Débat stratégique dans le NPA

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Message  tomaz le Mer 11 Juil - 17:47

Marco Pagot a écrit:"La seule question fondamentale qui vaille aujourd'hui, c'est de savoir si quand on est de gauche, on légifère sur la question des licenciements. Nous ça fait des années qu'on milite et qu'on préconise une loi pour interdire les licenciements notamment dans les entreprises qui font des bénéfices."

http://www.dailymotion.com/video/xr7iss_olivier-besancenot-sur-itele_news
(la phrase est à 12'06; la séquence sur les licenciements commence à 11'27)

Sleep Sleep Sleep Sleep Sleep

Marco, pourquoi baille tu ? tu trouve que c'est vilainement réformard comme affirmation ? si c'est le cas, je dois avoir sombrer Neutral
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Copas le Mer 11 Juil - 19:03

Bon sur révolutionnaires et réformistes....

Je ne traite pas l'ex-LCR de réformiste, dernière période s'entend. Ce que je pense c'est un peu comme Toussaint là dessus et il m'apporte des éléments de plus que j'avais du mal à dimensionner sur une partie des dérives.

Mais je pense qu'il y avait dans une partie apparemment majoritaire de l'ancienne direction de la LCR un ou des courants en pleine dérive. Savoir si ils étaient réformistes j'en sais rien, ce qui semble se confirmer c'est qu'ils le sont maintenant. Et ça ne se voit peut-être pas forcement au niveau de ce que j’appellerai la parure mais au niveau des actes oui .

Par ailleurs pour avoir vu des dirigeants historiques partirent dans des charabias confus, des argumentaires que j'ai vu ailleurs et dans d'autres partis pour amener des militants sur des positions réformistes sans jamais être clairs. Comment on amène une organisation là où une grande partie ne voulait pas aller.

Tout ça , cette petite musique c'est vu dans le PC et le PSU, PRC et le DP, à d'autres époques, avec strictement les mêmes arguments pour contraindre les militants à aller là où on veut (le réformisme). C'est cette musique qui m'a d'abord fait lever les yeux, car je l'avais déjà entendu ailleurs.

Maintenant si il y a quelque chose d’impressionnant , on en pense ce qu'on veut mais.., c'est le simple texte de la GA indiquant en quelque sorte (après le texte du fdg, de la GU, etc) que les masses sont priées de soutenir le FdG. C'est une inversion extraordinaire de la LCR des coordinations, de l'auto-organisation, l'autogestion, des conseils ouvriers, des soviets, etc, on appelle cela comme on veut, mais d'une stratégie visant à construire des organisations unitaires des travailleurs, des jeunes, etc, démocratiques, au travers des luttes de résistance (ou d'offensive) concrète qui par leur progression et leur résistance peuvent à un moment devenir tellement puissantes qu'elles transcroissent en alternative politique globale.

Mais ce qui est certain c'est la relation au mouvement de masse, on est là pour l'aider à progresser en puissance, en unité, en organisation et en radicalité , là la GA est passé à l'inverse, le FdG c'est pareil .

Le texte stupéfiant du "front de lutte des syndicalistes", émanation d'une tendance intersyndicale du FdG (eux ne se grattent pas de faire une tendance intersyndicale...) dans son billet du 10 juillet, encensant les occupations et la grève générale de 36 qui fixe comme objectif de développer des luttes sociales afin d'avoir en 2017 un bon gouvernement de gauche qui fait le socialisme...

Glups !

La GA est en plein dans cette inversion de sens, et la direction actuelle du NPA je dirai à mi-chemin (en dehors de la période électorale) .
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  alexi le Mer 11 Juil - 19:18

Vérié :
(...) il y a au sein de LO une certaine tradition idéologique de valorisation de tout ce qui est "public", "nationalisé" etc par rapport à ce qui est "privé".
Non, LO n'a pas valorisé le public, c'est à dire une forme juridique particulière du fonctionnement de l'économie bourgeoise, par rapport au secteur dit privé.
LO ne met pas en avant le statut de la fonction publique ou l'édification de la Sécurité Sociale sous la houlette de De Gaulle.
LO milite pour que, quelle soit la forme juridique du centre de décision, c'est l'intérêt de la classe ouvrière qui sort vainqueur.

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Babalu le Mer 11 Juil - 19:46

Roseau a écrit:
Babalu a écrit: Il manque le bilan "international".
Eux ont été derrière la section brésilienne Démocratie Socialiste qui est rentre au gouvernement Lula, il y avait un ministre "trotskiste" DS qui réprimait les sans terre. Je pense que Copas peut explique plus.
Il faut faire attention aux racontars: la section n'est pas entrée dans le gouvernement,
la direction de la LCR, tout comme celle de la IV a condamné le "ministre".
Voir les textes.

j'était à la LCR en ce moment , les mayo ne voulaient surtout pas parler de l'affaire....
peux tu m'envoyer les liens
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Copas le Mer 11 Juil - 20:34

Babalu a écrit:
Rougevert a écrit:
Là, je m'interroge mais vos réponses ne me convainquent pas de ce que la LCR était une organisation centriste.
Il manque le bilan "international".
Eux ont été derrière la section brésilienne Démocratie Socialiste qui est rentre au gouvernement Lula, il y avait un ministre "trotskiste" DS qui réprimait les sans terre. Je pense que Copas peut explique plus.


Euh non, Toussaint peut-être bien plus.
En plus je ne suis pas à la IVeme internationale .


Babalu a écrit:

La stratégie des partis larges électorales: Portugal! Die Linke, Rifondazione, et le NPA..... pas un seul succès , cet 'a dire un parti large qui évolue vers un vrai parti de lutte de classes, puisque que ce n'était pas leur but.

Un autre: Sabado voulait que la IV rentre à la Vme international que Chavez proposait! heureusement que il a eu la Lybie et son idée est devenue clairement ridicule.

