L'Ours dans les Pyrénées

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

L'Ours dans les Pyrénées

Message  Rougevert le Mar 15 Jan - 23:33

Voici une bonne occasion de rompre avec l'environnementalisme.
La présence de l'Ours dépend de la qualité et de l'étendue de tous les écosytèmes montagnards.
On peut le considérer comme une espèce "parapluie" pour beaucoup d'autres, bien qu'étant une des plus fragiles (un ours a besoin d'un territoire varié et dont la surface est inversement proportionnelle à sa richesse biologique: la biodiversité), comme le Pic à dos blanc, Le Grand Tétras, la Rosalie des Alpes, la chouette de Tengmalm, l'Autour des palombes, l'Euprocte des Pyrénées pour ne citer que les plus connues).
Forêt, eau, érosion.
Une ourse a en général un ou deux oursons, qu'elle élève pendant trois ans et dont peu survivent pour des raisons peu naturelles en France.
Donc l'expansion démographique est, par nature, lente et l'espèce fragile pour cette raison.

Des ours pyrénéens (sous espèce Ursus arctos pyrenaïcus) de la population d'origine (plus de 50 ours il y a 50 ans, 200 à 300 au début du XX ème siècle, 6 en 1992) il ne reste que deux mâles aujourd'hui dont un est issu de l'accouplement d'une ourse (abattue par des ennemis des anachronismes et partisans du "progrès" alors qu'elle élevait cert ourson) avec un ours slovène.
Ils complètement isolés de la population issue des 3 puis 5 ours (slovènes) relâchés en 1996 et 2005.
Ils survivent en vallée d'Ossau, vallée d'Aspe et Roncal (versant sud en Aragon) et vont s'éteindre sans descendance si rien n'est fait.
A la merci d'une battue aux sangliers.

Les relâcher "marchent".
Les 3 ours (dont une ourse suitée presque aussitôt abattue par un fusillot ariègeois en 1997) relâchés en 1996 dans les Pyrénées centrales (où il n'en restait plus aucun à l'époque) se sont reproduits assez rapidement (pour l'espèce) et l'effectif est remonté au milieu des années 2000 à une petite quinzaine.
Renforcée par 5 ours (dont deux sont morts dans des circonstances très étranges) en 2005, la population est d'une petite vingtaine aujoourd'hui, répartie sur les deux versants.

Mais le nouveau ministre concerné Delphine Batho, ne fait pas mieux que Nathalie Kosciusko Morizet.
Elle refuse de relâcher des ourses en Haut Béarn, se prosternant devant les électeurs de Jean Lassalle, base du Modem de Bayrou, et aussi les lobbies les plus obscurantistes et les plus violents de l'élevage (le village d'Arbas a été saccagé par des éleveurs après une manif de l'ASPAP en 2006) et de la chasse.

Résultat: le gouvernement va sans doute être mis à l'amende pour violation de la Directive Habitat et de la Convention de Berne.

http://www.sudouest.fr/2013/01/15/mais-qui-veut-la-peau-de-l-ours-934452-4321.php

Extrait:
Avouant d'abord avoir été un brin « surpris » par la dureté de l'avertissement, le ministère de l'Écologie assure en retour être sûr et certain de son bon droit européen. « Une lettre sera adressée dans les prochains jours à la Commission, promet Laurent Roy, le directeur de la biodiversité. Nous allons contre-attaquer en juristes, car jamais la directive Habitat n'a dit que nous devions penser la population locale en termes de sous-noyaux géographiques. La France considère le massif pyrénéen dans son ensemble, de l'Andorre jusqu'à l'Espagne. Et, de ce point de vue-là, notre population d'ours est tout sauf moribonde, puisqu'elle a été multipliée par cinq entre 1995 et 2012, avec encore trois naissances l'an dernier. »

Une amende colossale

Mais sauf que, à rester en (petite) famille slovéno-pyrénéenne recomposée, c'est toute la colonie qui pourrait bien à son tour être menacée de consanguinité. Pour ne pas dire alors d'extinction. Selon un rapport publié en 2010 par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage, le risque est aussi sérieux qu'imminent : « Il est peu probable que la population d'ours bruns des Pyrénées atteigne un niveau favorable si des réintroductions ne sont pas menées dans un avenir proche, expliquent les scientifiques. Virtuellement éteint, le noyau occidental nécessiterait le lâcher de dix femelles et cinq mâles, et le noyau central celui de cinq à six femelles. »

avatar
Rougevert

Messages : 2069
Date d'inscription : 06/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum