Science, scientisme et productivisme

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  dug et klin le Jeu 21 Juin - 10:06

verié2 a écrit:

Personne ne te contredira sur ces "grands penseurs" en question. Mais sont-ils plus représentatifs de l'ensemble des décroissants et des écologistes que les Posadistes (qui préconisaient le Front Unique avec les extra-terresestres) ne sont représentatifs des trotskystes ? Ou même, sans aller jusqu'aux Posadistes, les adhérents du "Parti des maires de France" ?


Verié,tu pourrais faire l'éffort de lire mes méssages et de chercher a les comprendre,avant d'y répondre.Tes exemples sont a coté de la plaque,les theses(foutaises?)des Posadistes ont été critiquées et rejetées publiquement par la quasi totalité des Trotskistes,c'est aussi en grande partie le cas pour la production intellectuelle nationalo du parti des maires de France.Ce que je soulignais,c'est que chez les décroissants,il y a des penseurs/leadeurs recconnus qui sont franchement réacs et qu'il n'y a pas,a ma connaissance,de groupe qui s'en démarque.De plus le NPA a intégré dans ses rangs quelques décroissants sans leur demander de se prononcer clairement contre les positions les plus réacs comme celle ci.

dug et klin

Messages : 813
Date d'inscription : 07/02/2012
Localisation : quelque part entre St-Malo et Collioure en passant par Sarlat

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  verié2 le Jeu 21 Juin - 10:22

Dug
Ce que je soulignais,c'est que chez les décroissants,il y a des penseurs/leadeurs recconnus qui sont franchement réacs et qu'il n'y a pas,a ma connaissance,de groupe qui s'en démarque.De plus le NPA a intégré dans ses rangs quelques décroissants sans leur demander de se prononcer clairement contre les positions les plus réacs comme celle ci.
J'ai entendu parler de la participation de décroissants au NPA, mais je n'en ai, pour ma part, jamais rencontré. J'ignore donc totalement ce qu'ils pensent. Mais il me semble absolument évident qu'ils ne peuvent pas être au NPA et défendre les théories malthusianistes et impérialistes que tu a signalées.

Tu leur reproches de ne pas s'en être démarqués. Mais, quand tu rentres à LO, on ne te demande pas de te démarquer des positions du "Parti des maires" ou des (rares) trotskystes qui ont collaboré au régime de Vichy. On te demande d'approuver l'essentiel des positions de LO.(Bien des sympathisants et même des militants de LO ignorent d'ailleurs probablement les positions de tous les groupes trotskystes pendant la guerre, voire celles du POI aujourd'hui.) Le NPA a lui aussi des positions publiques, même si je t'accorde qu'elles sont plus floues que celles de LO, et ces positions ne contiennent évidemment pas la revendication de couper l'aide médicale au tiers monde !

Donc, ça me parait un très mauvais procès. Les Staliniens parlaient "d'hitléro-trotskystes" en prenant notamment pour prétexte le cas de ces trotskystes collabos, mais tapaient sur tous les trotskystes avec lesquels ils les assimilaient. Devrait-on parler de facho-décroissants ou d'écolos-fachos ? La technique de l'amalgame ne doit pas faire partie de nos méthodes.

verié2

Messages : 8449
Date d'inscription : 11/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  gérard menvussa le Jeu 21 Juin - 12:00

Tu prend l'exemple "canonique" de "l'aide médicale aux pays du tiers monde" dont les décroissants préconiseraient l'arrêt immédiat pour les qualifier de "salauds" ? Mais peut tu nous citer un message sourcé provenant des décroissants, et développant cette idée ? Parce que a priori, je serais plutot d'accord avec eux...

La soi disant "aide" des pays riches en Afrique ou dans les pays asiatiques les plus pauvres est une véritable catastrophe, aux effets redoutables. C'est cette aide qui explique largement que la famine continue de sévir en Afrique (sans compter les guerres importée par l'appétit de l'occident pour les ressources "naturelles" de la région, en particulier dans la région des Grands Lacs et dans la corne de l'afrique.

D'ailleurs je me souviens vaguement d'articles critiquant ladite "aide" des pays impérialistes dans les journaux de l'union communiste (la LO et "Lutte de classe"), quand j'y étais ! De 78 à 84, c'était "politiquement correct" de critiquer l'impérialisme quand il se travestissait des plume de la charité chrétienne, et maintenant on est un salaud quand on rappelle certaines vérités ? Décadence d'un courant politique...

gérard menvussa

Messages : 6658
Date d'inscription : 06/09/2010
Age : 59
Localisation : La terre

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Rougevert le Jeu 21 Juin - 12:03

Je pense que Dug et Klin, ,'est passez informé pour connaître le problème en finesse, mais veut simplement suggérer que les Décroissants veulent laisser crever les Africains du SIDA, du paludisme et de malnutrition....

dug et klin a écrit:
Rougevert a écrit:Imbécilité congénitale, abrutis réactionnaires, connards de curetons ou de rabbins, niaiseries, voilà l'inventaire complet de la dialectique de Vals quand on lui parle d'écologie et de décroissance. Laughing

Moi,je me contenterai de"pourris"et de"salops hyppocrites" concernant la plus-part des décroissants.En effets,"pourris"pour certains de leurs grands penseurs qui ont préconisés l'arret total de toutes aides médicales et alimentaires aux peuples Africains,et cela pour relancer la"sélection naturelle".Balancer une telle crapulerie il fallait le faire et ne pas la condamner,ce qui est le cas des salops hyppocrites,militants de base de la décroissance(du moins a ma connaissance)est une attittude dégueulasse.Je ne serai pas fier d'etre au NPA qui a ouvert les bras a des membres de ce courant,et les a acceuilli sans meme leur demander de rejeter cette position.

Les "grands penseurs" des Décroissants sont Paul Ariès et Serge Latouche.
Je te prie donc de bien vouloir fournir les preuves de ce que tu avances:
-une citation extraite d'un livre ou d'un article.
-un lien vers une page d'un site.
-une vidéo.

En attendant, ( Wink , car je suis sûr que tu ne trouveras rien d'autre que tes préjugés) je dénonce ton message comme diffamatoire et mensonger...en plus d'être stupide, injurieux et d'une indigence rare(ça va souvent ensemble Very Happy )

Extrait des principes fondateurs du NPA:
"L’urgence écologique implique de rejeter l’idée d’une expansion illimitée et dévastatrice de la domination de l’humanité sur la nature et par conséquent de toute forme de productivisme. Sur les questions climatiques, énergétiques et alimentaires, inverser la logique de destruction de la planète exige une planification démocratique. En opposition aux modes de production et de consommation actuels, nous proposons la relocalisation de l’économie, la redistribution des richesses, la décroissance de la consommation des ressources non renouvelables et la remise en cause de secteurs d’activité énergétivores, inutiles, polluants ou dangereux, en particulier le nucléaire."

Rougevert

Messages : 2069
Date d'inscription : 06/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  gérard menvussa le Jeu 21 Juin - 12:20

C'est vrai que D&K ne connait pas les textes "initiaux" mais ceux ci passé par la moulinette a préjugé des scientistes les plus obtus (ou les plus intéressés)

Par ailleurs, un point de vue la dessus de notre camarade Daniel Tanuro


La décroissance et le Sud

Par Daniel Tanuro



Publié le mardi 7 novembre 2006 par ptit pierre.



Point de départ de Latouche dans sa réflexion sur le tiers-monde : le développement serait un concept européen, une culture basée sur « la croyance en un temps cumulatif et linéaire et l’attribution à l’homme de la mission de dominer la nature, d’une part, et la croyance en la raison calculatrice pour organiser son action, d’autre part » (1). Typiquement européenne, cette culture, écrit Latouche, « s’origine clairement dans le fonds culturel juif, dans le fonds culturel grec, et dans leur fusion ». Et il poursuit : « En-dehors des mythes qui fondent la prétention à la maîtrise de la nature et en dehors du schéma continu, linéaire et cumulatif du temps, les idées de progrès et de développement n’ont rigoureusement aucun sens et les pratiques techniques et économiques qui en découlent sont totalement impossibles parce que insensées ou interdites ».

Cette vision du développement, du progrès et de la maîtrise de la nature comme des phénomènes européens ne correspond pas à la réalité historique. L’agriculture a probablement été inventée en Afrique, les premiers systèmes hydrauliques de culture irriguée ont été mis au point en Egypte et en Mésopotamie 5000 ans avant le présent, puis appliqués à la riziculture en Chine et dans le Sud-est asiatique. L’Egypte antique excitait la convoitise parce que son agriculture était au moins dix fois plus productive que les systèmes grecs ou romains de culture à jachère (2). Les êtres humains se sont toujours attachés à améliorer leur sort, donc à s’affranchir dans la mesure du possible des contraintes naturelles par des techniques augmentant la productivité du travail. Le développement est une donnée universelle, indissociable du fait que notre espèce produit socialement sa propre existence par la médiation de l’outil. En faisant abstraction du mode social de développement, Latouche est conduit à chercher l’origine du colonialisme et du néocolonialisme chez Charlemagne et les Vikings, ce qui n’a aucun sens.

Mais il y a plus grave que ces désaccords sur l’histoire longue : en définissant le développement comme une caractéristique culturelle occidentale, Latouche réécrit l’histoire moderne des relations Nord-Sud. Ces relations, selon lui, ne relèvent pas du pillage mais de la conversion culturelle : « L’occidentalisation, écrit-il, n’est pas le résultat d’un mécanisme économique (...), mais d’une déculturation » (3). Instruments de celle-ci : « l’introduction des valeurs occidentales, celles de la science, de la technique, de l’économie, du développement, de la maîtrise de la nature. Il s’agit d’une véritable conversion ». La violence n’a joué qu’un rôle secondaire : « l‘orgie sanguinaire des conquistadores » et « la ponction des richesses » « ne sont que des bavures, spectaculaires certes, mais à tout prendre tout à fait secondaires ». « Le véhicule de la conversion ne peut être la violence ouverte ou le pillage même déguisé en échange marchand ‘inégal’, c’est le don ». Car « les sociétés peuvent se défendre contre la violence et le pillage.(...) En revanche, on ne refuse pas la médecine qui sauve la vie, le pain qui soulage la misère, l’objet inconnu et magique qui séduit et dont on peut retirer du prestige dans sa propre culture ». Les sociétés non occidentales ont été « piégées » par le « culte occidental pour la vie, et son revers profane, qu’il n’y a pas d’au-delà ».

Les conclusions politiques de cette analyse sont sidérantes : quoiqu’il soutienne l’abolition de la dette du tiers-monde, Latouche estime que le problème, en fait, n’est pas là : « En dénonçant l’impérialisme économique, écrit-il, les radicaux occidentaux (poursuivent) d’une autre façon l’occidentalisation du monde, tandis qu’en se lançant à corps perdu dans la bataille du développement, leurs émules du tiers-monde (approfondissent) ce processus ». Quelle est la solution alors ? « En ce qui concerne les pays du Sud, il s’agit moins de décroître (ou de croître, d’ailleurs) que de renouer le fil de leur histoire rompu par la colonisation (...) pour se réapproprier leur identité » (4). Selon Latouche, cette réappropriation identitaire serait en marche à travers les réseaux de débrouille et d’entraide basés sur la famille traditionnelle, tels qu’ils fonctionnent dans les bidonvilles du Sud. Il est troublant qu’une telle idéalisation de la misère soit perçue par une partie du mouvement altermondialiste comme porteuse d’un projet global de société, émancipateur et alternatif au capitalisme. D’autant plus que la « réappropriation identitaire » évoquée par Latouche réserve elle aussi des surprises, ainsi que nous le verrons dans un prochain article...
P.-S.

(1) S. LATOUCHE, L’occidentalisation du monde, La Découverte, 2005, p. 65

(2) P. MAZOYER et L. ROUDART, Histoire des agricultures du monde, Seuil 1997, p. 213.

(3) S. LATOUCHE, op. cit., p. 84 et suivantes.

(4) S. LATOUCHE, « Survivre au développement », Mille et une Nuits, 2004, p.101

gérard menvussa

Messages : 6658
Date d'inscription : 06/09/2010
Age : 59
Localisation : La terre

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Rougevert le Jeu 21 Juin - 13:01

Quelle est la solution alors ? « En ce qui concerne les pays du Sud, il s’agit moins de décroître (ou de croître, d’ailleurs) que de renouer le fil de leur histoire rompu par la colonisation (...) pour se réapproprier leur identité » (4). Selon Latouche, cette réappropriation identitaire serait en marche à travers les réseaux de débrouille et d’entraide basés sur la famille traditionnelle, tels qu’ils fonctionnent dans les bidonvilles du Sud. Il est troublant qu’une telle idéalisation de la misère soit perçue par une partie du mouvement altermondialiste comme porteuse d’un projet global de société, émancipateur et alternatif au capitalisme. D’autant plus que la « réappropriation identitaire » évoquée par Latouche réserve elle aussi des surprises, ainsi que nous le verrons dans un prochain article...
Latouche n'idéalise rien, il observe seulement les dynamiques qui sont à l'oeuvre.
Et je ne vois aucune idéalisation de la misère.
A moins que l'on considère qu'une situation pré-coloniale est un état de misère, ce qui est typiquement un alibi pour la colonisation.


Dernière édition par Rougevert le Jeu 21 Juin - 16:16, édité 1 fois

Rougevert

Messages : 2069
Date d'inscription : 06/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Vals le Jeu 21 Juin - 13:13

