IV internationale (dite SU)

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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Roseau le Lun 8 Juil - 22:39

IVème Internationale: session du Comité international de mars 2013
http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1484

Voir autres textes publiés dans ce même numéro d'Inprecor de Juin
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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Copas le Mar 9 Juil - 7:22

Si il y a des camarades ici de la IVeme internationale, je réitère ma question :

Comment des courants qui ont rejoint un réformisme bureaucratique continuent d'être acceptés dans une organisation internationale alors que sont maintenues des frontières avec d'autres courants internationaux qui eux sont révolutionnaires ?

D'autant plus qu'on ne ne peut même pas prêter à ces courants des circonstances dictatoriales, une jeunesse organisationnelle, des problèmes de formation, des circonstances exceptionnelles, etc... et non plus une forme d'entrisme.

Il y a là une vraie curiosité.
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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Roseau le Mer 10 Juil - 1:31

Je suis mal informé sur le sujet, en vérité.
Mais la GA, puisque j'imagine que ce sont ces réformistes dont parle Copas,
n'a bien sûr pas demandé à faire partie d'une Internationale révolutionnaire
...ce serait une ultime provocation.
mais à être observateur des débats du Comité International qui se réunira maintenant en 2014.
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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Jonhy le Mer 10 Juil - 4:31

A ma connaissance le NPA n'a pas demandé à faire partie de la IV ème internationale. Et en fait, inversement, je ne suis pas totalement sûr que la GA n'ait pas demandé à en faire partie en tant qu'organisation ?

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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Copas le Mer 10 Juil - 8:22

Sur la caractérisation de la GA. J'ai indiqué que ce courant avait rejoint le réformisme bureaucratique, ce qui n'a pas d'indication définitive sur une partie des militants, mais je parle du courant politique et de ses membres les plus éminents.

La question de la stratégie de conquête du pouvoir et la question de la relation à l'appareil d'état jouent à mon sens le rôle de ligne de partage des eaux. Le glissement de la GA a été impressionnant .

Il existe dans le monde une série d'organisations révolutionnaires, voir des courants internationaux dont la place devrait être dans une internationale unifiée. Seulement je constate que la ligne de partage des eaux dans la IV, version "SU", ne permet pas de rallier ceux qui ont plus ou moins la même analyse stratégique, par contre elle n’empêche pas que des courants réformistes y viennent danser la salsa (subliminal).

Nous vivons une période charnière de la lutte des classes dans le monde, avec des soulèvements populaires de grande taille. Il s'agit là de préparer l'accueil de groupes, organisations, militants, qui vont vers la révolution, pas de courants qui partent en sens inverse, vers le réformisme bureaucratique.

Mais ça n'explique toujours pas la situation dans la IV (SU).
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Message  Marco Pagot le Mer 10 Juil - 11:21

Ben le SU s'était un peu désinteressé de la france, a la création du npa (a part pour dire le bloc de gauche c'est l'avenir), il n'y avait plus de sections référentes ce qui fait que la gu est observatrice, que des gens du npa et de la ga vont sur amsterdam.
Je viens de me mettre à cotiser au su... Faute de mieux... même si je préfère sur le fond politique la lit-qi....
Ben par forcément d'infos en plus pour le moment...

Mais je pense qu'avec 2 responsables internationaux et un permanent du su qui reviennent concretement dans les instances (cpn et ce), il va surement se passer quelque chose...

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Nous demandons qu'aucun match de football professionnel ne soit plus dorénavant joué en France un 5 mai. Nous sollicitons par conséquent l'inscription de ce fait dans les règlements de la FFF et de la LFP.
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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Vic le Jeu 26 Sep - 18:09

Le camp jeunes en solidarité avec la 4, une initiative européenne mais qui attire un certain nombre de camarades des autres sections. Celui-ci était le 20e camp. Il y avait 389 jeunes dont 129 du NPA et 26 de la GA. Les pays représentés étaient : l'Allemagne, l'Argentine, la Belgique, le Brésil, la Grande-Bretagne, le Canada, la Danemark, l'Etat espagnol, la France, la Grèce, l'Italie, le Mexique, les Philippines, le Portugal, la Russie, la Serbie, la Suisse (MPS et GA), la Tunisie, la Turquie, les USA (SA) mais pour certains la représentation était une personne. Le camp a eu lieu dans un site magnifique dans le nord de la Grèce et, de l'avis de tous, la meilleure bouffe qu'on a jamais eu ! Des articles de compte-rendu seront publiés. La proposition de faire le prochain camp en France est à l'étude"
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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Roseau le Dim 8 Déc - 21:00

LES NÔTRES: Marcel Gibelin (1920 – 2013)
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Incompréhensible

Message  Babel le Dim 22 Déc - 9:45

Le texte de Ataulfo Riera Remarques critiques sur l’évolution récente de la LCR vis-à-vis du PTB , du 13 décembre dernier, posté par Antonio Valledor sur le fil Belgique est éclairant. Il met en évidence l'impasse de l'orientation "vers les partis larges" que le Comité International s'obstine à maintenir.

C'est pourquoi il me semble utile de le mentionner ici.

Ce qui à l'origine pouvait se concevoir comme une ligne tactique (donc étroitement dépendante de situations conjoncturelles, dans le cadre d'une politique de front unique) a été élevé au rang d'orientation stratégique de construction d'organisations de masse, applicable en tout temps et en tout lieu.

