Le NPA et la question des institutions européennes

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  verié2 le Sam 1 Sep - 10:09

Visiblement, on ne réussira pas à se convaincre. Pour ma part je trouve déplorable qu'une partie du NPA (quelle proportion, je n'en sais rien) emboîte le pas du FDG et de la CGT (qui entend organiser une pétition) sur cette affaire de référendumn contre le traité européen et en fasse un axe prioritaire.

Quant aux positions tactico-potliticiennes défendues par Stef, qui prétend maintenant se fixer comme objectif de faire éclater le PS, elles sont en effet consternantes. J'ose espérer qu'elles sont ultra marginales au sein du NPA...

En ce qui concerne LO, il est vrai que par le passé, par rejet de la politique politicienne, cette organisation a parfois sous-estimé certains points. Je pense au référendum de 1969 qui aboutit au départ de De Gaulle. Le slogan de LO était alors "Dites lui oui, dites lui non, dites lui merde !". Car LO pensait, d'une part que les référendums étaient toujours gagnés par ceux qui les lançaient, d'autre part que De Gaulle ne partirait pas, même s'il perdait. LO s'est donc trompé et ce n'est pas la seule fois. LO a tordu le baton dans l'autre sens. Mais je trouve néanmoins cette position beaucoup plus saine que celle qui consiste à filer systématiquement le train de tous les politiciens de gauche un peu critiques et de cautionner leurs petites manoeuvres politiciennes.

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  Vals le Sam 1 Sep - 11:48

L’unification de l’Europe, à l’échelle de l’ensemble du continent, et pas seulement dans une partie de celui-ci, est une nécessité objective depuis au moins le début du siècle dernier. Le morcellement de l’Europe en États séparés est, depuis, un anachronisme générateur de guerres et de crise. « Le besoin d’un vaste champ de développement pour les forces de production comprimées par les barrières douanières », comme l’écrivait Trotski, est à l’origine des deux tentatives d’unifier l’Europe par la force des armes, les deux guerres mondiales qui ont ensanglanté l’Europe au 20e siècle.

Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la construction européenne a été une tentative des bourgeoisies européennes de résoudre pacifiquement cette question. La tentative a avorté, en raison de la contradiction à laquelle elles sont confrontées, entre la nécessité d’unifier l’Europe et l’impossibilité de le faire, du fait des liens étroits, nécessaires, qu’elles entretiennent avec leurs appareils d’État nationaux, et donc de leur incapacité à parvenir à la suppression des appareils d’États nationaux au profit d’un État européen supranational. Au fil du temps de la construction européenne, les liens entre les industriels et les banquiers et leurs États nationaux, loin de disparaître, ou même de s’atténuer, se sont au contraire renforcés.

Face à la menace que la crise financière et économique fait peser sur l’euro et même sur l’Union européenne, le monde politique bourgeois oscille entre, d’un côté la volonté de préserver voire de renforcer tout ce qui, dans la construction européenne, a servi les intérêts commerciaux et financiers de la bourgeoisie : marché commun et monnaie unique ; et, de l’autre, la remise en cause de tout ou partie de cette construction, le retour en arrière, les repliements nationalistes et protectionnistes.

Communistes révolutionnaires, nous combattons évidemment ceux qui, de Marine Le Pen à Jean-Claude Mélenchon, font de la monnaie unique et de l’Union européenne, voire de la seule Allemagne, les responsables de la crise et de l’aggravation des conditions de vie des populations et flattent démagogiquement les préjugés nationalistes et xénophobes. Le protectionnisme ne protégera pas les peuples, et non seulement n’apportera aucune amélioration à leur situation, mais ne pourra que l’aggraver.

Mais nous combattons aussi ceux qui, face à ces critiques, se font les défenseurs de l’Union européenne actuelle, de l’Europe impérialiste. Quelle pourrait être l’unité, dans une Europe bourgeoise, entre un État impérialiste comme l’Allemagne ou la France, et la Roumanie ou la Slovénie par exemple, sinon l’unité du prédateur et de sa proie ?

Enfin nous combattons l’idée, réformiste, et utopique, qu’un État européen unique pourrait se développer progressivement, petit pas après petit pas, dans le sens de l’intégration économique d’abord, politique ensuite. L’évolution récente de la construction européenne ne va d’ailleurs pas dans ce sens. Elle va dans la direction inverse : le poids des institutions dites communautaires, Commission, Parlement, dans les décisions concernant l’Union européenne ne cesse de se réduire au profit des institutions dites intergouvernementales, Conseil européen et Conseil des ministres. Et cette évolution s’est accentuée avec la crise.


Pour unifier l’Europe, la délivrer du carcan capitaliste, il faudra détruire les États nationaux, il faudra une révolution. Seuls les travailleurs d’Europe, en prenant le pouvoir, en expropriant la bourgeoisie, les banquiers et les industriels, en détruisant la base de leur pouvoir sur l’économie et sur la société, la propriété privée des moyens de production, pourront mener à bien cette tâche : construire le monde sans frontières intérieures et extérieures des États-Unis d’Europe. Des États-Unis d’Europe qui seront largement ouverts sur le monde. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les tendances à la socialisation de l’économie ont fait de l’économie mondiale un tout, et à l’heure de la « mondialisation » ce n’est plus seulement à l’échelle de l’Europe, mais à l’échelle du monde que le carcan du capitalisme, avec ses frontières, ses monnaies, ses « Bourses des valeurs », ses banquiers et ses spéculateurs, étouffe l’économie, et plonge les hommes dans les crises et dans les guerres.

LDC Avril 2012 (extrait).
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  dug et klin le Sam 1 Sep - 12:41

stef a écrit:

"J'ajoute que dire que le vote de 2005 était "emprunt de nationalisme" relève de la calomnie."


Stef,étais tu en vancance a l'étranger lors de la campagne pour le référendum de 2005? Apparament tu n'as pas entendu le FN,ni les Villiers,Dupont-Aignan,ni les chevenement,ni les portes voix et plumes du PT(POI),et quelques autres pousser leurs joyeux cocoricos.Alors rayer tous ces discours national-chauvins comme tu le fais,releve de la falsification malhonnete,et te fais apparaitre comme stupide.