La décroissance, un point de vue parfaitement réactionnaire


Si les années quatre-vingt-dix ont vu émerger et se développer les idées de l’altermondialisme, ce courant est aujourd’hui concurrencé, chez un certain nombre de jeunes et moins jeunes plus ou moins contestataires, par un courant qui s’est baptisé : la décroissance. Refus de la croissance économique, « antiproductivisme », lutte contre la consommation, volonté de revenir à une économie locale, rejet du progrès technique, démarche de « sobriété » ou de « simplicité volontaire », sont les piliers de ce nouvel évangile.
Il est difficile de savoir si le relatif succès de ce courant sera un phénomène durable. Mais il est incontestable qu’il est, pour l’instant, à la mode. Certes, cela ne s’est pas vu lors des récentes élections européennes, où les listes Europe Décroissance n’ont recueilli que des scores insignifiants – entre 0,02 et 0,04 % suivant les circonscriptions. Mais la percée électorale des listes Europe-écologie reflète, en partie du moins, cette tendance, car nombre de partisans de la décroissance ont apporté leurs voix, au nom d’une sorte de « vote écologique utile », aux listes menées par Daniel Cohn-Bendit.
L’intérêt pour la décroissance d’une partie de la petite bourgeoisie intellectuelle, d’une frange de la jeunesse étudiante, paraît indéniable. En témoigne entre autres le relatif succès du journal La Décroissance, qui tire à quelque 50 000 exemplaires – ce qui est conséquent pour un journal politique.
Il est clair que le glissement vers la décroissance d’une partie des partisans de l’altermondialisme serait un recul, du point de vue des idées.
L’altermondialisme en effet, malgré ses limites et son caractère profondément réformiste, se situe au moins sur le terrain de la dénonciation des inégalités, et prétend vouloir mieux répartir les richesses entre les différentes régions de la planète.
La décroissance, elle, ou plutôt la nébuleuse d’organisations, de journaux et d’individus qui se réclament d’elle, se situe sur un tout autre terrain : celui des idées franchement réactionnaires. Ses partisans ne le nient d’ailleurs pas vraiment : Serge Latouche, le principal porte-parole de la décroissance en France, dénonce par exemple, dans l’introduction de son Petit traité de la décroissance sereine, « le totalitarisme développementiste et progressiste ». Le « totalitarisme progressiste » ! Il faut se pincer pour y croire. Il est peu probable que les femmes africaines qui font des dizaines de kilomètres à pied pour trouver un peu d’eau potable, ou les centaines de milliers de gens dans le tiers-monde qui meurent du sida faute de trithérapies, se réjouissent de ne pas être victimes du « totalitarisme progressiste ». On retrouve le même type de propagande anti-progrès dans un numéro de la revue décroissante Silences, qui a publié en Une un dessin montrant trois personnages monstrueux, mi-humains mi-reptiles, sous la légende : « Ils veulent détruire le monde ». Ces trois personnages étaient ainsi présentés : « La trilogie maléfique : croissance, consommation, progrès. » Le décor est planté. Le courant décroissant affiche clairement non seulement son refus du progrès, mais sa volonté de revenir en arrière : un certain nombre de partisans de la décroissance ont pris par exemple le nom de « rétrogradeurs ».

Il n’y a rien de surprenant à ce qu’un courant de ce type apparaisse, ou plutôt réapparaisse, dans une période de crise comme celle que nous vivons. Les idées de « lutte contre la croissance », ainsi que leur pendant en matière de démographie, le malthusianisme, refont régulièrement surface pour tenter de répondre aux angoisses nées des crises. Cela n’a rien de réjouissant pour autant. Et nous pensons que les communistes révolutionnaires, même s’ils ne sont nullement des partisans de la croissance à tout prix, ni des « productivistes » acharnés, doivent militer résolument contre de tels courants. Tout simplement parce que nous nous plaçons, nous, sur le terrain du progrès humain et scientifique plutôt que sur celui d’un retour en arrière général de la société.


LDC extrait

Vals

Messages : 2770
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  verié2 le Jeu 21 Juin - 13:43


LDC
nous nous plaçons, nous, sur le terrain du progrès humain et scientifique plutôt que sur celui d’un retour en arrière général de la société.
Il me semble que nous sommes unanimes à approuver cette déclaration... très générale.

Ce n'est pas tout à fait le sujet du débat. Un aspect de ce débat est : les pays dits sous-développés doivent-ils suivre le même chemin que les pays capitalistes impérialistes ?
Il est clair que ces pays doivent se "développer". Mais peut-on imaginer que l'ensemble des civilisations reproduisent le modèle des Etats Unis et de l'Europe ? Est-ce possible ?

Aujourd'hui, un pays comme la Chine représente une caricature de cette imitation du modèle occidental, en cumulant des méthodes d'exploitations dignes du 19ème siècle, avec des technologies ultra modernes, tout cela pour devenir le plus grand producteur du monde d'objets utiles, mais aussi inutiles. Cela est-il positif, en dehors d'avoir créé le plus grand prolétariat du monde ?

Quand LO dit que l'expérience de l'URSS a été "globalement positive" sur le plan économique, LO ne prend pour critère de valeur que la quantité de la production. Car même si le développement de la production a toujours des retombées pour la population, en URSS comme en Chine ou ailleurs, la proportion de la production consacrée à l'industrie lourde et à l'armement fut effroyable en URSS, au prix de la réduction en esclavage d'une partie de la population et de destructions considérables de richesses naturelles et de la mise en danger de la population - dont Tchernobyl est le symbole, mais pas le seul.

C'est en cela que LO a un point de vue productiviste. Et, si LO était cohérente, elle devrait saluer le développement de la Chine, puisqu'il est encore plus rapide, et, par certains aspects, moins néfaste pour la population, dans la mesure où la proportion de production d'armements est plus faible. (Pour le reste, la comparaison est difficile.)

Serait-ce être réactionnaire de penser que l'URSS comme la Chine (ou l'Inde, la Turquie, le Brésil etc) auraient pu prendre d'autres voies de développement, sans renoncer au progrès technique et scientifique ? Un développement moins rapide peut-être sur le plan quantitatif
(en tonnes d'acier, de charbon etc, dont Trotsky était si fier pour l'URSS), mais beaucoup plus qualitatif, en se centrant sur les besoins de la population : logement, santé etc.

verié2

Messages : 8449
Date d'inscription : 11/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Roseau le Jeu 21 Juin - 13:57

verié2 a écrit:
-En Amérique latine (Argentine, Pérou, Bolivie), il y a aussi en ce moment d'énormes mobilisations populaires contre l'ouverture de nouvelles et gigantesques mines, souvent à ciel ouvert, qui vont pomper l'eau de régions entières.

En Argentine, c'est même une des causes de mobilisation les plus importantes au cours de l'année écoulée. Notamment contre le projet de mine d'or de Famatina. Des manifs monstres ont lieu régulièrement non seulement dans la région concernée mais à Buenos Aires. Nos camarades trotskystes du PTS et du PO participent à ces mobilisations. Idem pour le POR en Bolivie.
Au Pérou, le projet minier dévastateur Conga est même la plus grosse épine dans le pied de la bourgeoisie, avec manifestations monstres et batailles très violentes.
Juste une référence, puisqu'on en parle même sur France 24.
http://observers.france24.com/fr/content/20120608-conga-mine-d%E2%80%99or-revolte-indigenes-peruviens-cajamarca-perou-cuivre-violences
Mais pour les antiquaires, toute cette lutte, c'est une dérive "petite bourgeoise"...
On croit rêver...

Roseau

Messages : 17759
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  gérard menvussa le Jeu 21 Juin - 16:01

Rougevert a écrit:
Quelle est la solution alors ? « En ce qui concerne les pays du Sud, il s’agit moins de décroître (ou de croître, d’ailleurs) que de renouer le fil de leur histoire rompu par la colonisation (...) pour se réapproprier leur identité » (4). Selon Latouche, cette réappropriation identitaire serait en marche à travers les réseaux de débrouille et d’entraide basés sur la famille traditionnelle, tels qu’ils fonctionnent dans les bidonvilles du Sud. Il est troublant qu’une telle idéalisation de la misère soit perçue par une partie du mouvement altermondialiste comme porteuse d’un projet global de société, émancipateur et alternatif au capitalisme. D’autant plus que la « réappropriation identitaire » évoquée par Latouche réserve elle aussi des surprises, ainsi que nous le verrons dans un prochain article...
Latouche n'idéalise rien, il observe seulement les dynamiques qui sont à l'oeuvre.
Et je ne vois aucune idéalisation de la misère.
A moins que l'on considère une situation pré-coloniale est un état de misère, ce qui est typiquement un alibi pour la colonisation.

