terre et un meuble renversé par la quinzaine de militants d'extrême droite qui a finalement été repoussée, laissant derrière elle des autocollants signant leurs actes.
Les communistes d'Aix dénoncent avec vigueur cette agression qui intervient 70 ans après la Libération de notre ville. Ils ne se laisseront pas intimider par une poignée de jeunes de la bonne bourgeoisie animée par la haine et la volonté d'en découdre.
A travers les communistes, ils s'en sont pris à la mémoire de la Résistance, aux idées d'égalité, de progrès social et démocratique, de justice et de solidarité internationaliste que l'extrême droite vomit.
Les communistes appellent l'ensemble des républicains à condamner ces agissements et à faire front face à l'extrême droite.
Trois plaintes ont été déposées vendredi 24 octobre par les jeunes communistes

nico37

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Conseil National des 8 et 9 novembre

Message  A.C33 le Jeu 6 Nov - 10:56

J'ai quelques amis chez ces camarades
Auxquels je rappelle mon désaccord profond

La plupart se définissent comme du réseau"Faire vivre et renforcer le pCF"
Selon moi, le Parti" communiste"Français n'est plus "renforçable"-les masses ont divorcé d'avec sa social-démocratisation, , ni -donc- un outil utile à la LDC.
Je ne vois pas pourquoi je pourrais souhaiter qu'il"vive"alors que je m'inscris dans une démarche collective qui cherche à faire émerger du "NEUF" en terme de Projet, de stratégie et d'ORGANISATION des Communistes 
voir

http://rougemidi.fr/spip.php?article8478

 Cependant, la lettre ouverte de ces dirigeants informe de ce que génère les convulsions d'un Parti qui rappelle la chanson de Dalida , "Bambino"

 "Tu n'es que l'ombre de toi-même"





Un appel à un débat ouvert pour une conférence nationale utile et sans tabou !
Le Conseil National des 14 et 15 juin a décidé la convocation d’une conférence nationale pour les 8 et 9 novembre 2014. Après les résultats des élections municipales et européennes, cette décision s’imposait.
Il est urgent que les communistes ouvrent un examen sans tabou de la stratégie suivie depuis 2008. En effet, des avis divers s’expriment quant à l’analyse des résultats et aux propositions pour l’avenir.
Malgré cela, l’ordre du jour décidé par moins de la moitié des 160 membres du Conseil National tend à nous enfermer dans le refus de toute remise en cause de la ligne suivie.
Nous appelons les communistes dans leur diversité à s’emparer de cette conférence nationale, à en transformer l’ordre du jour pour permettre un débat utile pour notre parti et notre peuple.
Les élections municipales et européennes ont créé une situation nouvelle lourde de dangers. La gauche est durablement disqualifiée, la droite a conquis de nombreuses communes, le Front National confirme sa dynamique avec le gain de plusieurs villes et sa course en tête aux élections européennes. L’abstention structure durablement les comportements politiques y compris d’anciens électeurs communistes.
Notre parti a subi une défaite importante avec la perte de nombreux élus et villes communistes, puis d’un député communiste européen, pertes qui s’ajoutent à celles des conseillers régionaux et généraux en 2011, députés en 2012.
Cette perte d’élus utiles au mouvement populaire accompagne et aggrave l’affaiblissement de notre organisation, du rayonnement de nos idées, de notre lien populaire.
Notre représentation est atteinte à tous les niveaux, notre crédibilité affaiblie.
Il nous faut nous poser avec lucidité la question de notre visibilité et de notre capacité à être audible par le peuple.
De nombreux camarades, quelqu’ait été leur opinion dans les débats antérieurs, constatent que les objectifs fixés au Front de gauche par le PCF n’ont pas été atteints.
Pire, l’affaiblissement du PCF s’est poursuivi, particulièrement dans son ancrage populaire et ouvrier, jusqu’à menacer notre existence nationale.
Suffit-il de rechercher de nouvelles formes d’accord de sommet ? Nous sommes convaincus par l’expérience que ce serait une mauvaise réponse.
Faut-il faire plus, relancer le Front de gauche, imiter le modèle Syriza, nous savons tous que cela ne fera pas le compte. Les résultats de Die Linke et du Front de gauche le montrent amplement.
Nous appelons pour notre part à des ruptures stratégiques dans l’esprit des textes de Congrès que nous avons soutenus et déposés depuis 2000, notamment le dernier "Unir les communistes" que nous joignons à cette déclaration.
Nous invitons les communistes à débattre et agir autour de 4 points qui nous semblent essentiels pour sortir de l’impasse dans laquelle le PCF s’est mis :


  • La conception du rassemblement populaire qui doit se libérer des accords de sommet et du modèle de l’union de la gauche
  • La réappropriation par le PCF de son combat historique pour la nation, la souveraineté nationale et l’internationalisme, valeurs et objectifs abandonnés depuis notre adhésion au PGE.
  • Le renforcement de l’organisation du PCF et de sa capacité d’intervention idéologique et concrète autonome.
  • La rupture avec les orientations du Congrès de Martigues qui ont conduit à l’effacement du PCF, la recherche du rassemblement des communistes.


Nous invitons donc les communistes à se saisir de cette conférence nationale, dans les fédérations, les cellules et les sections, pour travailler au renouvellement stratégique nécessaire afin de construire l’unité de pensée et d’action des communistes pour un parti de résistance au capitalisme et de construction du socialisme.
Cet appel est lancé par : Caroline Andréani (Seine Saint Denis, membre du Conseil National), Paul Barbazange (Hérault, Membre du Conseil National), Luc Basin (Drôme), Floriane Benoît (Isère), Robert Brun (Drôme), Marie-Christine Burricand (Rhône, Membre du Conseil National), Jean-Pierre Djukic (Bas-Rhin), Guy Jacquin (Ain), Jean-Jacques Karman (Seine- Saint- Denis, Membre du Conseil National), Gilles Questiaux (Paris), Jean-Pierre Meyer (Var, Membre du Conseil National), Pasquale Noizet (Paris, Membre du Conseil National), Laurent Santoire (Seine-Saint-Denis), Danièle Trannoy (Gironde, Membre du Conseil National), Bernard Trannoy (Gironde)
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La"FARCE..tranquille

