UMP

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Message  sylvestre le Mer 5 Jan - 11:01

http://www.numerama.com/magazine/17685-l-ump-ferme-son-reseau-social-a-plus-d-1-million-d-euros.html

L'UMP ferme son réseau social à plus d'1 million d'euros

Selon le Parisien, Jean-François Copé aurait donné l'ordre de mettre fin au Créateur de Possibles, le "Facebook de l'UMP" qui a coûté plus d'un million d'euros depuis son lancement il y a un an, pour un résultat des plus médiocres.


Allez-y, vous pouvez verser une larme. Le Parisien nous apprend que le nouveau président de l'UMP Jean-François Copé veut enterrer le site des Créateurs de Possibles, le réseau social qu'avait lancé le parti majoritaire il y a moins d'un an. Dans l'indifférence à peu près générale. Le site avait coûté plus d'un million d'euros en conception et frais de fonctionnement, mais il serait jugé par Copé comme "un échec retentissant". Et pour cause.

Le site qui sera supprimé d'ici la fin du mois proposait aux Français de "créer des initiatives (projets nationaux et locaux, débats...) et mettre en place des actions concrètes", mais il n'a connu que 16 000 inscrits, pour un peu plus de 2300 "initiatives" créées. Soit un coût de plus de 62 euros par membre, ou 430 euros par "initiative" (en fait des sortes de groupes Facebook).

Parmi elles, même une proposition a priori populaire sur Internet comme la révision de la loi Hadopi n'a réuni que 20 soutiens. La plus populaire est celle de "responsabiliser les parents d'enfants qui ne sont pas assidus à l'école", avec 626 inscrits, devant le "groupe de soutien à Nicolas Sarkozy" (488 membres), l' "installation automatique de panneaux solaires sur les nouveaux bâtiments publics" (287), ou le soutien à la "réforme des collectivités territoriales" (254). Tous des groupes créés il y a plus d'un an, au moment de la sortie du site. Aucun autre n'a atteint les 200 membres.

Le groupe "Soutenir le filtrage et la censure d'Internet comme le demande le Président", créé ironiquement en janvier 2010 après les voeux de Nicolas Sarkozy, a réuni 118 membres. 

La Carte de France présente sur le réseau social est encore plus cruelle pour la majorité, puisqu'elle montre qu'aucun "évènement" n'est programmé, même dans la région parisienne. Pour un site censé animer la vie locale et tisser le réseau UMP dans les collectivités, et servir de tremplin pour la communication du parti présidentiel en vue des élections de 2012, le constat est rude.

"Les Créateurs de Possibles ont su mobiliser en moins de 2 mois déjà plus de 9 000 inscrits", se félicitait l'UMP en mars 2010, après un recrutement très intensif chez les adhérents UMP. "Nous faisons le pari qu’il faut être intéressé pour pouvoir ensuite s’inscrire et participer", ajoutait-elle. Pari visiblement perdu.

La "Coopol" du Parti Socialiste a-t-elle beaucoup plus de succès ? Plus discret, parce qu'il faut obligatoirement s'inscrire pour le consulter, le réseau social de gauche semble aussi plus actif. Il compte 2200 groupes environ, dont plusieurs dépassent le millier de membres, et des "évènements" locaux figurent bien sur la carte de France. Mais de là à parler de succès, il y a un pas difficile à franchir...

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Message  BouffonVert72 le Mar 18 Jan - 4:01

Après Ballamou y'a qq temps, c'est au tour de Jean-Pierre Soisson de prendre sa retraite... http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-pierre-soisson-annonce-sa-retraite-politique_953143.html#xtor=AL-447
A 76 ans, il serait temps...
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Message  jacquouille le Mar 18 Jan - 9:28

BouffonVert72 a écrit:Après Ballamou y'a qq temps, c'est au tour de Jean-Pierre Soisson de prendre sa retraite... http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-pierre-soisson-annonce-sa-retraite-politique_953143.html#xtor=AL-447
A 76 ans, il serait temps...


Et oui,il s'en va et nous ne savons toujours pas qui c'est qui a cassé le vase de Soisson. No pale No
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Message  sylvestre le Mar 25 Jan - 11:46

http://www.20minutes.fr/article/655412/societe-des-parents-portent-plainte-contre-depute-ump-gifle-fils-12-ans

Des parents portent plainte contre un député UMP qui a giflé leur fils de 12 ans

169 commentaires
Créé le 19.01.11 à 11h47 -- Mis à jour le 19.01.11 à 13h03

Bernard Carayon, député du Tarn et maire de Lavaur, à Paris en mai 2008. SIMON ISABELLE/SIPA

POLÉMIQUE - Bernard Carayon aurait exigé que l'enfant présente des excuses à genoux après une altercation avec son propre fils...

Une famille a annoncé ce mercredi avoir porté plainte contre le député UMP du Tarn, qui a giflé leur fils de 12 ans. Bernard Carayon a reconnu les faits, qu’il justifie par le fait que le garçon aurait bousculé son fils. Mais les parents du petit giflé racontent que le député l’aurait également fait mettre à genoux, exigeant des excuses.

«Je lui ai donné une claque»

Bernard Carayon nie la version avancée par les parents et raconte la sienne à La Dépêche: «Mon fils (de 11 ans, ndlr) est revenu d'une partie de football en sanglots. Il m'a raconté qu'il s'était fait bousculer par des plus grands que lui.» En l’entendant expliquer que «ce n'était pas la première fois» et qu’il a été traîté de «fils de pute», le député voit rouge.

«Je suis allé au domicile des parents qui n'habitent pas très loin de mon domicile. Ces derniers n'étaient pas là, mais il y avait le jeune», raconte Bernard Carayon. Il a donc «sermonné» le garçon, qui «tremblait», et lui a «demandé de s'excuser». «Je lui ai donné une claque», reconnaît le député, estimant que «n'importe quel père l'aurait fait».

«Nous les Français, on est des gens très droits»

«Contrairement à lui, nous pensons que ces litiges doivent se régler entre adultes», répond la mère du jeune garçon dans La Dépêche. Elle indique également que lorsque son mari et elle (d’origine portugaise mais nés en France, précise-t-elle) ont été demander des explications au député, celui-ci leur a répondu: «Nous les Français, on est des gens très droits.»

Mais ce qui a le plus choqué les parents du jeune garçon, ce ne sont pas les «deux petites baffes» qu’il dit avoir reçues, mais l’humiliation qu’il aurait subie. «Il l'a fait mettre à genoux devant son fils et son copain pour présenter des excuses», raconte la mère, qui précise avoir puni son enfant parce qu’«il n'a pas a proférer des insultes», mais avoir également «porté plainte contre le député».

Contacté par 20minutes.fr, Bernard Carayon n'était pas joignable dans l'immédiat.

J. M.
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Message  BouffonVert72 le Mar 25 Jan - 23:19

Tu crois qu'on peut se servir de cette info, qui a déjà qq semaines d'ailleurs et qui n'a absolument pas marqué les esprits contrairement à l'affaire Bayrou d'il y a qq années, pour faire comprendre aux masses populaires que l'Ump est l'un des partis politiques qui concentrent le plus grand nombre de réac ?

Why not... Mais bon, je ne pense pas que ça marche...
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Message  sylvestre le Mer 23 Fév - 15:06

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/23/eric-zemmour-invite-par-l-ump-a-debattre-sur-la-liberte-de-pensee_1484208_823448.html

Eric Zemmour invité par l'UMP à débattre sur "la liberté de pensée"

Eric Zemmour dans la cour de l'Elysée, en juillet 2009.

Eric Zemmour dans la cour de l'Elysée, en juillet 2009.AFP/EMILIEN CANCET

Le polémiste Eric Zemmour, condamné par la justice pour ses propos controversés sur les "Noirs et les Arabes", sera l'invité, la semaine prochaine, d'un débat organisé par l'UMP sur "le problème des normes".

"Le club des Réformateurs, que j'anime, en liaison avec l'UMP, a décidé de mettre à l'ordre du jour un point qui sous ses dehors techniques, la production des normes, cache un vrai problème de société", a déclaré le secrétaire général adoint de l'UMP, Hervé Novelli, lors du point-presse hebdomadaire du parti, mercredi 23 février.

Eric Zemmour a confirmé qu'il participerait, tout en précisant : "Mais ce n'est pas vraiment un débat organisé par l'UMP. C'est un débat organisé dans le cadre d'une convention nationale des réformateurs libéraux", explique-t-il au Post. Ce club lié à l'UMP regroupe des parlementaires plutôt libéraux mais l'initiative d'inviter Eric Zemmour semble avoir tout le soutien de Jean-François Copé, le patron de l'UMP, qui était présent au point presse.

"PENSÉE UNIQUE"

Selon M. Novelli, le problème des normes touche "les professionnels de santé", "les professions libérales", "les commerçants, les artisans, les petits entrepreneurs, salariés des petites entreprises" ou encore les "agriculteurs". Le thème des normes sera également abordé par le biais de "la liberté de pensée".

"Notre ami Eric Zemmour a souhaité intervenir à titre exceptionnel sur un autre thème, qui est la liberté de pensée, et la production d'une norme de pensée, qu'on qualifie souvent de 'pensée unique'", a expliqué M. Novelli.

"Je vais y faire une intervention pour défendre la liberté d'expression", a précisé Eric Zemmour.

Eric Zemmour a été condamné le 18 février par le tribunal de Paris pour "provocation à la discrimination raciale". Le 6 mars 2010, il avait justifié les contrôles au faciès par le fait que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes". Le même jour, il avait estimé, en réponse à une question qui lui était posée, que les employeurs "ont le droit" de refuser des Arabes ou des Noirs.

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Message  Roseau le Mer 23 Fév - 16:35

Olivier sur TV5: "UMP, Dégage!"
http://www.npa2009.org/npa-tv/all/all/24677
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Message  sylvestre le Jeu 3 Mar - 16:56

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/02/eric-zemmour-ovationne-par-des-elus-ump_1487546_823448.html

Eric Zemmour ovationné par des élus UMP
LEMONDE.FR avec AFP | 02.03.11 | 22h24


Le journaliste Eric Zemmour, condamné pour provocation à la discrimination raciale, a été chaudement applaudi lors d'un débat de l'UMP dont il était l'invité mercredi 2 mars. "La liberté d'expression, c'est la liberté d'avoir tort", a-t-il proclamé lors d'un long discours lu à la tribune, devant un parterre d'élus, dont Jean-François Copé et l'organisateur, Hervé Novelli, brièvement rejoints par le ministre de la défense, Gérard Longuet.

Se comparant à un "taureau" dans "une arène médiatique et judiciaire", le journaliste n'a voulu retenir qu'une "seule phrase de l'arrêt" du tribunal qui, a-t-il dit, l'a "interloqué". "J'aurais, selon les magistrats, 'dépassé les limites autorisées du droit à la liberté d'expression'". "Je crois savoir ce qu'est la liberté d'expression", a poursuivi le journaliste, citant Montaigne, Voltaire et Zola, "mais je ne sais pas ce que sont les limites de la liberté d'expression, où elles se situent, qui les fixe, comment et au nom de quoi on les fixe".

"LÉGISLATIONS LIBERTICIDES"

La liberté d'expression "fut une lente conquête historique (...) et il nous faudrait sacrifier ce combat séculaire sur l'autel judiciaire", a-t-il dit. Et d'ajouter : "C'est désormais le code pénal qui régirait les règles de bienséance de la parole publique".

"La République, de Gambetta au général de Gaulle, a très bien vécu sans ces législations liberticides", a affirmé l'éditorialiste en citant notamment la loi Gayssot (visant à réprimer "tout propos raciste, antisémite ou xénophobe") et la loi Taubira (reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité).

SUPPRIMER LES SUBVENTIONS DES ASSOCIATIONS ANTI-RACISTES

Il s'est ensuite tourné vers les élus UMP pour les appeler à "supprimer" notamment les lois mémorielles, et "l'action pénale pour les associations anti-racistes". Et d'ajouter sous les applaudissements : "Et pendant que vous y êtes, si vous pouviez supprimer leurs subventions, cela ferait du bien au budget de l'Etat".

Le 18 février, le chroniqueur a été condamné à 2 000 euros avec sursis pour provocation à la discrimination raciale.

Un camarade note avec raison "tiens, ça me fait réaliser que ces abrutis ignorent qu'en l'occurrence, la loi qui classe l'incitation à la haine raciale comme un délit est l'œuvre de René Pleven, garde des Sceaux de Pompidou, en 1972. Si l'UMP d'aujourd'hui considère Pompidou comme un extrémiste de gauche, ça en dit long sur leur positionnement actuel dans l'échiquier politique, non ?"
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Message  nico37 le Ven 4 Mar - 20:42

POLITIQUES 24/02/2011 À 09H17 (MISE À JOUR À 09H36)

Sarkozy caricaturé en Hitler: l'affiche du MJS qui scandalise l'UMP

Jean-François Copé est scandalisé par une affiche d'une fédération locale des Jeunes socialistes qui «détourne honteusement une photo dans l’unique but d’assimiler Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler».
1652 réactions
L.EQ.

Photo fournie par un militant UMP. (DR)


Le communiqué très courroucé de l’UMP, envoyé mercredi soir aux rédactions, est titré «Trop c’est trop!» En pièce jointe: la photo d’une affiche portant le logo des Jeunes socialistes reprenant un portrait de Nicolas Sarkozy, en meeting, tendant le bras comme s’il faisait un salut nazi. «Liberté? Egalité? Fraternité? Jusqu’où le laisserez-vous aller?», interroge l’affiche.

«Les dirigeants du PS n’ont-ils rien d’autre à nous opposer et à proposer aux Français que des insultes nauséabondes et indignes?» s’énerve le secrétaire général de l’UMP en personne, Jean-François Copé, outré par cette «nouvelle étape dans la bassesse» qui consiste à «détourner honteusement une photo dans l’unique but d’assimiler Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler, et ceux qui soutiennent le président de la République aux nazis.»

Un vilain point Godwin repéré mercredi et envoyé par un militant UMP, vraisemblablement à Poitiers.

Selon la présidente du MJS (mouvement des jeunes socialistes), Laurianne Deniaud, jointe, mercredi soir, par Libération.fr, cette campagne a été réalisée par la fédération de la Vienne, n’a «pas été validée par le MJS national» et date de septembre, «en réaction au discours de Grenoble» prononcé cet été par Sarkozy.

Les jeunes socialistes ont fait deux collages à la rentrée mais ont, toujours d’après Laurianne Deniaud, recollé mercredi quelques affiches qui restaient en stock.

Coup de fil énervée dans la soirée à ses troupes de la Vienne: «la campagne est retirée», assure la présidente du MJS.

Elle admet que les affiches «ne sont pas du meilleur goût et même très maladroites». Avant de moquer la prompte réaction du patron de l’UMP: «Copé doit vraiment paniquer pour aller déterrer un affiche d’un MJS locale. Et pourquoi interpelle-t-il Martine Aubry qui n’a rien à voir là-dedans?» La première secrétaire du PS était priée, «au nom de l’UMP», de «dénoncer et [de] stopper immédiatement cette campagne».

Dans la soirée, les Jeunes Populaires de l’UMP se sont, à leur tour, dits «profondément scandalisés» par une campagne «insultante» et «l’attitude du MJS», qui «a choisi l’outrance et l’insulte pour exister».

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Message  BouffonVert72 le Ven 4 Mar - 20:50

Moi j'aurais maintenu l'affiche... Twisted Evil
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Message  nico37 le Dim 13 Mar - 10:24

A l’UMP, ces candidats qui cachent leur étiquette pour les cantonales
MARINE TURCHI0 | MEDIAPART.FR | 02 MARS 2011
samedi 5 mars 2011

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Message  nico37 le Mar 15 Mar - 20:40


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Message  nico37 le Ven 18 Mar - 0:42

Guéant parle d'"immigration incontrôlée": indignation à gauche, la droite partagée AFP - 17/03/2011 à 21:48

La petite phrase de Claude Guéant expliquant que les Français "ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux" du fait d'une "immigration incontrôlée", a indigné Martine Aubry, amusé Marine Le Pen, "terrifié" le PCF, et partagé la droite entre critique et approbation.

" Les Français à force d'immigration incontrôlée ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux ", ou "de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", a déclaré le ministre de l'Intérieur, à la veille des cantonales.

" Nos compatriotes veulent choisir leur mode de vie, ils ne veulent pas qu'on (le) leur impose ", a-t-il insisté.

Le fondateur du FN Jean-Marie Le Pen a aussitôt évoqué la tentation de la récupération politique en raillant: "c'est gros comme un câble!".

Pour sa fille Marine Le Pen, Claude Guéant a été "touché par la grâce".

Au PS, la première secrétaire Martine Aubry a jugé que tenir les propos de M. Guéant " à trois jours du premier tour " des cantonales et "nous faire pleurer des larmes de crocodile en disant que le FN augmente, c'est vraiment se moquer des valeurs de la République".
L'UMP "pompier pyromane"

Aubry renvoie l'UMP à ses responsabilités pour faire barrage au FN au 2e tour des cantonales
Et la maire de Lille, en campagne à Clichy-sous-Bois, d'ajouter: " nous sommes fiers d'être français ! Ici, on est en Seine-Saint-Denis. La France que nous aimons, c'est celle-là ! ".

"C'est quand l'Etat n'est plus dirigé par des républicains que +les Français ne se sentent plus chez eux+", a lancé le numéro deux du PS, Harlem Désir.

Au PCF, la petite phrase du ministre devenu "un rabatteur de voix" pour le FN a été jugée "terrifiante".

"Cynisme venimeux", s'est exclamée la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot.

"Insupportable!", s'est indigné Jean-Pierre Grand, député membre de l'UMP et proche de Dominique de Villepin. "Insupportable et surtout suicidaire", a-t-il enchaîné. Pour lui, les propos de M. Guéant valent "appel à voter FN, parce que les électeurs préfèrent l'original à la copie".

A l'UMP, les attaques de l'opposition ont déclenché une riposte immédiate. "Claude Guéant a tenu un langage de vérité, et relayé ce que les Français nous expriment dans nos villes, nos villages", a dit le député Eric Ciotti.

Sa collègue Valérie Rosso-Debord a déclaré ne pas être "dupe de cette connivence entre la gauche et le FN". "Finalement, les silences du PS font les affaires du FN et les outrances du FN font les affaires du PS".

Interrogé sur le plateau du 20H00 de France 2, François Fillon a lui affirmé ne pas s'attacher "aux tournures de phrases", et a évoqué la question de l'immigration clandestine.

Celle-ci "empêche l'intégration" et "exaspère nos concitoyens", a-t-il dit, qualifiant de "ferme" la politique du gouvernement en la matière.

Enfin, sous couvert de l'anonymat, un ténor centriste a pour sa part reconnu que M. Guéant n'avait "fait que reprendre la rhétorique habituelle de la droite traditionnelle et conservatrice qui fait une partie de l'électorat UMP".

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Message  nico37 le Lun 21 Mar - 19:52

L'UMP n'a totalisé que 17 % des voix

Taux d'abstention record de 55 % et poussée du FN à 15 % sont les deux événements de ce premier tour des cantonales. L'UMP n'a totalisé que 17 % des voix, mais le ministère de l'Intérieur voit la majorité présidentielle à 32,5 %. Avec 25 % des voix, le PS peut compter sur le réservoir de voix des écologistes et du Front de gauche, tous deux à 8 %.

Si le Parti socialiste est arrivé en tête au soir du premier tour des élections cantonales, c’est le Front national qui en sort grand vainqueur, avec un score de proche de 15 %, et l’UMP grand perdant.

Selon les dernières totalisations du ministère de l’Intérieur, le PS, avec 25,5 % des voix, devance largement l’UMP, qui recueille à peine 17 % des suffrages. Mais les 9,5 % des "divers droite" et les 5,9 % pour les candidats estampillés "majorité présidentielle" brouillent les cartes en vue du second tour.

Le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, qui a commenté ces résultats, a d’ailleurs additionné toutes les droites hors FN pour parvenir à un score de "32,5 % pour la majorité présidentielle". Même tonalité chez Bruno Le Maire. Le ministre de l’Agriculture a estimé que l'on ne pouvait pas parler de "vote sanction" pour l'UMP, mais d'une "poussée du FN". Le parti de Marine Le Pen, avec près de 15 % des voix, améliore de 3 points son score de 2004. Le Parti socialiste dispose pour le second tour d’un réservoir de voix conséquent avec 5,4 % de divers gauche et surtout près de 8 % d’écologistes et 8 % de Front de gauche. Les trois pôles de la gauche ont appelé, dimanche soir, lors une conférence de presse commune, à amplifier le vote du premier tour et barrer la route à l'extrême droite.

Abstention historique

Mais au-delà ce ces résultats, c’est l’abstention qui a marqué le premier tour de ces cantonales. La participation a été "la plus faible" de l'histoire des cantonales, selon Claude Guéant, avec environ 45 % de votants. Seules les élections européennes ont enregistré un taux d'abstention supérieur à celui de dimanche: 59,37 % en 2009, après 57,24 % en 2004. Dans un communiqué, le Premier ministre François Fillon a invité "chaque électeur" à se mobiliser dimanche prochain, "loin des postures démagogiques", et a appelé la "droite républicaine" à "se rassembler autour de ses valeurs". Le Premier ministre n’a pas repris à son compte le "non" de Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, à un front républicain face au FN.

Du côté du PS, François Hollande a clairement appelé à voter pour l’UMP en cas de duel FN-UMP au second tour. La secrétaire nationale d'Europe Écologie Cécile Duflot a demandé aux électeurs de son parti de "faire barrage au FN avec leurs bulletins de vote partout où il sera présent", jugeant que le score du FN au premier tour des cantonales était "une claque pour tous les démocrates".

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Message  nico37 le Mar 12 Avr - 22:34


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Message  fée clochette le Mar 26 Avr - 8:49

Patrick Weil: "Sarkozy est allergique aux valeurs de la République"

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/63303/date/2011-04-24/article/liberte-non-egalite-non-plus-fraternite-pas-plus/

Les déclarations du ministre de l’Intérieur Claude Guéant s’inscrivent dans la droite ligne d’une politique de division voulue par le Président. Décryptage avec l’historien Patrick Weil.

On sent chez Patrick Weil un agacement profond et ancien : contre la politique menée par Nicolas Sarkozy depuis son arrivée au ministère de l'Intérieur en 2002 ; contre le fait de répéter inlassablement les mêmes arguments pour démonter les contre-vérités scientifiques et historiques proférées sur l'immigration par le Front national et la droite sarkozienne, et pour mettre au jour les manipulations et logiques politiciennes.

Depuis dix ans, cet historien spécialiste de l'immigration, de l'intégration, de la lutte contre les discriminations et de la laïcité, au CNRS et à l'université Paris-I, n'a pas chômé. En 2007, il a soutenu Ségolène Royal. Pour protester contre l'instauration du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale après la victoire de Nicolas Sarkozy, il a démissionné des instances de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Dans son dernier livre, Etre français, les quatre piliers de la nationalité (éditions de l'Aube), il donne une définition positive, unitaire et républicaine de l'identité française, opposée à celle proférée par Nicolas Sarkozy, que Patrick Weil juge antirépublicaine.

Le ministre de l'Intérieur veut réduire l'immigration légale. Comment interprétez-vous cette sortie ?

Patrick Weil - Claude Guéant obéit à un objectif de Nicolas Sarkozy : pouvoir présenter une baisse de l'immigration légale à la veille de l'élection présidentielle. C'est une logique politique.

Certains à l'UMP agitent le spectre de l'invasion en France des immigrés tunisiens de l'île de Lampedusa et ne veulent pas que l'Italie délivre des cartes de séjour provisoires...

Il est très rare qu'il y ait une invasion par mer, même en cas de crise. Elle se fait plutôt par la terre. L'Italie est un pays souverain qui a le droit de donner des cartes de séjour à qui elle veut, ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui dirige l'Italie. Cela fait longtemps que des Tunisiens s'installent en Italie, pourquoi voulez-vous qu'ils aillent ailleurs où ils ne seraient pas en situation légale ?

Trois mois de polémiques sur l'islam pour trois heures de discussion : le grand débat sur la laïcité, tout ça pour ça ?

On a eu l'impression que Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, faisait un colloque comme si l'UMP n'était pas au pouvoir depuis dix ans. M. Sarkozy a été ministre de l'Intérieur pendant presque cinq ans et président de la République depuis autant de temps. Une partie des propositions de ce "débat" sur la laïcité étant déjà dans des lois ou règlements, il est surprenant qu'il découvre que les règles de la laïcité doivent être clairement expliquées et appliquées.

Ce débat révèle en fait deux traits de l'actuelle présidence. D'abord, Nicolas Sarkozy instrumentalise la laïcité pour diviser les Français, alors qu'elle est conçue pour les unifier. Au début de son quinquennat, il a rendu visite au pape pour s'excuser de la loi de 1905. C'était un contresens historique ! Cette loi libérale avait été négociée avec l'Eglise de France. En y mettant son véto, le Vatican d'alors avait relancé dans notre pays la guerre entre les défenseurs de la laïcité et l'Eglise. Lors de cette visite, le Président a ajouté que le prêtre avait plus de valeur que l'instituteur, créant une hiérarchie entre les Français qui croient et ceux qui ne croient pas. Alors que la laïcité est fondée sur l'égalité de toutes les options spirituelles. Puis, aujourd'hui encore, alors que son rôle est d'unifier, le Président crée une hiérarchie entre ceux qui ne sont pas musulmans et ceux qui le sont.

Est-ce une tradition à droite d'instrumentaliser ce domaine ?

Non. En 2003, Jacques Chirac a senti un risque de politisation de la question des signes religieux à l'école avec la commission spéciale mise en place par l'Assemblée nationale. Il a alors créé la commission Stasi pour réfléchir sur l'application du principe de laïcité, qui a vocation d'unir et non de diviser.

Y a-t-il une filiation entre l'antisémitisme des années 30 et la focalisation sur l'immigration musulmane ?

Il peut y avoir certaines filiations mais il y a des différences. L'antisémitisme était plus puissant que ne l'est jusqu'à présent le racisme antimusulmans. A l'époque, 40% des Français étaient antisémites. C'était une situation paradoxale car la majorité des Français a voté pour le Front populaire et un président du conseil juif. L'antiracisme a ensuite progressé très fortement depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais dans les années 30, jamais un chef de l'exécutif n'a usé de la polémique. Les Ligues, l'Action française se situaient dans l'opposition à la République. Sarkozy divise pour conserver le pouvoir. Mais aujourd'hui, ses capacités de nuisance sont limitées. Dans les années 30, les instruments de contrôle du pouvoir exécutif n'existaient pas : le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l'homme ont été créés depuis...

Dans Etre français, vous présentez les quatre piliers de la nationalité française : l'égalité devant la loi, la langue française, la filiation à la Révolution, la laïcité. Vous dites que Nicolas Sarkozy est antirépublicain car il ne les respecte pas...

Sa politique économique a favorisé les gens aisés. Son mépris pour la littérature a fait de La Princesse de Clèves un best-seller. Je ne l'ai jamais entendu parler de façon positive de la Révolution française. Cette allergie aux valeurs de la République explique qu'après une phase de séduction, il soit rejeté avec force. Ces valeurs sont puissantes, on le voit notamment parce que ceux qui les attaquent sont bannis.

Cela remet en cause le calcul politique de la bande à Sarko...

Après la visite au pape, Nicolas Sarkozy a reculé sur la mise en cause de la laïcité. Ensuite, il a pensé qu'en s'attaquant à une minorité, les musulmans, il gagnerait avec le soutien de la majorité des Français qui ne sont pas musulmans. C'est un calcul politique pervers et moralement condamnable, mais cela il n'en a cure.

Marine Le Pen a-t-elle eu raison d'avoir fait Claude Guéant adhérent d'honneur du Front national le 27 février, alors qu'il venait de regretter qu'" à force d'immigration incontrôlée, les Français ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux" ?

Par cet acte, Mme Le Pen lui dit : "Au fond, vous n'êtes pas un ministre de l'Intérieur comme les autres, vous n'incarnez pas les principes de la République, vous ne respectez pas l'égalité des citoyens devant la loi", égalité qu'elle ne souhaite pas respecter elle-même. Le ministre de l'Intérieur est chargé d'appliquer la loi républicaine dans le respect de l'égalité de chacun. Aujourd'hui, ses déclarations contribuent plus au désordre qu'à l'ordre public qu'il est censé faire respecter.

Le discours actuel sur l'immigration de l'UMP a-t-il une filiation ?

Le Président Valéry Giscard d'Estaing avait aussi des opinions très proches du Front national et continue d'en avoir. Il a essayé de renvoyer par la force la majeure partie de l'immigration nord-africaine. A l'époque, les centristes s'y sont opposés et se sont alliés avec les gaullistes. Sur ces sujets, Sarkozy est une sorte d'héritier de VGE.

Claude Guéant parle d'" immigration incontrôlée", alors que depuis 2002, il gère avec Nicolas Sarkozy la politique de lutte contre l'immigration. Il valide les attaques de Marine Le Pen...

Il fait un peu agneau de l'année... Mais sa posture valide le constat d'échec frontiste, qui est d'ailleurs faux ! La France n'est pas envahie par l'immigration illégale.

Dans Sécurité, la gauche peut tout changer (sortie le 21 avril), Manuel Valls fait le lien entre origine culturelle, immigration et délinquance, comme Sarkozy lors du discours de Grenoble. Il veut relancer les statistiques ethniques pour étudier ce "lien tabou"...

A part alimenter les débats, ces statistiques ne servent à rien ! Le lieu de naissance, l'origine nationale nous donnent des informations suffisantes pour vérifier que les Français noirs ou d'origine nord-africaine sont soumis à des discriminations ou pas. Manuel Valls est un incompétent. J'aimerais bien l'entendre exiger du gouvernement qu'il produise les données que l'Education nationale et les entreprises peuvent fournir. Plutôt que de proposer des dispositifs qui diviseront artificiellement les Français, en s'appuyant sur des méthodes qui feront probablement reculer la connaissance. Je m'explique : en France, à la différence des Etats-Unis, on a une réticence historique à se compter par ethnicités ou couleurs de peau, car cela rappelle Vichy, la colonisation ou l'esclavage. Monsieur Valls peut bien avoir envie de compter les Noirs et les Arabes, si 10% à 20% d'entre eux refusent de fournir les données demandées, celles-ci seront moins fiables que celles fondées sur la nationalité et le lieu de naissance.

Aujourd'hui, dans les universités américaines, les Noirs viennent d'Afrique et des Caraïbes, très peu sont américains. Les statistiques ethniques risqueront de camoufler la vraie lutte contre les inégalités, qui doit concerner les gens nés en France et pas ceux qui remplissent les quotas des entreprises.

La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron ont annoncé l'échec du multiculturalisme dans leur pays. Ensuite, Nicolas Sarkozy a fait de même. Pourtant, le multiculturalisme n'a jamais été une politique publique en France...

En Allemagne et en Grande-Bretagne, cela avait un sens car le multiculturalisme y était une politique, quoique différente dans les deux pays. Nicolas Sarkozy a pensé que c'était bien de suivre, mais ses déclarations n'ont rien à voir avec la réalité française. Si un homme politique a voulu implanter en France le multiculturalisme, Nicolas Sarkozy est bien celui-là. Il a voulu faire changer le préambule de la Constitution en ajoutant le mot diversité. Il a pour cela créé une commission, présidée par Simone Veil, qui a refusé cette révision fin 2008. Mais il ne s'en souvient peut-être pas. Il passe sans cesse d'un coup politique à l'autre sans hésiter à se contredire.

Propos recueillis par Anne Laffeter
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Re: UMP

Message  nico37 le Lun 16 Mai - 18:27

Un militant UMP à la ministre Jeannette Bougrab : « Y’en a marre des bougnoules » Rédigé par Claude Mislin, avec AFP | Dimanche 15 Mai 2011

La secrétaire d’Etat à la Jeunesse a quitté précipitamment Besançon ce samedi après avoir été agressée verbalement par un militant UMP lors d’une réunion interne au parti. « Y’en a marre des bougnoules », a lancé un homme qui aurait bénéficié du soutien d’une partie de la salle.

Les faits se sont produits lors d’une session régionale de formation des militants UMP en présence de la secrétaire d'Etat UMP. Peu avant le déjeuner, Jeannette Bougrab, ancienne présidente de La Halde et déléguée générale adjointe à la formation, a été prise à partie par un ancien militant à propos de ses origines. « Y’en a marre des bougnoules », aurait-il lancé selon plusieurs témoins.

Un bon tiers des quelque 150 participants à la formation aurait alors pris position en faveur du militant, ce qui a entrainé le départ précipité de la secrétaire d’Etat, qui a pris le premier train pour Paris. Selon des témoins, elle est partie furieuse, tandis que deux secrétaires nationaux du parti ont poursuivi la réunion sous le mode « panique à bord ».

Des consignes ont été données pour que cet incident, qui va nourrir la polémique sur la lepénisation de l’UMP, ne filtre pas à l’extérieur.
Contacté, le député UMP Jean-Marie Binetruy, président départemental du parti, a confirmé l’information. A la suite des propos du militant, Jeannette Bougrab aurait, selon lui, répondu : « Je suis fille de harki, toute ma famille s’est battue pour la France, je ne peux pas accepter ces propos ».
L’auteur des propos a « présenté ses excuses» devant le député Jean-Marie Binétruy, la ministre étant déjà partie, avant de quitter à son tour la salle à la demande du député.

Jean-Marie Binétruy et Michèle Tabarot, la déléguée générale de l'UMP à la formation, ont condamné ces propos « inacceptables » et « odieux », affirmant pour leur part que la salle, où étaient rassemblées environ 150 personnes, « a tout de suite soutenu la ministre ».

Les propos de ce militant « très âgé » ont été tenus après la remarque d'un autre participant déplorant la « construction d'une mosquée à Strasbourg alors qu'il n'y a pas de crédits pour rénover la cathédrale », a ajouté Jean-Marie Binétruy.

nico37

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«Apéritif saucisson vin rouge»

Message  BouffonVert72 le Lun 11 Juil - 17:00

Je le mets là car ça concerne l'extrême-droite de l'UMP...

http://www.20minutes.fr/politique/756747-aperitif-saucisson-vin-rouge-invitation-droite-populaire-fait-tache

«Apéritif saucisson vin rouge»: Une invitation de la Droite populaire qui fait tache

Créé le 11/07/2011 à 16h12 -- Mis à jour le 11/07/2011 à 16h31

POLITIQUE - L'apéritif du collectif, marqué à droite de l'UMP, fait écho à des rassemblements proposés par des groupuscules d'extrême-droite...

Une invitation de parlementaires UMP pour célébrer le 14 juillet déclenche la polémique ce lundi. Les députés UMP Philippe Meunier (Rhône), Jean-Paul Garraud (Gironde), et Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), membres du collectif Droite populaire - classé à droite de l’UMP- convient la presse le 12 juillet à «un apéritif saucisson vin rouge pour fêter dignement la fête nationale».

L’invitation à cet apéritif en rappelle d’autres. En juin 2010, le Bloc identitaire et Riposte laïque avaient lancé sur les réseaux sociaux des «apéros saucisson-pinard». L’initiative avait été ensuite reprise par le Front national jeunesse (FNJ). Les associations antiracistes avaient dénoncé ces rassemblements, qualifiés d’islamophobes. Dans ces apéros, l’exclusion est affichée dès le libellé de l’invitation: le rassemblement exclut de facto les pratiquants musulmans et juifs, pour lesquels l’alcool et/ou le porc constituent des interdits alimentaires.

Partisans et circonspects

L’apéritif du 12 juillet est organisé à l’occasion du premier anniversaire du mouvement Droite populaire. Le collectif, très actif médiatiquement, s’est notamment illustré par ses positions sur l’interdiction des panneaux avertisseurs de radars, ou encore la bi-nationalité.

L’invitation fait grand bruit au sein et en dehors du collectif. Le député Lionel Lucca se dit, sur Lepoint.fr, «mort de rire» à la lecture des réactions de la «police de la pensée». Et répète qu'il n'y a pas lieu d'interpréter cet événement à la lueur des positions de la Droite populaire sur l'immigration, le député des Alpes-Maritimes souhaitant vouloir «banaliser» ce type d'apéritifs. Il ajoute que l’«on a demandé aux députés d'apporter des spécialités de leur circonscription s'ils le pouvaient... Le saucisson est un produit du terroir, rien d'autre».

«Mort de rire» par le buzz médiatique

Le député du Nord Christian Vanneste, membre du collectif, est plus circonspect. Il déclare au Nouvelobs.fr qu'il ignorait les termes choisis pour rédiger l'invitation, ajoutant qu’il ne cautionne pas la provocation: «Je m'en serais passé», regrette-t-il.

Contacté par 20Minutes, le député de la Mayenne Yannick Favennec, qui n’est pas membre du collectif Droite populaire, se dit «pas convaincu par l’initiative». « Le 14 juillet appartient à tout le monde, il n’y a pas besoin d’en faire quelque chose de franchouillard, de partisan, de l’estampiller d’un drapeau. Dans cette initiative, je ne vois pas l’intérêt de courir après le Front national. Ils ont le droit de le faire, mais cela ne sert pas à grand-chose».

Certains sont néanmoins ravis de l’initiative: il s’agit des responsables des premiers «apéros saucisson-pinard», Pierre Cassen de Riposte Laïque, et Fabrice Robert du Bloc identitaire. Ces derniers se félicitent sur Lesinrocks.fr d’avoir fait des petits, mais regrettent la demi-mesure.

Membre du Bloc identitaire, Fabrice Robert se félicite que l’«on sert souvent d’aiguillon idéologique. (…) En quelques mois la donne a bien changé, nos idées sont reprises par une partie de la classe politique. On l’a déjà vu lors du débat sur l’islam organisé par l’UMP ou quand Claude Guéant s’est opposé aux prières de rue à Nice. Plus les forces politiques reprennent nos thématiques, plus l’identitarisation des esprits avance».
Anne-Laëtitia Béraud




http://XXXwww.lepoint.fr/politique/l-apero-saucisson-vin-rouge-de-la-droite-populaire-fait-rire-lionnel-luca-11-07-2011-1351471_20.php

L'apéro saucisson-vin rouge de la Droite populaire fait rire Lionnel Luca

Le Point.fr - Publié le 11/07/2011 à 13:21 - Modifié le 11/07/2011 à 16:46
Les députés de la Droite populaire fêtent les un an de leur collectif mardi, avec un événement qui gêne jusque dans leurs propres rangs.

"Ceux qui ont des haut-le-coeur prendront des digestifs !" Lionnel Luca est "mort de rire" à la lecture des réactions de la "police de la pensée" sur la dernière initiative du collectif de la Droite populaire : un "apéritif saucisson-vin rouge pour fêter dignement la fête nationale", à l'occasion du premier anniversaire de ce groupe de députés au sein de l'UMP. Il y a un an environ, le Bloc identitaire et Riposte laïque avaient eux-mêmes organisé un "apéro saucisson-pinard", comme le rappelle Le Monde, provoquant un tollé médiatique.

Alors, une provocation de plus envers la communauté musulmane pour la Droite populaire ? "Non, sûrement pas !" s'emporte Lionnel Luca, ravi de constater la publicité faite autour du collectif qu'il a cofondé avec Thierry Mariani à l'été 2010. "Il y en a assez de ces petits procureurs soviétiques... Il se trouve que Philippe Meunier, qui a rédigé cette invitation, est député du Rhône. On a demandé aux députés d'apporter des spécialités de leur circonscription s'ils le pouvaient... Le saucisson est un produit du terroir, rien d'autre."

"Je mange souvent des kébabs"

Non content de répéter qu'il n'y a pas lieu d'interpréter cet événement à la lueur des positions de la Droite populaire sur l'immigration, qui flirtent sans complexe avec celles du Front national, le député des Alpes-Maritimes assure vouloir "banaliser" de nouveau ce type d'apéritifs. "On disait bien qu'on allait saucissonner avant, pour dire pique-niquer." Et d'aller jusqu'à tenter de renverser la vapeur : "C'est nul, cette exploitation politique ! Je trouve cela risible. Je mange souvent des kébabs, je ne fais de procès d'intention à personne, moi..."

Pourtant, au sein même du collectif, certains s'inquiètent des dérives portées par une poignée de députés. "Non, là, on fait vraiment du Front national. Ça va trop loin", assure-t-on en coulisse au Point.fr. "Ce qui est dommage, c'est qu'il y a trois ou quatre députés sur les quarante qui nous tirent sur ce terrain, qui sont partout dans la presse, comme avec leur obsession sur la suppression de la binationalité, par exemple. Il faut garder notre liberté de penser, mais sans virer à la droite réac beauf." Lionnel Luca, lui, assure ne pas voir d'où peuvent venir ces critiques en interne : "S'il y en a à qui cela peut poser problème, ce ne sont que ceux qui ont des problèmes de cholestérol", s'amuse-t-il.

Mardi 12 juillet, quelques heures avant leur conférence de presse, les députés de la Droite populaire doivent être reçus par leur cofondateur, Thierry Mariani, leur actuel ministre des Transports. Au menu notamment : la question de la "structuration" du collectif, qui n'est, malgré son poids médiatique et politique, qu'un site internet. Le débat promet d'être agité.
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Re: UMP

Message  nico37 le Lun 11 Juil - 21:37

[url=http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/07/11/quand-les-durs-de-lump-sinspirent-du-bloc-identitaire/#xtor=RSS-32280322Quand les durs de l’UMP s’inspirent du Bloc identitaire[/url]

Drôle de façon de fêter un anniversaire. Pour sa première année d'existence, le collectif de députés de la " droite populaire ", l'aile " dure " de l'UMP, a décidé d'organiser le 12 juillet, un "apéritif saucisson-vin rouge", au salon Gabriel de l'Assemblée nationale. Une forme de clin d'oeil à " l'apéro saucisson-pinard " organisé le Bloc identitaire et Riposte laïque le 18 juin 2010 et qui avait défrayé la chronique (voir ici, ici ou encore là). La version UMP de l'apéro se veut plus soft: elle n'est pas présentée comme une opération anti-musulman.

Emmenée notamment par Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes, la " droite populaire " compte parmi ses fondateurs Thierry Mariani, ministre des transports. Beaucoup de ses membres se sont fait remarquer par leur déclarations outrancières comme Christian Vanneste ou Brigitte Barèges qui se sont illustrés par des saillies homophobes.


L'apéro saucisson-pinard, version UMP/ DR

Dans leur charte, ces élus affirment qu'ils sont " fiers d'appartenir à la droite de conviction ". Et égrènent leurs priorités. D'abord, " la Nation […] seul cercle d'appartenance à la fois à l'échelle de l'homme et à l'échelle du monde. Nous souhaitons la promouvoir comme gage de stabilité entre les peuples et comme élément fondamental de notre identité. "

Reprenant une sémantique très identifiée à l'extrême droite, ils se prononcent " contre les tabous du 'politiquement correct ". Ils soulignent: " Nous sommes attachés au patriotisme pour redonner fierté, espoir et ambition aux Français. Fiers de notre langue et de notre histoire, nous défendons aussi les symboles de notre Nation : la Marseillaise comme le drapeau tricolore. " Et plus loin : " Nous croyons en l'identité de notre Pays et en l'unité de la République […] Ceux qui choisissent de vivre en France doivent adhérer aux valeurs de notre République par une démarche volontaire. L'immigration doit être contrôlée et maîtrisée. "

Enfin, affirmant que " la sécurité est la première des libertés ", La Droite populaire estime que " ceux qui ne respectent pas les règles de la société et les valeurs de la République doivent être sanctionnés avec rigueur. Nous rejetons le sentiment d'impunité et le laxisme qui conduisent au désordre dont souffrent les plus faibles. "

Ce n'est pas la première fois que les plus extrêmistes de l'UMP, s'inspirent ou se rapprochent de l'extrême droite. Ainsi, en septembre 2010, la " droite libre " - " mouvement libéral-conservateur associé à l'UMP " - avait voulu organiser un débat à l'Assemblée sur le thème « Immigration, islamisme : la France menacée ? ». Las! le "débat" avait eu lieu sous la pluie, à l'extérieur du Palais Bourbon, faute d'attribution de salle.

Un peu plus tard, en octobre 2010 cette fois, Elie Aboud, député UMP de l'Hérault et membre de la "Droite pop'" s'était rapproché des identitaires dans le cadre du soutien à René Galinier - ce septuagénaire qui a blessé par balles deux cambrioleuses, et qui fut incarcéré du 5 août au 13 octobre 2010. Elie Aboud, était allé le visiter en prison à la demande d'un comité piloté par Richard Roudier, un cadre du Bloc (Le Monde du 4 octobre). De même, les manifestations contre le film Hors-la-loi, de Rachid Bouchareb, mêlaient élus UMP et FN, avec M. Luca en première ligne.

Nota Bene: Lionnel Luca, contacté ce matin sans succès, a rappelé Droites extrêmes le 11 juillet en début d'après midi. Le député des Alpes-Maritimes, a assuré, hilare, que " c'était un canular ". " Quel pays ! Mais on s'en fout de ça ! C'est le plus beau piège de l'été (...) pour être sûr que l'on parle de nous, a-t-il continué. Si on ne peut plus parler de saucisson et de pinard, sans être taxé de fascisme...On a voulu apporter chacun ses spécialités et les députés du Rhône ont proposé de la charcuterie et du vin, voila. "
Se défendant de toutes accointances avec le Bloc identitaire, M. Luca a tenu à rappeler qu'il avait été " le seul élu de Nice à [s']opposer publiquement aux soupes au cochon pour les SDF " organisées par les identitaires.

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Re: UMP

Message  nico37 le Sam 23 Juil - 15:35

" La droite manque de cohérence sur l'immigration et l'identité nationale "
Par David Doucet, publié le 19/07/2011 à 17:11

L'UMP relance le thème de l'identité.

Pour avoir remis en cause le défilé militaire du 14 juillet, la candidate écologiste Eva Joly a été violemment attaquée par la droite. Le politologue Jean-Yves Camus revient sur cette contre-offensive basée sur le thème de l'identité et de la binationalité.

Comment peut-on expliquer le tollé suscité à droite par la proposition d'Eva Joly?

La droite tente d'instruire un procès à la gauche sur son supposé manque de patriotisme. C'est une constante du débat politique français depuis au moins un siècle et demi. Pourtant le patriotisme transcende les clivages politiques et n'a jamais été l'apanage de la droite. Il ne faut pas oublier que le patriotisme de la gauche a consolidé la République à la fin du XIXe siècle. Il y eut ensuite l'Union sacrée en 1914, puis la Résistance qui a uni des patriotes de tous bords. Qui est patriote en 1871, Thiers ou les communards? D'autre part, les positions des Verts sur la question de la Nation et sur l'Armée n'engagent pas toute la gauche.

François Fillon qui apparaissait comme une figure modérée au sein de la droite sur les questions touchant à l'immigration, a remis en cause l'enracinement français de la candidat écologiste. Comment peut-on interpréter ses propos ?

La question de la binationalité travaille la droite ces derniers temps. Le député UMP de Paris, Claude Goasguen avait récemment remis un rapport préconisant sa suppression pure et simple. Si le rapport n'a pas fait long feu, François Fillon a saisi l'occasion offerte par Eva Joly pour contenter la frange droitière de son électorat.
En s'en prenant à Eva Joly, qui, en tant qu'ancienne magistrate, a prêté serment, la droite adopte un double discours. Rappelons-nous qu'en 2004, l'UMP n'avait pas rechigné à investir le pilote finlandais Ari Vatanen pour représenter la France au parlement européen. Un an plus tôt, la France avait également nommé Salomé Zourabichvili, ambassadrice de France en Géorgie en 2003. Un poste qu'elle a quitté pour devenir ministre des Affaires étrangères de la Géorgie quelques mois plus tard...
Enfin aujourd'hui, retirerait-on sa nationalité française à l'otage franco-israélien du Hamas, Guilad Shalit, dont le sort préoccupe à juste titre le président de la République.

Pourquoi la droite est passée du thème de l'immigration à celui de l'identité ?

Sur l'immigration, la droite n'a jamais pu aller au-delà des déclarations de principe: la France est liée par des traités internationaux et par son appartenance à l'Union européenne. L'UMP sait en outre que les milieux économiques et patronaux ne sont pas favorables à une restriction de l'immigration, encore moins à son arrêt.
Elle est face au même problème de cohérence lorsqu'elle s'attaque au thème de l'identité nationale. En effet chacun comprend quand la droite dit ce qu'il ne faut pas être si l'on veut devenir Français: ne pas être un fondamentaliste musulman, un polygame, un individu refusant l'intégration...
Mais la frange la plus droitière de l'électorat veut bien plus: elle souhaite que certaines catégories d'étrangers, en raison de leur identité même, ne puisse plus devenir français. Selon eux, la nationalité ne doit plus s'acquérir par un acte de volonté mais seulement par la transmission. Or, pour aboutir à cela, il faudrait une révolution juridique qui constituerait une rupture majeure du pacte démocratique. L'UMP ne prendra pas ce risque mais elle ne peut pas le dire à ses électeurs droitiers. Pas plus qu'elle ne peut dire l'inverse aux centristes.

Qu'en est-il de l'extrême droite ?

L'extrême droite est prise dans d'autres contradictions. Le Front national a embrayé sur le refus de la double nationalité parce que les Franco-Maghrébins sont son obsession. Mais les attaques du FN contre la binationalité franco-norvégienne d'Eva Joly sont le signe d'une rupture idéologique. Pour toute une génération de militants nationalistes, les pays nordiques ont longtemps constitué un archétype positif.
Toute une génération de cadres du FN, influencée par les théories néo-droitières sur les racines nordiques de la civilisation européenne, a doté ses enfants de prénoms germaniques ou scandinaves et lu les ouvrages de Jean Mabire, de Pierre Vial et de Dominique Venner.
Dans les années 90, l'ancien conseiller régional FN Emmanuel Leroy écrivait dans une série de livres intitulée "Contes d'Europe", aux couvertures explicitement nordicistes. Désormais, il explique aux militants frontistes que la "stratégie de la supranationalité européenne" élaborée par les milieux néo-droitiers "est à tout le moins un échec et en tout cas une impasse". C'est une évolution du FN mariniste qui est en porte-à-faux avec cette idée présente chez beaucoup de militants d'extrême-droite selon laquelle le monde se divise entre les Européens (pas les occidentaux) et les autres.

Quels bénéfices peut tirer la droite de cette polémique selon vous ?

Très peu. Elle risque au contraire de se trouver écartelée davantage entre les partisans du modèle républicain de citoyenneté, issu de l'universalisme des Lumières, et la minorité qui reviendrait bien dessus, sans pour autant pouvoir donner une définition autre qu'exclusive de l'appartenance nationale. Résultat: une partie de ses électeurs peut envisager le choix du FN car elle estime que Marine Le Pen est la seule à tirer les conclusions politiques de sa vision de l'identité.
Comment expliquer que le thème identitaire soit porté par une vague de partis néo-populistes aujourd'hui en Europe?
La crise économique n'explique pas la totalité du trouble identitaire qui secoue aujourd'hui l'Europe. La rapidité avec laquelle la mondialisation transforme nos repères, l'instantanéité avec laquelle les images du monde globalisé nous parviennent, la peur de la mondialisation comme indifférenciation entraîne une partie des Européens vers une mythification du passé. Et vers l'idée que la communauté nationale fait de moins en moins sens, que seul l'ancrage dans une tribu urbaine, ethnique ou culturelle peut contrebalancer le bouleversement civilisationnel.

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Re: UMP

Message  nico37 le Lun 25 Juil - 22:54

La Droite populaire, beaucoup de bruit pour pas grand-chose
Par Nolwenn Le Blevennec | Rue89 | 25/07/2011 | 18H52

Ce collectif, qui rassemble Luca, Mariani et Vanneste, tente de séduire l'électorat du FN et titille l'UMP. Mais son influence est limitée.
La dernière proposition de Lionnel Luca, avec deux « n », député des Alpes-Maritimes, est particulièrement démagogique. Le 20 juillet, il a proposé d'interdire la grève pendant les vacances, « comme en Italie ». C'est gratuit et cela a dû séduire tous ceux qui dorment en ce moment dans leurs valises à Roissy.

Le cofondateur de la Droite populaire termine l'année en beauté et en cohérence. Ce lundi, Libération consacre une double page à « La Droite populaire [qui] s'enracine ». Mais son « collectif », créé il y a un peu plus d'un an, a eu une influence très limitée. Bilan.

Pour ne plus « râler seuls dans leur coin »
D'abord un rappel des faits. La Droite populaire est née le 14 juillet 2010, un jour de fête nationale. Déçu du score de la majorité aux régionales (UMP au fond de la piscine, FN conquérant), un groupe de députés dont Lionnel Luca, Thierry Mariani - qui n'est pas ministre à l'époque - et Christian Vanneste décide de se rassembler.

L'idée : « Arrêter de râler seuls dans leur coin », selon la formule de Vanneste, et tenter d'influencer la politique du gouvernement dans le sens d'un retour aux « fondamentaux » de 2007, quand Nicolas Sarkozy était encore viril (ils disent « à droite »).

Ils veulent reconquérir les électeurs tentés par le FN : il y en a beaucoup dans leurs circonscriptions. Sans pour autant se couper de la majorité : il n'y aura ni leader, ni statut.

Une douzaine de députés UMP « décomplexés » signent alors une charte en cinq points :

nation,
liberté d'entreprendre,
école et famille,
sécurité (« première des libertés »),
saine gestion des finances publiques.
Les Niçois Eric Ciotti et Christian Estrosi n'en font pas partie : ils n'ont pas besoin de ça pour se faire entendre, suggère Vanneste.

A l'été 2010, les journalistes politiques disent que Nicolas Sarkozy apprécie cette initiative, qui lui permet de reconquérir des électeurs et d'amoindrir l'influence de Jean-François Copé et de son club Génération France.

La Droite populaire, un « label » qui a coûté 2 000 euros
Un an plus tard, ces « anarchistes de droite », ces « hussards » comme ils s'appellent, existent toujours. Ils disent qu'ils sont une quarantaine. Nicolas Sarkozy les a reçus plusieurs fois, ainsi que « Guéant, Fillon, Ollier et d'autres » décrit Christian Vanneste.

Début juillet, à l'occasion d'une élection interne pour désigner un nouveau vice-président de l'Assemblée, « leur candidat », Jean-Paul Garraud, a presque gagné, à deux voix près.

Mais qu'a fait la Droite populaire en un an ? Le collectif est surtout à l'origine d'un fond sonore médiatique et de divisions internes. Les amendements qu'ils ont proposés sont souvent retoqués. Lionnel Luca :

« On s'est souvent faits flouer par les commissions mixtes paritaires. »

Joint par Rue89, Thierry Mariani « ne sait plus » si certaines de ses propositions sont finalement allées jusqu'au bout. Il rappelle que ce collectif n'est qu'un « label » qui a coûté 2 000 euros : 1 600 euros pour le site internet et 400 euros pour le dépôt de la marque.

Immigration, budget et Loppsi : peu d'influence

Le 30 juillet, lors du discours de Grenoble, Nicolas Sarkozy annonce vouloir « réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française ».

Ce projet doit se réaliser dans le cadre de loi sur l'immigration à la rentrée 2010.

Au cours de ces discussions, la Droite populaire (qui a rencontré Nicolas Sarkozy le 9 septembre) va déposer des amendements controversés allant bien au-delà du discours de Grenoble. Finalement retoqués par le Sénat ou le Conseil constitutionnel :

Lionnel Luca tente, sans succès, de remettre en cause le droit du sol : dans un amendement, il propose que tout individu puisse, entre 16 et 21 ans, acquérir la nationalité française « à condition qu'il en manifeste la volonté et s'il réside en France depuis cinq ans » ;
un autre amendement de M. Luca propose de « subordonner » l'acquisition de la nationalité française à la répudiation de tout autre nationalité, empêchant de fait tout possibilité de « double nationalité » (avance sur Marine Le Pen) ;
Thierry Mariani propose lui de limiter l'accès à un titre de séjour aux étrangers atteints de maladie grave. Il ne sera plus possible pour un étranger de se voir délivrer une carte de séjour temporaire pour raison de santé que « sous réserve d'indisponibilité d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire ».
Finalement, les députés ont seulement obtenu qu'une mission d'information sur le droit de la nationalité soit créée et confiée à Claude Goasguen. Christian Vanneste :

« Ce rapport arrive aux mêmes conclusions que nous concernant l'adhésion automatique à la nationalité française. Je pense qu'on finira pas gagner sur ce point. »

« Même la médaille d'honneur a été flinguée »
En décembre, dans le cadre de la Loppsi 2, plusieurs amendements estampillés Droite populaire sont adoptés en première lecture. Luca se félicite alors de la victoire du « bon sens populaire ».

Plus tard, deux amendements-clés seront censurés par le Conseil constitutionnel :

le premier doit permettre à un jury de cour d'assises de prononcer, à l'encontre d'un criminel de nationalité étrangère, « une peine complémentaire d'interdiction du territoire français ». C'est le retour de la double peine ;
un deuxième prévoit l'extension des pouvoirs de la police municipale (comme la possibilité de procéder à des contrôles d'identité) et la création d'une nouvelle médaille d'honneur de la police municipale.
« Ils ont même flingué la médaille », nous dit Luca. Mais l'idée n'est pas complètement abandonnée, grâce à Claude Guéant.

Finalement, seul un amendement mineur et amoindri de Bernard Reynès (député des Bouches-du-Rhône) passe la rampe, permettant aux automobilistes de récupérer un plus vite leurs points.

Autre petite succès de la Droite pop : la loi de finances pour 2011 a instauré le durcissement de l'accès aux soins gratuits pour les immigrés en situation irrégulière bénéficiant de l'Aide médicale d'Etat (AME). L'article a été « porté » par la Droite populaire, selon Lionnel Luca. Mais même Thierry Mariani relativise cette victoire :

« C'est un combat de longue date qui réunissait plein d'autres députés que nous. »

La Droite populaire donne son avis sur tout

En juillet 2010, la Droite populaire s'oppose, dans un communiqué, aux « salles de shoot de Roselyne Bachelot », « et cette idée est ensuite abandonnée, on n'en entend plus parler », se réjouit Vanneste. Personne ne sait si la Droite populaire a vraiment joué un rôle dans cette affaire.

A la fin de l'année dernière, la Suisse, sous l'influence de l'UDC, vote l'interdiction de la construction de nouveaux minarets. Ils approuvent aussi par référendum le retrait automatique du droit de séjour à tout étranger condamné pour meurtre, viol, « brigandage », etc.

Le FN s'en réjouit, la Droite populaire aussi. Dans un communiqué signé de Lionnel Luca, Philippe Meunier et Jean-Philippe Garraud, elle salue « la vraie leçon de bon sens de nos amis suisses ».

En février, la Droite populaire défend aussi Eric Zemmour. Lionnel Luca dit même :

« Cette dérive judiciaire, qui précède la dérive totalitaire, impose désormais la révision des lois qui le permettent. »

Au moment des cantonales enfin, la Droite populaire participe à la cacophonie de la majorité en défendant une position qui n'est pas celle du Premier ministre.

Et pourquoi pas des unions avec des animaux ?
Le genre de petites phrases qu'ont prononcées les députés de la Droite populaire :

Lionnel Luca : « Celles qui veulent la porter [la burqa] sont libres de prendre un vol direct pour Kaboul et Peshawar » (Lionnel Luca) ;
Brigitte Barèges, à propos du mariage des homosexuels : « Et pourquoi pas des unions avec des animaux ? Ou la polygamie ? ».
Pour Yves Jego, qui a rejoint Jean-Louis Borloo au sein de l'Alliance républicaine :

« C'est la raison majeure de ma sortie de l'UMP, le déclencheur. Ces élus ont donné le ton toute l'année. On les a laissé tambouriner, imposer leur terrorisme du populairement correct. Ils ont pris une place considérable dans les médias, une place que je juge complètement disproportionnée. »

Qu'est ce qui les différencie du Front national ? « Le réalisme. Le FN est dans une douce utopie », répond Vanneste prenant en exemples la sortie de l'euro, le rétablissement de la peine de mort et la mise en place de l'immigration zéro. Utopie, vraiment ?

Mariani dit lui que le FN est « dans la constatation et la contestation », quand eux sont dans des « propositions réalisables ».

Ce week-end, dans un communiqué à propos du massacre en Norvège, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a affirmé que le FN et la Droite populaire portaient tous deux « une lourde responsabilité dans le climat délétère qui pèse sur le continent ». Scandalisé, Bernard Carayon (député du Tarn) a demandé à l'Etat de ne plus subventionner l'association. Thierry Mariani a qualifié de « minable » la réaction du Mrap.

La majorité agacée par le collectif

Au cours de l'année, la Droite populaire a titillé la majorité et l'a aussi franchement emmerdée.

En mai, emmenés par elle, 73 députés farouchement opposés à la proposition de loi du gouvernement de supprimer les panneaux de signalisation des radars ont exercé une pression folle. Lionnel Luca menace de « tirer les conclusions politiques ». Un rendez-vous avec Nicolas Sarkozy est reporté (signe que le collectif est en disgrâce ? ).

En juillet, la Droite populaire continue de taper du pied. Lionnel Luca, fier d'avoir été le premier à parler de la double nationalité, veut que l'UMP organise un débat. Il démissionne de son secrétariat national à l'Immigration après que le gouvernement a décidé de ne pas toucher à ce sujet sensible, qui ne concerne pas que les immigrés africains.

Jean-François Copé cède : Luca revient après la promesse de l'organisation d'une convention nationale de l'UMP dédiée à la nationalité.

Thierry Mariani : « Il n'est pas interdit d'être intelligent »
Mi-juillet enfin, les députés organisent un « apéro saucisson-vin rouge » qui rappellent ceux imaginés par Riposte laïque et les Identitaires. L'initiative vire à la provocation, et ce n'est pas le genre de l'UMP.

Lionnel Luca assume pleinement, même s'il a compris que « cela a pu paraître incongru ». Il se défend bizarrement en expliquant que si quelqu'un avait apporté des kebabs, « il aurait été le bienvenu ».

Mais pour Mariani, l'homme qui a proposé les tests ADN dans le cadre du regroupement familial, la limite est dépassée : il donne une interview au Figaro dans laquelle il appelle à ne pas « prêter le flanc aux caricatures » et précise qu'il n'est pas « interdit d'être intelligent ».

A Rue89, celui qui est devenu ministre en juin déclare :

« Je n'ai pris aucun recul vis-à-vis de la Droite populaire. Mais tout le problème, c'est que le collectif doit être un plus et non pas un poids. »

Les bras ouverts de Steeve Briois
La Droite populaire est en train de travailler sur l'élaboration d'un texte qui sera proposé dans le cadre du programme 2012 de l'UMP avec notamment des propositions sur la fraude (appuyées sur le rapport de Dominique Tian). Son défi pour continuer d'exister, selon Thierry Mariani :

« Pour la deuxième année, il va falloir un minimum de coordination et ne plus partir dans toutes les directions. Sur les radars, la position était compréhensible sur le fond, mais pas sur la forme avec la menace de ne pas voter le budget. »

Ils devront aussi se mettre d'accord sur les ambitions du collectif : a-t-il vocation à s'élargir et à prendre son indépendance vis-à-vis de la majorité ? Lionnel Luca, qui n'aime pas être « pris pour une plante verte », ne restera peut-être pas très longtemps dans le giron de l'UMP : « Moi, je prends date. »

Steeve Briois a les bras déjà ouverts. Au JDD.fr, le secrétaire général du FN a déclaré :

« Ils n'ont qu'à venir rejoindre le Front national, l'inscription n'est que de 50 euros. »

► Mis à jour le 25/07/2011 à 20h12 : Ajout de la réaction de la Droite populaire au communiqué du Mrap.

Photos et illustration : Lionnel Luca lors d'une visite du dalaï-lama en août 2008 (Gonzalo Fuentes/Reuters) ; Jean-Paul Garraud (Francky33/Wikimedia Commons/CC) ; Christian Vanneste en janvier 2009 (Christian Vanneste/Wikimedia Commons/CC) ; Thierry Mariani à l'aéroport de Phnom Penh au Cambodge, le 31 mars 2011 (Pring Samrang/Reuters) ; invitation à l'apéro saucisson et vin rouge de la Droite populaire.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
► Droite populaire, ça craque de partout
Ailleurs sur le Web
► Pataquès à l'UMP autour d'un rapport voulant supprimer la binationalité, sur NouvelObs.com
► Interdire la grève pendant les vacances: la proposition de Luca rejetée à droite, sur Liberation.fr
► Thierry Mariani met en garde ses amis de la Droite populaire, sur LeFigaro.fr
► Les faux-semblants du rapport sur les fraudes sociales, sur LeMonde.fr

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Re: UMP

Message  BouffonVert72 le Ven 29 Juil - 22:44

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/28/harlem-desir-demande-la-dissolution-de-la-droite-populaire_1553859_823448.html

Harlem Désir demande la dissolution de la Droite populaire

LEMONDE.FR avec AFP | 28.07.11 | 14h32 • Mis à jour le 28.07.11 | 14h32


Le secrétaire général du PS par intérim, Harlem Désir, a demandé, jeudi 28 juillet, à son homologue de l'UMP, Jean-François Copé, de dissoudre le collectif Droite populaire.

Selon M. Désir, ce collectif, composé d'une quarantaine de députés UMP incarnant la droite du parti majoritaire, "instaure une véritable passerelle, un pont permanent entre l'UMP et l'extrême droite". Pour lui, ce groupe "joue avec les thèmes les pires", comme "la peur de l'étranger, la peur de l'islam, en organisant jusqu'à cette opération saucisson vin rouge dans l'enceinte même de l'Assemblée nationale".

"Je crois qu'il faut une clarification, je lui demande de mettre les choses au clair et donc de dissoudre ce groupe de la Droite populaire", a déclaré Harlem Désir, en marge d'un déplacement dans le Var.

"UN VENT MAUVAIS"

"Il faut arrêter la banalisation des idées de l'extrême droite au sein de la droite républicaine", a poursuivi le remplaçant à la tête du PS de Martine Aubry, en congé pour cause de primaire. Il accuse Jean-François Copé de "double jeu, de double langage, où d'un côté on prétend continuer à représenter les valeurs de la République, et de l'autre côté, on joue avec le feu en entretenant au sein même de l'UMP une coalition" comme celle-là.

Le MRAP s'en est violemment pris à la Droite populaire après les attaques d'Oslo, revendiquées par un homme se déclarant en guerre contre l'islam, accusant le collectif de faire "souffler un vent mauvais sur la démocratie", au même titre que le Front national.

Pour fêter le premier anniversaire de sa naissance, le collectif avait organisé, pour la presse, mardi 12 juillet, un apéro "saucisson vin rouge"... Une référence à "l'apéro saucisson-pinard" organisé en juin 2010 par les groupes d'extrême droite Riposte laïque et le Bloc identitaire. Lionnel Luca, cofondateur du mouvement, s'est défendu en qualifiant cette initiative de "canular".
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Re: UMP

Message  nico37 le Dim 31 Juil - 14:01

Estrosi irrite le FN... et certains UMP

Souhaitant contrer la tenue des "journées d'été de Marine Le Pen, qui marqueront la rentrée du FN, dans sa ville de Nice, le député-maire Christian Estrosi organise le même week-end du 11 septembre, un meeting avec Xavier Bertrand et David Douillet notamment. Une "provocation" pour le FN. Un acte "anti-Copé", selon Sébastien Huyghe, député UMP. L'ancien ministre a répondu à ses détracteurs.

"Il s'agit là d'une provocation, indigne d'un responsable politique". Le communiqué du Front national publié samedi critique sans ménagement l'initiative de Christian Estrosi. Le député-maire de Nice a prévu d'organiser un contre-meeting politique à Nice le 11 septembre prochain en réaction à la tenue des "Journées d'été de Marine Le Pen, qui a réservé le palais des congrès de la ville le même jour. "Dès lors que Marine Le Pen a choisi Nice pour faire sa rentrée politique, ce sera intéressant de permettre à chacun de mesurer de quel côté est la mobilisation, et de quel côté sont les projets face aux 'y'a-qu'à faut-qu'on'", expliquait l'ancien ministre UMP le 25 juillet dernier à l'AFP.

Et Estrosi a choisi de frapper fort en promettant la présence de pas moins de 3.000 personnes et la participation de Xavier Bertrand, ancien secrétaire général du parti et actuel ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, et celle de David Douillet, secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger. Une belle affiche qui déplait au FN, qui crie à la concurrence déloyale. "Monsieur Estrosi ignore, outre les règles de la démocratie, celles de la bienséance qui contraignent l'édile de la ville qui reçoit à se conduire comme un hôte courtois", estime le FN dans son communiqué. "La ville de Nice n'est pas la propriété de Monsieur Estrosi", ajoute-t-il.

"Anti-Copé"

Mais le FN n'est pas le seul à critiquer cette initiative. A l'UMP aussi, on grince des dents. " Alors que l'UMP prépare une rentrée politique réussie avec les universités d'été de début septembre (3-4) à Marseille, d'autres ont décidé de mettre en route une machine à diviser le week-end suivant, soit celui du 11 septembre ", lance le député du Nord Sébastien Huyghe sur son blog. Il ne cite pas de noms, mais on comprend bien qu'il vise l'élu niçois. Pour Huyghe, l'initiative d'Estrosi ne vise pas seulement à nuire à Marine Le Pen, mais aussi à Jean-François Copé. " Un quarteron hétéroclite d'aigris ou de responsables déchus ont décidé de s'allier pour contrer intuitu personae " le secrétaire général de l'UMP, ajoute-t-il, faisant référence au mot du général de Gaulle contre le " quarteron de général en retraite " , lors du putsch d'Alger en 1961.

Il faut dire que Christian Estrosi s'est, ces derniers temps, autant engagé dans une bataille contre le Front national que contre Jean-François Copé. Dans un entretien au Parisien le 12 juillet dernier, le maire de Nice estimait que " le fonctionnement actuel du parti pose problème (...). J'ai aujourd'hui le sentiment que l'UMP devient un parti de plus en plus libéral ". Il a annoncé également il y a peu que sa fédération des Alpes-maritimes organiserait au niveau local une " caravane d'été " des jeunes de l'UMP, une initiative supprimée au niveau national par le secrétaire général du parti, Jean-François Copé.

Ce contre-meeting est aussi l'expression de cette opposition à la méthode Copé. Il invite ainsi Xavier Bertrand, prédécesseur de Copé à la tête de l'UMP. Et meilleur ennemi du maire de Meaux dans son camp avec François Fillon. Et, d'ailleurs, Sébastien Huyghe vise aussi le Premier ministre dans son communiqué. Interrogé par l'AFP, il dit se référer à un " article du Figaro " , paru jeudi, où il est aussi question d'un possible déplacement de François Fillon, le 11 septembre, à Nîmes, pour la fête départementale de l'UMP. " Je réagis sur l'ensemble des anti-Copé qui semblent essayer de faire des choses plus ou moins concertées ", a-t-il expliqué, sans autre précision. " Cette coalition de rencontre contraste avec l'unité, la cohérence, et le sérieux avec lequel plus de 60 parlementaires ont travaillé autour de Jean-François Copé à l'occasion d'un séminaire de réflexion à Maussane-les-Alpilles début juillet ", glisse encore Huyghe dans son communiqué. Ce dernier espère même le pire pour les " anti-Copé" et leurs réunions du 11 septembre : " Le choix de cette date symbolique n'est-il pas la promesse pour ces apprentis sorciers d'aller droit le mur...? "

Estrosi répond et veut rassurer

L'ancien ministre a réagi à ces accusations au près de l'AFP : " Pour veiller à ce que les universités d'été de l'UMP à Marseille (les 3 et 4 septembre, Ndlr) puissent être un grand moment de rassemblement comme chaque année, j'ai décalé de huit jours ma propre rentrée politique à Nice que j'organise traditionnellement depuis vingt ans ", a-t-il expliqué, assurant qu'il serait présent à Marseille " au côté des (s)iens, au côté de notre secrétaire général, ce qui est bien légitime ". Mais pour Christian Estrosi " si nous avons un meeting UMP tous les dimanche, c'est plutôt bon pour notre famille politique, me semble-t-il ".

" J'entends demeurer libre de pouvoir mobiliser les miens comme chaque année, sans avoir à me justifier de quoi que ce soit ", a poursuivi l'ex-ministre de l'Industrie, affirmant qu'il agissait lui-même " dans l'intérêt de (sa) famille politique, sa cohésion et de son unité ", a-t-il ajouté, faisant remarquer que la réaction du FN " apporte le plus beau démenti " à ceux qui, à l'UMP, l'accusent de jouer contre son camp.

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Re: UMP

Message  nico37 le Sam 26 Nov - 22:11

La droite rejointe par l'extrême droite

L'an dernier, les élus de l'opposition UMP avaient déjà fait circuler une pétition.

Demain, à 11 heures, devant l'hôtel de ville, l'UMP appelle à manifester contre la hausse de la taxe d'habitation (NE du 24/10). Une décision qu'elle avait prise le 20 octobre dernier. Hier, le Parti de la France a lancé le même appel, au même endroit et à la même heure.

Dans un communiqué envoyé hier matin, les deux conseillers municipaux tourquennois du Parti de la France, Christian Baeckeroot et René Declercq, appellent « les Tourquennois à manifester le 5 novembre à 11 heures devant la mairie pour protester contre la hausse de la taxe d'habitation. » La même heure et le même endroit que l'UMP, qui avait lancé son appel le 20 octobre dernier. Conseiller municipal UMP, Didier Droart explique : « Je n'ai eu aucun contact avec eux. Ils ont le droit de manifester. Si c'est complémentaire, c'est bien. Si c'est de la récupération, c'est un peu tard. » Bref, samedi, la droite et l'extrême droite seront sous les fenêtres du maire pour protester contre cette hausse consécutive à la suppression de l'abattement de 15% sur la valeur locative, votée en octobre 2010, et de la réforme sur la fiscalité locale. Une hausse qui fait causer. L'UMP espère réunir plus de « 300 personnes ». Elle a fait imprimer 2 000 tracts. « J'ai été surpris en bien. Beaucoup de gens nous ont appelés. Ils ont pris des tracts et les ont distribués autour d'eux », témoigne Didier Droart. L'opposition a demandé aux manifestants de venir avec une copie de leur taxe d'habitation et fera signer une pétition « de la colère, car les Tourquennois s'aperçoivent que Tourcoing a la taxe d'habitation la plus élevée des villes du Nord. » L'UMP avait déjà fait circuler une pétition en 2010 ( notre photo). « On était les seuls », souligne Didier Droart. Mais de leur côté, les élus d'extrême droite rappellent qu'ils « se sont toujours opposés à la hausse des dépenses clientélistes financées, à leur corps défendant, par les foyers tourquennois. »

« Populiste et démagogique »

Dans les rangs de la majorité, seuls les communistes se sont exprimés pour l'instant. Lors d'une conférence de presse, ils qualifiaient lundi de « populiste et démagogique » l'action de l'opposition. Si les communistes s'étaient abstenus l'an dernier au moment du vote pour la suppression de l'abattement sur la valeur locative, ils refusent évidemment de s'associer à ce mouvement, préférant appeler à manifester le 28 novembre à Lille, contre « la vie chère » et les baisses de crédits de l'État. C'est précisément pour cette raison que le maire Michel-François Delannoy avait pris sa décision en 2010, malgré une promesse de ne pas toucher aux impôts locaux en 2008. L'an dernier, il avait évoqué ainsi un contexte différent par rapport à sa campagne des municipales, parlant d'un État « qui ne maintient pas ce qu'il a voté en 2009 et entreprend de démolir les collectivités territoriales. » Les Tourquennois s'en souviendront-ils ? D'après nos informations, beaucoup ont écrit en mairie pour se plaindre. Et le centre des impôts a vu défiler ces dernières semaines de nombreux contribuables mécontents. Il faut dire que l'an dernier la majorité avait communiqué en parlant d'une hausse moyenne de 53 euros et que pour beaucoup, la facture est autrement plus salée.

Dans la rue, contre « le matraquage fiscal »

«Le projet du PS, c'est toujours + d'impôts.» «Stop au matraquage des impôts locaux.» «Hold-up fiscal à Tourcoing !» Sur les banderoles, confectionnées par les militants UMP, on pouvait lire l'exaspération des manifestants.

Entre 300 et 400 Tourquennois ont manifesté, hier, à l'appel de la droite (et de l'extrême droite), contre la hausse de la taxe d'habitation. Dans le cortège, un député, des élus UMP et du Parti de la France, et des habitants qui dénoncent « un hold-up fiscal. »

« Faut pas pousser », tonne une petite dame, remontée comme un coucou suisse. Feuille d'imposition à la main, elle est « venue râler, ce qui n'est pas dans mes habitudes », précise-t-elle, au pied de l'hôtel de ville.
« Je vis en appartement, un F3, sans ascenseur, rue Paul-Verschave. Ma taxe d'habitation a augmenté de 12 E par mois, faites le compte... Faut pas rigoler ! » Comme cette habitante de la Marlière, qui appuie ses propos d'un regard noir, ils étaient près de 400 Tourquennois « de tous les quartiers », selon l'UMP, initiatrice de la mobilisation (300 selon la police), à manifester, hier matin, leur mécontentement face à la hausse de la taxe d'habitation.

Martine Euthine habite elle rue Alfred-Desplanques, près du boulevard de l'Égalité. Elle pointe une augmentation de 160 E de sa taxe « quand la Ville avait parlé de 53 E. Et les salaires eux n'augmentent pas. »

« Mensonges et trahison »

« Chaque jour, je reçois entre 50 et 70 lettres de Tourquennois en colère, clame Didier Droart, conseiller municipal d'opposition avant le départ de la manifestation. Il y a le désengagement de l'État peut-être, mais ailleurs aussi. Pourquoi alors à Mouvaux, Neuville ou Wattrelos, une ville de la même couleur politique que Tourcoing, ça n'augmente pas ? » Dans le cortège, les slogans tournent en bouclent. « Taxe d'habitation, assez, assez d'augmentation ! » « Delannoy, t'es foutu, les Tourquennois sont dans la rue. » Didier Droart tacle lui le premier adjoint : « Menteur, menteur : Vincent Lannoo répond l'écho », scande-t-il. « Dire qu'il y a eu une erreur de communication (de la majorité), c'est un peu facile », avance-t-il. Gérald Darmanin parle lui aussi de « mensonges et de trahison (lire notre édition du 4 novembre). » Jean-Pierre Servais, « sympathisant UMP », loue un appartement avenue Gustave-Dron. Tourquennois depuis 1986, aujourd'hui, il cherche à s'en aller à Marcq-en-Baroeul ou à La Madeleine. « Ma taxe d'habitation est passée de 1 400 à 1 900 E. Y en a marre. C'est du matraquage. » Il s'en épanche auprès de Bernard Gérard, député UMP de la 9e circonscription, venu témoigner de son soutien aux manifestants. « À une période où l'argent public est rare, il faut le dépenser avec raison, rapporte ce dernier. Quand on est élu, il ne faut pas avoir la culture de l'impôt. 30 % d'augmentation, c'est inadmissible, inimaginable. »

3 590 signatures sur la pétition

Luc Deboosere, à Tourcoing depuis 20 ans, envisage lui aussi de revendre sa maison du centre-ville. Mais il craint qu'avec « les impôts qu'on paye nos maisons soient invendables alors qu'on n'a plus envie de rester. Il faut que le maire arrête de croire que l'argent des Tourquennois est le sien. » Chauffeur routier, père de six enfants, Jean-Michel Lebras, 57 ans, est locataire d'un logement social boulevard d'Halluin. Lui aussi a vu sa taxe flamber, « de 422 à 680 E », dit-il. « Je ne suis pas là pour manifester contre le PS, mais contre le maire. Du temps de Balduyck, c'était oui ou non. Avec Delannoy, c'est toujours oui et il ne fait rien. 2 à 8 % d'augmentation ça passe encore, mais là c'est du jamais vu. En plus on n'a reçu aucun courrier pour nous en informer alors que le vote s'est tenu il y a un an. On aurait pu économiser un peu. » Dans le défilé, le ras-le-bol le dispute à la colère. Place Roussel, une riveraine de la Blanche Porte raconte « avoir frôlé la crise cardiaque » quand elle a reçu sa feuille d'impôts majorée de 30 % alors que « j'habite à côté d'un terrain vague où les gens déposent leurs ordures. Parfois, il y a des rats. C'est agréable, non ? » De retour parvis de l'hôtel de ville, une pétition (lancée l'année dernière, déjà) contre la hausse des impôts circule. Selon l'UMP, 3 590 signatures ont été recueillies

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