Par ailleurs, je pense que tu as mal suivi : le texte de daniel Tanuro était là pour montrer l'état du débat dans le npa, qui n'est pas "complaisant envers les décroissants réactionnaires" comme le prétendent les camarades de LO. D'autant que sur le "développement" et la "croissance" en afrique et dans la partie la plus pauvre de l'asie (et quelquefois la plus riche) il y aurait beaucoup a dire ! Mais ce qui est vrai, c'est que Vals nous montre la totale décadence sur ce plan d'une organisation que j'ai connue plus critique envers les mirages du "développement" a la sauce capitaliste pronée par le fmi et toute une bande de banquiers prévaricateurs aux dents acérées....

gérard menvussa

Messages : 6658
Date d'inscription : 06/09/2010
Age : 59
Localisation : La terre

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  gérard menvussa le Jeu 21 Juin - 16:35

dug et klin a écrit:
verié2 a écrit:

Personne ne te contredira sur ces "grands penseurs" en question. Mais sont-ils plus représentatifs de l'ensemble des décroissants et des écologistes que les Posadistes (qui préconisaient le Front Unique avec les extra-terresestres) ne sont représentatifs des trotskystes ? Ou même, sans aller jusqu'aux Posadistes, les adhérents du "Parti des maires de France" ?

http://forummarxiste.forum-actif.net/post?p=44205&mode=quote

Verié,tu pourrais faire l'éffort de lire mes méssages et de chercher a les comprendre,avant d'y répondre.Tes exemples sont a coté de la plaque,les theses(foutaises?)des Posadistes ont été critiquées et rejetées publiquement par la quasi totalité des Trotskistes,c'est aussi en grande partie le cas pour la production intellectuelle nationalo du parti des maires de France.Ce que je soulignais,c'est que chez les décroissants,il y a des penseurs/leadeurs recconnus qui sont franchement réacs et qu'il n'y a pas,a ma connaissance,de groupe qui s'en démarque.De plus le NPA a intégré dans ses rangs quelques décroissants sans leur demander de se prononcer clairement contre les positions les plus réacs comme celle ci.

La question qui se pose (et que tu pourrais tout aussi bien te poser) c'est celle ci : quand tu prétend :

,c'est que chez les décroissants,il y a des penseurs/leadeurs recconnus qui sont franchement réacs et qu'il n'y a pas,a ma connaissance,de groupe qui s'en démarque.
Est ce que ça montre une vision "objective" de ce courant, ou au contraire que cela ne fait que montrer ta méconnaissance profonde de celui ci ? Il est pourtant facile en se connectant sur internet, d'arriver à nombre de textes de ce courant. Je te laisse t'y informer...

gérard menvussa

Messages : 6658
Date d'inscription : 06/09/2010
Age : 59
Localisation : La terre

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Rougevert le Jeu 21 Juin - 18:31

Je demande à Dug et Klin de citer directement Latouche ou/et Ariès pour que tout le monde puisse se rendre compte (ou pas Wink ) des idées réactionnaires, "connes" etc de ces deux penseurs de la Décroissance.
Pas de réponse à ce jour et à cette heure. Very Happy
J'avais demandé à Vals si LO n'avait pas oublié la faucille sur son drapeau, quand il réduit le combat contre les OGM à un refus du "progrès" quand il s'agit de lutter contre l'asservissement des petits paysans du monde par les multinationales de l'agro-alimentaire et si ce n'était donc pas une tâche prioritaire de la lutte des classes.
Pas de réponse, pas plus qu'aux autres questions que je lui ai posées.

A la place, Vals nous gratifie d'un article de LDC ("Lutte des classes" revue théorique de LO), pour parler de Latouche...à la place de Dug et Klin.


Vals a écrit:
La décroissance, un point de vue parfaitement réactionnaire


Si les années quatre-vingt-dix ont vu émerger et se développer les idées de l’altermondialisme, ce courant est aujourd’hui concurrencé, chez un certain nombre de jeunes et moins jeunes plus ou moins contestataires, par un courant qui s’est baptisé : la décroissance. Refus de la croissance économique, « antiproductivisme », lutte contre la consommation, volonté de revenir à une économie locale, rejet du progrès technique, démarche de « sobriété » ou de « simplicité volontaire », sont les piliers de ce nouvel évangile.
Il est difficile de savoir si le relatif succès de ce courant sera un phénomène durable. Mais il est incontestable qu’il est, pour l’instant, à la mode. Certes, cela ne s’est pas vu lors des récentes élections européennes, où les listes Europe Décroissance n’ont recueilli que des scores insignifiants – entre 0,02 et 0,04 % suivant les circonscriptions. Mais la percée électorale des listes Europe-écologie reflète, en partie du moins, cette tendance, car nombre de partisans de la décroissance ont apporté leurs voix, au nom d’une sorte de « vote écologique utile », aux listes menées par Daniel Cohn-Bendit.
L’intérêt pour la décroissance d’une partie de la petite bourgeoisie intellectuelle, d’une frange de la jeunesse étudiante, paraît indéniable. En témoigne entre autres le relatif succès du journal La Décroissance, qui tire à quelque 50 000 exemplaires – ce qui est conséquent pour un journal politique.
Il est clair que le glissement vers la décroissance d’une partie des partisans de l’altermondialisme serait un recul, du point de vue des idées.
L’altermondialisme en effet, malgré ses limites et son caractère profondément réformiste, se situe au moins sur le terrain de la dénonciation des inégalités, et prétend vouloir mieux répartir les richesses entre les différentes régions de la planète.
La décroissance, elle, ou plutôt la nébuleuse d’organisations, de journaux et d’individus qui se réclament d’elle, se situe sur un tout autre terrain : celui des idées franchement réactionnaires. Ses partisans ne le nient d’ailleurs pas vraiment : Serge Latouche, le principal porte-parole de la décroissance en France, dénonce par exemple, dans l’introduction de son Petit traité de la décroissance sereine, « le totalitarisme développementiste et progressiste ». Le « totalitarisme progressiste » ! Il faut se pincer pour y croire. Il est peu probable que les femmes africaines qui font des dizaines de kilomètres à pied pour trouver un peu d’eau potable, ou les centaines de milliers de gens dans le tiers-monde qui meurent du sida faute de trithérapies, se réjouissent de ne pas être victimes du « totalitarisme progressiste ». On retrouve le même type de propagande anti-progrès dans un numéro de la revue décroissante Silences, qui a publié en Une un dessin montrant trois personnages monstrueux, mi-humains mi-reptiles, sous la légende : « Ils veulent détruire le monde ». Ces trois personnages étaient ainsi présentés : « La trilogie maléfique : croissance, consommation, progrès. » Le décor est planté. Le courant décroissant affiche clairement non seulement son refus du progrès, mais sa volonté de revenir en arrière : un certain nombre de partisans de la décroissance ont pris par exemple le nom de « rétrogradeurs ».

Il n’y a rien de surprenant à ce qu’un courant de ce type apparaisse, ou plutôt réapparaisse, dans une période de crise comme celle que nous vivons. Les idées de « lutte contre la croissance », ainsi que leur pendant en matière de démographie, le malthusianisme, refont régulièrement surface pour tenter de répondre aux angoisses nées des crises. Cela n’a rien de réjouissant pour autant. Et nous pensons que les communistes révolutionnaires, même s’ils ne sont nullement des partisans de la croissance à tout prix, ni des « productivistes » acharnés, doivent militer résolument contre de tels courants. Tout simplement parce que nous nous plaçons, nous, sur le terrain du progrès humain et scientifique plutôt que sur celui d’un retour en arrière général de la société.


LDC extrait

La seule citation de Latouche dans cet article est l'expression « le totalitarisme développementiste et progressiste ».
Désolé, mais ce n'est pas suffisant pour en déduire que les Décroissants sont d'infâmes salauds, indifférents au sort des dizaines de millions d'Africains:
L0 a écrit:
"Il est peu probable que les femmes africaines qui font des dizaines de kilomètres à pied pour trouver un peu d’eau potable, ou les centaines de milliers de gens dans le tiers-monde qui meurent du sida faute de trithérapies, se réjouissent de ne pas être victimes du « totalitarisme progressiste ». "

Cette expression qui choque tant LO, signifie seulement qu'il existe un culte, une idéologie totalitaire de la croissance et du développement économique.
Totalitaire, parce que ceux qui la portent y sont aveuglément et totalement soumis, comme des fanatiques qui ont perdu tout contact avec la réalité.
Et qui au besoin, comme tous les fanatiques, tronquent, déforment, réduisent les propos de ceux qui ne sont pas eux.

Je reprends ce concept de « totalitarisme développementiste et progressiste » à mon compte, bien que je ne sois pas un Objecteur de Croissance.
Les principes fondateurs du NPA me suffisent.

Il y a bien une idéologie qui interrompt le fonctionnement des neurones dès qu'on prononce le mot "progrès".
Est perçu comme un progrès tout ce qui permet de faire plus, car plus, c'est mieux.
Cette idée ne résiste pas trente secondes à une véritable critique.
J'ai donné quelques exemples qui n'ont guère inspiré nos vaillants défenseurs de la classe ouvrière... à qui un dessin suffit comme preuve. Very Happy







Rougevert

Messages : 2069
Date d'inscription : 06/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  gérard menvussa le Jeu 21 Juin - 19:43

Et on va aussi faire appel au plus "technocratique" de toutes les firmes basées sur un échance techno scientifique, une des plus cadenassée, une de celle qui a le plus un intérêt "direct" a une certaine vision de la société : La sncf -qui ne fait pas partie à ma connaissance du camps extrêmement large et vague de la "décroissance"F. Il y avait quelques années, ils avaient entamée une grosse "campagne de pub", mais leur slogan m'a beaucoup plu, et je pense qu'il peut faire réfléchir ":

"Le progrès ne vaut que si il est partagé par tous !"

Or ce progrés dont on parle est par nature destinée a une minorité, et repose sur le fait que la majorité n'y trouve pas son compte. Puisqu'il est impossible de pouvoir étendre a l'ensemble de l'humanité le "mode de consommation" des usa (par exemple, si on etend a la planéte le nombre de véhicules par habitant des usa, il faut trouver 7 à 8 fois les ressources connu en acier, en pétrole, en caoutchouc, etc etc

gérard menvussa

Messages : 6658
Date d'inscription : 06/09/2010
Age : 59
Localisation : La terre

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Vals le Jeu 21 Juin - 20:34

gérard menvussa a écrit:
dug et klin a écrit:
verié2 a écrit:

Personne ne te contredira sur ces "grands penseurs" en question. Mais sont-ils plus représentatifs de l'ensemble des décroissants et des écologistes que les Posadistes (qui préconisaient le Front Unique avec les extra-terresestres) ne sont représentatifs des trotskystes ? Ou même, sans aller jusqu'aux Posadistes, les adhérents du "Parti des maires de France" ?

http://forummarxiste.forum-actif.net/post?p=44205&mode=quote

Verié,tu pourrais faire l'éffort de lire mes méssages et de chercher a les comprendre,avant d'y répondre.Tes exemples sont a coté de la plaque,les theses(foutaises?)des Posadistes ont été critiquées et rejetées publiquement par la quasi totalité des Trotskistes,c'est aussi en grande partie le cas pour la production intellectuelle nationalo du parti des maires de France.Ce que je soulignais,c'est que chez les décroissants,il y a des penseurs/leadeurs recconnus qui sont franchement réacs et qu'il n'y a pas,a ma connaissance,de groupe qui s'en démarque.De plus le NPA a intégré dans ses rangs quelques décroissants sans leur demander de se prononcer clairement contre les positions les plus réacs comme celle ci.

La question qui se pose (et que tu pourrais tout aussi bien te poser) c'est celle ci : quand tu prétend :

,c'est que chez les décroissants,il y a des penseurs/leadeurs recconnus qui sont franchement réacs et qu'il n'y a pas,a ma connaissance,de groupe qui s'en démarque.
Est ce que ça montre une vision "objective" de ce courant, ou au contraire que cela ne fait que montrer ta méconnaissance profonde de celui ci ? Il est pourtant facile en se connectant sur internet, d'arriver à nombre de textes de ce courant. Je te laisse t'y informer...

Bon, je vais être franc (avant de passer la main) : tes préoccupations sur la décroissance, je m'en tape...tes avis sur les OGM, c'est pareil et j'y ajouterai toutes les sottises véhiculées par tes pareils sur tout ce qui fait avancer le progrès scientifique ou medical....Vraiment rien à cirer de ces conneries..... et les travailleurs ou les jeunes que je rencontre, ou surtout qui commencent à s'intéresser à nos idées communistes, ce n'est pas leur problème : leur problème, c'est cette société de merde, pleurnicher pour avoir du boulot, se faire exploiter par des patrons de plus en plus arrogants et pourris....
Alors, pour moi, l'ecologie du moment, c'est d'eradiquer la peste : le capitalisme, l'exploitation de l'homme par l'homme, la loi imbécile du profit, la domination impérialiste sur le monde, la faim et le manque d'eau organisés par les riches...
Tout le reste, les petits zoziaux, le retour au charbon, la malbouffe des mac do........je le laisse à ceux qui comme toi, s'en gargarisent jusqu'à l'asphyxie de leur cerveau, bouffé par la pression du milieu qui les intéresse : les geignards qui ont peur des ondes de portables, de l'electricité, des antibiotiques et de "ce qu'on va laisser à nos pauvres petits enfants.."
Les enfants d'aujourdhui crèvent de faim, d'analphabetisme, de manque de croissance, du capitalisme mortifère.... et les connards d'ecolo-bobos font semblant de penser à ceux d'après-demain....Rien à foutre de ces gens là , c'est des communistes révolutionnaires que je cherche, pas des défenseurs de coleoptères en danger...

Vals

Messages : 2770
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Roseau le Jeu 21 Juin - 20:42

GéGé, tu exagères.
C'est une belle prouesse de hacker d'avoir réussi à voler le pseudo de Vals,
et de faire un message aussi caricatural,
mais pas sur un sujet aussi sérieux...


Dernière édition par Roseau le Jeu 21 Juin - 21:27, édité 1 fois

Roseau

Messages : 17759
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  gérard menvussa le Jeu 21 Juin - 21:07

Les enfants d'aujourdhui crèvent de faim, d'analphabetisme, de manque de croissance, du capitalisme mortifère.... et les connards d'ecolo-bobos font semblant de penser à ceux d'après-demain....Rien à foutre de ces gens là , c'est des communistes révolutionnaires que je cherche, pas des défenseurs de coleoptères en danger...
Et tout cela malgré les énormes "progrés", malgré la "croissance" dont on vante partout les mérites (et en particulier en afrique) sans oublier le "développement" Et pendant que certains se gavent a rio de janero, d'autres crevent de faim dans le sertao...

Mis a part ça, Vals a une conception extrémement méprisante des prolo, qui selon lui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez !

Sinon, je n'ai rien compris a ton intervention, Roseau... Tu sais, moi j'aime bien les choses simples. Tu pourrais m'expliquer ?

gérard menvussa

Messages : 6658
Date d'inscription : 06/09/2010
Age : 59
Localisation : La terre

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Roseau le Jeu 21 Juin - 21:49

gérard menvussa a écrit:
Sinon, je n'ai rien compris a ton intervention, Roseau... Tu sais, moi j'aime bien les choses simples. Tu pourrais m'expliquer ?
Je me rends compte en te lisant que c'est peut-être Vals lui même qui a écrit cette caricature... Laughing
C'est effrayant. affraid

Roseau

Messages : 17759
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Rougevert le Jeu 21 Juin - 23:35

Vals a écrit:
(...)
Bon, je vais être franc (avant de passer la main) : tes préoccupations sur la décroissance, je m'en tape...tes avis sur les OGM, c'est pareil et j'y ajouterai toutes les sottises véhiculées par tes pareils sur tout ce qui fait avancer le progrès scientifique ou medical....Vraiment rien à cirer de ces conneries..... et les travailleurs ou les jeunes que je rencontre, ou surtout qui commencent à s'intéresser à nos idées communistes, ce n'est pas leur problème : leur problème, c'est cette société de merde, pleurnicher pour avoir du boulot, se faire exploiter par des patrons de plus en plus arrogants et pourris....
Alors, pour moi, l'ecologie du moment, c'est d'eradiquer la peste : le capitalisme, l'exploitation de l'homme par l'homme, la loi imbécile du profit, la domination impérialiste sur le monde, la faim et le manque d'eau organisés par les riches...
Tout le reste, les petits zoziaux, le retour au charbon, la malbouffe des mac do........je le laisse à ceux qui comme toi, s'en gargarisent jusqu'à l'asphyxie de leur cerveau, bouffé par la pression du milieu qui les intéresse : les geignards qui ont peur des ondes de portables, de l'electricité, des antibiotiques et de "ce qu'on va laisser à nos pauvres petits enfants.."
Les enfants d'aujourdhui crèvent de faim, d'analphabetisme, de manque de croissance, du capitalisme mortifère.... et les connards d'ecolo-bobos font semblant de penser à ceux d'après-demain....Rien à foutre de ces gens là , c'est des communistes révolutionnaires que je cherche, pas des défenseurs de coleoptères en danger...

Vues la violence de ce message et l'allusion aux défenseurs des coléoptères en danger, je pense que ce message m'est destiné, plutôt qu'à Gérard menvussa.
Enfin, je pense le mériter plus que lui. Laughing
Ce n'est pas de mes avis sur la décroissance, les mouvements qui s'en réclament dont nous parlons, mais de ceux de LO.
Y a nuance.

Tu t'es permis, Vals, de porter des accusations sur eux, sans porter le moindre élément objectif, le moindre élément matériel.
Tu n'as répondu à aucune question concrète (notamment sur le brèvetage du vivant et les petits paysans, la faucille sur le drapeau rouge) et tu t'es contenté d'exprimer un jugement subjectif particulièrement grossier.

Tu es passé des bobos qui bouffent du bio et font du roller aux objecteurs de croissance, qui refuseraient le progrès (ce qui reste à prouver: je le répète, ils remettent en question son culte et vivent en se passant de gadgets qui paraissent essentiels à d'autres, et sans chercher à rien imposer: tu parles d'un danger!).
Ils n'ont pourtant pas grand chose à voir entre eux.
Pas grave: tous dans le même sac!.

Tu ne sais ni de qui, ni de quoi tu parles.


Si ce sont les seules préoccupations immédiates des travailleurs de la classe ouvrière industrielle (aujourd'hui minoritaire) qui comptent, alors pourquoi ne pas la suivre sur le racisme, l'homophobie et le sexisme, voire la peine de mort?
Cette attitude RIDICULISE les communistes révolutionnaires: tu es une caricature, un épouvantail, un repoussoir.
D'une façon bien à vous, vous complétez l'oeuvre du stalinisme.
Et c'est le seul reproche que je te fais (mais il est de taille).

Les réponses, tu es incapable de les donner.
Ces réponses ne sont pas venues, elles ne viendront pas.
La seule chose que tu es capable d'écrire, c'est un tombereau d'insultes.
CQFD.
C'est fait.



Dernière édition par Rougevert le Ven 22 Juin - 22:09, édité 2 fois

Rougevert

Messages : 2069
Date d'inscription : 06/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Rougevert le Jeu 21 Juin - 23:47

dug et klin a écrit:
Rougevert a écrit:Imbécilité congénitale, abrutis réactionnaires, connards de curetons ou de rabbins, niaiseries, voilà l'inventaire complet de la dialectique de Vals quand on lui parle d'écologie et de décroissance. Laughing

Moi,je me contenterai de"pourris"et de"salops hyppocrites" concernant la plus-part des décroissants.En effets,"pourris"pour certains de leurs grands penseurs qui ont préconisés l'arret total de toutes aides médicales et alimentaires aux peuples Africains,et cela pour relancer la"sélection naturelle".Balancer une telle crapulerie il fallait le faire et ne pas la condamner,ce qui est le cas des salops hyppocrites,militants de base de la décroissance(du moins a ma connaissance)est une attittude dégueulasse.Je ne serai pas fier d'etre au NPA qui a ouvert les bras a des membres de ce courant,et les a acceuilli sans meme leur demander de rejeter cette position.
Qui a écrit ça?
Où?
Quand?
Des preuves qu'il ne s'agit pas de tes élucubrations?

Rougevert

Messages : 2069
Date d'inscription : 06/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Vals le Ven 22 Juin - 3:45

CQFD.
C'est fait.


Nous sommes d'accord sur un truc : c'est qu'on est d'accord sur rien.
Et c'est déjà pas si mal d'être arrivés à le dire....
CQFD....et c'est bien comme ça.

Vals

Messages : 2770
Date d'inscription : 10/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  verié2 le Ven 22 Juin - 8:44


Vals
Nous sommes d'accord sur un truc : c'est qu'on est d'accord sur rien.
C'est tout de même regrettable de ne pas parvenir à discuter sereinement sur de tels sujets, non ? Et il me semble légitime de te demander d'étayer tes accusations contre l'ensemble d'un "mouvement" de façon plus solide qu'avec un tout petit bout de phrase.

Penses-tu sincèrement qu'on puisse réduire tous les décroissants à d'affreux malthusianistes qui entendent laisser crever les Africains ? Ne veux tu pas au moins admettre qu'ils posent des problèmes bien réels, à défaut de proposer les bonnes solutions, et que nous devons nous poser certains de ces problèmes ?

