anipassion.com

Résistance au gouvernement bourgeois

Page 5 sur 20 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 12 ... 20  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mar 30 Oct - 1:41

Achille a écrit:
L'impuissante méthode de roseau : proposer l'unité pour une marche nationale à ceux qui "ont saboté la lutte pour nos retraites en 2010".
C'est la seule méthode.
Même dans des cas beacoup plus dramatiques,
qui ne nous seront pas épargnés dans la crise terrible qui vient.
Un exemple: les sociaux-démocrates allemands
ont massacré en 1919 nos camarades révolutionnaires,
dont Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht.

Cela n'empêche pas qu'il fallait agir avec eux pour se défendre contre le fascisme,
(ce que Staline a empêché de faire d'ailleurs...)

Il serait totalement erroné, car chochote et émotif, de ne pas entrainer
dans la lutte de classe les dirigeants réformistes,
même les politiciens les plus bourgeois,
ou mégalos et fous du pouvoir, "pas révolutionnaire mais keynésien",
se disant "pas d'extrême gauche, mais ancien ministre et ancien sénateur"...
quand ces politiciens croient ainsi se laver les mains du passé
et se refaire un pédigrée...

Au minimum il faut s'adresser à leur base,
des salariés qui n'ont rien de politiciens bourgeois,
pour forger l'action unitaire et de masse,
à chaque fois que notre classe peut en tirer bénéfice.

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Achille le Mar 30 Oct - 2:04

Le problème c'est que cela ne marche pas et tous militant un peu inséré dans la lutte des classes le comprend très bien. Il suffit de lire les textes de Poutou, de Besancenot pour constater qu'ils sont à 180° de la tendance isolationniste et pas très claire d'un roseau qui traite le FdG de traitres tout en lui proposant l'unité : ça ne risque pas de marcher et d'ailleurs ce n'est pas fait pour car l'objectif visé par le gauchisme sectaire n'est pas de mobiliser mais bien de cliver et de diviser.


Dernière édition par Achille le Mar 30 Oct - 10:43, édité 1 fois

Achille

Messages : 2739
Date d'inscription : 24/12/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mar 30 Oct - 2:18

Affabulation totale, et discours moraliste...
Je n'ai jamais parlé de traitres.
Je me contente, comme tous les MR, d'écouter ce que disent
les politiciens bourgeois:
"pas révolutionnaire, mais keynésiens"
"pas d'EG, mais ancien ministre et ancien sénateur"
Ils n'ont jamais fait de trahison, en tout cas pas politique.
Ils sont restés fildèles à leur classe et à la défense du capital.

Quant à la discussion fraternelle, avec les travailleurs PC
ou autre, les MR, nous l'avons toujours pratiqué.
C'est ce qui fait qu'ils m'ont confié le soin de les représenter,
comme délégué CGT et dans bien d'autre lieux et espaces.

Mais la fraternité n'est pas le mensonge ni la soumission.
Achille ne supporte aucune discussion de fond.
Toute opinion différente est du "dénigrement".
Des attaques perso contre les forumeurs
pour détourner un sujet une info qui le ferait réfléchir.
Le sectarisme du dogme à son sommet.

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Achille le Mar 30 Oct - 2:31

Roseau a écrit:Affabulation totale, et discours moraliste...
Je n'ai jamais parlé de traitres.

Mensonge : le "butin d'abord", les "sinécures", le "flan" de "gôche", le "foutage de gueule"...etc. pour faire court. Zero le meta-trolls passe son temps à ça à dénigrer à insulter pour stopper toute discussion ici même car les discussions il ne peut pas les mener au sein du npa tant sa fraction gauchiste est marginale et ridicule.
Alors sa morale petite bourgeoise à deux balles en alexandrins pourris Very Happy il nous la sert et la re-sert à l'infini par ses milliers de copier/coller, pour garder sa médaille de l'olympisme du trollage.

Achille

Messages : 2739
Date d'inscription : 24/12/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mar 30 Oct - 2:45

1. Pour plus de 10 fois en 10 jours maintenant,
je le défie de prouver une nouvelle affabulation.
Où ai-je parlé de "traitres". J'ai écrit exactement l'inverse:
les nomenclatures du Flan(c) de Gôche sont fidèles à leur classe.

2. Correctif: affabulation pour la onzième fois en fait en 10 jours:
je le défie de prouver que j'appartiens à une fraction.
J'y suis même totalement opposé et immunisé...
et soutiens, comme en principe tous les membres du NPA, ses Principes Fondateurs,
à savoir le projet de "révolution sociale" et de "pouvoir des travailleurs",
celui de ma classe, pas des politiciens bourgeois.

3. Pour la route, la devise de l’écurie Foin de Gôche :
"Picotin pour tous, tous pour un picotin."
Mais quand ils approcheront de l’écurie, ça va chier !
Oups...on peut rigoler de tout, mais pas avec tout le monde...

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mar 30 Oct - 21:00


Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mer 31 Oct - 9:41

Contexte international du mouvement social pour une réelle démocratie, contre la dette et l’austérité
Jérome Duval
http://cadtm.org/Contexte-international-du

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Opposition de gauche toulousaine

Message  Roseau le Mer 31 Oct - 20:30


Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Sam 3 Nov - 12:50

[dailymotion]
Philippe Poutou por rfi[/dailymotion]

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Babel le Sam 3 Nov - 17:31

L’inquiétante solitude du président

Plus le gouvernement cafouille, plus l'opposition se radicalise. C'est à la fois logique et inquiétant. La bataille parlementaire ne suffit plus au président sortant de l'UMP, Jean-François Copé, qui appelle désormais les électeurs de droite à manifester contre le gouvernement, sans désigner un projet en particulier.
C'est un rejet global, comme si une nouvelle fois perçait le procès en illégitimité que la droite instruit contre la gauche à intervalles réguliers. L'ennui est que cette radicalisation intervient au moment où le pays se retrouve au pied du mur, obligé, sous la double tutelle des marchés et de l'Allemagne, de mener à marche forcée les réformes qu'il a longtemps différées.