Je ne résiste pas de vous reservir une contribution d'un internaute(que j'ai lu soit sur l'ancien FMR,soit sur le FALO),"les résultats de ce référendum sont simples a décrypter:
Arrivé en tete,le oui du PSet de l'UMP=45%,en 2eme position,le non de gauche et d'E.G.=env:35 a 40%.et en 3eme,le non de la droite nationalo et de l'E.D.env:15 a 20%.
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  verié2 le Sam 1 Sep - 12:53

Globalement d'accord avec l'article de la LDC. Positions de principe qui ne règlent évidemment pas tous les problèmes tactiques...

Sur un point toutefois je m'interroge :
Enfin nous combattons l’idée, réformiste, et utopique, qu’un État européen unique pourrait se développer progressivement, petit pas après petit pas, dans le sens de l’intégration économique d’abord, politique ensuite. L’évolution récente de la construction européenne ne va d’ailleurs pas dans ce sens. Elle va dans la direction inverse : le poids des institutions dites communautaires, Commission, Parlement, dans les décisions concernant l’Union européenne ne cesse de se réduire au profit des institutions dites intergouvernementales, Conseil européen et Conseil des ministres. Et cette évolution s’est accentuée avec la crise.

Une évolution vers une intégration européenne plus poussée est-elle absolument impossible dans le cadre du capitalisme ? Rappelons que LO, si j'ai bonne mémoire, ne croyait pas à la possibilité d'une monnaie unique - l'émission de la monnaie étant une des fonctions régaliennes de l'Etat. En l'absence de révolution prolétarienne, la bourgeoisie n'est-elle pas amenée à procéder à des transformations importantes qu'on croyait hors de sa portée, sous la pression du développement et de l'internationalisation des forces productives ?

Exemple un peu différent : Trotsky pensait que l'étatisation complète de l'économie était hors de portée d'un Etat bourgeois et s'est trompé...

Donc, sans affirmer que cette intégration est possible voire certaine, il me semble qu'il faut rester prudent. L'essentiel est que, si elle se fait dans le cadre du capitalisme, un Etat unique européen défendra les intérêts de la bourgeoisie comme le font les Etats nationaux...

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  gérard menvussa le Sam 1 Sep - 12:55

e ne résiste pas de vous reservir une contribution d'un internaute(que j'ai lu soit sur l'ancien FMR,soit sur le FALO),"les résultats de ce référendum sont simples a décrypter:
Arrivé en tete,le oui du PSet de l'UMP=45%,en 2eme position,le non de gauche et d'E.G.=env:35 a 40%.et en 3eme,le non de la droite nationalo et de l'E.D.env:15 a 20%.
Si on accepte l'augure de ce "décryptage" cela fait apparaitre ce "non de droite" effectivement nationaliste et chauvin (celui de JMLP et de dupont aignant) comme minoritaire Et comme minoritaire, y compris dans le total du non. Dit autrement, il n'a pas gagné l'hégémonie. Et pourquoi n'a t il pas gagné l'hégémonie ? Parce qu'un "non de gauche" a permis de replacer cette question sur ses pieds. A savoir que dire "non" a un "référendum constitutionnel justifiant le capitalisme et l'économie de marchée "libre et non faussée", ce n'était pas dire non à l'europe, mais non au capitalisme. Ce qui fait qu'on a bien fait d'y participer activement. CQFD !
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  Vals le Sam 1 Sep - 15:45

Ce qui fait qu'on a bien fait d'y participer

LO, tactiquement a appelé à voter NON.....sans réserve....et surtout sans illusions (si vous voyez ce que je veux dire à propos d'un certain tsunami...).
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  Vals le Sam 1 Sep - 16:12

verié2 a écrit:Globalement d'accord avec l'article de la LDC. Positions de principe qui ne règlent évidemment pas tous les problèmes tactiques...

Sur un point toutefois je m'interroge :
Enfin nous combattons l’idée, réformiste, et utopique, qu’un État européen unique pourrait se développer progressivement, petit pas après petit pas, dans le sens de l’intégration économique d’abord, politique ensuite. L’évolution récente de la construction européenne ne va d’ailleurs pas dans ce sens. Elle va dans la direction inverse : le poids des institutions dites communautaires, Commission, Parlement, dans les décisions concernant l’Union européenne ne cesse de se réduire au profit des institutions dites intergouvernementales, Conseil européen et Conseil des ministres. Et cette évolution s’est accentuée avec la crise.

Une évolution vers une intégration européenne plus poussée est-elle absolument impossible dans le cadre du capitalisme ? Rappelons que LO, si j'ai bonne mémoire, ne croyait pas à la possibilité d'une monnaie unique - l'émission de la monnaie étant une des fonctions régaliennes de l'Etat. En l'absence de révolution prolétarienne, la bourgeoisie n'est-elle pas amenée à procéder à des transformations importantes qu'on croyait hors de sa portée, sous la pression du développement et de l'internationalisation des forces productives ?

Exemple un peu différent : Trotsky pensait que l'étatisation complète de l'économie était hors de portée d'un Etat bourgeois et s'est trompé...

Donc, sans affirmer que cette intégration est possible voire certaine, il me semble qu'il faut rester prudent. L'essentiel est que, si elle se fait dans le cadre du capitalisme, un Etat unique européen défendra les intérêts de la bourgeoisie comme le font les Etats nationaux...

J'ai l'impression Vérié, que tu as tendance à considérer les analyses, les perspectives formulées par les communistes révolutionnaires à un moment de l'histoire comme des prophéties....et évidemment, tu as tort.
Trotsky ne connaissait pas les formes que prendrait la fin de la deuxième guerre impérialiste mondiale et ce qu'en seraient les conséquences sur l'évolution du capitalisme international et celle de l'état ouvrier bureaucratisé ..
Les décompositions et recompositions qui ont suivi la guerre impérialiste (y compris la relance des forces productives, à l'est et à l'ouest) n'étaient pas forcement prévisibles)..
Trotsky, comme ceux qui se revendiquent de son héritage politique aujourd'hui, misait sur un sursaut , un réveil du prolétariat qui n'a pas eu vraiment lieu (pour des rauisons à analyser ailleurs).

Sur les capacités "progressistes" de la bourgeoisie après 1945, rien n'est simple et il faut raisonner dans la durée.
Pour la construction européenne, évidemment que, même produite par les intérêts des bourgeoisies concernées, elle constitue un progrès historique........que ces mêmes bourgeoisies sont incapables de pousser au bout et surtout de consolider . Elles ont trop besoin de leurs béquilles étatiques nationales, indigentes qu'elles sont pour gérer leurs compétitions mortifères. ( et ceux qui hurlent contre le libéralisme ou l'ultra-libéralisme n'ont rien compris au film).
L'Euro ? ....petite construction superficielle prête à exploser si la crise capitaliste s'aggrave et si chaque bourgeoisie se repile sur sa béquille nationnale étatique pour mater son prolétariat et se défendre contre les rivales, européennes ou pas...

