Oppression des Roms

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Re: Oppression des Roms

Message  Roseau le Jeu 26 Sep - 18:38

Surenchère verbale et idées reçues avant les municipales
A six mois du scrutin, la campagne pour les municipales a commencé.
Les déclarations sur les Roms se multiplient, qu'elles viennent de l'opposition
qui en a fait, dans bien des communes, un cheval de bataille,
ou de la majorité, qui suit le mouvement.
Une surenchère verbale qui véhicule souvent des idées reçues.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/09/24/roms-surenchere-verbale-et-idees-recues_3483799_823448.html

PS
Achille a écrit:En zéro Very Happy  en plus d'être champion du monde des troll
Il ose continuer à tenter de pourrir le fil
Achille parlant de troll est un comble fort distrayant,
mais les insultes pourrissent les fils et sont bannies sur ce forum.
Attention: http://forummarxiste.forum-actif.net/t2893-censure#68810
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Re: Oppression des Roms

Message  gérard menvussa le Jeu 26 Sep - 19:52

Achille a écrit:un déchainement de calomnie
Un déchaînement de calomnie, le rappel de la politique réelle suivie par certains maires "front de gauche" ? Cela signifierais que l'accusation est fausse, mensongère. Te rappellerais tu de ce qui s'est passé au début de l'année a Vaux en Velin ? te rappelles tu la façon dont la maire de Bagnolet (pcf) a viré les roms du "village d'intégration" ? Sans oublier bien entendu l'ineffable Guérin, qui approuve bruyamment Manuel Valls...

Bref, un bel exercice de double discours...
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Re: Oppression des Roms

Message  Roseau le Ven 27 Sep - 3:30

A partir de 10 mn 30
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Re: Oppression des Roms

Message  Invité le Ven 27 Sep - 10:13

gérard menvussa a écrit:
Achille a écrit:un déchainement de calomnie
Un  déchaînement de calomnie, le rappel de la politique réelle suivie par certains maires "front de gauche" ? Cela signifierais que l'accusation est fausse, mensongère. Te rappellerais tu de ce qui s'est passé au début de l'année a Vaux en Velin ? te rappelles tu la façon dont la maire de Bagnolet (pcf) a viré les roms du "village d'intégration" ? Sans oublier bien entendu l'ineffable Guérin, qui approuve bruyamment Manuel Valls...  

Bref, un bel exercice de double discours...
Toi qui voulait un label rouge pour te positionner, te voila bien eu de t'en de déclaration d'individu qui ont déposé leurs label. Ils prennent  la parole avec leurs label "rouge" dans les média, et l'associe aux discoures en rûte permanente d'un Val mauvais qui souffle sur des braises d'une flamme  vaincu il y a 60 ans, et donc Papon symboliser la partie fascisante de cette république administrative qu'ont aimerait voir disparaître.  

Val se troue du cul qui valide des propos raciste sur les roms, aidé de cette pute qu'il nome république démocratique, et qui a permis il y a 60 ans a l'administration au ordre de participé aux solutions final donc les roms, les juifs, les pédé, les vieux, les communisme, les libertaire et j'en oublie, ont pu bénéficier de c'est traitement de faveurs administrative initié par les nazis.

Un Val enfin, qui reprendrait bien a sont compte les délire raciste d'un Mein Kampf qu'il superpose sur des roms, faisant des roms des "citoyen" européens a part, donc le lieux de vie valider par Val serait dans des bidonville situer dans des pays de l'este!
Et surprise c'est délire raciste donc nous serions en droit d’entendre des écho a gauche, même un brui sourd pour condamné une stigmatisation des roms, vas dans le sans d'un Val haineux et bruyant amplifié par une court dans le brui des chien qui sont pré a la chasser  des roms .

figaro a écrit:Les élus de Seine-Saint-Denis, plus réceptifs aux propos du ministre

Les élus de Seine-Saint-Denis, département où les populations Roms sont concentrées, sont plus réceptifs aux propos du ministre. «Manuel Valls s'est exprimé en ministre de l'Intérieur de gauche. Quand il dit “Attention, il y a un véritable danger pour les Roms installés sur certains territoires où la situation de l'hygiène est très difficile”, il a raison. Quand il dit que la situation doit être réglée au niveau européen, il a raison», a expliqué le président de l'Assemblée, Claude Bartolone . Le député de Seine-Saint-Denis a ajouté prudemment: «Il y a place pour un discours et une analyse de gauche dans le respect des personnes.»
Pour Pascal Popelin, Manuel Valls  a «tout à fait raison de vouloir faire appliquer la loi». Le député de Livry-Gargan souligne que «les capacités de réponse sociale et financière en terme d'insertion (emploi, logement, scolarité des enfants) ne permettent de traiter que 5 % des populations Roms et que seuls 10 % demandent à entrer dans un parcours d'insertion». Razzy Hammadi, autre élu du 93, juge que «c'est un vrai sujet» que le ministre de l'Intérieur «a raison de soulever». Pour lui, la vraie question est celle de «la répartition de la charge entre les départements et les régions». Sous-entendu: les régions n'en font pas assez pour ces populations. «Le département de Seine-Saint-Denis , qui est très pauvre, assure à lui seul une grande part de l'accueil des Roms», déplore Razzy Hammadi . Un autre élu de la majorité, qui tient à rester anonyme, raconte que les campements de Roms «créent des tensions insoutenables avec les populations locales», mais il estime qu'il «faut trouver d'autres solutions que la reconduite à la frontière», par des formules d'«hébergements transitoires» dans les communes.
http://www.lefigaro.fr/politique/2013/09/24/01002-20130924ARTFIG00616-les-propos-de-valls-sur-les-roms-divisent-les-socialistes.php
C'est fils de pute parle de faire appliqué la lois, alors qu'il l'applique et mette a disposition des roms des terrain communaux comme la lois les y obliges, avec des douches et des toilette ainsi la ré public qu-ont vent  comme une putain a qui ont retire toute moralité, toute c'est valeurs, violé moralement par des Val, des Marine a pen. A une époque offerte gratuitement pendant 7 années au régime nazis. Offert gratuitement a la peste brune avec sont administration au ordres, c'est compétence policière, c'est commerce,  c'est Val de l'époque mais tout aussi efficace a vendre sont âme aux  modes réactionnaires. J'ai oublier les médiats mais je m’arrête la!


Dernière édition par Jesuisfred le Ven 27 Sep - 10:52, édité 1 fois

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Re: Oppression des Roms

Message  Achille le Ven 27 Sep - 10:23

Invasion, délinquance, mendicité, saleté? Tout dire sur les Roms
MEDIAPART
26 septembre 2013 | Par Carine Fouteau

Ils arriveraient en masse pour profiter des aides sociales, vivraient sous la coupe de mafias, pilleraient les campagnes : les préjugés à l'encontre des Roms sont légion. Passage en revue des accusations qui leur sont adressées et des contre-vérités qu’elles recèlent.

Ils arriveraient en masse, cambrioleraient les pavillons de banlieue, vendraient leurs bébés, vivraient sous la coupe de réseaux mafieux et dépèceraient des animaux dans les campagnes : les griefs faits aux Roms, dont Manuel Valls martèle qu’ils ont « vocation » à retourner en Roumanie, sont multiples et variés. Appuyés sur des stéréotypes ancestraux, ils reconduisent l’imaginaire attaché aux « bohémiens » et autres « romanichels » d’antan, réputés voleurs de poule vivant dans la fange et se nourrissant d’épluchures. Confortés par des rumeurs locales et des généralisations ravageuses, ils traduisent le rejet dont fait l’objet cette population de citoyens européens démunis.

Nouvelle figure de l’infamie, ces personnes sont une cible d’autant plus facile à atteindre en vue des élections municipales qu’il n’y a pas grand-monde pour les défendre. Les différents sondages dessinent une opinion publique majoritairement hostile. Dans différentes villes, des tracts dénoncent la prolifération des rats dans le sillage des campements. Les rumeurs pullulent. Dans l’espace politico-médiatique, le syntagme figé du « riverain exaspéré » est utilisé à tout-va. Un récent dossier titré “Roms, l’overdose”, dans Valeurs actuelles, dénonce, en vrac, un « fléau », des « hordes », des « bidonvilles immondes », les « gangs roms », bref le « boulet tsigane ». Marianne n’est pas en reste avec son “Gros plan” : « Roms : tout dire ? », véhiculant, sous couvert de questionnement (« Pourquoi les Roms sont-ils aussi nombreux ? », « Sont-ils tous délinquants ? », etc.), des clichés du même genre.

Cette minorité qui a fui son pays en raison de discriminations fait peur. En la désignant comme différente, comme culturellement différente, le ministre de l’intérieur entretient l’inquiétude. Au lieu de considérer ces personnes comme des familles pauvres vivant dans des bidonvilles, les pouvoirs publics les renvoient à une altérité radicale qui va au-delà du sort réservé aux autres étrangers. Manuel Valls leur reproche de ne pas s’intégrer tout en les empêchant de tisser des liens en les expulsant ; les maires leur reprochent d’être sales tout en leur refusant l’accès au ramassage des ordures ; les élus leur reprochent de voler tout en limitant leur accès à l’emploi. Passage en vue des accusations adressées aux Roms et des contre-vérités qu’elles recèlent.

« Ils arrivent, sie kommen »

C’est l’un des angles d’attaque majeur. Quand Jean-Marie Le Pen clame « Ils arrivent. Sie kommen », il ne fait que reproduire une idée répandue selon laquelle leur présence serait massive et que davantage encore souhaiteraient venir. Ils sont en réalité moins de 20 000 en France (dont près d'un tiers d'enfants), une chiffre stable depuis une décennie, à rapporter aux 65 millions d’habitants peuplant l’Hexagone. Non pas 20 000 nouveaux venus chaque année, mais 20 000 vivant là pour certains depuis des années. Ils sont donc relativement peu nombreux, mais visibles, car leurs campements (400 au total) font revivre les bidonvilles des années 1960. Ils sont arrivés à partir du début des années 2000. L’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union européenne a accéléré le mouvement, la libre-circulation favorisant les allers-retours avec le pays d’origine. Ils se sont d’abord installés sur les talus du périphérique parisien, rejoignant les sans-abri “français”. Puis des campements ont fait leur apparition un peu partout dans et près des grandes villes, comme Paris, Marseille, Lyon et Lille où beaucoup vivent des restes produits par ces métropoles. La concentration sur quelques départements, Seine-Saint-Denis, Essonne, Nord et Rhône, accroît leur visibilité.

En Espagne et en Italie, où ils travaillent dans l’agriculture et le bâtiment, les Roms migrants sont cinq fois plus nombreux (environ 100 000 par pays sans compter les communautés tsiganes présentes depuis des décennies). Ils sont aussi victimes de préjugés, mais sont mieux intégrés car ils vivent dans les logements vacants construits en masse dans les années 2000.

Paradoxalement, en France, les démantèlements entretiennent cette impression d’« invasion » car en « poussant », selon le terme administratif, les personnes d’un lieu à l’autre, les expulsions à répétition multiplient les points de contacts avec le voisinage. Plutôt que d’avoir quelques centaines de voisins mécontents, des milliers le sont. Près de 20 000 Roms ont en effet été délogés de leur terrain depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, selon les données de la Ligue des droits de l’homme et du European Roma Rights Centre, ce qui signifie que chaque Rom a fait l’objet d’une expulsion (certains ont pu l’être plusieurs fois, d’autres pas du tout). Interrogé par Le Nouvel observateur à propos de l’évacuation du campement de la N7 à Ris-Orangis en Essonne, le directeur départemental de la sécurité publique de l’Essonne, Luc-Didier Mazoyer, chargé de l’opération, a parlé d’« effet plumeau » pour souligner qu’« on a beau épousseter, la poussière retombe toujours ».

Dans l'avenir, Manuel Valls en est persuadé, ils ne viendront plus, en raison, selon lui, de la baisse du montant de l'aide au retour qu'il a décidée. L'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen, chiffon rouge agité de toutes parts, ne changera rien : cette question concerne les frontières extérieures de l'Union européenne et non les circulations internes.

Haro sur les « campements sauvages »

Aucun dispositif public n’est prévu en France pour les accueillir. En l’absence de solution, les Roms occupent le plus souvent des terrains sans autorisation légale, ce que la plupart des médias désignent comme des « campements sauvages », expression métonymique à peine déguisée. Contrairement à une idée reçue, ils n’ont pas accès aux aires prévues pour accueillir les membres de la communauté des gens du voyage. Le plus souvent de nationalité roumaine et bulgare, ils sont exclus de ces espaces réservés aux tsiganes de nationalité française munis de carnet ou de livret de circulation.

Pour leur emplacement, les Roms privilégient plusieurs critères : proximité de zones urbaines, pour trouver de la ferraille et des fripes, qu’ils revendent sur les marchés aux puces (Montreuil, Belleville et Barbès pour l’Île-de-France), des gares du RER pour se déplacer facilement, des axes routiers comme la nationale 7 où se succèdent les casses automobiles et des centres touristiques pour la mendicité. La présence de friches désigne particulièrement certains départements comme l’Essonne ou la Seine-Saint-Denis.

« Non, les Roms n’aiment pas vivre dans les bidonvilles », comme le rappelle le guide réalisé par Romeurope pour lutter contre les préjugés. Ils sont contraints à la mobilité en raison des évacuations, mais ils aspirent à un logement « normal ». Les maires rétorquent qu’ils n’ont pas les moyens de les faire accéder au logement social, en raison des files d’attente déjà longues. Mais rares sont ceux qui déposent des demandes en ce sens. Des solutions alternatives existent pourtant, mises en place par certaines communes, comme la viabilisation de terrains, en échange d’un loyer, l’installation de logements transitoires dans des bâtiments en cours de rénovation, ou encore la réquisition de logements vides.



« Ils ne souhaitent pas s’intégrer »

Selon le ministre de l’intérieur, les Roms ne seraient qu’une minorité à souhaiter s’intégrer en France, notamment pour des « raisons culturelles ». Autrement dit, ils ne seraient pas « comme nous ». Ce même reproche a été fait à l’ensemble des immigrés venus par vagues successives, comme le souligne l’historien Gérard Noiriel dans son livre sur l’histoire des migrations Le Creuset français. Les Algériens vivant dans les taudis de Nanterre en ont fait l’expérience : eux aussi étaient considérés comme « pas intégrables ».

Concernant les Roms, ce stéréotype résulte en partie du fait que lors des évacuations de campements beaucoup refusent d’aller dans les hôtels sociaux qui leur sont proposés. Pourquoi? Car les chambres, parfois insalubres (des enfants y ont attrapé des puces), ne sont mises à disposition que quelques jours, ce qui ne fait que reporter leur problème de logement. Les personnes se retrouvent ensuite à la rue, à appeler le 115, chargé de l’hébergement d’urgence, qui ne répond pas. Selon le dernier baromètre de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (Fnars), 85 % des demandes faites par des familles sont restées sans réponse en juillet 2013.

Plutôt que d’être transbahutées d’un hôtel à la rue à l’hôtel, certaines optent pour l’installation en campement. Là, elles peuvent cuisiner, faire la vaisselle et laver le linge sans provoquer la colère des hôteliers. Manuel Valls estime par ailleurs que la propension des Roms à faire des allers-retours avec leurs pays d’origine serait le signe de l’échec de leur intégration. Pourtant, ces personnes ne se considèrent pas comme nomades. À la différence des gens du voyage, dont certains vont de ville en ville, la totalité des Roms rencontrés à l’occasion de reportages expliquent avoir été chassés de Roumanie en raison des discriminations et désirer vivre « normalement » en France avec un toit et un emploi.

Vols à la tire : « Les Roms harcèlent les Parisiens »

Chapardeurs, voleurs, cambrioleurs, délinquants, voire criminels : le champ lexical pour désigner leurs activités illicites sont innombrables. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, les Roms « harcèlent les Parisiens ». Pour Rachida Dati, ils « viennent arracher les sacs des enfants à la sortie des classes ».

À Villebon dans l’Essonne, l’un des résidents du village de l’usine Galland (lire notre reportage) explique que les membres de sa famille sont soit ferrailleurs s’ils disposent d’un véhicule, soit chiffonniers s’ils n’ont que leurs jambes pour se déplacer. Certains parents envoient leurs enfants dans les containers à habits, les encombrants sont récupérés, des vols de métaux sont signalés dans les décharges et sur les voies ferrées. Cette économie de la pauvreté découle notamment du fait que leur accès à l’emploi est limité. À la différence des autres ressortissants européens, les Roumains et les Bulgares ne peuvent pas exercer le métier de leur choix. Jusqu’au 31 décembre 2013 en tout cas, les inégalités devant prendre fin à cette date. Faire la manche n’est pas un choix délibéré, mais un moyen de survie pour assurer les besoins quotidiens de la famille, affirme Romeurope, qui rappelle que « mendier n’est pas un crime ».

Manuel Valls n’entre pas dans ces considérations. « C’est une évidence, nous le savons tous, la proximité de ces campements provoque de la mendicité et aussi des vols et donc de la délinquance. Nous pouvons l’observer sur Paris », insiste-t-il. Le lendemain de sa déclaration sur France Inter, le ministre organise une conférence de presse pour présenter son plan national de lutte contre les cambriolages et les vols à main armée. La tentation de l’instrumentalisation est à portée de main. Et le risque est réel de focalisation sur un problème en particulier.

Comme les statistiques ethniques sont interdites en France, l'administration cible les Roumains. Selon une note de la police judiciaire révélée par Le Parisien à la fin de l'été 2012 mais jamais officiellement confirmée, le nombre de ces ressortissants mis en cause pour vols est passé de 5 420 en 2008, à 11 400 en 2010 et 20 000 en 2011. « La part de leur implication est en augmentation très sensible au cours des dernières années », a souligné le ministre mercredi 25 septembre, place Beauvau. La hausse paraît nette, en effet. Mais qu’indique-t-elle ? Tout d’abord, les Roumains, qui sont plusieurs dizaines de milliers dans l'Hexagone, ne sont pas tous roms, loin de là. Ensuite, toute personne mise en cause est un suspect dont la culpabilité n’est pas établie. Ensuite encore, une même personne peut être mise en cause de multiples fois, comme cette famille de deux parents et cinq enfants qui, à eux seuls, «totalisent 120 arrestations», selon le témoignage de Gilles Beretti, commissaire divisionnaire chargé de la « délinquance itinérante » (lire notre article). Enfin, ces chiffres, régulièrement contestés, ne concernent que les vols élucidés (c’est-à-dire pour lesquels une personne a été placée en garde à vue), soit moins de 15 % du total.

Moins qu’un état de faits, c’est l’activité policière qui est mesurée et son intérêt à un moment ou à un autre pour certains types de délits. À Paris, la préfecture de police a mis en place un dispositif spécifique pour lutter contre la « délinquance roumaine ». Il est donc difficile de distinguer ce qui relève d’une augmentation des atteintes aux biens et d’un effet d’une vigilance accrue à l’égard d’une certaine minorité. Créée dans le sillage du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, cette cellule est constituée d’agents français et d’officiers de liaison roumains. Une part importante de son activité est liée à l’arrestation de mineurs (5 000 en 2011), certains étant interpellés à de nombreuses reprises. Les vols en question, même s’ils sont répréhensibles, ne sont pas parmi les plus graves : vols de téléphone portable, vols à la tire, vols au distributeur, fausses pétitions qualifiées d’« escroqueries à la charité ».

Ces actes sont surreprésentés dans les zones touristiques et visent principalement les étrangers en visite. Souvent mineurs, les pickpockets sont relâchés rapidement, l’objectif des policiers étant de démanteler les têtes de réseaux plutôt que les petites mains.

« Ils sont sous la coupe de mafias »

« Le vrai problème est là : nombre de Roms sont sous la coupe de mafias qui les ont endettés et les contraignent à voler », tonne Marianne dans son dossier. La réalité est plus complexe. Les organisations mafieuses existent, mais elles sont minoritaires. Les boss sont plutôt installés en Italie, en Espagne et en Roumanie, et les exécutants vivent généralement à l’hôtel, envoyés d’un pays à l’autre. Le procès du clan Hamidovic, originaire de Bosnie-Herzégovine, qui s'est tenu à Paris au printemps 2013, a révélé quelques-unes de leurs pratiques. L’ensemble des membres présumés du réseau ont été condamnés, à une exception près, pour avoir contraint des jeunes filles à voler dans le métro parisien. Poursuivi pour traite des êtres humains, le chef a écopé de sept ans d’emprisonnement. Les audiences ont mis au jour une organisation hiérarchisée, avec un système d’intermédiaires et un patriarche menant un train de vie luxueux incompatible avec l’absence de revenus déclarés. Les gains détournés ont été estimés à 1,3 million d’euros par les enquêteurs. Les femmes de la famille étaient presque toutes mises à contribution, à la fois victimes et parties prenantes.

L’institution judiciaire a déployé une énergie considérable pour cette seule affaire, les investigations ayant duré plusieurs années. Lors du procès, il est apparu qu’une famille rivale avait pris le relais d’une partie du business. En février 2012, Gilles Beretti indiquait à Mediapart que seuls cinq à huit des dizaines de campements roms de la région parisienne étaient liés à des réseaux criminels. « Vous avez des campements avec beaucoup de mendiants qui ne sont pas liés à un réseau », affirmait-il (lire notre reportage).

Une autre affaire, de trafic de bébés, a récemment défrayé la chronique. Une information judiciaire a été ouverte le 1er août 2013, à propos de ventes supposées ayant eu lieu à Marseille et Ajaccio. Deux organisateurs présumés, identifiés comme roms, ont été interpellés. Le directeur interrégional adjoint de la PJ de Marseille, Christian Sivy, a pris soin de qualifier cette situation d’« exceptionnelle ».

« Des bandes écument les territoires ruraux »

« Culture de vergers pillés, réservoirs des tracteurs siphonnés, câbles d’irrigation arrachés, animaux dépecés », un récent communiqué de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a semé la terreur dans les campagnes. Lors de sa conférence de presse, Manuel Valls a pris acte en dénonçant « ces bandes d’Europe de l’est qui écument des régions, des territoires ruraux et provoquent des traumatismes ». Pourtant le syndicat concurrent de la FNSEA, interrogé par Libération, relativise. « Je ne comprends pas trop l’intérêt de faire un tel communiqué maintenant et d’apeurer les gens, réagit Bernard Lannes, président de la Coordination rurale. De notre côté, on ne peut pas dire que 2013 ait été une année noire, ni parler de recrudescence. Il se passe ici et là des choses évidemment choquantes qu’il ne faut pas minimiser, mais j’aurais pu vous donner les mêmes exemples il y a quinze ans. »

La gendarmerie nationale indique avoir constaté des « problématiques locales » (notamment en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) mais pas d’augmentation du nombre de faits à l’échelon national. « Quant aux “réseaux” auxquels la FNSEA fait référence, indique le quotidien, ils existent, mais la plupart des vols de fruits et légumes seraient le fait de locaux qui revendent la marchandise, difficile à tracer, dans les marchés du département voisin. Qu'importe, les rumeurs courent, et les gens du voyage tout comme les Roms sont à nouveau désignés comme “le fléau des campagnes”, un cliché qui remonte à Clemenceau. » Conséquence de la paranoïa ambiante : les achats de matériel de surveillance augmentent dans les exploitations agricoles.

« Une présence urticante et odorante »

Jean-Marie Le Pen n’est pas le seul à se repaître de l’image de saleté renvoyée aux Roms alors même que les pouvoirs publics refusent quasi systématiquement de mettre des bennes à disposition et de ramasser les ordures, malgré les obligations inscrites dans le code général des collectivités locales qui concernent l'ensemble des installations, y compris illégales. Avec les intempéries, les terrains deviennent boueux. En l’absence de collecte des déchets, les campements se salissent. Certains habitants s’organisent pour y remédier. D’une manière générale, les intérieurs des cabanons sont propres, coussins et couettes impeccablement pliés en bout des lits qui font office de canapé le jour. Le peu de place oblige les familles à maximiser les rangements. L’accès à l’eau est une autre difficulté. Rares sont les municipalités qui leur ouvrent des points d’eau, une fois encore malgré ce que prévoit la réglementation.

« Ils profitent des aides sociales »

En tant que ressortissants européens, les Roms ne sont autorisés à rester en France au-delà de trois mois que s’ils disposent de revenus de subsistance jugés suffisants. Comme c’est rarement le cas, ils tombent dans l’irrégularité et risquent à tout moment d’être obligés de quitter le territoire. Par conséquent, ils ne perçoivent aucune aide sociale (ni chômage, ni revenu de solidarité active, ni allocations familiales). Ils ont droit en revanche à l’aide médicale d’État qui permet d’accéder aux soins de base. Mais, comme beaucoup de personnes démunies, ils manquent d’information sur les services auxquels ils sont autorisés à recourir.

« Ils ne veulent pas envoyer leurs enfants à l’école »

Pour certaines familles, la scolarisation constitue un sacrifice car les enfants sont amenés à compléter les revenus de leurs parents. Les envoyer à l’école suppose ainsi parfois un travail de conviction de la part des quelques bénévoles qui se relaient autour des campements pour assurer le ramassage scolaire. La situation se complique quand les maires, contrevenant à la loi, refusent les inscriptions, en prenant comme prétexte l’expulsion à venir du terrain. Les évacuations cassent les processus d’intégration scolaire. Dans un entretien à Mediapart, le préfet en charge de coordonner la politique publique à l'égard des Roms, Alain Régnier, souligne que la scolarisation en maternelle et en primaire a progressé, mais qu'elle reste marginale au collège, notamment pour les filles. Le délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) rappelle qu’il y a encore quelques années dans les campagnes françaises, les maîtres d'école devaient convaincre les parents de laisser leurs enfants aller à l’école plutôt que de travailler aux champs.

Achille

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Retour en force du racisme anti-Rrom...

Message  CCR le Dim 29 Sep - 16:36

Retour en force du racisme anti-Rrom : la bourgeoisie en campagne

Pierre Hodel
Source: http://www.ccr4.org/Retour-en-force-du-racisme-anti-Rrom-la-bourgeoisie-en-campagne

Voilà les mots, d’après Europe 1 – non désavoués – que François Hollande aurait prononcé ces derniers jours sur les Rroms : « La majorité des Rroms a vocation à être raccompagnée dans son pays d’origine » car « seule une minorité [d’entre eux] cherche à s’intégrer ». Pour une fois, les choses sont claires dans le train-train médiatico-politique de la classe dominante : « Arrêtons les débats sémantiques, il y a un consensus sur la réalité »... Retour sur un racisme de classe de plus en plus assumé...


La bourgeoisie s’accorde sur la question Rrom

Le président « socialiste » rejoint ainsi le discours de Grenoble de 2010, lorsque Nicolas Sarkozy avait lancé son offensive ultra-réactionnaire contre les Rroms, invitant à « mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Rroms ». Hollande avait alors fait son indigné. Depuis, il a choisit de défendre les déclarations de son ministre de l’intérieur, Manuel Valls et même de le soutenir publiquement en septembre 2012, affirmant que le devoir du ministère de l’intérieur est « à la fois d’appliquer les décisions de justice, et en même temps, de reloger autant qu’il est possible ou de reconduire [les Rroms] dans leur pays d’origine ».

Que dit Vallsdepuis ? Le discours devient de plus en plus réactionnaire et raciste à l’approche des élections municipales.Le « mode de vie » des Rroms serait désormais en « confrontation » avec celui des populations françaises. Un simple dérapage du membre le plus à droite du gouvernement ? Bien au contraire, le ministre reçoit le soutien de Hollande, Ayrault se contentant de calmer le jeu sans désavouer ces propos. Anne Hidalgo, adjointe PS à la ville de Paris s’empresse de renchérir de plus belle : « Paris ne peut pas être un campement Rrom (...) La situation dans nos villes est extrêmement critique... Il faut être ferme ». Certes, bien plus politiquement correct que le maire de Cholet (« Hitler n’en a peut être pas tué assez »)... mais tout aussi raciste. L’UMP elle défend... Valls. La commissaire européenne Viviane Reding a même condamné la campagne raciste en France : « Si je ne me trompe [pas], il y a de l’élection dans l’air en France. À chaque fois qu’on ne veut pas parler de choses importantes comme le budget ou les dettes, on trouve les Rroms ». Cela a permis à la bourgeoisie française de se poser en défenseure des intérêts nationaux face au politiquement correct de l’Union Européenne. Une pose soutenue à bout de bras par des conseillers en communication fanatique du storrytelling.

Le Pen, Estrosi, Hidalgo, Valls, NKM, tous se rejoignent sur le fond. La bourgeoisie et ses partis sont d’accord : les Rroms, voilà l’ennemi. On aura rarement vu une aussi belle démonstration du fait que l’aile gauche, droite et extrême droite de la bourgeoisie savent faire cause commune dans les affaires les plus inhumaines.

Pour Cécile Duflot et Europe-Ecologie - Les Verts (EELV), l’offensive raciste du gouvernement permet de redorer un instant le blason du parti écologiste. Accusant Valls de « mettre en danger le pacte républicain », la ministre du Logement ne fait que tenter la sortie de crise pour son parti, alors que seule une minorité d’adhérent soutient désormais la participation au gouvernement.

L’approche des municipales, l’aggravation prévue de la crise, tout semble pousser les partis bourgeois vers la recherche d’un bouc émissaire évident. Ce choix du PS n’est pas anodin, il accompagne désormais nettement la tendance à la racialisation. La dynamique de plus en plus réactionnaire du champ politique semble s’emballer et les idées du Front national deviennent le centre de gravité vers lesquels les discours des politiciens sont irrémédiablement attirés. Cette tendance semble, du fait de la crainte du PS de perdre comme jamais les élections, les précipiter dans cette direction et renforcer d’autant plus les tendances réactionnaires.

Sur le fond, il faut promouvoir un ennemi intérieur et opposer les travailleurs entre eux. Le succès croissant d’Aube Dorée en Grèce montre à quel point l’aggravation de la crise dans un pays européen peut glisser vers des tendances ultra-réactionnaires bien utiles à la bourgeoisie, notamment pour contenir l’extrême gauche.

Sur la forme, le mensonge médiatique se fait grandiloquent. Ainsi, lorsque Rachida Dati affirme avoir vu des Rroms harceler des enfants sortant des écoles du 7ème arrondissement, aucun démenti réel n’est mis en avant par les médias, alors qu’il s’agit d’un mensonge grossier et que tous les habitants du 7ème le savent. Et le nombre de ces mensonges grossiers ne fait que se multiplier, signe que l’appareil médiatique n’a jamais été aussi aligné – par nécessité pour la bourgeoisie – avec les mots d’ordre lancés par les différents quartiers généraux de la grande bourgeoisie.

Plus c’est gros plus ça passe

La haine des Rroms est historiquement profondément ancrée dans la petite bourgeoisie et la paysannerie française, par le fait qu’ils incarnent le nomade, c’est à dire l’anti-propriétaire par excellence. Le génocide des Rroms pendant la 2ème guerre mondiale, sur le territoire français n’a ni musée, ni monument « républicain » comme dirait Cécile Duflot. Jusqu’à encore récemment, il n’y avait pas une ligne sur ce génocide dans les programmes et les manuels scolaires d’Histoire. Comment s’étonner alors que la peur du « plombier polonais » ait été remplacée par la peur du Rrom, la peur du mendiant ultra-pauvre n’ayant rien à perdre ? En réalité il s’agit d’un retour à un fantasme du XIXème siècle, qui prouve que les bonnes vieilles recettes archaïques du capitalisme pour ériger un bouc émissaire fonctionnent toujours. Et comme d’habitude plus on a affaire à une menace fantasmée, c’est-à-dire inconnu et minoritaire, plus cela fonctionne. Combien de Rroms en France ? Entre 15 000 et 20 000 Rroms... soit 0,02% de la population vivant sur le territoire français.

Le « mode de viedes Rroms » de Valls, c’est à dire le nomadisme, est construit comme une identité absolue, rendue incompatible avec... une identité française ! Voilà où en est le Parti Socialiste français : sans le dire, il parle d’identité française. Qui serait assez idiot pour ne pas voir qu’il s’agit d’aborder la question sous l’angle racial ? L’illégalité des camps Rroms n’est que la conséquence des politiques inhumaines de la « République » qui n’a jamais cherché à accueillir décemment ces populations. Comment s’étonner alors des phénomènes criminels ? Est-ce vraiment un crime de voler pour survivre ? Comment la France serait-elle incapable de loger 20.000 personnes dans le besoin ? De scolariser leurs enfants ? De garantir leurs droits à la santé ou à la formation ?

Les chiffres officiels sont de 17 000 personnes vivant dans des bidonvilles. Et la société française ne pourrait rien y faire, tout comme l’Etat ? Alors comment expliquer qu’il y a 40 ans cette société – pourtant plus pauvre – ne tolérait pas les débuts d’un bidonville et construisait à marche forcée des grands ensembles ? Plus de 4000 enfants vivent dans ces bidonvilles mais c’est un sujet qui n’apparaît que grâce à la stigmatisation des Rroms. Les usagers du RER B dans le 93 ont pourtant vu grandir progressivement ces bidonvilles pendant des années. Il faut dire que c’est aussi dans ce département que bien de villes dirigées par des maires PCF et Front de Gauche en général expulsent des Rroms en détruisant leurs maisons. Et cela à n’importe quelle saison de l’année.

Le défenseur des droits, Dominique Baudis, fonctionnaire, a reconnu que le gouvernement n’appliquait pas sa propre circulaire du 26 août 2012 encadrant le démantèlement des camps de Rroms. Les évacuations se faisant pour la plupart sans décision de justice ! L’état de droit mis en avant par l’idéologie bourgeoise semble bien fragile en période de crise. En réalité, le nomadisme des Rroms en France est un nomadisme forcé, crée par l’État. Qui a dit pompier-pyromane ? Dans les années 1930, la grande majorité des français pensait qu’on ne pouvait intégrer les Juifs. Pour Marx l’histoire n’est pas condamnée à se répéter, mais il lui arrive de tourner en caricature.

Ces délires anti-Rroms n’auront qu’un seul résultat : renforcer l’extrême-droite. Cette propagande xénophobe contre les Roms c’est aussi une campagne contre tous les pauvres et tous ceux qui subissent le plus la misère et le racisme créé et orchestré par les classes dirigeantes.

28/9/2013.

CCR

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Re: Oppression des Roms

Message  sylvestre le Mar 1 Oct - 14:14

http://blogs.mediapart.fr/blog/ivan-villa/270913/la-roma-pride-mobilisation-pour-la-dignite-des-gens-du-voyage

La Roma Pride - Mobilisation pour la dignité des gens du voyage

27 septembre 2013 | Par Ivan Villa

Mobilisation pour la dignité des gens du voyage, dimanche 6 octobre 2013 deMY8128-Z6ed.png14:00 – 20:00 faisons la nique à Valls et à tous les racistes !

Pour la troisième année, le Mouvement Antiraciste Européen (EGAM) et l'Union Française des Associations Tsiganes (UFAT) vous invitent à vous mobiliser pour la dignité des Roms et des gens du voyage !

La Roma Pride - Mobilisation pour la dignité des gens du voyage se tiendra cette année simultanément dans près de 15 pays européens dimanche 6 octobre.

Ensemble, Roms, tsiganes, gitans, militants des droits de l'homme, personnalités engagées, artistes, étudiants et citoyens engagés, nous dirons "Non au racisme, oui à la dignité et à l'égalité".
Nous célébrerons la diversités des identités et des cultures tsiganes, et nous nous engagerons ensemble pour l'égalité.

Cette année, la Roma Pride se déploie sur quatre jours :

1. Jeudi 3 octobre : soirée exceptionnelle en partenariat avec La Règle Du Jeu autour du dernier film de Danis Tanovic, réalisateur oscarisé pour "No man's land", qui raconte l'histoire déchirante de Roms bosniens : "An episode in the life of an iron picker".

La projection se tiendra en avant-première en présence du réalisateur au cinéma Le Balzac 1 rue Balzac 75008
et sera suivi d'un débat avec :

- Mandache Marian, Directeur Exécutif de Romani Criss (plus grand ONG Rom et antiraciste de Roumanie),
- Anina Ciuciu, auteure de "Je suis tzigane et je le reste",
- Benjamin Abtan, Président du Mouvement Antiraciste Européen EGAM.

2. Samedi 5 octobre, représentation exceptionnelle et gratuite du Cirque Romanès (cc Delia Romanes), sur la Place de la Bastille, à partir de 19h.

3. Dimanche 6 octobre, rassemblement public et concert de musique tsigane Place de la Bastille, à partir de 14h.

Le rassemblement sera présenté par Yvan Le Bolloch, et de nombreux artistes (jeune slammeur tsigane, danseuse flamenco, fanfare traditionnelle,...) se produiront gratuitement.

Des personnalités politiques de premier rang, ainsi que des militants associatifs de divers horizons, prendront également la parole.

Le rassemblement sera suivi d'une nouvelle représentation du cirque Romanès.

Noms des personnalités et des artistes à suivre très bientôt...

Venez nombreux participer à cette belle mobilisation festive et ouverte pour la dignité et l'égalité !
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Re: Oppression des Roms

Message  Invité le Ven 4 Oct - 14:03

Manuel, tu as déclaré hier soir, sur BFMTV, que la situation était très différente pour toi, relativement à celle des Roms, car ta famille espagnole était venue en France pour fuir le franquisme.

Tu as été naturalisé français en 1982. Franco est mort en 1975. Sept ans avant ta naturalisation. Quand tu es devenu français, il n’y avait donc plus de dictature en Espagne. Tu avais donc «vocation», selon tes mots, à retourner dans ton pays de naissance, en Espagne. Tu ne l’as pas fait et je comprends parfaitement, de même que je comprends totalement ton souhait de devenir français. Cela sans l’ombre d’un doute.

Tu avais «vocation» à retourner à Barcelone, en Espagne où tu es né, pour reprendre tes propos qui concernaient uniquement les Roms. Celui qui t’écrit, en ce moment, est un Français d’origine manouche par son père. Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre le franquisme, les armes à la main, dans les Brigades internationales. Pour la liberté de ton pays de naissance, et donc celle de ta famille. Il en est mort, Manuel. Des suites des blessures infligées par les franquistes sur le front de la Jarama, en 1937. Je ne te demande aucun remerciement, ni certainement pas la moindre compassion. Je la récuse par avance. Je suis honoré en vérité qu’il ait fait ce choix, quand bien même il a privé ma famille de sa présence alors que je n’avais que neuf ans et ma sœur, dix-huit.

La guerre mondiale est venue. Et les camps nazis se sont aussi ouverts aux Tziganes. Tu le sais. Mais un nombre énorme de Manouches, de Gitans et d’Espagnols se sont engagés dans la Résistance sur le sol français. Ton père aurait pu en être. Il en avait l’âge puisque il est né en 1923. Georges Séguy et d’autres sont entrés en résistance à seize ans. Je ne lui reproche aucunement de ne pas l’avoir fait, bien évidemment. Mais je te demande le respect absolu pour celles et ceux qui se sont engagés dans la Résistance contre le franquisme, puis ensuite contre le nazisme et le fascisme. Contre ceux qui avaient fait Guernica. Et pourtant, à te suivre, ils avaient «vocation» à retourner ou à rester dans leur pays d’origine, ces «étrangers, et nos frères pourtant»…

Manuel, «on» a accueilli la Roumanie et la Bulgarie dans l’Union européenne alors que ces pays ne respectaient pas, et ne respectent toujours pas, un des fondamentaux pour devenir ou être membre de l’Union européenne: le respect des minorités nationales. Sensible à cette question pour des raisons évidentes, je m’en étais fortement inquiété à l’époque. En tant que député, je suis allé à Bruxelles, auprès de la Commission, pour prouver et dire que ces pays ne respectaient pas cette clause fondamentale. On m’a souri au nez, figure-toi.

Et aujourd’hui, dans ces pays, la situation des Roms s’est encore aggravée. Pas améliorée, je dis bien «aggravée». Et ils ont «vocation» à rester dans leurs pays ou à y revenir? C’est donc, pour toi, une espèce humaine particulière qui pourrait, elle, supporter les brimades, les discriminations et les humiliations de toutes sortes? Ces pays d’origine ne sont pas des dictatures, c’est certain. Mais ce ne sont pas des démocraties pleines et entières pour autant. Alors toi, l’Espagnol devenu français, tu ne comprends pas? Fuir son pays, tu ne comprends pas? Toi, tu ne comprends pas que personne n’a «vocation» à rester ou revenir dans son pays? Sauf si tu es adepte de conceptions très spéciales, à savoir que ce qui vaudrait pour un Roumain ne vaudrait pas pour un Espagnol. Tu sais pourtant que le mot «race» va disparaître de nos lois. À juste titre car il n’y a pas de races, juste une espèce humaine. Et les Roms en sont.

La fermeté doit s’exercer là où se trouvent les responsabilités. Pas sur de pauvres individus qui n’en peuvent plus. Savoir accueillir et savoir faire respecter nos lois ne sont pas deux concepts antagoniques. Mais quand on est de gauche, on n’a pas la matraque en guise de cœur. C’est un Français d’origine manouche qui t’écrit et qui écrit au Français de fraîche date que tu es. C’est un fils de «brigadiste» qui se rappelle à toi. Souviens-t’en: «Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir.»

Pour l’heure, Manuel, j’ai la nausée. Tes propos me font gerber, même pire. Nos pères auraient donc fait tout ça pour rien ou pour «ça»?

Ils sont morts pour la France, Manuel. Pour que vive la France. Inclus «ces étrangers, et nos frères pourtant».

http://www.humanite.fr/m/politique/manuel-souviens-t-en-550018

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Re: Oppression des Roms

Message  verié2 le Ven 4 Oct - 16:17

Pas mal, malgré le petit couplet nationaliste final...

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Re: Oppression des Roms

Message  Invité le Ven 4 Oct - 21:23

verié2 a écrit:Pas mal, malgré le petit couplet nationaliste final...
Oui j'ai signalé sur le site ou il était posté que l'humanité a bon publié cette article, il n'en reste pas moins que des élu communisme a Bagnolet ont pas hésité a expulsé des sans papier un coup de bulldozer, rompent avec la trêve hivernal. Et j'ai rajouté cette phrase de Louise Michel sur le pouvoir Maudit etc... L'article a le mérite d'existé mais bon, du passé Espagnole faison rase.

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Re: Oppression des Roms

Message  red and rude le Lun 7 Oct - 10:20

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Re: Oppression des Roms

Message  sylvestre le Mar 8 Oct - 14:03

http://www.liberation.fr/societe/2013/10/06/roms-une-roma-pride-a-paris-contre-la-stigmatisation_937411

AFP a écrit:Roms: une «Roma Pride» à Paris contre la «stigmatisation»
AFP 6 octobre 2013 à 18:51 (Mis à jour : 6 octobre 2013 à 18:51)


Environ 200 personnes se sont rassemblées dimanche à Paris pour la 3e édition de la «Roma Pride», marche pour la dignité des Roms et des gens du voyage, dans un contexte de «stigmatisation» de ces populations, ont dénoncé les organisateurs.

Le rassemblement, organisé par le Mouvement AntiracisteEuropéen (Egam) et l’Union Française des Associations Tsiganes (Ufat), visait à célébrer en musique la diversité des identités et des cultures tsiganes, dans un contexte tendu après les propos du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, sur les Roms, affirmant fin septembre qu’une majorité de Roms ne cherchait pas à s’intégrer et qu’ils avaient «vocation à retourner dans leur pays».

«Cette année, la Roma pride se déroule dans un climat et un discours public d’une violence incroyable», a souligné la porte-parole d’Egam, Aline Le Bail-Kremer, expliquant que l’organisation même de l’événement avait été entravée de nombreuses difficultés, notamment pour obtenir l’autorisation de s’installer place de la Bastille, non loin du domicile du Ministre de l’Intérieur.

Cette place, a-t-elle rappelé, est «un symbole», notamment parce que plusieurs dizaines de familles roms sont installées tous les soirs dans les rues adjacentes. «On voit ces citoyens européens, avec souvent des enfants, qui dorment dehors dans l’indifférence générale», a-t-elle insisté.

«Nous voulons montrer qu’on peut vivre ensemble, et donner une autre vision des ces gens, en chassant les fantasmes et les peurs», a-t-elle ajouté.

Dénonçant la «politique discriminante» à l’égard des Roms et des gens du voyage, le président de l’UFAT, Alain Daumas, a dit «avoir cru» dans le discours de François Hollande lors de la campagne présidentielle : «Mais la réalité est tout autre», a-t-il regretté, estimant que le drapeau français «était souillé par une tache qui s’appelle discrimination».

Cette Roma Pride est «un moyen de diffuser par la musique des messages adressés au gouvernement et à l’Europe, sur la stigmatisation des Roms et des gens du voyage».

«Très touché» par la situation des Roms, il a regretté que «nos représentants nationaux ne prennent pas leur défense» et s’est demandé «comment s’associer aux valeurs de la République alors qu’on fait le ciblage d’une population».

Au total, des «Roma Pride» devait se tenir dimanche dans près de 15 pays européens, ont indiqué les organisateurs.

Dans la manifestation se trouvaient notamment l’animateur et musicien Yvan Le Bolloch', membre d’un groupe de musique gitane, ainsi que des sans-papiers, qui ont achevé samedi une marche de plusieurs centaines de kilomètres à travers la banlieue parisienne pour demander leur régularisation.

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Re: Oppression des Roms

Message  Roseau le Mar 8 Oct - 18:22

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Re: Oppression des Roms

Message  Vic le Mer 9 Oct - 10:45

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Re: Oppression des Roms

Message  Vic le Mer 16 Oct - 11:02

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Re: Oppression des Roms

Message  verié2 le Mer 16 Oct - 11:26

La famille de Léonarda n'est pas Rom mais Kossovar. Ce qui ne change évidemment pas grand chose à la politique odieuse de Valls. Il semble que ça fait du bruit au sein du PS et de la gauche...

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Re: Oppression des Roms

Message  yannalan le Mer 16 Oct - 11:32

La famille de Léonarda n'est pas Rom mais Kossovar
On peut être les deux...

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Re: Oppression des Roms

Message  verié2 le Mer 16 Oct - 16:22

yannalan a écrit:
La famille de Léonarda n'est pas Rom mais Kossovar
On peut être les deux...
Euh... Je n'y avais pas songé. Mais c'est comme Kossovars (1) que sont désignés ces gens. Or nous savons que le qualificatif de "Rom" désigne toutes sortes de populations différentes. En principe, ils n'entrent donc pas dans la catégorie ostracisée par les campagnes de Valls et cie. C'est peut-être ce qui contribue à expliquer l'indignation suscitée par cette affaire. Qui sait quelles auraient été les réactions s'ils avaient été "officiellement" Roms...
___
1) Kossovar, en principe c'est plus noble, car l'armée française avait volé au secours des Kossovars victimes des méchants serbes. Evidemment, avec les mafias albanaises, leur côte a baissé...

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Re: Oppression des Roms

Message  yannalan le Mer 16 Oct - 16:30

Si, ces gens -là sont roms du Kosovo, comme il y a des roms de Roumanie ou d'ailleurs. Les roms de là-bas se sont trouvés pris entre les serbes et les albanais en particulier au moment de l'exode de ces derniers vers la Macédoine, quand les milices serbes ont poussé les roms à aller piller les maisons abandonnées. Au retour des albanais, c'est sûr que ça a été tendu pour les roms...et ça l'est encore.

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Re: Oppression des Roms

Message  verié2 le Mer 16 Oct - 16:47

OK, ce sont peut-être des "Roms du Kossovo". Mais, en ce moment, les médias les désignent comme Kossovars...

Sinon, détail horrible ( dans Le Monde d'aujourd'hui.) L'enseignante qui accompagnait le car scolaire a eu un appel des flics qui lui ont demandé de faire arrêter le car pour qu'ils puissent embarquer la gamine. Après hésitation, l'enseignante a fini par accepter. Elle a demandé aux flics de ne pas "arrêter" la gamine devant ses camarades et d'attendre que le car soit reparti. Il ne fallait pas selon elle humilier la jeune fille et traumatiser ses copines et copains de classe.

Encore un visage de l'expulsion et des rafles à visage humain, tel que le film Police (prémonitoire) nous les vante tout en défendant une bonne police humaine de gauche...


Dernière édition par verié2 le Mer 16 Oct - 18:53, édité 1 fois

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Re: Oppression des Roms

Message  Toussaint le Mer 16 Oct - 18:22

L'enseignante qui accompagnait le car scolaire a eu un appel des flics ui lui ont demandé de faire arrêter le car pour qu'ils puissent embarquer la gamine. Après hésitation, l'enseignante a fini par accepter. Elle a demandé aux flics de ne pas "arrêter" la gamine devant ses camarades et d'attendre que le car soit reparti. Il ne fallait pas selon elle humilier la jeune fille et traumatiser ses copines et copains de classe.
Encore un jour de gloire pour le corps enseignant.
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Re: Oppression des Roms

Message  Achille le Mer 16 Oct - 19:29

Toussaint a écrit:
L'enseignante qui accompagnait le car scolaire a eu un appel des flics ui lui ont demandé de faire arrêter le car pour qu'ils puissent embarquer la gamine. Après hésitation, l'enseignante a fini par accepter. Elle a demandé aux flics de ne pas "arrêter" la gamine devant ses camarades et d'attendre que le car soit reparti. Il ne fallait pas selon elle humilier la jeune fille et traumatiser ses copines et copains de classe.
Encore un jour de gloire pour le corps enseignant.
C'est vrai qu'elle n'a pas fait preuve de courage mais le véritable responsables on le connait : le gouvernement Valls/Hollande.

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Re: Oppression des Roms

Message  yannalan le Mer 16 Oct - 19:37

Apparemment, elle eu des menaces précises de la PAF ppour arrêter le bus immédiatement et en sortir la fille. Elle est allée jusqu'à un collège pour que ça ne s e passe pas trop devant les autres. Vous vouliez qu'elle fasse quoi ? Un délit de fuite en bus ? Larguer la petite dans la forêt ?
J'ai un collègue qui a essayé de s'opposer à une intervention des flics dans sa classe, ils sont entrés quand même. Et ça lui a fait quelques emmerdes en plus.

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Re: Oppression des Roms

Message  verié2 le Mer 16 Oct - 19:40

C'est vrai qu'elle n'a pas fait preuve de courage mais le véritable responsables on le connait : le gouvernement Valls/Hollande.
Bien sûr. Nous sommes d'accord. Mais la "lepénisation des esprits" et de la politique gouvernementale se nourrit aussi d'une multitude de petites lâchetés et d'indifférence. Imaginons un instant que cette enseignante se soit vigoureusement opposée à cette expulsion, ait fait appel à ses collègues, aux parents d'élèves, aux élèves eux-mêmes. Aurait-on osé la sanctionner ? Elle était mal à l'aise, puisqu'on nous dit qu'elle a pleuré. On n'est pas à la place des gens et c'est délicat de leur reprocher de ne pas avoir pris de risques. Mais, dans cette conjoncture, il me semble que les risques étaient limités.

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Re: Oppression des Roms

Message  yannalan le Mer 16 Oct - 20:01

verié2 a écrit:
C'est vrai qu'elle n'a pas fait preuve de courage mais le véritable responsables on le connait : le gouvernement Valls/Hollande.
Bien sûr. Nous sommes d'accord. Mais la "lepénisation des esprits" et de la politique gouvernementale se nourrit aussi d'une multitude de petites lâchetés et d'indifférence. Imaginons un instant que cette enseignante se soit vigoureusement opposée à cette expulsion, ait fait appel à ses collègues, aux parents d'élèves, aux élèves eux-mêmes. Aurait-on osé la sanctionner ? Elle était mal à l'aise, puisqu'on nous dit qu'elle a pleuré. On n'est pas à la place des gens et c'est délicat de leur reprocher de ne pas avoir pris de risques. Mais, dans cette conjoncture, il me semble que les risques étaient limités.
Dans un bus en pleine campagne, avec 50 gamins à surveiller ? Tu crois que les parents d'élèves auraient quitté leur boulot pour les retrouver ? Ou que le chauffeur aurait mis son permis en jeu ? Si ça avait été fait dans son lycée, je dis pas...

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Re: Oppression des Roms

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