Quelle alternative politique ?

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Quelle alternative politique ?

Message  Sparta le Dim 1 Juil - 19:03

« Gauche radicale » ou révolution socialiste ?

Depuis le début de la crise économique, on entend fréquemment parler de la « gauche radicale », d’autant plus que ce courant politique obtient des scores électoraux non négligeables. Qu’ont en commun, par exemple, Die Linke en Allemagne, le Front de gauche (FG) en France, Syriza en Grèce, le Bloc de gauche (BE) au Portugal ? Pour la plupart des commentateurs politiques, ces regroupements constituent la « gauche de la gauche », c’est-à-dire l’aile gauche de l’échiquier parlementaire.
Pour autant, une question fondamentale se pose : est-ce que ces regroupements peuvent constituer une alternative politique pour les travailleurs et les jeunes dans le contexte de la crise du système capitaliste que nous vivons actuellement ? Pour répondre à cette question, il convient de rappeler d’où viennent ces organisations politiques et quel est leur programme politique.

Renouveau de la « gauche » ou décomposition politique ?

Ces organisations, malgré quelques particularités nationales, présentent des origines communes. Toutes ces formations sont apparues après la chute du mur de Berlin, dans le contexte de l’effondrement de la bureaucratie stalinienne et dans le cadre de la reconnaissance par la social-démocratie du caractère indépassable du capitalisme, débouchant sur son adhésion au néo-libéralisme.

Elles incorporent soit l’intégralité soit certains des secteurs provenant de l’ancien appareil stalinien. En Allemagne, Die Linke s’est formée autour de l’appareil de l’ancien SED (parti communiste d’Allemagne de l’Est) ; en France le Front de gauche intègre le parti communiste ; au Portugal et en Grèce, le BE et Syriza intègrent des secteurs qui appartenaient auparavant aux partis communistes de ces pays.

Des secteurs issus du prétendu Secrétariat unifié (SU) de la 4e Internationale sont l’autre composante politique qui joue un rôle important dans ces regroupements. C’est le cas au Portugal, où l’ancienne section du SU, le PSR, a joué un rôle déterminant dans la fondation du BE.

C’est également le cas en France, où le processus est en cours : une partie de l’ancienne section française du SU, la LCR, intègre désormais le FG ; il s’agit de la Gauche unitaire. Récemment, une partie du NPA est allée dans le même sens ; il s’agit de la Gauche anticapitaliste. Au lendemain de la présidentielle O. Besancenot a, lui aussi, esquissé un pas dans le même sens, en adressant un appel à l’unité avec le FG. En Grèce et surtout en Allemagne, le rôle joué par les organisations issues du SU a été moindre.

Alors, renouveau de la « gauche », vraiment ? En fait on voit que la « gauche radicale » repose principalement sur les appareils des anciens partis staliniens, dans une moindre mesure sur l’alliance de secteurs de cette ancienne bureaucratie stalinienne en pleine décomposition avec certains secteurs du SU, eux aussi en bien mauvaise posture après la chute du mur de Berlin.

Si l’on regarde l’histoire de ces courants, on se rend compte que cette alliance ne constitue pas une surprise. Dans le contexte de la « Guerre froide », l’autoproclamé Secrétariat unifié de la 4e Internationale avait analysé que la bureaucratie stalinienne avait un caractère contradictoire : bureaucratique mais, en même temps, « plus progressiste » que l’impérialisme. C’est la raison pour laquelle, en 1953, le SU avait décidé de ne pas soutenir la grève héroïque des ouvriers de Berlin réprimée dans le sang par le SED et les chars russes envoyés par le Kremlin… et d’entrer dans les PC.

Un programme de réformes à l’ère de l’impérialisme ?

Fondamentalement ce qui unit ces différents courants politiques, à l’heure actuelle, est la perspective politique électoraliste. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder un peu en arrière. Dans les années 1970, le parti communiste français (PCF) a abandonné la perspective de la dictature du prolétariat et le principe du centralisme démocratique, c’est-à-dire de la prise révolutionnaire du pouvoir par les travailleurs, aidés par des véritables partis organisés dans ce but regroupés dans une internationale. Le SU a, quant à lui, fait la même démarche dans les années 1990.

