Tracts et déclarations de l'OCML-VP

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Message  Joe Hill le Ven 18 Jan - 18:28

http://www.vp-partisan.org/article910.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne en soutien à Georges Abdallah :

Face à l'acharnement de la bourgeoisie française, solidarité avec Georges Abdallah !

Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste libanais incarcéré en France depuis 1984 pour des actions anti-impérialistes revendiquées par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL).

Georges Abdallah est libérable depuis 1999 mais l’État français utilise tous les prétextes pour le maintenir en détention. Aujourd’hui encore l’acharnement se poursuit.
Le 21 novembre 2012, un avis favorable à la libération de Georges Ibrahim Abdallah a été donné par le tribunal d’application des peines, conditionné par un arrêté d’expulsion signé par le ministre de l’intérieur. Le 14 janvier 2013, le ministre de l’intérieur Manuel Valls n’ayant pas signé l’arrêté d’expulsion de Georges Abdallah, le Tribunal d’Application des Peines a reporté au 28 janvier sa libération possible. Nous apprenons finalement le 16 janvier que le Parquet fait appel du report au 28 janvier et se pourvoit en cassation.

La bourgeoisie française s’acharne contre Georges Ibrahim Abdallah car après 28 ans de prison ce militant refuse de renier son engagement politique et demeure encore aujourd’hui un militant communiste anti-impérialiste implacable !
Cet acharnement montre une fois de plus que la bourgeoisie française défend, en toute indépendance, ses intérêts. Notamment au Moyen-Orient, en gardant emprisonné ce qui est aujourd’hui un symbole : celui d’un militant communiste révolutionnaire luttant contre l’impérialisme, le sionisme et les régimes réactionnaires arabes ! Qui ne transige pas et refuse de céder au chantage au reniement !

Pour nous, organisation communiste en France, c’est bien sûr un devoir internationaliste de soutenir Georges Abdallah et de participer aux diverses initiatives de solidarité.
En exigeant la libération immédiate de Georges Abdallah c’est l’un des nôtres que nous soutenons, un militant anti-impérialiste, un communiste.

Comme l’affirme Georges Abdallah régulièrement dans ses déclarations « c’est toujours en assumant la solidarité avec les luttes des masses populaires que l’on apporte la solidarité la plus significative aux prisonniers révolutionnaires ». Sachons répondre à son appel !

A bas l’impérialisme !
Libération immédiate de Georges Abdallah !


Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Dim 27 Jan - 2:01

http://www.vp-partisan.org/article913.html?var_mode=calcul

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne en soutien à la grève de PSA Aulnay

La grève à PSA Aulnay nous concerne tous !Contre le chômage – pour l’emploi !

Depuis mercredi 16 janvier, les ouvriers bloquent la production de PSA (Peugeot-Citroën) Aulnay. Le comité de lutte des ouvriers soutenu par les syndicats appelle à la solidarité de tous. Après 6 mois de lutte, la direction de PSA les balades toujours de négociations en négociations, de promesses en mensonges. Alors, la révolte a explosée. Révolte contre la fermeture de l’usine, contre le mépris de la direction qui, les pousse vers chômage et précarité.
Révoltés, par les promesses non tenues d’Hollande. Les travailleurs attendaient du moins pire qu’avec Sarkozy. Ils se sentent trahis. Comme Sarkozy, Hollande et son gouvernement font la politique des patrons. Ils se félicitent de l’accord du Medef et de la CFDT du 11 janvier qui facilite les restructurations et les licenciements. Cet accord vise, après bien d’autres, à rendre encore plus faciles les licenciements, moins « cher » notre travail, plus précaires nos emplois, nos indemnités chômage, nos retraites. Politique toujours plus dure pour nous et toujours plus généreuse pour les entreprises et les banques qui nous virent. Politique toujours aussi guerrière pour défendre les intérêts impérialistes de la France.

La lutte pour l’emploi, c’est maintenant !

Nous, militants communistes révolutionnaires, nous appelons à être solidaires des ouvriers de PSA. Leur lutte contre la fermeture et les licenciements, c’est aussi la lutte de nous tous !
Solidaires ! Si PSA recule c’est un succès et un encouragement pour tous à la lutte. Si PSA impose sa loi, tous nos adversaires de classe crieront victoire. Et toujours plus de licenciement et de chômage. Renault a annoncé 7500 suppressions d’emplois. La bataille contre les licenciements est l’affaire de tous ! Les PSA, les Fralib, les Sanofi, les Rio Tinto…. montrent la voie
Solidaires ! Nous refusons avec les PSA d’être considérés comme des pions : précaires, corvéables à merci ou chômeurs. Méprisés aussi bien par les patrons que par leur gouvernement.
Solidaires ! Nous sommes des hommes et des femmes, des jeunes ou vieux, avec ou sans papiers. Nous refusons d’être sacrifiés à l’avenir précaire du capitalisme. Où nous enfants vont-ils trouver du travail ?
Solidaires ! De tous les ouvriers et travailleurs exploités du monde. Partout des usines ferment : USA, Belgique, Allemagne, Italie, Espagne,... Et si d’autres ouvrent ailleurs, c’est que les ouvriers y ont des conditions de travail pires qu’ici. Alors les patrons, comme à Renault, nous font du chantage : « pour conserver votre emploi, acceptez les conditions des Roumains ». A cela, une seule réponse : la solidarité et la lutte commune internationales. D’ailleurs les camarades d’Opel Bochum en Allemagne et de la General Motors au Brésil ont déjà envoyé des messages de solidarité à PSA-Aulnay.

Ripostons au capitalisme

La lutte des PSA est une des multiples batailles dans la guerre qui nous oppose à nos exploiteurs, les capitalistes. Et ce n’est pas la dernière. Cette guerre s’intensifie car le capitalisme veut nous faire payer sa crise. Dans cette crise, seuls les « meilleurs » capitalistes, ceux qui nous exploiteront le plus durement, en sortiront provisoirement vainqueurs. Dans cette guerre Hollande et son gouvernement sont contre nous.
La seule solution « réaliste » pour nous : organiser la solidarité. C’est l’unité de tous, contre les capitalistes et leur gouvernement. Organiser la solidarité avec ceux de PSA, concrètement dans nos entreprises, dans nos quartiers, c’est développer des comités de soutien et des collectes financières. La guerre de classes nécessite des moyens.
En tant que communistes, nous organisons la solidarité dans cette lutte de résistance. Mais, les travailleurs ne peuvent gagner contre le capital sans organiser la lutte politique révolutionnaire, sans construire un parti communiste en lien avec d’autres dans une organisation internationale, capable d’organiser et de développer ce combat jusqu’au communisme.
Pour gagner la bataille contre les exploiteurs : prendre le pouvoir politique et économique pour construire une société où les hommes et les femmes décideront collectivement de leur avenir, de ce qu’ils produisent et comment… où tout le monde travaillera, moins et autrement.
Participons aux collectes, soutenons la grève, rejoignons la grève ! Non à toute destruction d’emploi ! Non au sacrifice de nos vies pour l’avenir de nos exploiteurs !

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Dim 10 Fév - 16:17

http://www.vp-partisan.org/article935.html

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne distribué notamment à PSA et Goodyear

PSA, Goodyear, Renault : au-delà de la colère, c'est un autre monde que nous voulons !

Grève reconductible à PSA, la chaîne bloquée, plus aucune voiture qui ne sort et un gigantesque mouvement de soutien, déjà plus de 100 000 € de collecte pour les grévistes, contre la fermeture de la boîte…
Rassemblement massif à Rueil Malmaison devant le siège de Goodyear, après l’annonce de la fermeture de l’usine d’Amiens, en attendant la lutte pour le maintien de tous les emplois.
Grèves et débrayages dans tout le groupe Renault, contre les accords « Travailler plus pour gagner moins »…
Partout, la colère gronde contre les restructurations, contre les règles du jeu du capital. Partout la solidarité se développe.
C’est la guerre !

Comme dit Xavier Mathieu, c’est la guerre. La guerre de classe, contre nos exploiteurs qu’ils soient au patronat ou au gouvernement. C’est la guerre économique mondialisée où les requins se bouffent entre eux, et où nous ne sommes que la chair à canon.
La crise s’approfondit, la concurrence est de plus en plus féroce entre tous ces monopoles. Fermetures, délocalisations, restructurations, flexibilité, chaque jour apporte une mauvaise nouvelle à Opel, General Motors, PSA, Goodyear ou Arcelor.
Le capitalisme fait faillite, et il veut nous faire payer le prix, à nous, les ouvriers, les prolétaires, les exploités ?
C’est la guerre, aujourd’hui c’est notre armée qui nous manque, notre quartier général qu’il faut construire et c’est à cela que Voie Prolétarienne travaille !

Le gouvernement montre son camp véritable !

Montebourg annonce cash que la fermeture de PSA Aulnay est inévitable. Pour Goodyear, ils ne font que vomir leur fiel pour forcer les ouvriers à accepter le plan social. A Renault (l’Etat est actionnaire), ils pressent les syndicats de signer l’accord pourri.
Ah, elles étaient belles les promesses, vous savez celles qui n’engagent que ceux qui y croient. Mais dans les ministères, des finances, de l’emploi, du redressement productif, ils font la politique de Parisot qui a mal aux mains à force d’applaudir. A peine retirées les troupes françaises d’Afghanistan, les voilà au Mali pour défendre l’uranium et le pétrole. Et pour les camarades sans-papiers, la circulaire Valls est dans la droite continuité de Hortefeux, Besson, Guéant…
Il n’a pas fallu longtemps pour y voir clair, maintenant on voit bien que ce ne sont pas des hésitants, mais de vrais ennemis enrobés de sucre…
Où est le choix ?

Patronat et gouvernement nous proposent de choisir entre courber l’échine ou nous retrouver dans la précarité et l’exclusion. La belle affaire.
La presse vomit des torrents de boue pour nous faire rentrer dans le rang, de gré ou de force. Les sanctions se multiplient, à PSA ou Goodyear, contre les militants combatifs. Et maintenant Valls annonce la mise en place d’une « police des licenciements », tellement ils ont peur d’une explosion sociale.
Ils ont peur de notre force, de notre classe, de notre révolte. Eux aussi ont encore en mémoire les grands moments du mouvement ouvrier, eux-aussi savent ce que veut dire le mot « révolution » - ils n’ont rien oublié !

Ce monde n’est pas le nôtre

La compétitivité, la concurrence mondialisée, la rentabilité, tout cela c’est la logique du capital, pas la nôtre.
La guerre économique, ce n’est pas la nôtre.
L’exploitation, nous n’en pouvons plus.

Nous, nous voulons un autre monde.
Un monde de solidarité internationale, avec nos camarades allemands, chinois ou colombiens, avec ou sans-papiers.
Nous voulons travailler tous, partager le travail entre tous, car nous refusons le chômage et la misère !
Nous voulons travailler moins, avoir du temps pour vivre, et pas seulement s’abrutir devant la télé, non, du temps libre pour une vie collective, citoyenne et politique !
Nous voulons travailler autrement, pas se tuer la vie à la gagner. Plus de toxiques, plus de cadences, de travail à la chaîne, de nuit ou des horaires de folie !

Le capital et sa barbarie, nous n’en voulons plus.
Aujourd’hui, nous résistons, nous luttons ensemble, notre révolte et notre colère sont nos moteurs. Aujourd’hui, nous creusons la tombe de ce vieux monde qui nous détruit.
Demain, oui nous ferons cette révolution dont ils ont si peur, pour construire NOTRE monde !
Et alors là, le mot « communisme » reprendra le sens qu’il n’aurait jamais dû perdre !

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Mer 20 Fév - 12:42

http://www.vp-partisan.org/article938.html

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne de PSA Aulnay

La grève à PSA Aulnay : Notre combat est celui de tous les ouvriers contre les exploiteurs

Une grève OBLIGÉE !

Evidemment, on se bat pour notre peau, pour conserver notre travail. Parce que sans travail, on sait bien ce que c’est : le chômage, la misère, aucun avenir pour nous, nos proches et nos enfants.
Dans cette société, si on n’a pas de boulot, on n’existe plus, éparpillés chacun chez soi, à Pôle Emploi et bientôt au RSA.
Concernant les primes de départ, les retraites anticipés etc., PSA nous propose des miettes : c’est une HONTE ! Nous, on ne vend pas notre peau. Nous voulons continuer à vivre, à exister comme ouvriers. Nous voulons continuer à être ensemble, continuer le combat, la guerre – puisque c’est de cela qu’il s’agit, contre PSA, contre les patrons en général.
Oui, nous voulons OBLIGER PSA à nous garder, et on continuera le combat contre lui !
Notre grève, cinq semaines, c’est d’abord le combat pour la survie, c’est le combat contre le fatalisme comme quoi on n’aurait pas le choix, c’est le combat pour notre fierté. C’est le symbole du combat de tous les ouvriers contre l’exploitation.

Comment gagner la bataille ?

On voit bien qu’en face de nous, on a un patron guerrier. Et en plus, il est soutenu par le gouvernement, Montebourg a même trouvé que Varin était un très bon patron ! Au moins c’est clair où sont nos ennemis.
Maintenant, on se dit que pour gagner vraiment, il va nous falloir trouver des amis, des alliés, parce que seuls, on va avoir du mal.
Partout nous avons des problèmes d’emploi, on ferme les usines, on licencie, on restructure, on nous fait travailler plus durement, la précarité se développe. A Sevelnord, à Poissy, à Aulnay, pour parler de PSA. Mais aussi à Goodyear, à Renault, à Opel, à Candia… Nous avons les mêmes problèmes, mais nous luttons encore trop chacun de notre côté : c’est la division.
Notre collecte ramasse 150 000 euros, c’est une solidarité formidable, mais les batailles se mènent les unes après les autres et au final nous sommes souvent battus les uns après les autres.
A la télé et dans les journaux, on nous répète en boucle que les patrons ne peuvent pas faire autrement, qu’il faut accepter, se résigner, se soumettre. Notre grève est exactement la preuve du contraire. Et pour gagner, il nous faut élargir le soutien, entraîner les autres camarades dans le même combat, entraîner avec nous nos amis, familles des cités où nous habitons, élargir la solidarité, former des comités de soutien extérieurs à l’usine, coordonner la lutte avec les autres, comme ça commence à se faire, mais à une autre échelle.

Notre combat, c’est celui de tous les ouvriers contre les exploiteurs, les patrons comme les ministres, le combat du peuple contre les bourgeois. Ils sont forts, c’est l’apparence. Nous sommes forts, car c’est nous qui produisons les richesses dont eux, vivent.
Construisons notre camp contre eux !

Les casseurs, c’est eux !

Plus notre grève avance, plus nous faisons peur. Nous sommes des exemples ‘dangereux’ pour les autres ouvriers, prolétaires, exploités ! On a raison de se révolter, il faut refuser le fatalisme, voilà le message que nous semons partout !
Il y a des journalistes qui bavent sur nous, pour nous présenter comme des casseurs, comme des dangereux délinquants. Mais tous ces baveux, que connaissent-ils de la vie de l’ouvrier pour nous parler comme çà ? Les casseurs, c’est PSA, c’est eux qui nous envoient à la misère, et ça, vous en pensez quoi ? Oui, c’est vrai, c’est parfois tendu avec les jaunes, mais c’est qui les casseurs ? Ces petits-chefs arrogants qui arrivent de Rennes, Poissy ou ailleurs, ces vigiles pour nous provoquer, vous en pensez quoi ?
Nous, on n’est pas là pour casser, on est là pour défendre notre grève, notre combat, nos espoirs et notre avenir. La violence, les casseurs, c’est eux – et qu’il soit bien clair que nous ne nous laisserons pas faire.
La direction tape fort. Onze procédures, déjà deux licenciements à PSA pour faute lourde, même pas droit au chômage ! Ils veulent faire peur et intimider. Une raison de plus pour serrer les rangs, continuer le combat, c’est en plus la meilleure manière de défendre les camarades pour leur ré-intégration.
Après, il y a les flics et les CRS. On a déjà vu la « sécurité territoriale » à Bobigny, à Strasbourg, un jeune intérimaire sidérurgiste a perdu un œil face aux CRS dans une manifestation où la provocation policière a été évidente.

Voilà le monde dans lequel on vit : « Ca peut plus durer ! ». Une société de classe, où ils se retrouvent ensemble, patrons, ministres, politiciens, police, journalistes pour tenter de casser notre grève. Les voilà clairement réunis tous ceux qui savent « ce qui est bon pour nous », qui ne voient pour nous comme avenir que d’être la chair à canon de leur guerre économique…Leur « démocratie » c’est la dictature qui est là pour nous exploiter et pour nos écraser !

Il nous faut un « autre monde » ! Il faut un projet de société – pour nous, les ouvriers. Le monde capitaliste et celui des ouvriers sont inconsolables. Le capitalisme avec son appareil d’état doit être renversé. « Le pouvoir aux prolétaires » ! La production entre les mains des ouvriers. Décider ensemble de nos besoins. Travail pour tous. Eriger la démocratie prolétarienne.
Voie Prolétarienne s’active pour le communisme révolutionnaire :
Organisons-nous pour un nouveau parti réellement communiste.
Construisons notre projet d’avenir !

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Mer 20 Fév - 17:10

http://www.vp-partisan.org/article940.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne

Le 27 février, solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah !

Georges Ibrahim Abdallah est un militant communiste libanais incarcéré en France depuis 1984 pour des actions anti-impérialistes revendiquées par les Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL).

Georges Abdallah est libérable depuis 1999 mais l’État français utilise tous les prétextes pour le maintenir en détention. Aujourd’hui encore l’acharnement se poursuit.

En janvier 2012, Georges Abdallah a déposé une huitième demande de libération conditionnelle. Le 21 novembre, un avis favorable du tribunal d’application des peines a été prononcé. Depuis, l’acharnement judiciaire se poursuit. Après d’incessants reports d’audience, d’appels du Parquet et de pourvoi en cassation, une nouvelle audience est fixée au 28 février.

L’OCML-Voie Prolétarienne salue la détermination de Georges Abdallah qui refuse de renier son identité, celle d’un combattant communiste, face à l’acharnement de la bourgeoisie française. Le maintien en détention de ce résistant révolutionnaire est de la seule responsabilité de la bourgeoisie française qui refuse de le libérer car il représente un danger : celui d’un combattant implacable de la lutte des peuples dans le monde et contre l’impérialisme.

L’OCML-Voie Prolétarienne appelle à participer largement à la journée internationale de soutien à Georges Abdallah organisée le 27 février à la vieille de l’audience.

Libération immédiate de Georges Abdallah ! A bas la justice de classe ! A bas l’impérialisme !

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Lun 4 Mar - 12:41

http://www.vp-partisan.org/article957.html

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne pour la manifestation du 5 mars.

NON, Hollande et Parisot, la vie ne doit pas être précaire comme l’amour et le travail ! De votre société on n'en veut pas!

Une régression catastrophique

L’accord du 11 janvier entre le MEDEF et la CFDT est une nouvelle catastrophe, une de plus à la suite de tous les accords précédents depuis des années, depuis par exemple la flexibilité introduite avec les 35 heures. Cet accord est une formidable régression, la concurrence accrue, l’avenir des travailleurs sacrifié à l’avenir incertain du capitalisme.
« Faites des sacrifices aujourd’hui, cela garantira votre avenir de demain », voilà ce qu’on nous chante. Juste pour mémoire, les Contis y ont cru, ont accepté le retour aux 39h pour voir la boîte fermer ensuite.

La perspective d’une vie toujours plus précaire…

La seule chose qui est sure, immédiate et concrète, c’est que ça nous fait une vie désagrégée, sans droits collectifs, sans avenir assuré, sans stabilité. Une vie flexible et précaire, soumise aux flux tendus de la guerre économique mondialisée.
Cet accord, c’est un projet de société. « La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait-il pas précaire ? » c’est déjà ça que nous promettait Parisot il y a trois ans. On y est.
Facile quand on est bourgeois, quand on est aux manettes et qu’on peut choisir.
Facile quand on en a plein les poches et que quoiqu’il arrive l’avenir est assuré. Eux, les bourgeois, ils ont la stabilité assurée !
Mais pour nous, les ouvriers, les prolétaires, les travailleurs, pour les camarades de PSA, de Goodyear, de Renault, pour tous les travailleurs des bagnes que sont les PME, pour les chômeurs et précaires, c’est une vie encore plus dure. Ce sont des jeunes qui sont contraints de rester chez leurs parents, ou d’y revenir. C’est les Restaus du Cœur et le RSA. C’est la queue à Pôle Emploi, pour rien. C’est l’impossibilité de faire un quelconque projet même pour les mois à venir…
Ils construisent pour nous une vie de merde, de plus en plus dure et incertaine.

Nous voulons un autre monde…

Nous voulons un avenir, nous voulons une stabilité – et ce n’est certainement pas l’immobilisme ! Nous voulons travailler tous, moins, autrement, en finir avec cette vie de fous qui casse les uns au travail (la chaîne, les cadences, les horaires, le despotisme des petits chefs…) et laisse les autres dans la misère.
Et aujourd’hui, ça veut dire « Zéro licenciement », et « partage du travail avec des salaires décents » !
Nous refusons la concurrence et l’individualisme, ce monde de guerre économique et militaire, de domination dont nous ne sommes que la chair à canon. Nous voulons un monde d’égalité et de relations d’amitiés entre les peuples.
Et aujourd’hui, ça veut dire (entre autres) le retrait de toutes les troupes à l’étranger et l’utilisation des milliards ainsi récupérés pour les intérêts du peuple.
Nous voulons un avenir pour nous et nos enfants.
Nous voulons un espoir de vie meilleure, de solidarité, de fraternité, où nous puissions êtres maitres de notre vie et de notre futur.

Hollande trace la voie à Parisot

Que nous proposent-ils tous ? Et bien toujours plus de sacrifices, des politiciens qui disent tous la même chose et nous promettent toujours pire, des plans ajustements structurels à répétition comme dans le passé en Afrique ou en Amérique Latine, aujourd’hui en Europe, la précarité comme mode de vie.

Hollande ? C’est la continuité de Sarkozy, juste plus habile et moins provocateur. Sur l’accord du 11 janvier, il a joué fin et en toute conscience pour en arriver là sans se mouiller directement, au nom du « dialogue social », la collaboration de classe, quoi.
Le gouvernement PS ? Il est là pour faire passer les mesures les plus rudes, en évitant les vagues et la colère du peuple. Il retire les troupes d’Afghanistan pour les envoyer au Mali. Il poursuit la politique de Hortefeux / Besson / Guéant sur les sans-papiers. Il finance les bétonneurs à ND des Landes (Nantes) ou à ITER (Cadarache). Il propose aux enseignants de travailler plus pour rien, et tant pis pour les enfants qui n’en pourront plus de fatigue. Et voilà qu’il nous prépare une nouvelle attaque contre les retraites, dans la droite ligne de Sarkozy.

Nous n’avons rien à attendre de ce gouvernement. RIEN. Et certainement pas une quelconque loi pour nous défendre, par exemple pour les licenciements comme le rêvent certains…
Ce gouvernement n’est là que pour nous enfumer. Nous empêcher de réfléchir par nous-mêmes. Nous ligoter dans la toile d’araignée du capitalisme, en supprimant nos droits collectifs pour de soi-disant garanties individuelles comme si on n’avait pas le choix : « la vie précaire, l’amour précaire, le travail précaire… », avec en prime « si c’était les autres ce serait pire »…

Maintenant, il va falloir que nous prenions ensemble nos affaires en main, que nous sortions de cette prétendue opposition entre la gauche et la droite.
Il va falloir nous retrouver, nous regrouper, nous organiser sans écouter tous ces politiciens qui ne font que penser à la prochaine élection. Il va falloir reprendre le chemin de nos anciens, celui d’une REVOLUTION – pas moins – , au sens propre, pour remettre le monde à l’endroit, sur ses pieds et pas sur sa tête. Une révolution où les mots « socialiste » et « communiste » reprendront le sens et l’espoir qu’ils portaient dans le passé.

Il y a trop de tout, et pourtant c’est la misère – c’est à peine imaginable. Nous, nous disons qu’un autre monde est possible !

Oui, camarades, aujourd’hui on se mobilise contre la vie précaire que nous font le gouvernement et le MEDEF. On se mobilise contre l’intervention militaire au Mali. On se mobilise pour la régularisation des sans-papiers. On va devoir une nouvelle fois se mobiliser pour défendre nos retraites. On se mobilise pour l’éducation de nos enfants, pour le maintien d’une santé de qualité.

Mais tout cela, c’est bien parce que nous voulons une autre vie dans une autre société, sans Hollande ni Parisot, ni un quelconque autre politicien bourgeois, et c’est à cela qu’il nous faut travailler !

4 mars 2013

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Mer 6 Mar - 0:02

http://www.vp-partisan.org/article960.html

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne Toulouse à l'occasion du 8 mars

Femmes opprimées, femmes exploitées : osons lutter, osons vaincre !

En Août 1910, Clara Zetkin, communiste allemande, fait voter une résolution pour qu’il existe une journée des femmes socialistes du monde entier. Cette journée est le symbole des luttes ouvrières et des manifestations de femmes qui réclament de meilleures conditions de travail, l’égalité́ entre elles et les hommes etc.
Nous ne fêtons donc pas le 8 mars comme la journée des femmes, encore moins de la femme, mais bien celles des luttes des femmes du peuple contre l’exploitation !

Pour un féminisme internationaliste !

Ce 8 mars est l’occasion de rappeler que partout à travers la planète, de l’Asie au Canada en passant par l’Afrique et l’Europe, les femmes luttent contre leur oppression et le capitalisme qui ne leur laissent aucun avenir.
En Europe, les femmes se battent contre une austérité imposée par l’Union Européenne et les bourgeoisies de tous les pays qui aggrave nos conditions de vie et de travail.
Dans le Monde Arabe, les femmes continuent de se battre, au côté des hommes, contre l’impérialisme et leurs complices réactionnaires locaux.
En Afghanistan, RAWA (Association Révolutionnaire des Femmes
d’Afghanistan) mène un combat déterminé contre l’occupation américaine et les talibans.
En Inde, aux Philippines, les femmes sont en première ligne dans les guerres populaires menées par des Partis maoïstes qui se battent pour une nouvelle société, débarrassée du capitalisme et du féodalisme.

Pour un féminisme de classe !

En France, la bourgeoisie qui nous gouverne organise la dégradation de l’école de nos enfants. Elle détruit l’accès des personnes aux services de santé. Elle détruit les conditions d’accès au travail des femmes (crèche, assistance maternelle, etc.) alors que beaucoup d’entre elles, seules avec leurs enfants n’ont pas d’autres choix.
Malgré cela, des femmes combattent dans les entreprises, dans la rue pour leurs droits.
Femmes d’ici et d’ailleurs, avec ou sans papiers, nous sommes mobilisées pour rappeler que la lutte pour nos droits est toujours d’actualité. Et que ces luttes sont parties prenantes du combat de toute une classe, le prolétariat, contre le capitalisme et toutes formes d’oppressions !

Notre féminisme est révolutionnaire !

Il y a un consensus droite-gauche pour se revendiquer défenseur du « féminisme ». S’indigner du peu de femmes à l’Assemblée Nationale ou dans les Conseils d’Administration des grandes entreprises. Provoquer des guerres impérialistes, comme en Afghanistan, pour soit disant libérer les femmes.
Pour nous, maoïstes, l’objectif n’est pas d’obtenir, pour certaines femmes, le droit d’occuper dans la société capitaliste des postes de haut niveau. Nous devons nous battre pour construire l’unité entre les hommes et les femmes du prolétariat contre le capitalisme et le sexisme.
Mais pour que les aspirations des hommes et des femmes exploitées ne soient pas trahies ou dévoyées, pour que les travailleurs et les travailleuses fassent l’histoire selon leurs intérêts qui sont de mettre fin à toutes les oppressions et à l’exploitation, il faut un parti communiste internationaliste dirigé par des hommes et des femmes prolétaires en lutte.

Pas de révolution socialiste sans libération des femmes !
Pas de libération des femmes sans révolution socialiste !

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Mar 26 Mar - 18:01


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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Mer 10 Avr - 12:21

http://www.vp-partisan.org/article980.html

L’OCML Voie Prolétarienne de Région Parisienne vous invite à un meeting public :

Un an de gouvernement Hollande,
le changement c’est pire qu’avant !

Le capitalisme fait faillite,
et NOUS on veut quoi ?


Samedi 4 mai à 14h30
F.J.T. CARA - 2, rue Adrien Meslier
Saint-Ouen (métro Mairie de Saint Ouen)


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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Lun 22 Avr - 20:11

http://www.vp-partisan.org/article987.html

Déclaration unitaire de Haute-Garonne :

Soutien aux ouvrières de Latelec

Depuis plusieurs mois, à Fouchana (au sud de Tunis) les ouvrières de Latelec, filiale de Latécoère spécialisée dans les câblages électriques pour la filière aéronautique, sont en lutte contre une direction qui emploie des méthodes terroristes pour combattre la liberté syndicale. Lockout de la production, menaces de mort, chantage à l’emploi, suppressions de poste, sanctions abusives, etc. Devant la combativité des salariées, la direction a commencé à transférer la production vers des sites situés au Mexique, mais également à Tarbes, Labège, et Saint Gaudens.

Les ouvriers français ne peuvent être utilisés pour briser les mouvements sociaux des ouvriers tunisiens. En France comme en Tunisie, c’est un même patronat qui impose l’austérité et qui attaque les syndicats et les conditions de travail. C’est une même classe ouvrière qui subit l’exploitation capitaliste et patronale. Ne les laissons pas nous diviser en opposant travailleurs français et travailleurs tunisiens.
Solidaires de la lutte des ouvrières de l’usine Latelec, nous appelons à faire pression sur les entreprises françaises Airbus et ses sous-traitants Latécoère et Latelec pour qu’elles respectent et fassent respecter le droit de leurs salariés. Cela doit passer par la reprise de la production à Fouchana, par la fin de la répression anti-syndicale, par la réintégration des postes supprimés, et par l’indemnisation des salariées pour le lockout décidé par la direction.

Signataires : Les Alternatifs, Alternative Libertaire, Mouvement des Objecteurs de Croissance, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCML Voie Prolétarienne

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Mer 24 Avr - 19:14

http://www.vp-partisan.org/article988.html

Tract du 1er mai de l'OCML Voie Prolétarienne : Contre l’impérialisme et son gouvernement Hollande, solidarité des travailleurs et des peuples !

Nouveau gouvernement, même politique contre les travailleurs et les peuples !

Début avril, Hollande a rendu visite au roi du Maroc. Il était accompagné de 60 patrons. Paternaliste, il a donné des bons points démocratiques au régime, vantant sa stabilité dans un monde arabe secoué par les révoltes populaires. Sarkozy n’aurait pas fait autre chose.

Expropriation des sociétés françaises au Maroc, solidarité avec le « mouvement du 20 février » !

En Afrique, l’impérialisme français s’accroche à ses intérêts. Le gouvernement intervient au Mali contre les islamistes soutenus par le Qatar. En Syrie, il appelle à armer l’opposition dominée par les mêmes forces. Incohérence ? Non, intérêts impérialistes toujours !

Retrait des troupes françaises d’Afrique et d’ailleurs !

C’est au nom de la « civilisation contre les barbares » que les impérialistes français, comme les autres, occupent un pays, y interviennent en bafouant leurs droits. Au Mali, ils se font pompiers après avoir mis le feu. Hollande y exige des élections en juillet. Les ressources du pays sont pillées sans vergogne, privant le peuple malien des moyens de son indépendance.

Les ressources du Mali, du Niger… au service de leurs peuples, pas d’Areva, ou de Bouygues !

Hollande et son gouvernement ont volé au secours des banques auprès desquelles les bourgeois grecs se sont endettés. Aujourd’hui, les sacrifices imposés au peuple grec serviront à rembourser les banques françaises et allemandes.

Annulation sans condition de la dette grecque et de tous les autres pays !

Ce gouvernement, comme le précédent, refuse la régularisation de tous les sans-papiers. Il va assouplir les conditions de séjour des étudiants, en espérant tirer profit des « cerveaux étrangers ». Comme le gouvernement précédent, il stigmatise les musulmans, pour diviser les exploités et rassurer la petite-bourgeoisie.

Régularisation de tous les sans-papiers ! Ni Français, ni étrangers, ni musulmans, ni chrétiens ! Tous exploités : une seule classe ouvrière !

Communistes et anti-impérialistes, nous ne défendons pas « la France » !

La France n’est pas la « patrie des Droits de l’Homme » ! La France bourgeoise et impérialiste est celle des massacres coloniaux, de la répression ouvrière, du chauvinisme et du racisme, de la discrimination.
Nous ne défendons pas l’industrie française, « le produisons français » comme le Front de Gauche. Nous défendons les ouvriers de toutes origines, qui luttent comme à PSA ou ailleurs pour leurs droits, pour ne pas être jetés comme des moins que rien après avoir été exploités. Nous ne défendons pas notre travail contre celui des Espagnols, des Italiens, des Chinois ou des Grecs.

Les Ouvriers d’Aulnay et de Bochum en Allemagne sont menacés de licenciement. Les uns par PSA, les autres par General Motors. Ils se sont rencontrés plusieurs fois et sont solidaires.

Comme les peuples d’Espagne, du Portugal et de Grèce, nous ne voulons pas payer pour que le capitalisme s’en sorte provisoirement sur notre dos. Nous sommes solidaires du peuple malien, menacé immédiatement par les jihadistes, mais plus durablement par le renforcement de la mainmise française sur les ressources de leur pays.

Le combat des travailleurs et des peuples dominés pour la dignité, contre l’exploitation, est aussi celui des maoïstes qui en Inde ou au Népal se battent pour une autre société.

Nous avons les mêmes intérêts, les mêmes exigences, le même besoin de vie et de dignité que tous les autres exploités, et les mêmes ennemis : les pays impérialistes et leurs entreprises, qu’elles s’appellent PSA, Renault, GM, Airbus, Boeing, Goodyear ou Unilever,... Nous ne voulons pas avoir à choisir entre se crever au travail ou crever de ne pas en avoir !

Nous voulons travailler tous, moins et autrement.

La solidarité internationaliste, oui ! Mais elle se construit !

La solidarité internationale se construit contre notre gouvernement « de gauche », contre ses manœuvres, contre ses interventions militaires et leurs prétextes mensongers. Elle se renforce dans le combat pour l’unité de la classe ouvrière, pour la régularisation de tous les sans-papiers, et le droit de vote pour tous.
La solidarité internationale se construit par des initiatives entre travailleurs en lutte, comme celles entre travailleurs de l’automobile dans le cadre du CITA (Conseil international des travailleurs de l’automobile). Elle se construit dans l’appui politique et matériel aux peuples en lutte, pour leur libération nationale et sociale. Elle se fait avec des organisations et des forces progressistes luttant contre l’impérialisme et pour la libération des exploités.

Contre les organisations réformistes et les dirigeants syndicaux qui défendent la France, son industrie, « notre économie nationale », imposons nos intérêts ouvriers, les intérêts communs à tous les travailleurs du monde.

Pour que nos révoltes, notre courage, le discrédit de nos gouvernements débouchent sur une autre vie pour nous tous, sur une société sans exploitation, transformons-les en organisations de combat, ouvrières et populaires, en partis communistes, réunis en Internationale. Sinon, la chute des dirigeants disqualifiés, corrompus ou autres, fait place à d’autres qui maintiennent, comme le fait Hollande ici et les partis islamistes en Tunisie et en Egypte, des régimes d’exploitation.

Attendre pour s’organiser que le chemin vers le communisme soit tout balisé, laisse un boulevard à nos ennemis. Organisons-nous sur la base de notre politique, dans notre organisation, pour aller vers une autre société : le communisme.

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Mar 21 Mai - 16:10

http://www.vp-partisan.org/article1012.html

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne de la région nantaise.

Un rouleau compresseur est en marche pour imposer la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, à 30 km de Nantes. Conçu dans les années 70, le projet a été relancé avec une débauche de moyens par les décideurs. La mairie socialiste, la préfecture, les chambres de commerce et d’agriculture, les experts en tous genres sont à la manœuvre pour ouvrir un nouveau marché au groupe Vinci.

Aujourd’hui, le point chaud de la lutte se concentre sur la zone d’aménagement différé, rebaptisée Zone A Défendre. Mais une large opposition a déjà pris corps contre ce nouveau projet de la bourgeoisie, avec des centaines de manifestations, de débats, d’occupation...

A cette résistance exemplaire, l’Etat bourgeois répond par la matraque et l’emprisonnement. Les comparutions immédiates pleuvent avec prison ferme et interdiction du territoire, sur le département du 44 ou dans les communes concernées.
Le fichage, les patrouilles et les condamnations ont un objectif : vider la ZAD de ses militants. Ils agitent le vieux chiffon de la division et du nationalisme en opposant les riverains et les militants, forcément venus d’ailleurs, condamnables parce qu’étrangers.

Nos intérêts ne sont pas les leurs !

Hier dirigeant socialiste de l’agglomération nantaise, Ayrault est maintenant aux commandes de l’Etat. En bon gestionnaire, la parole donnée aux bourgeois se doit être respectée.
L’Etat et le monopole du béton Vinci assènent leurs arguments en présentant l’intérêt privé de la bourgeoisie comme le nôtre. Ils ont tout faux !

Rien ne permet de prévoir la saturation réelle de l’aéroport déjà existant. Quant à la sécurité, la direction de l’aviation civile le classe en première catégorie. S’il est dangereux, pourquoi ne pas le fermer tout de suite plutôt que de déplacer les risques et les nuisances pour la population ?

Pendant que des milliers d’emplois de prolétaires sont supprimés, ils prétendent créer du boulot ? Alors que le PS au pouvoir fait transférer le laminage du site ArcelorMittal de Basse-Indre vers Florange, c’est bien digne de ce petit monde hypocrite ! Un nouvel aéroport ne créerait en fait à peine plus que ce qui existe déjà à Nantes-Atlantique. Le transfert détruira 50 exploitations agricoles, soit 600 à 700 postes agricoles indirects.

Et pour quels emplois ? Le trafic aérien serait déjà en chute libre si les compagnies à bas coût ne s’étaient pas taillé la part du lion.
L’avion pas cher a pourtant un coût. Pour les travailleurs du secteur plus exploités qu’ailleurs, soumis à des horaires dingues, à la précarité avec des périodes d’essai de trois ans, à l’interdiction de lutter et de se syndiquer ! Pour les consommateurs ensuite : les collectivités locales rampent devant les compagnies low cost en leur offrant exonérations de charges et subventions. Ryanair et Eaysjet cassent les prix, mais elles puisent dans nos impôts de quoi combler la différence entre leurs coûts réels et les tarifs affichés. Et quand ils ne sont plus satisfaits, ils partent ailleurs.

A qui profite vraiment l’aéroport ?

Dans le capitalisme, l’espace disponible comme les ouvriers sont des ressources à exploiter, à soumettre, à restructurer. La concurrence acharnée au profit de la classe qui domine inclut aussi les villes. Comme le disait Ayrault en 2010 : « Les villes du monde, les métropoles, les régions sont en concurrence entre elles à l’échelle mondiale ».

L’expansion des plus grandes d’entre elles (Grand Paris, Grand Lyon, ...) ne répond pas aux besoins des couches populaires qui y vivent de plus en plus mal. Les projets de ville s’organisent pour offrir les installations conformes aux entreprises et sièges sociaux qu’ils veulent attirer, ainsi qu’à leur clientèle urbaine friquée.

Nantes-Métropole veut prendre le place de centre dirigeant pour l’ouest de la France. Aussi la mobilisation est-elle déclarée pour attirer les capitaux à s’investir et leur créer toutes les facilités. Un nouveau palace quatre étoiles est juste ouvert, ainsi qu’un lycée international select pour recevoir les enfants de ces nouveaux cadres.

Dans cette concurrence, un aéroport surdimensionné est à leurs yeux un outil « indispensable ». Peu importe qu’ils servent ou pas à nos déplacements quotidiens, au boulot ou le week-end, puisque l’aéroport n’est pas conçu pour nous, les prolétaires. C’est le directeur du palais des congrès qui le dit : « quand on sait que les participants à ces congrès ont un potentiel d’achat sur le territoire trois fois supérieur à celui d’un habitant moyen, on comprend mieux pourquoi il est indispensable de proposer des infrastructures performantes, de tourisme, d’hébergement mais aussi de transport ». L’éloignement des nuisances aura fait d’une pierre deux coups en renforçant l’appropriation bourgeoise de la ville.

L’autre face du projet de Notre-Dame-des-Landes, c’est la stratégie d’un géant du béton : Vinci et ses filiales. Ce monopole présent dans une centaine de pays est le roi des concessions, des contrats qui lui permettent d’obtenir de l’Etat et des collectivités l’exploitation de grandes installations. Ses affaires marchent bien mais c’est seulement grâce à la béquille de l’argent public : 246 millions d’euros contre 310 apportés par Vinci à Notre-Dame. Sous le prétexte du « service public », l’Etat restera le garant des investissements privés tout en confiant les bénéfices de l’exploitation pour 55 ans au monopole du groupe Vinci.
Si elle est nuisible pour nous, habitants et travailleurs, la création d’un aéroport remplaçant celui qui existe n’est pas seulement le fait de la mégalomanie d’un maire passé premier ministre. Le gigantisme du projet est à la mesure de la guerre économique livrée par la bourgeoisie : le nouvel aéroport plus grand que celui de Roissy ! Mais il aura bien son « utilité » : servir les besoins de l’accumulation capitaliste en période de crise.
Le chiffre d’affaires de Vinci et de ses semblables est énorme. Pourtant, cette richesse immédiate masque que ces groupes ont de plus en plus de mal à rentabiliser de nouveaux investissements productifs. Des capitaux immenses sont en surplus parce que leur rentabilité pour la bourgeoisie se réduit.

D’un côté, comme à Peugeot-Citroën en ce moment, ils veulent détruire des capacités de production pour restaurer leur taux de profit. Dans le cas de l’aéroport au contraire, des richesses colossales sont dissipées en dépenses improductives et démesurées, avec l’Etat capitaliste en garantie.

Une lutte riche d’expériences !

La dictature du capital s’approprie notre travail, notre environnement, notre temps libre. Aussi rencontre-t-elle des résistances. L’organisation communiste marxiste-léniniste Voie Prolétarienne salue la détermination des opposants et affirme sa solidarité avec un combat porteur de leçons pour notre avenir !

Les bourgeois ont pour eux les leviers du pouvoir, mais la lutte contre l’aéroport a montré que nous pouvons leur opposer le nombre, l’organisation et la détermination politique. La commission de « dialogue », chargée de « réconcilier les pour et les contre », devait permettre à l’Etat de gagner du temps. Les travaux et les expulsions suspendues un moment vont donc reprendre de plus belle. La lutte a forcé l’Etat à un premier recul tactique. Ils nous ont montré la voie payante pour vaincre ! Poursuivons la lutte jusqu’au retrait définitif du projet !

Dans ce combat, les opposants ont fait preuve de créativité et d’ingéniosité extraordinaires pour résister aux coups des flics. Les débats sont nombreux parmi les travailleurs et des centaines d’analyses sont diffusées pour répondre aux aménageurs sur la base de nos intérêts et de nos connaissances.

Face à ce bouillonnement et aux contacts nouveaux entre militants, les partis réformistes démasquent leur vrai rôle : PS, Verts et P"C"F sont les gérants loyaux des intérêts de la bourgeoisie dont ils appliquent et justifient la politique de répression. _ Ce ne sont pas des amis dans l’erreur, mais des ennemis qui se cachent... de moins en moins !

Nous nous félicitons de l’opposition au projet de Mélenchon... avec toutes ses limites ! Jusqu’à la présidentielle, Mélenchon a avancé prudemment car il soigne son image d’homme d’Etat. Il se présente maintenant comme un opposant féroce... sans froisser ses amis du P"C"F.

Ce qu’il propose, c’est en fait de modérer et de limiter la course acharnée au profit contre ses conséquences les plus dégueulasses. Sa méthode : s’incruster dans les allées du pouvoir et y associer les « citoyens » avec débats et autres conférences ronflantes. Alors que l’Etat est le quartier-général où se concentrent les forces de la bourgeoisie, il faudrait lui faire confiance et s’y soumettre ? Nos ennemis ont pour eux les manettes du pouvoir, ils n’ont rien à faire du bla-bla démocratique quand leurs intérêts sont en jeu.
De la résistance à la révolution

Aujourd’hui, une révolte s’est organisée et avance contre le projet d’aéroport. Pourtant, Vinci n’en est pas à son premier méfait ! Sa filiale Eurovia a de nouveau été condamnée en novembre 2012 pour la la mort d’un ouvrier victime du cancer du bitume. En appel, la justice bourgeoise a dû reconnaître la faute inexcusable de l’entreprise dans ce cas d’assassinat au travail. Pour combien d’autres ouvriers victimes de maladies professionnelles, usés au boulot, tués dans la course au profit !
L’Etat montre toute son agressivité à Notre-Dame-des-Landes. Mais l’impérialisme français est capable de crimes plus révoltants encore. Vinci fait partie de ces groupes géants dont les tentacules s’étendent sur une centaine de pays.

Il possède, par exemple, trois aéroports au Cambodge, mais ses filiales opèrent aussi bien dans les transports, les travaux publics, le nucléaire, le gaz ou le pétrole.

La crise de plus en plus aigüe, dans des pays comme la Grèce, est l’opportunité pour ces groupes de se tailler des marchés juteux en saignant toujours plus les peuples.

Exploités d’ici et d’ailleurs : notre solidarité de combat nous renforce. Notre lutte est internationale, nous n’avons qu’un seul ennemi : le capital qui nous broie !

Il y a bien une logique commune dans chaque mauvais coup contre nous : l’emprise du capital. Le saccage de notre cadre de vie, les nuisances de toutes sortes dans les ateliers et les entreprises, les galères pour se loger : voilà ses effets sur nos vies.

La classe bourgeoise s’active pour se sortir de ses contradictions et faire retomber sa crise sur notre dos, à coup d’austérité et de compétitivité. La réponse au coup par coup n’est plus de mise. A Plogoff, la lutte anti-nucléaire contre la création d’une centrale avait finalement gagné. Sans empêcher que la France devienne aujourd’hui le bastion impérialiste du nucléaire !

L’urgence est de frayer dans les luttes la voie de l’alternative révolutionnaire. Nous avons la capacité de renverser la dictature bourgeoise. Mais pour cela, il nous faut l’outil de l’offensive : le parti révolutionnaire pour construire l’indépendance politique du camp des exploités.
Voilà à quoi travaille Voie prolétarienne. Travaillez avec VP !

Infligeons la défaite qu’ils méritent aux bétonneurs et aux aménageurs :
abandon immédiat et définitif du nouvel aéroport !
Liberté pour tous les camarades arrêtés et condamnés !
Pas un sou pour Vinci et les exploiteurs !
Un toit pour tous, des transports qui répondent à nos besoins !
Passons des résistances à la révolution, groupons-nous pour un parti révolutionnaire !
Notre avenir, c’est le pouvoir ouvrier en marche vers une société communiste !

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Lun 27 Mai - 13:58

http://www.vp-partisan.org/article1031.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne à propos de la fin de la grève à PSA Aulnay

PSA Aulnay : une grève historique !

Les camarades de PSA ont repris le travail au terme de 4 mois de grève totale, et leur combat marque d’une pierre blanche la lutte pour l’emploi de tous les prolétaires du monde entier face aux restructurations de la guerre économique mondialisée, face à la spirale sans fin de la crise capitaliste.
Partout, en France, en Europe et dans le monde, dans l’automobile mais dans tous les secteurs industriels, des usines ferment, des dizaines de milliers d’ouvriers sont menacés par le chômage et la misère.

Les camarades de PSA Aulnay ont bloqué totalement la production de l’usine à plusieurs centaines de grévistes, quatre mois durant.
Ils se sont affrontés à une direction de choc qui ne voulait rien lâcher, qui voulait faire un exemple avant de poursuivre ses projets ailleurs. Mais ils ont résisté à tous les discours fatalistes sur les lois prétendument incontournables du capital, ils n’ont « rien lâché » !
Ils se sont affrontés aux faux amis, nouveau gouvernement Hollande/Montebourg en tête, ceux qui se prétendent du côté des travailleurs mais appliquent en fait la loi du capital. Les yeux se sont ouverts sur ces vrais ennemis de la classe ouvrière, même s’ils masquent leur vraie nature en se disant « socialistes et de gauche".
Ils se sont affrontés aux licenciements, à la répression, aux CRS envoyés par Hollande/Valls et ils ont compris que la police, la justice ne sont là qu’aux côtés des bourgeois des banques, des entreprises et des ministères.
Ils ont vu que tous les experts économiques, même les plus radicaux des experts syndicaux sont complètement dans la logique de la gestion du capitalisme et ont finalement validé la fermeture.
Ils ont résisté farouchement, comme des lions, parce que « ça peut plus durer », et qu’ils refusaient que la vie des prolétaires soit considérée comme une « variable d’ajustement structurel », et être jetés comme des vieux torchons, et qu’ils ne supportent plus les conséquences dans leur chair du capitalisme en crise.
Ils se sont organisés en assemblée générale quotidienne et en Comité de Grève, en refusant de déléguer leurs décisions à des avocats ou experts politiques et syndicaux, même les mieux intentionnés.
Ils ont été capables d’organiser une solidarité financière absolument jamais vue, avec près d’un million d’euros de collecte regroupés de toute la France, et même de bien au-delà. Collecte qui leur a permis de tenir dans la durée, « la solidarité est une arme ! », et à laquelle Voie prolétarienne a activement contribué.

Oui, les camarades de PSA Aulnay ont montré ce que les ouvriers organisés et conscients étaient capables de faire. Eux-mêmes ont énormément appris. Ils ont pris une place glorieuse aux côtés de tous leurs frères de classe en France, en Europe et dans le monde dans le combat contre la barbarie capitaliste.

Le résultat concret de la grève est certes loin des enjeux et des espoirs, contre la fermeture de l’usine, pour le maintien de l’emploi.
Et c’est vrai les camarades n’ont pas réussi à élargir leur combat à d’autres usines, d’autres secteurs, en France ou au niveau européen (les autres usines PSA, le groupe Renault, Opel en Allemagne, la coordination du Conseil international des ouvriers de l’automobile (CITA)…) – ce n’est pas que de leur faute, Lutte Ouvrière a tout fait pour empêcher cet élargissement – mais à l’ère de la mondialisation, être localiste ou se limiter aux frontières nationales est un piège et ne permet pas de faire reculer les grands groupes internationaux. D’autres n’ont cessé de semer des illusions sur le nouveau gouvernement qu’il ne faudrait « pas trop » critiquer et surtout pas combattre frontalement.
Aujourd’hui, l’usine va fermer, les camarades vont être éparpillés, certains vont retrouver un emploi, d’autres vont se retrouver dans le chômage. C’est malheureusement le sort de l’immense majorité des prolétaires en France, en Europe et dans le monde, confrontés aux restructurations et plans de licenciements.
Mais, comme le disait Le Manifeste du Parti Communiste, « parfois, les ouvriers triomphent ; mais c’est un triomphe éphémère. Le résultat véritable de leurs luttes est moins le succès immédiat que l’union grandissante des travailleurs ».

Aujourd’hui, la faiblesse de la classe ouvrière n’est pas du côté de sa détermination et de sa colère, les camarades de PSA en ont fait la preuve.
La faiblesse de la classe ouvrière est d’abord du côté de son union, de la perspective de son combat et de son organisation. Aujourd’hui, les ouvriers de France, français ou immigrés, n’ont pas de parti qui les représente vraiment.
Oh, il y a bien sûr des militants pour les défendre, pour organiser la lutte, même de manière déterminée. Mais il n’y a pas de parti qui lie le combat immédiat à la perspective pour en finir avec cette société d’exploitation, qui trace le chemin, la voie du futur, afin que la vie ne soit pas que combats éternellement recommencés, qui affirme le caractère international du combat ouvrier dans la lutte contre notre impérialisme en France comme partout dans le monde…

Beaucoup ont voté Hollande pour dégager Sarkozy. Aujourd’hui, les mêmes s’imaginent voter Mélenchon pour dégager Hollande. Demain, ils nous diront peut-être qu’il faut voter Artaud pour dégager Mélenchon ? Mais au final, aura-t-on avancé ?
Pas d’un millimètre. Toujours piégés entre l’exploitation au boulot ou au chômage, d’une lutte défensive à l’autre, d’une élection à l’autre, enfumés par les médias, drogués par les jeux vidéos, la musique débile, la télé réalité ou les séries policières sans futur…

Les camarades de PSA ont montré toute la richesse d’une lutte ouvrière radicale. C’est sur ces aspirations qu’il faut appuyer notre combat pour une autre vie, dans une autre société débarrassée des exploiteurs.
Nous n’avons rien à attendre du système économique, ça c’est plutôt assez clair, rien que de la misère. Mais nous n’avons rien à attendre non plus du système politique qui le protège, qui le défend, qui l’organise au travers de la police, la justice, les élections, la bureaucratie, les médias.

Dans nos combats, il faut voir plus loin pour arracher notre indépendance, pour briser les chaînes qui nous réduisent à l’impuissance. Chaînes du réformisme, du chauvinisme, du corporatisme et toutes leurs variantes qui nous maintiennent esclaves du capitalisme.
Nous ne voulons pas partager les richesses avec le capital, nous voulons TOUTES les richesses. Nous voulons travailler TOUS, travailler MOINS, travailler AUTREMENT. Nous voulons une société répondant aux besoins du peuple, pas à ceux des profits et du marché. Nous voulons une société de démocratie, de fraternité et de solidarité, pas une société de dictature et d’individualisme. Nous voulons une société où le travail soit une activité utile à toutes et tous, respectueuse de la santé et de l’environnement, pas un esclavage destructeur et traumatisant, à la chaîne, à la machine ou empoisonnés par le nucléaire ou les toxiques.
Nous devons nous réunir, nous regrouper en parti politique de type nouveau, pour tracer pour nous, les prolétaires, la « voie prolétarienne » qui nous mènera à cette libération.
Et si notre organisation communiste s’appelle Voie Prolétarienne, ce n’est pas du tout un hasard.

Les camarades de PSA Aulnay ont montré que toutes ces aspirations sont présentes dès aujourd’hui. Maintenant, il faut en faire une force consciente et organisée, dégager nos ennemis directs que sont nos exploiteurs, et nos ennemis indirects qui prétendent qu’il est possible d’adoucir notre souffrance au sein du capitalisme même, sans en finir avec lui !

Camarades de PSA et d’ailleurs !
Camarades prolétaires et ouvrier(e)s, français ou immigrés, avec ou sans papiers, chômeur(se)s ou au boulot, il faut s’organiser, se regrouper, redresser la tête !
Camarades, assez de jeux médiocres pour tenter de limiter des dégâts qui ne feront que s’aggraver, assez de jeux électoraux où on nous ballade !
Camarades ouvriers et prolétaires, reprenons la voie de nos ancien(ne)s, celles et ceux de la Commune de Paris, des révolutions russe et chinoise, celle du Communisme, celle de l’espoir et de la libération.

Camarades révoltés, indignés et conscients, rejoignez l’Organisation Communiste Marxiste-Léniniste Voie Prolétarienne !

Le 26 mai 2013

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Jeu 6 Juin - 18:01

http://www.vp-partisan.org/article1036.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne suite au meurtre de Clément Méric

Solidarité avec les proches de Clément Méric. Contre les réactionnaires et leurs complices bourgeois : Révolution !

Nous exprimons notre soutien sincère à la famille et aux proches de Clément Méric, frappé à mort par des militants de l’extrême droite ce mercredi 5 juin 2013 à Paris. Connu et respecté pour son engagement antiraciste et antifasciste, Clément Méric était un jeune homme courageux. Ce crime odieux endeuille tous les militant-e-s qui luttent contre le racisme et la violence de l’extrême-droite.

L’agression mortelle contre Clément fait suite à de trop nombreuses autres attaques racistes d’extrême droite, notamment l’année dernière à Toulouse, celle de l’étudiant chilien Andrés Pardo, réchappé du coma avec des séquelles graves. Le procès de ses agresseurs est toujours en cours. Ça suffit !

Nous condamnons ces actes qui ne sont pas le simple fait de "quelques individus" mais une violence réactionnaire organisée, entretenue et délibérée de l’extrême-droite. _ Nous dénonçons tous ceux qui favorisent ce climat de haine, raciste et homophobe, ou qui tentent de l’instrumentaliser à des fins électorales.
Nous dénonçons la droite traditionaliste qui a légitimé la parole et les actes des fascistes en défilant à leurs côtés, après avoir banalisé le racisme par la promotion de "l’identité nationale". Nous refusons la complaisance du PS qui, dans l’espoir de diviser l’UMP a laissé les groupes fascistes se refaire une santé pendant les mois de débat sur le mariage pour tous, et continue à mener la politique de la xénophobie en refusant la régularisation des sans-papiers et en expulsant les camps de roms.

Aujourd’hui comme hier, le "front républicain" ne permet en rien de combattre les fascistes : l’antifascisme ce n’est pas une posture morale, c’est une lutte politique globale contre le système capitaliste et les divisions qu’il entretient.
Combattre le fascisme, c’est lutter pied à pied contre la présence et l’influence de ces groupuscules, c’est aussi construire un avenir libéré du racisme et de l’homophobie.

Nous appelons à participer au rassemblement à la mémoire de notre camarade Clément ce jeudi 6 juin à 17h au passage du havre, Métro Havre Caumartin 75009.

Nous appelons à participer le samedi 8 juin à Toulouse à la manifestation "Contre le racisme pour une offensive métisse et populaire".

Nous appelons à participer massivement aux rassemblements qui s’organisent dans la plupart des villes.

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Mer 12 Juin - 12:36

http://www.vp-partisan.org/article1038.html

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne pour la manifestation de la santé du 15 juin.



Les soins sacrifiés sous couvert de l’Etat, Hollande après Sarkozy
 Les restructurations massives dans le secteur de la santé, avec l’arrivée de nouveaux concurrents, vrais monopoles impérialistes (Générale de Santé), la fermeture d’hôpitaux, des maternités et des services dits non rentables, par exemple le Planning Familial…
 Les restrictions budgétaires dans tous les hôpitaux, les suppressions massives de postes, l’impossibilité pour les soignants de prendre leurs RTT, les gardes qui s’enchaînent, le flux tendu sur la main d’œuvre, des conditions de travail toujours plus épuisantes, jusqu’au suicide comme à Lille…
 La division du travail, la spécialisation croissante, le renforcement de la hiérarchie face aux petites qualifications…
 Les déserts médicaux où les médecins ne sont plus remplacés, dans les campagnes ou les banlieues difficiles, où il devient impossible de trouver un gynéco, où il faut 6 mois pour avoir un rendez-vous en ophtalmo…
 La suppression des prises en charge spécialisées du handicap, physique ou mental, l’intégration forcée dans les écoles… Les attaques contre la santé des sans-papiers.
Des profits qui prospèrent
 Le poids des groupes pharmaceutiques qui se financent grassement sur les cotisations et les impôts…
 La tarification à l’acte, les déremboursements, la hausse des cotisations Sécu et Mutuelle…
 L’intégration des Complémentaires Santé et des mutuelles au système des banques et assurances, l’abandon de l’esprit mutualiste (enfin de ce qu’il en restait) pour en faire un secteur de profits, les regroupements en monopoles (AG2R La Mondiale, Malakoff Médéric), la disparition des petites mutuelles locales…
 Les scandales médicaux à répétition, de l’amiante au Mediator, en passant par la vache folle, le vaccin H1N1 ou les prothèses PIP…
 Des gestionnaires syndicaux à la Sécu ou dans les Mutuelles qui font le sale boulot de la gestion des restrictions et restructurations (le fameux « paritarisme »)…
Et ainsi de suite, le catalogue est long comme un jour sans pain…
Il est toujours plus difficile de se faire soigner correctement, c’est toujours plus cher, les conditions de travail des soignants deviennent catastrophiques… Et en plus, plus on est bas dans la société, plus c’est grave.
Il y a bien une restructuration lourde en cours dans le domaine de la santé.
Une restructuration capitaliste. Avec taux de profit, concurrence, guerre économique, mondialisation. Comme dans l’automobile, comme dans l’agro-alimentaire, comme dans la chimie.
On veut quoi, nous ? Peut-on rêver à un capitalisme à visage humain, qui soignerait les pauvres, un peu comme les bonnes sœurs dans le temps ? D’un capitalisme à visage humain, où un chômeur serait traité à égalité avec un PDG ? D’un capitalisme à visage humain qui nous soignerait préventivement, au lieu de nous réparer quand nous sommes brisés par le travail ou la misère ? Evidemment, non !
La question du financement est secondaire (même s’il existe). La Santé, dans cette société, c’est une marchandise, de plus en plus une pompe à profits. Avec le chômage et la précarité, c’est facile de remplacer les prolétaires au boulot, il est moins nécessaire de les « réparer » avec un service d’Etat de la santé. Par contre, pour les bourgeois, c’est important de développer le marché des soins, pour ceux qui pourront payer.
Nous, nous voulons « un autre monde », où la Santé c’est
 La prévention dans tous les domaines, d’abord dans les conditions de travail et de logement. C’est la vérification des toxicités des médicaments. Avec un bouleversement du système médical, la multiplication des soignants de proximité à l’image des « médecins aux pieds nus » de la Chine maoïste.
 Une révolution dans le travail et la façon de produire. La suppression du taylorisme, du travail à la chaîne ou de nuit, à l’origine de l’usure rapide des travailleurs et travailleuses, des TMS, du stress, et de nombreuses maladies professionnelles.
 Mettre la recherche et la production pharmaceutique au service des peuples : la révision complète des choix et priorités, la disparition de la publicité pour laquelle les monopoles dépensent plus qu’en recherche (jusqu’à 40% du prix d’un médicament…).
 Orienter la recherche et les soins vers les pathologies les plus répandues, même si elles ne sont pas les plus rentables. Le paludisme, la tuberculose, le vaccin VIH en sont les exemples par excellence, en lien avec les peuples du monde.
 Une répartition géographique homogène des soignants dans les spécialités les plus importantes (généralistes, gynécologues, ophtalmologues, dentistes, planning familial, maternités…). Ce qui veut dire forcément la répartition nationale organisée en fonction des besoins, comme les enseignants.
 Une couverture santé complète et gratuite pour tous, sans discriminations.
Le respect des soignés comme des soignants, dans leurs conditions d’accueil et de travail, le bouleversement des formations et qualifications dans le secteur, pour rompre avec la division du travail, favoriser le travail en équipes au lieu de renforcer la spécialisation.
Tout cela ne sera que rêve tant que nous en resterons à nous battre pour un aménagement du capitalisme, ancien ou moderne. Il faut en finir avec ce monde de guerre économique, de concurrence et de profits. Il faut en finir avec les bourgeois de toutes les tendances, qu’ils soient dans les hôpitaux, les groupes pharmaceutiques, au gouvernement (Cahuzac, ce n’était pas qu’un escroc, c’était un chirurgien esthétique !) ou dans la gestion paritaire.
Hollande va poursuivre le sale boulot de Sarkozy, comme il le fait avec les sans-papiers, les PSA, Mittal ou Goodyear, comme il va le faire sur les retraites !
Oui, nous voulons un « autre monde », où nous vivrons mieux et en meilleure santé, parce que nous travaillerons moins, parce que nous travaillerons tous autrement, sans exploitation ni précarité. Pour gagner ce monde au service du peuple, il faut en finir avec le capitalisme ! Reprenons le chemin de nos anciens, en redonnant aux mots « socialisme » et « communisme » leur vrai sens, avant qu’ils ne soient détournés par la gestion du système actuel…
Aujourd’hui nous manifestons pour protester contre les coupes budgétaires et les restructurations poursuivies par le gouvernement. C’est nécessaire pour commencer à combattre la catastrophe en marche dans le domaine sanitaire, mais nous ne voulons pas d’une lutte sans fin.
Comme dans l’automobile, comme parmi les chômeurs, comme dans l’agroalimentaire, l’heure est à nous regrouper pour définir ce que nous voulons, quel monde nous voulons construire, et comment y parvenir, même s’il semble que nous en sommes loin.
L’heure est à construire un quartier général solide, un parti qui porte l’avenir des prolétaires, dans la santé comme dans tous les domaines !
Nous sommes la « Voie Prolétarienne », et c’est à cela que nous travaillons !

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Jeu 13 Juin - 15:13

http://www.vp-partisan.org/article1040.html

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne à l'occasion des Marches des Fiertés

Cette année la Marche des fiertés prend une dimension particulière dans le contexte de violences homophobes et racistes, jusqu’à l’assassinat du jeune antifasciste Clément Méric. Toute l’année, face à ce regain réactionnaire, le Ps a vite reculé. La Procréation Médicalement Assistée à tous les couples a été renvoyée au Comité National d’Ethique, et il a mis sous le tapis le droit de vote des étrangers. Mais la politique de la bourgeoisie n’a jamais fait reculer l’extrême-droite ! Nous luttons et lutterons pour ce qui est juste, nous luttons pour l’égalité, et notre droit d’existence !
 
Nos luttes forgent nos droits ! Si le mariage est enfin ouvert aux couples de même sexe, c’est au bout de 20 ans de luttes ! Aujourd’hui, nous ne lâchons rien, nous n’attendons rien du PS ! Nous nous battons pour l’ouverture de la Pma à tous les couples, nous nous battons contre la psychiatrisation des personnes trans qui sont toujours définies comme « malades mentaux » ! Nous revendiquons le droit de choisir et de vivre librement son genre et son orientation sexuelle. Cette année c’est aussi et enfin la perspective d’un vaccin contre le virus du Sida, mais le capitalisme se moque de trouver un vaccin qui ne va pas rapporter de profit. Le capitalisme se fout de sauver les vies de prolétaires, en particulier dans les pays dominés, qui n’ont aucun moyen de payer ! Pour que notre santé ne dépende pas des logiques économiques, sortons du capitalisme !
 
Fachos, homophobes, hors de nos vies ! Hollande peut donner des leçons de démocratie et progrès au Mali, il recule contre les réactionnaires en France ! Nous dénonçons la volonté dangereuse d’instrumentation électorale de la Manif pour tous par le PS dans l’espoir de faire « exploser »l’UMP. Laisser la rue et les médias aux homphobes, c’est banaliser la violence. En famille, au boulot, dans la rue, nous ne voulons pas vivre au placard, ni le couteau sous la gorge ! Homophobie, lesbophobie, bi-phobie, transphobie : SOS homophobie a dénoncé 27% d’augmentation des actes homophobes en 2012, avec une progression des incidents de 37% en milieu scolaire. Nous ne laisserons pas les homos et les immigrés être les boucs émissaires de la crise du capitalisme. Ne laissons pas la jeunesse se tromper de colère, traçons ensemble la perspective d’un autre futur pour tous qui commence par : anti-homophobie, anti-sexisme, anti-racisme, anti-fascisme : même combat !
 
Pour aller au bout de l’égalité : Révolution ! Communistes, nous luttons contre le capitalisme pour une autre société. L’égalité ce n’est pas seulement la loi, c’est dans le concret de la vie chaque jour, c’est la fin du racisme et de l’homophobie ordinaire par l’éducation de tous et le changement des mentalités arriérées. Partout où les communistes ont eu le pouvoir, depuis la révolution bolchévique en Russie en 1917 ou aujourd’hui dans les mouvements maoïstes en Asie, leurs premières mesures ont été d’instaurer de vrais droits pour les femmes, les homos, les « minorités ». En se libérant le prolétariat porte la libération sociale et politique de toute l’humanité !
Racisme, homophobie, sida : silence = mort !
Homos/ Heteros, français/immigrés : Egalité des droits !
Anti-homophobie, anti-sexisme, anti-racisme, anti-fascisme : même combat !
Pour l’égalité réelle, vive le communisme !

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Lun 17 Juin - 22:31

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne sur la situation en Syrie

Syrie : la révolution ne se fera pas avec les impérialistes, mais contre eux !

100 000 victimes, plus d’un million de réfugiés depuis le soulèvement de mars 2011 dans la région de Deraa, soulèvement né de la paupérisation des travailleurs et des paysans de la région. Comme les peuples tunisien et égyptien, le peuple syrien, opprimé par un régime des plus policiers du monde arabe, aspire à plus de liberté et à plus de justice sociale.
Depuis, l’affrontement armé a pris le dessus sur les manifestations politiques sans réussir à renverser le régime et sans que ce dernier ne puisse le vaincre. L’opposition armée a l’appui des impérialistes occidentaux, du Qatar ainsi que le l’Arabie Saoudite, mais aussi le soutien d’une fraction du peuple syrien. Toutefois, le régime, dont les propagandistes occidentaux disaient qu’il allait être balayé par « la révolution », tient bon avec l’aide de la Russie et de l’Iran, ainsi que du Hebzbollah libanais. L’armée lui reste acquise, malgré des désertions. Il tient par la terreur et les massacres de masse, mais conserve un appui dans les villes. Il bénéficie de la passivité d’une partie grandissante du peuple qui craint un pouvoir islamiste.
Le peuple syrien avait raison de vouloir renverser le régime !
Le régime syrien a eu une image progressiste et anti-impérialiste. Dans les années 1970, il portait les intérêts d’une bourgeoise d’Etat nationaliste. Il avait engagé des réformes (enseignement, éducation, santé) élargissant sa base sociale en développant la petite bourgeoisie urbaine (fonctionnaires). Pour rallier diverses minorités, entre autres religieuses, il a défendu un Etat laïc. Il a accordé des droits aux réfugiés palestiniens plus qu’aucun autre pays arabe. 
Toutefois, le régime baasiste n’était pas plus socialiste que l’URSS dont il était l’allié. Il n’est pas un Etat dirigé par les exploités, pour les exploités. Ses réformes sociales lui assuraient une base sociale, mais son ultime rempart restait une armée ne répugnant pas aux massacres de masse, comme à Hama en 1982.
Avec la libéralisation économique de la fin des années 1980, une bourgeoisie affairiste et prédatrice, associée au régime, a prospéré alors que le chômage explosait. Le fossé s’est élargi entre les exploités et leurs exploiteurs. Les « progressistes » ou les « communistes », qui ont accepté d’intégrer le « Front national progressiste » dirigé par le Baas, se sont coupés des masses. Ils ont laissé le champ libre à l’opposition politique islamiste, issue des Frères musulmans et aujourd’hui dans la résistance armée de plus en plus portée par les groupes salafistes et jihadistes.
L’absence de direction progressiste du soulèvement a permis aux impérialistes occidentaux de l’instrumentaliser avec pour objectif la reprise en en main la région et l’affaiblissement de l’Iran.
Les impérialistes occidentaux ont intérêt au renversement du régime
Les USA et les Occidentaux ont tenté d’utiliser le soulèvement populaire pour renverser le régime syrien, les autres impérialistes (Russie et Chine) soutenant Assad pour contrer les ambitions américaines. Que par le passé le régime baasiste ait rendu des services aux Occidentaux (contre Saddam Hussein par exemple), qu’il ait été un facteur de stabilité régionale, malgré ses déclarations antisionistes, cela ne pèse plus guère. Pour les USA, sa chute et la mise en place d’un gouvernement dominé par les Frères musulmans renforceraient leur contrôle de la région, y marginalisant la Russie et préparant la chute du régime iranien, obstacle à leur contrôle régional renforcé.
Depuis longtemps, les USA cherchent à organiser le « croissant fertile » sous leur hégémonie par une alliance entre la Turquie (membre de l’Otan), l’Irak, la Syrie, le Liban, en y incluant Israël. Ils veulent contrôler cette région pétrolière et stratégique, non pour sécuriser leur approvisionnement, mais pour tenir le robinet du pétrole dont la Chine a besoin. Ce que la Chine ne peut accepter en aucune manière. La Russie est encore plus engagée dans le soutien à Assad. Elle veut garder un débouché, important pour ses industries militaires et sauver un régime qui lui offre, grâce à la base navale de Tartous, une présence militaire, économique et politique solide en Méditerranée.
L’impérialisme français, qui cultivait les meilleures relations avec Bachar El Assad il y a quelques années, s’est engagé dans le soutien au soulèvement. Il lui apporte un appui politique et matériel. Il défend ses alliés régionaux : la bourgeoisie libanaise et les sionistes. La France a occupé la Syrie après le démantèlement de l’Empire ottoman. Le peuple syrien se souvient de sa sanglante répression de la révolte nationale de 1925-1926 et de celle de mai 1945. En 1939, pour acheter la neutralité de la Turquie dans le conflit avec l’Allemagne, le gouvernement français lui a donné le Sandjak d’Alexandrette peuplé de Syriens.
Les USA s’appuient sur la Turquie, le Qatar (soutien des Frères musulmans) et l’Arabie saoudite (soutien des Salafistes). L’Etat sioniste, qui a des relations avec la Turquie et le Qatar, est intervenu directement militairement par deux fois. Ces pays agissent pour le compte des USA, mais aussi pour le leur. Lors des accords conclus à Doha en novembre, la Turquie aurait obtenu qu’un gouvernement syrien issu de la « révolution » renonce à toute revendication de souveraineté sur des territoires comme Alexandrette et qu’il expulse les militants du PKK, les USA que la Syrie abandonne ses droits sur le Golan.
Mais les choses ne se passent pas ainsi que le souhaitaient les Occidentaux. Leur projet de renversement de Assad est contrecarré par la résistance du régime armé par la Russie. Ils craignent par ailleurs que la poursuite du conflit ne débouche sur un renversement d’Assad par les Salafistes, dont l’influence s’accroît dans l’opposition armée. Ils les contrôlent bien moins que les Frères musulmans du Conseil national syrien (CNS). Dans la perspective d’une conférence, au cours de laquelle ils s’entendraient sur une issue politique, les USA, les Européens et les Russes font de la surenchère militariste. Les premiers lèvent leur « embargo » à la livraison d’armes, alors que celles-ci sont déjà livrées par le Qatar, les seconds disent avoir fourni des missiles anti-aériens au régime.
Les USA, la France, la Russie et la Chine, n’agissent pas par souci du peuple syrien. Les impérialistes n’ont pas « d’amis », ne défendent pas des « valeurs », démocratiques ou non. Ils n’ont que des intérêts auxquels ils sacrifient les peuples quand il le faut.
La révolution syrienne est à venir !
L’Armée syrienne libre est un label auquel se réfèrent des groupes armés, autonomes et idéologiquement divers. Mais les brigades qui ont infligé les principaux revers à l’Armée du régime sont jihadites et indépendantes de l’ASL. Certains groupes sont dirigés par des démocrates bourgeois, des progressistes, des laïcs, mais le soulèvement bénéficie à ceux qui seront les plus efficaces et ont l’appui financier ainsi que militaire de puissances étrangères : les Islamistes. Leur cohérence politique et idéologique, leur organisation, les fonds venant du Qatar ou de l’Arabie saoudite, en font les seuls capables de s’imposer en cas de chute du régime.
L’affrontement actuel ne laisse plus de place à la mobilisation populaire et aux partis progressistes qui refusaient de s’engager dans les actions militaires, comme ceux de la Comité national de coordination des forces de changement démocratique (CNCCD). La montée de la corruption dans l’opposition au régime, le rôle croissant qu’y jouent les jihadistes, les crimes qu’ils commettent, bien que moins massifs que ceux du régime, démoralisent l’opposition populaire qui craint l’avenir que ceux-ci préparent. En Syrie, ce n’est pas la révolution qui va de l’avant, mais la réaction.
La lutte révolutionnaire passe par la lutte armée, mais la politique doit « commander au fusil ». Et pas n’importe laquelle. Impossible sans un Parti communiste, enraciné dans les masses exploitées et capable d’unir autour d’elles toutes les autres couches dominées, de faire une révolution au bénéfice du peuple. Les forces « progressistes » sont faibles, divisées. La plupart de celles regroupées dans le CNCCD, ont longtemps appuyé le régime et l’ont considéré comme progressiste et anti-impérialiste. Elles attentent l’issue de la crise de l’action de la Russie. Le Parti communiste syrien, qui a connu des scissions dans les années 2000, a un ministre au gouvernement. Il a pris le parti de la répression et trahit le peuple syrien.
En Syrie, la révolution est à venir. Le peuple y fait l’expérience dramatique de l’impasse dans laquelle débouchent les soulèvements populaires lorsqu’ils ne sont pas organisés par les communistes. Et quand ils ne sont pas appuyés par la solidarité désintéressée des autres peuples, mais comptent sur l’appui des impérialistes et se soumettent à leurs intérêts. Face à la réaction et à l’impérialisme, le peuple syrien, comme les autres peuples arabes et dominés, retrouvera ce chemin, celui de la révolution sociale et anti-impérialiste.
Dans ces conditions, le soutien politique de l’OCML VOIE PROLETARIENNE va aux organisations, aux militants, indépendants du régime, des puissances impérialistes et de la réaction. Il va à ceux et celles qui s’engagent dans cette voie, qui « affirment que la libération des peuples et des exploités dépend principalement de leur lutte indépendante, [qui] luttent pour l’égalité entre les hommes et les femmes, sont laïques et font de la question religieuse une question personnelle, [qui] défendent les droits démocratiques des minorités nationales ». (Résolution du 6e congrès de VP). Il ne peut donc aller à l’ALS, au CNS ou au Gouvernement provisoire syrien dominé par le Frères musulmans, soutenus par la Qatar ou l’Arabie saoudite et liés aux impérialistes. De plus, à Doha, le CNS a accepté d’abandonner au profit de la Turquie et d’Israël la souveraineté syrienne sur certaines régions qu’ils occupent, ainsi que la libre détermination de sa politique étrangère.
Opposé aux ingérences impérialistes, nous dénonçons le régime antipopulaire syrien qui ne répugne à aucun massacre contre son peuple, sans tromper les travailleurs d’ici, révoltés par ses crimes, sur la nature et les buts de ceux qui dirigent la rébellion « parlant au nom du peuple », ou de leurs appuis.

  • Contre les ingérences impérialistes en Syrie. Contre celle de la France en particulier.
  • Contre le régime bourgeois baasiste et ses massacres
  • Soutien aux progressistes emprisonnés et réprimés !
  • Oui le soulèvement armé des peuples contre leurs oppresseurs est légitime, mais en Syrie ce n’est pas le peuple progressiste qui dirige, mais la réaction et les impérialistes.
  • Sans direction communiste, toute insurrection restera aux mains de bourgeois ennemis du peuple.
  • La révolution syrienne est à venir ! Elle ne se fera pas avec l’appui des impérialistes, mais contre eux !

Prolétaires de tous pays, peuples dominés, unissons-nous contre le capitalisme, les impérialistes et leurs complices !
Le 1er juin 2013

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Lun 17 Juin - 22:34

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne sur la situation en Syrie

Syrie : la révolution ne se fera pas avec les impérialistes, mais contre eux !

100 000 victimes, plus d’un million de réfugiés depuis le soulèvement de mars 2011 dans la région de Deraa, soulèvement né de la paupérisation des travailleurs et des paysans de la région. Comme les peuples tunisien et égyptien, le peuple syrien, opprimé par un régime des plus policiers du monde arabe, aspire à plus de liberté et à plus de justice sociale.
Depuis, l’affrontement armé a pris le dessus sur les manifestations politiques sans réussir à renverser le régime et sans que ce dernier ne puisse le vaincre. L’opposition armée a l’appui des impérialistes occidentaux, du Qatar ainsi que le l’Arabie Saoudite, mais aussi le soutien d’une fraction du peuple syrien. Toutefois, le régime, dont les propagandistes occidentaux disaient qu’il allait être balayé par « la révolution », tient bon avec l’aide de la Russie et de l’Iran, ainsi que du Hebzbollah libanais. L’armée lui reste acquise, malgré des désertions. Il tient par la terreur et les massacres de masse, mais conserve un appui dans les villes. Il bénéficie de la passivité d’une partie grandissante du peuple qui craint un pouvoir islamiste.
Le peuple syrien avait raison de vouloir renverser le régime !
Le régime syrien a eu une image progressiste et anti-impérialiste. Dans les années 1970, il portait les intérêts d’une bourgeoise d’Etat nationaliste. Il avait engagé des réformes (enseignement, éducation, santé) élargissant sa base sociale en développant la petite bourgeoisie urbaine (fonctionnaires). Pour rallier diverses minorités, entre autres religieuses, il a défendu un Etat laïc. Il a accordé des droits aux réfugiés palestiniens plus qu’aucun autre pays arabe. 
Toutefois, le régime baasiste n’était pas plus socialiste que l’URSS dont il était l’allié. Il n’est pas un Etat dirigé par les exploités, pour les exploités. Ses réformes sociales lui assuraient une base sociale, mais son ultime rempart restait une armée ne répugnant pas aux massacres de masse, comme à Hama en 1982.
Avec la libéralisation économique de la fin des années 1980, une bourgeoisie affairiste et prédatrice, associée au régime, a prospéré alors que le chômage explosait. Le fossé s’est élargi entre les exploités et leurs exploiteurs. Les « progressistes » ou les « communistes », qui ont accepté d’intégrer le « Front national progressiste » dirigé par le Baas, se sont coupés des masses. Ils ont laissé le champ libre à l’opposition politique islamiste, issue des Frères musulmans et aujourd’hui dans la résistance armée de plus en plus portée par les groupes salafistes et jihadistes.
L’absence de direction progressiste du soulèvement a permis aux impérialistes occidentaux de l’instrumentaliser avec pour objectif la reprise en en main la région et l’affaiblissement de l’Iran.
Les impérialistes occidentaux ont intérêt au renversement du régime
Les USA et les Occidentaux ont tenté d’utiliser le soulèvement populaire pour renverser le régime syrien, les autres impérialistes (Russie et Chine) soutenant Assad pour contrer les ambitions américaines. Que par le passé le régime baasiste ait rendu des services aux Occidentaux (contre Saddam Hussein par exemple), qu’il ait été un facteur de stabilité régionale, malgré ses déclarations antisionistes, cela ne pèse plus guère. Pour les USA, sa chute et la mise en place d’un gouvernement dominé par les Frères musulmans renforceraient leur contrôle de la région, y marginalisant la Russie et préparant la chute du régime iranien, obstacle à leur contrôle régional renforcé.
Depuis longtemps, les USA cherchent à organiser le « croissant fertile » sous leur hégémonie par une alliance entre la Turquie (membre de l’Otan), l’Irak, la Syrie, le Liban, en y incluant Israël. Ils veulent contrôler cette région pétrolière et stratégique, non pour sécuriser leur approvisionnement, mais pour tenir le robinet du pétrole dont la Chine a besoin. Ce que la Chine ne peut accepter en aucune manière. La Russie est encore plus engagée dans le soutien à Assad. Elle veut garder un débouché, important pour ses industries militaires et sauver un régime qui lui offre, grâce à la base navale de Tartous, une présence militaire, économique et politique solide en Méditerranée.
L’impérialisme français, qui cultivait les meilleures relations avec Bachar El Assad il y a quelques années, s’est engagé dans le soutien au soulèvement. Il lui apporte un appui politique et matériel. Il défend ses alliés régionaux : la bourgeoisie libanaise et les sionistes. La France a occupé la Syrie après le démantèlement de l’Empire ottoman. Le peuple syrien se souvient de sa sanglante répression de la révolte nationale de 1925-1926 et de celle de mai 1945. En 1939, pour acheter la neutralité de la Turquie dans le conflit avec l’Allemagne, le gouvernement français lui a donné le Sandjak d’Alexandrette peuplé de Syriens.
Les USA s’appuient sur la Turquie, le Qatar (soutien des Frères musulmans) et l’Arabie saoudite (soutien des Salafistes). L’Etat sioniste, qui a des relations avec la Turquie et le Qatar, est intervenu directement militairement par deux fois. Ces pays agissent pour le compte des USA, mais aussi pour le leur. Lors des accords conclus à Doha en novembre, la Turquie aurait obtenu qu’un gouvernement syrien issu de la « révolution » renonce à toute revendication de souveraineté sur des territoires comme Alexandrette et qu’il expulse les militants du PKK, les USA que la Syrie abandonne ses droits sur le Golan.
Mais les choses ne se passent pas ainsi que le souhaitaient les Occidentaux. Leur projet de renversement de Assad est contrecarré par la résistance du régime armé par la Russie. Ils craignent par ailleurs que la poursuite du conflit ne débouche sur un renversement d’Assad par les Salafistes, dont l’influence s’accroît dans l’opposition armée. Ils les contrôlent bien moins que les Frères musulmans du Conseil national syrien (CNS). Dans la perspective d’une conférence, au cours de laquelle ils s’entendraient sur une issue politique, les USA, les Européens et les Russes font de la surenchère militariste. Les premiers lèvent leur « embargo » à la livraison d’armes, alors que celles-ci sont déjà livrées par le Qatar, les seconds disent avoir fourni des missiles anti-aériens au régime.
Les USA, la France, la Russie et la Chine, n’agissent pas par souci du peuple syrien. Les impérialistes n’ont pas « d’amis », ne défendent pas des « valeurs », démocratiques ou non. Ils n’ont que des intérêts auxquels ils sacrifient les peuples quand il le faut.
La révolution syrienne est à venir !
L’Armée syrienne libre est un label auquel se réfèrent des groupes armés, autonomes et idéologiquement divers. Mais les brigades qui ont infligé les principaux revers à l’Armée du régime sont jihadites et indépendantes de l’ASL. Certains groupes sont dirigés par des démocrates bourgeois, des progressistes, des laïcs, mais le soulèvement bénéficie à ceux qui seront les plus efficaces et ont l’appui financier ainsi que militaire de puissances étrangères : les Islamistes. Leur cohérence politique et idéologique, leur organisation, les fonds venant du Qatar ou de l’Arabie saoudite, en font les seuls capables de s’imposer en cas de chute du régime.
L’affrontement actuel ne laisse plus de place à la mobilisation populaire et aux partis progressistes qui refusaient de s’engager dans les actions militaires, comme ceux de la Comité national de coordination des forces de changement démocratique (CNCCD). La montée de la corruption dans l’opposition au régime, le rôle croissant qu’y jouent les jihadistes, les crimes qu’ils commettent, bien que moins massifs que ceux du régime, démoralisent l’opposition populaire qui craint l’avenir que ceux-ci préparent. En Syrie, ce n’est pas la révolution qui va de l’avant, mais la réaction.
La lutte révolutionnaire passe par la lutte armée, mais la politique doit « commander au fusil ». Et pas n’importe laquelle. Impossible sans un Parti communiste, enraciné dans les masses exploitées et capable d’unir autour d’elles toutes les autres couches dominées, de faire une révolution au bénéfice du peuple. Les forces « progressistes » sont faibles, divisées. La plupart de celles regroupées dans le CNCCD, ont longtemps appuyé le régime et l’ont considéré comme progressiste et anti-impérialiste. Elles attentent l’issue de la crise de l’action de la Russie. Le Parti communiste syrien, qui a connu des scissions dans les années 2000, a un ministre au gouvernement. Il a pris le parti de la répression et trahit le peuple syrien.
En Syrie, la révolution est à venir. Le peuple y fait l’expérience dramatique de l’impasse dans laquelle débouchent les soulèvements populaires lorsqu’ils ne sont pas organisés par les communistes. Et quand ils ne sont pas appuyés par la solidarité désintéressée des autres peuples, mais comptent sur l’appui des impérialistes et se soumettent à leurs intérêts. Face à la réaction et à l’impérialisme, le peuple syrien, comme les autres peuples arabes et dominés, retrouvera ce chemin, celui de la révolution sociale et anti-impérialiste.
Dans ces conditions, le soutien politique de l’OCML VOIE PROLETARIENNE va aux organisations, aux militants, indépendants du régime, des puissances impérialistes et de la réaction. Il va à ceux et celles qui s’engagent dans cette voie, qui « affirment que la libération des peuples et des exploités dépend principalement de leur lutte indépendante, [qui] luttent pour l’égalité entre les hommes et les femmes, sont laïques et font de la question religieuse une question personnelle, [qui] défendent les droits démocratiques des minorités nationales ». (Résolution du 6e congrès de VP). Il ne peut donc aller à l’ALS, au CNS ou au Gouvernement provisoire syrien dominé par le Frères musulmans, soutenus par la Qatar ou l’Arabie saoudite et liés aux impérialistes. De plus, à Doha, le CNS a accepté d’abandonner au profit de la Turquie et d’Israël la souveraineté syrienne sur certaines régions qu’ils occupent, ainsi que la libre détermination de sa politique étrangère.
Opposé aux ingérences impérialistes, nous dénonçons le régime antipopulaire syrien qui ne répugne à aucun massacre contre son peuple, sans tromper les travailleurs d’ici, révoltés par ses crimes, sur la nature et les buts de ceux qui dirigent la rébellion « parlant au nom du peuple », ou de leurs appuis.

  • Contre les ingérences impérialistes en Syrie. Contre celle de la France en particulier.
  • Contre le régime bourgeois baasiste et ses massacres
  • Soutien aux progressistes emprisonnés et réprimés !
  • Oui le soulèvement armé des peuples contre leurs oppresseurs est légitime, mais en Syrie ce n’est pas le peuple progressiste qui dirige, mais la réaction et les impérialistes.
  • Sans direction communiste, toute insurrection restera aux mains de bourgeois ennemis du peuple.
  • La révolution syrienne est à venir ! Elle ne se fera pas avec l’appui des impérialistes, mais contre eux !

Prolétaires de tous pays, peuples dominés, unissons-nous contre le capitalisme, les impérialistes et leurs complices !
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Message  Joe Hill le Mer 19 Juin - 11:04

http://www.vp-partisan.org/article1042.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne à l'occasion de la journée internationale de soutien aux prisonniers révolutionnaires

Le 19 juin 1986, après une résistance héroïque, plus de 300 prisonnières et prisonniers membres du Parti Communiste du Pérou (PCP) étaient assassinés par le régime du "socialiste" Alan Garcia.
 
Treize ans plus tard, le 19 juin 1999, des prisonniers et prisonnières révolutionnaires d’Europe et d’ailleurs ont rendu publique une plate-forme visant à fonder une communauté de lutte dans et contre les prisons impérialistes. Cette date deviendra la Journée internationale des prisonnières et prisonniers révolutionnaires célébrée partout à travers la planète.
 
Ce 19 juin 2013 est l’occasion pour nous de réaffirmer notre soutien à tous les prisonniers révolutionnaires, communistes et anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes, qui payent d’années de prison leur engagement révolutionnaire. En particulier en soutien à Georges Ibrahim Abdallah, communiste libanais, qui est emprisonné en France depuis 1984 parce qu’il a osé résister à l’occupant sioniste et ses alliés impérialistes.
 
Ce 19 juin 2013 est l’occasion pour nous de réaffirmer que la France n’a de démocratique que le nom. Que la bourgeoisie au pouvoir ne respecte qu’un principe : sauvegarder par tous les moyens nécessaires ses intérêts. Ainsi, elle ne fait pas de cadeau aux combattants révolutionnaires qui ont osé l’affronter. Elle n’a de cesse de tout mettre en œuvre pour les détruire et surtout les empêcher de parler, de témoigner sur leur engagement politique et les choix qu’ils ont faits.
 
Ce 19 juin 2013 est l’occasion pour nous de réaffirmer que l’Etat et ceux qui servent le capitalisme, qu’ils se disent « socialistes » ou « républicains », n’hésitent jamais à user de la violence contre nos révoltes pour défendre leur système. Si nous voulons que ça change, il faut arracher aux bourgeois leurs pouvoirs économique et politique. Arracher, oui, sans penser pouvoir le conquérir par le vote. Nous devrons chasser du pouvoir, patrons, politiciens, sans ménagement. Nous devrons leur imposer notre volonté et nos intérêts, ceux des prolétaires et des ouvriers. Alors, il ne suffira pas pour les vaincre d’un coup de colère ou d’une révolte, ni même d’une grève générale. Nous devrons être suffisamment forts, conscients et organisés pour assurer notre victoire contre leur police et leur armée, et jeter les bases d’une société sans exploitation.
Liberté pour tous les prisonniers révolutionnaires !
On a raison de se révolter !
Contre le capitalisme et sa répression, la solidarité est notre arme !

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Jeu 20 Juin - 13:02

http://www.vp-partisan.org/article1043.html

Tract de l'OCML Voie Prolétarienne pour les différentes manifestations en hommage à Clément Méric et contre le fascisme.

Clément Méric, militant antifasciste, a été assassiné à Paris le 5 juin dernier. Cet assassinat s’ajoute à la longue liste des exactions racistes et homophobes de ces derniers mois : agressions d’homosexuels, de militants antifascistes, contre des immigrés, contre des passants dans la rue… A Argenteuil le 13 juin, une femme voilée a été agressée et a perdu son bébé. A Lyon, les actes de violence se comptent par dizaines.
 
Ces fachos qui tabassent les militants et terrorisent des quartiers entiers sont des criminels !
 
Nous devons nous en protéger et soutenir les militants antifascistes qui par leur travail de veille permettent d’en savoir plus sur eux et les combattent au quotidien.
 
Cependant, nous ne considérons pas que l’activité de ces groupes témoigne d’un« danger fasciste » en France aujourd’hui. Contrairement aux années 30, c’est sous la bannière de la « démocratie » (PS tout comme UMP) que la bourgeoisie met en place des mesures d’exception : lois d’exception anti-terroristes, criminalisation de l’action syndicale (le Ps a refusé l’amnistie), politique « d’immigration choisie », expulsion des camps de Roms...
 
Dans la lutte contre l’extrême-droite, il y a deux voies.
 
Nous refusons celle qui nous enchaîne aux exploiteurs, à la France impérialiste, à la bourgeoisie qui nous opprime. Le PS n’est pas notre allié dans la lutte contre le fascisme. Aujourd’hui nous ne demandons pas à l’Etat de dissoudre les groupes d’extrême-droite. L’interdiction de ces organisations ne les fera en rien disparaître, mais laisserait croire que l’Etat protègerait la société, alors que ces mesures d’interdictions se retourneront contre nous dès que nous serons trop bruyants.
Nous rejetons également le « front républicain », qui ne sert qu’à nous forcer à nous allier avec les représentants politiques des exploiteurs. Face à la crise du capitalisme, la bourgeoisie n’a rien à offrir que plus de misère. Le maintien de son pouvoir passe par les divisions entre prolos, pour détourner la colère sociale. La haine et la concurrence dans une main, la répression dans l’autre !
Ceux qui attisent peurs et racisme, qui divisent à leur profit n’ont pas de leçon de morale à nous donner.
Leurs politiques d’expulsions, leurs lois racistes, leur « patriotisme », de droite ou de gauche : qu’ils en fassent le bilan !
Leurs larmes de crocodiles à chaque succès électoral du FN depuis 30 ans : qu’ils en fassent le bilan !
L’appel à voter pour Chirac en 2002 ? Qu’ils en fassent le bilan !
 
Notre voie : la riposte ouvrière et populaire.
 
Dans un pays impérialiste comme la France, le prolétariat est multiculturel, c’est notre fierté et notre force, la base de l’unité internationale des travailleurs. Pour combattre l’extrême-droite, nous nous battons pour le droit de vote des étrangers, la régularisation des sans-papiers, un emploi et un toit pour tous. Pour combattre l’extrême-droite, il faut s’affronter au capitalisme. En construisant des collectifs de lutte dans les quartiers, dans les usines ! En construisant notre camp !
Les agissements criminels des groupes néo-nazis et fascistes se multiplient partout en Europe. La riposte est nécessairement internationale !
Partout en Europe, les antifascistes se sont levés pour dénoncer l’assassinat politique de Clément Méric.
Ensemble nous crions La lutte antifasciste est internationale !
Ni oubli, ni pardon ! Ni olvido, ni perdon ! Never forgive, nerver forget ! Kein vergeben, kein vergessen !

Joe Hill

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Message  Joe Hill le Jeu 4 Juil - 21:30

http://www.vp-partisan.org/article1061.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne suite au "départ" de Morsi

Egypte : Morsi destitué par l’armée ! Amère victoire !

Le 3 juin à 21 heures, au terme d’un ultimatum, l’Armée égyptienne a destitué Mohamed Morsi, président élu démocratiquement. Elle affirmait ainsi répondre aux aspirations du peuple égyptien qui depuis la fin du mois de juin, hommes et femmes confondus, manifestait par millions contre la politique des Frères musulmans au pouvoir et les menaces qu’ils font peser sur les libertés politiques. Le fond social de ces manifestations est la dégradation de la situation économique du pays, avec ses conséquences dramatiques pour les travailleurs : chômage, inflation. Les grèves des ouvriers et ouvrières des usines, qui avaient commencé avant la chute de Moubarak, n’ont cessé de se développer. Le mouvement d’opposition à Morsi a commencé dans les villes, qui pour la plupart n’avaient pas voté en faveur du candidat des Frères musulmans, s’est ensuite étendu à toute l’Egypte. Le mouvement qui a exigé le départ de Morsi s’étend des travailleurs exploités à la bourgeoisie libérale. Cette dernière partage avec les Frères musulmans la défense de l’économie libérale et l’attachement à l’alliance avec les USA. Elle s’oppose à leurs conceptions sociales qui expriment les aspirations d’une moyenne bourgeoisie rurale et traditionaliste, bien qu’ils aient aussi en leur sein de grands bourgeois.

L’Armée, en dépit de son soutien affirmé au peuple, n’est en rien porteuse de ses intérêts. Elle représente une force économique considérable et une puissance politique qui a contrôlé le pouvoir depuis 1952. Depuis l’élection de Morsi, elle se trouvait confrontée à une tentative de marginalisation toute relative. Cette armée n’a jamais reculé, depuis la chute de Moubarak, devant une répression violente des manifestations lorsqu’elle l’a jugé nécessaire. Le 9 octobre 2011, ses chars ont écrasé des coptes qui protestaient contre la censure par la télévision des agressions dont ils étaient victimes : 25 personnes tuées et 300 blessées. Cette armée, équipée par les USA, qui lui allouent chaque année plus d’un milliard de dollars, est plus une affaire commerciale, une force de contrôle populaire par ses services de sécurité hypertrophiés, qu’une force combattante.

Le peuple mobilisé a obtenu le départ de Morsi. Il a fait preuve de sa détermination et de son courage. Il a exprimé la profondeur de ses aspirations à une autre vie. Mais il n’a changé que la couleur de ses oppresseurs. Les programmes des libéraux ainsi que de l’armée d’une part, des Frères musulmans d’autre part, sont bien différents dans le domaine sociétal, dans le rapport à la religion, mais ils sont identiques sur le plan économique (libéralisme) et en politique étrangère, en particulier pour ce qui concerne la coopération avec Israël. Il ne faut pas attendre de l’Armée qu’elle défende les droits des femmes, agressées et violées par centaines pendant les manifestations. En 2011, ce sont ses soldats qui avaient agressé sur la place Tahir, une femme voilée, lui arrachant ses vêtements.

Le peuple mobilisé a obtenu le départ de Morsi. Ce départ est applaudi aussi bien par l’Arabie saoudite qui y voit un revers pour le Qatar, principal soutien et bailleur des fonts du gouvernement Morsi, que par Bachar el Assad, le « démocrate » bien connu. Les USA ont eu une réaction mesurée, car les Frères musulmans ne les gênaient guère. Toutefois, ils n’ont pas à craindre de l’Armée une orientation politique et économique qui aille à l’encontre de leurs intérêts. Et ils savent qu’elle s’emploiera à assurer un retour à l’ordre en Egypte.

Le peuple, les travailleurs exploités, ont été « volés » de leurs mobilisations. Inorganisés, ils n’étaient pas en mesure de faire valoir leurs intérêts économiques et politiques, en face des deux principales forces politiques de l’Egypte, l’Armée et la Confrérie des Frères musulmans. Ce sera nécessairement contre elles qu’ils devront imposer ses intérêts. Sans organisation, sans parti porteur des intérêts des exploités, ces derniers seront toujours frustrés de leurs combats et de leurs sacrifices et contraints de choisir entre la peste et le choléra.

Les soulèvements populaires ne cesseront pas. Pas plus en Egypte qu’ailleurs. Mais les conditions politiques et organisationnelles pour les transformer en une véritable révolution, ouvrant une autre perspective, sont à construire, aussi bien en Egypte, dans les autres pays arabes, que dans les pays d’Europe.

Vive les luttes du peuple égyptien !
Vive la solidarité ouvrière et internationaliste !


Le 4 juillet 2013

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Message  Joe Hill le Mar 16 Juil - 17:27

http://www.vp-partisan.org/article1063.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne sur "l'affaire Snowden

Les « démocraties » occidentales, européennes et US, se sont ridiculisées en détournant et immobilisant l’avion du président bolivien Evo Morales. Une rumeur affirmait que se trouvait à bord Edward Snowden, le déserteur dénonçant l’espionnage planétaire pratiqué par les Etats-Unis.
Programme Prism américain de surveillance des télécommunications, écoute des chancelleries européennes aux Etats-Unis et à Bruxelles, micros posés dans l’ambassade de France à Washington... « La France », pourtant, si elle proteste fortement en paroles, est bien embarrassée pour exiger des explications, pour une raison très simple : elle en fait autant. Le supercalculateur de la DGSE, situé boulevard Mortier à Paris, enregistre tout-à-fait illégalement et quasi secrètement la quasi-totalité des communications électroniques en France. Manuel Valls, toujours égal à lui-même, a expliqué qu’il n’est pas favorable à une demande d’asile de Snowden.
Obama a donné son accord pour une « réunion de haut niveau des responsables allemands et américains de la sécurité », pour discuter de la coopération anti-terroriste. Depuis 2001, la lutte contre le terrorisme, et particulièrement le terrorisme islamiste, est le prétexte de toute une série de mesures anti-démocratiques. Pourtant, le pays qui a le plus aidé, directement ou indirectement, le terrorisme le plus réactionnaire, ce sont, on le sait, les Etats-Unis. La France est dans le même camp, par exemple en Syrie actuellement.
La France, l’Allemagne et les Etats-Unis auraient préféré ne pas présenter ainsi un visage impérialiste et anti-démocratique au moment (le 8 juillet) où s’ouvrent officiellement les négociations sur le traité transatlantique de libre-échange. Lorsque ces défenseurs de la concurrence parlent ainsi d’unité, c’est pour contrer un concurrent commun, à savoir les pays d’Asie.
Tout cela serait plutôt risible et réjouissant si n’était pas ici en scène l’exercice de la dictature des bourgeoisies impérialistes, qui ont pour ennemis premiers les travailleurs, les peuples et leurs révoltes.
Contre l’organisation de l’union économique transatlantique, nous ne défendrons pas l’indépendance de la France ou de l’Europe. Ce serait défendre la souveraineté de la DGSE contre celle de la NSA ! Ce qui est en jeu, c’est l’indépendance politique des travailleurs contre ces exploiteurs qui s’organisent pour mieux nous réprimer.
Merci à Snowden et à ceux de Wikileaks pour les preuves à charge qu’ils nous fournissent contre le capitalisme impérialiste. Ils méritent de bénéficier d’un droit d’asile !
Le peuple bolivien a eu raison de caillasser l’ambassade française et de traiter la France de pays impérialiste.

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Ven 26 Juil - 12:15

http://www.vp-partisan.org/article1065.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne :

Violences policières : ce ne sont pas des "bavures" ! Nous avons tout un système à abattre !

Dans la nuit du 21 au 22 juin 2013, un militant, engagé dans les luttes de la Campagne pour la réquisition l’entraide et l’autogestion (CREA) et dans les luttes contre les violences policières, a subi à son tour des violences policières dans le quartier populaire d’Arnaud Bernard à Toulouse. Ces violences se sont poursuivies pendant plusieurs heures au commissariat avant qu’il ne soit finalement amené aux urgences du fait des blessures occasionnées. Il y a été hospitalisé pendant trois jours.

Jeudi 18 juillet à Trappes, c’est un contrôle d’identité à caractère raciste par des policiers auprès d’une femme voilée qui a provoqué plusieurs nuits de colères et de révoltes.

Il s’agit là d’énième épisodes de violences commises par les agents de l’Etat.

Les exemples de tels actes sont nombreux : dans les quartiers populaires, dans les usines, dans les manifestations…

Chaque année en France, une quinzaine de morts sont par ailleurs à dénombrer suite à des interventions policières.

Les policiers savent pouvoir agir dans une totale impunité, protégés par leur hiérarchie jusqu’au ministre de l’intérieur Valls qui ne manque jamais une occasion de prendre par principe leur défense.

Les policiers savent également qu’ils ne seront pas inquiétés par la justice qui est une autre branche du même système répressif.

Dans une société capitaliste, la police est en effet un appareil de répression au même titre que l’armée et la justice. Elle est chargée de maintenir l’ordre social, économique et politique. Elle est au service de la bourgeoisie pour la préservation de ses intérêts.

Elle est aussi un outil d’intimidation pour imposer la domination idéologique et politique de l’Etat.

Les violences policières contre les prolétaires sont donc des violences de classe.

Nous devons apporter tout notre soutien aux opprimés qui subissent de tels actes et qui les dénoncent. Il faut les soutenir sans avoir l’illusion que « la justice sera rendue ». Nous n’avons aucune confiance dans leur justice.

Il faut en revanche être aux côtés des personnes qui ont subies des violences policières et aux côtés des familles qui ont perdu l’un des leurs sous les coups des policiers.

Justice sera rendue quand les opprimés s’organiseront pour renverser la bourgeoisie, son Etat et sa police, et enfin construire une nouvelle société débarrassée du capitalisme.

Soutien à tous les opprimés victimes de violences policières !
Pas de justice, pas de paix !

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Dim 18 Aoû - 20:20

http://www.vp-partisan.org/article1071.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne : "Elections présidentielles au Mali : un ravalement de façade"

Les élections présidentielles qui viennent de se tenir au Mali ne délivreront pas le peuple malien de la faim, de la corruption et de la pauvreté. Au contraire, elles ne font que renforcer l’emprise des prédateurs qui pillent les richesses du Mali et de son peuple.

Le vainqueur, Ibrahim Boubakar Keïta (« IBK »), tout comme celui qu’il a affronté au second tour, Soumaïla Cissé, appartiennent tous les deux à la même classe, la bourgeoisie bureaucratique malienne, classe qui gère l’appareil d’État sous la dépendance de l’impérialisme français. Leurs parcours personnels sont à peu près les mêmes : études en France, carrières de hauts fonctionnaires au Mali ou dans la sous-région, ministres dans les années 1990 et 2000... Ce sont certes des experts, capables de gérer un État, mais pas au profit du peuple, au profit de l’impérialisme. L’un et l’autre ne sont que deux branches d’un même arbre pourri.

Comment peuvent-il se prétendre être les candidats de la rénovation, alors qu’ils sont des créatures de l’impérialisme français et qu’ils sont de vieux piliers de l’appareil d’État malien à son service ? Tout les deux, lorsqu’ils ont été ministres, ont mis en application les « Programmes d’ajustement structurel » voulus par les institutions internationales, et ont dirigé la répression des mouvements étudiants et populaires. L’un se prétend « socialiste », l’autre « libéral ». Ils ont fait des promesses au peuple, mais en réalité, leurs programmes différaient peu. Que l’un ou l’autre l’ait emporté, cela n’eût pas changé grand chose.

« IBK » était le candidat « semi-colonial semi-féodal » par excellence, puisque soutenu à la fois par le gouvernement français et les autres gouvernements impérialistes, et en même temps par la majeure partie des classes réactionnaires locales. IBK est, depuis des années, lié au Parti socialiste à travers l’Internationale Socialiste, dont il a été vice-président. Par ailleurs, le clergé musulman regroupé au sein du « Haut conseil islamique », aussi bien hanafite (le culte traditionnel) que wahhabite (lié à l’Arabie Saoudite), avait officieusement appelé à voter pour lui.

Ce scrutin précipité a été voulu par la France, épaulé par les autres forces impérialistes et les États fantoches de la région, pour renouveler le régime néo-colonial du Mali, tombé en déliquescence après le coup d’État militaire qui avait renversé le régime d’Amadou Toumani Touré (« ATT ») en mars 2012. A l’époque d’ « ATT », le Mali était présenté comme un modèle de démocratie en Afrique par la propagande bourgeoise. En réalité, il était un des États les plus corrompus et fragiles de la région.

L’élection elle-même n’a été qu’un simulacre, organisé dans la plus grande précipitation. En effet, plusieurs centaines de milliers de Maliens réfugiés ou émigrés à l’étranger n’ont pas pu voter. En France, sur 200 000 résidents maliens, seuls 29 000 ont finalement pu s’inscrire sur les listes électorales. Dans le pays même, sur 3,5 millions de votants, plus de 400 000 suffrages ont été jugés non-valides, soit plus d’un bulletin sur dix. Difficile de savoir ce qui relève respectivement de la désorganisation ou de la fraude.

Malgré tout cela, le gouvernement français et les médias bourgeois français affirment que l’élection a été démocratique. Car pour l’impérialisme, l’important était de légitimer le nouveau régime à son service. La libre expression de la volonté populaire n’est pour lui acceptable que dans la mesure où elle s’accorde avec le maintien de sa domination.

L’OCML-VP affirme qu’il n’y a pas de solution pour le peuple malien sans rejet total de l’impérialisme, sans confiscation de ses intérêts ni mise à bas du régime et des hommes à son service. Mais pour que les peuples puissent se délivrer de l’impérialisme, le soutien des prolétaires et des communistes des métropoles est primordial. Nous répétons, en tant que communistes de France, que notre ennemi principal est notre propre impérialisme, qui est un des premiers oppresseurs des peuples du monde à travers ses interventions militaires, économiques et politiques, particulièrement en Afrique.

Troupes françaises hors du Mali ! Retrait immédiat et sans conditions de tous les soldats français d’Afrique !

A bas la dette ! Annulation sans conditions de toutes les dettes contractées au profit des États et institutions impérialistes !

Le Mali au peuple malien ! Les peuples dominés ont toujours raison de se révolter contre l’impérialisme !


Le 18 août 2013

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

Message  Joe Hill le Jeu 29 Aoû - 12:14

http://www.vp-partisan.org/article1077.html

Déclaration de l'OCML Voie Prolétarienne : "Impérialisme français, bas les pattes en Syrie"

L’OCML Voie Prolétarienne dénonce la surenchère guerrière et interventionniste en Syrie et appelle à s’y opposer par tous les moyens.

En dépit des justifications et des prétextes « humanitaires » les interventions impérialistes en Syrie, ne sont en rien dictées par la défense de la liberté des Syriens contre leur régime oppresseur et exploiteur dont la France avait reçu en grande pompe le dirigeant en juillet 2008. En prenant prétexte de l’utilisation de gaz sarin, les impérialistes occidentaux cherchent une légitimation de leur intervention. Mais les centaines de morts de l’attaque du 21 août dans les faubourgs de Damas, ne sont pas plus acceptables que des dizaines de milliers de victimes des bombardements précédents avec des armes conventionnelles. Prétexte hypocrite qui ne peut masquer les motifs des interventions. L’enjeu est qui contrôlera les pays de la zone, l’une des principales régions pétrolières du monde. Faire tomber le régime syrien est d’isoler le régime iranien pour le neutraliser. La bourgeoisie iranienne en se dotant d’un armement atomique bouleverse le rapport de force régional qui repose sur l’armement, en particulier nucléaire, d’Israël.

La lutte du peuple syrien qui s’était soulevé au printemps 2011, contre ses oppresseurs, a été dès l’été 2011, instrumentalisée par la réaction arabe, les sionistes, et les impérialistes occidentaux qui ont voulu l’utiliser pour renverser à moindre frais Assad. A moindre frais pour eux, mais en se payant sur le sang, la misère et les sacrifies des Syriens, qui ont été encouragés à s’engager dans un affrontement dont ils n’étaient plus maîtres.

Le peuple syrien, ainsi que les peuples palestiniens et libanais, sont les victimes d’un conflit entre deux alliances impérialistes et réactionnaires. Celle des impérialistes occidentaux, de la Turquie, d’Israël, du Qatar et de l’Arabie Saoudite, en qui il est difficile de voir des défenseurs de la démocratie et les droits des peuples, opposée à la coalition de Russie impérialiste, des Mollah réactionnaires iraniens et de leur alliés régionaux qui soutiennent Assad.

L’impérialisme français qui joue le va-t-en guerre depuis plus d’un an, comme les autres impérialistes, a cru pouvoir faire tomber le régime, en appuyant militairement, financièrement et politiquement l’ALS et les autres groupes armés, sans intervenir directement. Ils ont échoué. Le régime n’est pas tombé et ne cède pas aux menaces verbales de sanction, assuré qu’il est d’un certain soutien interne, de l’appui militaire et politique de la Russie ainsi que de l’Iran et de ses alliés.

Aujourd’hui, en dépit de leurs menaces d’intervention, les impérialistes occidentaux hésitent à engager une opération militaire directe, tant par la crainte de son coût politique, que celle du risque de déstabilisation régionale, que la chute brutale du régime comporte, comme ils en ont fait l’expérience en Libye. Malgré leurs craintes, ils ont mis en marche une logique d’affrontement qui leur échappe. Par delà les intérêts régionaux, ce qui est en jeu maintenant pour les USA, et dans une moindre mesure pour la France, c’est leur capacité à rester des puissances dominantes, craintes et respectées par leurs concurrents. Si Assad ne cède pas, l’intervention, malgré tous les risques qu’elle comporte pour eux, sera inévitable. Leur capitulation devant le régime syrien et ses alliés impérialistes serait l’aveu de leur faiblesse et encouragement pour leur concurrents Russe et Chinois. Et cela est un risque bien plus important pour eux.

L’impérialisme, porte la guerre, comme l’orage la foudre. En tant que communistes d’un pays impérialiste, tel que la France, nous travaillons à la défaite de celui-ci dans ses entreprises guerrières.

En tant que communistes internationalistes, nous œuvrons avec tous les peuples du monde et leurs organisations révolutionnaires au renversement des impérialistes et de leurs suppôts bourgeois et réactionnaires dans tous les pays. Notre défaitisme révolutionnaire n’est en rien un soutien à la bourgeoisie syrienne.

Opposons nous à toute intervention impérialiste français et occidentale en Syrie, directe ou indirecte

Dénonçons les prétextes mensongers de notre bourgeoisie.

Pas d’union nationale, UMP et PS, va-t-en guerre et défenseurs de l’impérialisme français ;

Solidarité internationaliste avec les peuples, dans la lutte pour le renversement des impérialistes occidentaux ou non, et de leurs alliées réactionnaires, pour l’indépendance nationale et la libération sociale.


Le 29/08/2013

Joe Hill

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Re: Tracts et déclarations de l'OCML-VP

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