Message  A.C33 le Lun 10 Nov - 21:17

L'alternative, c'est maintenant!" a lancé le secrétaire national du PCF, qui s'adressait à plus de 800 délégués communistes réunis depuis samedi à Montreuil (Seine-Saint-Denis).
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a estimé dimanche que Manuel Valls "n'est pas et ne sera jamais le Premier ministre de la gauche". "C'est sans attendre que j'appelle toutes les forces qui refusent cette politique d'austérité à travailler à une nouvelle majorité de gauche, un nouveau contrat de transformation sociale, écologique et démocratique, qui devra être mis en oeuvre par un nouveau gouvernement", a déclaré Pierre Laurent, lors de son discours de clôture de la conférence nationale du PCF.
"Maintenant on s'y met! Voilà le message envoyé par cette conférence nationale, personne ne peut rester au milieu du gué", a-t-il dit, ajoutant que "le constat ne suffit plus, c'est à l'action, à la construction qu'il faut passer". "Nous serons s'il le faut "la force tranquille" qui ne renoncera jamais à ouvrir le chemin d'une alternative gagnante", a proposé le chef de file des communistes, qui veut "poursuivre sans relâche (ses) efforts pour dialoguer et construire avec tous, socialistes, écologistes, républicains qui sont convaincus de l'impasse actuelle".
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a de nouveau tendu la main samedi aux «amis frondeurs, écologistes ou tout simplement socialistes affligés» pour construire une «alternative à l’austérité». «Je veux dire à tous ceux avec lesquels nous voulons travailler et avancer, du Front de gauche bien entendu mais aussi à nos amis frondeurs, écologistes ou tout simplement +socialistes affligés+ : prenez avec nous conscience de l’urgence et de l’ambition nécessaire», a lancé Pierre Laurent dans son discours d’ouverture de la conférence nationale du Parti communiste français.
Plus de 800 délégués communistes se sont réunis ce week-end à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour «travailler à l’émergence d’une véritable alternative de société, de politique et de gouvernement et à la démarche de rassemblement nécessaire pour y parvenir». «La France est mal engagée, mal gouvernée, trahie par un pouvoir qui n’a ni idée nouvelle, ni ambition véritable si ce n’est de servir les intérêts des marchés», a dit Pierre Laurent. «Il nous incombe de prendre pour notre part en charge l’avenir de la gauche toute entière et pas seulement de la partie de la gauche que nous constituons», a souligné le secrétaire national du PCF.
«C’est une bataille et des initiatives qui doivent se déployer sur tout le territoire sans attendre la fumée blanche d’un repas à la Fête de l’Humanité, d’une assemblée générale du Front de gauche ou d’un vote des frondeurs au Parlement», a-t-il souligne. En toile de fonds de ces rassemblements politiques, les élections départementales de mars 2015. «Nous devrions viser la construction de candidatures dans tous les cantons», a lancé Pierre Laurent qui veut «proposer de nouveaux visages». Sur le terrain, les communistes veulent aussi «mener des actions concrètes» pour «lutter contre l’austérité». Pierre Laurent a ainsi appelé à participer aux manifestations du 15 novembre avec le collectif 3A ou du 6 novembre avec les chômeurs. Pierre Laurent lui-même entamera à partir de janvier un «tour de France» des régions.
«La question écologique est au cœur de notre combat pour un nouveau modèle de développement», a aussi déclaré Pierre Laurent rappelant que Paris accueillera en 2015 la conférence sur le climat et soulignant le «rapport alarmiste du GIEC».
"Si nous avons beaucoup changé, si nous avons beaucoup évolué, si nous avons même beaucoup tâtonné pour cela, nous n'avons jamais renoncé à être ce que nous sommes: des communistes, des combattants, des résistants, des chercheur d'avenir", insisté Pierre Laurent. "Nous savons ce qui s'annonce, l'échec historique du pouvoir socialiste, la victoire possible de la droite, du Front national", mais "ce scénario peut être mis en échec", a estimé le sénateur de Paris. "Nous devons écarter tous les petits calculs et nous consacrer à une seule chose: sortir de l'ornière en inventant un nouveau mode de développement pour la France", a-t-il expliqué.
 Pierre Laurent a notamment esquissé plusieurs propositions de réforme, comme la "nationalisation des autoroutes", "une nouvelle loi bancaire", "un impôt éthique" avec une baisse de la TVA et une imposition des revenus spéculatifs, la "hausse des salaires".  Face à la semaine d'action du Medef du 1er au 8 décembre, Pierre Laurent propose "une contre-semaine d'action, arguments contre arguments". "Partout, demandons des comptes: où va l'argent du CICE? Où va l'argent du crédit impôt recherche? Où va l'argent des banques ?" 

REf

http://la-garde.pcf.fr/61637



fini la rigolade! lol!
"C'est la lutte finale"..



 Gattaz aurait tenté de se suicider avant son arrestation..



Valls aurait eu un malaise vagal.

Des boat people de PDG tentent de rallier l'Angleterre..


 Par lla mer,...vu que Calais ..c'est pas très sur pour les migrants..!

 Le CAC(a)  4O aperdu 1O points à l'ouverture..

La FARCE tranquille , Sad qu'il nous balance, Pierrot-TRISTOUNET- LAURENT..
!

Je sais que c'est pas drôle!

.
Mais autant en rire..


Le voilà, plagiant TONTON..

       en ajoutant du


                                                          
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Re: Parti Communiste Français

Message  Dinky le Lun 17 Nov - 14:44

PCF : vieille recette pour aller dans la même impasse


Face aux attaques incessantes et conjointes du patronat et du gouvernement, la nécessité d'une riposte du monde du travail se fait de plus en plus pressante.
Malgré cela, l'appel lancé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lors des Assises nationales de son parti à Montreuil, n'aborde même pas cette question. Les seules batailles évoquées sont électorales, dans la perspective d'une nouvelle union de la gauche.
L'appel se veut certes mordant à l'encontre de Valls, qui « n'est pas, et ne sera jamais, le Premier ministre de la gauche ». Le PCF s'attaque à Valls avec virulence, en particulier pour faire croire qu'avec un changement de Premier ministre, voire une recomposition parlementaire à gauche, une autre politique serait possible, qui romprait avec les attaques antiouvrières.
C'est pourquoi il appelle « tous les socialistes, écologistes, républicains, convaincus de l'impasse actuelle » à « ne pas rester au milieu du gué ». Air connu. Cela s'est appelé l'Union de la gauche naguère. Le PCF, en se raccrochant au PS, y a perdu de son influence, démoralisé ses militants et désorienté la classe ouvrière. Qu'à cela ne tienne, c'est reparti pour un tour et le secrétaire national du PCF appelle « sans attendre » à « travailler à une nouvelle majorité de gauche, un nouveau contrat de transformation sociale ». Quand il déclare qu'il faut passer à l'action, c'est pour porter cette « ambition nouvelle »... dans les prochaines élections de mars 2015, « essentielles » selon lui. Est-ce vraiment cela qui peut faire trembler le Medef ? Les dirigeants du PCF savent bien que non, mais cela ne les empêche pas de continuer dans une voie qui a fait faillite bien des fois.
Les responsables du PCF vont dire que cette « nouvelle majorité de gauche » à constituer n'est qu'un premier pas, qui en permettrait d'autres - chanson connue, trop connue - et qu'il faut commencer par un bout. En d'autres termes, ce serait mieux que rien. C'est faux. Cela ne serait, en fait, pas mieux, mais pire. Car cette politique, contrairement à ce que Laurent et les siens affirment, ne contraindra en aucune façon les dirigeants socialistes, frondeurs ou pas, à infléchir leur politique pour prendre en compte les intérêts des classes populaires.
C'est tout le contraire. Elle conduirait les dirigeants du PCF et, à leur suite, les classes populaires à se mettre une nouvelle fois à la remorque de notables du PS, comme Montebourg, Hamon, Aubry. Ces gens-là peuvent-ils basculer un tant soit peu du côté des intérêts de la classe ouvrière ? L'histoire a déjà répondu à cette question, et plus d'une fois ! Avant Hollande, Mitterrand-Mauroy puis Jospin ont tourné casaque dès qu'ils ont accédé au pouvoir. Pourquoi en irait-il différemment aujourd'hui ?
Cette fois encore, la direction du PCF recycle la machine à illusions.

Jean Sanday

LO

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Re: Parti Communiste Français

Message  A.C33 le Lun 17 Nov - 21:12

Je suis bien entendu assez d'accord..
Avec un bémol

L.O écrit


Avant Hollande, Mitterrand-Mauroy puis Jospin ont tourné casaque dès qu'ils ont accédé au pouvoir. Pourquoi en irait-il différemment aujourd'hui ?

Je suis de eux qui refusent cette  approche de la"social démo"


Car on semble porter un jugement dutXype"ces gens ne changeront jamais Ils portent en eux la trahison ."

En fait : .Gérer les affaires du K


Ceux qui aujourd'hui s'estiment "trahis"sont ceux qui n'ont pas compris ce qu'était la CRISE SYTEMIQUE du Capitalisme, qui implique un seul choix:: 


Engagement pour changer .de SOCIETE..ou accompagnement du recul humain, qu'on soit au PS ou à l'ump..

Hollande fait un aveu qui n'a pas retenu l'attention des commentateurs"Un président travaille pour son successeur"


OUI , comme le DRH de ma Banque travaillait pour son successeur en poursuivant, par  BESOIN de CLASSE, en aggravant, le sale boulot du prédécesseur..

Hollande savait que la modification institutionnelle réalisée en 2000. était nécessaire à ces "alternances" plus rapprochées


IL sait qu'il ne fera pas deux mandats..


Il travaille pour ..JUPPE et une forme d'"union nationale" à l'allemande..

LAURENT ne peut que diriger les restes de son Pari comme il le fait!
- Certes surfer sur les colères..mais en faisant attention car sa survie et celle du PC passe par le fric institutionnel et donc le besoin de"gôôche unie" aux cantonales, aux régionales..

En même temps, chercher à avoir sa place  dans ce qui va être la stratégie du PS:"tomber à gauche" en 2017 


Avec une AUBRY qui permettra à Laurent de jouer à l'"anti-FN" et à "faire peur" d'un risque d' un nouveau 22 Avril..

Voilà qui va  éviter une candidature"communiste"..

.Bref, un processus logique pour un parti devenu objectivement "contre-révolutionnaire"..

Pardon d'être cohérent :

mais c'est parce que je"vois" ainsi le piège que j'ai mis en ligne un sujet qui me tient   à coeur en tant que cosignataire de cet APPEL car il y a URGENCE.

 (.

Qu'on trouve sur ce FORUM ,

http://forummarxiste.forum-actif.net/t3534-pour-une-organisation-communiste-de-ce-millenaire


 relayé aussi ailleurs , et bien entendu.. chez"moi" 

http://nepasbaisserlesbras.forumactif.com/t940-oui-communisme-et-organisation-des-communistes



Cordiales salutations communistes

A.C
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Candidature autonome du PCF aux départementales

Message  Josh Lyman le Sam 13 Déc - 18:43

Sur le canton d'Hénin-Beaumont 2, le PCF part en autonomie avec la volonté de rassembler les gens, pas les appareils politiques. Les communistes présentaient ce matin leurs candidats :

http://www.lavoixdunord.fr/region/cantonales-sur-henin-2-les-surprises-du-front-de-gauche-ia34b0n2548686#comment-161646
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Re: Parti Communiste Français

Message  Roseau le Jeu 18 Déc - 18:44

Le stalinisme français désarmé

Julian Mischi, Le communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970, Marseille, Éditions Agone, coll. « Contre-feux », 2014, 332 p., ISBN : 978-2-7489-0216-7.

L'ouvrage des éditions Agone aborde certes dans le seul cadre national l'utilisation de la classe ouvrière comme masse de manoeuvre gréviste et surtout électorale par un des plus vieux dinosaures staliniens du monde, grosse vache totalitaire muée en grenouille anarcho-libérale de la domination capitaliste.

http://proletariatuniversel.blogspot.fr/2014/12/le-stalinismefrancais-desarme.html
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Re: Parti Communiste Français

Message  Richard Heiville le Lun 30 Mar - 1:04


Ce dimanche 29 mars, les électeurs de Vénissieux étaient appelés aux urnes pour le second tour d’une nouvelle élection municipale, suite à l’annulation de l’élection par le Conseil d’Etat.

Sans surprise, c’est la liste de la maire communiste sortante, Michèle Picard, qui a fait la course en tête, comme le soir du premier tour. Elle est réélue et améliore son score de 5 points.

L’abstention a encore progressé et atteint 60,54%. Nouveau record.

Voici les résultats définitifs :

   Michèle Picard (PCF) : 42,85% des voix; 35 élus au conseil municipal et 6 à la Métropole.
   Christophe Girard (divers droite) : 32,24% des voix; 8 élus et 1 à la Métropole.
   Damien Monchau (FN) : 12,63% des voix; 3 élus.
   Lotfi Ben Khelifa (PS) : 12,28% des voix; 3 élus.

Combien de recours devant la Justice ?

Ce soir, devant des journalistes présents à la préfecture, Jean-François Carenco, le préfet du Rhône, a annoncé qu’il allait porter plainte contre des assesseurs de la liste divers droite.

Il reproche à ces assesseurs d’avoir fait de l’obstruction lors du dépouillement de deux bureaux de vote : « Vaillant Couturier » et « Maison du peuple ».

Des assesseurs de Christophe Girard ont en effet refusé de donner les clés d’urnes. Interrogé sur le sujet, le leader de la droite de Vénissieux s’est expliqué :

   « On voulait tout simplement compter les enveloppes vides pour être sûr que ces enveloppes correspondent au nombre d’inscrits. Mais dans certains bureaux de vote des présidents ont refusé. Il fallait entrer dans un rapport de force : ne pas rendre les clés des urnes, pour obliger à compter ces enveloppes. Si on ne fait pas comme ça, nos remarques ne sont pas prises en compte dans les PV. »

Autre question posée à Christophe Girard : va-t-il déposer un recours devant le tribunal administratif lui qui a porté plainte auprès du procureur. Il a en effet récupéré les témoignages de trois personnes prétendant n’avoir jamais donné leur aval pour figurer sur la liste du candidat FN, Damien Monchau. Lequel dément tout en bloc.

Ce dimanche soir, Christophe Girard dit vouloir se « donner du temps pour réfléchir » à la suite donnée à sa plainte. « 48 heures de réflexion » a-t-il précisé.

L’annonce du préfet de déposer plainte a certainement douché l’espoir de la droite d’opérer une nouvelle annulation de l’élection. Car, cette fois-ci, c’est la droite qui devra d’abord s’expliquer sur des irrégularités.

Les enseignements du second tour

   Le PS recule de 9 points par rapport à 2014. Comparé au second tour de 2014, cette nouvelle élection prend des tournures de déroute. Parti avec une liste fortement renouvelée et avec trois élus partis (dont deux chez Picard), Lotfi Ben Khelifa n’aura donc pas réussi à insuffler une nouvelle dynamique. Il perd même 359 voix entre les deux tours et arrive juste derrière le FN.
   La droite progresse légèrement. Pour 2015, Christophe Girard (divers droite) avait réuni l’UDI et le Modem (en plus de l’UMP). Mais ça n’a pas suffi. Il n’augmente son score que de deux points.
   Le PS perd son siège à la Métropole. Pas de regret pour Bernard Rivalta (qui n’était plus sur la liste PS de 2015, les socialistes en n’arrivant pas à faire au moins la moitié des voix de la 1ere liste, n’auront plus de siège à la Métropole de Lyon. Inversement, les communistes de Vénissieux compteront désormais 6 sièges à la Métropole.
   Les voix FN et de Lutte ouvrière se sont reportées sur la liste communiste. Les 2 % de Tardy (LO) additionnés au 3% que perd le frontiste Monchau font les presque 43% de Michèle Picard. Le FN gagne un siège au conseil municipal.

« Un contexte de désinformation et de mensonges »

A peine les résultats définitifs connus, alors que ses partisans étaient nombreux à l’Hôtel de ville de Vénissieux, Michèle Picard a fait parvenir une déclaration aux journalistes où elle revient sur les accusations du candidat de droite Christophe Girard :

   « Je remercie très chaleureusement les électeurs qui viennent de faire gagner notre liste. Ils ont fait preuve de résistance et de ténacité, dans un contexte de désinformation et de mensonges sans précédent. 
(…) Vous avez montré votre attachement à l’exercice démocratique, au respect de ses règles, à  l’honnêteté, quand la droite locale se croit tout permis au point de bafouer le vote populaire des Vénissians. (…) Les petits calculs politiciens de la droite sarkozyste de Christophe Girard ont fait perdre du temps, beaucoup de temps à Vénissieux et aux Vénissians. »

Arrivé quelques minutes plus tard, le chef de file de la liste de droite, Christophe Girard, a souligné le haut niveau de l’abstention :

   « Certes, je n’ai pas gagné mais ce n’est pas une victoire de la démocratie. On ne peut pas crier victoire quand il y a 65% d’abstention (sic). Une poignée de Vénissians décident pour l’ensemble de Vénissieux ».


Pour rappel, les résultats du premier tour

   La communiste et maire sortante Michèle Picard totalise 37,66% des voix, devant la liste du divers droite Christophe Girard à 28,65% des voix.
   La liste FN de Damien Monchau est troisième à 15,93% des voix.
   Juste derrière, le socialiste Lotfi Ben Khelifa à 15,01%.
   Enfin, Jean-Pierre Tardy de Lutte Ouvrière totalise 2,67% des voix.



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Re: Parti Communiste Français

Message  Josh Lyman le Lun 24 Aoû - 10:40

Succès pour la journée à la plage du Parti communiste du Nord qui avait lieu à Malo-les-Bains, près de Dunkerque. 4000 personnes venues de tout le département dans les bus affrétés par les sections du PCF.

http://www.lheninois.com/2015/08/journee-plage-avec-le-parti-communiste.html
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Re: Parti Communiste Français

Message  gérard menvussa le Lun 24 Aoû - 17:10

La révolution est en marche ! Twisted Evil
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Re: Parti Communiste Français

Message  Josh Lyman le Mar 25 Aoû - 8:41

gérard menvussa a écrit:La révolution est en marche ! Twisted Evil

Ce type d'initiative populaire permet de toucher des gens. Bien sûr, tous les participants ne sont pas communistes, certains viennent juste passer une journée à la mer, mais on peut dire la même chose de la fête de l'Humanité. Certains viennent juste pour les concerts, mais c'est l'occasion de leur faire entendre un discours politique.
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Re: Parti Communiste Français

Message  gérard menvussa le Mar 25 Aoû - 14:06


Ce type d'initiative populaire permet de toucher des gens
Aucun rapport, même éloigné, avec la lutte de classe. A la limite, ça aurait a voir avec une démarche d'éducation populaire. Je n'ai rien contre, bien au contraire. Mais prétendre que cela ait un rapport, même éloigné, avec le "communiste" reléve de l'imposture intelectuelle.
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Re: Parti Communiste Français

Message  gérard menvussa le Jeu 27 Aoû - 14:08

sinon, une position d'une dirigeante parisienne du pcf, tout a fait significatif de la réalité de cette organisation :

Soutenir Syriza pour un nouveau gouvernement Tsipras de résistance

26 août 2015 | Par Elias Duparc

La signature d’un mémorandum par le gouvernement grec de gauche radicale suscite une considérable vague de débats dans toutes les composantes de la gauche européenne. Partout, l’expérience Syriza ouvre les yeux et les bouches sur les combats à mener pour les forces de transformation sociale : que faire ? En Grèce, risquant un vote de défiance à la Vouli, Alexis Tsipras a démissionné pour laisser son peuple trancher à nouveau et tenter de remporter une majorité solidifiée. Syriza entend gagner un soutien populaire majoritaire pour former un gouvernement de résistance à l'austérité malgré le cadre mémorandaire. Dans la foulée, la « plateforme de gauche » a quitté Syriza pour former un nouveau parti, « Unité populaire », qui préconise une sortie de l’euro alors même que nombre de dirigeants allemands et européens continuent de chercher le Grexit.

Chacun a pris conscience de la lourde défaite que les institutions et les gouvernements européens, menés par l’Allemagne, ont infligé au gouvernement grec de gauche radicale et donc au peuple grec martyrisé par l’austérité depuis 2010. Aux termes de l’accord du 13 juillet, trente cinq mesures, dont une grande majorité de mesures ultralibérales et récessives contraires au programme de Syriza, devront être implémentées par le nouveau gouvernement quel qu’il soit[1]. L’espoir de transformer l’Europe, l’euro, d’enfin mener une politique en faveur des salariés et des classes populaires s’est heurté au mur du capital. Mais cette nouvelle donne est contradictoire. À l’inverse de ce que prétendent certains anciens soutiens devenus en quelques jours dénonciateurs impitoyables, le gouvernement Tsipras a également remporté des victoires notables.

Des victoires dans la défaite

Le combat de six mois pendant lesquels les dirigeants grecs ont utilisé tous les moyens possibles et imaginables pour sortir de l’austérité a d’abord mis en lumière le fonctionnement totalitaire de la zone euro. Qui, aujourd’hui, peut encore vendre le « rêve européen » que la droite et la social-démocratie tentaient encore de nous fourguer il y a quelques mois ? Moscovici, qui vante dans son blog les mesures austéritaires au nom de la modernité ? C’est toute la patiente construction idéologico-institutionnelle des libéraux et des milieux d’affaire qui est balayée. Cinquante années de propagande sur « l’Europe de la paix », de la démocratie ou de « l’économie sociale de marché » sont parties en fumée. Au lendemain du 13 juillet, l’Europe des puissances d’argent est apparue pour ce qu’elle est : un monstre technocratique au service des seuls intérêts des conservateurs, de la finance et de l’Allemagne. Les efforts de la diplomatie allemande pour faire oublier que l’Union européenne sert principalement les intérêts du capital allemand sont aujourd’hui ruinés.

Contraint d’accepter, au terme d’un chantage inouï mené par des gouvernements conservateurs coalisés, un plan dont une large part avait été refusée par référendum quelques jours plus tôt, le gouvernement grec a apporté la démonstration que le néolibéralisme n’est plus compatible avec la démocratie[2]. Alexis Tsipras a tout fait pour mettre transparence et démocratie au centre du jeu : quel autre chef d’Etat européen a saisi le Parlement européen, injectant de la politique à haute dose dans la seule instance un tant soit peu démocratique de l’Union ?

Ces victoires idéologiques sont à mettre au crédit du combat du peuple grec, comme d’ailleurs la reconnaissance désormais quasiment universelle que les politiques d’austérité sont inefficaces et destructrices. Les droites européennes (et les sociaux-démocrates) auront, à l’avenir, encore plus de peine à entonner leur éternel refrain des « indispensables économies budgétaires ». C’est du reste la raison pour laquelle l’ex-premier ministre réclame l'implication du Parlement européen dans le contrôle de la mise en œuvre de l'accord[3]. Il veut que chaque force politique, dans chaque pays, soit contrainte de se positionner et d’évaluer les politiques d'austérité qui, sans doute aucun, feront à nouveau la preuve de leur nocivité à tous les plans. La lutte contre l’austérité doit continuer, pour les Grecs comme pour les Français et tous les européens. C’est ce qui peut et doit nous rassembler dans la durée.

Grâce au surgissement du gouvernement Syriza et du vent démocratique qu’il a porté, une rupture idéologique au sein même des forces dominantes a été mise en lumière : entre grexit et « irréversibilité de l’euro », le capital et ses représentants hésitent. Et s’il est douloureux de concéder que ce sont Syriza et Alexis Tsipras qui, quoiqu’ayant remporté une victoire historique sur un programme de fin de l’austérité et des memoranda, vont devoir être ceux qui mettent en place un troisième plan cruel, il faut souligner la défaite symétrique du docteur Schaüble. Celui qui a tant affirmé qu’il n’y aurait ni nouveau plan d’aide ni « haircut » ni maintien de la Grèce dans l’euro a dû faire passer dans son pays un plan d’aide de près de 90 milliards sur trois ans avec un futur volet de restructuration partielle de la dette, mangeant son chapeau devant une droite allemande elle-même divisée et une social-démocratie de plus en plus déconsidérée.

Enfin, le gouvernement d’Alexis Tsipras a remporté début août une « victoire dans la défaite » importante et étrangement passée sous silence : un allègement du cadre austéritaire qui enserre le pays. En effet, alors que les exigences annuelles d’excédents budgétaires étaient fixés à 1% du PIB pour 2015 et 2% pour 2016 dans l’accord du 13 juillet, ils seront finalement respectivement de 0,25 et de 0,5%. Avec le déblocage de 83 milliards d’euros de fonds européens (dont une grande partie retournera toutefois aux créanciers), des marges de manœuvre existent pour relancer l’appareil productif grec détruit.

Ces premiers gains sont certes maigres au vu la situation de la Grèce et de l’ampleur de la défaite dans le combat contre l’austérité. Mais ils ne sont pas négligeables après six petits mois de gouvernement pour la gauche radicale. Comme le dit Tsipras lui-même, « Si quelqu’un a le sentiment que la lutte des classes est une évolution linéaire et se remporte en une élection et que ce n’est pas un combat constant, qu’on soit au gouvernement ou dans l’opposition, qu’il vienne nous l’expliquer et qu’il nous donne des exemples ». De fait, partout et à toute époque, il a fallu au mouvement ouvrier des années de lutte héroïque pour arracher des victoires. Et c’est bien à la lumière de l’expérience du mouvement révolutionnaire qu’apparaît la nécessité de soutenir Syriza pour un gouvernement Tsipras de résistance.

On n’abandonne pas ses alliés dans la défaite !

L’un des apports les plus essentiels de l’expérience Syriza, et qui montre du reste qu’elle est strictement hétérogène à la social-démocratie, c’est le constat maintes fois réitéré que le gouvernement seul n’est pas à même de transformer les choses. Tsipras : « Nous savons que gagner les élections ne signifie pas, du jour au lendemain, disposer des leviers du pouvoir. C’est un combat constant. Mener le combat au niveau gouvernemental ne suffit pas. Il faut le mener, aussi, sur le terrain social ».

Loin de se situer sur cette position de nécessaires luttes sociales de la base au sommet, l’alternative que veulent incarner les scissionnistes d’« Unité populaire » constitue un déni de la réalité des rapports de force et des enjeux de pouvoir. S’il apparaît comme séduisant et intellectuellement facile de prôner la rupture avec l’euro et l’Europe, ce refus d’une lutte globale de longue haleine pour promettre des gains immédiats et des solutions miracles par décrets gouvernementaux n’a rien de nouveau dans le mouvement ouvrier, et surtout rien de révolutionnaire[4]. Or, comment nier que la transformation de la société ne peut s’opérer que dans la durée, dans la lutte, avec de nécessaires défaites transitoires entraînant des compromis douloureux[5] ? Si l’épisode de Brest-Litovsk est volontiers utilisé par Syriza pour illustrer le « dilemme coercitif » devant lequel son gouvernement était placé[6], l’exemple du Chili d’Allende est également pertinent. Après six mois de gouvernement socialiste, a-t-on vu en 1971 les composantes les plus à gauche de la coalition partir avec armes et bagages et accuser le président chilien de « trahison » parce qu’il n’avait pas pu mettre en œuvre son programme socialiste à cause du feu nourri de la droite chilienne et des Etats-Unis ? A-t-on entendu les communistes chiliens repeindre le président en « capitulard » lorsqu’il a dû ouvrir son gouvernement aux militaires en 1973 tant la pression putschiste était forte ? On n’abandonne pas la guerre sous prétexte que le mouvement a perdu une bataille, fût-elle importante ! C’est pourtant exactement ce que font les scissionnistes de la plateforme de gauche (qui cherchaient de toutes les façons depuis le début l’occasion de faire sécession, comme l’a affirmé le secrétaire général de Syriza démissionnaire, Tassos Koronakis). De la même façon, il est inconcevable d’abandonner ses alliés parce qu’ils ont un genou à terre. C’est pourtant exactement ce que font ceux qui, en France, retirent leur soutien à Syriza pour applaudir l’ex-plateforme de gauche.

En cela, le mouvement opéré par « Unité populaire » est conforme à la mission historique du courant trotskyste, cette instance de division de la gauche de transformation sociale vouée à permettre à la droite de reprendre le pouvoir. Si le gouvernement d’Alexis Tsipras a temporairement échoué, ce n’est pas parce qu’il a refusé des alternatives, qu’il a « trahi » ou qu’il s’est rendu à la raison de ses adversaires, c’est du fait d’un rapport de force européen éminemment défavorable, d’une isolation internationale complète. « La vérité est qu'on ne peut pas choisir la forme de guerre qu'on veut, à moins d'avoir d'emblée une supériorité écrasante sur l'ennemi, et on sait ce qu'a coûté en pertes humaines l'obstination des états-majors à ne pas vouloir recon­naître que la guerre de position était « imposée » par les rapports généraux des forces qui s'affrontaient », écrit Antonio Gramsci[8]. Face à la puissance de l’Europe libérale, quelle autre guerre choisir qu’une guerre de position ? L’objectif qui doit être le notre n’est donc pas le repli hors de la lutte européenne (consacrant alors Schaüble seul maître à bord avec ses alliés populistes comme sociaux-démocrates) mais bien l’intensification de la lutte internationale et aussi pays par pays contre l’austérité et l’autoritarisme pour pousser le rapport de force à notre avantage. Hausser nos ambitions et l’intensité de la lutte pour rompre avec l’Europe merkelienne, voilà le programme de la gauche radicale européenne après le 13 juillet. C’est d’autant plus indispensable que, pour la première fois depuis des décennies, de sérieux espoirs existent.

Car quel est le bilan de ces douze derniers mois pour la gauche de la gauche européenne ? Une percée anti-austéritaire en Écosse avec le SNP ; un mouvement de masse en Irlande contre la privatisation de l'eau avec le Sinn Fein désormais tout proche d’une victoire historique ; le premier gouvernement de gauche radicale élu en Grèce ; des maires de gauche anti-austérité à Madrid, Barcelone et Dublin, Belfast, Cork et un parlement régional animé par Die Linke en Thuringe ; une vague sans précédent de grève en Allemagne, avec déjà deux fois plus de jours de grève en 2015 qu'en 2014 ; la montée d'une gauche radicale unie en Slovénie qui arrive en tête de certains sondages cet été ; le développement d'un mouvement de masse pour la victoire d'un candidat socialiste à la tête du Labour (Jeremy Corbyn) en passe de l'emporter… Dans ce contexte de dynamique internationale, les progressistes doivent faire bloc avec Syriza pour qu’ils reconstruisent une majorité dans laquelle ils pourront être à l’avant-garde du combat européen qui commence.