L’ancêtre du NPA, la LCR, a franchi ce pas au début des années 2000. Est-ce qu’il s’agit d’un point de détail ? Certainement pas, il correspond au fait que ces deux secteurs politiques ont officiellement renoncé à prendre le pouvoir par la voie révolutionnaire pour renverser le capitalisme et instaurer le socialisme.

En France, la LCR puis le NPA ont tout misé sur les résultats électoraux en avançant des formules aussi fumeuses que la « démocratie jusqu’au bout ». Le Front de gauche a été dans la même direction lors de la dernière élection présidentielle. Son candidat parlait d’« insurrection citoyenne », de « révolution par les urnes » !

Suivant le raisonnement de ces organisations, dans la phase impérialiste du capitalisme pourrissant, il serait possible de changer les choses pacifiquement avec un simple bulletin de vote. Il serait donc possible d’améliorer la condition des travailleurs sans remettre en question le système dans son ensemble. C’est la négation la plus élémentaire des enseignements de Marx, Lénine et Trotski !

Ces organisations prennent pour modèles des dirigeants d’Amérique latine tels qu’Evo Morales et Hugo Chavez qui se réclament du « socialisme du xxie siècle ». Or, ce « socialisme », qui a la particularité de ne pas en être un puisqu’il ne remet pas en cause la propriété privée des moyens de production et d’échange, apparaît de plus en plus pour ce qu’il est réellement. Après avoir réprimé le mouvement syndical et social, ses dirigeants sont confrontés à des mobilisations sociales sans précédent, où les travailleurs jouent un rôle de première importance.

Hier encore, ces différentes organisations, le BE, le FG, le NPA, Die Linke, Syriza défendaient un aménagement de l’Union européenne, c’est-à-dire un aménagement du capitalisme, comme si le capitalisme pouvait être « aménagé ». Aujourd’hui, la tâche est plus périlleuse. Ils disent vouloir renégocier les dettes publiques et privées créées par les capitalistes et utilisées par ces derniers pour écraser les peuples d’Europe. Selon les particularités nationales, les termes changent un peu – audit, renégociation, soumettre le paiement de la dette à un référendum – mais la logique est toujours la même. Il s’agit d’essayer de faire respecter les institutions bourgeoises et la propriété privée des moyens de production et d’échange. Bref, pour ces organisations, il ne faut surtout pas rompre avec le capitalisme ni avancer la perspective du socialisme.

Les organisations citées plus haut misent tout sur leurs résultats aux élections. Leurs dirigeants pensent que la crise va leur être favorable et ils font croire qu’ils vont pouvoir mettre en place leur programme « radical » ou bien « infléchir vers la gauche » la politique des gouvernements en place. Faisons deux remarques à ce sujet.

Premièrement, à l’époque actuelle où le capitalisme n’est plus vecteur de progrès, il est illusoire de penser que l’on peut faire des réformes, aussi minimes soient-elles, pour améliorer les conditions de travail et de vie des travailleurs, car cela signifie l’affrontement immédiat avec les intérêts des capitalistes. Les tentatives de ce genre se sont soldées soit par des dictatures militaires, soit par une politique complètement en faveur des intérêts capitalistes.

Deuxièmement, sur le terrain des élections et des institutions parlementaires, la bourgeoisie aura toujours le dernier mot, pour la simple raison que c’est son terrain, ce sont ses institutions régies par ses lois, garanties par sa justice, sa police et son armée. C’est pour cette raison que nous, marxistes révolutionnaires, disons clairement que les élections constituent un miroir déformé des rapports entre les classes.
C’est uniquement si l’affrontement se déroule sur le terrain de la lutte des classes, c’est-à-dire dans le cadre de manifestations, de grèves, d’assemblées générales et de comité de grève, de contrôle ouvrier sur la production, etc., que la classe ouvrière pourra sortir vainqueur de sa lutte contre les capitalistes. Croire et faire le contraire quand on prétend représenter les intérêts du mouvement ouvrier, c’est sombrer dans ce que, déjà en leur temps, Marx et Engels avaient appelé le « crétinisme parlementaire ».

Crétinisme parlementaire et opportunisme

Pour justifier leur stratégie électorale, les mouvements de la « gauche radicale » s’appuient sur les résultats qu’ils obtiennent aux élections. En 2009, le BE a eu plus de 10 % des suffrages exprimés aux élections législatives. La même année, Die Linke a eu plus de 11 % aux élections législatives allemandes, obtenant ainsi un groupe de 76 députés au Bundestag, le Parlement allemand.

En France, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a obtenu 11,1 % des voix à l’élection présidentielle de mai 2012. En Grèce, la coalition Syriza a fait un score de 16,8 % aux élections législatives du même mois, obtenant 52 députés et se plaçant en deuxième position derrière le parti traditionnel de la bourgeoise, Nouvelle démocratie, mais devant le PASOK, le parti social-démocrate grec.

Ces organisations seraient-elles en train de créer une dynamique électorale favorable à la défense des intérêts des travailleurs ? Serait-il tout de même « progressiste » de voter pour ces organisations parce qu’elles sont plus « à gauche » que les autres ? En réalité, c’est exactement le contraire qui se passe. Ces organisations non seulement ne répondent pas aux aspirations des travailleurs, mais elles s’opposent à leurs intérêts. Il faut rappeler qu’à divers niveaux, les partis politiques qui composent ces regroupements électoraux participent à l’application des politiques d’austérité et à la gestion des affaires capitalistes.

Rappelons par exemple que le PCF a participé au gouvernement PS de Lionel Jospin (1997-2002) pendant lequel de nombreuses entreprises publiques ont été privatisées, des directives européennes de libéralisation de certains secteurs économiques ont été votées (chemins de fer, gaz, électricité), des postes ont été supprimés dans la fonction publique, le droit du travail flexibilisé (c’est un des aspects de la loi-cadre dite des 35 heures), les lycées professionnels ont été jetés en pâture au entreprises privées (Mélenchon était alors ministre de l’Enseignement professionnel !) et l’on pourrait encore multiplier les exemples.

Actuellement, le PCF et le Parti de gauche, qui intègrent le Front de gauche, gèrent des mairies, des départements et des régions, avec tout ce que cela implique en termes de coupes budgétaires et de privatisation dans le cadre de la décentralisation.

N’oublions pas non plus que le FG dirige de nombreux secteurs de la bureaucratie syndicale qui refuse d’unifier les luttes en cours ou qui organise la défaite des travailleurs comme ce fut le cas lors du mouvement contre la réforme des retraites en octobre 2010. Pas sûr, dans ce contexte, que les résultats du FG s’améliorent à l’avenir. D’ailleurs, à l’élection présidentielle, ils ont été largement inférieurs à ce qu’attendaient les principaux dirigeants.

En Allemagne, Die Linke, qui a été fondée par Oskar Lafontaine, ancien ministre de G. Schröder et ancien président du SPD (parti social-démocrate), gère aussi des Länder et des mairies avec le SPD et les verts, en appliquant, bien évidemment, les coupes budgétaires, notamment en ex-Allemagne de l’Est.

Les travailleurs ne s’y sont pas trompés : au cours des dernières élections régionales partielles, Die Linke a enregistré de sévères revers électoraux. En Rhénanie-du-Nord - Westphalie, Die Linke n’a obtenu que 2,5 % des suffrages en avril dernier.

Au Portugal, le BE a payé cher ses prises de position entre 2009 et 2011 ‑ soutien du candidat du PS aux élections présidentielles (alors que ce parti a appliqué plusieurs plans d’austérité), vote en faveur de l’intervention de l’Otan en Libye au Parlement européen, vote en faveur de la participation du Portugal au prêt de l’UE à la Grèce en contrepartie de l’application de mesures d’austérité, prise de position en faveur de la renégociation de la dette et non son annulation.

Résultat, lors des élections législatives anticipées de 2011, le BE a perdu près de 300 000 voix par rapport à 2009 et la moitié de ses parlementaires.

En Grèce, Syriza est donnée en tête des intentions de vote pour les législatives de juin 2012. Admettons que cette formation remporte effectivement les élections. Quelle politique va-t-elle appliquer dans les faits ? Si cette coalition électorale a refusé de former un gouvernement avec les partis qui ont appliqué les mesures de la Troïka FMI-BCE-UE, elle fait des contorsions aujourd’hui pour appeler à un audit de la dette mais se garde bien d’appeler à son annulation. C’est-à-dire que cette organisation considère qu’au moins une partie de la dette est légitime, et donc qu’il faut la payer. Attention aux illusions électorales et aux lendemains qui déchantent !

Quelle alternative politique ?

Aujourd’hui, face à la violence de la crise du système capitaliste, les regroupements électoraux issus de la décomposition du stalinisme et du SU montrent leur vrai visage.

Dans un contexte d’aiguisement de la lutte des classes, les travailleurs et les jeunes sont de plus en plus nombreux à se détourner des projets électoralistes ‑ c’est ce que montre l’abstention ouvrière massive ‑ et ils cherchent les voies de l’offensive sur le terrain de la lutte de classe ‑ c’est ce que montre la multiplication des grèves à travers l’Europe.

Ils ont plus que jamais besoin d’organisations ouvrières réellement indépendantes de la bourgeoisie et de ses institutions, qui se battent pour le renversement du capitalisme.

C’est sur le terrain de la lutte des classes, à travers la mobilisation permanente et unie des travailleurs et des jeunes que l’on pourra réellement ouvrir une alternative à la barbarie capitaliste : cette alternative, c’est le renversement du capitalisme, c’est le socialisme, c’est-à-dire la collectivisation des moyens de production et d’échange, c’est un gouvernement des travailleurs pour les travailleurs, ce sont les États-Unis socialistes d’Europe. Et toutes les conditions sont réunies pour avancer dans une telle direction !

Groupe Socialiste Internationaliste (Mathieu)
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Message  Roseau le Lun 2 Juil - 4:14

Pas du tout informé ce Mathieu.
Autant la critique du réformisme de la gauche radis(cale) est juste,
autant mettre toute la IV ou tout le NPA dans les fronts réformistes
est une affabulation totale.
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Message  Richard Heiville le Lun 2 Juil - 22:31

Dans un contexte d’aiguisement de la lutte des classes, les travailleurs et les jeunes sont de plus en plus nombreux à se détourner des projets électoralistes ‑ c’est ce que montre l’abstention ouvrière massive ‑ et ils cherchent les voies de l’offensive sur le terrain de la lutte de classe ‑ c’est ce que montre la multiplication des grèves à travers l’Europe.

44% de non votants=44% de révolutionnaires prêts à en découdre? Sans blague?
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Message  Sparta le Mar 3 Juil - 7:02

Richard Heiville a écrit:
Dans un contexte d’aiguisement de la lutte des classes, les travailleurs et les jeunes sont de plus en plus nombreux à se détourner des projets électoralistes ‑ c’est ce que montre l’abstention ouvrière massive ‑ et ils cherchent les voies de l’offensive sur le terrain de la lutte de classe ‑ c’est ce que montre la multiplication des grèves à travers l’Europe.

44% de non votants=44% de révolutionnaires prêts à en découdre? Sans blague?

Camarade Heiville, ça ne parle pas de non-votants en général, mais de non-votants appartenant à la classe ouvrière. Ceux-là, qui se sont détournés du vote, ont démontré qu'ils cherchaient autre chose... en dehors des élection dans cette phase de crise du capitalisme. Ils cherchaient le combat révolutionnaire. S'ils avaient cherché le maintien du capitalisme, ils auraient simplement voté.

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Message  Richard Heiville le Mar 3 Juil - 8:07

Camarade Heiville, ça ne parle pas de non-votants en général, mais de non-votants appartenant à la classe ouvrière.

Me voilà rassuré.


Ceux-là, qui se sont détournés du vote, ont démontré qu'ils cherchaient autre chose... en dehors des élection dans cette phase de crise du capitalisme. Ils cherchaient le combat révolutionnaire. S'ils avaient cherché le maintien du capitalisme, ils auraient simplement voté.

Les bras m'en tombent Shocked
Il faudrait que j'informe mes collègues (des jeunes) que s'ils n'ont pas voté c'est parce qu'ils cherchent "le combat révolutionnaire".
Y en a bien un qui va me répondre: le combat quoi? cheers

Vous avez dit "autiste"?
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Message  Sparta le Mar 3 Juil - 8:38

Richard Heiville a écrit:
Camarade Heiville, ça ne parle pas de non-votants en général, mais de non-votants appartenant à la classe ouvrière.

Me voilà rassuré.


Ceux-là, qui se sont détournés du vote, ont démontré qu'ils cherchaient autre chose... en dehors des élection dans cette phase de crise du capitalisme. Ils cherchaient le combat révolutionnaire. S'ils avaient cherché le maintien du capitalisme, ils auraient simplement voté.

Les bras m'en tombent Shocked
Il faudrait que j'informe mes collègues (des jeunes) que s'ils n'ont pas voté c'est parce qu'ils cherchent "le combat révolutionnaire".
Y en a bien un qui va me répondre: le combat quoi? cheers

Vous avez dit "autiste"?

Camarade Heiville, tu sais bien que cette phrase, qui te sert de levier, est indissociable du texte tout entier. Dune part, l'auteur ne fait pas référence aux bourgeois non-votants pour faire le combat révolutionnaire. Et, de l'autre, l'auteur détermine une certaine logique politique en disant que les travailleurs qui ne sont pas allés voter s'inscrivent dans la velléité d'un combat révolutionnaire. Ils veulent autre chose que l'urne : la lutte révolutionnaire. Enfin, tu peux toujours trouver des travailleurs qui te diront "le combat, quoi ?", mais, tu trouveras aussi ceux qui te diront "le combat révolutionnaire, oui". L'auteur ne les a pas comptés. Toi aussi. L'auteur part d'une appréciation ponctuelle relative à l'urne pour tirer une conclusion logique, celle du "combat révolutionnaire" des travailleurs qui n'ont pas voté. En tout cas, ces travailleurs n'ont pas voté parce qu'ils n'ont pas aimé voter. C'est déjà une grosse rupture politique. Et, bien sûr, je te fais l'économie d'une dissertation sur ceux qui avaient affaire ce jour-là.

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Message  Toussaint le Mar 3 Juil - 18:34

Il faudrait que j'informe mes collègues (des jeunes) que s'ils n'ont pas voté c'est parce qu'ils cherchent "le combat révolutionnaire".
Y en a bien un qui va me répondre: le combat quoi?

Moui, pas étonnant, si c'est toi le militant révolutionnaire du coin! Cela ne fait que démontrer la nécessité d'une orga révolutionnaire.
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Message  GGrun le Mar 3 Juil - 19:45

Toussaint a écrit:
Il faudrait que j'informe mes collègues (des jeunes) que s'ils n'ont pas voté c'est parce qu'ils cherchent "le combat révolutionnaire".
Y en a bien un qui va me répondre: le combat quoi?

Moui, pas étonnant, si c'est toi le militant révolutionnaire du coin! Cela ne fait que démontrer la nécessité d'une orga révolutionnaire.

Blabla de comptoir encore. Abstentionniste = du con qui s'interesse à rien. oui c'est le total sauf un de mes copains, anar. en faire des refuzsniks, c'est analyser la CLASSE en lisant Paris Match version trotskiste bien sur.
Aret prendre vessie pour lanterne. La seule part vraie de l'abstentionnisme c'est tous pourris. Mais même pas : alors ils vot FN. Quand ils votent pas c'est mieux. Mais en faire une adhès au "COMBAT REVOLUTIONNAIRE" , c'est plus du marxisme, cé de l'ethnopolitique à tendance dominante mystico trotsko.
Eteignez les bougies camarades, aret la moket, prend de la bonne

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Message  Richard Heiville le Mer 4 Juil - 6:05

Moui, pas étonnant, si c'est toi le militant révolutionnaire du coin! Cela ne fait que démontrer la nécessité d'une orga révolutionnaire.

Je ne mets pas la charrue avant les boeufs (je n'insulte personne). Avant de parler de révolution, il faudrait peut-être une élévation de la conscience de classe et un début de politisation des gens, bref, un peu d'éducation politique (pas de l'endoctrinement-bulldozer bête et méchant ). Faire de l'agitation pour renvoyer les gens à leur propre impuissance, c'est terrible.

Dune part, l'auteur ne fait pas référence aux bourgeois non-votants pour faire le combat révolutionnaire.
C'est à cause de mon avatar que tu te sens obligé de me préciser cela? je vais te révéler un secret, ce n'est pas un avatar, c'est un miroir... Very Happy


Et, de l'autre, l'auteur détermine une certaine logique politique en disant que les travailleurs qui ne sont pas allés voter s'inscrivent dans la velléité d'un combat révolutionnaire. Ils veulent autre chose que l'urne : la lutte révolutionnaire.

C'est plus que de l'aveuglement que de se raconter des trucs pareils.
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Message  Sparta le Mer 4 Juil - 14:46

Richard Heiville a écrit:
Moui, pas étonnant, si c'est toi le militant révolutionnaire du coin! Cela ne fait que démontrer la nécessité d'une orga révolutionnaire.

Je ne mets pas la charrue avant les boeufs (je n'insulte personne). Avant de parler de révolution, il faudrait peut-être une élévation de la conscience de classe et un début de politisation des gens, bref, un peu d'éducation politique (pas de l'endoctrinement-bulldozer bête et méchant ). Faire de l'agitation pour renvoyer les gens à leur propre impuissance, c'est terrible.

Dune part, l'auteur ne fait pas référence aux bourgeois non-votants pour faire le combat révolutionnaire.
C'est à cause de mon avatar que tu te sens obligé de me préciser cela? je vais te révéler un secret, ce n'est pas un avatar, c'est un miroir... Very Happy


Et, de l'autre, l'auteur détermine une certaine logique politique en disant que les travailleurs qui ne sont pas allés voter s'inscrivent dans la velléité d'un combat révolutionnaire. Ils veulent autre chose que l'urne : la lutte révolutionnaire.

C'est plus que de l'aveuglement que de se raconter des trucs pareils.

Camarade Heiville, ton avatar, je connais sa petite histoire.J'y suis un peu lié.

Camarade Heiville, si aveuglement y a, montre moi la lumière... au delà d'une simple affirmation. L'auteur, dont nous discutons le texte, a, au moins, l'amabilité de soutenir son affirmation par une analyse politique. Et toi, camarade Heiville, tu dis quoi ?

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Message  Richard Heiville le Mer 4 Juil - 23:42

Et toi, camarade Heiville, tu dis quoi ?

Je réagis en indiquant une affirmation que j'estime grossière dans le texte ci-dessus.

Non, ceux qui ne votent pas, même s'ils habitent dans ma cité HLM n'ont pas, pour la majorité d'entre-eux, de velléités révolutionnaires.
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Message  Sparta le Jeu 5 Juil - 10:17

Richard Heiville a écrit:
Et toi, camarade Heiville, tu dis quoi ?

Je réagis en indiquant une affirmation que j'estime grossière dans le texte ci-dessus.

Non, ceux qui ne votent pas, même s'ils habitent dans ma cité HLM n'ont pas, pour la majorité d'entre-eux, de velléités révolutionnaires.

Camarade Heiville, il y a une certaine différence, pour les marxistes (dont l'auteur du texte), entre "conscience révolutionnaire" et "velléité d'un combat révolutionnaire". Le premier suppose la conscience et la connaissance des objectifs révolutionnaires attenant à l'avènement d'un gouvernement ouvrier sous l'étendard du socialisme. Le deuxième suppose une volonté de participation au combat révolutionnaire sans toutefois être dans l'appropriation de l'ensemble du projet révolutionnaire. C'est un peu le cas de tes camarades de cité qui n'ont pas voulu voter, voulant autre chose que l'urne, voulant plus radical que l'urne face au système capitaliste que défendait Sarkosy et que promettait de défendre Hollande. Et plus radical que l'urne, ça doit être une volonté d'un combat révolutionnaire (grèves, manifs, occupations des usines...) dans le contexte actuel de la crise du système capitaliste français. Camarade Heiville, un camarade révolutionnaire n'est pas expressément un camarade avec un fusil. En outre, camarade Heiville, le texte parle des travailleurs insérés dans un boulot, pas des citoyens de ta cité insérés dans une famille. L'implication politique du lieu de travail est très importante pour le processus révolutionnaire et, surtout, sa direction.

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