L'insécurité manipulée

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La police "de proximité, une solution ?

Message  verié2 le Sam 14 Aoû - 11:05

Fred
Autre chose donc,
moi j'ai vue des policier avant Sarko qui ne fesait pas que de la
répréssion, les seule qui se réjouisse de cette diabolisation de la
police de proximité c'est les voyous et l'extreme droite.

Il y a sans doute des policiers, très minoritaires, qui ont essayé, à leur manière, de faire de la prévention en créant des équipes de foot ou de basket. C'est certes sympathique, mais ça ne peut en aucun cas régler la question de la délinquance, dont les causes fondamentales sont la crise, le chômage et la décomposition de la société.

Opposer la police dite de "proximité" aux autres corps de répression, c'est faire preuve de réformisme, ou d'une grande naïveté pour ceux qui se disent révolutionnaires. La rôle de toutes les forces de police est fondamentalement le même. Certaines tâches sont incontestablement socialement utiles : secours, circulation, recherche des criminels. Mais très peu de policiers font exclusivement ces tâches. Le gentil CRS qui fait du sauvetage sur les plages sera demain face aux manifestants et aux grèvistes, ou expulsera des Roms et des sans papiers.

La police de proximité ne se conduit souvent pas mieux que la BAC et les CRS. Les policiers qui ont coursé les jeunes de Clichy sous Bois qui sont morts dans un transformateur appartenaient au commissariat local. On tabasse pas mal dans les commissariats locaux...

De plus, si les policiers de proximité seront peut-être un peu mieux renseignés sur les dealers et les petits délinquants locaux, ils connaîtront aussi beaucoup mieux... les militants et les contestataires pour les arrêter ou les dénoncer en cas d'affrontements sociaux d'envergure.

La délinquance ne peut reculer que dans le cadre de luttes et de mobilisations populaires, qui se chargeront de mettre au pas les "asociaux" (qui généralement d'ailleurs collaborent avec la police contre les travailleurs et les militants). C'est cela qu'il faut dire franchement à la population. L'insécurité - relative en France tout de même - n'est qu'un des maux parmi beaucoup d'autres de la société capitaliste.

Enfin, la police n'a pas soudain changé de nature avec Sarkozy. Bien des ministres et dirigeants PS ont tenu eux aussi un discours sécuritaire, voire xénophobe ! Vals, Dray, Vaillant (ex ministre de l'intérieur qui ne passe pas pour un tendre...)

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Re: L'insécurité manipulée

Message  Invité le Sam 14 Aoû - 12:08

La CGT et sud syndique des policier, je pense que le policier est comme Pino, si les mission sont tordu c'est de la responsabilité de l'état, et donc mon poste par de cette réalité.
Les fait que tu expose sont le résulta d'une politique, et il se trouve que les deux jeunes tuer dans le transformateur était a une période Sarkosienne non?

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Re: L'insécurité manipulée

Message  verié2 le Sam 14 Aoû - 14:44

FRED a écrit:La CGT et sud syndique des policier, je pense que le policier est comme Pino, si les mission sont tordu c'est de la responsabilité de l'état, et donc mon poste par de cette réalité.
Les fait que tu expose sont le résulta d'une politique, et il se trouve que les deux jeunes tuer dans le transformateur était a une période Sarkosienne non?
Non, ce n'est pas le "résultat d'une politique", mais le résultat de la nature de classe de l'appareil d'Etat, dont l'appareil policier et l'armée sont des éléments essentiels. L'appareil d'Etat ne change pas de nature avec Sarkozy, Mitterrand ou Giscard.

Quant aux policiers syndiqués à Sud (très rares) ou à la CGT (ultra minoritaire), j'attend leurs protestations et leur refus d'expulser des sans papiers... Ces syndicalistes sont avant tout corporatistes, avec un discours un peu plus à gauche que les autres les jours de congrès, mais avec une pratique peu différente.

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Re: L'insécurité manipulée

Message  Invité le Sam 14 Aoû - 17:38

Non, ce n'est pas le "résultat d'une politique", mais le résultat de la
nature de classe de l'appareil d'Etat, dont l'appareil policier et
l'armée sont des éléments essentiels. L'appareil d'Etat ne change pas de
nature avec Sarkozy, Mitterrand ou Giscard.

Ta oublié Petain.

Quant aux policiers syndiqués à Sud (très rares) ou à la CGT (ultra
minoritaire), j'attend leurs protestations et leur refus d'expulser des
sans papiers... Ces syndicalistes sont avant tout corporatistes, avec un
discours un peu plus à gauche que les autres les jours de congrès, mais
avec une pratique peu différente.

Je suis d'accord mais il faudrait aussi dénoncé les pratique policière du régime de Lénine et de trotskiste si ont va par la, au finale il y a toujours un système policiers, état ouvrier ou pas, se problème est récurents.

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Re: L'insécurité manipulée

Message  jacquouille le Sam 14 Aoû - 17:50

[quote="FRED

"Je suis d'accord mais il faudrait aussi dénoncé les pratique policière du régime de Lénine et de trotskiste si ont va par la, au finale il y a toujours un système policiers, état ouvrier ou pas, se problème est récurents."
[/quote]


Ben oui,Fred,mais tu oublies une différence de taille:L'état bourgeois actuel réprime,les travailleurs et les jeunes du peuple,et protege les biens et privileges des nantis.La police et l'état d'un"régime de Lénine et Trotsky défendraient les intérets de la classe ouvriere et réprimeraient les bourgeois et leurs agents qui saboteraient et chercheraient a revenir au pouvoir.
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Re: L'insécurité manipulée

Message  Invité le Sam 14 Aoû - 18:26

De toute façon je vais pas joué a plus extrême que moi tu meurs, il y a aucun exemple d'état sans policier, c'est comme ça pour l'instant.
En revanche j'affirme que et je pense que les responsable de la répression c'est l'état, la police étant l'exécuteur d'un ordre, qui n'a pas était épurés de faite depuis Pétain mais la c'est pour moi un autre sujet.

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Re: L'insécurité manipulée

Message  Vals le Dim 15 Aoû - 22:52

BREVE DE LUTTE OUVRIERE :

samedi 14 août 2010



Dans le lit nauséabond de l’extrême-droite


Le ministre de l’Intérieur s’est vanté d’avoir démantelé 40 camps de Roms en deux semaines, et en a rajouté en parlant d’expulser une partie de leurs habitants.
S’attaquer aux miséreux pris comme des boucs émissaires pour faire oublier les horreurs du capitalisme, c’est bien là la politique crasseuse des nantis de tous temps. Cela rappelle fâcheusement la chasse aux juifs et aux tziganes à l’époque de Pétain et de Vichy.
A bas le racisme, les frontières et le nationalisme. Vive l’internationalisme, la solidarité de tous les travailleurs du monde.


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Re: L'insécurité manipulée

Message  sylvestre le Mer 18 Aoû - 9:49

Christophe Barbier, l'éditorialiste très réac de l'Express a le mérite de la franchise, son article vaut d'être lu, notamment pour piger le dommage que cause la capitulation du PS devant l'idéologie sécuritaire, et aussi sur le lien entre crise économique et combat de la bourgeoisie pour l'hégémonie écologique par l'alimentation des préjugés xénophobes.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/securite-les-sept-paris-de-nicolas-sarkozy_913003.html#xtor=AL-447

Sécurité: les sept paris de Nicolas Sarkozy

Par Christophe Barbier, publié le 17/08/2010 à 17:44

La fermeté décuplée du pouvoir n'est pas une fantaisie médiatique. C'est une stratégie planifiée pour assurer la réélection du chef de l'Etat en 2012.

 

C'était il y a neuf ans, les commentateurs en étaient ébaubis et la gauche goguenarde: Jacques Chirac, en un 14 juillet offensif, plaçait tout son capital électoral sur la case "sécurité". Les plus amènes voyaient en cette manoeuvre le baroud d'un président acculé par la cohabitation, les plus sévères, le dérapage idéologique d'un homme de droite vieillissant. Neuf mois plus tard, Jacques Chirac triomphait lors d'une présidentielle dont l'insécurité avait été le thème dominant, sinon unique.  

De la même manière, ce serait commettre une erreur d'analyse que de sous-estimer l'offensive sécuritaire lancée par Nicolas Sarkozy à Grenoble, à la fin de juillet, et déclinée depuis, avec zèle, par ses lieutenants. Il ne s'agit pas d'une occupation médiatique du vide estival. Il ne s'agit pas d'une diversion pour faire oublier l'affaire Bettencourt-Woerth. Il s'agit d'une stratégie pour l'emporter en 2012, une stratégie en sept points.  

1) L'exploitation du vrai   . Face à l'insécurité, la droite est forte d'abord parce qu'elle n'invente pas les problèmes; elle exploite la vérité. La crise rend vraiment plus insupportable aux gens, surtout modestes, incivilités et petits délits. L'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne a réellement accru la circulation des Roms, et un campement sauvage est une réalité complexe à gérer et souvent difficile à supporter dans les villes et villages concernés. Les forces de l'ordre sont, factuellement, moins respectées dans certains recoins de la République. Nier cela, ce n'est pas combattre la droite, c'est prôner la cécité. Le pouvoir le sait, et il en joue par la mise en valeur de chaque événement, qu'il soit banal incident ou drame sanglant.  

Certes chargé de la sécurité des citoyens dès 2002 et à l'Elysée depuis trois ans, Nicolas Sarkozy est le premier responsable de cet état de fait. Un changement de politique serait souhaitable" mais Nicolas Sarkozy préfère la surenchère: aller plus vite et plus loin dans la même direction.  

Il mise sur le fatalisme des Français, lesquels, de la part des politiques, n'espèrent plus des résultats, mais une attitude face aux préoccupations populaires. C'est une définition du populisme plus que de la démocratie idéale, mais tel est le calcul sarkozyen: la force du président n'est pas de résoudre les problèmes, c'est de les prendre à bras-le-corps. En 2012, estime-t-il, les électeurs préféreront un sortant qui en rajoute à une opposition qui édulcore, une droite qui fonce à une gauche qui pense.  

2) La diabolisation de la gauche   . En leur temps et sans aucune retenue, Mitterrand et ses épigones ont accusé la droite de copier le Front national et d'être un grand méchant loup déguisé en mouton. Aujourd'hui, dans un mouvement symétrique, la droite use et abuse envers le Parti socialiste de la vieille antienne de l'angélisme. Pourtant, au PS, plus aucun dirigeant national, pas le moindre élu local ne nie ni ne minore les problèmes de sécurité. Mais, dès que l'opposition dénonce postures ou propositions du pouvoir, le président fait rimer socialisme et laxisme. Or, aujourd'hui, en matière de sécurité, c'est faire le diable qu'être un ange, tant les Français sont d'humeur répressive. La gauche risque, injustement, d'être ainsi piégée en 2012 - comme la droite en 1988. C'est peut-être de bonne guerre, c'est surtout de mauvaise foi.  

3) Le pari de l'intolérance   . Les sondages l'établissent par-delà la polémique: l'opinion applaudit à chaque tour de vis, car il existe une demande de répression dans la France contemporaine. Si elle perdure, nourrie de souffrances cumulées et d'un égoïsme croissant dans la société, puis rencontre l'offre sarkozyenne, le président sera réélu.  

Néanmoins, rien n'assure que la mutation sécuritaire en cours convaincra les électeurs. Lier sanction pénale et perte de nationalité, ignorer tout traitement social de la délinquance et dresser les collectivités locales contre l'Etat est un jeu dangereux. Ni la cohérence ni la légitimité d'une telle politique ne sont évidentes, alors que le discours moins idéologique et plus pragmatique, plus simple, du Sarkozy "policier" de 2007 avait fait mouche.  

Le président doit se souvenir qu'en 1981, et surtout en 1988, la crise économique sévissait et la droite se durcissait: au pacte "sécurité et liberté" qu'elle proposait les électeurs préférèrent le républicanisme pépère du mitterrandisme. Si le zèle sécuritaire de Sarkozy paraît injuste, il profitera à la gauche; s'il semble inefficace, il nourrira l'extrême droite.  

4) Le coup de l'élan, bis   . Sans récupérer l'électorat jadis dévolu à Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy ne pourra rééditer le "coup de l'élan" réussi en 2007, où une forte avance au premier tour de la présidentielle valut plus que tous les réservoirs de voix au second. Le président offre donc des retrouvailles d'été à ces Français que les trois années écoulées ont détournés de lui.  

Mais il songe surtout à réveiller les "sarkoboudeurs", ces abstentionnistes des régionales qui rechignent à aller vers le FN et répugnent à soutenir la gauche. Ceux-là, notamment les plus âgés, applaudissent aux démonstrations sécuritaires, qui les rassurent, et à la réforme des retraites, qui les épargne.  

5) Vive la crise!   Si la France sort de la crise, si le chômage baisse et si le pouvoir d'achat remonte, les citoyens demanderont plus de générosité et de redistribution, et la demande de répression s'adoucira. Ils voudront leur part du gâteau et songeront moins à réclamer des coups de pelle à tarte sur ceux qui se servent en toute illégalité. La politique sécuritaire, qui évacue les campements de Roms, quadrille les banlieues et déchire les cartes d'identité, a besoin de la récession, avec son cortège d'angoisses.  

