Parti Communiste Français

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a propos des élus en direct d'un ancien PCF

Message  panchoa le Dim 27 Jan - 16:07

a propos des élus en direct d'un ancien responsable PCF. vu bellaciao


Les noms d’oiseaux fusent entre le PS et le FDG-PCF !!!!
27 janvier 2013 - 09h48 - Posté par jany - 89.*.30.***


"patrice bardet C’est toujours la règle au PC les élus reversent leur indemnité !"

Les noms d’oiseaux fusent entre le PS et le FDG-PCF !!!!
27 janvier 2013 - 10h45 - Posté par lerouge - 90.**.212.**

"en aquitaine, ça fait longtemps que la plupart des élus ne reversent rien au parti. faut pas raconter des betises."

Les noms d’oiseaux fusent entre le PS et le FDG-PCF !!!!
27 janvier 2013 - 10h54 - Posté par 90.*.14.***

"Apparemment ya longtemps que t’a pas vu un bilan financier d’une FD d’Aquitaine ? Bilan désormais contrôlable par la CCNFP, peuplée de fonctionnaire particulièrement bienveillants pour les finances du PC.... !"

Les noms d’oiseaux fusent entre le PS et le FDG-PCF !!!!
27 janvier 2013 - 11h11 - Posté par A.C - 86.**.82.***


Ah bon. ??!!

.TOUJOURS ?

etTOUS ?

On ne doit pas avoir les mêmes infos sur la façon dont les statuts antérieurs(et les nouveaux) mettent de plus en plus à mal cette pratique ancienne que j’ai bien connu et qui "nous faisaient" effectuer quelques démarches envers X ou Y qui avait"oublié de reverser.
(J’ai été membre aussi duBureau de l’Association Départementale des ELUS Communistes et Républicains -ADECR- de lagIronde...
J’étais crédible avec d’autres pour ce genre de mission" persuasive.... J’ai en CV.avec .18 ans de mandats dans un exécutif et une assemblée intercommunale qui ont apportés , ..plus de 160000 euros -en valeur 2O12- que j’ai intégralemnt reversé auPARTI ...)

RENSEIGNE TOI...sur les pratiques REELLES aujourd’hui !
Il faut cesser de pratiquer le lien VIRTUEL entre ce qu’on voudrait que soit telle pratique .et la REALITE, les"faits tétus"

Cela permet de meiux comprendre comment seront "choisis" des candidats ELIGIBLES en 2014 sur les listes préparées par le Parti SUZERAIN de cette Gôôche institutionnelle , le P.S...

TU apprendras par exemple que BEAUCOUP de mandats ont été renouvelés, ces dernières années, à la fois sur des bases de suivisme lignard pour eux qui siègent dans les Assemblées à 90 pour centdirigées parle PS...et en fonction d’"accords spéciux peu connus de pas mal de monde... à des adhérents qui ont besoin des possibilités de rachat de"points" de retraite..

Tu as du entendre parler de l’IRCANTEC..


Tous les élus qui perçoivent une indemnité de fonction peuvent bénéficier du régime de retraite, qu’ils aient une activité professionnelle ou non. Ils sont obligatoirement affiliés à l’Ircantec.

De plus, une formule de retraite de capitalisation par rente, régime de retraite facultatif, a été instituée par la loi du 3 février 1992. La constitution de cette rente incombe pour moitié à la collectivité territoriale (cette participation constitue une dépense obligatoire).

Tous les élus qui perçoivent une indemnité de fonction peuvent ainsi cotiser de façon facultative à un régime de retraite complémentaire. Pour souscrire une retraite complémentaire, nous vous proposons la Carel, un organisme garanti par la Mutualité Françai

De plus :

La méthode consistant à permettre à de "bons et loyaux" appratchiks "frontistes de Fôôche"..de ne pas sembler bénéficier d’un "privilège financier"..que tel autre communiste-élu(je préfère cette expression à "élu communiste"..), donc de REVERSER l’indemnité d’une main mais de la récuperer partiellement ou totalemnt de l’autre(outre ce que j’indique sur les"retraites complémentaires, plus haut), tu veux savoir comment ça se passe ?

File directement aux lignes en ROUGE(nouvelle rédaction) 650 à 661du document de préparation de modifications de STATUTS pour Février.

J’attire ton attention an surlignant en gras...

TU vas comprendre..

http://congres.pcf.fr/sites/default...


15.2. Cotisations des élu-e-s :
Les élue-e-s, membres du PCF, ne tirent pas de revenus supplémentaires de leur mandat.
Indépendamment de leur cotisation d’adhérent-e, elles et ils prennent l’engagement de reverserleurs indemnités au parti ; à l’association nationale de financement pour les parlementaires, auxassociations départementales de financement pour les élus territoriaux ou locaux. Par cette cotisationLe Parti contribue à leur assurer les moyens nécessaires à l’exercice de leur
mandat, après débat avec les intéressé-e-s. Si elles ou ils doivent réduire ou suspendre leur activité professionnelle, elles et ils conservent une indemnité compensatrice – établie en toute clarté ave cles instances concernées.

Faut stp, arrêter de faire des"ELUS" dit"communistes".. je ne sais quel vivier de "pureté révolutionnaire désinteressée

Je les CONNAIS trop !

Mais j’ai juré -parce qu’il y en a de supers, qui nemériteraient pas d’^tre englobés dans un jugement sévère, de ne pas donner trop de détails sur tout ce qui touche au"FRIC".

Sauf si un dirigeant me mettait au défi de préciser certains point

Aucun risque.

A.C




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Re: Parti Communiste Français

Message  Roseau le Lun 28 Jan - 15:24

A propos de l'intégration (jusqu'à dilution? ) du PCF dans le FdG,
commentaires de Copas sur BC
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article132991#forum493382

Est-ce que ce qu’est devenu le PCF c’est mieux que l’alliance par en haut FDG ?

Dans un cas comme dans l’autre, les militants n’ont pas les outils pour controler.
Le PCF, tout seul, a bien été capable de participer activement à des gouvernements antisociaux comme celui de Jospin.

Récemment il ne fait pas partie du gouvernement réac de Hollande, mais se dit dans la même majorité parlementaire tout en votant contre de temps en temps, mais en soutenant des trucs immondes comme le texte sur les emplois d’avenir chargé de casser les CDI dans des secteurs bien choisis.

Également la participation active d’élus dans les collectivités locales aux côtés du PS dans des mesures antisociales sans qu’ils soient chassés à coups de pied au cul du parti interroge.

Donc la question est-elle le maintien de l’indépendance du PC ? La bataille contre sa dissolution dans le FdG ?

Je ne le pense pas.
La bataille est que ce soit pour le PCF comme pour le FdG d’avoir une ligne indépendante du capital (et entre autre indépendante du PS) qui prépare les affrontements des travailleurs avec le patronat et son gouvernement, afin de gagner .

Cette préparation nécessite de se doter d’une stratégie de conquête du pouvoir par les travailleurs et pas par des dirigeants éclairés dans le cadre d’institutions foncièrement antidémocratiques et faites par et pour la classe dominante.

Cette préparation plus concretement c’est commencer à travailler pour pousser à la coordination de la résistance sociale, de la mettre sous contrôle direct des travailleurs (et non sous contrôle des divas dirigeant CFDT, FO, CGT, etc).

Ce n’est pas à appeler un gouvernement qui ne le fera pas à nationaliser, ou qui le fera mal , mais bien faire propagande pour se saisir des outils de travail, que les travailleurs se saisissent des usines que les gouvernements de gauche n’ont jamais saisis ou en contre partie de dédommagements bien gras. Mais sans jamais des travailleurs qui en contrôlent le destin.

Ce sont ces questions qui discriminent et interrogent : en quoi le PCF serait un cadre meilleur que le FdG ?

Ce débat est interessant par le fait de traiter des questions démocratiques dans un parti et comment sont construites les manipulations pour contraindre des adhérents et des militants à aller là où on veut qu’ils aillent mais sans clarté et vérité sur les objectifs.

Mais au delà, je répète, le PCF est-il meilleur que le FdG ? et vice versa ?
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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Mar 29 Jan - 0:52

36ème Congrès du PCF

La conférence départementale s’est déroulée les 26 et 27 janvier 2013 à Pompey. Dix camarades de la section du Jarnisy ont participé à cette conférence. Quatre ont été élus au comité départemental : Eric Monnini (notre secrétaire de section), Elise Baus (trésorière de section), Christian Tabaglio et Jean Baus. Jacky Zanardo sera invité à chaque comité départemental en qualité de président de l’ADECR.

Eric Monnini et Christian Tabaglio sont désignés pour représenter notre section au 36ème Congrès qui aura lieu à Aubervilliers du 7 au 10 février 2013 .

nico37

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Pas d'opposition...mais exigeants...

Message  Roseau le Mar 29 Jan - 11:57

PCF Article du Dauphiné Libéré hier :

Le Parti communiste (PCF) était en congrès à Flaviac pendant deux jours.
En congrès pendant deux jours à la salle du Gaucher à Flaviac, les communistes ardéchois ont réélu FJ au poste de secrétaire départemental(...)Il tient d’ailleurs d’emblée à réaffirmer la position du Parti communiste « qui n’est pas une force d’opposition au gouvernement ». « Le PCF alimente le débat politique à gauche en formulant des propositions différentes et alternatives. Nous sommes exigeants vis-à-vis du gouvernement », a précisé le secrétaire départemental.
(...)
FJ est un proche de MGB.
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Re: Parti Communiste Français

Message  Marco Pagot le Mar 29 Jan - 14:33

Babel a écrit:
Le PCF à l’heure de choix fondamentaux
JOHSUA Samuel - 6 janvier 2013

Les communistes ont choisi à près de 75% la « base commune » autour de laquelle s’organisera le débat du futur congrès. Outre le lyrisme poétique de son titre (« Il est grand temps de rallumer les lumières », d’Apollinaire), on peut y noter plusieurs aspects positifs.