A y regarder de près, ce que fait le gouvernement Ayrault en matière budgétaire n'est pas fondamentalement différent de ce qu'avait entrepris le gouvernement Fillon deux ans plus tôt : moins de dépenses d'un côté, plus d'impôts de l'autre pour tenter d'assainir la situation budgétaire. Il n'y a plus le choix.

Connaissant le respect mutuel que se portent les deux hommes, on se dit qu'il devrait exister une voie possible de sauvetage du modèle français, pourvu que s'instaure au lieu des anathèmes une saine confrontation. Exactement comme en Allemagne dont on ne cesse de vanter ces derniers temps la capacité qu'elle a eue de prendre collectivement le taureau par les cornes au tournant des années 2000. Mais en France c'est apparemment illusoire ! Le pays est trop déchiré, trop morcelé et de plus en plus fébrile.

Dans les difficultés que rencontre aujourd'hui l'équipe Hollande, la principale découle directement des conditions étriquées de la victoire : le président de la République a été élu à une très courte majorité dans un pays électrisé par une campagne qui fut à la fois dure et clivante.

La compétition qui s'est ouverte dès l'été au sein de l'UMP a rendu illusoires les tentatives faites par François Hollande pour apaiser le pays. La possibilité de l'ouverture au centre a été d'emblée manquée par le refus de tendre la main au président du MoDem, François Bayrou. Pour réformer, le président de la République ne peut compter que sur l'appui de troupes socialistes pas franchement homogènes et d'alliés écologistes à la fidélité incertaine (1).

Sa base est très étroite pour mener un programme de redressement et c'est cette étroitesse qui fondamentalement explique les difficultés qu'éprouve le chef de l'Etat à construire un discours de rassemblement. Ceci dit, son gouvernement dispose de la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Même impopulaire, il a les moyens d'engager sur cinq ans ce qu'il croit bon pour le pays. La seule condition est qu'il le décide.
Ce papier de Françoise Fressoz présente l'intérêt de mettre l'accent sur ce qui constitue la faiblesse majeure de Hollande et de son gouvernement, -pas du tout carbonisé, ni aux abois, comme le prétendent ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités, mais surtout empêché d'agir au mieux des intérêts qu'il entend servir.

A peine six mois après avoir été installé, le couple de l'exécutif est empêtré dans une "crise de légitimité" qui rend ce falot d'Ayrault encore plus transparent aux yeux d'une large partie de l'opinion, tenaillée par l'inquiétude que génère la situation économique, et encore plus inconsistant aux yeux d'une droite, qui déjà piaffe d'impatience avant même d'avoir trouvé un remplaçant.

C'est actuellement un gouvernement empêché. Empêché d'appliquer la fameuse cure d'austérité qu'exigerait, aux dires des gourous du libéralisme, la situation internationale, et que les patronats français et allemand et leurs acolytes des marchés financiers réclament à corps et à cris.

Sommé d'appliquer scrupuleusement la feuille de route censée préserver les intérêts capitalistes sur le dos de toute la société civile, le tandem Hollande-Ayrault hésite à réaliser "à brûle-pourpoint" le hold-up de 30 milliards d'euros réclamé le MEDEF : un casse consistant à transférer une partie du financement des charges sociales patronales sur la TVA ou la CSG. C'est pourquoi, reculant devant le "choc de compétitivité" prôné par le rapport Gallois, il semble vouloir miser sur un traitement progressif de la cure, qui se traduirait par un étalement du transfert de charges sur la durée du quinquennat, à raison de 8 à 10 milliards d'euros par an.

Hollande peine donc à réunir les conditions optimales d'une politique inspirée par les plans Hartz I à IV du gouvernement du social-démocrate Schröder, en 2003-2005, et remise au goût du jour. Compte tenu des impératifs de la crise, et de l'effet électoralement désastreux qu'aurait une attaque directe sur les salaires, le gouvernement préfère en effet concentrer ses coups, non sur l'offre de travail, mais sur la part socialisée du salaire, en opérant ainsi une ponction susceptible d'aider le patronat à affronter la compétitivité internationale dans de meilleures conditions, sans toucher pour autant à la part des profits.

C'est ce déficit de légitimité qui explique, je crois, qu'il tergiverse au point de donner l'impression de vaciller sur ses bases. Mais ce serait céder à une illusion d'optique que de croire ses jours comptés : la perspective d'une crise sociale et politique ouvrant la voie à une crise de régime est encore loin.

L'opportunité qui s'offre à nous ne consiste donc pas à vouloir le faire pencher sur la gauche, à peser sur ses choix afin d'influer son cours (autre ânerie, celle-là venant de cette droite de la gauche de gauche en mal de strapontins…), mais à profiter de sa faiblesse conjoncturelle pour rendre légitimes les revendications issues du mode du travail. A le combattre, en un mot, sur un terrain qui n'est pas le sien, celui des mobilisations de masse et de la grève reconductible.

______
(1) et j'ajouterais sur l'attitude velléitaire et plus qu'ambivalente des dirigeants du Front de Gauche.

Babel

Messages : 1081
Date d'inscription : 30/06/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Rapport Gallois

Message  Babel le Lun 5 Nov - 20:26

Mis en ligne, entre autres, sur Libé.fr : http://fr.scribd.com/doc/112182754/Pacte-Pci-v10-Bat-Mise-en-Page-1
ou sur le site du Monde : http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20121105/1786014_53da_rapport_de_louis_gallois_sur_la_competitivite.pdf

LES 22 PRINCIPALES PROPOSITIONS
Il faudrait pouvoir les décrypter toutes, ce dont je suis incapable. En gras, celles qui m'ont paru les plus explicitement réactionnaires, suivies d'une note renvoyant à un bref commentaire personnel.