Un peu de sérieux, un peu de rigueur et....disons le gros mot, de MARXISME conséquent, éviterait aux groupes gauchisants, aux militants largués de mettre un jour leurs espoirs derrière les petits bourgeois réacs d'ATTAC un jour, et les replis nationalos protectionnistes du FdG et du PC le lendemain...

Choisir son camp, c'est à l'ordre urgent du jour :
aider le prolétariat à s'engager résolument dans la lutte contre l'exploitation capitaliste, contre les licenciements et suppressions d'emplois massifs, contre la course folle aux profits (pas seulement boursiers), contre les agressions d'un patronnat arrogant, contre l'état des exploiteurs...
ou se laisser embarquer (une fois de plus) par les misérables diversions proposées par les politiciens bourgeois (de gauche ou de droite) qui consistent à enchainer les travailleurs derrière les intérêts de leur propre bourgeoisie...

Sur ce plan, les discours de Stef ou Eugène sont les plus représentatifs, même si le NPA suit à quelques pas derrière pour garder quelques fers au feu dans des perspectives différentes, voire contradictoires (grave surtout quand on est minuscule)....Ca c'est comme d'hab, la politique de la LCR laisse des traces sinon de beaux restes (et mélées aux pauvres dérives lambertistes, ça fait un sacré galimatias !!!!)...
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  gérard menvussa le Sam 1 Sep - 17:36

Vals a écrit:
Ce qui fait qu'on a bien fait d'y participer

LO, tactiquement a appelé à voter NON.....sans réserve....et surtout sans illusions (si vous voyez ce que je veux dire à propos d'un certain tsunami...).
Sauf que LO a bien appelé a voter "non" (ce qui était le bon choix) mais elle n'a pas "participé" pour autant... Et elle a eu bien tort !

Un peu de sérieux, un peu de rigueur et....disons le gros mot, de MARXISME conséquent, éviterait aux groupes gauchisants, aux militants largués de mettre un jour leurs espoirs derrière les petits bourgeois réacs d'ATTAC un jour, et les replis nationalos protectionnistes du FdG et du PC le lendemain...

Choisir son camp, c'est à l'ordre urgent du jour :
aider le prolétariat à s'engager résolument dans la lutte contre l'exploitation capitaliste, contre les licenciements et suppressions d'emplois massifs, contre la course folle aux profits (pas seulement boursiers), contre les agressions d'un patronnat arrogant, contre l'état des exploiteurs...
ou se laisser embarquer (une fois de plus) par les misérables diversions proposées par les politiciens bourgeois (de gauche ou de droite) qui consistent à enchainer les travailleurs derrière les intérêts de leur propre bourgeoisie...
Je suis assez d'accord avec le marxisme "conséquent". Et le marxisme "conséquent", c'est d'abord l'analyse réelle d'une situation réelle ! Et pas répéter des analyses d'une situation largement passée !

enchainer les travailleurs derrière les intérêts de leur propre bourgeoisie...

Mais quelle est "leur propre bourgeoisie" ? Quand ton patron c'est ford, skf, motorola, microsoft, etc, "ta" bourgeoisie est plus particuliérement la bourgeoisie française ? Et en quoi la bourgeoisie française est elle spécialement nationaliste ? D'ailleurs, cela serait il le cas que le probléme se poserait tout a fait autrement : la bourgeoisie française fait assez entendre qu'elle est au moins "européenne", en tout cas rétive a tout "replis national". Même si il existe dans la bourgoisie des secteurs qui ne partagent pas cette opinion...
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  verié2 le Sam 1 Sep - 20:13


Vals
J'ai l'impression Vérié, que tu as tendance à considérer les analyses, les perspectives formulées par les communistes révolutionnaires à un moment de l'histoire comme des prophéties....et évidemment, tu as tort.
Trotsky ne connaissait pas les formes que prendrait la fin de la deuxième guerre impérialiste mondiale et ce qu'en seraient les conséquences sur l'évolution du capitalisme international et celle de l'état ouvrier bureaucratisé ..
Les décompositions et recompositions qui ont suivi la guerre impérialiste (y compris la relance des forces productives, à l'est et à l'ouest) n'étaient pas forcement prévisibles)..
Non, je ne considère pas les analyses comme des prophéties, mais comme des prévisions reposant sur des analyses et des connaissance, c'est à dire une démarche à caractère scientifique, même si ce n'est pas une science exacte. A savoir que des hypothèses/prévisions sont avancées à partir des analyses, puis que les faits confirment ou infirment ces analyses. Je ne reproche évidemment pas à Trotsky de ne pas avoir prédit tout ce qui pourrait se passer après la seconde guerre mondiale. Sur diverses questions, Trotsky a fait preuve d'une lucidité exceptionnelle et a prévu, toujours sur la base d'analyses, toutes sortes d'événements.

Ces prévisions et hypothèses sont nécessaires pour comprendre la société et agir pour la changer. Quand LO affirme que l'unification de l'Europe capitaliste est impossible, c'est une prévision reposant sur le fait que, historiquement, ce genre d'unification n'est jamais arrivée pacifiquement. Mais les données ayant changé (l'internationalisation de la production et un développement sans précédent des forces productives), il est permis de se demander si cette "loi historique" est toujours valable. Et par conséquent si LO ne fait pas preuve dans ce domaine d'une certaine imprudence et de dogmatisme en étant aussi catégorique sur ce point. C'est tout.

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  Vals le Sam 1 Sep - 21:50

Et en quoi la bourgeoisie française est elle spécialement nationaliste ? D'ailleurs, cela serait il le cas que le probléme se poserait tout a fait autrement : la bourgeoisie française fait assez entendre qu'elle est au moins "européenne", en tout cas rétive a tout "replis national". Même si il existe dans la bourgoisie des secteurs qui ne partagent pas cette opinion...