La prise en compte d’éléments majeurs

Il comporte une spectaculaire reprise des thèmes de lutte contre les oppressions de tout type (de genre ou d’orientation sexuelle en particulier) et une conscience aigüe des questions de racisme et d’islamophobie (sans parler des roms). Les questions sont les bonnes : « Comment faire face à la fragmentation de la société, lutter contre les divisions, combattre les visions ethnicisées du monde, affronter l’individualisation des rapports sociaux… ? Comment construire une conscience de classe de notre temps ?". Même si les réponses sont compliquées pour tout le monde.

Tout aussi remarquable est la prise de conscience environnementale et des problèmes d’ampleur civilisationnelle que comporte la crise écologique. Comme de l’impossibilité de s’y attaquer dans le cadre du capitalisme, même verdi. D’inévitables bémols quand même. Déjà l’attachement implicite au nucléaire civil, ce qui n’est ni une surprise ni une petite affaire. Puis le fait que nombre de communistes soient du mauvais côté à Notre Dame des Landes. Enfin que la question écologique ait encore tendance à être traitée à part alors qu’elle devrait irriguer l’ensemble. En particulier avec la nécessité de s’attaquer au fond au problème des productions qu’il faudra abandonner. Comment sinon « donner un tout autre contenu à la croissance » comme dit le texte ? Avec donc le difficile problème du maintien de l’emploi des travailleurs malgré les inévitables reconversions. Et il y a une question plus théorique. Le terme même de « productivisme », central dans la perspective écologique, fait effectivement son apparition (est-ce une première dans un texte de congrès ?), mais une seule fois et c’est dans un cadre limité (« Il est grand temps de sortir du cycle infernal productivisme-consumérisme »). Malgré tout, l’entrée de ces thèmes avec une telle insistance dans une résolution du PCF est un signe positif. D’autres, à l’extrême gauche ou au PG, ont aussi d’abord choisi ce chemin hésitant avant que la logique d’ensemble écosocialiste ne s’impose.

Dans la description de la crise de l’économie capitaliste mondialisée, la tonalité est très antilibérale, comme il se doit. Avec d’indéniables accents altermondialistes. Toutes les solutions sont cherchées dans un cadre européen, loin des traditionnels replis nationalistes que tutoyait parfois ce parti dans un passé pas si lointain (ce qui d’ailleurs lui est reproché par d’autres textes, minoritaires). Comme pour d’autres formations du FG, les issues proposées sont intermédiaires entre l’antilibéralisme classique et une dose d’anticapitalisme, ce terme pris ici au sens d’incursions profondes dans le droit de propriété. La défense et l’extension de services publics sont largement présentes : « un mix énergétique entièrement public…constitution d’un pôle financier public…grand service public de l’éducation » Et en particulier concernant les « biens communs » : « Nous voulons ouvrir des droits garantis par des services publics dans les domaines du logement, de l’information, de la communication, des transports, de la santé, ou du crédit. Nous voulons développer la gratuité de ceux qui sont essentiels à la vie de chacune et chacun." Mais le contrôle de la finance ne va pas jusqu’à son indispensable socialisation complète. Le terme de « nationalisation » n’intervient qu’une seule fois et de manière assez abstraite : « Des nationalisations doivent être opérées dans plusieurs secteurs stratégiques et pour reconquérir la gestion de biens communs. Nous voulons, sous de multiples formes, engager un grand mouvement d’appropriation sociale ». Sans préciser lesquelles ni quels secteurs privatisés par la droite ou la gauche il faudrait rendre à la propriété sociale. Florange nous rappelle pourtant combien la question est loin d’être formelle. Au final, si l’ampleur et la gravité des désastres des politiques libérales et de la financiarisation sont amplement décrites, si les mesures premières pour imposer une autre politique sont bienvenues et représenterait une rupture déjà fondamentale, l’enjeu est certainement encore plus profond et demanderait à être débattu plus avant. En prenant d’ailleurs au pied de la lettre ce que dit à juste titre le texte : « Le capitalisme a atteint un stade sans précédent historique de sa crise ».

L’attachement au FG est affirmé (il l’est aussi dans un autre texte minoritaire, si bien qu’au total plus de 80% des votants s’y réfèrent positivement). Sans que pour autant il apparaisse clairement la nature des propositions et initiatives avancées pour réaliser « l’ambition d’en faire un grand mouvement ». Un « mouvement » qui devrait alors inévitablement être plus ouvert et ancré à la base, dépassant vraiment le seul cartel électoral.

Sur la nature de la « révolution citoyenne »

Toutes questions à discuter, qui sont au cœur même des débats de tout le FG. Comme l’est la manière de rendre effective dans la pratique de tous les jours (où certains vieux réflexes paraissent toujours difficiles à surmonter) la très salutaire pétition de principe en faveur de la démocratie à tous les niveaux sur laquelle revient largement la base commune : « sans démocratie, respect des libertés et des droits de l’homme particulièrement, il ne saurait y avoir d’émancipation humaine".

D’autres questions restent plus problématiques, comme celles tenant à la manière de faire advenir le changement souhaité. Le texte affirme « C’est pourquoi nous parlons de révolution. Une révolution citoyenne, pacifique, démocratique, et non pas la prise de pouvoir d’une minorité. ». En peu de mots, que de questions de fond ! Dans le passé, on a pu observer maintes révolutions confisquées par des minorités, des « partis dirigeants » par exemple conduisant au désastre stalinien. Mais de vraies révolutions qui soient le fait « d’une minorité », jamais. Elles sont toujours conduites ou soutenues par une majorité, ou alors elles échouent. Pas de problème sur ce point. La vraie question vient ensuite. Même soutenue par une majorité, il arrive que les révolutions soient battues C’est même malheureusement le cas le plus courant, comme en Iran récemment. Faut-il alors qu’elles annoncent à l’avance qu’elles se refusent à être « pacifiques » ? La réponse est non. La révolution menée par Gandhi fut « pacifique », d’évidence. Et un penseur comme Balibar n’hésite pas à rapprocher avec quelque raison les stratégies de Lénine et de Gandhi… Les révolutions qui ont produit et accompagné la chute du stalinisme à l’Est de l’Europe furent aussi largement pacifiques. De plus, et ce n’est pas le moindre élément à prendre en compte, comme le dit Bensaïd « la violence met en branle quelque chose d’obscur qu’on n’est jamais sûr de pouvoir contrôler ». Il vaut donc mieux l’éviter. Mais voilà, pour être certain qu’on y sera pas entraînés, il faut être deux. Qui donc a décidé de la violence au Chili en 1973 ou lors du coup d’État contre Chavez en 2002 ? Pour parler encore comme Bensaïd, « Comment désarmer les dominants, et comment éradiquer les éradicateurs » ? Si nos camarades de Syriza gagnent les élections et s’attaquent à la Troïka, pense t-on que « les dominants » resteront passifs ? Qu’ils n’auront pas l’oreille de ceux qui à l’extrême droite et dans l’armée grecque n’ont rien oublié de la dictature des colonels ? Si la rupture est vraiment engagée, les urnes ne suffiront pas. « Pacifique » versus « violente » n’est pas la bonne manière de poser la question. Toujours de Bensaïd : « Il faut une hypothèse stratégique qui consiste à reconnaître l’existence d’une épreuve de force, d’une discontinuité dans l’ordre du droit et d’une double légitimité ou dualité de pouvoir dans les institutions existantes…et le pouvoir émergent. ». Il y faudra l’appel au peuple dans sa majorité. C’est une donnée permanente de tous les combats, à chaque étape. Sous quelle forme, dans quelles conditions ? On ne sait pas : l’histoire inventera sa voie. « By any means necessary », comme répondit Malcom X à la même question (par tous les moyens nécessaires).