Encore une fois comme en 1000 je ne pense pas que le problème vient de concevoir des partis larges. Groupusculaires et réformistes ça existe aussi.
Babalu a écrit:
cheers Sinon bravo pour les réponses de Toussaint , Copas, Roseau, on est dans le même longueur d'onde! Champagne , choucroute et chocolat!

c'est l'essentiel
Aux masses !
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Babalu le Mer 11 Juil - 20:54

Copas a écrit:.
le problème vient de concevoir des partis larges. Groupusculaires et réformistes ça existe aussi.
je suis d'accord, j'ai écrit partis larges "electoraux", c'est à dire, conçus que pour les élections....
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Eugene Duhring le Mer 11 Juil - 21:28

Babalu a écrit:
Roseau a écrit:
Babalu a écrit: Il manque le bilan "international".
Eux ont été derrière la section brésilienne Démocratie Socialiste qui est rentre au gouvernement Lula, il y avait un ministre "trotskiste" DS qui réprimait les sans terre. Je pense que Copas peut explique plus.
Il faut faire attention aux racontars: la section n'est pas entrée dans le gouvernement,
la direction de la LCR, tout comme celle de la IV a condamné le "ministre".
Voir les textes.

j'était à la LCR en ce moment , les mayo ne voulaient surtout pas parler de l'affaire....
peux tu m'envoyer les liens
Roseau n'aime pas que l'on fouille les poubelles de la section brésilienne du SU. Il sait qu'il en émane un odeur de sanisette. Le ministre en question s'appelait Miguel Rossetto et sous sa mandature le nombre de restitution de terres aux paysans a été un des plus bas des années précédentes pourtant sous un gouvernement réactionnaire. Le bilan en terme de paysans sans terre exécutés pas des plus élogieux non plus. Quelle fut la réaction du SU ? Aucune ! Le petit réactionnaire Rossetto est parti de lui-même du SU sans qu'on lui demande quoique ce soit. Mais chut Roseau aime pas en parler. L'auberge espagnole fut un temps brésilienne. Mais Toussaint en parlera probablement mieux que moi !
http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=670
http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=47
On mesurera dans le dernier article en date de 2007 dans Inprecor, l'absence complète de mesure d'exclusion des renégats à la Rossetto.
Pour que la LCR fut une organisation centriste, encore eut-il fallu qu'elle soit déjà une organisation au sens classique du terme ...

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Toussaint le Mer 11 Juil - 21:47

D'abord, Rougevert, excuse-moi pour mon énervement. Le net distord les choses, mais c'est un penchant que j'ai qui est très désagréable, et j'ai des problèmes de santé qui me rendent encore plus grincheux que de coutume.

Sur la laïcité, évidemment que personne ne souhaite un état religieux et en ce sens évidemment, il y aurait un combat à mener si les choses se précisaient. Par exemple sur la question de l'avortement. On a placé le débat sur la laïcité dans les hopitaux sur la question des musulmanes voulant se faire examiner par une femme. Pourtant, la loi très bourgeoise et laïque précise qu'on a le droit de refuser d'être examiné par un médecin et en préférer un autre. Mais pour les musulmanes, non. Or ma compagne, ni croyante, ni musulmane, préfère systématiquement être examinée par une femme pour des tas de raisons qu'elle n'a pas à citer. Voici que pour emmerder les musulmanes au nom de la laïcité, on voudrait imposer aux gens de se faire examiner par un médecin qu'ils refusent ou de renoncer à se faire soigner. La régression démocratique et dans le rapport entre usagers et service public est claire. Pareil sur la santé. On veut obliger les musulmanes à se laisser examiner par un homme. Au nom de la laïcité. Parfait. Mais au nom de la liberté de conscience des tas de toubibs cathos et de cliniques, hôpitaux remettent dans les faits le droit à l'IVG en question. Y compris pour les femmes musulmanes, qui pour le coup doivent respecter la conviction rreligieuse d'agents du service public... Mais chut, le problème, c'est le voile... On se fout de nous, désolé. La laïcité, ce n'est pas s'en prendre aux droits des usagers, c'est d'abord leur garantir l'usage du service sans considération de qui ils sont ou de ce qu'ils sont. Pas pour les musulmanes. On conditionne leur usage de services, parfois très importants, comme l'espace public, à leur respect des codes vestimentaires majoritaires et à leur renoncement à leurs convictions.

Encore une fois, on ne parle pas ici de "prosélytisme" qui peut être religieux ou politique. On parle de simple tenue vestimentaire montrant la religion d'une personne et sa vision du monde. Que l'on peut partager ou... combattre. Quant au "prosélytisme", évidemment qu'il faut borner les modalités d'expression dans les lycées, les facs et même la rue. Mais avec les mêmes logiques laïcardes, on pourra interdire demain des propagandes de partis "totalitaires" ou d'idéologies anti-nationales, ou attentatoires à la liberté, ou d'éloges d'actes de terrorisme comme une grève de la SNCF... Sans parler de gens qui diraient qu'il est nécessaire de renverser l'état démocratique par la force... Bien sûr, ce ne sera pas la même chose, mais ce sera la même logique et les mêmes arguments. On n'a pas à se faire emmerder lorsqu'on entre dans un lycée par des tracts appelant à la violence, etc... On a connu cela par coeur en d'autres temps, cela reviendra au galop. L'état n'est pas neutre et l'espace public ne lui appartient pas, il doit seulement en assurer l'usage libre à chacun. La seule laïcité qui soit un acquis, c'était celle qui garantissait les droits de chacun et interdisait qu'on les lui retire au nom d'une idéologie ou d'un appareil idéologique, religieux ou autre. Celel-ci a disparu en France, le mot laïcité apparaît dans le vocabulaire des groupes de gauche pour appuyer la lutte de l'état contre l'islam. Lorsque nous demandions la fin des écoles religieuses, nous ne le faisions pas seulement par anticléricalisme (qui n'est pas non plus "ouvrier" mais est tout à fait respectable au demeurant) mais sur la question de l'école pour tous, de la socialisation du service public, avec le slogan, "fonds publics, écoles publiques". On ne disait pas "A bas Jésus", c'était les partisans du privé qui nous décrivaient comme de petits Jaruzelski... Nous étions "laïques", pas laïcards, et nos collègues chrétiens de l'EN avaient appelé avec nous. Je me souviens d'un prêtre disant sobrement des partisans du privé: "Il faudrait les fusiller..." Le débat était un débat de classe, pas une bataille contre Dieu. Nous mettions l'Eglise dans ce qu'elle est: une partie du patronat. Ceci dit, ils ont gagné cette bataille et depuis, la laïcité s'est attaqué à des cibles bien plus faciles, certaines usagères des services publics, notamment d'éducation et de l'espace public. On a vu même des personnes licenciées pour foulard ou barbe de supermarchés, au nom de la laïcité des tomates et concombres, je suppose, des nationalités refusées, etc... etc... Quoi qu'on pense de l'Islam et du voile ou de la barbe proélytes ou oppresseurs, ce n'est pas en faisant appel à l'ennemi d'état que nous gagnerons quoi que ce soit. En revanche, cela laisse entière la question de l'attitude à avoir. Je suis en gros d'accord avec vérié mais je pointais seulement que LO ne donnait pas dans a défense de la laïcité, ils défendent et promeuvent l'athéisme, ce n'est pas la même chose du tout.