1 : l'État s'engage à ne pas modifier cinq dispositifs, au moins, au cours du Quinquennat : - le crédit impôt recherche - les dispositifs dits " Dutreil " favorisant la détention et les transmissions d'entreprises - la contribution économique territoriale (68 modifications de la taxe professionnelle en 35 ans !) - les incitations " sociales " aux jeunes entreprises innovantes, rétablies à leur niveau de 2010.
- les dispositifs en faveur de l'investissement dans les PME, notamment " l'IR PME " et " l'ISF PME " (annonce du Président de la République à la Remise des Prix de l'Audace Créative – le 20/09/2012).

2 : introduire dans les Conseils d'Administration ou de Surveillance des entreprises de plus de 5000 salariés, au moins 4 représentants des salariés, sans dépasser le tiers des membres, avec voix délibérative, y compris dans les comités des conseils. (1)

3 : créer un Commissariat à la Prospective, lieu d'expertise et de dialogue social. Accompagner chaque Loi de Finances d'un rapport sur la situation de l'appareil productif fondé sur les travaux du Commissariat.

4 : créer un choc de compétitivité en transférant une partie significative des charges sociales jusqu'à 3,5 SMIC – de l'ordre de 30 milliards d'euros, soit 1,5 % du PIB – vers la fiscalité et la réduction de la dépense publique. Ce transfert concernerait pour 2/3 les charges patronales, et pour 1/3 les charges salariales. (2)

5 : mener les recherches sur les techniques d'exploitation des gaz de schiste. (3)

6 : aligner les conditions de crédit et des garanties export, en volume, quotité et taux sur le meilleur niveau constaté dans les pays avancés et créer un " prêteur direct " public.

7 : sanctuariser le budget de la recherche publique et celui du soutien à l'innovation sur la durée du quinquennat.

8 : créer un mécanisme d'orientation de la commande publique vers des innovations et des prototypes élaborés par des PME : objectif de 2 % des achats courants de l'État.

9 : créer, au sein de la BPI, un produit constitué d'actions de préférence sans droit de vote (bénéficiant en contrepartie d'une rémunération privilégiée).

10 : élaborer un équivalent du " Small Business Act ", comme cadre de cohérence des dispositifs en faveur de la croissance des PME.

11 : conditionner les soutiens de l'État aux actions des grandes entreprises à leur capacité à y associer leurs fournisseurs et sous-traitants.

12 : renforcer la gouvernance et les moyens des comités de filières de la CNI.

13 : donner aux Régions la responsabilité de coordonner l'action des différentes structures régionales en charge de promouvoir l'innovation et le développement de l'industrie, ainsi que d'animer le dialogue social. (4)+(1)

14 : systématiser la présence des entreprises dans la gouvernance de l'enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseils d'administration), des Régions (établissement des cartes de formation) et au niveau national. (4)+(5)

15 : doubler le nombre de formations en alternance sur la durée du quinquennat. (5)

16 : demander aux partenaires sociaux de négocier les modalités de mise en œuvre d'un compte individuel de formation, " crédité " soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne. (6)

17 : confirmer aux Commissaires aux comptes qu'ils doivent obligatoirement joindre à leur avis sur les comptes de l'entreprise, un rapport sur le crédit interentreprises. Prévoir des sanctions administratives (DGCCRF) en cas de manquement aux règles sur les délais de paiement.

18 : allonger la " durée " des contrats d'assurance vie par une adaptation de leur régime fiscal ; avantager fiscalement les contrats en unités de compte (c'est-à-dire investis en actions) et les " contrats diversifiés " par rapport aux contrats dits en euros (placements essentiellement obligataires).

19 : doubler en cinq ans la capacité de France Investissement (BPI) à développer des partenariats public-privé dans le domaine du capital-investissement pour soutenir les entreprises ayant de forts besoins d'investissement au moment de l'industrialisation de leurs innovations.

20 : donner au CGI la mission de porter trois priorités techniques et industrielles :
- les technologies génériques,
- la santé et l'économie du vivant et
- la transition énergétique.

21 : accompagner toutes les décisions européennes concernant la concurrence d'un avis d'experts économiques et industriels extérieurs à la Commission ; cet avis serait public.

22 : autoriser les entreprises qui le souhaitent à faire présider le Comité d'Entreprise par un représentant des salariés. (1)

(1) de façon à accroître le "dialogue social", c-à-d la collaboration capital-travail, dans sa version "modernisée", pour la plus grande satisfaction des bureaucraties syndicales.

(2) et qui dit allègement des "charges sociales" pour le patronat, dit alourdissement des charges fiscales pour le salarié.

(3) Proposition (provisoirement ? définitivement ?) rejetée par Hollande-Ayrault.

(4) Les régions voient donc leurs capacités d'intervention renforcées, ce qui devrait satisfaire les présidents de région et l'ensemble des édiles locaux, départementaux... qui jouiront donc de prérogatives étendues... aucune bronca à prévoir de ce côté-ci : les voilà d'avance gagnés à "la cause" !

(5) histoire de parachever la main-mise du privé sur l'enseignement public professionnel et technologique, déjà largement amorcée par les nombreuses réformes libérales qu'a connu ce secteur. En particulier, lors du lancement du "lycée des métiers", de sinistre mémoire, impulsé par un certain Mélenchon, alors sous-ministre de Lang dans le gouvernement Jospin.

(4) + (5) A noter que ces propositions se complètent, pour aller dans le sens d'un démantèlement du caractère national de l'enseignement public, au profit d'un contrôle accru des régions (aux exécutifs largement acquis à la cause patronale) sur le système de formation.

(6) C'est pas une atteinte aux dispositions légales contenues dans le code du travail, ça, qui lient le droit à la formation au statut, et non à la personne ? Individualisation = déréglementation des droits du salarié, ou je me trompe ?