Réélire un gouvernement de lutte

Pourquoi renouveler notre soutien à Syriza et à Alexis Tsipras après la signature du troisième mémorandum ? Parce qu’ils lutteront pied à pied contre l’austérité dans le cadre économique contraint où la Grèce est placée depuis 2010. Ils réaliseront des réformes fondamentales contre l’oligarchie grecque comme la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale et la mise à contribution des grands médias privés via la vente des fréquences. Ils prendront des mesures sociales compensatoires en direction des classes populaires tout en continuant le combat européen contre l’accord. Obtenir des concessions des créanciers est possible : c’est déjà le cas sur le montant des surplus budgétaires annuels, ce le sera aussi sur le reprofilage de la dette.

A l’inverse, « l’alternative de gauche » par la sortie de l’euro et la dévaluation de la nouvelle drachme entraînera l’appauvrissement du peuple grec du fait de la super-austérité dont elle est synonyme[9] et de l’approfondissement de l’instabilité économique qui détruit chaque jour l’activité. Transformer la société et mener des politiques de rupture ne doit pas conduire la gauche à renoncer à sa vocation centrale de protéger les populations de la violence du capitalisme. Les Grecs n’aspirent pas à s’appauvrir mais à retrouver leur dignité. Cela passe non pas par le jusqu’au-boutisme suicidaire face à des ennemis trop puissants mais, dans ce contexte de crise économique extrême, par des investissements, du pouvoir d’achat, de la relance de l’activité, etc. C’est aussi cette stabilisation qui peut permettre le redéploiement des luttes sociales de la base au sommet. Seuls 20% des grecs souhaitent que soit envisagé un plan de retour à la drachme. L’enjeu n’est pas d’aller à toute force à la rupture, mais d’amener la majorité du peuple au combat contre l’austérité. Comme l’écrit Lénine, « Toute la tâche des communistes est de savoir convaincre les retardataires, de savoir travailler parmi eux et non de se séparer d'eux par des mots d'ordre "de gauche" d'une puérile invention ».

La place des progressistes français et, parmi eux, des communistes, est bel est bien aux côtés de Syriza, dont le PCF est l’allié véritable. Soutenir nos camarades grecs en lutte, c’est l’inverse de renoncer au combat, c’est accepter de s’inscrire dans une bataille âpre, longue, ingrate, comme les communistes en ont mené des dizaines dans leur histoire. C’est prendre la bonne mesure des rapports de force, en Europe comme en Grèce, et choisir nos combats en conséquence (« Vous êtes tenus de surveiller d'un œil lucide l'état réel de conscience et de préparation de la classe tout entière (et pas seulement de son avant-garde communiste), de la masse travailleuse tout entière (et pas seulement de ses éléments avancés) », écrit encore Lénine). C’est empêcher que le premier gouvernement de la gauche radicale élu dans la zone euro[10] soit contraint de rendre le pouvoir à la droite au bout de six mois. C’est refuser les facilités que proposent de conserve les mauvais prophètes de la sortie de l’euro et les capitulards sociaux-démocrates apôtres de l’austérité. C’est ne pas être illusionné par les solutions miracles brandies par de prétendus dépositaires de « l’unité populaire » dont la tâche est au contraire à l’évidence de diviser le peuple et la gauche. C’est, pour reprendre les mots d’Alexis Tsipras, emprunter, avec les grecs, « une voie très accidentée faite de combats constants et de revendications, afin de réussir le mieux possible pour les intérêts du peuple ». En avant !



[1] Il s’agit toutefois en plusieurs points d’un programme « moins désastreux » que ceux entérinés par les gouvernements droite-PASOK : libellé en droit européen et non en droit anglais, il comprend, au milieu de mesures globalement destructrices, quelques points positifs pour les populations (pas de privatisation de l’opérateur de distribution d’électricité, pas de rétablissement des franchises médicales de 5€ pour toute consultation hospitalière supprimées par le gouvernement Tsipras, des objectifs d’excédents primaires fortement modérés…). Lire
http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/grece-le-retour-a-la-realite-des-creanciers-497630.html

[2] Au même moment, le passage en force de la loi Macron au parlement français en fournissait une autre illustration.

[3] Lire http://www.humanite.fr/sia-anagnostopoulou-en-grece-et-en-europe-nous-sommes-plutot-au-debut-de-la-lutte-qua-la-fin-581992

[4] A ce titre, il est piquant de noter que la « solution » de la sortie de l’euro s’inscrit typiquement dans le cadre social-démocrate : il s’agit d’une décision de sommet excluant l’intervention des travailleurs et ne reposant sur aucun enjeu de lutte sociale spécifique. C’est du reste pourquoi elle est prônée par des économistes essentiellement non-marxistes, du social-chauvin Jacques Sapir au « spinoziste » Frédéric Lordon. Lire un point-de-vue marxiste sur le sujet : http://www.humanite.fr/grece-europe-pour-un-vrai-plan-b-580326

Soulignons d'ailleurs que jamais, durant la campagne précédant le référendum du 5 juillet, aucun responsable du gouvernement ou de Syriza, ni de la majorité ni de la plateforme de gauche, n'a affirmé que le « Non » signifiait un « non à l'euro ». Parler de « front du OXI » pour qualifier le parti des scissionistes est une imposture pure et simple.

[5] Le tort de Syriza est-il, alors, d’avoir promis sans détour avant l’élection « la fin de l’austérité » et l’arrêt des mémorandums, sous-estimant ainsi la violence des adversaires et le caractère profondément défavorable des rapports de force, induisant même l’idée que l’accès aux responsabilités permettrait la modification rapide du cadre des politiques économiques ?

[6] Alexis Tsipras : « Vous savez, le compromis est un élément de la réalité politique et un élément de la tactique révolutionnaire. Lénine est le premier à parler de compromis dans son livre La Maladie infantile du communisme (le « gauchisme ») et il y consacre plusieurs pages pour expliquer que les compromis font partie des tactiques révolutionnaires. Il prend dans un passage l’exemple d’un bandit pointant sur vous son arme en vous demandant soit votre argent, soit votre vie. Qu’est censé faire un révolutionnaire ? Lui donner sa vie ? Non, il doit lui donner l’argent, afin de revendiquer le droit de vivre et de continuer la lutte. Nous nous sommes retrouvés devant un dilemme coercitif. Ce chantage est cynisme : soit le compromis – dur et douloureux – soit la catastrophe économique – gérable pour l’Europe, pas au niveau politique, mais économiquement parlant – qui pour la Grèce et la gauche grecque aurait été insurmontable. » Entretien à la radio Sto Kokkino, 29 juillet 2015. http://www.humanite.fr/alexis-tsipras-le-peuple-grec-tente-de-sechapper-de-la-prison-de-lausterite-rattrape-il-ete-place

Lire aussi https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1918/03/d7c/vil19180300-03c7.htm

[8] A lire ici : https://www.marxists.org/francais/gramsci/works/1933/machiavel10.htm

[9] Lire, en espagnol, l’analyse d’Alberto Garzon (Izquierda Unida) sur le sujet : http://larepublica.es/2015/08/22/alberto-garzon-habia-alternativas-a-lo-que-ha-hecho-syriza-en-grecia/

[10] En réalité le deuxième : les communistes d’AKEL ont dirigé Chypre durant la période 2008-2013, subissant d’ailleurs un coup d’état financier de la part de la BCE et de l’Eurogroupe encore plus violent que celui mené contre les Grecs.
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Re: Parti Communiste Français

Message  Prado le Jeu 27 Aoû - 16:12

gérard menvussa a écrit:sinon, une position d'une dirigeante parisienne du pcf, tout a fait significatif de la réalité de cette organisation :

Soutenir Syriza pour un nouveau gouvernement Tsipras de résistance

26 août 2015 |  Par Elias Duparc

C'est UN jeune dirigeant, secrétaire de la section PCF de Paris-centre. Il est passé par Sciences Po, mais cela ne l'empêche pas d'écrire : "A-t-on entendu les communistes chiliens repeindre le président en « capitulard » lorsqu’il a dû ouvrir son gouvernement aux militaires en 1973 tant la pression putschiste était forte ?". Tant d'imbécilité, cela fait froid dans le dos.

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Message  gérard menvussa le Jeu 27 Aoû - 17:44

C'est UN jeune dirigeant
Ouah la la : Alzheimer me guette !
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Re: Parti Communiste Français

Message  verié2 le Jeu 27 Aoû - 19:02

Prado a écrit:
gérard menvussa a écrit:sinon, une position d'une dirigeante parisienne du pcf, tout a fait significatif de la réalité de cette organisation :

Soutenir Syriza pour un nouveau gouvernement Tsipras de résistance

26 août 2015 |  Par Elias Duparc

C'est UN jeune dirigeant, secrétaire de la section PCF de Paris-centre. Il est passé par Sciences Po, mais cela ne l'empêche pas d'écrire : "A-t-on entendu les communistes chiliens repeindre le président en « capitulard » lorsqu’il a dû ouvrir son gouvernement aux militaires en 1973 tant la pression putschiste était forte ?". Tant d'imbécilité, cela fait froid dans le dos.
UN niveau élevé de crétinisme politique certes. Mais, à l'époque, le PCF soutenait Allende et le félicitait d'avoir fait entrer Pinochet dans son gouvernement en soulignant les "traditions démocratiques" (sic) de l'armée chilienne.

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Re: Parti Communiste Français

Message  Prado le Jeu 27 Aoû - 22:39

verié2 a écrit:
UN niveau élevé de crétinisme politique certes. Mais, à l'époque, le PCF soutenait Allende et le félicitait d'avoir fait entrer Pinochet dans son gouvernement en soulignant les "traditions démocratiques" (sic) de l'armée chilienne.
Oui, mais au moins le PCF ne savait pas alors sur quoi allaient déboucher les concessions faites à l'armée. Elias Duparc, si.

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Re: Parti Communiste Français

Message  verié2 le Ven 28 Aoû - 10:25

Sans boule de cristal, on pouvait déjà comprendre à l'époque que la politique de concessions à l'armée de Allende, son jeu d'équilibre, son refus de préparer la population à l'affrontement etc menait au désastre et qu'un coup d'Etat militaire menaçait, même si on ne pouvait prévoir l'ampleur de la défaite. Pas mal de militants étaient conscients que ce putsh était imminent. Mais j'admets qu'aujourd'hui, en effet, ces propos relèvent d'un crétinisme hors normes...

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Texte PCF - Pour une politique communiste !

Message  Gayraud de Mazars le Lun 1 Fév - 19:58

Salut camarades !

Le 37e Congrès du PCF sera juin 2016...

Nous vous présentons ici, au nom des premiers signataires listés à la fin du document, le projet de texte alternatif Pour une politique communiste, en vue de notre 37e Congrès National.

Présenté dans un esprit fraternel et constructif, le texte examine la situation politique et sociale en France et dans l’Union Européenne. Il tire les enseignements de l’acharnement de l’Europe contre ce qui se présentait comme une alternative à l’austérité en Grèce. Il traite la question du programme du parti et la nécessité de rompre avec le réformisme. Il propose un programme de mesures décisives contre la propriété privée des grands groupes bancaires, industriels et commerciaux. Il avance des propositions pour renforcer le parti sur les plans politique et organisationnel, ainsi que dans son fonctionnement démocratique interne. Le problème des alliances électorales et de notre attitude envers le PS est également abordé. Enfin, le texte prend clairement position contre l’État d’urgence et souligne l’importance de la lutte contre l’impérialisme et la guerre.

Pour l'instant plus de 200 camarades du PCF ont signé notre texte alternatif...

Pour une politique communiste – Appel aux signatures

http://www.lariposte.org/2015/12/pour-une-politique-communiste-appel-aux-signatures-2/

Fraternellement, GdM
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Re: Parti Communiste Français

Message  gérard menvussa le Mer 3 Fév - 22:12

Aucun intéret.
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Lettre ouverte du NPA aux militants du PCF

Message  Roseau le Mar 13 Déc - 21:55

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