Comment ne pas faire avec le PS

Bien avant d’être rendus à ce point, la question stratégique rencontre un autre obstacle, qui est en fait le principal dans l’immédiat. Très bien résumé dans le questionnement de « la base commune » d’ailleurs. « Alors que le clivage droite-gauche continue de structurer l’électorat, comment nous y situons-nous ? Quel sens recouvre aujourd’hui l’idée de gauche ? Comment se positionner face à l’impasse social-libérale en France et en Europe » ? Mais on ne trouvera pas de réponses décisives à ces questions. D’un côté, et très justement, il est indiqué que « il n’y a plus de marges hors l’impulsion de vraies ruptures avec les logiques du système ». Mais alors, la mutation social-libérale du PS est-elle réversible ? Je ne parle pas là des électeurs socialistes ou de EE – sans lesquels évidemment aucune alternative n’est possible - ni même des secteurs de ces partis dont le rejet formel du libéralisme ne fait pas de doute. Mais de la structure et de l’idéologie profonde de ce qu’est devenu le PS. Il dispose aujourd’hui de toutes les institutions centrales. Et il mène la politique que l’on sait, avec une rapidité qui fait dire à certains que l’on a 83 sans avoir eu 81. Comment défendre que cette gauche là peut être compatible avec la nôtre, comme l’a affirmé pourtant Marc Dolez en démissionnant du PG ? Le doute à ce propos est tellement fort que la « base commune » se montre particulièrement hésitante. Elle indique bien : « Une réorientation politique est la seule hypothèse pour laquelle notre parti serait prêt à participer à l’exercice du pouvoir afin d’apporter son concours à la construction du changement« , laissant entendre donc que ce serait possible. La phrase qui précède immédiatement indique comment y parvenir : « Du Front de gauche, nous portons l’ambition d’en faire un grand mouvement capable de bousculer le rapport de force à gauche jusqu’à rendre majoritaires les options de transformation sociale en son sein.» Mais ceci constitue en fait une rupture avec plusieurs décennies d’histoire du PCF puisque nulle part il n’est indiqué explicitement que l’objectif fût exclusivement un gouvernement commun avec le PS. Preuve qu’on ne croit plus vraiment à cette possibilité, ou alors à moitié. Certes il est affirmé « le gouvernement devra faire face à d’importantes contradictions auxquelles il doit trouver des solutions ». Peut-être, mais on ne sait pas par quoi le remplacer si l’on suit la base commune. Peut-on lui imposer des reculs par les luttes ? Bien évidemment : c’est même possible avec des gouvernements de droite ! Jusqu’à obliger la direction du PS à changer de politique cap sur cap ? Qui peut le croire ? Où cela s’est-il produit dans toute l’Europe et même au delà ? De plus dans le cadre de ces mobilisations socio-politiques, nous ne trouverions pas en face de nous un gouvernement hésitant entre sa gauche et sa droite, entre le mouvement social et le Medef. Ses choix, négatifs, sont faits et de plus amplement et justement critiqués par la base commune. Il faudra lui imposer nos avancées par le rapport de forces. Ce qui n’est possible qu’on assumant une évidence : une opposition déterminée aux politiques d’austérité qu’elles soient de gauche ou de droite. En disant cela il ne s’agit nullement de rester l’arme au pied et d’attendre d’être « un recours » en 2017. Mais de ne pas prendre l’ombre d’une responsabilité dans l’échec programmé de la politique du PS au gouvernement. Si nous ne le faisons pas, vers qui se tourneraient les secteurs populaires de plus en plus nombreux qui rejetteront ces politiques, sinon vers le FN ? Car voilà : cette fois sera « la fois de trop » dans la longue liste des attentes déçues du PS au pouvoir depuis des décennies.

D’où la question : comment faire sans le PS comme appareil ? C’est une question ancienne pour de nombreuses formations de la gauche radicale, mais elle est nouvelle pour le PCF et la difficulté est très bien expliquée dans le texte même. Car n’hésitons pas à le dire, c’est une question compliquée. Il est en effet parfaitement vrai que « le clivage droite-gauche continue de structurer l’électorat ». Et qu’on ne peut confondre droite et gauche, non du point de vue des politiques suivies (elles sont les mêmes sur le terrain économique fondamental), mais du point de vue de l’histoire et du l’attachement encore largement maintenue à « l’idée de gauche ». Vrai aussi que le système bipartisan qu’on veut renforcer en haut lieu maintiendra le fait que le vote PS continue à être utilisé par une partie de la gauche contre la droite. La question va se poser dès les municipales où il faudra se décider malgré tout pour l’indépendance avec des listes de large rassemblement anti-austérité et réellement écologistes. Qui pourrait comprendre en effet qu’il n’y ait aucune relation entre les votes nationaux et les politiques locales ?

La bonne formule pour rendre compte de ces données qui ne poussent pas toutes dans le même sens, même si elle est apparemment contradictoire, est qu’il y a bien deux gauches définitivement incompatibles au sein… de la gauche, au singulier, dont « l’idée » comme la réalité persistent. Proposer une alternative en opposition à la gauche libérale est alors indispensable. En termes de contenus de programme comme de formule de rassemblement pour un gouvernement anti-austérité. Comment cette alternative peut gagner une majorité dans les luttes et les élections n’en reste pas moins une question difficile, même si on sait au moins que la réponse principale est dans l’irruption en masse du peuple lui-même sur la scène sociale et politique. Et, pour le coup, ce questionnement dépasse les orientations du seul PCF. Il n’y a rien de plus urgent à débattre pour le FG, pour toute la gauche radicale et la partie des écologistes attachée à une réelle sortie du système.

Samy Johsua
Questions :
1. S'il avéré que l'expérience politique n'appartient pas à la catégorie des métaux lourds, est-il concevable qu'elle ait la volatilité de l'éther ?
2. Dans le cas contraire, comment expliquez-vous le phénomène constaté ci-dessus ?
3. Afin de tirer d'embarras l'expéditeur de ce post, dans quel fil lui conseilleriez-vous de l'insérer : dans celui du PCF (comme il s'y est résolu, en désespoir de cause) ou dans celui de la G.A. ? Justifiez votre réponse.

Vous avez deux heures.

Putain il plonge de plus en plus samy... Affolant

_________________
http://www.petitionfuriani.com/
Catastrophe de Furiani - 5 mai 1992
La catastrophe de Furiani ne doit jamais être oubliée et ce, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Un devoir de mémoire est indispensable : Furiani mai più.
Nous demandons qu'aucun match de football professionnel ne soit plus dorénavant joué en France un 5 mai. Nous sollicitons par conséquent l'inscription de ce fait dans les règlements de la FFF et de la LFP.
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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Mer 30 Jan - 10:41

CN du PCF du 16 janvier 2013 – Intervention d’Emmanuel Dang Tran sur la guerre au Mali

Conseil national du PCF du 16 janvier 2013, Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur la situation au Mali

Voyons, la guerre lancée par l’Etat français au Mali n’est pas une guerre humanitaire pour délivrer un peuple ! Il est impossible pour le PCF d’entretenir une position ambigüe, de ne pas dénoncer l’intervention et ses objectifs réels.

Les exemples d’Irak, d’Afghanistan, de Libye etc. montrent que les interventions impérialistes ont renforcé bien plus le « fascisme islamiste » qu’autre chose. Sur ce plan, les conséquences finales de l’intervention au Mali sont imprévisibles, pour ce pays, pour la région et même plus largement. Ceux qui se sentent « soulagés » aujourd’hui ne le seront peut-être plus demain. Quant à la sincérité du prétexte du gouvernement français : songeons qu’au même moment, il soutient politiquement et arme les « djihadistes » en Syrie.

Prendre l’avis des associations et partis maliens progressistes est opportun. Mais notre position doit découler de ce qui doit rester notre grille d’analyse, au 21ème siècle comme au 20ème, n’en déplaise à certain, toujours valable à preuve du contraire : l’anti-impérialisme.

J’entends Jacques [Fath , responsable du secteur international]. J’ai lu les propos d’André Chassaigne au sortir de sa rencontre avec Ayrault. L’un et l’autre ont exprimé la crainte que l’intervention française soit « suspectée » d’être, « assimilée » à… un retour de la « Françafrique ». Mais voyons, il n’y a même pas à en douter !

L’Etat français n’a qu’une préoccupation : défendre les intérêts économiques et géostratégiques du capitalisme, d’abord national, dans toute cette partie de l’Afrique. La guerre impérialiste en Libye a accentué la déstabilisation du Mali, attisé les conflits préexistants et leur militarisation. L’Etat français néocolonial, à la pointe des bombardements en Libye, a une responsabilité écrasante dans cette situation nouvelle. Il a une responsabilité tout aussi écrasante dans l’état récurrent de sous-développement et de dépendance dans lequel se retrouve l’ensemble du Mali. La guerre française ne vise en rien modifier cet état de fait mais le fera perdurer.

La solidarité entre le peuple français et les peuples africains passe par la position que le PCF devrait prendre : dénoncer la guerre impérialiste, mobiliser pour l’arrêt de l’opération et pour un règlement politique entre les belligérants.

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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Jeu 31 Jan - 12:17

Transition vers un système énergétique sobre (Intervention d'André Chassaigne à l'assemblée nationale)

Nouvelle lecture

Mme la présidente. L’ordre du jour appelle la discussion en nouvelle lecture de la proposition de loi visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre.

(…)

Motion de rejet préalable

Mme la présidente. J’ai reçu de M. Christian Jacob et des membres du groupe de l’Union pour un mouvement populaire une motion de rejet préalable déposée en application de l’article 91, alinéa 5, du règlement.

(…)

Mme la présidente. La parole est à M. André Chassaigne, pour le groupe de la gauche démocrate et républicaine.

M. André Chassaigne. Il faut d’entrée que je lève un écueil en indiquant dès maintenant ce que je vais voter. Sinon, j’ai toujours le même problème : je vais être sifflé par les uns et applaudi par les autres, et ensuite, applaudi par ceux qui m’ont sifflé et sifflé par ceux qui m’ont applaudi. (Sourires.) Je vais donc préciser d’ores et déjà que je ne voterai pas la motion de rejet préalable.

Chacun sait pourtant que j’ai exprimé des divergences sur ce texte, et j’aurai l’occasion de le faire à nouveau en argumentant pour essayer de convaincre mes collègues, plus particulièrement ceux de la majorité. Ces divergences portent sur trois points essentiels.

Premier point : on entre à peine dans un grand débat sur la transition énergétique, et j’ai donc considéré que la proposition de loi l’anticipait, faisant preuve d’une forme d’impatience que l’on aurait pu éviter en se laissant le temps de la réflexion.

M. Lionel Tardy. Exactement !

M. André Chassaigne. Le deuxième point de divergence porte sur le bonus-malus, non dans sa dimension pédagogique et vertueuse, mais parce que je pense que ce dispositif ne devait pas être mis en œuvre ni même annoncé avant de réaliser le plan de rénovation thermique.

Ma troisième divergence porte sur les amendements concernant l’éolien, non que je sois opposé aux énergies renouvelables, mais parce que je pense que les évolutions du texte depuis la première lecture ne vont pas dans le bon sens.

En revanche, je veux souligner deux éléments positifs.

Tout d’abord, les objectifs recherchés par le rapporteur, et nous pouvons tous être d’accord là-dessus, quelle que soit notre sensibilité politique, sont des objectifs vertueux puisqu’il y a recherche de sobriété énergétique et d’économies d’énergie. Il faut les saluer et, même si on n’est pas forcément d’accord avec les outils mis en œuvre, je sais que c’est ce que recherche François Brottes.

Deuxième élément positif : tout ce qui concerne l’accompagnement social. Du fait de ce corpus, il nous faut dès aujourd’hui discuter et étudier cette proposition de loi. À l’issue de la première lecture, comme elle avait été rejetée par le Sénat – je ne l’avais d’ailleurs pas votée –, j’avais déposé avec mes collègues, dès novembre 2012, une proposition de loi pour répondre à l’urgence sociale en matière énergétique en reprenant à la virgule près une partie du texte tel qu’il avait été voté à l’Assemblée nationale : il y avait urgence, il fallait donc au moins voter la partie accompagnement social, avec notamment la mise en œuvre du service public de la performance.

J’ai donc de multiples raisons pour passer à la discussion. Pour ma part, j’y participerai de façon mesurée, argumentée, avec le souci de servir l’intérêt général.

(…)

(La motion de rejet préalable, mise aux voix, n’est pas adoptée.)

Motion de renvoi en commission

Mme la présidente. J’ai reçu de M. Christian Jacob et des membres du groupe de l’Union pour un mouvement populaire une motion de renvoi en commission déposée en application de l’article 91, alinéa 6, du règlement.

(…)

Mme la présidente. La parole est à M. André Chassaigne.

M. André Chassaigne. Il importe en effet d’étudier ce texte au regard de l’urgence sociale : 3,5 millions de ménages consacrent plus de 10 % de leurs ressources à leur facture d’énergie. Il est donc temps d’essayer d’apporter des réponses.

Même si l’on n’est pas d’accord avec certains articles du texte, il y a au moins ce qui permet d’étendre la trêve hivernale, en matière de coupures, à l’ensemble des consommateurs. Il y a au moins la possibilité de permettre aux opérateurs alternatifs de proposer le tarif de première nécessité. Il y a aussi l’extension du nombre de bénéficiaires des tarifs sociaux. Et il y a les bases d’un service public de la performance énergétique. L’ensemble de ces éléments permettent de passer à la discussion.

Il est toujours la tentation, voire l’obsession de renvoyer un texte en commission. Nous étions de bons lycéens, nous avons appris par cœur L’Art poétique de Boileau :

« Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,

« Polissez-le sans cesse, et le repolissez,

« Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

Mais nous aurons beau triturer l’article 1er, je ne suis pas sûr que nous parviendrons à nous mettre tous d’accord !

(La motion de renvoi en commission, mise aux voix, n’est pas adoptée.)

Discussion générale

(….)

Mme la présidente. La parole est à M. André Chassaigne.

Intervention générale d'André Chassaigne… par andrechassaigne

M. André Chassaigne. Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, le texte que nous examinons en nouvelle lecture aujourd’hui laisse les députés du Front de gauche pour le moins dubitatifs, compte tenu du maintien, en dépit de son rejet par le Sénat, de sa principale disposition initiale : l’instauration d’un bonus-malus sur les consommations d’énergie de réseaux.

Sur ce point particulier, je tiens toutefois à saluer les efforts d’explication du rapporteur et de la ministre sur les conditions de mise en place de ce dispositif, avec notamment une première prospective en termes d’impact sur les ménages.

Malgré les évolutions imprimées au texte, ce dispositif demeure confus ; aucune des personnes que j’ai consultées n’estime qu’il sera d’application facile. Mais je ne doute pas de la volonté du rapporteur de nous apporter de nouveaux éclaircissements.

Je ne reviendrai donc pas, dans cette intervention générale, sur les objections de fond que nous avons déjà pu développer en première lecture. Au regard des objectifs de baisse des consommations énergétiques, j’ai toujours le sentiment que nous aurions pu débattre d’autres leviers incitatifs et de soutien aux ménages, moins complexes et sans doute plus efficaces.

J’y reviendrai toutefois lors des débats sur l’article premier car, au-delà de notre perplexité concernant ce mécanisme, et devant la volonté renouvelée du Gouvernement d’aboutir à l’adoption de ce texte avec tous ses articles, nous préférons une nouvelle fois faire preuve de notre résolution à l’améliorer. C’est pourquoi nous vous présenterons différents amendements, qui permettraient de le rééquilibrer au regard de ses objectifs.

Comme j’ai eu l’occasion de le faire devant la commission des affaires économiques et durant les explications de vote sur les procédures, je commencerai par confirmer notre soutien aux mesures visant à répondre à l’urgence sociale en matière énergétique.

Le Gouvernement s’est déjà engagé, par la voie réglementaire, dans un élargissement du nombre des bénéficiaires des tarifs sociaux de l’énergie. Pour notre part, nous avons préconisé d’y rendre éligibles tous ceux dont les ressources se situent en dessous du seuil de pauvreté, soit, je le rappelle, un revenu fiscal de référence par unité de consommation inférieur à 516 euros par mois.

Nous avons aussi beaucoup insisté pour que soit garantie la continuité de la fourniture d’énergie. Dois-je rappeler sur ce point que le rapport de 2009 sur la précarité énergétique, réalisé dans le cadre du Plan bâtiment du Grenelle de l’environnement, recensait quelque 3 400 000 ménages, soit 13 % des foyers, consacrant plus de 10 % de leurs ressources au paiement de leurs factures d’énergie ? Ce seuil de 10 % est considéré comme le signe d’une précarité énergétique avérée.

Mes chers collègues, nous avons donc devant nous un travail colossal pour répondre à l’ampleur de la crise sociale et à l’explosion de la pauvreté que connaît notre pays. Et nul doute que le nombre de foyers en situation de précarité énergétique s’est encore fortement accru depuis 2009.

Nous considérons d’ailleurs essentiel d’inclure dans ce texte une disposition visant à empêcher toute stratégie de résiliation de contrat par les fournisseurs, permettant de procéder à des coupures et de contourner les futures mesures réglementaires. Nous aurons l’occasion d’y revenir lors des débats sur l’article 8.

Nous jugeons également très positive la création d’un service public de la performance et de la sobriété énergétiques, et nous approuvons la volonté de mener une politique offensive en faveur de l’isolation des logements, prioritairement au bénéfice des plus défavorisés. Sur ces deux sujets essentiels, nous présenterons là aussi des amendements afin de préciser notre volonté d’action qui, je le crois, est largement partagée.

Il faut notamment garantir une véritable transparence dans les moyens que l’État compte mobiliser chaque année pour matérialiser sur le terrain ce nouveau service public. Je pense bien entendu à la fois aux transferts financiers vers les collectivités territoriales ou les établissements publics de coopération intercommunale, et aux dotations vers les organismes qui seront chargés de différentes missions que nous allons leur assigner.

Je m’adresse ainsi directement à mes collègues de la majorité. En étant transparents et précis sur la question des moyens, nous permettrons de légitimer notre ambition politique : celle d’une transition vers un système énergétique plus sobre, combinée à une plus grande justice sociale grâce à un accompagnement financier réel des ménages en difficulté.

Ne laissons aucune prise à l’idée que certains pourraient se voir appliquer une double peine, en étant privés de ressources pour effectuer la rénovation thermique de logements qui constituent de véritables passoires énergétiques.

En d’autres termes, j’invite la représentation nationale à prévoir dès maintenant un contrôle efficace des moyens dévolus à cet enjeu majeur, et à ne pas répéter les envolées sans lendemain financier du Grenelle de l’environnement.

Mes chers collègues, vous le voyez, à rebours de ce qui est trop souvent interprété comme une forme d’opposition, les députés du Front de gauche font une nouvelle fois œuvre utile, en cherchant en permanence à répondre aux besoins des Françaises et des Français.

Nous considérons toujours que l’enjeu prioritaire du Gouvernement aurait pu se focaliser sur l’adoption d’un texte complet pour répondre à l’urgence sociale en matière énergétique. C’est d’ailleurs ce que nous vous avons immédiatement proposé, après le rejet du texte par le Sénat, en déposant une proposition de loi reprenant les dispositions du texte initial concernant les mesures d’accompagnement social.

Pour porter l’ambition d’éradiquer la précarité énergétique dans notre pays, un projet de loi à part entière, élaboré en concertation avec les élus locaux et le tissu associatif qui œuvre dans le domaine social, aurait sans doute permis d’aller au-delà des dispositions actuelles. Mais je ne doute pas que le Gouvernement saura faire preuve de réactivité sur ce sujet en fonction de l’évolution de la précarité énergétique dans notre pays.

Nous maintenons en revanche notre appréciation négative sur un certain nombre de dispositions, dont certaines ont été introduites de façon quelque peu cavalière lors de l’examen en première lecture.

Je veux faire un point particulier sur les amendements concernant l’éolien, qui visent à modifier profondément la réglementation actuelle. Je tiens une nouvelle fois à essayer de vous convaincre, mes chers collègues, du bien fondé de ne pas trancher ici, en quelques minutes, des problématiques complexes qui n’ont pas leur place dans ce texte.

M. Lionel Tardy. Ce serait bien !

M. Daniel Fasquelle. En effet, c’était cavalier !

M. André Chassaigne. Rien n’est simple en matière énergétique. Il faut pousser jusqu’au bout le débat sur la place de l’énergie éolienne dans le mix énergétique, et sur les objectifs et les garanties que l’on peut apporter à son éventuel

Je le dis clairement, ces amendements relatifs à l’éolien constituent selon moi, et je pèse mes mots, une erreur colossale et une faute contre la démocratie locale.

Tout d’abord, la suppression des zones de développement de l’éolien, les ZDE, conduira à ce que les décisions soient prises pour l’essentiel par les préfets, sous l’influence prédominante des promoteurs, dans des zonages toujours plus lâches consacrés par les schémas régionaux éoliens.

M. Daniel Fasquelle. Très bien !

M. Lionel Tardy. Ce sera retoqué !

M. André Chassaigne. Les schémas adoptés dans les régions sont déjà marqués par le lobby éolien, et les quelques boucliers contre le mitage vont disparaître avec l’article 15 s’il est maintenu dans le texte.

En maintenant la seule démarche des installations classées pour la protection de l’environnement, on se limite – écoutez bien, chers collègues – à restreindre les autorisations et les déclarations par rapport à la hauteur des mâts et à la puissance, uniquement. Cette procédure n’offre aucune possibilité d’associer les élus locaux et les populations, contrairement aux ZDE.

M. Daniel Fasquelle. Très juste !

M. André Chassaigne. Cette perspective va favoriser frustrations, conflits et contentieux sur un sujet déjà très sensible sur les territoires.

En outre, dans les régions, les schémas régionaux se réfugient souvent derrière la procédure ZDE pour offrir des garanties de concertation, lesquelles disparaîtront de fait avec la suppression des ZDE. Une révision complète sera donc indispensable pour les schémas régionaux déjà votés.

De telles modifications sont par ailleurs prises sans évaluation des conséquences de la production éolienne sur la production électrique dans son ensemble. Je pense bien entendu à la question de l’intermittence, et au développement en parallèle de centrales thermiques, fortement émettrices de CO2 pour compenser ces fluctuations.

Il ne faut pas non plus occulter d’un revers de main, sous l’argument d’autorité du développement des renouvelables, la question des conséquences sur les coûts de production et les coûts de raccordement imposés à ERDF, dont vous connaissez tous la situation délicate. Entre 2008 et 2012, les investissements bruts mobilisés par ERDF pour l’éolien ont été d’environ 320 millions d’euros pour seulement 4,5 gigawatts de puissance totale raccordée.

La suppression de la règle des cinq mâts, couplée à la suppression des ZDE, conduira à la fragmentation des projets éoliens, qui sont aujourd’hui des projets de puissance comprise entre 10 et 12 mégawatts.

M. Lionel Tardy. Eh oui !

M. André Chassaigne. Légiférer aujourd’hui en urgence sur ce sujet aura de lourdes conséquences sur la capacité à anticiper les développements de réseau nécessaires à l’accueil de ces productions, sur les capacités d’ERDF à gérer l’accueil des demandes, les études de raccordement, la gestion des contrats d’accès.

De telles modifications réglementaires ne peuvent se prendre à la légère sans une réflexion intégrant tous ces paramètres. J’aurai l’occasion d’y revenir plus tard, en réitérant ma demande de retrait de ces articles du texte.

Je reviendrai également dans la discussion sur les articles, sur les mesures proposées concernant la création de nouveaux marchés de l’effacement de consommation.

Sur ces sujets majeurs, nous ne pouvons pas nous permettre de légiférer dans la précipitation. Là aussi, la responsabilité et la réflexion doivent prévaloir, en ne les prenant par le petit bout de la lorgnette, mais seulement en faisant attention à prendre en compte tous les enjeux climatiques, sociaux et économiques.

Pour les députés du Front de gauche, je le rappelle, la maîtrise publique et sociale de la production, du transport et de la distribution d’énergie est une condition indépassable d’une transition énergétique rapide, socialement et écologiquement pertinente, vers un système énergétique le plus décarboné possible. Nous avons besoin d’un débat ouvert, qui ne préempte pas les choix que les citoyens français doivent faire en toute connaissance de cause.

Aussi, les députés du Front de gauche s’attacheront dans le débat qui s’ouvre, comme sur chaque texte de la majorité, à essayer de le faire évoluer dans le bon sens : pas dans le sens commun de l’écologie libérale, mais dans le sens de l’intérêt général humain.

(…)

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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Dim 3 Fév - 17:44


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Message  nico37 le Lun 4 Fév - 18:19


L'Hérault du jour du 29/01

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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Mar 5 Fév - 16:11

Nouvelle fonction

Le 26 et 27 janvier 2013, lors de la conférence fédérale, qui s’est déroulée à Pompey, notre jeune camarade Julie Meunier de la section de Nancy a été élue secrétaire départementale de Meurthe et Moselle, et proposée au Conseil National au prochain Congrès à Aubervilliers.
La section du Jarnisy souhaite pleine réussite à cette jeune camarade.

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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Mer 6 Fév - 11:02

Mes désaccords avec le texte soumis au congrès du PCF Chronique de Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP et ancien membre du collège exécutif du PCF, ex-président d’Attac

Le Parti communiste français (PCF) tiendra son 36e congrès du 7 au 10 février 2013 à Aubervilliers (93). Pour le préparer, un « Projet de base commune » a été adopté et diffusé par le Conseil national du PCF des 13 et 14 octobre 2012. Ce projet de texte n’apporte rien de nouveau et ne fait que reprendre pour la énième fois, dans une forme différente, ce qui est écrit dans les textes de congrès du PCF depuis maintenant des années. Tout l’exercice consiste, sous une surprenante enflure verbale qui sert de rideau de fumée rhétorique, à masquer une stratégie inavouable qu’il faut camoufler par tous les moyens : celle de la satellisation du PCF par le PS.

Il y aurait beaucoup à dire sur l’effondrement théorique, idéologique et politique du PCF dont témoigne le « Projet de base commune ». Mes désaccords, pour aller à essentiel, sont les suivants :

1.- Le PCF a une finalité imprécise
Le PCF ne se réclame pas, dans son texte préparatoire au congrès, du socialisme – et encore moins du communisme - qui ne figure pas comme sa finalité. À la place on trouve des expressions floues et jamais définies comme « changer le monde », « un nouveau monde », « rompre avec le capitalisme », « dépasser le capitalisme », « un mode de développement humain durable », « prendre le pouvoir aux marchés financiers et aux grands possédants ».

Toutes ces expressions ont une sonorité positive, mais ne disent strictement rien du projet concret qu’elles sont censées illustrer. Surtout, elles évitent soigneusement la référence au socialisme dont le terme est absent du texte. Or le socialisme est le système politique et économique proposé par la gauche depuis le XIXe siècle pour remplacer le capitalisme. C’est une des valeurs essentielles du mouvement ouvrier. On pourrait comprendre que les dirigeants communistes, craignant d’être assimilés aux partis « frères » des pays du « socialisme réel », veuillent bannir ce mot. Si telle est leur raison, pourquoi ne le disent-ils pas clairement au lieu de faire de la contrebande en introduisant dans leurs textes des expressions qui n’ont ni queue ni tête ? S’ils ont d’autres raisons, qu’ils les donnent car il reste encore des citoyens qui se demandent pourquoi le PCF ne se fixe plus le socialisme pour horizon !

2.- Le rôle de la nation est gravement sous-estimé
Mon désaccord est total avec l’analyse de la « base commune » concernant la nation. Certes, le document du PCF affirme que « la nation est un lieu essentiel du faire peuple et de l’exercice de la démocratie ». Mais cette formulation, que l’on croît être dans la continuation de la position historique du PCF, qui mêlait le drapeau tricolore de la nation et le drapeau rouge du mouvement ouvrier, confirme les renoncements du PCF. Pour lui, la nation ne serait pas « le » lieu essentiel du faire peuple et de l’exercice de la démocratie, mais simplement « un » lieu. Parmi d’autres. Lesquels, d’ailleurs, puisqu’ils ne sont pas nommés ? Cette analyse heurte le bon sens. La nation, en effet, est le seul espace où le peuple peut exprimer sa souveraineté. Il n’y en a pas d’autre. On peut, certes, former des vœux pour que les peuples puissent manifester leur souveraineté à un autre échelon que celui de la nation. Ce pourrait être le cas, par exemple, de la zone euro, ou de l’UE 27, ou de l’Europe (49 pays). Et, pendant que nous y sommes, de l’échelon mondial.

Sauf qu’à l’échelon de la zone euro, de l’UE 27 ou de l’Europe, il n’existe actuellement aucun mécanisme institutionnel démocratique permettant aux peuples concernés d’exprimer leur souveraineté et de traduire cette expression en actes. Le « faire peuple » et « l’exercice de la démocratie » ne peuvent donc pas s’appliquer aux échelons de la zone euro, de l’UE 27 et de l’Europe. Et encore moins à l’échelon international. Le « faire peuple » et « l’exercice de la démocratie » s’appliqueraient-ils alors à des échelons infra-nationaux, par exemple les communes ? Certes, les luttes locales, les mécanismes institutionnels existants contribuent à la démocratie locale et au lien social. Mais en Aucun cas on ne peut parler de « faire peuple » car il s’agit toujours, par définition, à l’échelon local, de fractions du peuple et non du peuple tout entier qui ne peut faire jouer sa souveraineté qu’à l’échelon national.

Dès lors, l’indépendance de la nation, sa souveraineté, n’apparaissent nulle part comme une exigence majeure pour le PCF. Si le PCF considère que l’indépendance nationale n’est pas un sujet, qu’elle est une exigence dépassée, qu’il le dise clairement ! Qu’il argumente ! On comprend son silence, car une telle position est indéfendable. S’il est une leçon à retenir de la crise de l’euro, c’est celle de la nécessité absolue de la reconquête de l’indépendance nationale, qui ne fait que confirmer ce que la mondialisation néolibérale nous avait déjà enseigné.

Le PCF, malgré tout, livre enfin sa véritable analyse : « il est vain d’enfermer toute tentative de changement dans la seule nation ». On ne comprend pas très bien à qui s’adresse cette remarque, à part le Front national. Car à gauche, la tradition comme la doctrine est celle de l’internationalisme : toute lutte sociale, toute perspective politique nationale doit s’inscrire dans un cadre internationaliste. Faut-il pour autant, comme le texte du PCF y incite subrepticement, suspecter toute forme de lutte au niveau national ? D’autant que c’est à l’échelle nationale que des changements peuvent être obtenus plus rapidement qu’à l’échelle internationale ou européenne.

Du coup, la « base commune » emmène ceux qui croiront à son contenu dans une impasse qu’il est pourtant simple d’éviter. Il faut bien se frotter les yeux avant de lire la prose indigente suivante : « nous voulons agir dans le même temps aux plans local, national, européen et international pour gagner des changements à tous les niveaux qui se nourriront mutuellement ». Bien sûr, il est tout à fait logique et cohérent de lutter à tous les niveaux pour arracher tous les acquis qui peuvent l’être. Mais peut-on sérieusement placer sur le même plan les échelons local, national, européen, international ? Les sujets, de toute évidence, n’ont pas la même importance. Ceux qui sont évoqués lors des réunions de conseil municipal n’ont rien à voir avec ceux traités lors des sommets des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne ou du G20. Dès lors, affirmer qu’il faut « gagner des changements à tous les niveaux » efface toute hiérarchie entre les sujets, interdit de fixer des priorités aux luttes puisque tout a le même poids. Cette façon de voir les choses est particulièrement stérile.

Personne ne devrait trouver à redire si on affirme que les changements pouvant être obtenus au plan local ne sont pas de même nature que ceux pouvant être obtenus au plan national ou international. Il est parfaitement possible d’obtenir de nombreux changements au plan local, par exemple dans une municipalité : taux modiques des transports en commun, accès facilité des enfants des classes populaires aux cantines scolaires… À l’échelle nationale, les luttes et les changements qu’elles permettront porteront sur d’autres sujets : la nationalisation des banques, la réduction du temps de travail, le redéveloppement des services publics et de la Sécurité sociale… Sans opposer le local au national, c’est quand même au niveau national qu’il est possible de rompre avec le capitalisme, pas au niveau local ! Voilà pourquoi il ne faut pas tout mettre sur le même plan et qu’il est nécessaire d’établir des priorités.

D’autant que s’ajoute la dimension du temps. Un changement local peut être obtenu plus rapidement qu’un changement national, et un changement national plus rapidement qu’un changement international. Des luttes locales sont plus faciles à organiser, les élections municipales permettent d’élire des équipes qui mettront en œuvre les changements.

Au niveau national, une majorité vraiment de gauche pourra voter, par exemple, une loi de justice fiscale, allégeant les contributions de ceux qui ont le moins, et alourdissant celles de ceux qui ont le plus. Au niveau de l’UE, la remise en cause des articles du traité de Lisbonne organisant la liberté de mouvement des capitaux, autre exemple, sera un véritable parcours du combattant. Car pour modifier les traités européens il faut l’accord unanime des Vingt-Sept. Le rapport des forces politiques montre sans ambigüité que l’adoption d’un nouvel article du traité de Lisbonne, organisant au contraire le contrôle des mouvements de capitaux, n’est pas pour demain.

On peut donc souhaiter que des changements se produisent à l’échelle de l’UE ou à l’échelle planétaire, mais ce sera long.

3.- L’Union européenne n’est pas analysée comme l’un des piliers de l’ordre néolibéral mondial
La position du PCF sur la question européenne est proprement tragique. Pour ce parti, qui avait joué un rôle essentiel dans la lutte contre « l’Europe des monopoles » au moment du Marché commun, puis en 1992 lors du référendum sur le traité de Maastricht et encore en 2005 pour le référendum sur le traité constitutionnel européen, l’effondrement est vertigineux. Aujourd’hui, le PCF pense que la « finalité même de la construction européenne doit être redéfinie ». Comme si cette « finalité » avait été un jour conforme aux intérêts des peuples, qu’elle aurait ensuite dévié et qu’il faudrait la remettre sur les rails.

Comme s’il était souhaitable et possible de « redéfinir » le capitalisme à l’européenne ! Comme si cette « construction » avait eu un jour le moindre objectif social ou démocratique !

Pour le PCF, « l’Europe doit devenir un grand projet humain ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Quel est ce charabia ?

Est-ce aux communistes qu’il faut rappeler que le processus de « construction » européenne a été initié par les États-Unis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour faire pièce au communisme extérieur (l’URSS) et intérieur (essentiellement le PCF et le PCI) ? C’est un système mis en place par le capitalisme, pour le capitalisme, aucun socialisme n’est possible dans le cadre de ce système dont il faut s’émanciper. L’Union européenne est un des piliers de l’ordre néolibéral, au même titre que l’OTAN, le FMI, le Banque mondiale, l’OMC. C’est ce que refuse d’admettre la direction du PCF.

Celle-ci est alors conduite à faire des propositions invraisemblables comme « mettre fin à l’indépendance de la Banque centrale européenne qui doit être placée sous contrôle démocratique et citoyen ». C’est très bien de vouloir mettre fin à l’indépendance de la BCE, et sur ce point nous sommes d’accord. Mais la suite logique de cette prise de position est la reconquête de la souveraineté monétaire nationale. Car un gouvernement de gauche, en France ou ailleurs, aura besoin de la puissance de sa banque centrale nationale pour briser les marchés financiers et financer les investissements publics. Hélas, ce n’est pas du tout le chemin que prend le PCF. Ce dernier préfère le fédéralisme monétaire en parlant de « contrôle démocratique et citoyen » - une formule particulièrement creuse – à l’échelle de l’UE. Sans jamais préciser de que signifie concrètement ce « contrôle démocratique et citoyen ».

On atteint un sommet avec la position du PCF sur l’euro. Le parti qui avait fait campagne contre la monnaie unique au moment du traité de Maastricht a fait une conversion complète : « Là où des forces actent l’impuissance à changer l’Europe, prônant une dissolution de la zone euro qui renverrait d’une autre manière chaque peuple à la même guerre économique, nous pensons indispensable de lutter contre les divisions et les nationalistes ».

Répondons au PCF qu’il ne s’agit pas « d’impuissance » à changer l’UE (et non à changer « l’Europe », le PCF ne faisant manifestement pas la distinction entre le système politique qui rassemble 27 pays et qui s’appelle l’Union européenne, et le continent européen qui rassemble 49 pays). Il s’agit d’un choix politique de démanteler l’un des piliers de l’ordre néolibéral mondial dont la construction s’est faite sur des bases qui ne peuvent pas être améliorées de l’intérieur, sauf lorsque tous les pays de l’UE se donneront des majorités de gauche. La vraie !

Sur un autre plan, il est pathétique de voir le PCF reprendre les slogans anxiogènes déversés par les adorateurs de l’euro. Non, ce n’est pas parce que les pays de la zone euro retourneraient à leurs monnaies nationales qu’ils se mèneraient une « guerre économique ». Tenir un tel raisonnement, c’est ne rien comprendre aux effets destructeurs de l’euro. Car avec l’euro, par construction, c’est l’austérité, la pression sur les salaires, les délocalisations, le chômage de masse permanent. C’est pourquoi rien n’est plus urgent que de lutter pour la sortie de l’euro, c’est-à-dire la sortie de l’ordre monétaire néolibéral afin de respecter l’indépendance des nations et leur permettre de coopérer librement.

Quant à l’assimilation – l’insulte – faite par le PCF de la sortie de l’euro avec du nationalisme, elle est scandaleuse et inacceptable. Le PCF lui-même, pendant des années, était contre la monnaie unique. Il existe un très puissant courant de gauche favorable à la sortie de l’euro. D’autres forces veulent sortir de l’euro, sans être nationalistes pour autant. C’est le PCF qui divise en proférant de telles invectives !

4.- Le travail et l’emploi restent évoqués par le concept vide de la « sécurité d’emploi et de formation »
S’agissant du travail, « il faut le réorganiser et le repenser », estime le PCF. Et il a la solution : il faut un « système de sécurisation de l’emploi et de la formation pour éradiquer le chômage ». Sauf que ce slogan est asséné depuis une vingtaine d’années, sans que personne, au PCF, ne soit capable d’en dire plus. Et pour cause, car il s’agit d’un slogan courant d’air, rempli avec du vide.

5.- Tout ce qui concerne les relations avec le Parti socialiste est soigneusement évité
En lisant la « base commune » soumise au 36e congrès du PCF, on ne sait pas que le PCF fait partie de la majorité politique qui gouverne le pays, avec le PS. Si les communistes ont été consultés par référendum pour savoir s’ils devaient avoir des ministres avec François Hollande, ils ne l’ont pas été pour savoir s’ils devaient faire partie de la majorité politique avec le PS. Il n’est pas trop tard, ce serait un beau sujet de congrès que d’en débattre. La discussion serait éclairée par les dernières décisions gouvernementales : plan d’austérité, abandon de la sidérurgie, etc. Toutefois, le débat est apparemment interdit sur ces questions.

Parce qu’il ne faut pas trop froisser le « grand frère » socialiste, il faudra faire un accord avec lui aux municipales. L’objectif de la « base commune » est clairement l’alliance avec le PS : « aller vers des rassemblements les plus larges possibles à gauche, avec la volonté de faire échec aux appétits de la droite et de l’extrême droite ».

Au total, voter pour la « base commune » présentée au 36e congrès du PCF c’est voter pour la poursuite et l’accélération de la satellisation du PCF par le PS. C’est voter contre un socialisme du XXIe siècle, contre la nation, pour l’Union européenne et l’euro, pour l’inertie en matière de lutte contre le chômage, pour l’alliance privilégiée avec le PS. Le PCF a une occasion unique de se remettre sur les rails : voter contre le projet de loi de finances qui sera présenté au Parlement à la fin de l’année (pas s’abstenir, voter non !).

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Re: Parti Communiste Français

Message  fée clochette le Mer 6 Fév - 13:28

On ne tombe pas sur l'article quand on clique sur le lien
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Re: Parti Communiste Français

Message  Marco Pagot le Mer 6 Fév - 13:50

En même temps, nikonoff copine avec asselineau et dupond-aignan maintenant... Un beau parcours à la chevènement...

_________________
http://www.petitionfuriani.com/
Catastrophe de Furiani - 5 mai 1992
La catastrophe de Furiani ne doit jamais être oubliée et ce, pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Un devoir de mémoire est indispensable : Furiani mai più.
Nous demandons qu'aucun match de football professionnel ne soit plus dorénavant joué en France un 5 mai. Nous sollicitons par conséquent l'inscription de ce fait dans les règlements de la FFF et de la LFP.
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Re: Parti Communiste Français

Message  Roseau le Mer 6 Fév - 13:59

Ce texte ne vaut pas grand chose.
Il fait toutefois deux constatations qu'il convient toujours de rappeler:
1. Le ralliement au capitalisme:
Le PCF ne se réclame pas, dans son texte préparatoire au congrès, du socialisme ...qui ne figure pas comme sa finalité...
Or le socialisme est le système politique et économique proposé par la gauche depuis le XIXe siècle pour remplacer le capitalisme. C’est une des valeurs essentielles du mouvement ouvrier. On pourrait comprendre que les dirigeants communistes, craignant d’être assimilés aux partis « frères » des pays du « socialisme réel », veuillent bannir ce mot. Si telle est leur raison, pourquoi ne le disent-ils pas clairement au lieu de faire de la contrebande en introduisant dans leurs textes des expressions qui n’ont ni queue ni tête ? S’ils ont d’autres raisons, qu’ils les donnent car il reste encore des citoyens qui se demandent pourquoi le PCF ne se fixe plus le socialisme pour horizon !
A noter que le socialisme est également banni du programme du FdG,
(voir ma signature)
2. La cuillère FdG ver les mangeoires :
L’objectif de la « base commune » est clairement l’alliance avec le PS : « aller vers des rassemblements les plus larges possibles à gauche, avec la volonté de faire échec aux appétits de la droite et de l’extrême droite ».
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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Jeu 7 Fév - 15:49

Conditions de garanties pour la location de logement

André Chassaigne interpelle madame la ministre de l’Egalité des territoires et du logement sur la loi Boutin de mars 2009 portant notamment sur les conditions de garanties pour la location de logement.

Datant de mars 2009 la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion du 25 mars 2009 – dite loi Boutin –était censée ériger de nouvelles règles s’imposant surtout aux bailleurs qui donnent en location des logements.

La loi Boutin a mis en place des injustices en matière de droit d’accès au logement, notamment à la location d’un logement. Ainsi, elle retire la possibilité du double cautionnement et l’interdit donc de fait. Les locataires sont donc sortis perdant à l’issus de l’adoption de ce texte.

Les locataires ne gagnant pas 3 fois le montant du loyer ne peuvent plus accéder à un logement dont le bailleur a une assurance loyers impayés, situation de plus en plus répandue. Faute de caution possible, les ménages modestes, les sans-emplois ou les étudiants se voient très souvent opposer une fin de non-recevoir pour se loger.

Cette loi, issue de la précédente législature est injuste et bafoue pleinement le droit au logement.

En conséquence, André Chassaigne, demande à Madame la Ministre si elle compte abroger les articles sur la question de la garantie de la loi Boutin de mars 2009 afin de rétablir le droit au logement pour les personnes à faibles revenus, les étudiants, les jeunes diplômés.

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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Ven 8 Fév - 14:10

Laurent (PCF) : propos "scandaleux" de Valls sur les salariés en lutte M.G. avec AFP 08/02

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s'est dit vendredi "profondément choqué" par des "propos scandaleux" de Manuel Valls avertissant qu'il ne fallait pas toucher à l'outil de travail, sur fond de révolte contre des fermetures d'entreprises.

"Il aurait mieux fait de se taire le jour où il a dit ça", s'est insurgé le sénateur de Paris sur LCI. "Si ce gouvernement est en place, c'est parce que le monde du travail a voulu se débarrasser de Nicolas Sarkozy. Donc Manuel Valls doit sa place à ces salariés-là".

"Les accuser de vouloir casser l'outil de travail alors qu'ils sont précisément en train de le défendre contre ceux qui veulent fermer les usines, c'est parfaitement scandaleux, ça me choque profondément", a commenté le numéro un communiste.

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Re: Parti Communiste Français

Message  fée clochette le Sam 9 Fév - 0:34

Et hop !!!! faut réchauffer la soupe avant les municipales sinon .....

http://www.lefigaro.fr/politique/2013/02/08/01002-20130208ARTFIG00672-le-ps-et-le-pcf-vont-mettre-en-place-des-groupes-de-travail.php

Le PS et le PCF vont mettre en place des groupes de travail
La proposition a été faite au numéro un communiste Pierre Laurent par une délégation du Parti socialiste au 36e congrès du PCF afin d'apaiser les tensions entre les deux formations.

Malgré ou à cause des fortes tensions actuelles entre le Front de gauche et le PS, les socialistes ont proposé vendredi aux communistes de se retrouver dans des groupes de travail. Et la proposition a été acceptée. La proposition a été formulée par le numéro deux du parti, Guillaume Bachelay, et par le sénateur Luc Carvounas, chargé des relations extérieures au PS, lors d'une rencontre avec le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, à l'occasion du 36e congrès du PCF à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

«On se parle depuis toujours avec le PCF, a souligné Luc Carvounas en marge de cette rencontre. Et si parfois on a des échanges virils, ils permettent de mieux se connaître et de se respecter». «Les groupes de travail bilatéraux vont permettre, a-t-il espéré, de poursuivre l'échange constructif du jour».

«Entre le PS et le PCF, l'histoire est longue et passionnée mais nous avons toujours eu cette volonté de répondre aux problèmes des Français», a indiqué pour sa part Guillaume Bachelay, en compagnie de Pierre Laurent. Le secrétaire national à la coordination du PS était porteur d'une lettre d'Harlem Désir. Le premier secrétaire du PS ne s'était pas rendu à la fête de l'Humanité en septembre dernier. «Nous avons avec les socialistes une gestion commune des collectivités locales et il serait dommage de brader cet acquis là», a prévenu Pierre Laurent.

Des ponts entre PG et les écolos
Coprésident du Parti de gauche, l'ancien candidat à la présidentielle du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, était à quelques mètres de là, venu comme invité au congrès. Ses relations avec les socialistes sont encore plus compliquées en ce moment.

Des ponts ont en revanche été construits entre le PG et Europe Ecologie-Les Verts, à la suite d'une rencontre avec Pascal Durand. Présent lui aussi vendredi soir, le responsable d'EELV a indiqué qu'il allait aussi «très vite» rencontrer Pierre Laurent. «Si je peux contribuer à construire des ponts avec le PG, le PCF et le PS, cela me va très bien», a indiqué Durand. «La seule chose que je demande, c'est que le PG soit dans une volonté de construire, la convergence doit se faire autour de constructions communes». «On ne cherche aucun renversement d'alliance», a-t-il souligné, indiquant être «disposé à rencontrer de la même façon des responsables du MoDem comme Jean-Luc Bennahmias qui a soutenu François Hollande, pour travailler sur des sujets sur lesquels il y a convergence».
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Message  Prado le Sam 9 Fév - 11:27

En live, le congrès du PCF (sur Daily Motion) comme si vous y étiez, avec notamment la présentation d'amendements par des délégués, ligne par ligne, et la réponse de la commission des résolutions :

http://www.humanite.fr/politique/le-36eme-congres-du-pcf-en-direct-514749

Les votes se font avec des boitiers électroniques et on voit apparaître les totaux sur des graphiques.

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Re: Parti Communiste Français

Message  Copas le Sam 9 Fév - 12:11

Prado a écrit:En live, le congrès du PCF (sur Daily Motion) comme si vous y étiez, avec notamment la présentation d'amendements par des délégués, ligne par ligne, et la réponse de la commission des résolutions :

http://www.humanite.fr/politique/le-36eme-congres-du-pcf-en-direct-514749

Les votes se font avec des boitiers électroniques et on voit apparaître les totaux sur des graphiques.

Il y a un bouton rouge pour appeler l'infirmière ? Laughing
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Guide Miche en long de cuisine bourgeoise (suite)

Message  Roseau le Sam 9 Fév - 14:09

fée clochette a écrit:Et hop !!!! faut réchauffer la soupe avant les municipales sinon .....
«Nous avons avec les socialistes une gestion commune des collectivités locales et il serait dommage de brader cet acquis là», a prévenu Pierre Laurent.
Ce qui est cohérent avec ceci

Le PCF bientôt "mangé" par le Front de gauche ?

À l'ouverture du 36e congrès du Parti Communiste Français à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) certains militants communistes sont furieux. La faucille et le marteau, symboles du communisme, ont disparu des cartes d'adhérent. "Tout le parti est choqué par ça", estime Emmanuel Dang Tran, secrétaire de section à Paris, au micro de France Info.

"Inféoder le PCF à une autre organisation, qui est l’organisation du Front de gauche pour faire avec des Verts, des socialistes et des trotskistes et que sais-je encore, pour faire une organisation qui soit une social-démocratie bis, qui roule pour la social-démocratie", s'est offusqué le secrétaire de section à Paris.

Dans un communiqué publié fin janvier, André Gérin, ancien député-maire de Vénissieux (Rhône), demandait "que l'on dise si le Front de gauche va remplacer ou concurrencer le Parti communiste français comme force politique nationale".
Source: http://www.zinfos974.com/Le-PCF-bientot-mange-par-le-Front-de-gauche_a53008.html
@ Copas:
La pratique du vieux bouton rouge, qui était réservé au Sec Nat, a été démocratisée.
Le bouton est rose fushia, ne permet plus de joindre le Kremlin,
mais est disponible pour tous les délégués pour appeler le SAMU, en effet.
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Re: Parti Communiste Français

Message  Prado le Sam 9 Fév - 14:24

Copas a écrit:
Prado a écrit:En live, le congrès du PCF (sur Daily Motion) comme si vous y étiez, avec notamment la présentation d'amendements par des délégués, ligne par ligne, et la réponse de la commission des résolutions :

http://www.humanite.fr/politique/le-36eme-congres-du-pcf-en-direct-514749

Les votes se font avec des boitiers électroniques et on voit apparaître les totaux sur des graphiques.

Il y a un bouton rouge pour appeler l'infirmière ? Laughing

L'infirmier, c'est Paul Laurent. La tribune a fait appel à lui pour répondre aux interventions et amendements demandant que des verrous soient placés dans la partie du texte portant sur le Front de gauche (pas d'adhésions directes ou en tout cas pas de pouvoir pour des structures où les adhérents directs seraient sur le même pied que les partis). J'ai raté le vote sur cette partie.
Les votes, partie par partie, sont souvent du genre : POUR : 84%, CONTRE : 13 %, ABST. : 3%. Cela a notamment été le cas pour la partie concernant l'énergie (et donc le nucléaire).

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Nomenclature de politiciens bourgeois

Message  Roseau le Sam 9 Fév - 19:12

La trésorière de la Fédé Oise vient de dénoncer le grand nombre d’élus
qui ne reversent rien au parti et « vivent grassement » de leur mandat.
Applaudissements des congressistes...

Un peu plus tard, la déléguée de la Fédé du Morbihan, prend un exemple : celui des élus communistes du Morhihan, qui ne versent plus leurs indemnités. Et de proposer que ceux qui ne versent pas soient exclus du parti… « On est pour une lutte des classes, pas des places. »
La commission des amendements refuse la proposition.

Entretemps, un délégué Seine St Denis :
« nous sommes 2500 adhérents en Seine Saint Denis dont seulement 30% de cotisants. »

Puis Laurent : "Paris est une des très rares Fédérations qui a des cellules d’entreprise…
Le travail du parti dans les entreprises, c’est au Conseil National, un seul permanent."


Dernière édition par Roseau le Lun 11 Fév - 14:30, édité 1 fois
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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Sam 9 Fév - 20:28

Le PCF promet « un congrès de maturité » Raphaëlle Besse Desmoulières 07/02

"Un congrès de maturité." C'est ainsi que Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, aborde le 36e congrès du parti qui s'ouvre, jeudi 7 février, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). "C'est un congrès qui va marquer une étape supplémentaire et significative des transformations du parti", a jugé M. Laurent, qui devrait être réélu sans problème à la tête du parti et qui n'hésite pas à parler de "communisme de nouvelle génération".

Le texte d'orientation proposé par la direction du PCF, intitulé "Il est grand temps de rallumer les étoiles" selon la formule de Guillaume Apollinaire, a été adopté à plus de 70 % des militants lors de votes préparatoires. "Un vote ultra-massif", s'est réjoui le numéro un communiste qui souligne "l'unité très forte" de ses troupes.

Son but : "lancer un appel très fort à la remobilisation des forces du changement". Et aux socialistes qui lui demandent de clarifier sa ligne, M. Laurent répond : "Notre positionnement va être très très clair : nous n'acceptons pas la perspective d'un échec d'une politique de gauche et nous allons multiplier les propositions pour obtenir des bougés de la politique gouvernementale." Et d'ajouter à l'adresse du PS, dont une délégation sera présente vendredi : "Personne ne rassemblera la gauche en lui demandant de s'aligner sur une position."

" Mélenchonisation idéologico-stratégique "

Après avoir lancé la campagne contre l'austérité avec le Front de gauche, le PCF entend continuer à défendre l'interdiction des licenciements boursiers, l'amnistie des syndicalistes condamnés ou le droit de vote des étrangers. Et reste bien décidé à combattre "l'accord Medef-CFDT" sur la sécurisation de l'emploi que le gouvernement entend faire adopter par le Parlement en l'état. Quitte à mettre une fois de plus leur veto au Sénat, comme ils l'ont déjà fait à plusieurs reprises ces derniers mois.

La question des municipales de 2014 sera un des axes de travail du congrès même si aucune décision ne devrait intervenir à l'issue des débats. Pour l'instant, le Front de gauche a soigneusement laissé de côté cette question. Dans un texte d'orientation publié fin janvier, le rassemblement des neuf forces a affiché son unité tout en renvoyant cette question à plus tard. Le PCF, dont les élus municipaux constituent le gros des forces (plus de 8 000 dont 28 maires de communes de plus de 30 000 habitants), entend bien conserver ses troupes. Mais le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, lui, brandit l'autonomie dès le premier tour.

"Au nom de quels arguments ?, répond M. Laurent. De la visibilité ? Il faut regarder la situation de chaque ville et faire le choix le plus efficace." En clair, s’allier au PS si besoin est. Bref, les négociations s'annoncent tendues. Une difficulté que n'a pas manqué de noter Jean-Christophe Cambadélis, mercredi, sur son blog, qui note une "mélenchonisation idéologico-stratégique" du PCF : "Etre l’aile anti-austéritaire mais unitaire de l’union de la gauche à la base. Bonjour les adducteurs !", se moque le socialiste.

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Re: Parti Communiste Français

Message  nico37 le Dim 10 Fév - 18:50

Pierre Laurent réélu secrétaire national avec 100 % des voix 10/02

"Pour la première fois depuis longtemps", aucune liste ne s'était présentée contre la candidature de celui qui a succédé à Marie-George Buffet en 2010.

Pierre Laurent, 55 ans, a été réélu dimanche à son poste de secrétaire national du Parti communiste français lors du 36e congrès du PCF. Unique candidat, il a obtenu 100 % des 624 votes exprimés (92 blancs et nuls) sur les 716 votants au congrès qui se tenait depuis jeudi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Pour "la première fois depuis longtemps", selon les organisateurs, aucune liste alternative ne s'est en effet présentée face à celle de Pierre Laurent.

Fils de Paul Laurent, figure du PCF, Pierre Laurent avait été élu à son poste en 2010 pour succéder à Marie-George Buffet. Discret, le secrétaire national du PCF s'est fait peu à peu sa place médiatique en parallèle de Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche et désigné candidat à la présidentielle de 2012 par le Front de gauche. Son entrée au Sénat en septembre a permis à Pierre Laurent de prendre davantage d'envergure, menant la fronde "contre les politiques d'austérité".

Caillou dans la chaussure du Parti socialiste qui mise sur une division du FG, l'ancien directeur de L'Humanité entend continuer "le renouveau du Parti communiste". Fier d'un "congrès rassembleur, combatif", Pierre Laurent rappelle aux socialistes que "personne n'a intérêt à mépriser cette force de gauche". "Nous ne sommes pas cantonnés dans l'opposition, nous sommes une force en mouvement", a lancé le secrétaire national lors de son discours de clôture. Pierre Laurent va désormais devoir s'atteler aux élections municipales et européennes de 2014.

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Re: Parti Communiste Français

Message  Roseau le Lun 11 Fév - 17:16

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