Babel

Messages : 1081
Date d'inscription : 30/06/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Eugene Duhring le Lun 5 Nov - 23:08

Babel a écrit:Mis en ligne, entre autres, sur Libé.fr : http://fr.scribd.com/doc/112182754/Pacte-Pci-v10-Bat-Mise-en-Page-1
ou sur le site du Monde : http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20121105/1786014_53da_rapport_de_louis_gallois_sur_la_competitivite.pdf

LES 22 PRINCIPALES PROPOSITIONS
Il faudrait pouvoir les décrypter toutes, ce dont je suis incapable. En gras, celles qui m'ont paru les plus explicitement réactionnaires, suivies d'une note renvoyant à un bref commentaire personnel.

1 : l'État s'engage à ne pas modifier cinq dispositifs, au moins, au cours du Quinquennat : - le crédit impôt recherche - les dispositifs dits " Dutreil " favorisant la détention et les transmissions d'entreprises - la contribution économique territoriale (68 modifications de la taxe professionnelle en 35 ans !) - les incitations " sociales " aux jeunes entreprises innovantes, rétablies à leur niveau de 2010.
- les dispositifs en faveur de l'investissement dans les PME, notamment " l'IR PME " et " l'ISF PME " (annonce du Président de la République à la Remise des Prix de l'Audace Créative – le 20/09/2012).

2 : introduire dans les Conseils d'Administration ou de Surveillance des entreprises de plus de 5000 salariés, au moins 4 représentants des salariés, sans dépasser le tiers des membres, avec voix délibérative, y compris dans les comités des conseils. (1)

3 : créer un Commissariat à la Prospective, lieu d'expertise et de dialogue social. Accompagner chaque Loi de Finances d'un rapport sur la situation de l'appareil productif fondé sur les travaux du Commissariat.

4 : créer un choc de compétitivité en transférant une partie significative des charges sociales jusqu'à 3,5 SMIC – de l'ordre de 30 milliards d'euros, soit 1,5 % du PIB – vers la fiscalité et la réduction de la dépense publique. Ce transfert concernerait pour 2/3 les charges patronales, et pour 1/3 les charges salariales. (2)

5 : mener les recherches sur les techniques d'exploitation des gaz de schiste. (3)

6 : aligner les conditions de crédit et des garanties export, en volume, quotité et taux sur le meilleur niveau constaté dans les pays avancés et créer un " prêteur direct " public.

7 : sanctuariser le budget de la recherche publique et celui du soutien à l'innovation sur la durée du quinquennat.

8 : créer un mécanisme d'orientation de la commande publique vers des innovations et des prototypes élaborés par des PME : objectif de 2 % des achats courants de l'État.

9 : créer, au sein de la BPI, un produit constitué d'actions de préférence sans droit de vote (bénéficiant en contrepartie d'une rémunération privilégiée).

10 : élaborer un équivalent du " Small Business Act ", comme cadre de cohérence des dispositifs en faveur de la croissance des PME.

11 : conditionner les soutiens de l'État aux actions des grandes entreprises à leur capacité à y associer leurs fournisseurs et sous-traitants.

12 : renforcer la gouvernance et les moyens des comités de filières de la CNI.

13 : donner aux Régions la responsabilité de coordonner l'action des différentes structures régionales en charge de promouvoir l'innovation et le développement de l'industrie, ainsi que d'animer le dialogue social. (4)+(1)

14 : systématiser la présence des entreprises dans la gouvernance de l'enseignement technique et professionnel au niveau des établissements (Conseils d'administration), des Régions (établissement des cartes de formation) et au niveau national. (4)+(5)

15 : doubler le nombre de formations en alternance sur la durée du quinquennat. (5)

16 : demander aux partenaires sociaux de négocier les modalités de mise en œuvre d'un compte individuel de formation, " crédité " soit au début de la vie active, soit chaque année, et attaché non au statut, mais à la personne. (6)

17 : confirmer aux Commissaires aux comptes qu'ils doivent obligatoirement joindre à leur avis sur les comptes de l'entreprise, un rapport sur le crédit interentreprises. Prévoir des sanctions administratives (DGCCRF) en cas de manquement aux règles sur les délais de paiement.

18 : allonger la " durée " des contrats d'assurance vie par une adaptation de leur régime fiscal ; avantager fiscalement les contrats en unités de compte (c'est-à-dire investis en actions) et les " contrats diversifiés " par rapport aux contrats dits en euros (placements essentiellement obligataires).

19 : doubler en cinq ans la capacité de France Investissement (BPI) à développer des partenariats public-privé dans le domaine du capital-investissement pour soutenir les entreprises ayant de forts besoins d'investissement au moment de l'industrialisation de leurs innovations.

20 : donner au CGI la mission de porter trois priorités techniques et industrielles :
- les technologies génériques,
- la santé et l'économie du vivant et
- la transition énergétique.

21 : accompagner toutes les décisions européennes concernant la concurrence d'un avis d'experts économiques et industriels extérieurs à la Commission ; cet avis serait public.

22 : autoriser les entreprises qui le souhaitent à faire présider le Comité d'Entreprise par un représentant des salariés. (1)

(1) de façon à accroître le "dialogue social", c-à-d la collaboration capital-travail, dans sa version "modernisée", pour la plus grande satisfaction des bureaucraties syndicales.

(2) et qui dit allègement des "charges sociales" pour le patronat, dit alourdissement des charges fiscales pour le salarié.

(3) Proposition (provisoirement ? définitivement ?) rejetée par Hollande-Ayrault.

(4) Les régions voient donc leurs capacités d'intervention renforcées, ce qui devrait satisfaire les présidents de région et l'ensemble des édiles locaux, départementaux... qui jouiront donc de prérogatives étendues... aucune bronca à prévoir de ce côté-ci : les voilà d'avance gagnés à "la cause" !

(5) histoire de parachever la main-mise du privé sur l'enseignement public professionnel et technologique, déjà largement amorcée par les nombreuses réformes libérales qu'a connu ce secteur. En particulier, lors du lancement du "lycée des métiers", de sinistre mémoire, impulsé par un certain Mélenchon, alors sous-ministre de Lang dans le gouvernement Jospin.

(4) + (5) A noter que ces propositions se complètent, pour aller dans le sens d'un démantèlement du caractère national de l'enseignement public, au profit d'un contrôle accru des régions (aux exécutifs largement acquis à la cause patronale) sur le système de formation.

(6) C'est pas une atteinte aux dispositions légales contenues dans le code du travail, ça, qui lient le droit à la formation au statut, et non à la personne ? Individualisation = déréglementation des droits du salarié, ou je me trompe ?
Quasiment totues les mesures ont pour dessein de minorer l'importance de la mesure (4) : le transfert des charges patronales vers la fiscalité. Tout le reste n'est qu'un écran de fumée. Les mesures "sociales" présentent l'intérêt de marchander l'adhésion de certains syndicats comme la CFDT : exemple la présidence des CE. Un hochet pour des syndicalistes prêts à se faire abuser.

Eugene Duhring

Messages : 1706
Date d'inscription : 22/09/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Achille le Mar 6 Nov - 0:04

4 : créer un choc de compétitivité en transférant une partie significative des charges sociales jusqu'à 3,5 SMIC – de l'ordre de 30 milliards d'euros, soit 1,5 % du PIB – vers la fiscalité et la réduction de la dépense publique. Ce transfert concernerait pour 2/3 les charges patronales, et pour 1/3 les charges salariales. (2)

Il faut souligner que le document parle de "charges sociales" termes marketing inventés par le patronat pour éviter d'utiliser les termes "cotisations sociales", "salaire indirect ou mutualisé", "salaire brut" ou "salaire" tout court. Lire à ce sujet l'excellent article de Gérard Filoche (2011) :

Les « charges sociales » ça n’existe pas

Pas un jour sans qu’on entende la ritournelle : les néolibéraux clament sur tous les tons qu’il faut « alléger les charges sociales » sur les salaires. Mais cela n’existe pas les « charges sociales sur les salaires » ! C’est une pure invention idéologique, ce n’est que de la propagande. Dans aucun texte de loi, on ne lit qu’il y a des « charges ».

Regardez vos feuilles de paie : ce qu’il y a, c’est un « salaire brut » en haut et un « salaire net » en bas. Expliquez-le autour de vous : dans les deux cas, c’est du « salaire ». Un « salaire net » qu’on touche et que l’on consomme tout de suite. Et un « salaire brut » constitué d’une partie de « cotisations sociales » : c’est une part de salaire socialisé, mutualisé, mise dans un pot commun et redistribuée à chacun selon ses besoins. C’est-à-dire que chacun cotise pour celui qui est dans le besoin lorsqu’il est malade, en accident du travail ou maladie professionnelle, au chômage, en charge de famille nombreuse, en difficulté de logement, ou encore en retraite. C’est un prélèvement volontaire et progressif, avec redistribution égalitaire. Les libéraux haïssent cela.

Cette part de salaire mutualisée, c’est pourtant ce qu’il y a de plus beau en France, de plus solidaire, de plus fraternel, de plus protecteur, ce n’est pas une « charge sociale » c’est du bonheur social ! Mais ils appellent cela une « charge » pour rendre confuse, et discréditer la perception de ce bonheur. Ils disent « allégeons les charges sociales » mais c’est une manipulation pour ne pas dire « allégeons les salaires bruts », ...

Achille

Messages : 2739
Date d'inscription : 24/12/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Achille le Mar 6 Nov - 2:03

Les réactions des directions des centrales syndicales au rapport Gallois :

CFDT: Le patron de la CFDT a plaidé à nouveau, lundi 5 novembre, pour un transfert de charges sociales, appelant toutefois le gouvernement à "étaler sur le temps" l'effort demandé aux Français et ne pas appliquer le "choc" rapide préconisé par Louis Gallois, qui serait une "démarche trop violente". François Chérèque a estimé sur Europe 1 que les propositions de M. Gallois allaient "dans le bon sens" mais s'est opposé au choc qui consisterait à baisser dès 2013 les cotisations sociales, à hauteur de 30 milliards d'euros, en contrepartie de hausses d'impôt.

FO : De son côté, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), estime que le problème de la compétitivité française n'est pas lié au coût du travail, dans un entretien publié lundi par Aujourd'hui en France/Le Parisien. Le patron de FO estime qu"il n'y a pas de problème de coût du travail". "Le coût du travail dans l'industrie, en France et en Allemagne, est quasiment le même", remarque-t-il. "Ce qui fait la différence, ce sont les gammes de produits, le tissu industriel, la stratégie, l'accès au financement", ajoute-t-il.
"C'est à François Hollande et à son gouvernement de faire un choix", dit le syndicaliste pour qui il y aura "un fort désaccord", "s'ils se contentent d'être les gestionnaires honnêtes et loyaux des affaires du capitalisme". "S'il faut mobiliser, on n'hésitera pas", assure M. Mailly.

CGT : Mohammed Oussedik, secrétaire confédéral CGT, a quant à lui estimé sur i>Télé que «dans ce rapport, on s'entête encore à lier la compétitivité des entreprises et de l'industrie à la baisse du coût du travail et, selon nous, ça, c'est une faute, c'est une erreur parce que la compétitivité des entreprises n'est absolument pas liée au coût du travail dans ce pays.»

Achille

Messages : 2739
Date d'inscription : 24/12/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mar 6 Nov - 3:46

Malheureusement, il va falloir que pas mal d'entre nous se paient la lecture intégrale...
C'est ici:
http://fr.scribd.com/doc/112190050/Competitivite-le-rapport-Gallois

A noter par ailleurs cette introduction savoureuse
du papier de Mauduit dans Médiapart (payant)

Compétitivité : Gallois plagie le patronat avec l'aide de l'UMP

05 novembre 2012 | Par Laurent Mauduit

En matière littéraire, il n’y a rien de plus grave que le plagiat. Celui qui commet cette vilenie s’expose à une lourde condamnation pénale et à un discrédit, le plus souvent, irréversible. En matière économique, en revanche, il semble que les usages ne soient pas exactement les mêmes : il arrive que les plagiés ne réclament aucun droit d’auteur et applaudissent même celui qui s’est approprié leurs idées, pour peu que celles-ci progressent et gagnent en notoriété.