Sur la question de la laïcité et de l'état ouvrier, cela sera encore plus grave. Sous Lénine et Trotsky, les bolcheviks n'emmerdaient pas les croyants. Pas même et surtout pas les femmes musulmanes voilées (faut dire que les russes elles-mêmes...). Et ne se gênaient pas pour dire le bien qu'ils pensaient des appareils cléricaux et de les exproprier, ni pour dire ce qu'ils pensaient de la religion en général et en particulier. Faire la guerre aux croyants et croyantes, c'est à dire la majorité de la population, ils avaent d'autres choses à faire pour lesquelles ils cherchaient à entraîner lesdits croyants. Staline, lui, n'avait pas les mêmes préoccupations, et a imposé son dogme à lui. Vint alors la persécution religieuse stupide et dont les résultats sont à la vue.

Ensuite, sur Ilham, je ne suis pas d'accord avec toi, je pense que les contradictions personnelles sont infinies et que l'on a trop connu des gens parfaitement athées et marxistes devenir de parfaits républicains. Le dernier en date, Picquet, par exemple. Entre un Picquet et une Ilham, pour moi il n'y a pas photo. Cette affaire n'aurait pas pu exister s'il y avait eu référence théorique claire au marxisme-révolutionnaire et formation politique conséquente, sélection des membres. Et formation interne cohérente. Sans même parler de discipline du parti avec des règles claires. (Mais, une petite parenthèse: lorsque PF Grond a viré des élèves voilées de sa classe de terminale, il était membre du BP de la LCR dont la position était alors le refus de toute exclusion et depuis des années... Le BP a changé de position pour rester solidaire de Grond. Les règles de parti, parfois, c'est comme dans la société, c'est toujours les mêmes qui perdent...) Les gens d'Avignon ont posé des questions répétées avant de rentrer au NPA, et ils les ont posées y compris à Sammy et Fortin, Myriam Martin et Hélène Adams, il y a des archives là-dessus. On leur a dit "Oui, oui, rentrez, on verra après..." On a vu comme avec d'autres comme Marlière dans un autre registre. LO est sans doute des tas de choses, mais je ne crois pas qu'on y rentre parce qu'on a vu de la lumière et des chaises vides. Il n'y a plus eu depuis des années de structuration des sympathisants. On découvrait la LCR le Samedi sur le marché, on votait dans sa section le mardi. J'ai vu cela, j'ai vécu cela. Quelle discipline, quelle démocratie dans de telles conditions? Quelle sécurité? Je me souviens qu'on m'a reproché un jour de ne pas avoir doit certaines choses, notamment sur la Corse dans ma ville du continent. Mais qu'est-ce que j'allais dire? A qui? Entendu de qui? Et pourquoi faire vu le niveau politique et de formation des gens en face de moi? Qui étaient ces gens, en réalité? Certains je connaissais et j'avais confiance, mais je savais qu'ils ne pouvaient rien m'apporter, certains je ne les connaissais pas et je n'avais aucune confiance en eux. Point barre. Pas de la méfiance. Pas de confiance. Lorsqu'on est dans une orga révolutionnaire, c'est important la confiance dans les camarades. Et la formation, la structure sympathisante, la distinction entre militants et sympathisants, désolé, c'est important. Pas seulement pour le niveau des débats et la démocratie, pour bien des choses.
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Toussaint le Mer 11 Juil - 22:26

Je ne prétends pas avoir de réponses.

Moi aussi au départ du NPA, je me suis dit "mais qu'est-ce que c'est ce truc?". Ensuite, il m'a semblé que des choses bien se passaient. Je me suis dit qu'après tout, je n'étais plus sur place et que bon... leur raison semblait meilleure que mes appréhensions, et je tends à faire confiance à des gens qui m'ont beaucoup appris, les Krivine, Bensa, Léon Crémieux, Samary, dans leurs registres et tendances diverses. Et avec les fortes divergences évidemment.

Et puis, les trucs sur Rouillan, les trucs sur la Bétancourt et les FARC où ils se sont alignés sur Paris Match, les communiqués illisibles, les préoccupations électorales surdimensionnées, les sondages (il y a même un fil sur ce forum, il vaut la peine...), les ambugüités sur l'Inter, ne parlons même pas de la Vème Internationale, restons à la IVème, etc... et j'en passe de belles, le seul parti défenseur des clients de la prostitutionn etc... un certain type de langage dans lequel on accepte de dire "nous" avec les médias pour "passer" à l'écran... la Myriam Martin prenant la pose devant un photographe de Libé, son mentor se moquant de sa radicalité de jeune militante qu'ils avaient dû émousser... tout cela dans la presse bourgeoise... Là, je me suis dit qu'après tout mieux vaut une fin horrible qu'une horreur sans fin.

Enfin le final provisoie, le pataquès de la GA et son ralliement au FDG. Fermons le ban, l'expérience est faite et concluante. Il parait qu'ils veulent repasser le plat. Bon...
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  alexi le Mer 11 Juil - 22:36

Roseau :
Il faut faire attention aux racontars: la section n'est pas entrée dans le gouvernement,
la direction de la LCR, tout comme celle de la IV a condamné le "ministre".
Voir les textes.

Oui, regardons les textes et leurs ... dates !

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Eugene Duhring le Mer 11 Juil - 23:21

alexi a écrit:
Roseau :
Il faut faire attention aux racontars: la section n'est pas entrée dans le gouvernement,
la direction de la LCR, tout comme celle de la IV a condamné le "ministre".
Voir les textes.

Oui, regardons les textes et leurs ... dates !
Quand je parlais du nouveau converti Roseau, j'avais en tête ce Roseau couvrant en particulier les errements du SU au Brésil, en Colombie avec les FARC comme le mentionne Toussaint et j'en passe. Que Roseau nous sorte un texte portant exclusion du ministre Rossetto et des traitres de DS par le SU. Il m'est d'avis que l'encre risque d'être encore toute fraiche.
La dérive de la LCR c'était aussi cet aspect peu reluisant et augurait du NPA actuel. Pourtant point de GA ni de GU dans cette affaire. Rien que de la LCR historique, de la LCR "révolutionnaire" ! On ne batit pas une organisation ouvrière sur la base d'un mille-feuille de plateforme surtout dans une organisation de cette taille où à un militant correspond une plateforme ou une micro-organisation tirant à hue et à dia l'attelage "révolutionnaire".
Mais encore une fois, j'enjoins Roseau à nous présenter l'ombre d'une amorçe d'un début de texte d'exclusion de Rossetto ... ça nous changera de sa prose mille fois répétée !

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Roseau le Mer 11 Juil - 23:45

Babalu a écrit:
peux tu m'envoyer les liens
Pour le Brésil, tu trouveras les débats sur le site Inprecor.
Une syntèse notamment ici:
http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=47
(scission dans la section, tentatives de discussion
puis condamnation de la participation au gouvernement "social-libéral" par le IV,
création du nouveau parti PSoL par militants IV et autres).
C'est une dégénérescence classique d'une partie des MR, comparable
à la dérive des trostkistes de Ceylan dans les années 50.
Rien de nouveau avec la vieille droite de la LCR.
Le fait d'être MR n'a jamais été une assurance pour la vie
contre le découragement, la fatique et le reniement...

Concernant directement le sujet, Babalu a raison de souligner les échecs des partis centristes
dans lesquels se sont investis dans plusieurs pays des militants issus de la IV.
A noter que souvent les militants qui se reconnaissent dans la IV,
et sont reconnus à un titre de section officielle ou "sympatisante",
sont dans des orgas différentes, centristes et révos.
Avant la France avec la GA, en Europe au moins le cas de l'Allemagne
(dans et hors Die Linke) et le cas fameux maintenant de la Grèce
(section dans Antarsya, petit groupe sympatisant dans Syriza).

PS. Duhring fait attaques perso en inventant des positions
sur le Brésil ou la Colombie...avec lesquelles je n'ai rien à voir...
Evitons dérapage, voulu ou non, car le sujet du fil est important dans la refondation du NPA.


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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Babalu le Mer 11 Juil - 23:57

Roseau a écrit:.
A noter que souvent les militants qui se reconnaissent dans la IV,
et sont reconnus à un titre de section officielle ou "sympatisante",
sont dans des orgas différentes, centristes et révos.
Avant la France avec la GA, en Europe au moins le cas de l'Allemagne
(dans et hors Die Linke) et le cas fameux maintenant de la Grèce
(section dans Antarsya, petit groupe sympatisant dans Syriza).
au Venezuela, le parti aspirant à la IV est Marea Socialista http://www.aporrea.org/medios/a138285.html qui est dans le PSUV de Chavez! Il ne parlent plus de révolution socialiste, ils sont dans le parti du gouvernement capitaliste.....certes un peu antimperialiste mais 100% capitaliste!


Dernière édition par Babalu le Jeu 12 Juil - 0:41, édité 1 fois
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Rougevert le Jeu 12 Juil - 0:13

Ma préoccupation concernait la laïcité (et le féminisme) dans le parti, pas la vie publique et le droit de chacun à accéder aux services publics.
C'est un autre débat, qui m'intéresse moins (je n'étais pas militant dans cette période), mais même dans la vie publique, laïcité et féminisme sont liés, puisque les trois grandes religions monothéistes (chrétienne, musulmane et juive) sont hostiles à la sexualité et à la liberté, l'indépendance des femmes.

En tant que prof et même en tant qu'élève, il me semble qu'on ne va pas à l'école pour savoir qui pense quoi pendant les cours. Ce devoir vaut pour le prof qui a autorité et peut par cette autorité influencer ses élèves. Un prof révisionniste, un prof fasciste,sexiste, raciste, ça existe.
Mais personne ne le sait, grâce à la règle, du moins celles et ceux qui ne VEULENT pas le savoir (et c'est aussi une liberté). Pourquoi ce devoir ne s'appliquerait-il pas aux élèves, qu'il n'a jamais été question d'exclure parce qu'elles étaient musulmanes mais parce qu'elles refusaient de cesser de montrer leur appartenance religieuse?

D'autres problèmes se posaient aussi (piscine, EPS, Cours de SVT sur l'Histoire de la vie et de la Terre, sur la théorie de l'évolution).
Il me semble que le choix est limité: soit on accepte une école publique, où tout est permis, une école où tout peut devenir "facultatif", soit on accepte la généralisation des écoles confessionnelles. Et comme l'éducation est un droit garanti par la loi et donc par l'Etat, il faut accepter qu'il finance ces écoles.
Moi, mon choix est vite fait:ni l'une, ni l'autre.
Ce n'est pas interdire la pratique des cultes que d'interdire les signes religieux ostentatoires dans des lieux qui NE SONT PAS des lieux de culte.

Le problème posé par la candidature d'une militante NPA portant un signe l'identifiant sans équivoque comme musulmane, ce qu'elle a plusieurs fois confirmé est un problème de cohérence politique et c'est , je le crois, pour cela que la laïcité figure dans les PF.
Porter un signe religieux, c'est dire (qu'on le veuille ou non, avec ses contradictions et failles personnelles) afficher un message politique lu par autrui.
Souvent par connotation inévitable.
Les cheveux cachés, c'est un des principaux symboles de l'oppression des femmes.
L'étoile de David peut signifier l'attachement à l'état colonial d'Israël.
Quant au crucifix, qui a déjà beaucoup reculé grâce tout de même à la laïcité introduite par la révolution et la république bourgeoise, sa signification d'incompatibilité (avec les PF) est un peu moins nette.
Mais je ne connais pas de principes à géométrie variable.

Ensuite il y a la valeur de la chose votée. On ne peut à la fois se réclamer de la démocratie ouvrière et du centralisme démocratique et ne pas respecter les textes votés par le Congrès qui est l'autorité suprême du Parti.
Il y a eu un grand débat là-dessus où tout et jusqu'à n'importe quoi a été dit (je me rappelle en particulier du foulard de Simone de Beauvoir, qui pouvait c'est évident être interprété comme un symbole machiste!!!!).
Ce qui m'importe le plus, ce sont les conséquences et comment cette candidature tolérée par le NPA a été perçue. Et là, le bilan est terrible, bien éloigné de nos débats. Pendant le mouvement contre la réforme des retraites, pendant les deux campagnes électorales qui viennent de s'achever, en fait tout au long de ces presque deux ans, je n'ai pas cessé d'en entendre parler, y compris et surtout par des collègues (principalement des femmes) qui ne peuvent être soupçonnées de racisme et d'islamophobie ET DONT CERTAINES AVAIENT VOTE BESANCENOT EN 2007...mais n'ont pas voulu voter POUTOU.
Je vous fais grâce des réactions de personnes à qui je diffais des tracts NPA ou tentais de vendre TEAN (de celles-là, je ne sais rien).
A méditer pour le bilan?
Pour moi, c'est la première grave erreur publique du NPA, peut-être la pire, car elle a ouvert grand la porte à tous les excès...dont la décision de la GA et surtout de ses dirigeants de ne pas tenir compte des décisions collectives votées en congrès ou en CPN.
Si "les bolcheviks n'emmerdaient pas les croyants.(...)pas même et surtout pas les femmes musulmanes voilées (faut dire que les russes elles-mêmes...)" , comme tu dis, Toussaint, c'est peut-être aussi parce que le féminisme était peu développé dans leurs préoccupations.
Marx, dans le Manifeste, parle de "communauté des femmes" (c'est à dire de la fin de l'institution bourgeoise du mariage) et non de la fin d'une oppression particulière.
Combien de femmes dans les cadres du parti?
Voici une liste de cadres du parti bolchévik plus ou moins célèbres
Andreï Andreïev
Lavrenti Beria
Alexander Bogdanov
Andreï Boubnov
Nikolaï Boukharine
Nikolaï Boulganine
Alexandre Chliapnikov
Nikolaï Chvernik
Félix Dzerjinski
Mikhaïl Frounze
Andreï Jdanov
Lazare Kaganovitch
Mikhaïl Kalinine
Lev Kamenev
Nikita Khrouchtchev
Sergueï Kirov
Alexandra Kollontaï
Vladimir Illitch Oulianov-Lénine
Gueorgui Malenkov
Gavril Miasnikov
Anastase Mikoyan
Viatcheslav Molotov
Grigory Ordjonikidze
Moïsseï Ouritsky
Karl Radek
David Riazanov
Ian Roudzoutak
Alexeï Rykov
Josip Vissarianovitch Djougachvili-Staline
Iakov Sverdlov
Mikhaïl Tomsky
Lev Davidovitch Bronstein-Trotsky
Kliment Vorochilov
Grigory Ievseïevitch Zinoviev

Une seule! Alexandra Kollontaï et elle n'était pas, à proprement parler, féministe. Rolling Eyes

Je ne reconnais pas la LCR que j'ai connue de 1976 à 1988 dans le portrait que certains d'entre vous en font.
J'ai été sympathisant organisé dans un des "cercles rouges" (ou comités rouges, je ne me rappelle plus très bien), où j'ai du faire mes preuves, puis militant non titulaire avant d'être "intégré" (ayant droit de vote décisif et non plus indicatif) par un vote de ma cellule.
Et il me semble bien que ce que la LCR pratiquait s'appelle bien "centralisme démocratique"...
Plus léniniste que ça, je ne vois pas...


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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Roseau le Jeu 12 Juil - 0:15

Puisque l'on sera d'accord sur l'intérêt de refonder le NPA
à la lumière des expériences de parti large pas seulement en France,
j'ai une question aux camarades qui suivent :
Que font les camarades MR au Portugal ?
Tous dans le Bloco ? (bien réformiste pour autant que je puisse en juger )

@ Babalu
Heureusement tous les MR ne sont pas dans PSUV...
Si tu suis la campagne au Vénézuéla, ce serait intéressant
de rendre compte des positions des différents MR, (IV et autres) sur le fil Vénézuéla.
Par ailleurs, qu'ont fait les MR dans la campagne récente au Mexique ?
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Roseau le Jeu 12 Juil - 0:45

Toussaint a écrit:Lorsqu'on est dans une orga révolutionnaire, c'est important la confiance dans les camarades. Et la formation, la structure sympathisante, la distinction entre militants et sympathisants, désolé, c'est important. Pas seulement pour le niveau des débats et la démocratie, pour bien des choses.

Toussaint avait déjà touché ce point et nous sommes d'accord:
les statuts du NPA sont incompatibles avec la construction d'un parti révo.

Mais comme il y revient, et pas par hasard, je voudrais enfoncer le clou avec lui.
On ne se connait pas sans doute (?),
mais nous avons la même expérience de construction, depuis la JCR...
Même dans la JCR, pas parti, mais orga de jeunesse,
(le parti c'était le petit PCI, avec Frank notamment)
on ne rentrait pas parce qu'on avait envie.
Je crois pouvoir dire que dans mon cercle, c'était clair:
il fallait défendre pas seulement la paix, mais la victoire des vietnamiens,
concrètement, cad par tous les moyens,
les peuples en lutte armée en Amérique Latine, toutes les révoltes de la jeunesse,
les batailles ouvrières en France et partout, y compris contre les régimes staliniens.

En 68, on aurait pu faire rentrer pas mal de milliers de gens dès Juin,
venant des libertaires, du PC, du PSU et même plus loin
qui ont vu à quoi servait un parti révo...
On ne l'a pas fait. Et pourtant, c'était pas de réformistes qui voulaient rentrer...
On a fait des cercles de sympatisants qui dépassaient largement les adhérents,
de la formation à la demande, mais MR et à tour de bras.
Ainsi dans la LC puis dans la LCR qui a suivi pendant un bon moment.

Le NPA, lui a ouvert les bras, sans sélection, puisqu'il s'agissait de nouveau parti: vient qui décide.
D'où recrutement selon le profil local: ici sur une base révo,
là, où la vieille droite de la LCR était présente, sur une base réformiste...
Et tout sans jamais disposer des statuts d'un parti révo.

PS Pour la question du voile, je suggère de poster sur le fil ad hoc
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Message  Copas le Jeu 12 Juil - 8:15

Roseau a écrit:
Toussaint a écrit:Lorsqu'on est dans une orga révolutionnaire, c'est important la confiance dans les camarades. Et la formation, la structure sympathisante, la distinction entre militants et sympathisants, désolé, c'est important. Pas seulement pour le niveau des débats et la démocratie, pour bien des choses.

Toussaint avait déjà touché ce point et nous sommes d'accord:
les statuts du NPA sont incompatibles avec la construction d'un parti révo.


Je suis d'accord, mais comme d'hab, l'assertion est biaisée :

Ce sont bien ceux sensés être passés par tous les filtres qui ont posés problème : GA, GU, etc, n'étaient pas des sympathisants de la LCR heureusement rentrés au NPA nouvellement créé parce que les barrières ont été abaissées.

Encore une fois, le problème du NPA n'était pas là où l'on pense.

Il faut cesser de fonctionner par réflexes là dessus.

Cette question doit rentrer dans la réflexion. Ce sont bien de vieux courants, qui étaient en majorité relative dans la LCR, qui ont posé problème dans le NPA en évoluant vers le réformisme et des orientations totalement inverses de toute une période (courber le mouvement social vers une perspective institutionnelle, pour faire vite, et non aider le mouvement social à progresser en organisation de la société, à disputer le pouvoir à l’appareil d'état bourgeois, devenir en lui-même alternative politique).

Ce n'est pas tant une question de parti large mais bien de ligne politique suivie, remontant à avant le NPA. D'ailleurs peu de temps après la création, ces courants de droite par leurs relations de copinage avec d'autres morceaux de direction (en excluant les gauches du NPA) vont monter sur les freins de cette ouverture et cet élargissement pour rabattre le NPA vers des petites claques réformistes qui n'en attendaient pas tant et ont reçu alors une aide inespérée de fait du NPA enfoncé dans des charabias confus.

Le fil des événements invalide l'explication des problèmes par l'existence d'un parti large .

Duhring citait le Brésil, on pourrait citer d'autre événements du passé ou en cours, et aussi dans d'autres courants, l’opportunisme, la dérive vers le réformisme qui aboutit des fois au passage de la bourgeoisie, n'est pas causé par des partis larges, ni une sélection insuffisante entre sympathisants et militants, mais bien par des courants blanchis sous le harnais qui craquent et dérivent en accélération sous la pression d'une force centripète qui les écarte d'une ligne de masse au profit d'une ligne d’accommodement avec des factions réformistes.

Il y a également un très gros problème, et c'est là une partie des trotskystes qui est en cause, ce sont les conceptions racornies de l'unité qui vont finir par penser que l'unité avec d'autres courants est plus importante qu'une ligne politique indépendante portée et testée auprès des masses.

La seule obligation que nous avons est la bataille des travailleurs unis, les autres formes d'alliances, d'unités, etc, sont des aspects tactiques qui dépendent des circonstances, des forces en présence, de leurs orientations , etc.

Penser qu'une même tactique est valide entre une période de sur-puissance des organisations ouvrières réformistes et maintenant où elles sont très affaiblies, fragmentées, encore plus bureaucratisées qu'avant, ressort d'une grave erreur, surtout quand existe encore de puissantes capacités de mobilisation du mouvement social (2010 pour simplifier, mais on pourrait voir d'autres indices en Espagne ou en Italie). C'est bien cela du GA en diable.

Mais tester une ligne de masse nécessite également autre chose qu'un groupe qui dispute la direction à des réformistes passés par la fenêtre (et sauvés des eaux par le NPA), ça nécessite également un parti organisé différemment.

Je tiens à finir également par le très mauvais signal envoyé par la direction du NPA en parlant de faire de fait un bloc politique contre l'austérité, etc... en ne le situant pas là où il faut, c'est à dire dans la bataille intersyndicale, dans les entreprises, dans les établissements scolaires, etc.

Les alliances là n'ont aucune chance d'être utiles en s'écartant des terrains centraux de l'affrontement social.

Encore une fois, on ne teste pas une ligne politique indépendante.
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Message  Sparta le Jeu 12 Juil - 9:34

Je tiens à finir également par le très mauvais signal envoyé par la direction du NPA en parlant de faire de fait un bloc politique contre l'austérité, etc... en ne le situant pas là où il faut, c'est à dire dans la bataille intersyndicale, dans les entreprises, dans les établissements scolaires, etc.
Très justement camarade Copas. Le bloc, dont parle la dirction du NPA, ne peut être défini comme un commencement, mais comme une terminaison (si possible). Le commencement réside, comme tu le dis, dans l’unité des luttes des travailleurs. Le bloc ne peut être une addition des partis ou des syndicats en présence se réclamant de gauche ( ? ), même si ceux-là contrôleraient tous les travailleurs de la planète. Pour nous, tout démarre de la base en lutte. Il s’agit de fédérer les luttes des travailleurs en toute indépendance des partis réformistes et leurs satellites syndicaux et non fédérer les appareils politiques et syndicaux bureaucratisés. C’est même là la clé de l’indépendance de la classe ouvrière dans son combat propre contre le capitalisme et pour le socialisme. Et ce point est amplement développé par tant de camarades.

Ce qui me frappe un peu, Camarade Copas, c’est qu’il me semble que tes réflexions induisent un soupçon de regret à l’égard du NPA. On dirait que tu trouves les positions de la direction du NPA actuelles presque regrettables. En dépit des analyses fort intéressantes que tu avances, qui font état d’une dégénérescence politique droitière de la direction du NPA, tu t’inquiètes encore sur de possibles dérives. Il faut peut-être dessiner le trait, une fois pour toute, camarade Copas, et commencer à mettre l’esprit et les deux pieds dans le montage d’une nouvelle organisation politique marxiste révolutionnaire. Même cette forme défigurée appelée NPA est déjà du passé. Comme la GA. Qui dit refondation du NPA ne signifie pas rebâtir en emportant avec soi le squelette de ce NPA, mais se replacer dans l’esprit d’un autre appareil politique capable de porter le projet de cette refondation pour pouvoir justement se refonder en toute indépendance des courants réformistes et se conformer aux mœurs d’un véritable parti révolutionnaire. C’est faire ce que fait la GA, mais à l’opposé politiquement. Vous avez le projet révolutionnaire, la GA ne l’a pas. La GA a la tactique politique, vous ne l’avez pas.

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Prado le Jeu 12 Juil - 10:18

Roseau a écrit:
Pour le Brésil, tu trouveras les débats sur le site Inprecor.
Une syntèse notamment ici:
http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=47
(scission dans la section, tentatives de discussion
puis condamnation de la participation au gouvernement "social-libéral" par le IV,
création du nouveau parti PSoL par militants IV et autres).
C'est une dégénérescence classique d'une partie des MR, comparable
à la dérive des trotskistes de Ceylan dans les années 50.
Rien de nouveau avec la vieille droite de la LCR.
Le fait d'être MR n'a jamais été une assurance pour la vie
contre le découragement, la fatique et le reniement...
Il n'est pas juste de faire un parallèle entre "la vieille droite de la LCR" et ce qui s'est passé au Sri Lanka et au Brésil. Dans le cas du Brésil, un point qui est rarement souligné mais qui me semble fondamental est que du fait des succès remportés dans le Rio Grande do Sul, le bastion de DS, un très grand nombre de camarades sont devenus permanents du PT ou fonctionnaires de la mairie ou de l'Etat. Et comme "l'existence détermine la conscience".... Cette intégration progressive à l'appareil d'Etat a été suivie d'une modification radicale de l'orientation de DS et non le contraire. Elle a été facilitée par le fait que DS fonctionnait davantage comme un réseau lâche (dans un pays immense) que comme une organisation centralisée.

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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Rougevert le Jeu 12 Juil - 14:27

Je n'ai pas l'intention de rouvrir sur le fond le débat sur le foulard et la candidature d'Ilham Moussaïd. Tout a été dit et cette histoire est derrière nous.
Je voulais juste souligner, puisque nous parlons des principes fondateurs et surtout des statuts, que cette candidature posait DEJA le problème du respect des principes fondateurs, du centralisme démocratique et des statuts permettant d'exclure du parti toute personne ou militant violant les principes fondateurs.
Or, à l'époque, sur l'ancien FMR, personne (à part moi) n'a défendu les principes fondateurs et réclamé au moins l'annulation de cette candidature sous l'étiquette NPA, voire l'exclusion d'Ilham Moussaïd devant son refus de représenter le NPA avec un symbole de l'oppression des femmes sur la tête.
Voilà où moi j'en suis.
Je ne m'explique pas comment l'ex-LCR a pu renoncer à des statuts permettant de défendre le nouveau parti, pour pouvoir accueillir des milliers de nouveaux militants, mais je n'ai rien d'autre à remettre en cause dans le NPA...
A part peut-être la sollicitude touchante pour les camarades de la GA qui veulent rester jusqu'au Congrès.
On ne peut pas continuer à subir l'intolérable.
Mais j'ai vu à l'oeuvre les militants de toutes les tendances (et donc "les gauches" du NPA) et il y aurait beaucoup à dire sur leur application spontanée du centralisme démocratique.
Chacune retenant ce qui était compatible avec sa position défendue au congrès dans les actions du NPA.
Comme par exemple la manif à Tours (congrès du FN) et l'autre à Port-Diélette face au site de construction de l'EPR.

Voilà une vidéo de Philippe Poutou....

Qu'y a-t-il à critiquer dedans?

Aujourd'hui encore, je l'ai vu sur I-télé interviewé sur la fermeture du site PSA d'Aulnay.
Pas un mot, quant à moi, à redire: accord parfait.
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Toussaint le Jeu 12 Juil - 18:31

C’est faire ce que fait la GA, mais à l’opposé politiquement. Vous avez le projet révolutionnaire, la GA ne l’a pas. La GA a la tactique politique, vous ne l’avez pas.

Exactement.

Ce n'est pas tant une question de parti large mais bien de ligne politique suivie

La ligne politique était précisément concentrée comme toujours dans l'outil organisationnel que l'on se donne pour parvenir à ses fins. L'organisationnel, la structuration est toujours liée à la stratégie et souvent elle l'exprime bien mieux que tous les discours et textes. L'évolution des gens qui avaient passé tous les filtres dont tu parles a beaucoup de causes, mais elle a fait boule de neige. Cependant une des causes a été aussi l'intégration dans des appareils syndicaux tels que la CGT et la FSU à un niveau de direction, sans qu'existe un travail collectif d"élaboration, puisque la structuration en fraction syndicale avait été abandonnée. Là encore, je schématise et les contre-exemples, j'en ai moi-même. Mais sur le processus global, je pense qu'il y a quelque chose.

Enuite, désolé, mais Myriam Martin, PF Grond et bien d'autres n'ont passé aucun filtre, ils sont le résultat d'une évolution politique et organisationnelle bien antérieure, celle des années 80. Ensuite, il y a aussi ce que dit Roseau, l'épuisement et l'usure. C'est un point bien réel. Je me souviens d'une réflexion de Michel Samson au moment de 1981: "Ils militent depuis 5 ans et ils sont au pouvoir, nous on rame depuis 15 ans et pfff..." Alors on peut tirer à boulets rouges sur le copain, qui a bien servi au quotidien Rouge, mais bon... moi j'y ai vu un gros coup de fatigue et le reste, le découragement a suivi, ensuite la justification des renoncements, "il y a des choses que les copains n'ont pas comprises"... Et parce que le débordement n'a pas eu lieu, certains sont partis ici et là, on a trouvé des anciens permanents de Roto rejoindre les équipes de Martine Aubry, ou des Christian Leucate dans des cabinets ministériels... et toutes les nuances possibles, la majorité prenant sa canne à pêche, en particulier celles et ceux qui en 81 avaient vraiment cru au débordement.

Le parti large est un mot vague. Si par parti large on parle de regroupement de révolutionnaires de diverses trajectoires, en effet ce ne me semble pas un problème. Si par parti large on entend un parti sans cohésion théorique, où coexistent des structurations et des stratégies opposées, alors, désolé, on ne pourra y instaurer une ligne révolutionnaire que par des coups de force et des manoeuvres bizarres en aboutissant à la même chose: confusion, lassitude et scissions. Le NPA n'aurait pas évité la scission avec une dirextion "révolutionnaire", ni les bagarres dans la presse, tout simplement parce qu'il n'était pas construit comme un outil révolutionnaire. On en balance pas impunément des décennies d'expériences et d'analyses révolutionnaires.
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Prado le Jeu 12 Juil - 18:57

Rougevert a écrit:
Je ne m'explique pas comment l'ex-LCR a pu renoncer à des statuts permettant de défendre le nouveau parti, pour pouvoir accueillir des milliers de nouveaux militants, mais je n'ai rien d'autre à remettre en cause dans le NPA...

Je ne sais plus ce que le 1er congrès du NPA a décidé concernant les statuts. Prolonger la durée de vie des statuts provisoires adoptés lors du congrès de fondation ? En 2009, dans les statuts provisoires (qui devaient être revus après avoir été expérimentés), le projet concernant la radiation de militants avait été amendé afin de mieux protéger les minorités, notamment le groupe CRI, dont les militants avaient été pas mal malmenés dans les comités préparatoires au NPA et sur qui pesaient de lourdes menaces. Si les conditions de radiation n'avaient pas été formulées de manière très restrictive, je ne suis pas du tout sûr que la tendance Claire du NPA existerait encore !


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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Copas le Jeu 12 Juil - 20:06

Toussaint a écrit:

Enuite, désolé, mais Myriam Martin, PF Grond et bien d'autres n'ont passé aucun filtre, ils sont le résultat d'une évolution politique et organisationnelle bien antérieure, celle des années 80. Ensuite, il y a aussi ce que dit Roseau, l'épuisement et l'usure. C'est un point bien réel. Je me souviens d'une réflexion de Michel Samson au moment de 1981: "Ils militent depuis 5 ans et ils sont au pouvoir, nous on rame depuis 15 ans et pfff..."

Bien bien, ce qui était frappant à la dernière université d'été c'était que dans la droite existait énormément d'anciens , il n'y a pas que des MM, jusqu'à preuve du contraire il y a avait aussi des SJ, etc.

C'était d'ailleurs un aspect frappant, la relative jeunesse moyenne et le spectre social plus large des "gauches" et la relative ancienneté moyenne et l'étroitesse sociale des "droites". C'était un aspect frappant, quasiment physique. Et une série de membres des "droites" étaient bien des militants avec un bien long parcours créant une situation contradictoire entre leur dérive politique et le fait qu'ils avaient quand même un attachement tel qu'ils n'arrivaient pas à accepter d'être minos de ce qu'ils considéraient comme leur propriété. Par contre, c'est vrai des moins anciens ont moins de scrupules, mais...

... toujours est-il que les faits sont têtus : ce ne sont pas les nouveaux du NPA qui ont représentés "l'adversaire" politique le plus structuré dans le cadre d'une logique réformiste, mais bien un courant qui était devenu important et disparate dans la LCR, et qui a continué sa dérive jusqu'à des inversions énormes vis à vis de leur courant historique.

Encore une fois, les déclarations de la GA sont impressionantes dans la rupture et le passage vers le socialisme "par en haut" électoral.... par un appel à plier le mouvement social à une logique électorale.

Encore une fois, et comme dans bien d'autres cas, des courants bien structurés, venus du communisme peuvent très bien dégénérer la preuve.

Sur la question du parti, bien sur que le type de parti joue, mais il est enserré dans une logique et une ligne politique cohérente. Il est établi clairement que des courants très structurés, ayant mené de longs combats, peuvent très bien dégénérer.

Quand je parle de parti c'est que je pense que dans les types de sociétés que l'on connait avec d'énormes classes ouvrières, des nomenclaturas bien ossifiées, même si sérieusement amochées, une organisation révolutionnaire sera toujours en retard dans les grandes poussées sociales, seul un parti peut être à l'heure, préparé à une échelle assez large pour peser.

Une fois cette lapalissade racontée, il nous faut chercher des chemins qui permettent de construire le mouton à 5 pattes.*
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Copas le Jeu 12 Juil - 20:27

Sparta a écrit:
Je tiens à finir également par le très mauvais signal envoyé par la direction du NPA en parlant de faire de fait un bloc politique contre l'austérité, etc... en ne le situant pas là où il faut, c'est à dire dans la bataille intersyndicale, dans les entreprises, dans les établissements scolaires, etc.
Très justement camarade Copas. Le bloc, dont parle la dirction du NPA, ne peut être défini comme un commencement, mais comme une terminaison (si possible). Le commencement réside, comme tu le dis, dans l’unité des luttes des travailleurs. Le bloc ne peut être une addition des partis ou des syndicats en présence se réclamant de gauche ( ? ), même si ceux-là contrôleraient tous les travailleurs de la planète. Pour nous, tout démarre de la base en lutte. Il s’agit de fédérer les luttes des travailleurs en toute indépendance des partis réformistes et leurs satellites syndicaux et non fédérer les appareils politiques et syndicaux bureaucratisés. C’est même là la clé de l’indépendance de la classe ouvrière dans son combat propre contre le capitalisme et pour le socialisme. Et ce point est amplement développé par tant de camarades.

Ce qui me frappe un peu, Camarade Copas, c’est qu’il me semble que tes réflexions induisent un soupçon de regret à l’égard du NPA. On dirait que tu trouves les positions de la direction du NPA actuelles presque regrettables. En dépit des analyses fort intéressantes que tu avances, qui font état d’une dégénérescence politique droitière de la direction du NPA, tu t’inquiètes encore sur de possibles dérives. Il faut peut-être dessiner le trait, une fois pour toute, camarade Copas, et commencer à mettre l’esprit et les deux pieds dans le montage d’une nouvelle organisation politique marxiste révolutionnaire. Même cette forme défigurée appelée NPA est déjà du passé. Comme la GA. Qui dit refondation du NPA ne signifie pas rebâtir en emportant avec soi le squelette de ce NPA, mais se replacer dans l’esprit d’un autre appareil politique capable de porter le projet de cette refondation pour pouvoir justement se refonder en toute indépendance des courants réformistes et se conformer aux mœurs d’un véritable parti révolutionnaire. C’est faire ce que fait la GA, mais à l’opposé politiquement. Vous avez le projet révolutionnaire, la GA ne l’a pas. La GA a la tactique politique, vous ne l’avez pas.


Sparta, je mène un combat politique contre des orientations politiques que j'estime néfastes, ce n'est pas avec des câlins que je les combat, mais je pense qu'une série de divergences que je peux avoir ne sont pas de même niveau suivant les courants rencontrés dans une même organisation.

Également je n'ai jamais caché mes sympathies avec des camarades issus du PC mais sortis eux sur la gauche qui estiment nécessaire de construire un parti.

La construction du parti est une bataille globale.
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Re: Débat stratégique dans le NPA

Message  Eugene Duhring le Jeu 12 Juil - 20:48

Prado a écrit:
Roseau a écrit:
Pour le Brésil, tu trouveras les débats sur le site Inprecor.
Une syntèse notamment ici:
http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=47
(scission dans la section, tentatives de discussion
puis condamnation de la participation au gouvernement "social-libéral" par le IV,
création du nouveau parti PSoL par militants IV et autres).
C'est une dégénérescence classique d'une partie des MR, comparable
à la dérive des trotskistes de Ceylan dans les années 50.
Rien de nouveau avec la vieille droite de la LCR.
Le fait d'être MR n'a jamais été une assurance pour la vie
contre le découragement, la fatique et le reniement...
Il n'est pas juste de faire un parallèle entre "la vieille droite de la LCR" et ce qui s'est passé au Sri Lanka et au Brésil. Dans le cas du Brésil, un point qui est rarement souligné mais qui me semble fondamental est que du fait des succès remportés dans le Rio Grande do Sul, le bastion de DS, un très grand nombre de camarades sont devenus permanents du PT ou fonctionnaires de la mairie ou de l'Etat. Et comme "l'existence détermine la conscience".... Cette intégration progressive à l'appareil d'Etat a été suivie d'une modification radicale de l'orientation de DS et non le contraire. Elle a été facilitée par le fait que DS fonctionnait davantage comme un réseau lâche (dans un pays immense) que comme une organisation centralisée.
Le problème n'est pas tant dans les causes de la dérive des camarades DS brésiliens que dans la gestion de cette dérive par le SU et en particulier par sa section française. Roseau peut se défiler avec ses pirouettes de gamin de deux ans, il n'a aucun texte à l'appui d'une quelconque exlusion des renégats de DS en particulier Rossetto. La dérive de la LCR poursuivie dans le NPA en pire puisque il n'y a plus de section française au sens organisée du terme, était patent déjà ! Et on peut dégoiser à volonté comme certains le font sur ce forum sur la GA ou la GU, le secrétariat du SU sa direction française à laisser cette situation perdurer sans jamais prendre ses responsabilités.
Mais curieusement, il a fallu la faillite du NPA pour que la plupart des forumeurs tournent la tête à 180° comme les chouettes et analysent cette faillite comme puisant ses racines dans la LCR historique. Que me suis-je pris dans la gueule lorsque j'écrivais dans ce sens ... Les mêmes qui me tombaient dessus hier rivalisent aujourd'hui d'audace en pointant un doigt accusateur sur ce fond déformé historique ! La vie suit parfois un parcours diabolique !

Eugene Duhring

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