La bourgeoisie française (comme les autres) n'est évidemment pas plus nationaliste que les autres et ne raisonne ou n'agit qu'en fonction de ses intérêts ou de ce qu'elle croit être ses intérêts immédiats ou à moyen terme.
Elle dispose par contre d'un état dont elle sait se servir pour vivre ou survivre : force de répression, régulation sociale, subventions et aides diverses, infrastructures logistiques ou éducatives, renflouages et substitution en cas de difficultés économiques ou sociales.
Elle sait aussi, quand ça l'arrange, utiliser certains dispositifs internationaux, mais à un niveau bien moindre. C'est pourquoi l'état national n'a délégué qu'un certain nombre de prérogatives à la CEE en conservant l'essentiel.
Elle navigue entre plus ou moins d'Europe, en fonction de la période, en fonction aussi de ses secteurs de production et de diffusion.

Il ne s'agit donc pas d'une "opinion" comme tu le dis, mais de l'intérêt bien senti et pesé des capitalistes qui ont plus que jamais besoin d'états à leur botte pour faire fonctionner leur système mortifère et anarchique.

C'est pourquoi, orienter l'éventuelle combattivité des travailleurs vers l'impasse referendaire ou pire encore, vouloir comme Stef No faire scissionner le parti bourgeois au pouvoir (PS) est au mieux une grosse ânerie, au pire une diversion, voire une trahison des intérêts ouvrier.
En oubliant évidemment pas le poison nationaliste que distille la clique Melenchon, derrière lequel tout le petit monde gauchisant s'aligne...

Perte totale de boussole de classe pour les uns (ici les Stef ou Duhring, lambertistes mal reconvertis), suivisme opportuniste habituel pour les
autres, trahison habituelle chez les derniers (les politicards qui grenouillent autour de Melenchon).
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  Jonhy le Dim 2 Sep - 1:00

Vals
C'est pourquoi, orienter l'éventuelle combattivité des travailleurs vers l'impasse referendaire ou pire encore, vouloir comme Stef No faire scissionner le parti bourgeois au pouvoir (PS) est au mieux une grosse ânerie, au pire une diversion, voire une trahison des intérêts ouvrier.
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Quant aux positions tactico-potliticiennes défendues par Stef, qui prétend maintenant se fixer comme objectif de faire éclater le PS, elles sont en effet consternantes. J'ose espérer qu'elles sont ultra marginales au sein du NPA

La tactique c'est mal ? C'est caca ? On la laisse aux autres et on se concentre sur l'accumulation primitive de force ?
C'est une évidence que tactiquement il y a quelque chose à jouer sur les divergences au sein du PS et du gouvernement sur la question du TSCG. Une manif massive de travailleurs contre le TSCG devant l'assemblée nationale qui le vote avec les députés de droite, oui évidemment c'est tactique, symbolique, oui ça ne remet en rien en cause le système capitaliste, mais oui cela fait avancer le rapport de force pour notre classe ou en tout cas la concsience de classe.

Ne pas le voir c'est ça qui est "consternant", puisque ce sont les mots employés Surprised

Mais bien sur mieux vaut ne rien faire que de risquer d'avoir tort...

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  stef le Dim 2 Sep - 1:59

Par le plus grand des hasards, tu n'as encore rien compris, mon cher Vals ("perte totale de boussole de classe" - sans dec').

Alors récapitulons.
1// Contrairement à ce que raconte ce plaisantin de Sorel, le TSCG est une attaque bien réelle. Il devrait se solder par une réduction du budget de l'ordre 80 milliards d'euros pour respecter la règle des 0,5%. Ce qui signifie des milliers de suppressions de postes dans la Fonction Publique.
Notre premier désaccord avec LO est là et il est immense. La quasi-totalité du NPA considère que la non ratification du TSCG est une revendication ouvrière de première importance. Je précise qu'il ne fait aucun doute que l'écrasante majorité des membres du NPA sont interloqués de lire des affirmations comme
LO n°2293 a écrit:Ce traité ne changera rien, ni à la crise économique en cours, ni aux menaces sur l'euro. Avec ou sans lui les mêmes attaques seront menées par chacun des gouvernements qui se placent dans chaque pays, quelle que soit leur étiquette, sur le terrain de la défense des intérêts de leurs propres capitalistes.
Contrairement à ces hallucinations, la vérité est que ce Traité va aboutir à un transfert jamais vu de fonds du Travail vers le Capital, ce qui explique l'importance que lui accordent toutes, les organisations du mouvement ouvrier à part LO et l’Étincelle. Toutes sans exception.
Précisons d'ailleurs que ce type de déclarations sont révélateurs de la légèreté (donc l'incompétence) des dirigeants actuels de LO dans les questions politiques, au-delà de leurs rodomontades "trotskystes".

2/ La suite de l'argumentation de LO mérite aussi qu'on s'y attarde. A propos des dirigeants du FdG, on lit que
LO n°2293 a écrit:pour ces gens-là, la priorité n'est pas de s'opposer à la volonté des capitalistes, y compris ceux bien de chez nous, (...). Non, le problème qu'ils mettent en avant, c'est ce foutu parchemin, ce traité qui doit être signé.
Le reproche essentiel que ces dirigeants font à Hollande et Ayrault, ce serait donc de se soumettre au diktat de la chancelière allemande.
Ecrire "Le reproche essentiel que ces dirigeants font à Hollande et Ayrault, ce serait donc de se soumettre au diktat de la chancelière allemande", il a pour objectif d'insinuer que quiconque s'oppose au TSCG serait un chauvin. Or dans cette affaire, le fait est que Merkel a un rôle décisif, vue la puissance actuelle de l'impérialisme allemand. Par contre, je cherche encore des déclarations se situant dans la lignée du "Produisons français" de la part des dirigeants du FdG.
Procédé assez infect de LO, donc.

3/ En toile de fond de tout ceci, il y a évidemment le refus de LO de mener le moindre combat contre l'UE. Il suffit de lire les textes des révolutionnaires grecs actuels (il se battent jour après jour contre l'UE) pour prendre la mesure de cette capitulation.
Vals a posté une rodomontade de plus de LO
Communistes révolutionnaires, nous combattons évidemment ceux qui, de Marine Le Pen à Jean-Claude Mélenchon, font de la monnaie unique et de l’Union européenne, voire de la seule Allemagne, les responsables de la crise et de l’aggravation des conditions de vie des populations et flattent démagogiquement les préjugés nationalistes et xénophobes.
Eh bien moi, j'affirme avec Mélenchon (et tant d'autres) que l'UE a eu un rôle décisif dans les reculs sociaux de ces dernières années et que c'est ce que ce texte veut masquer (il est vrai que LO n'a pas appelé à voter contre Maastricht). Ce que je reproche à Mélenchon c'est de faire croire qu'on peut "réorienter" l'UE alors qu'il faut rompre avec elle, s'engager dans la voie de l'Europe des Travailleurs.

4/ Venons en à Vérié. Il a le culot d'écrire
verié2 a écrit:je trouve déplorable qu'une partie du NPA (quelle proportion, je n'en sais rien) emboîte le pas du FDG et de la CGT (qui entend organiser une pétition) sur cette affaire de référendum contre le traité européen et en fasse un axe prioritaire.
Nous venons de voir que le NPA n'emboite pas le pas des réformistes, mais celui de tout le mouvement ouvrier (heureusement !). Au-delà du FdG et de la CGT, il y a FO, ATTAC, le POI, la gauche du PS, les Verts, et je ne sais qui d'autre.
De plus, le porte-parole du NPA (Ph Poutou) a expressément dit dans le JDD son opposition au mot d'ordre de référendum :
Poutou a écrit:Le vrai référendum, c'est une véritable mobilisation populaire et unitaire.
(Soit dit en passant, je me serais exprimé autrement, mais bon...)
5/ Enfin venons en à mon cas. J'ai dit et répète que dans cette affaire, la position prise par le PS sera décisive et que ça a certaines conséquences (je rappelle que ce parti dispose de la majorité à l'Assemblée). On sait qu'une dizaine de députés ont déjà annoncé leur refus de ratifier. Beaucoup d'autres hésitent (comme en 2005). Devrait-on les laisser en paix ? Les ignorer, ce serait tout simplement leur rendre un fieffé service. Ce qui ne gêne pas Vals plus que ça - pour les sectes l'important est de faire triompher son point de vue, pas le mouvement.
Il est aussi vrai que (c'est le fond de la question), ni Vérié ni Vals ne sont d'accord avec cette clause décisive du programme des trotskystes :
la revendication adressée systématiquement à la vieille direction : "Rompez avec la bourgeoisie, prenez le pouvoir !", est un instrument extrêmement important
Vérié confirmera sans doute qu'il a déjà expliqué que le programme de Transition, ce n'est pas son truc...
Or c'est effectivement cette méthode politique que je défends, comme d'habitude....

En clair, c'est bien à une politique forgée par des incompétents notoires, ignorants (ou opposés) aux acquis les plus basiques du trotskysme qu'on a affaire. Le mouvement qui s'engage va les renvoyer dans leur cavernes et c'est tant mieux !

stef

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  verié2 le Dim 2 Sep - 10:13

Stef
Vérié confirmera sans doute qu'il a déjà expliqué que le programme de Transition, ce n'est pas son truc...
Or c'est effectivement cette méthode politique que je défends, comme d'habitude....
Le Programme de Transition a plus de 70 ans. De plus il concernait une période que Trotsky considérait comme pré-révolutionnaire, d'équilibre instable entre les classes, où il espérait que des pans entiers du mouvement communiste stalinien basculerait dans le camp révolutionnaire. Nous ne sommes pas du tout dans cette situation aujourd'hui et beaucoup de choses ont changé. Ca ne signifie pas qu'il ne faut pas s'inspirer de la démarche du PdT, mais ça ne peut pas consister à puiser des revendications et mots d'ordre dans un catalogue, hors de propos. De plus, je ne vois vraiment pas le rapport entre le PdT et le projet de référendum, ou même de mobilisation, contre le traité européen.
La tactique, c'est caca"
Certes non, personne ne nie la nécessité de la tactique. Mais pour mener une tactique en direction d'organisations et de partis importants, il faut déjà représenter soi-même une force significative au sein de la classe ouvrière, sinon les appels à "rompre avec la bourgeoisie" ne sont que des incantations ridicules. De plus, ni le PS, ni Attac, ni les Verts etc n'appartiennent au mouvement ouvrier.

L'attitude vis à vis des actions contre le traité européen est justement tactique. C'est à dire que les divers choix comportent des avantages et inconvénients qu'il faut évaluer.
L'avantage de se joindre à ces actions est d'être côte à côte des militants du PCF et de
la CGT. L'inconvénient est de renforcer l'idée selon laquelle tous les maux viennent de Bruxelles,voire de cautionner une campagne nationaliste de diversion.

Il me semble que, dans le contexte actuel, la diversion nationaliste opérée par le FDG est l'aspect dominant, alors que tous nos efforts doivent se concentrer sur la riposte aux attaques anti-ouvrières, en premier lieu les licenciements. Les regards des travailleurs (comme des patrons...) seront braqués sur la riposte chez PSA et quelques autres boîtes en cette rentrée. C'est cela qui sera déterminant pour le rapport de forces, pas une campagne de pétition et quelques manifs contre le traité européen.

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  gérard menvussa le Dim 2 Sep - 10:47

La bourgeoisie française (comme les autres) n'est évidemment pas plus nationaliste que les autres et ne raisonne ou n'agit qu'en fonction de ses intérêts ou de ce qu'elle croit être ses intérêts immédiats ou à moyen terme.
Elle dispose par contre d'un état dont elle sait se servir pour vivre ou survivre : force de répression, régulation sociale, subventions et aides diverses, infrastructures logistiques ou éducatives, renflouages et substitution en cas de difficultés économiques ou sociales.
Elle sait aussi, quand ça l'arrange, utiliser certains dispositifs internationaux, mais à un niveau bien moindre. C'est pourquoi l'état national n'a délégué qu'un certain nombre de prérogatives à la CEE en conservant l'essentiel.
Quand tu parles de l'état comme d'un outil dont elle sait se servir pour vivre ou survivre, tu fait une grossiére erreur : l'état, c'est l'outils qu'ils ont créé, a leur bénéfice essentiel. C'est d'ailleurs pourquoi nous devons nous révolutionnaire non pas "utiliser l'outil", mais bien briser l'état de la bourgeoisie. Quand aux structures européennes "réellement existantes", elles ont elles aussi été créé uniquement par la bourgeoisie, et à son bénéfice essentiel ! Et elles doivent être brisées, comme leur état ! Cette illusion réformiste de LO est d'autant plus étonnante, que tu explique ensuite a quoi sert réellement l'union européenne : "force de répression, régulation sociale, subventions et aides diverses, infrastructures logistiques ou éducatives, renflouages et substitution en cas de difficultés économiques ou sociales." Dans tous ces domaines, l'ue se substitue de plus en plus aux forces nationales (a l'exception peut être des forces de répressions des mouvements sociaux, qu'il est plus habile de faire traiter par les forces "nationales", en raison de l'effet déplorable que pourrait avoir, par exemple, une révolte ouvriére greccque matée par des policiers allemands)
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  Eugene Duhring le Dim 2 Sep - 11:01