Un exemple pourtant relativement marginal. Une étude vient de constater formellement que les émanations de diesel sont cancérigènes. Qui en respire le plus, à ton avis ? Les bobos ou certaines catégories de travailleurs ? Faut-il attendre le socialisme pour régler le problème ?

verié2

Messages : 8449
Date d'inscription : 11/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Roseau le Ven 22 Juin - 14:10

verié2 a écrit:
Un exemple pourtant relativement marginal. Une étude vient de constater formellement que les émanations de diesel sont cancérigènes. Qui en respire le plus, à ton avis ? Les bobos ou certaines catégories de travailleurs ? Faut-il attendre le socialisme pour régler le problème ?

Pour Vals, les problèmes de santé s'arrêtent dès qu'on quitte l'atelier. Cela relève de la magie...

Mais cette discussion a été totalment inutile.
Comme pour la thèse de la direction nostaligique de LO disant que la Russie n'est toujours pas capitaliste (!), et quelques autres.
Dès qu'il s'agit d'un dogme indéfendable, la majorité des camarades de LO, est vite incapable de répondre sur les faits et refuse de discuter. C'est rapidement les insultes...
C'est la preuve qu'ils se posent de sérieuses questions, et finiront par réfléchir.

Roseau

Messages : 17759
Date d'inscription : 14/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  gérard menvussa le Ven 22 Juin - 14:15

C'est tout de même regrettable de ne pas parvenir à discuter sereinement sur de tels sujets, non ?

C'est surtout significatif de ce qu'est l'union communiste (trotskyste) et de son coté profondément conservateur. ET c'est lié a la méconnaissance VOULUE des camarades quii pérorent sur les décroissants sans jamais avoir voulu lire un de leur textes, qui sont pourtant nombreux (et facilement accessible) sur Internet

Pour ceux qui préférent les sources "papier", une petite bibilographie :

Textes généraux
ARIÈS, Paul :
- Décroissance ou barbarie, Villeurbanne, Golias Éditions, 2005, 163 p.
- La Décroissance. Un nouveau projet politique, Villeurbanne, Golias Éditions,
2007, 362 p.
- Désobéir et grandir. Vers une société de décroissance, Montréal, éd.
Écosociété, 2009, 216 p.
- La Simplicité volontaire contre le mythe de l'abondance, Paris, La Découverte,
2010, 298 p.
BAYON, Denis, FLIPO, Fabrice et SCHNEIDER, François, La Décroissance. 10
questions pour comprendre et débattre, Paris, La Découverte, 2010, 236 p.
BENOIST, Alain (de), Demain, la décroissance ! Penser l’écologie jusqu’au bout,
Paris, éd. Édite, 2007, 199 p.
BESSON-GIRARD, Jean-Claude, Decrescendo cantabile. Petit manuel pour une
décroissance harmonique, Lyon, éd. Parangon, 2005, 170 p.
Campagnes solidaires, « Urgent: il faut décroître », n°182, février 2004, pp. 1-8.
CHEYNET, Vincent, Le Choc de la décroissance, Paris, Le Seuil, 2008, 213 p.
COCHET, Yves :
- Pétrole apocalypse, Paris, Fayard, 2005, 310 p.
- Antimanuel d'écologie, Paris, éd. Bréal, 2009, 274 p.
CHARBONNEAU, Simon, Résister pour sortir du développement. Le droit entre
nature et liberté, Paris, éd. Sang de la Terre, 2009, 237 p.
Eléments, n°119, dossier « Le salut par la décroissance? », janvier 2006.
FLIPO, Fabrice, Justice, nature et liberté. Les enjeux de la crise écologique, Lyon, éd.
Parangon, 2007, 311 p.
GOLDSMITH, Edward, Le Tao de l’écologie. Une vision écologique du monde, Paris,
Editions du Rocher, 2002, 499p.
JACQUARD, Albert, Mon utopie, Paris, Stock, 2006, 184 p.
KEMPF, Hervé :
- Comment les riches détruisent la planète, Paris, Le Seuil, 2007, 147 p.
- Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, Paris, Le Seuil, 2009, 168 p.
LATOUCHE, Serge :
- Le Pari de la décroissance, Paris, Fayard, 2006, 302 p.
- Petit traité de la décroissance sereine, Paris, éd. Mille et une nuits, 2007, 171
p.
LATOUCHE, Serge, in Le Monde diplomatique :
- « En finir une fois pour toutes avec le développement », mai 2001 ;
- « Pour une société de décroissance », novembre 2003 ;
- « Et la décroissance sauvera le Sud », novembre 2004 ;
- « Écofascisme ou écodémocratie? », novembre 2005.
MYLONDO, Baptiste (dir.), La Décroissance économique. Pour la soutenabilité
écologique et l'équité sociale, Bellecombe-en-Bauges, Éditions du Croquant, 2009,
239 p.
PACCALET, Yves :
11
- L'Humanité disparaîtra, bon débarras ! (2006), Paris, éd. J'ai lu, 2008, 190 p.
- Sortie de secours. Les solutions pour sauver l'humanité (2007), Paris, éd. J'ai
lu, 2008, 153 p.
RIDOUX, Nicolas, La Décroissance pour tous, Lyon, éd. Parangon, 2006, 155 p.
TERTRAIS, Jean-Pierre, Du développement à la décroissance. De la nécessité de
sortir de l’impasse suicidaire du capitalisme, Paris, Éditions du Monde libertaire,
2006, 228 p.
Publications périodiques de la décroissance
Entropia. Revue d'étude théorique et politique de la décroissance, à partir du n°1,
Parangon, Lyon, 2006.
La Décroissance. Le journal de la joie de vivre, à partir du n°20, Lyon, mars 2004.
L'Âge de faire, à partir du n°1, Salignac, 2005.
L'Écologiste, édition française, à partir du n°1, Paris, 2000.
Les Cahiers de l'IEESDS, à partir du n°1, Lyon, 2006.
Le Sarkophage, à partir du n°1, Saint-George-de-Reneins, 2007.
Passerelle Éco, à partir du n°1, La Chapelle-sous-Uchon, 2000.
Silence :
- n°164, dossier « Le temps de la décroissance », Lyon, avril 1993 ;
- à partir du n°280, dossier « La décroissance », février 2002.
Dossiers de presse sur la décroissance
Courrier international :
- dossier « Dossier spécial décroissance. Travailler moins pour gagner moins et
vivre mieux », n°896, 2-9 janvier 2008 ;
- dossier « La vie meilleure : mode d'emploi », hors-série n°2009-3, octobre
2009.
Écorev. Revue critique d'écologie politique, n°26, dossier « Sens de la décroissance »,
printemps 2007.
Le Monde 2, n°110, dossier « Les Objecteurs de croissance », 25-31 mars 2006, p.18-
25.
Enjeux. Les Échos, le mensuel de l'économie, n°208, « Sortir du prêt-à-penser
économique », décembre 2008.
Mouvements, n°41, dossier « Développement durable ou décroissance sélective? »,
septembre-octobre, 2005.
No pasaràn, n°33, dossier « Décroissance: prise de conscience individuelle et
démarche collective », octobre 2004.
Politis :
- n°943, dossier « La décroissance. On n'y coupera pas! », 15-23 mars 2007 ;
- n°1070, dossier « Le Bel avenir de la décroissance », 1er octobre 2009.
Colloques
BERNARD, Michel, CHEYNET Vincent et CLEMENTIN Bruno (coord.), Silence.
Objectif décroissance. Vers une société harmonieuse, Lyon, éd. Parangon, 2003, 221
p.
CHRÉTIENS ET PIC DE PÉTROLE, Quelles ressources spirituelles pour faire face à
l'épuisement des ressources naturelles?, Lyon, éd. Parangon, 2009, 176 p.
12
COLLECTIF, Pour repolitiser l'écologie. Le Contre-Grenelle de l'environnement,
Lyon, éd. Parangon, 2007, 159 p.
COLLECTIF, Non au capitalisme vert, Lyon, éd. Parangon, 2009, 127 p.
LA LIGNE D’HORIZON-LES AMIS DE FRANÇOIS PARTANT, Défaire le
développement, refaire le monde, Lyon, éd. Parangon, 2002, 410 p.
MONGEAU, Serge (dir.), Objecteurs de croissance. Pour sortir de l'impasse, la
décroissance, Montréal, Ecosociété, 2008, 144 p.
La décroissance passée au crible de la critique
ATTAC, Le développement a-t-il un avenir ?, Paris, éd. Mille et une nuits, 2004.
AZAM, Geneviève, « Entre croissance et décroissance, réinventer le politique », in
Mouvements, n°32, mars-avril 2004.
BERR, Éric et HARRIBEY, Jean-Marie, Le Développement en question(s), Presses
universitaires de Bordeaux, 2006, 242 p.
BRUNEL, Sylvie, Le Développement durable, Paris, Presses universitaires de France,
2004, 127 p.
Cahiers communistes révolutionnaires, dossier « Croissance, décroissance, d'un
cauchemar à l'autre », n°54, novembre-décembre 2007.
CLERC, Denis :
- « La décroissance? Oui, mais pas pour tout », in Alternatives économiques,
hors-série n°60, février 2004.
- « De la croissance à la décroissance? », in L'Économie politique, n°39, juillet
2008, pp.92-106.
COMELIAU, Christian (dir.), « Brouillons pour l’avenir : contributions au débat sur
les alternatives », Nouveaux Cahiers de L'IUED, n°14, 2003.
COMELIAU, Christian, La Croissance ou le progrès ? Croissance, décroissance,
développement durable, Le Seuil, Paris, 2006, 302 p.
CORCUFF, Philippe :
- « Gauche radicale et question écologiste », Pour un développement durable et
solidaire de la planète, Forum national à l’initiative du Parti communiste
français, Paris, 23 et 24 septembre 2005, février 2006, pp. 23-25.
- « La Gauche et les enjeux écologiques au XXIe siècle », in L'Humanité, 13
octobre 2005.
COULON, Patrick et MAYER, Sylvie, Le Développement en débat : croissance ?
décroissance ? durable ? solidaire ?, Paris, éd. Syllepse, 2005, 225 p.
DI MÉO, Cyril, La Face cachée de la décroissance. La décroissance : Une réelle
solution face à la crise écologique ?, L’Harmattan, Paris, 2006, 202 p.
DUVAL, Guillaume :
- « Décroissance ou développement durable? », in Alternatives économiques,
hors-série n°63, décembre 2004, pp. 50-54.
- « L'impasse de la décroissance », Cosmopolitiques, in Cahiers théoriques pour
l'écologie politique, n°13, août 2006, pp. 35-42.
FOURQUET, François, « L'idéal historique de décroissance », in Revue du MAUSS
permanente, 29 août 2007.
HARRIBEY, Jean-Marie :
- « Croissance et décroissance infinies: une fausse alternative », in Politis,
n°779, 11 décembre 2003.
- « Les impasses de la croissance et de la décroissance infinies », in
Mouvements, n°32, mars 2004, p.113-119.
13
- « Décroissance uniforme ou développement qualitatif ? », Séminaire
« Antiproductivisme, décroissance et démocratie », Montbrison, 5 et 6 février
2005.
- « La Misère de l'écologie », Cosmopolitiques, in Cahiers théoriques pour
l'écologie politique, n°10, septembre 2005, p. 151-158.
- « Commentaire critique sur deux ouvrages récents », in Contretemps, n°18,
février 2007, p. 142-149.
- « Les Théories de la décroissance : enjeux et limites », in Cahiers français,
n°337, mars-avril 2007, p. 20-26.
- « Que faire croître et décroître? », in Contretemps, n°21, février 2008, p. 85-
95.
- « La Décroissance: nouvelle utopie ou impasse? », in Encyclopedia
universalisme, Forum.
HARRIBEY, Jean-Marie et GUIBERT Bernard, « L'écologie contre l'économie?
Dialogue sur le développement durable, la décroissance sélective et la gestion
écologique », propos recueillis par Jean-Paul Gaudillière et Gilbert Wasserman, in
Mouvements, n°41, septembre-octobre 2005, p. 24-35.
HARRIBEY, Jean-Marie et DI MÉO Cyril, « Les Dangers du discours sur la
décroissance », in Politis, n°917, 14 septembre 2006.
LATOUCHE, Serge et LIPIETZ Alain, « La décroissance peut-elle sauver la
planète? », propos recueillis par Antoine de Ravignan, in Alternatives
internationales, n°20, janvier 2005.
MÉTELLUS, Jérôme, « La décroissance soutenable: une utopie réactionnaire », in La
Riposte (1er décembre 2003).
OXLEY, Greg, « La décroissance soutenable. Quand les idées rétrogrades se drapent
dans l'écologisme », in La Riposte, 1er mars 2004.
RAVIGNAN (DE), Antoine, « La décroissance est-elle souhaitable? », in Alternatives
économiques, hors-série n°72, février 2007.
RODIER, Arnaud, « Ces consommateurs qui ont choisi la décroissance », in Le
Figaro 15 octobre 2007.
ZIN, Jean :
- « Entropie et décroissance », in Écorev, n°20, 9 septembre 2005.
- « Les limites de la décroissance », entretien non publié réalisé par Le Monde 2,
http://jeanzin.fr, 2 décembre 2005.

gérard menvussa

Messages : 6658
Date d'inscription : 06/09/2010
Age : 59
Localisation : La terre

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Rougevert le Ven 22 Juin - 19:13

Vals a écrit:
CQFD.
C'est fait.


Nous sommes d'accord sur un truc : c'est qu'on est d'accord sur rien.
Et c'est déjà pas si mal d'être arrivés à le dire....
CQFD....et c'est bien comme ça.
Comment être d'accord avec des insultes et des caricatures????
PAR AILLEURS, j'ai beaucoup d'opinions communes avec LO.
J'ai même préféré voter LO que GA, aux législatives.
C'est dire... Cool

Mais je ne suis pas de la P2... Very Happy

Rougevert

Messages : 2069
Date d'inscription : 06/04/2012

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  gérard menvussa le Ven 22 Juin - 20:05

Personne n'est parfait... Suspect


Dernière édition par gérard menvussa le Ven 22 Juin - 23:38, édité 1 fois

gérard menvussa

Messages : 6658
Date d'inscription : 06/09/2010
Age : 59
Localisation : La terre

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Science, scientisme et productivisme

Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 18:37


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum