Brochure "Femmes osons lutter"

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Brochure "Femmes osons lutter"

Message  Joe Hill le Mer 22 Aoû - 11:41

Nous reproduisons ci-dessous une brochure de l’OC-GOP (Organisation Communiste - Gauche Ouvrière et Populaire), organisation maoïste aujourd’hui disparue, sur le féminisme révolutionnaire éditée en octobre 1976.

La brochure complète sur le site de l'OCML-VP : http://vp-partisan.org/article493.html

Introduction

Pourquoi l’OC-GOP a pris l’initiative d’une telle brochure ?
Celle-ci n’a pas d’autre but que de fournir aux femmes de la gauche ouvrière et populaire, à celles et à ceux pour qui la lutte de libération des femmes est nécessairement liée à la lutte de la classe ouvrière et du peuple, quelques éléments d’analyse et de réflexion.
L’intensification de l’exploitation des travailleurs due à la réorganisation capitaliste du travail, les débuts de la crise économique, l’extension de la domination du capital sur l’ensemble des conditions de vie des masses, la crise de l’idéologie bourgeoise, provoquèrent une résurgence des luttes ouvrières, et populaires, et une radicalisation des femmes de la petite bourgeoisie. Dans la plupart de ces luttes (Cerisay, Lip, Nouvelles Galeries, Coframaille, etc., lutte du MLAC, luttes dans les quartiers) posait de manière brutale la question : quelle libération des femmes ? Quelle unité de la classe ouvrière et du peuple ?
Notre courant politique fut, dès son origine, confronté à ces problèmes : dans les thèses Vers le Communisme (automne 1972), on lisait : "Les femmes du peuple, c’est-à-dire l’immense majorité des femmes, parce qu’elles sont doublement exploitées, en tant que femmes et en tant que travailleuses, sont seules en état de susciter et de diriger la lutte pour leur libération".
Mais ces thèses conservaient un caractère flou et général du fait de la pratique limitée et dispersée de nos militantes (travail essentiellement axé sur les quartiers) : comment faire en sorte que les femmes du peuple assurent réellement la direction de la lutte de libération des femmes, par quels mots d’ordre, quel style de travail ? comment coordonner les initiatives centrales et le travail prolongé local pour ne pas tomber dans l’avant-gardisme ; comment ne pas limiter le travail femmes à un strict travail de quartier, mais l’étendre aux entreprises ; quelle définition de l’autonomie du mouvement des femmes ; quel lien entre la construction de l’organisation des femmes et celle du Parti ; quel rapport concret dans nos mots d’ordre, nos propositions, nos analyses, entre l’exploitation et l’oppression des femmes du peuple ; la nature du travail domestique et son rapport au mode de production capitaliste ; l’analyse concrète des formes d’oppression vécues par les femmes de la classe ouvrière et du peuple, etc.
C’est la crise économique qui bouleverse le monde capitaliste et notamment la France depuis 73, qui nous a amenés à préciser nos acquis et à nous poser concrètement le problème de l’intervention spécifique en direction des femmes dans les entreprises. Les clivages se creusent alors entre celles pour qui la lutte de libération de femmes est intemporelle, pour qui l’oppression est un facteur d’unification suffisant ("toutes les femmes sont sœurs"), pour qui exploitation, restructuration, licenciements ne signifient rien, et celles pour qui la lutte de libération des femmes passe par la défense des intérêts immédiats des femmes de la classe ouvrière et du peuple.
Pour nous, si le mouvement de libération des femmes ne trouve pas son unique fondement dans la crise du système, c’est à partir de la crise que nous lui fixons des objectifs immédiats.
Les chapitres qui vont suivre sont le reflet de nos avancées sur ces questions. Certains paraîtront peut-être d’un abord difficile (analyse de l’exploitation), mais ils manifestent la nécessité d’une recherche dans des domaines délaissés par les marxistes-léninistes ; d’autres sembleront encore incomplets (analyse de l’oppression des femmes du peuple). Enfin, l’annexe a L’histoire des femmes, ce n’est pas la réaction, n’a d’autre ambition que de rappeler à grands traits que les luttes des femmes de ces dernières années ne sont pas un réveil soudain après des décennies de sommeil réactionnaire, que la lutte pour la prise en charge spécifique des femmes est une lutte qui a traversé, sou-vent avec violence, le mouvement ouvrier.
Travailler dès aujourd’hui à l’unité de la classe ouvrière et du peuple, travailler dès aujourd’hui à la construction d’une organisation autonome de femmes, faire comprendre tout l’apport spécifique des femmes au combat général contre le capitalisme et pour la transformation radicale des rapports sociaux, c’est dès aujourd’hui renforcer les possibilités de victoire du combat de la classe ouvrière et du peuple.

Pas de libération des femmes sans révolution socialiste !
Pas de révolution socialiste sans libération des femmes !

Joe Hill

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