Aux deux sens du terme, la crise est une période sans merci. Croissance zéro et tolérance zéro vont de pair, récession et répression font une rime riche. Si le pouvoir, en plein coeur de l'été, s'est engagé aussi résolument dans la politique de la matraque, c'est qu'il a renoncé à tout espoir d'embellie économique sérieuse, avec une création massive d'emplois. Le président sortant n'aura pas vaincu le chômage, il devra bien avoir triomphé de quelque chose: à coup sûr, son bilan en termes de camps de Roms vidés et de cités tenues en respect sera tout à fait présentable.  

6) Un aller simple pour 2012   . Cette inflexion sécuritaire n'est pas un à-coup de circonstances et durera jusqu'au terme du quinquennat. Elle sera même la colonne vertébrale de cette fin de mandat, plus que le réformisme social (retraites puis dépendance). Le remaniement d'automne se fera donc à l'aune de cette priorité, à commencer par le choix du Premier ministre. On comprend mieux l'activisme de Brice Hortefeux à l'Intérieur, ainsi que les surenchères des sarkozystes en mal de galons... On comprend aussi pourquoi l'opposition s'est enflammée sans tarder, afin de ne pas laisser le pouvoir imposer le thème central de la présidentielle.  

7) L'élégance du hérisson   . C'est l'ultime rouage de la stratégie de Nicolas Sarkozy: convaincre, en étant impitoyable jusqu'à la dernière minute, qu'il est le seul à posséder la fermeté nécessaire au "job" de chef d'Etat. Dans un monde dangereux, les piquants sont le plus grand charme du hérisson. A condition de ne pas se faire écraser en traversant la route de la présidentielle...  

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Message  Invité le Jeu 19 Aoû - 16:43

Houé, et n'empêche qu'a foute la trouilles aux gens pourrait les mené a voté le borgne qui mets des slips sur la gueule.


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Re: L'insécurité manipulée

Message  jacquouille le Jeu 19 Aoû - 18:50

FRED a écrit:

Houé, et n'empêche qu'a foute la trouilles aux gens pourrait les mené a voté le borgne qui mets des slips sur la gueule.




Ben la,j'ai pourtant fais un éffort pour te comprendre,mais j'avoue que je n'arrive pas a te suivre,si tu peut expliquer?merci d'avance.
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Re: L'insécurité manipulée

Message  Invité le Jeu 19 Aoû - 19:22

jacquouille a écrit:
FRED a écrit:

Houé, et n'empêche qu'a foute la trouilles aux gens pourrait les mené a voté le borgne qui mets des slips sur la gueule.




Ben la,j'ai pourtant fais un éffort pour te comprendre,mais j'avoue que je n'arrive pas a te suivre,si tu peut expliquer?merci d'avance.


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Re: L'insécurité manipulée

Message  Vals le Mer 24 Nov - 22:48

Lutte Ouvrière n°2208 du 26 novembre 2010

Le PS et la sécurité : à la remorque de la droite


Parmi les faits de l'actualité qui montrent que la campagne pour l'élection présidentielle de 2012 a déjà bien commencé, il y a le choix, décidé par les notables du PS, de mettre l'accent sur le volet sécuritaire de leur programme.

La mise en scène sur ce thème a débuté par l'ouverture, le 17 novembre, à Créteil, du Forum sécurité du PS, organisé entre autre par François Rebsamen, sénateur maire de Dijon, l'un de ceux qui rappellent régulièrement à l'ordre ceux qui auraient tendance à aller trop loin, verbalement s'entend, expliquant que le Parti Socialiste doit se montrer réaliste et responsable, ou en termes plus politiciens, qu'il est avant tout « un parti de gouvernement ».

Il faut, dit-il, qu'en matière de sécurité, le Parti Socialiste « se montre aussi crédible que la droite ». Il n'est pas seul, dans son parti, à vouloir rivaliser avec la droite sur ce terrain. D'autres sont à l'unisson, à commencer par Martine Aubry qui a fait publier, sur ce thème, une tribune libre dans Le Monde du 17 novembre. On pourrait en citer d'autres, comme Manuel Valls, parmi ceux qui voudraient postuler au titre de représentant du PS dans la course à l'Élysée.

Les responsables du PS expliquent que personne ne peut accepter le développement de la violence dans les quartiers, dans les établissements scolaires ou ailleurs. C'est une évidence, quelle que soit l'évolution de cette violence, illustrée par des chiffres qu'on nous sert bien plus pour contribuer à créer un sentiment d'insécurité que pour aider à la réduire. Que celle-ci soit en hausse ou en baisse, qu'elle évolue dans tel ou tel domaine ou dans un autre, c'est un vrai problème, qui concerne le quotidien de la population.

Il est certain, même si les politiciens de droite le contestent, que les moyens mis en ouvre sont un des aspects majeurs. Il faudrait des moyens nettement plus importants, des effectifs de police, affectés non pas seulement à la répression, mais à la prévention. Et il faudrait également beaucoup plus d'encadrement scolaire, des logements en nombre et en qualité suffisants, un urbanisme satisfaisant, et des emplois pour tous.

La discussion sur le déploiement des effectifs de police, sur la mise en place d'équipements de vidéo-surveillance, n'est pas sans importance, mais elle est subordonnée à la question des moyens que l'on décide d'investir et de l'usage qu'on en fait

On ne peut donc reprocher aux dirigeants du PS d'affirmer qu'il faut mieux protéger la sécurité des personnes. Mais on peut leur reprocher d'affirmer avec la droite, Sarkozy, Hortefeux et Besson en tête, que la sécurité serait devenue le problème essentiel de l'heure, et de s'apprêter à en faire l'un des principaux axes, sinon l'axe de campagne pour 2012. Cela aboutit à légitimer la démagogie sécuritaire de la droite, à la crédibiliser, et cela contribue à détourner l'opinion populaire de l'essentiel pour faire diversion.

Le risque pour le PS, avec une telle politique est d'ailleurs de ne pas rattraper le retard qu'il a pris dans ce domaine, même si cela, au fond, est son problème. Il faut se souvenir à ce propos de la mésaventure de Lionel Jospin en 2002, candidat du PS à la présidentielle, qui avait déjà placé sa campagne sur le terrain sécuritaire et qui s'était fait dépasser, au premier tour de cette élection, par Chirac et Le Pen.

Jean-Pierre VIAL

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Re: L'insécurité manipulée

Message  verié2 le Jeu 25 Nov - 9:29

Lutte Ouvrière - JP VIal
Il est certain, même si les politiciens de droite le contestent, que les moyens mis en ouvre sont un des aspects majeurs. Il faudrait des moyens nettement plus importants, des effectifs de police, affectés non pas seulement à la répression, mais à la prévention. Et il faudrait également beaucoup plus d'encadrement scolaire, des logements en nombre et en qualité suffisants, un urbanisme satisfaisant, et des emplois pour tous.

La discussion sur le déploiement des effectifs de police, sur la mise en place d'équipements de vidéo-surveillance, n'est pas sans importance, mais elle est subordonnée à la question des moyens que l'on décide d'investir et de l'usage qu'on en fait

Une fois de plus LO tient un langage très, très équivoque ! Et se place sur le même terrain que les politiciens du PS : la lutte contre "l'insécurité" serait un problème de "moyens", et en particulier de moyens policiers.

- Or, d'une part, cette montée de la délinquance n'est nullement prouvée ;
-D'autre part, et surtout, le problème de la délinquance fait partie des maux engendrés par la crise et le capitalisme. On ne pourra, sinon y mettre fin, le faire reculer que par la lutte contre le système, en particulier par l'organisation des travailleurs et classes populaires dans les cités, entraîner dans cette lutte une grande partie de la jeunesse pauvre, et ainsi isoler la toute petite minorité de vrais délinquants nuisibles.

Par ailleurs, plus de moyens policiers, même affectés prétendument à la prévention (selon une vision utopique et démagogique proche de celle du PS), cela ne peut se retourner à terme que contre les travailleurs. Car la police, même dotée d'écussons "de proximité" et affectés à la prévention, reste un élément déterminant de l'appareil répressif de la bourgeoisie, dont la fonction principale sera toujours de protéger les privilégiés, et non de faire régner l'ordre parmi les pauvres...

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Re: L'insécurité manipulée

Message  jacquouille le Jeu 25 Nov - 11:08

verié2 a écrit:

....."Une fois de plus LO tient un langage très, très équivoque ! Et se place sur le même terrain que les politiciens du PS : la lutte contre "l'insécurité" serait un problème de "moyens", et en particulier de moyens policiers.".....



Allez,Verié!n'arrete pas en si bon chemin,sort nous le ton mot d'ordre juste,adapté a la situation:"Dissolution de la police,de l'armée et de toutes les forces de répression!!!".

Et tu pourrait ajouter:"un pere Noel dans chaques cheminées" No
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Re: L'insécurité manipulée

Message  verié2 le Jeu 25 Nov - 11:31


Jacquouille
Allez,Verié!n'arrete pas en si bon chemin,sort nous le ton mot d'ordre juste,adapté a la situation:"Dissolution de la police,de l'armée et de toutes les forces de répression!!!".

Une fois de plus, tu ne réponds pas à des arguments politiques par d'autres arguments, mais par une vanne.

Le problème n'est évidemment pas de trouver le mot d'ordre miracle, car il n'y en a pas. Le problème est de dire la vérité à la population qui souffre de l'insécurité (réelle, exagérée, voire fantasmée). La délinquance ne peut être réglée ni par des moyens répressifs et préventifs, ni évidemment par des slogans. Elle ne sera réglée en grande partie qu'en mettant fin à ses causes sociales - cela, tu le sais comme moi. Dans l'immédiat, l'Etat est impuissant face à la déliquescence de la société engendrée par la crise le chômage, la perte de repères etc. Tu le sais aussi comme moi. Qu'il adopte une politique essentiellement préventive (baptisée d'"angélisme" par ses adversaires), une politique ultra-répressive à la Sarko-Hortefuex, ou un cocktail des deux, il ne réglera pas le problème. Ce n'est d'ailleurs pas son objectif, qu'il soit géré par la gauche ou par la droite. Car la bourgeoisie dont ils défendent les intérêts se moque bien que les pauvres se volent et s'étripent entre eux ! Ce n'est pas la fonction de la police de protéger les pauvres. Tu le sais aussi.

Alors que faire ? Dire la vérité aux gens : si vous voulez régler ces problèmes, comme pour les autres, c'est sur vous qu'il faut compter, sur votre organisation, sur la lutte pour proposer des perspectives aux jeunes.
Des milices de beaufs ? Non, bien entendu. Mais des organisations locales susceptible de modifier les relations sociales en attendant le changement complet de la société. Cela, là où ils sont présents, par exemple dans les communes où l'extrême-gauche intervient, nous pouvons y contribuer, modestement évidemment pour le moment, mais montrer ce qu'il faudrait faire. (Et il me semble que LO avait pour objectif de développer le travail local en faisant élire ses conseillers municipaux, non ?)

Les gens ne veulent pas ? Ils ne sont pas prêts à s'organiser ? Ils attendent tout de l'Etat ? Eh bien ils continueront à subir, comme ils vont subir les conséquences du chômage et des attaques contre les retraites.
On doit le leur dire franchement. Pas leur faire croire qu'il suffirait de "moyens policiers préventifs", c'est à dire de donner une formation aux cogneurs de la BAC, de mettre un nouvel écusson sur leurs uniformes etc pour les transformer en gentils flics de proximité préventifs. Cela n'arrivera jamais, c'est de la démagogie.
__
Quant au slogan "Désarmer la police !", il est sans doute gauchiste et difficilement compréhensible aujourd'hui... sauf par les jeunes qui se font canarder à coups de flash ball ou par les ouvriers du piquet de grève de Grandpuits qui se sont faits bousculer par les gendarmes. Gauchiste et en avance sur la situation, peut-être, mais il a au moins le mérite de dénoncer les forces de répression de l'appareil d'Etat pour ce qu'elles sont, et non de laisser croire qu'on pourrait les mettre au service de la population et de proposer qu'on leur donne davantage de moyens !

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L'insécurité en questions

Message  Roseau le Lun 2 Déc - 0:30

Source: L'ANTICAPITALISTE
Sous la forme d’une double page centrale, nous souhaitons tous les mois aborder un sujet avec des tribunes écrites par des membres du NPA et nos invitéEs. Pour cette première tentative, nous avons donné carte blanche à trois personnes issues de la gauche sociale et politique. Totale liberté à eux de développer autour et aux alentours du thème de l’insécurité, l’enjeu étant de nourrir la réflexion... et d’ouvrir la discussion.
Ces prochaines semaines, nous rendrons compte dans notre courrier des lecteurs des éventuelles réactions que ces tribunes pourront susciter (n’hésitez pas à écrire à redaction@npa2009.org). Car rappelez-vous, ce n’est qu’un début... continuons le débat !
http://www.npa2009.org/node/39792
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