En caricaturant à peine, voilà la vraie morale de tout cet invraisemblable psychodrame que l’on vient de vivre depuis plusieurs semaines autour du rapport sur la compétitivité que le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait demandé à Louis Gallois, et qui a été rendu public ce lundi 5 novembre. Car maintenant que l’on connaît le détail des réformes préconisées par l’ancien patron d’EADS, le constat saute aux yeux : le fameux document, qui a mis en émoi de si longues semaines toute la presse et qui a alimenté d’innombrables rumeurs, n’est qu’une compilation de nombreux autres rapports écrits auparavant par… des officines patronales ! Lesquelles officines sont aujourd’hui naturellement trop contentes que leurs idées progressent sous une présidence socialiste. En creux, l’histoire des emprunts faits par Louis Gallois – avec l’aide d’un rapporteur adjoint qui est membre de… l’UMP ! – en dit donc très long sur les vraies sources d’inspiration de la politique économique française impulsée aujourd’hui par François Hollande.

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Un rapport de patron pour les patrons

Message  Roseau le Mar 6 Nov - 4:02

Communiqué NPA


lundi 5 novembre 2012

Choc, pacte, compétitivité, confiance, depuis des semaines avec ces mots qui tournent en bouclent, du patronat aux experts du gouvernement, leur campagne est lancée pour faire accepter à l’ensemble des salariés, à la population, de nouvelles attaques contre les revenus, contre les services publics, pour imposer une austérité qui assurera profits et rentabilité au patronat.

Aujourd’hui Louis Gallois vient de rendre son rapport au gouvernement. Pas de surprise. Il reprend à son compte les revendications du patronat, dont la principale est un allègement de 30 milliards de cotisations salariales. Si le gouvernement donnait suite à cette proposition cela constituerait un véritable hold up sur la partie de nos salaires versée directement par les employeurs pour assurer à chacun des services sociaux de qualité. Et on va nous représentez la facture sous forme d’impôts de TVA de CSG. Inacceptable !

Le rapport Gallois est un rapport de patron fait pour les patrons. Le premier ministre annonce déjà qu’il en tirera toutes les conséquences. Nous aussi. Il nous appartient d’organiser la résistance, l’opposition, à cette politique injuste qui conduit à la récession.

Montreuil, le 5 novembre 2012

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Rapport Gallois

Message  Babel le Mer 7 Nov - 12:53

Je viens de voir les trente premières minutes de l'émission de F. Taddéi d'hier soir, mise en lien par Byrrh, sur un fil voisin : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1588

Elles sont consacrées au commentaire des décisions prises par le gouvernement, suite à la publication du rapport Gallois.

C'est une belle leçon de choses, représentative du niveau atteint par le débat sur les questions économiques et sociales, à l'intérieur de la sphère médiatique.

On y voit Peyrelevade, l'ancien directeur de cabinet du gouvernement Mauroy, actuel bayrouiste et membre influent du Siècle *, se déclarer entièrement satisfait, au nom des milieux d'affaires,... tout en ajoutant qu'il ne s'agissait bien sûr là que d'un début.

Donc l'impulsion est donnée, le chemin ouvert. Mais peut mieux faire.

L'ultra libéral Sorman exprimer sa frustration devant la frilosité des mesures prises, qui n'osent pas s'attaquer à l'essentiel : les salaires (trop élevés), le code du travail (qui "interdit à un patron de licencier", sic !) et le système scolaire et de formation, pas assez privatisé.

Le souverainiste Coûteaux plaider pour un Etat fort restaurant des barrières douanières (intéressante trajectoire, que celle de ce chevènementiste devenu soutier du Front National !)

And last but not least, ce chlorotique Généreux présenter un argumentaire dont l'inconsistance resplendit à chaque prise de parole. Tout en trouvant au rapport Gallois des aspects positifs ("je serai moins sévère que JL Mélenchon" : ce dernier ayant rejeté avec dédain le brouet libéral contenu dans ce rapport), notre économiste en chef du Parti de Gauche s'est fendu d'un plaidoyer pas même trémulant, tout juste engoncé et convenu, pour une "concurrence modérée". Laquelle, une fois encadrée à l'intérieur de la zone euro, dans une sorte d'euro-protectionnisme qui n'ose pas dire son nom, imposerait sa logique vertueuse aux chacals financiers du capitalisme dérégulé, adeptes d'une concurrence libre et non faussée. Je caricature à peine.

___________________
*Le Siècle réunit la fine fleur des élites (sociale, intellectuelle, politique, etc.) française : hauts fonctionnaires, patrons, artistes, personnel politique et intellectuel de droite et de gauche, bureaucrates syndicaux, chiens de garde médiatiques...

Babel

Messages : 1081
Date d'inscription : 30/06/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mer 7 Nov - 14:40

[dailymotion]
Olivier Besancenot sur Itélé por E_varlin[/dailymotion]

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

L'homme fort

Message  Babel le Mer 7 Nov - 15:56

TVA sociale : le triomphe discret de Manuel Valls
LE MONDE | 07.11.2012 à 09h23

On ne l'entendra pas fanfaronner. Sollicité par Le Monde pour commenter le "pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi" présenté par Jean-Marc Ayrault mardi 6 novembre, Manuel Valls dit évidemment tout le bien qu'il en pense. Mais il clôt vite la discussion, et explique qu'il préfère parler des "dossiers qui [le] concernent directement comme ministre de l'intérieur".

On comprend vite pourquoi : réagir aux annonces du premier ministre en quelques secondes lui permet d'exprimer un satisfecit, s'étendre trop longuement risquerait de le faire basculer dans l'autosatisfaction.

Au gouvernement, s'il en est un qui aurait de quoi se féliciter du plan en faveur de la compétitivité présenté mardi, c'est pourtant lui. Il suffit de se replonger dans L'Energie du changement (Cherche-Midi), le livre qu'il publia en août 2011, à l'époque où il concourait comme candidat à la primaire socialiste. On peut notamment y lire ceci, page 160 : "Il nous faut amorcer un véritable big bang fiscal, ne s'interdire aucun tabou et interroger toutes les facettes de notre système, y compris la TVA. Une augmentation ciblée et modérée de la TVA, en substitution d'une part des charges sociales payées par l'employeur, est en débat dans notre pays, à l'instar de l'Allemagne, qui a déjà fait ce choix politique. Ce basculement de cotisations vers la TVA pourrait améliorer sensiblement la compétitivité de certains secteurs industriels fortement exposés à la concurrence."

DES RÉFLEXIONS DE DSK

A l'époque, M. Valls était le seul des socialistes candidats à la primaire à défendre une telle idée.

S'inspirant notamment des réflexions développées par Dominique Strauss-Kahn en faveur d'"augmentations modulées de TVA", il imaginait des dispositifs, dont l'un consistait à créer un taux de 25 % sur les produits de luxe et à faire passer la taxe sur la restauration de 7 % à 12 %.

Il ajoutait qu'"il serait possible d'exclure les biens de toute première nécessité de cette augmentation pour préserver le pouvoir d'achat des ménages modestes". Ce qui lui fit alors écrire cette tribune provocatrice pour ses camarades : "Oui, la TVA sociale est une mesure de gauche" (Les Echos du 7 octobre 2011).

BON PETIT SOLDAT

Après son ralliement à François Hollande au soir du premier tour de la primaire, le 9octobre 2011, Manuel Valls a cessé de défendre publiquement cette "TVA protection" dont il s'était fait le zélateur mais que le candidat Hollande, lui, pourfendait. Devenu directeur de la communication du candidat PS à la présidentielle, il préféra se faire bon petit soldat plutôt que de continuer à jouer les francs-tireurs, tout en caressant l'espoir, comme il le dit parfois, que ses idées deviennent un jour "centrales à gauche".

Dans ce contexte, on imagine de quel œil amusé le ministre de l'intérieur a lu l'entretien avec M. Ayrault dans Les Echos ce mercredi. Il y estime que la baisse des charges patronales prévue par le gouvernement sous la forme d'un "crédit d'impôt pour la compétitivité" devrait "permettre, à l'horizon 2017, de soutenir l'activité à hauteur de 0,5 point de PIB et de créer plus de 300 000 emplois". C'est le chiffre donné par M. Valls dans son livre.

Crédité de 75 % d'avis favorables par de récents sondages d'opinion, alors qu'Ayrault dégringole à 30 et des poussières, Valls apparaît comme l'homme fort de ce gouvernement : celui qui donne le la --en sourdine, pour l'instant, pour ne pas froisser les susceptibilités et conserver toutes ses chances.

Car si Ayrault continue de se dissoudre, Hollande a une solution de rechange toute trouvée.

Mélenchon, qui guigne le poste* depuis un bout de temps, a décidément du mouron à se faire.


(* C'est bien lui qui, en août dernier, se déclarait persuadé qu'une fois que le président de la République, ce «brave homme» dont, hélas, «l'orientation politique ne conduit nulle part», s’apercevra qu’il doit « changer de cap. Il ne sera pas crédible s’il reprend comme Premier ministre un des sociaux-libéraux qui pullulent dans son parti », non ?)

Babel

Messages : 1081
Date d'inscription : 30/06/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mer 7 Nov - 17:23

Babel a écrit:

Mélenchon, qui guigne le poste* depuis un bout de temps, a décidément du mouron à se faire.

(* C'est bien lui qui, en août dernier, se déclarait persuadé qu'une fois que le président de la République, ce «brave homme» dont, hélas, «l'orientation politique ne conduit nulle part», s’apercevra qu’il doit « changer de cap. Il ne sera pas crédible s’il reprend comme Premier ministre un des sociaux-libéraux qui pullulent dans son parti », non ?)
Exact.
Mélenchon parle souvent et mise sur une fracture au PS
ce qui le mettrait en situation d’être un recours plus à "gôche" qu’Ayrault,
et permettrait à son parti de mieux "plumer la volaille communiste"
pour les candidatures et mangeoires éligibles "FDG"...
Le triomphe du Mitterrand de retour.

La bataille entre écuries sonnera la fin de la devise
"Picotin pour tous, tous pour un Picotin" du Foin de Gôche Very Happy

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mer 7 Nov - 19:50

Communiqué NPA

Gouvernement - Medef 20 milliards en cadeau de mariage
Pas de surprise. Le gouvernement a décidé pour l’essentiel de faire du rapport Gallois sa feuille de route pour répondre aux exigences du Medef. Au nom de leur pacte, ce sont 20 milliards de cadeaux au patronat, 20 milliards que les salariés vont devoir payer, et ce dés 2013. Hausse généralisée de la TVA, réduction des dépenses de services publics, telles vont être les conséquences directes de cette politique qui avoue clairement son alignement sur les intérêts du capital. D'ailleurs Laurence Parisot ne s'y est pas trompé pas plus que François Copé. Tout cela était prévisible, Philippe Poutou l'avait dénoncé durant sa campagne présidentielle.

Face à ces mesures il n’y a qu’une attitude conséquente à avoir : l’opposition déterminée. On ne peut plus jouer de l’ambiguïté - être ou ne pas être dans la majorité - ou faire preuve d’attentisme. Le NPA est prêt à participer, avec celles et ceux qui refusent cette politique, à toutes les mobilisations qui permettront de faire reculer ce gouvernement.

Montreuil, 6 novembre 2012

Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Communiqué d'Alternative Libertaire

Message  Lascar Kapak le Jeu 8 Nov - 9:55

« Choc de compétitivité » : quand le patronat écrit le programme du gouvernement

Avec les mesures annoncées mardi 6 novembre par Jean-Marc Ayrault sous le nom de « Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi », la connivence entre ce gouvernement fantoche, le patronat et les capitalistes apparaît plus claire que jamais. Ce sont les travailleurs, les travailleuses, les retraité-es, les jeunes qui vont payer les pots cassés. Rien d’étonnant donc à ce que l’UMP et le Medef s’en félicitent haut et fort : « Le corset qui enserre l’entreprise va être desserré », a fanfaronné Laurence Parisot, présidente du Medef.


Et il y a effectivement pour les capitalistes de quoi se réjouir, puisqu’ils vont bénéficier de cadeaux fiscaux d’un montant de 20 milliards d’euros par an ! Ces cadeaux seront compensés par une baisse des dépenses publiques (moins d’aides sociales, moins de services publics) et par une augmentation des prix par l’intermédiaire de la hausse de la TVA : le taux normal de TVA passe de 19,6% passe à 20%, le taux intermédiaire de 7% à 10%. Or, la TVA est l’impôt le plus injuste puisqu’il touche de la même façon les plus pauvres et les plus riches.

Ces mesures sont faites, si l’on écoute le gouvernement, pour restaurer la sacro-sainte « compétitivité » et ainsi « garantir » la pérennité de l’emploi, pour le plus grand intérêt des travailleurs et des travailleuses elles-mêmes. Cette politique est dans la continuité de celle des gouvernements précédents, qui n’ont en aucun cas pu empêcher les licenciements, les délocalisations et la misère sociale. En réalité, il s’agit simplement de restaurer les profits des capitalistes émoussés par la crise, au détriment de celles et ceux qui produisent les richesses : les travailleurs et les travailleuses.

Ainsi, ce qui va être mis en place par ce gouvernement prétendument de gauche n’est rien d’autre qu’un vaste mouvement de redistribution des richesses en faveur de ceux qui en ont déjà le plus : les capitalistes. Face à ce type de politique criminelle qui produit déjà des dégâts considérables dans d’autres pays (Grèce, Espagne), qui écrase les populations au profit des riches, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes : partout dans les entreprises, les quartiers, les lieux d’études, unissons-nous pour construire la résistance et la solidarité. Défendons la perspective d’un changement de société anticapitaliste et autogestionnaire.

Alternative libertaire, le 7 novembre 2012

Communiqué d'Alternative Libertaire

Lascar Kapak

Messages : 105
Date d'inscription : 11/03/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Pour en finir avec la compétitivité

Message  Achille le Jeu 8 Nov - 10:23

Pour en finir avec la compétitivité (rapport Attac/Copernic)
Publié le 5 novembre 2012 - 11:21 par Fondation Copernic et Attac France

Après avoir annoncé un nécessaire « choc de compétitivité » souhaité par la droite et le MEDEF, le gouvernement souhaite désormais construire un « pacte de compétitivité » sur l’ensemble du quinquennat de François Hollande, inspiré par les mesures préconisées par le rapport Gallois. La rengaine est connue : notre pays souffrirait d’un déficit de compétitivité dû, entre autres, à un coût du travail trop élevé. Qu'en est-il vraiment ?

(Consulter le rapport en PDF) <<

À travers ce rapport, Attac et la fondation Copernic se penchent sur les difficultés de l'économie française et sur les idées reçues autour de la compétitivité. Pour ses auteurs, la diminution du coût du travail, prônée par le rapport Gallois n'est en rien une solution à la crise, de manière globale, ni à la désindustrialisation en particulier. L'accent mis sur le coût du travail masque l'essentiel, notamment l'envolée des dividendes qui grèvent les investissement de R&D.

Les mesures annoncées par le gouvernement constituent un ralliement aux dogmes libéraux, selon lesquels les salaires et la protection sociale seraient la cause de nos difficultés, les dépenses publiques devraient diminuer, et la TVA anti-sociale serait une solution. Il est pourtant urgent de sortir de cette logique qui créé les conditions d’une concurrence de tous contre tous, d’un état de guerre économique permanent qui appauvrit les populations et détruit les équilibres écologiques.

Ce contre-rapport montre comment la compétitivité, tant vantée, s’avère en fait être une voie sans issue, économiquement absurde et socialement destructrice : c’est un autre modèle de développement qu’il faut aujourd’hui promouvoir tant pour des raisons écologiques que pour des raisons sociales. Ce nouveau modèle de développement doit être fondé sur les principes de la coopération, de la rupture avec un consumérisme destructeur, de la réponse aux besoins sociaux, de la réduction des inégalités et de l’ouverture d’une transition écologique.

Achille

Messages : 2739
Date d'inscription : 24/12/2011

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

manif à l'appel du CES mercredi 14 novembre 2012

Message  toma95 le Jeu 8 Nov - 15:11

mercredi 14 novembre 2012 à 14h

Manifestation à Paris contre l'austérité

Journée d'action pour l'emploi et la solidarité en Europe

Trajet / parcours: départ 14h Montparnasse
Montparnasse (place du 18 juin) - bd du Montparnasse - bd des Invalides - av Villars - av Tourville - École militaire

A l'appel de la CES et des organisations nationales. Les organisations syndicales d'Île-de-France CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa décident de faire du 14 novembre une grande journée de mobilisation interprofessionnelle.

De rassembler les salariés du privé et du public, les retraités et les chômeurs pour manifester leur volonté de voir apporter des réponses concrètes aux difficultés que vivent tous les travailleurs en Île-de-France, en France et en Europe.

Elles expriment leur solidarité avec les travailleurs espagnols, portugais et grecs.

toma95

Messages : 203
Date d'inscription : 10/08/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Jeu 8 Nov - 15:33


Roseau

Messages : 17762
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 14:39


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 5 sur 20 Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 12 ... 20  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum