Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

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Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

Message  sylvestre le Ven 31 Aoû - 18:48

"Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?", une émission de France Culture avec Myriam Martin (Front de Gauche) et Christine Poupin (NPA) : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4490245
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Re: Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

Message  Roseau le Mar 31 Déc - 16:32

Le néo-libéralisme nous a transformés
de telle sorte que la lutte est à la fois plus difficile,
plus facile, différente et plus explosive

La douleur, le désespoir, l’envie, la rage et la révolte

NEALE Jonathan
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30730
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Re: Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

Message  Babel le Mar 31 Déc - 19:49

Roseau a écrit:Le néo-libéralisme nous a transformés
de telle sorte que la lutte est à la fois plus difficile,
plus facile, différente et plus explosive
La douleur, le désespoir, l’envie, la rage et la révolte
NEALE Jonathan
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30730
A ce propos, le duo Dardot-Laval, avant de lancer leur volumineux pavé consacré à la pensée de Marx (Marx, Prénom: Karl ), avait entrepris de décortiquer le néo-libéralisme dans un gros essai intitulé La nouvelle raison du monde. Essai sur la société néolibérale, paru à La Découverte (coll. « La Découverte/Poche »).

Des quelques entretiens et recensions parcourus (dont celui-ci et celle-là ), il ressort qu'ils y analysent cette forme contemporaine d'assujettissement comme une "nouvelle rationalité", fondée sur l'extension de
la logique du marché à toutes les sphères de l’existence humaine, y compris à la sphère politique qui perd ainsi sa relative autonomie. Elle soumet l’action de l’État aux impératifs de la « performance » et du « résultat » ainsi qu’à la logique comptable qu’ils imposent. Elle tend à transformer l’État en une entreprise soumise comme toutes les autres aux règles du droit privé. Toutes les réformes de la Poste, de l’université ou de l’hôpital montrent cette logique à l’œuvre. Ce qui veut dire que l’exécutif se comporte comme un état-major de groupe industriel ou financier soumis à la règle de la comptabilité privée.
Sur le plan politique, c’est le régime de normalisation de l’entreprise qui s’applique partout et qui détruit peu à peu tout ce qui relevait de la logique démocratique. La conjonction entre le contrôle des comportements, la mesure des compétences à l’école, le fichage de la population, la gestion sécuritaire des problèmes sociaux, les techniques d’évaluation au travail tout cela a un sens si on rapporte ces processus non pas au « totalitarisme » mais à un mode de gouvernement nouveau, le « gouvernement entrepreneurial »

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Message  panchoa le Mar 31 Déc - 20:05

Babel a écrit:
Roseau a écrit:Le néo-libéralisme nous a transformés
de telle sorte que la lutte est à la fois plus difficile,
plus facile, différente et plus explosive
La douleur, le désespoir, l’envie, la rage et la révolte
NEALE Jonathan
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30730
A ce propos, le duo Dardot-Laval, avant de lancer leur volumineux pavé consacré à la pensée de Marx (Marx, Prénom: Karl ), avait entrepris de décortiquer le néo-libéralisme dans un gros essai intitulé La nouvelle raison du monde. Essai sur la société néolibérale, paru à La Découverte (coll. « La Découverte/Poche »).

Des quelques entretiens et recensions parcourus (dont celui-ci et celle-là ), il ressort qu'ils y analysent cette forme contemporaine d'assujettissement comme une "nouvelle rationalité", fondée sur l'extension de
la logique du marché à toutes les sphères de l’existence humaine, y compris à la sphère politique qui perd ainsi sa relative autonomie. Elle soumet l’action de l’État aux impératifs de la « performance » et du « résultat » ainsi qu’à la logique comptable qu’ils imposent. Elle tend à transformer l’État en une entreprise soumise comme toutes les autres aux règles du droit privé. Toutes les réformes de la Poste, de l’université ou de l’hôpital montrent cette logique à l’œuvre. Ce qui veut dire que l’exécutif se comporte comme un état-major de groupe industriel ou financier soumis à la règle de la comptabilité privée.
Sur le plan politique, c’est le régime de normalisation de l’entreprise qui s’applique partout et qui détruit peu à peu tout ce qui relevait de la logique démocratique. La conjonction entre le contrôle des comportements, la mesure des compétences à l’école, le fichage de la population, la gestion sécuritaire des problèmes sociaux, les techniques d’évaluation au travail tout cela a un sens si on rapporte ces processus non pas au «
totalitarisme » mais à un mode de gouvernement nouveau, le « gouvernement entrepreneurial »

de même pour toute les problématiques de santé au travail. tu a de très bon écrit, assez cours, des ergonomes et psycho dynamicien à propos de l'application des logiques comptables dans tous les rapports humain au travail. sont touché comme tu l'indique les problématiques d'évaluation de la "note" par exemple au travail mais aussi des notions de qualité du travail et de l'objet produit dans une posture d'injonction paradoxale très déstabilisante pour les opérateurs du bas en haut de la hiérarchie de boite. on te demande directement ou indirectement de faire de "la merde" en te disant que c'est de la qualité. panchoa

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Re: Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

Message  Babel le Dim 5 Jan - 12:56

Le hasard aidant, je me suis souvenu que la revue Contretemps met à disposition sur son site un important dossier consacré à ce sujet.

Voici quelques uns des articles qu'on peut y lire avec profit, à commencer par l'entretien avec David McNally, auteur de Global Slump ( Panne Globale), intitulé
Reconstruire les infrastructures de la contestation
http://www.contretemps.eu/interviews/reconstruire-infrastructures-contestation#_ftn1

Puis,

Capitalisme(s) du XXIème siècle - un entretien avec Robert Boyer :
http://www.contretemps.eu/archives/capitalismes-xxieme-siecle-entretien-robert-boyer

Les coordonnées de l'époque (à propos du dernier numéro de la revue Agone):
http://www.contretemps.eu/lectures/coordonn%C3%A9es-l%C3%A9poque-propos-dernier-num%C3%A9ro-revue-agone

Fatigue du capitalisme et résistances sociales :
http://www.contretemps.eu/archives/fatigue-capitalisme-resistances-sociales

Que faire face à la crise ?
http://www.contretemps.eu/interviews/que-faire-face-crise

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Re: Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

Message  gérard menvussa le Mar 5 Jan - 15:15


Et toujours sur "contretemps", une intervention assez judicieuse du camarade Besancenot, éclairante sur la stratégie "à gauche de la gauche", ses impensés et ses impasses

http://www.contretemps.eu/interventions/parti-mouvement-entretien-olivier-besancenot
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Re: Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

Message  MO2014 le Mar 5 Jan - 15:27

gérard menvussa a écrit:
Et toujours sur "contretemps", une intervention assez judicieuse du camarade Besancenot, éclairante sur la stratégie "à gauche de la gauche", ses impensés et ses impasses

http://www.contretemps.eu/interventions/parti-mouvement-entretien-olivier-besancenot

Merci, j'ai apprécié particulièrement :

JB : Pourtant il y a eu, dans la création du NPA, un effort pour organiser et représenter des générations radicalisées, pour reposer les questions…

OB : Oui, on a fait cet effort là. Contrairement à d’autres, je crois qu'on a vraiment ouvert les portes. Mais cela a posé un problème, on a eu peur. Quand tu ouvres les portes, tu as par exemple des syndicalistes qui viennent avec leur culture, des militants de quartiers populaires qui viennent avec leur culture, etc. Et ça c’est le prolétariat tel qu’il est, pas tel qu’on l’imagine, pas tel qu’il est écrit dans les livres, mais tel qu’il est aujourd’hui en France, c’est-à-dire éclaté, explosé, divers, mais marqué par le sceau comun de l’exploitation et de l’oppression.

Ce que je vais dire est sans doute polémique mais je pense que l’affaire de la candidature d’Ilham, au moment des élections régionales en 2010, synthétise ce problème-là, au-delà des questions sur l’islamophobie, parce qu’en effet tu as un point d’équilibre à trouver entre le mouvement pour les droits des femmes, la laïcité, les luttes nécessaires contre l’islamophobie. Mais au-delà, ce que ça symbolise c’est un problème très concret : tu te tournes vers l’extérieur, tu fais un meeting, il y a des gens qui viennent, tant mieux ! Tu ne mets pas des videurs à l’entrée, donc les gens viennent et ils viennent tels qu’ils sont, des prolétaires blancs, des Noirs, des Arabes, et donc aussi des femmes musulmanes qui portent un foulard. Elles viennent dans un meeting, elles écoutent ce qui se dit à la tribune, pas seulement moi mais de différents orateurs, et elles se retrouvent globalement au même titre que d’autres dans ce qui est dit, donc elles demandent à adhérer. Elles rentrent, militent, collent des affiches, distribuent des tracts, et le problème arrive quand il s’agit de représenter le parti lui-même. Si tu peux pas parler pour le parti au même titre que les autres, alors nous avons un problème.

Et derrière ça, au-delà de la question coloniale, de lutte contre l’islamophobie, il y a un problème de rapport au prolétariat, tel qu’il est. Pour être plus clair, si tu ouvres tes portes et que tu cherches toi-même à participer, à donner à un sujet social sa propre expression politique, alors tu prends le sujet social tel qu’il est, sans démagogie. Cela ne veut pas dire que tu n’as pas des choses à dire, ne serait-ce que le travail d’auto-conscientisation collective sur des questions où on cherche à progresser ensemble, notamment sur les préjugés qu’on a tous parce qu’en tant que prolétaires on n’est pas coupé du reste de la société. Ça pour moi c’est quelque chose d’important, parce que si tu te projettes dans l’avenir, il y a beaucoup de choses à revoir sur ce qui n'a pas fonctionné dans la création du NPA, sur lesquelles je n’ai pas de réponses, mais je pense qu’un des problèmes substantiels, c’est celui-là : si tu ouvres les portes, car il faut garder ce courage de le faire, il ne faut plus être apeuré du prolétariat tel qu'il est, du sujet d'émancipation tel qu'il est au 21 ème siècle.

Pour les syndicalistes je pense que c’est pareil, toutes proportions gardées. C’est un tort de penser que ça pourrait se réduire à des questions de fonctionnement, même si ces questions sont importantes. Par exemple, comment tu fais pour que tout le monde prenne la parole dans ton parti et pas simplement ceux qui ont l’habitude de la prendre ? Autrement dit, comment tu fais pour ne pas reproduire le clivage qui existe dans la société entre ceux qui parlent et ceux qui ne parlent pas ? Par exemple les syndicalistes avaient peu la parole, tu les voyais rarement dans les congrès du parti, tu les voyais rarement aux université d’été du NPA, tu les voyais dans les réunions nationales public-privé [réunion portant spécifiquement sur l’intervention sur les lieux de travail], c’est-à-dire dans leur « domaine » si on veut. Mais peu au-delà, c’est-à-dire dans les campagnes menées par le parti.

Et là il y a un problème parce que, dans l’expression politique de certains syndicalistes, il y a parfois peu de médiation politique. C’est l’expression d’une certaine colère sociale, la volonté d’avoir un aboutissement qui est propre à leur démarche, donc qui peut être parfois brusque et rapide. Par exemple, des militants syndicalistes dans le Nord, dans des bastions syndicaux, pour eux on était le nouveau parti de la classe ouvrière, c’était ça leur cheminement. Tu ne peux pas avoir cette prétention là dès lors qu’il y a d’autres organisations, mais dans leur logique c’est ce que voulait dire un nouveau parti et on n'a pas su l'exprimer.

...
JB : J’aimerais qu’on aborde la question de l’islamophobie et du racisme au sein de la gauche française. Où sont les problèmes ? Quelles perspectives donner sur ces questions ?

OB : C’est un marqueur très fort de la situation française et de la gauche radicale, mais ce qui importe c’est de dénouer ce qui reste aujourd'hui un point de blocage. Si tu le dénoues uniquement sur la base de débats, de conceptions et d’idées, en te contentant de dire que tout cela provient du passé colonial de la France, tu reprends les débats à partir du passé, dans un sens comme dans l’autre. Si tu prends l’exemple d’une jeune fille voilée, et que tu regardes ce qu’elle a sur la tête soit comme une offense à la laïcité, soit comme le porte-drapeau de la lutte contre l’islamophobie, je pense que tu ne règles pas le problème, tu passes à côté de la réalité sociale des quartiers tels qu’ils sont. […] Dans les quartiers, il y a de tout : des filles voilées, des filles non-voilées, des gens qui sont pour, d’autres contre, des gens de toutes obédiences politiques mais il y a des formes d’engagement qui surmontent ces différences en partant de l’expérience d’un quotidien commun et concret, sans parler d’hier mais de ce qui se joue aujourd’hui.

Nous ne sommes pas encore capables de faire ça, parce que nous ne sommes pas équipés du logiciel adéquat, non seulement au niveau du NPA mais plus largement. Il s’agit d’un marqueur très fort de la situation et qui va continuer durablement à tirailler la gauche radicale. […] Même dans la partie de la gauche la plus sensible à la question de la lutte contre l’islamophobie, il y a parfois une tendance involontaire à reproduire des rapports paternalistes avec les milieux immigrés, ou leurs descendant•e•s. Penser qu’il faut nécessairement passer par la case religion pour avoir accès à ces franges du prolétariat ne me semble pas être une bonne stratégie, et cela ne correspond pas à la réalité des quartiers populaires, même lorsque les personnes concernées sont croyantes. Je pense qu’on peut discuter politique directement avec toutes les personnes qui vivent dans les quartiers populaires. Une partie de la communauté musulmane d'ailleurs nous en a un peu voulu vis-à-vis d’Ilham. On nous soupconnait, même dans ces milieux là, d’avoir cherché à instrumentaliser cette question. Ce n’était évidement pas le cas, parce que sur des centaines de candidats, il se trouve qu’il y avait une femme voilée. La presse s’est saisie de cela et a créé une tornade médiatique : un article, une dépêche, les radios, les télés, et Al Jeezeera arrive très rapidement après au domicile d’Ilham, et cela devient délirant ! Dans les quartiers, on nous disait qu’il ne fallait pas qu’on instrumentalise. La question que les gens nous posent dans les quartiers est celle des actions que l’on peut mener ensemble, sans passer nécessairement par ce « critère » religieux.

[…] Personne n’a franchement pris notre défense à ce moment-là, que ce soit dans le monde politique, intellectuel, associatif, culturel. Au contraire, beaucoup nous ont attaqué, parce que cette question est un marqueur de la société française en général, c’est à la fois le prolongement de l’arabophobie et du passé colonial de la France et c’est en même temps le meilleur alibi de la classe dirigeante pour servir de pare-feu sur toutes les questions qui touchent à l’urgence sociale. Et c’est un pare-feu qui fonctionne à merveille puisqu’il est fondé sur la peur. Ils ont trouvé un moyen efficace pour diviser profondément le prolétariat au sens large du terme. La question est de savoir comment contrecarrer cela. Il faut mener des campagnes spécifiques, certes, mais cela ne résout pas le problème. Une piste pour sortir de ce dilemme pourrait être, en effet, la création d’alliances, non pas avec ceux que l’on pense être des représentants d'un corps culturel et religieux préétabli, mais avec les acteurs eux-mêmes, tels qu’ils sont dans les quartiers populaires. Il faut valoriser les convergences et avancer sur un pied d’égalité avec les mouvements de militants de quartier. Et de la politique dans les quartiers il y en a. Les quartiers ne sont absolument pas des déserts militants.

Par ailleurs, on peut parler aussi d’immigration puisque je suis par exemple dans le 18e arrondissement, quartier historiquement marqué par l’immigration. Ici nous avons avec d'autres, qui n'étaient pas membres du NPA, utilisé une échéance électorale pour mener une campagne originale, la « liste des sans-voix », en présentant une liste incluant de nombreuses personnes d’origine étrangère, qui n’ont pas le droit de vote ou de se présenter aux élections. C’était embryonnaire, à l’échelle d’un quartier, et les discutions portaient sur l’urgence de la situation telle qu’elle est ressentie par les personnes qui se sont mises en mouvement ensemble. La liste a été invalidée en préfecture et nous avons installé des urnes dans la rue pour organiser un vote. Beaucoup d’habitants se sont déplacés, alors que dans les véritables bureaux de vote, il n’y avait pas grand-monde. On a fait une campagne commune avec les invisibles du prolétariat.

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Re: Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

Message  gérard menvussa le Dim 10 Jan - 20:34

Sans doute, mais il ne peut t'échapper que la solution trouvée par Besancenot est exactement le contraire que ce que tu préconise, via une politique "pratique" (suivie par lui sur le 18° arrondissement de paris) qui consiste au contraire a rassembler tous les "contres", alors que tu veux assez systématiquement les opposer (les musulmans et les femmes, les femmes et les ouvriers, les "nationaux" et les autres, etc)
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Re: Quelle stratégie pour la gauche de la gauche ?

Message  MO2014 le Dim 10 Jan - 21:53

gérard menvussa a écrit:Sans doute, mais il ne peut t'échapper que la solution trouvée par Besancenot est exactement le contraire que ce que tu préconise, via une politique "pratique" (suivie par lui sur le 18° arrondissement de paris) qui consiste au contraire a rassembler tous les "contres", alors que tu veux assez systématiquement les opposer (les musulmans et les femmes, les femmes et les ouvriers, les "nationaux" et les autres, etc)

Non tu te trompes, ce n'est pas le PIR... c'est la société de classe qui oppose et divise, c'est le patriarcat qui génère les inégalités de genre, c'est l'état post-colonial qui installe les inégalités subies par les racisés...
Ce que je préconise c'est l'auto-organisation, comme le mouvement des femmes, par exemple , qui avait décidé de leurs formes d'organisation dans les années 70, leurs élaborations, leurs revendications, leurs programmes... Ce qui a permis l'unité de lutte pour l'IVG où un large front s'était constitué. Mais je te l'accorde, certains à l'époque ne comprenaient rien à ce qui se passait et continuaient à systématiser leur attaques contre le mouvement féministe qui "divisait la classe ouvrière" qui "opposait les femmes aux hommes"...etc.

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