Rélexions sur science et société

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Rélexions sur science et société

Message  Vals le Dim 30 Sep - 17:14

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Vals

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Re: Rélexions sur science et société

Message  Gayraud de Mazars le Dim 30 Sep - 18:36

Salut Vals,

J'ai vraiment apprécié, cette intervention, d'Etienne Klein, cela cadre bien le sujet !

C'est assez court 10 minutes à voir...

Fraternellement,
GdM
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Gayraud de Mazars

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Les marchands de doute

Message  Roseau le Ven 5 Oct - 15:29



A lire, d'après cette critique:
http://www.les-crises.fr/les-marchands-de-doute/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

et d'après l'introduction disponible intégralement ici:
http://www.les-crises.fr/documents/2012/intro-marchands-de-doute.pdf

Sa conclusion
Pourquoi des scientifiques qui, en principe, doivent dévoiler la vérité sur le monde naturel déformèrent-ils les travaux de leurs collègues ?
Pourquoi propagèrent-ils des accusations infondées ?
Pourquoi, lorsqu’il fut démontré que leurs arguments étaient faux, refusèrent-ils d’en tenir compte ?
Et pourquoi la presse continuet-elle de les citer, année après année, quand leurs opinions,
l’une après l’autre, ont été invalidées ?
C’est l’histoire que nous voulons raconter ici. L’histoire d’un groupe de scientifiques qui s’est acharné contre la preuve scientifique et a répandu la confusion sur tant de sujets cruciaux de notre époque. L’histoire d’un plan
qui persiste aujourd’hui. L’histoire d’une bataille contre les faits, livrée pour vendre du doute.
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L’UTILITÉ DE LA CHIMIE DE SYNTHÈSE

Message  Vals le Dim 23 Déc - 15:07

L’UTILITÉ DE LA CHIMIE DE SYNTHÈSE : EXEMPLE DE L'ASPIRINE

Du fait de la propagande qui nous assaille au quotidien, il est devenu presque banal de considérer les industries chimiques et pharmaceutiques comme des entreprises par nature criminelles. Marie-Monique Robin, avec son sens de la nuance hors du commun, parle de « marchands de mort » : « les pesticides, je le rappelle, sont fabriqués pour tuer , au minimum, des végétaux ou des insectes », précise-t-elle. Comme si notre propre survie ne dépendait pas de notre capacité à tuer des agents pathogènes, pour nous ou pour nos cultures ! Comme si, les produits utilisés en agriculture biologique n’avaient pas également une action biocide, n’étaient pas des pesticides, certes généralement moins efficaces, mais destinés eux aussi à tuer. La propagande écologiste détourne le sens des mots, pour conférer à la chimie de synthèse une connotation exclusivement négative, et l’associer à la mort, tandis que les produits naturels, même lorsqu’ils tuent, sont associés au bien et à la vie. L’utilité de la chimie de synthèse, produire des substances et des molécules d’intérêt, est totalement niée.

Pour les croyants qui célèbrent la prodigalité de Gaia, l’ultime aberration serait de produire par synthèse des substances qui existent déjà dans la nature. D’où le commerce folklorique de vitamine C « 100% naturelle » extraite de l’Acérola (Acérola bio de préférence, bien sûr), ou même d’écorce de quinquina (dont on extrait la quinine, un antipaludéen), ou de saule pilée ou en infusion pour remplacer l’aspirine dont celle-ci est issue. Pourquoi enrichir des laboratoires pharmaceutiques qui se contentent de copier un produit disponible dans la nature ?

L’exemple de l’aspirine suffit à réfuter le faux bon sens et la vraie mauvaise foi qui se dissimulent derrière cet argument.

Le principe actif de l’aspirine a été découvert en 1825 dans l’écorce de saule blanc par un pharmacien italien, Francesco Fontana, qui l’a baptisé salicine. Puis, la salicine donnera naissance à l’acide salicylique, et enfin à l’acide acétylsalicylique, l’aspirine produite par un procédé de synthèse. Cette dernière est plus efficace , et plus facilement assimilable par l’organisme. L’apport de la chimie de synthèse, c’est aussi de proposer une version gastro-résistante de l’aspirine (la « PH8 »), dont les comprimés ne sont pas dissouts au niveau de l’estomac , mais dans l’intestin. Avis aux amateurs d’écorce pilée de saule, souffrant d’ulcères ou de maux d’estomac.

Laissons un instant de côté la question de l’efficacité respective des produits, et considérons qu’avec 40.000 tonnes vendues chaque année , l’aspirine est le médicament le plus consommé dans le monde. Il est donc intéressant de savoir s’il serait concevable de satisfaire les besoins en utilisant comme matière première la substance naturelle.

On peut extraire de l’écorce d’un saule qui a atteint sa taille maximale de quoi produire 2,6 kg (1) d’aspirine. Il faudrait donc plus de 15.000.000 d’arbres pour produire les 40.000 tonnes nécessaires annuellement. Un saule occupe une surface au sol de l’ordre de 20 m2. On devrait donc abattre environ 300.000.000 de m2 de saulaies, soit 30.000 hectares, ce qui signifie en fait disposer de 600.000 ha pour avoir chaque année une quantité d’arbres ayant atteint un développement suffisant. 600.000 ha, c’est quand même beaucoup pour une seule molécule qu’on peut produire facilement et à très bas coût autrement. Et songeons que les plantations de saule dans le monde ne couvrent que 175.000 ha !


La chimie de synthèse est non seulement utile pour élaborer de nouvelles molécules, mais elle se justifie aussi pour reproduire des substances qui existent dans la nature, en particulier lorsque leur extraction est compliquée et coûteuse, ou lorsque leur disponibilité est insuffisante pour couvrir nos besoins. Voilà pourquoi ceux qui vantent leur médicaments d’origine 100% naturelle, même lorsqu’il ne s’agit pas de poudre de perlimpinpin, resteront dans un commerce de niche.

Anton Suwalki (SEPT 2012)

Note
(1) Donnée fournie dans de vieilles annales de Chimie du bac S.
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Re: Rélexions sur science et société

Message  gérard menvussa le Dim 23 Déc - 18:20

Le billet d'Anton sulawsky est trés utile, car il constitue une formidable "leçon de chose" sur la façon dont sont dévalués toutes critiques justifiées d'une technique jugée dangereuse en l'attribuant a d'improbables "croyants qui célèbrent la prodigalité de Gaia". Effectivement (puisque Anton Sulawsky le dit !) de tels fantaisistes doivent exister (puisque sur une terre de 6 milliards d'invidivus, les fous ne manquent pas) mais ils constituent une part totalement négligeable de ceux qui ont de très bonnes raisons, tout a fait objectives, de se méfier des produits inventés par les firmes capitalistes, et surtout devant leurs publicités, fort souvent mensongères. On voit comment par exemple il passe sans transition de Marie-Monique Robin à cette bande de zozos (et ce mécanisme fonctionne dans l'ensemble des "dossiers" ou les techniques discutées risquent de mettre en cause le "mécanisme de marché" abusivement présenté comme du "progrès scientifique et humain".

On peut extraire de l’écorce d’un saule qui a atteint sa taille maximale de quoi produire 2,6 kg (1) d’aspirine. Il faudrait donc plus de 15.000.000 d’arbres pour produire les 40.000 tonnes nécessaires annuellement. Un saule occupe une surface au sol de l’ordre de 20 m2. On devrait donc abattre environ 300.000.000 de m2 de saulaies, soit 30.000 hectares, ce qui signifie en fait disposer de 600.000 ha pour avoir chaque année une quantité d’arbres ayant atteint un développement suffisant. 600.000 ha, c’est quand même beaucoup pour une seule molécule qu’on peut produire facilement et à très bas coût autrement. Et songeons que les plantations de saule dans le monde ne couvrent que 175.000 ha !
Ca doit être pour ça que l'aspirine "naturelle" est fabriquée a partir d'écorce de bouleau jaune et de gaultherie couchée (dont les taux de . Par ailleurs, cette aspirine "naturelle" qui se présente sous forme d'huile n'est pas efficace du tout pour les maux de tête, mais surtout utilisée pour les douleurs musculaires, ou elle n'a pas certains effets néfaste de l'aspirine (saignements et brulures d'estomac)

Comme quoi il faut un peu se renseigner avant de ballancer n'importe quelle sotise.
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Re: Rélexions sur science et société

Message  mykha le Lun 23 Sep - 12:52

Ne pas éteindre la lumière du futur


La science offre de vastes perspectives aux générations futures. Elle promet une compréhension de plus en plus complète de l’univers, une puissance créatrice toujours plus grande sur la structure et les transformations du monde inanimé ainsi que du monde vivant, une capacité croissante à de prendre contrôle de la maladie, du vieillissement et même de l’évolution de l’espèce humaine, une pénétration plus profonde dans le fonctionnement du cerveau, la nature de la conscience et l’origine de la pensée.
La science et sa mise en œuvre par la technologie ont transformé et vont continuer à transformer la société de multiples façons. Ainsi, les sciences physiques et chimiques ont rendu possible, à travers le développement extraordinaire de l’électronique et de nouveaux matériaux, l’avènement de l’âge de l’information et de la communication, abolissant temps et distance, rapprochant les personnes. Des effets majeurs sur les habitudes de travail et l’emploi en ont résulté et en résulteront. Les sciences et technologies biologiques ouvrent des perspectives entièrement nouvelles à notre compréhension du monde vivant et à notre capacité d’agir sur lui, pour la conservation de la santé, la production de nourriture, le contrôle de l’environnement. Elles ont un profond impact sur les relations personnelles et sociales, la structure de la famille, le droit et les valeurs éthiques.
Les technologies avancées induisent aussi un déplacement des industries lourdes, grandes consommatrices de matières premières et d’énergie, vers des activités beaucoup plus respectueuses de l’environnement, permettant ainsi d’espérer aboutir à un développement durable.
La résolution de problèmes sociaux et économiques aigus ne peut être envisagée sans que des découvertes fondamentales n’ouvrent la voie à de nouvelles technologies. C’est ainsi un double défi, intellectuel et technique. Le relever requiert science et recherche. Mais science et recherche dans quel but ?
Article complet :

http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2120
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Re: Rélexions sur science et société

Message  Roseau le Lun 23 Sep - 14:02

Crise capitaliste et recherche scientifique : La création de la connaissance est en danger

http://www.avanti4.be/analyses/article/crise-capitaliste-et-recherche-scientifique-la
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Sur le rejet moderne de la science

Message  mykha le Dim 29 Sep - 9:59

Un nouvel obscurantisme aux formes diverses


Schématiquement, on assiste, d’une part dans les pays développés – mais pas exclusivement3 –, à un rejet croissant de la science ; d’autre part, dans les pays pauvres – mais pas exclusivement non plus4 –, à un développement des fondamentalismes religieux.
Dans les pays riches, le rejet de la science se nourrit de la croyance que ses applications industrielles ou militaires seraient les conséquences inéluctables du développement scientifique. Beaucoup de ces applications, dont les motivations sont en fait économiques ou politiques, affectent la santé, l’emploi5 ou l’environnement avec des effets souvent jugés négatifs ou dangereux. Les réactions sont alors salutaires. Mais ces réactions risquent d’être stériles si les protestataires prennent pour argent comptant la propagande même des groupes de pression, propagande qui justifie des options éminemment politiques ou sociales par des nécessités prétendument « scientifiques ». Admettre la responsabilité de « la science » dans ce type de décisions, et donc renoncer à l’utiliser pour, éventuellement, questionner ces options, c’est abandonner l’avantage de la rationalité au camp adverse.
Dans les régions pauvres, le maintien de la mainmise brutale des principales puissances économiques suscite une réaction naturelle de défense de la part des populations qui en sont les victimes. Dans les pays de culture islamique, après le recul des mouvements nationalistes laïques, le renouveau des fondamentalismes religieux apparaît souvent comme une forme radicale de résistance matérielle et culturelle. Ailleurs, la prolifération de sectes évangéliques, malgré des implications politiques différentes, assure la même fonction : allier une entraide matérielle réelle à une exigence de dignité, voire de rédemption morale. Il ne s’agit pas tant ici d’une régression par rapport à la rationalité du siècle des Lumières que ces pays n’ont pas ou peu connue, que d’une identification de cette rationalité aux « bienfaits de la civilisation occidentale ». La lutte nécessaire contre les superstitions religieuses devra tenir compte de cette méfiance.


http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2123
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Message  verié2 le Dim 29 Sep - 10:19

on assiste, d’une part dans les pays développés – mais pas exclusivement3 –, à un rejet croissant de la science
Ca demanderait tout de même à être démontré, car cette affirmation semble assez subjective. Les émissions à caractère scientifique sérieuses ou relativement sérieuses n'ont jamais été aussi nombreuses dans les médias. Chaque fois qu'une catastrophe se produit par exemple (tsunami, tremblement de terre, glissement de terrain etc), des scientifiques sont convoqués pour fournir des explications détaillées, et non des religieux pour prétendre qu'il s'agirait de punitions divines...

L'intérêt pour toutes les nouvelles technologies s'est aussi considérablement développé, même si le côté futile et gadget n'est pas absent.
Dans les pays de culture islamique, après le recul des mouvements nationalistes laïques, le renouveau des fondamentalismes religieux apparaît souvent comme une forme radicale de résistance matérielle et culturelle.
Cela aussi demanderait à être démontré sérieusement et non affirmé. Si on considère par exemple un pays comme l'Iran, l'enseignement des sciences a connu un développement très important. Les étudiantes et diplômées sont particulièrement nombreuses dans les disciplines scientifiques. Ce développement de l'enseignement et des connaissances scientifiques, de la maîtrise des technologies etc entre évidemment en contradiction avec diverses superstitions, mais les mollahs, du moins ceux qui gèrent le pays, et la bourgeoisie iranienne sont avant tout pragmatiques. A terme, ce développement devrait contribuer à balayer les superstitions.

Donc ces affirmations lapidaires et caricaturales, qui viennent d'ailleurs d'une organisation d'adorateurs entre autres d'EDF, de ses centrales et lignes à haute tension, mériteraient pour le moins d'être étayées, nuancées, sinon révisées à la lumière des réalités souvent contradictoires, c'est à dire... selon une méthode scientifique et non en fonction de préjugés et d'impressions.

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Re: Rélexions sur science et société

Message  gérard menvussa le Dim 29 Sep - 20:43

Dans les pays riches, le rejet de la science se nourrit de la croyance que ses applications industrielles ou militaires seraient les conséquences inéluctables du développement scientifique. Beaucoup de ces applications, dont les motivations sont en fait économiques ou politiques, affectent la santé, l’emploi5 ou l’environnement avec des effets souvent jugés négatifs ou dangereux. Les réactions sont alors salutaires. Mais ces réactions risquent d’être stériles si les protestataires prennent pour argent comptant la propagande même des groupes de pression, propagande qui justifie des options éminemment politiques ou sociales par des nécessités prétendument « scientifiques ». Admettre la responsabilité de « la science » dans ce type de décisions, et donc renoncer à l’utiliser pour, éventuellement, questionner ces options, c’est abandonner l’avantage de la rationalité au camp adverse.
En fait je suis presque parfaitement d'accord avec cette déclaration. Mais qui tend a "prendre comme argent comptant les prétentions des groupes de pression", sinon l'AFIS elle même, dont le seul point de vue consiste a combattre ou à déconsidérer ceux qui se battent contre lesdits "groupes de pression". Evidemment que les "plantes génétiquement modifiées" n'ont aucune (mais alors aucune) justification scientifiques, et n'existent que par l'objectif de firmes capitalistes de breveter le vivant et de le controler à leur seul bénéfice. Mais qui défend systématiquement ces firmes sinon l'AFIS ?

Autre remarque : pourquoi "des effets souvent jugés négatifs ou dangereux" ? Car les dangers des insecticides, les dangers de l'amiante, les dangers de l'essence plombée ou du gazoil (et il y a des dizaines d'autres exemple) ne sont pas une question de "jugement", mais bien des faits dont le danger ou l'effet négatif est scientifiquement établi. En niant ces effets, l'AFIS ne se grandit pas, c'est le moins qu'on puisse dire....
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Re: Rélexions sur science et société

Message  verié2 le Lun 30 Sep - 9:04

Ce qui est absolument ridicule dans cet article de l'AFIS, c'est l'idée qu'on assisterait à une très forte montée du rejet de la science, voire à un déferlement de l'obscurantisme dans le monde. Or jamais le nombre de scientifiques formés dans le monde n'a été aussi élevé dans l'histoire ! Le développement des études scientifiques et des instituts de recherche, comme l'augmentation du nombre de chercheurs, d'ingénieurs, de techniciens de tous niveaux en Chine ou en Inde (pour ne citer que ces pays) en est un exemple.

Dans ces conditions, comment les conceptions scientifiques pourraient-elles être rejetées davantage aujourd'hui qu'elles ne l'étaient à une époque où la majorité des populations de la Chine et de l'Inde était illettrée et superstitieuse ?

Alors, certes il peut y avoir quelques contre-tendances, mais ce ne sont le plus souvent que des épiphénomènes. Ce n'est pas parce que quelques enseignants ont eu à faire face, en France, à des élèves qui refusent de suivre des cours de science nat et que quelques crétins refusent la théorie de l'évolution dans le deep south des Etats Unis que l'obscurantisme anti-scientifique est en train de submerger le monde ! D'une part ces phénomènes sont très minoritaires, d'autre part ils ne sont pas nouveaux, même si on en parle davantage.

Ensuite, et c'est un aspect différent, il y a la méfiance sans doute grandissante, et à juste titre ! vis à vis, non pas de la "Science", mais envers un certain nombre d'applications scientifiques, soupçonnées d'être dangereuses, ce qui n'est pas du tout la même chose. Mais cette méfiance ne traduit nullement une montée de l'obscurantisme, mais au contraire un désir d'être informé, un refus de s'incliner par principe devant les "spécialistes" et leur discours à prétentions scientifiques, car nous savons qu'ils ne sont pas neutres, mais souvent liés à toutes sortes de lobbies. Et c'est sans doute cela que déplore l'AFIS : ce regard critique vis à vis des mandarins de la science, genre Aurengo et cie. Imbus de leurs connaissances, les scientocrates ne supportent pas qu'on les conteste.

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Re: Rélexions sur science et société

Message  mykha le Lun 30 Sep - 9:14

Les chemins de la vérité
Edouard Brézin, physicien, ancien président du CNRS, a lu le dernier livre d'Hubert Krivine, «La Terre, des mythes au savoir», qui réhabilite la notion de vérité scientifique:

La science contemporaine a étendu le champ de l'histoire: désormais nous savons que le vivant, la Terre, l'Univers, loin d'être immuables, sont plongés dans une évolution qui échappe à nos sens et n'apparaît qu'à travers l'observation raisonnée qu'a permis la méthode scientifique. Il est clair que cette histoire nous concerne.

Que l'on songe aux religions ou aux mythes, leurs discours sont fondés sur des récits imaginaires consacrés à inventer arbitrairement, ex nihilo, cette évolution. Au-delà des préjugés religieux qui n'ont cessé de combattre les acquis de la science (point n'est besoin de remonter à l'exécution de Giordano Bruno ou au procès de Galilée –institutions chrétiennes intégristes aux Etats-Unis et islamistes turcs poursuivent aujourd'hui même leur lutte contre le darwinisme), il existe de nos jours une critique fondamentale de la méthode scientifique qui remet même en cause la nature comme arbitre. La notion de vérité disparaîtrait, remplacée par un simple consensus social à travers lequel finalement tous les discours, mythiques ou simplement absurdes, deviennent équivalents.

Visiblement irrité par cette irruption du discours social dans le champ de la science, ce refus de considérer qu'à travers des tâtonnements, des erreurs, des approximations, puisse émerger in fine une vérité, Hubert Krivine a choisi d'illustrer son propos dans son dernier livre, La Terre, des mythes au savoir, par deux thèmes: l'âge de la Terre et le mouvement des planètes du système solaire. Le livre est remarquable à plus d'un titre: il est très bien écrit et facile à lire mais surtout, plutôt que d'affirmer de manière dogmatique, l'auteur a choisi de montrer comment les thèses successives apparaissent, s'affrontent, et permettent finalement aux vérités d'aujourd'hui, une Terre âgée d'environ 4,5 milliards d'années, un système planétaire héliocentrique, d'émerger au sein d'une gangue d'idées. Le livre ne suppose aucune connaissance scientifique antérieure, et il expose avec beaucoup de soin et sans formalisme les idées successives qui ont précédé la compréhension contemporaine. Le livre fait preuve d'une grande érudition historique et il inclut même des annexes bien écrites pour lecteurs plus scientifiques.

La première partie, la datation de la Terre, débute avec la préscience, cette période qui s'étend en gros jusqu'au XVIIe siècle, où les textes sacrés sont considérés comme des livres d'histoire. Puis viennent des essais d'horloges variées pour dater notre planète, où apparaissent Buffon qui tente de déduire cet âge du refroidissement d'une masse rocheuse initialement en fusion, Kelvin qui utilise pour le même calcul les progrès de Fourier sur la diffusion de la chaleur et aboutit à la fourchette de 20 à 400 millions d'années, Joly qui mesure le taux annuel de déposition de salinité par les rivières dans les océans, Georges Darwin -l'astronome fils de Charles- qui estimait le temps qu'il avait fallu à la Lune pour se séparer de la Terre, etc. Toutes ces estimations successives s'accompagnent de querelles d'écoles, catastrophistes contre unitaristes, Darwin (Charles) s'opposant à Kelvin car ses études de l'évolution des fossiles lui indiquent un âge supérieur à celui estimé par ce dernier. Mais ne n'est qu'au XXe siècle, avec la découverte de la radioactivité, que finalement tout ce que nous savons aujourd'hui sur l'âge de la Terre, et de manière plus générale sur la datation des diverses périodes de son histoire, prendra la forme précise et définitive que nous lui connaissons.

L'histoire de l'héliocentrisme, où apparaissent les noms illustres de Copernic, Tycho Brahe, Kepler, Galilée, Newton a été souvent contée, mais Hubert Krivine a fait un travail de recherche historique approfondi qui fait toute la richesse de cette partie du livre. Qu'il s'agisse de la période hellénistique d'Aristote à Ptolémée, de la révolution copernicienne ou de la bataille qui verra in fine Galilée abjurer sous la contrainte, les textes cités sont très riches. C'est ainsi qu'on trouve, parmi d'autres, celui de la sentence de condamnation de Galilée en 1633, de sa sainteté Léon XIII mettant en garde la jeunesse contre «les fausses promesses des rationalistes et le fantôme d'un érudition toute extérieure [aux sciences bibliques]», un texte de 2006 du pape Benoît XVI qui affirme que tout ce qui est hors de la «raison créatrice» est irrationnel, mais aussi un texte remarquable d'Henri Poincaré qui explique ce qu'il faut entendre lorsque l'on dit que «la Terre tourne».

Dans la dernière partie, l'auteur nous révèle que son but, en écrivant cette histoire, était bien de réhabiliter la notion de vérité scientifique face à ceux qui affirment qu'elle n'est qu'une opinion socialement construite, et aussi de faire comprendre la nature de la démarche scientifique dans toute sa richesse.

Le livre est précédé d'une magnifique préface de Jacques Bouveresse, qui reprend pour le bonheur des lecteurs sa lance, sortie au moment de la parution du texte polémique d'Alan Sokal il y a 15 ans, et pourfend avec talent Bruno Latour et tous ceux qui à sa suite, ont en définitive mis leur relativisme au service des conservatismes bigots les plus obtus.

Ce livre est donc une belle réflexion sur la science, concrétisée par les deux grands thèmes du livre, destinée à tous ceux qui se raccrochent, dans notre océan d'irrationalité, à l'esprit des Lumières.
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Re: Rélexions sur science et société

Message  gérard menvussa le Lun 30 Sep - 9:31

L'industrie et la science du mensonge

La fabrique du mensonge, Stéphane FoucartLa fabrique du mensonge, Stéphane Foucart Le 3 avril, le Parlement a adopté définitivement une loi «relative à l’indépendance de l’expertise en matière de santé et d’environnement et à la protection des lanceurs d’alerte». Le texte, dont l’initiative revient aux élus du groupe Europe Ecologie-les Verts (EE-LV), portera peut-être le nom de Marie-Christine Blandin, sénatrice verte du Nord qui l’a signé en premier auteur.

Votée par l’ensemble de la gauche, la loi résulte d’un constat dressé par le député communiste ­André Chassaigne lors du débat parlementaire : «La déontologie et l’indépendance de l’expertise ainsi que la protection des lanceurs d’alerte sont devenues une attente forte de nos concitoyens.» Elle stipule donc que «toute ­personne physique ou morale a le droit de rendre publique ou de diffuser de bonne foi une information concernant un fait, une donnée ou une action, dès lors que la mé­connaissance de ce fait, de cette donnée ou de cette ­action lui ­paraît dangereuse pour la santé ou pour l’en­vironnement».

Le gouvernement s’est rallié à cette proposition, mais c’est un secret de polichinelle que plusieurs ministres, dont Geneviève Fioraso, en charge de la Recherche, ont tordu le nez devant la proposition initiale. Et obtenu des inflexions sérieuses, en particulier sur la «haute autorité» de l’expertise réclamée par les écologistes et dont les pouvoirs ont été ­réduits.

Pourtant, le livre de Stéphane Foucart, journaliste scientifique au Monde, illustre la pertinence de cette loi. En révélant les énormes moyens mis au service du mensonge et de la manipulation des esprits par des industriels âpres au gain – cigarettiers, vendeurs d’amiante, agrochimistes… –, Foucart souligne à quel point il est nécessaire de protéger l’expertise publique des risques sanitaires et environnementaux de ces pressions. Il montre que les manipulations ne concernent pas seulement les polémiques publiques, mais la science et l’expertise des risques elles-mêmes. Parmi les méthodes favorites des industriels, la fabrication du doute, au nom de la démarche scientifique, mais au mépris de ses règles, dont l’honnêteté intellectuelle. Et l’entretien de ­réseaux occultes de scientifiques achetés ou menés par l’idéologie.

Parmi les démonstrations du livre, celles qui concernent les cigarettiers sont les plus documentées et les plus accablantes. Mais cela provient d'une action de justice, et de la transaction entre les industriels du tabac et l'Etat par laquelle ces entreprises ont échangée des milliards de dollars contre la tranquilité de leurs dirigeants et la poursuite de leur commerce. De cet accord a surgi également un volume énorme d'information, les "tobacco documents", mis en ligne, avec quatre millions de pièces issues des perquisitions judiciaires. Ces documents internes à l'industrie sont une mine d'information pour les historiens, les sociologues et les journalistes.

Ils révèlent comment, face à la découverte des méfaits du tabagisme actif et passif par les médecins, les industriels ont organisé le financement de la recherche destinée à "produire du doute". En noyant les bons résultats sous des résultats parfois faux, mais surtout non pertinents. C'est ainsi que d'excellents chercheurs - le professeur au Collège de France Jean-Pierre Changeux en fait partie - ont été financé par l'industrie pour des travaux fondamentaux sur certaines molécules, dont la nicotine. Montrer que des rats "nicotinés" se débrouillent mieux dans un labyrinthe peut sembler peu efficace pour écarter la menace d'une législation anti-tabac... mais si, ça marche. Et cela permet de sussurer "le tabac stimule Le cigarillo du cow-boyLe cigarillo du cow-boyl'esprit", de la même manière que les cow-boys fumeur sussuraient que la cigarette ou le cigarillo rendent virils et élégants comme Clint Eastwood (enfin, son personnage au cinéma). Ou que, depuis la mise en évidence des dégâts du tabagisme passif, les cigarettiers se sont pris d'enthousiasme pour la recherche sur la qualité de l'air à l'intérieur des bâtiments. Objectif: noyer l'information sur les méfaits du tabac dans ceux des acariens, des pollens et autres pollutions chimiques, afin d'éviter des mesures anti-tabac spécifiques.

Stéphane Foucart relate de nombreux autres cas. Les sciences du climat, avec un retour sur l'affaire Courtillot (lire ici et ici). Ou l'action des agrochimistes qui ont réussi à noyer la mise en évidence des effets néfastes des nouveaux insecticides agricoles sur les abeilles sous des articles - dix foix plus nombreux - sur les effets des parasites et virus. Une "méta-analyse" de la littérature scientifique peut donc, de bonne foi, estimer que "la science" considère que ces causes naturelles sont dix fois plus importantes que les insecticides agricoles dans les effondrements de ruches. Un livre salutaire.

Du bisphénol A dans les biberonsDu bisphénol A dans les biberonsCes dernières années ont vu la mise en place d’organismes publics, comme l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, dont les avis sur le bisphénol A (ici une note sur l'étude de l'Inserm sur le bisphénol A) ou les insecticides agricoles démontrent l’indépendance et la qualité. Mais des failles peuvent s’infiltrer dans de tels dispositifs, qu’il faut donc perfectionner.

Toutefois, lorsque Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, estime que la commission chargée de la déontologie et des alertes «constitue un maillon manquant pour rétablir la confiance de nos citoyens dans nos instituts de contrôle», elle se trompe lourdement. Les ­sociologues l’ont montré, la confiance populaire ­envers les agences d’expertise des risques est indexée sur celle qu’ils accordent au système politique et à ses acteurs. Elle est donc aujourd’hui très basse. Et ce n’est pas la cote des journalistes et du système médiatique qui va la remonter, elle aussi se situant dans les tréfonds.
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Les climatosceptiques qui valaient des milliards

Message  Roseau le Ven 3 Jan - 0:25

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Notre place dans le cosmos

Message  Antonio Valledor le Dim 11 Mai - 13:51

Plus de 500 millions de personnes ont regardé la brillante série télé de Carl Sagan Cosmos : un voyage personnel. La suite, Cosmos : une odyssée à travers l’univers, (actuellement diffusée en français par la chaîne National Geographic, NDLR) présentée par l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson se base sur trois décennies de nouvelles découvertes et un nouveau vaisseau spatial en images de synthèses....

http://www.avanti4.be/analyses/article/notre-place-dans-le-cosmos

Antonio Valledor

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Une belle résolution

Message  Dinky le Sam 21 Juin - 13:03

Forum écologie radicale : ce n’est qu’un début

Hebdo L'Anticapitaliste - 247 (19/06/2014)
.


Le dimanche 8 juin à Montreuil, les rencontres de l’écologie radicale « Climat social » organisées par des militantEs de diverses forces – NPA, AL, MOC, Ensemble, Amis de la Terre, collectifs de lutte – ont été un succès qui a rassemblé plus d’une centaine de personnes.

La journée a été organisée en trois parties :
Apports théoriques : l’écologie radicale, la décroissance, l’écologie sociale, l’écosocialisme, l’écologie libertaire...
La transition écologique dans le monde du travail : intervention des salariés, désindustrialisation, antiproductivisme, rôle des syndicats...
Comment lutter, comment agir ? Notre-Dame-des-Landes, les gaz de schiste, le nucléaire, l’agriculture industrielle via le projet des 1 000 vaches, les grands projets inutiles imposés, l’extractivisme...

Points de convergence
Le partage des expériences et des réflexions dans un esprit d’écoute réciproque a permis de mettre en évidence des points de convergence importants : l’affirmation d’une position clairement anticapitaliste, antiproductiviste, internationaliste et contre toutes les formes de domination ; l’accord général sur l’importance de lutter de manière cohérente à la fois contre les inégalités sociales et environnementales qui touchent avant tout les plus pauvres ; la méfiance sur ce que nous pouvons attendre des sciences, des techniques, dans une perspective de luttes radicales ; des réflexions croisées sur les processus de décision, qui décide et de quoi, dans le cadre d’un dépassement de la concurrence des urgences et d’une nécessaire globalisation des luttes ; l’affirmation partagée qu’il ne s’agit pas d’attendre un hypothétique « moment révolutionnaire » mais bien de contribuer à populariser les capacités d’agir avant d’inévitables affrontements, ce qui suppose une réelle prise en compte de la question du contrôle social et des moyens de s’y opposer.
Les participants sont résolus à poursuivre ce travail collectif sur l’écologie radicale dès les 5 et 6 juillet, à l’occasion du prochain rassemblement à Notre-Dame-des-Landes, et à travailler dès à présent sur les actions à mener avant et pendant la conférence COP21 à Paris-le Bourget en décembre 2015.

CorrespondantEs Commission nationale écologie

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Re: Rélexions sur science et société

Message  Byrrh le Sam 21 Juin - 14:43

C'est sûr qu'Eugène Pottier aurait du mal à s'y reconnaître...

L'insurgé, son vrai nom, c'est l'Homme,
Qui n'est plus la bête de somme
Qui n'obéit qu'à la raison
Et qui marche avec confiance
Car le soleil de la science
Se lève rouge à l'horizon.

(...)

Il revendique la machine,
Et ne veut plus courber l'échine
Sous la vapeur en action.
Puisque l'exploiteur à main rude
Fait instrument de servitude
Un outil de rédemption.

Byrrh

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Re: Rélexions sur science et société

Message  Roseau le Jeu 15 Jan - 22:13

Etats Généraux des sciences sociales critiques -
Samedi 17 Janvier

Les sciences sociales critiques se révoltent.
Parce qu’elles outillent nos résistances, révoltons-nous ensemble.
Ces Etats Généraux sont grand ouverts à toutes celles et à tous ceux qui refusent les formes diverses de dominations.
Révoltons nous ensemble. Entrée libre !

Le 17 janvier prochain à la Bourse du travail (3, rue du Château-d’Eau, Paris 10e, métro République, 10h-17h)
http://www.contretemps.eu/interventions/etats-g%C3%A9n%C3%A9raux-sciences-sociales-critiques-samedi-17-janvier
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Les marchands de doute

Message  augustin le Dim 7 Aoû - 9:25

Roseau a écrit:

Est-ce en rapport avec le documentaire américain avec Jamie Ian Swiss nommé:
"Merchants of doubt" ?


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Re: Rélexions sur science et société

Message  gérard menvussa le Lun 8 Aoû - 19:41

Tout a fait : le documentaire est l'adaptation sous forme cinématographique du travail des deux scientifiques visant a établir comment les marchants (et singulièrement les trusts technoscientifiques) cherchent à faire mentir la science en "semant le doute" sur les résultats de ceux qui en contestent les dangers. Ce qui est montré pour le tabac, mais aussi pas mal d'autres questions "scientifiques et techniques".
Dans le documentaire, un illusionniste professionnel Jamie Ian Swiss, montre comment ces scientifiques vendus à l'industries utilisent les ficelles de son art.
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Re: Rélexions sur science et société

Message  augustin le Mer 10 Aoû - 8:19

Oh, ok.
Merci Gérard de confirmer.
J'ai vu le film: c'était très bien.
Cela donne envie de lire le livre.

augustin

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Re: Rélexions sur science et société

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