verié2 a écrit:
Stef
Vérié confirmera sans doute qu'il a déjà expliqué que le programme de Transition, ce n'est pas son truc...
Or c'est effectivement cette méthode politique que je défends, comme d'habitude....
Le Programme de Transition a plus de 70 ans. De plus il concernait une période que Trotsky considérait comme pré-révolutionnaire, d'équilibre instable entre les classes, où il espérait que des pans entiers du mouvement communiste stalinien basculerait dans le camp révolutionnaire. Nous ne sommes pas du tout dans cette situation aujourd'hui et beaucoup de choses ont changé. Ca ne signifie pas qu'il ne faut pas s'inspirer de la démarche du PdT, mais ça ne peut pas consister à puiser des revendications et mots d'ordre dans un catalogue, hors de propos. De plus, je ne vois vraiment pas le rapport entre le PdT et le projet de référendum, ou même de mobilisation, contre le traité européen.
La tactique, c'est caca"
Certes non, personne ne nie la nécessité de la tactique. Mais pour mener une tactique en direction d'organisations et de partis importants, il faut déjà représenter soi-même une force significative au sein de la classe ouvrière, sinon les appels à "rompre avec la bourgeoisie" ne sont que des incantations ridicules. De plus, ni le PS, ni Attac, ni les Verts etc n'appartiennent au mouvement ouvrier.

L'attitude vis à vis des actions contre le traité européen est justement tactique. C'est à dire que les divers choix comportent des avantages et inconvénients qu'il faut évaluer.
L'avantage de se joindre à ces actions est d'être côte à côte des militants du PCF et de
la CGT. L'inconvénient est de renforcer l'idée selon laquelle tous les maux viennent de Bruxelles,voire de cautionner une campagne nationaliste de diversion.

Il me semble que, dans le contexte actuel, la diversion nationaliste opérée par le FDG est l'aspect dominant, alors que tous nos efforts doivent se concentrer sur la riposte aux attaques anti-ouvrières, en premier lieu les licenciements. Les regards des travailleurs (comme des patrons...) seront braqués sur la riposte chez PSA et quelques autres boîtes en cette rentrée. C'est cela qui sera déterminant pour le rapport de forces, pas une campagne de pétition et quelques manifs contre le traité européen.
Vérié, tu restes arc-bouté sur une vision fantasmée qui consiste à considérer que la lutte contre les attaques anti-ouvrières des bourgeoisies européennes concentrées dans les institutions européennes ne peut revêtir qu'un aspect nationaliste et chauvin. Cette façon incorrecte de prendre le problème est à l'image de l'incapacité de LO et de ta formation antérieure à se déterminer correctement vis à vis de cette bataille. Un parti ouvrier peut prendre sa part dans ce combat sur ses propres bases sans se trahir ou alors il se condamne à l'expectative, à l'inaction, à la stérilité car tous les combats charrient des préjugés notamment nationalistes. Ne pas prendre sa part c'est finalement laisser ces préjugés charger la bataille.
En plus, tes arguments sont globalement faux concernant le FdG et la CGT sur le TSCG. Il ne suffit pas de ramener certains préjugés de ces formations sur divers sujets dans le cadre de la lutte contre le TSCG, il faut le prouver. Je comprends de moins en moins ta place dans le NPA tant tes interventions sont en phase et transpirent la nostalgie de LO. Sur ce coup,

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  gérard menvussa le Dim 2 Sep - 12:21


Vérié, tu restes arc-bouté sur une vision fantasmée qui consiste à considérer que la lutte contre les attaques anti-ouvrières des bourgeoisies européennes concentrées dans les institutions européennes ne peut revêtir qu'un aspect nationaliste et chauvin.
C'est plutot une vision défaitiste qui consiste a considérer que les révolutionnaires se lançant contre les attaques anti ouvriéres des bourgeoisies concentrés dans les institutions européennes ne peut se faire qu'en "restant au cul" des forces petites bourgeoises nationalistes. Or il n'en est rien, sauf que notre dynamisme, notre entregent, notre capacité d'analyse n'a pas une influence nulle la dedans ! En menant le combat dans le référendum, nous avons bien vu dans "notre camp", que ceux qui auraient pu avoir un discours "nationaliste de gauche" en ont été pour leur frais !
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Message  verié2 le Lun 3 Sep - 18:53

gérard menvussa a écrit:

Vérié, tu restes arc-bouté sur une vision fantasmée qui consiste à considérer que la lutte contre les attaques anti-ouvrières des bourgeoisies européennes concentrées dans les institutions européennes ne peut revêtir qu'un aspect nationaliste et chauvin.
C'est plutot une vision défaitiste qui consiste a considérer que les révolutionnaires se lançant contre les attaques anti ouvriéres des bourgeoisies concentrés dans les institutions européennes ne peut se faire qu'en "restant au cul" des forces petites bourgeoises nationalistes. Or il n'en est rien, sauf que notre dynamisme, notre entregent, notre capacité d'analyse n'a pas une influence nulle la dedans ! En menant le combat dans le référendum, nous avons bien vu dans "notre camp", que ceux qui auraient pu avoir un discours "nationaliste de gauche" en ont été pour leur frais !
Soyons sérieux, ceux qui sont à l'initiative de cette campagne, c'est le FdG, et maintenant la CGT, qui pèsent tout de même plus lourd que le NPA et donneront par conséquent sa tonalité à cette campagne. Quant au nationalisme de gauche, on voit bien que la frontière est étroite avec la partie la plus à droite de la gauche de la gauche et du NPA, quand on voit avec quelle facilité des militants qui avaient 10, 20, 30 ans de LCR, voire davantage ont adopté le drapeau tricolore et la Marseillaise. La pression sociale et la pente naturelle vont dans ce sens, pas dans l'autre.

Par ailleurs, j'aimerais bien que ceux qui ont vu une grande victoire dans la fameuse campagne du non expliquent ce que le résultat de ce référendum a changé dans le rapport de forces entre les classes, en quoi cela a fait hésiter les patrons à licencier, Sarkozy a édicter des mesures de régression sociale, et suscité une fracture au sein du PS qui aurait amené des pans entiers de ce parti "ouvrier" à rejoindre les révolutionnaires.


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Message  gérard menvussa le Lun 3 Sep - 21:06

Soyons sérieux, ceux qui sont à l'initiative de cette campagne, c'est le FdG, et maintenant la CGT, qui pèsent tout de même plus lourd que le NPA et donneront par conséquent sa tonalité à cette campagne.
Comme je te le dis, c'est une vision totalement défaitiste que tu développe. Parce que le front de gauche (et la cgt) serait "à l'initiative" nous ne pourrions rien faire d'autre que de nous mettre à leur train ?
quand on voit avec quelle facilité des militants qui avaient 10, 20, 30 ans de LCR, voire davantage ont adopté le drapeau tricolore et la Marseillaise. La pression sociale et la pente naturelle vont dans ce sens, pas dans l'autre.
C'est vrai de gens qui avaient "10 20 30 ans de LCR, mais on retrouve tout aussi bien des anars, des gens venu de tous horizon : franchement, être renégat n'est pas une "spécialité lcr", contrairement a ce que tu voudrait faire croire. A partir de l'instant ou on devient un renégat, on abandonne tout ! J'ai croisé derniérement dans un hopital un de ceux qui m'avaient servi de "mentor" à l'union communiste "trotskyste", il était devenu un véritable "petit patron" avec la mentalité qui va avec. Je n'en déduit rien (mais alors rien du tout !) sur la nature de mon ancienne organisation.
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  verié2 le Mar 4 Sep - 10:38


Gérard Ménussa
être renégat n'est pas une "spécialité lcr", contrairement a ce que tu voudrait faire croire. A partir de l'instant ou on devient un renégat, on abandonne tout ! J'ai croisé derniérement dans un hopital un de ceux qui m'avaient servi de "mentor" à l'union communiste "trotskyste", il était devenu un véritable "petit patron" avec la mentalité qui va avec. Je n'en déduit rien (mais alors rien du tout !) sur la nature de mon ancienne organisation.
C'est évident que le renégat n'est pas une spécialité LCR...
Mais nous ne discutons pas de la même chose et je suis surpris que tu mélanges ainsi deux phénomènes différents. J'évoquais pour ma part la proximité politique de l'aile droite de la LCR, puis du NPA, avec les courants socialistes de gauche qui ont facilité le départ des Picquet, Martin etc. Ce glissement n'est pas à mettre sur le même plan que l'abandon de la politique pour s'intégrer dans la société bourgeoise, bien qu'il puisse y avoir des points communs d'ordre psychologique (la lassitude de ramer à contre courant, le désir d'être "reconnu" etc).

Le suivisme de la LCR et aujourd'hui, semble-t-il, du NPA vis à vis d'opérations comme les campagnes anti traité européen lancées par le FDG favorise cette évolution. Car ce n'est bien évidemment pas le NPA qui va apparaître en tête de cette campagne avec des mots d'ordre internationalistes...

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Message  Vals le Mar 4 Sep - 11:58

verié2 a écrit:
gérard menvussa a écrit:

Vérié, tu restes arc-bouté sur une vision fantasmée qui consiste à considérer que la lutte contre les attaques anti-ouvrières des bourgeoisies européennes concentrées dans les institutions européennes ne peut revêtir qu'un aspect nationaliste et chauvin.
C'est plutot une vision défaitiste qui consiste a considérer que les révolutionnaires se lançant contre les attaques anti ouvriéres des bourgeoisies concentrés dans les institutions européennes ne peut se faire qu'en "restant au cul" des forces petites bourgeoises nationalistes. Or il n'en est rien, sauf que notre dynamisme, notre entregent, notre capacité d'analyse n'a pas une influence nulle la dedans ! En menant le combat dans le référendum, nous avons bien vu dans "notre camp", que ceux qui auraient pu avoir un discours "nationaliste de gauche" en ont été pour leur frais !
Soyons sérieux, ceux qui sont à l'initiative de cette campagne, c'est le FdG, et maintenant la CGT, qui pèsent tout de même plus lourd que le NPA et donneront par conséquent sa tonalité à cette campagne. Quant au nationalisme de gauche, on voit bien que la frontière est étroite avec la partie la plus à droite de la gauche de la gauche et du NPA, quand on voit avec quelle facilité des militants qui avaient 10, 20, 30 ans de LCR, voire davantage ont adopté le drapeau tricolore et la Marseillaise. La pression sociale et la pente naturelle vont dans ce sens, pas dans l'autre.

Par ailleurs, j'aimerais bien que ceux qui ont vu une grande victoire dans la fameuse campagne du non expliquent ce que le résultat de ce référendum a changé dans le rapport de forces entre les classes, en quoi cela a fait hésiter les patrons à licencier, Sarkozy a édicter des mesures de régression sociale, et suscité une fracture au sein du PS qui aurait amené des pans entiers de ce parti "ouvrier" à rejoindre les révolutionnaires.

Oui, c'est bien de reposer la question maintenant à ceux qui s'enthousiamaient du "tsunami du NON".
Qu'y ont gagné les travailleurs (la partie qui a voté NON ? En quoi cela renforcé le mouvement ouvrier et les perspectives communistes et l'internationalisme.
En quoi cela a-t-il fait changer le rapport de force entre les classes ?

Rien : des illusions et désillusions, un point c'est tout.
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Message  gérard menvussa le Mar 4 Sep - 13:29

Car ce n'est bien évidemment pas le NPA qui va apparaître en tête de cette campagne avec des mots d'ordre internationalistes...
Voila la clé de l'attitude de certains membres de l'étincelle : un manque de confiance qui amène a une prophétie largement auto réalisatrice ! Or justement, la "campagne du non" a menée justement au constat inverse, à savoir que nous, tout petits, pouvions marquer des points qui n'ont aucun rapport avec notre taille réelle ! C'est ce qu'on appelle "la dialectique du faible au fort". Que certains aient cru subsumer cette attitude jusqu'a la déconvenue finale est encore autre chose, sans rapport avec la question européenne et la façon convenable de la penser.
Qu'y ont gagné les travailleurs (la partie qui a voté NON ? En quoi cela renforcé le mouvement ouvrier et les perspectives communistes et l'internationalisme.
En quoi cela a-t-il fait changer le rapport de force entre les classes ?
C'est vrai de tous les combats depuis 20 ans. C'est aussi que la stratégie n'est pas une suite de tactique. Et qu'on peut gagner une bataille sans que la victoire de la guerre soit acquise pour autant (surtout si ça arrive dans un contexte de batailles non menées, perdues d'avance, etc)
Mais bon, l'action politique selon moi consiste a faire des démonstrations pratiques. LO et LCR (puis NPA) ont montré pendant quelques années la possibilité d'apparaitre à une échellle de masse comme autre chose que des doux réveurs ! Et cette bataille a montré qu'on pouvait mettre en minorité électorale PS et UMP. Comparons a l'opération politique auquel a participé LO quand elle a cherché a avoir quelques élus dans les conseils municipaux. Qu'est ce que les travailleurs y ont gagné ? Encore moins que cette bataille si décriée, puisque cela a surtout eu comme effet de redonner de la légitimité a un parti bourgeois, le ps, qui n'en demandait pas tant ! Alors avant de donner des leçon, autant balayer devant votre porte. Histoire de morale politique....
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  Eugene Duhring le Jeu 6 Sep - 20:54

gérard menvussa a écrit:
Car ce n'est bien évidemment pas le NPA qui va apparaître en tête de cette campagne avec des mots d'ordre internationalistes...
Voila la clé de l'attitude de certains membres de l'étincelle : un manque de confiance qui amène a une prophétie largement auto réalisatrice ! Or justement, la "campagne du non" a menée justement au constat inverse, à savoir que nous, tout petits, pouvions marquer des points qui n'ont aucun rapport avec notre taille réelle ! C'est ce qu'on appelle "la dialectique du faible au fort". Que certains aient cru subsumer cette attitude jusqu'a la déconvenue finale est encore autre chose, sans rapport avec la question européenne et la façon convenable de la penser.
Qu'y ont gagné les travailleurs (la partie qui a voté NON ? En quoi cela renforcé le mouvement ouvrier et les perspectives communistes et l'internationalisme.
En quoi cela a-t-il fait changer le rapport de force entre les classes ?
C'est vrai de tous les combats depuis 20 ans. C'est aussi que la stratégie n'est pas une suite de tactique. Et qu'on peut gagner une bataille sans que la victoire de la guerre soit acquise pour autant (surtout si ça arrive dans un contexte de batailles non menées, perdues d'avance, etc)
Mais bon, l'action politique selon moi consiste a faire des démonstrations pratiques. LO et LCR (puis NPA) ont montré pendant quelques années la possibilité d'apparaitre à une échellle de masse comme autre chose que des doux réveurs ! Et cette bataille a montré qu'on pouvait mettre en minorité électorale PS et UMP. Comparons a l'opération politique auquel a participé LO quand elle a cherché a avoir quelques élus dans les conseils municipaux. Qu'est ce que les travailleurs y ont gagné ? Encore moins que cette bataille si décriée, puisque cela a surtout eu comme effet de redonner de la légitimité a un parti bourgeois, le ps, qui n'en demandait pas tant ! Alors avant de donner des leçon, autant balayer devant votre porte. Histoire de morale politique....
Lo et Vals vont être content la BCE comme fer de lance de l'unté bourgeoise européenne impose comme condition aux prêts européens, l'abandon de leur souveraineté c'est à dire la liberté de contrôle et d'exécution par les agents de l'UE des affaires des Etats sous perfusion. Comme en Grèce ou bientôt en Espagne. Problème, les conditions d'obtention de ces prêts imposent aux travailleurs une remise en question en profondeur des acquits des travailleurs comme la semaine de 5 jours mais pas un capitaliste grec par exemple ne s'en prévaut ... en apparence. Que doivent faire les travailleurs ? Se retourner vers LO pour avoir avoir des tuyaux ! Y vont leur dire qu'ils prennent le pouvoir mais sans remettre en cause la main-mise de l'UE sur les affaires de ce nouvel Etat ? Et si un combat se mène contre les agents de la bourgeoisie européenne, le LO grec si il y en avait et donc si LO était internationaliste, leur parlerait de diversion aussi !

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  Vals le Jeu 6 Sep - 21:31

Que doivent faire les travailleurs ? Se retourner vers LO pour avoir avoir des tuyaux ! Y vont leur dire qu'ils prennent le pouvoir mais sans remettre en cause la main-mise de l'UE sur les affaires de ce nouvel Etat ? Et si un combat se mène contre les agents de la bourgeoisie européenne, le LO grec si il y en avait et donc si LO était internationaliste, leur parlerait de diversion aussi !.

Suivre Eugêne et le FdG qui agitent un drapeau européen pour pour qu'ils essaient d'y planter leurs cornes !!!
Entrer dans la résistance nationale, manifester pour défendre la souveraineté nationale, exiger un referendum pour revenir à la monnaie nationale et se préparer à barricader les frontière pour se protéger de la BCE....
Et surtout laisser leurs bourgeois et leur état national continuer leurs petites affaires qui continuent, crise ou pas....
Eh oui....parce qu'eugène lui, est internationaliste Suspect
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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  stef le Jeu 6 Sep - 22:10

Vals a écrit:
Que doivent faire les travailleurs ? Se retourner vers LO pour avoir avoir des tuyaux ! Y vont leur dire qu'ils prennent le pouvoir mais sans remettre en cause la main-mise de l'UE sur les affaires de ce nouvel Etat ? Et si un combat se mène contre les agents de la bourgeoisie européenne, le LO grec si il y en avait et donc si LO était internationaliste, leur parlerait de diversion aussi !.

Suivre Eugêne et le FdG qui agitent un drapeau européen pour pour qu'ils essaient d'y planter leurs cornes !!!
Entrer dans la résistance nationale, manifester pour défendre la souveraineté nationale, exiger un referendum pour revenir à la monnaie nationale et se préparer à barricader les frontière pour se protéger de la BCE....
Et surtout laisser leurs bourgeois et leur état national continuer leurs petites affaires qui continuent, crise ou pas....
Eh oui....parce qu'eugène lui, est internationaliste Suspect

Mensonges et calomnies d'une secte aux abois.
Vals sait très bien qu'il n'est évidemment question ni de "résistance nationale", ni de référendum, ni de retour au franc.
Mais ce petit procédé permet de faire oublier que pou LO, le TSCG "ne changera rien".....
Chacun ses moeurs.... mais décidément celles de LO ne sont pas les plus ragoûtantes....

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Re: Le NPA et la question des institutions européennes

Message  gérard menvussa le Jeu 6 Sep - 22:14

celles de LO
Tu veux dire, celles de Vals ? Parce que jusqu'a preuve du contraire, c'est ses propos "à lui". Ils n'ont jamais été repris dans ceux de l'union communiste (trotskyste) plus connu sous le nom de son journal, Lutte Ouvrière....
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