Malgré les échecs répétés de cette ligne partout où on a tenté de la mettre en œuvre (en Grande Bretagne, en Italie, au Pays-Bas, en Allemagne, au Brésil, en Grèce...), après presque vingt ans d'expérimentation, le Comité International continue d'en prôner la validité.

En dépit des conséquences catastrophiques qu'a entraîné partout son application : les percées électorales enregistrées dans un premier temps se sont à chaque fois soldées par des crises internes provoquant des hémorragies militantes.

Une orientation que je tiens pour grande partie responsable de la crise qu'a traversée le NPA, et des ambiguïtés actuelles de sa ligne vis-à-vis du Front de Gauche (1).

Comme pour son équivalent grec, Syriza, toute caractérisation équivoque de cette coalition réformiste (donc, à terme, ouvertement anti-ouvrière) ne peut qu'entraver la volonté d'indépendance d'une organisation révolutionnaire, approfondir sa crise d'orientation, démoraliser ses militants. Et multiplier les scissions.


(1) voir les rapports : "Continuer le débat sur les partis larges" de Laurent Carasco, et "Sur la situation internationale" François Sabado, l'un et l'autre membres de la direction du NPA et du Bureau Exécutif de la IVe Internationale : http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1485 et  http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1512  
- juin + juillet-août 2013.

Babel

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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Copas le Dim 22 Déc - 11:28

Babel a écrit:Le texte de Ataulfo Riera Remarques critiques sur l’évolution récente de la LCR vis-à-vis du PTB , du 13 décembre dernier, posté par Antonio Valledor sur le fil Belgique est éclairant. Il met en évidence l'impasse de l'orientation "vers les partis larges" que le Comité International s'obstine à maintenir.

C'est pourquoi il me semble utile de le mentionner ici.

Ce qui à l'origine pouvait se concevoir comme une ligne tactique (donc étroitement dépendante de situations conjoncturelles, dans le cadre d'une politique de front unique) a été élevé au rang d'orientation stratégique de construction d'organisations de masse, applicable en tout temps et en tout lieu.

Malgré les échecs répétés de cette ligne partout où on a tenté de la mettre en œuvre (en Grande Bretagne, en Italie, au Pays-Bas, en Allemagne, au Brésil, en Grèce...), après presque vingt ans d'expérimentation, le Comité International continue d'en prôner la validité.

En dépit des conséquences catastrophiques qu'a entraîné partout son application : les percées électorales enregistrées dans un premier temps se sont à chaque fois soldées par des crises internes provoquant des hémorragies militantes.

Une orientation que je tiens pour grande partie responsable de la crise qu'a traversée le NPA, et des ambiguïtés actuelles de sa ligne vis-à-vis du Front de Gauche (1).

Comme pour son équivalent grec, Syriza, toute caractérisation équivoque de cette coalition réformiste (donc, à terme, ouvertement anti-ouvrière) ne peut qu'entraver la volonté d'indépendance d'une organisation révolutionnaire, approfondir sa crise d'orientation, démoraliser ses militants. Et multiplier les scissions.


(1) voir les rapports : "Continuer le débat sur les partis larges" de Laurent Carasco, et "Sur la situation internationale" François Sabado, l'un et l'autre membres de la direction du NPA et du Bureau Exécutif de la IVe Internationale : http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1485 et  http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1512  
- juin + juillet-août 2013.

Plus encore que le choix de placer quelques candidats LCR sur des listes du PTB (et sous le seul sigle de ce dernier), c’est la manière dont cette annonce est faite et les arguments utilisés qui interpellent et font penser que, plutôt que d’un choix tactique circonstanciel, il s’agit en réalité d’une réorientation stratégique plus ou moins explicite mais nullement assumée comme telle, surtout par rapport au passé. En outre, ce n’est pas seulement ce qui est dit dans les différentes déclarations écrites provenant de la LCR qui pose question, ce sont aussi les nombreux « non-dits ».

C'est ok.
C'est bien les motifs du choix qui font craindre qu'ils ne soient pas que tactiques.

Ces motifs sous-jacents ont conduit déjà le NPA a laisser tomber le travail réel vers des fractures dans notre classe, vers la construction d'un parti de travailleurs, la (re)construction d'organisation de masse, pour une orientation obsessionnelle vers  le FdG.
Résultat :un NPA profondément affaibli et des forces qui ont manqué à plusieurs moments importants de la lutte des classes (comme en Bretagne), un FdG toujours inchangé et toujours en grande partie extérieur à la classe ouvrière comme parti dans des entreprises.
Et une sortie en crabe de ce piège sans réellement de leçons non seulement sur le fond stratégique mais également une énorme mésestimation de l'état de faiblesse réel des partis réformistes type PCF ou PTB (chacun à leur façon) parmi les travailleurs et la jeunesse, leur soumission à des couches bureaucratiques qui vivent de leurs compromission.

La recomposition d'une force révolutionnaire mondiale passe probablement d'abord par rassembler une série de courants révolutionnaires entre lesquels il y a des désaccords mais pas de confusion avec le réformisme.
Dans les efforts à faire pour constituer cette force qui nous manque beaucoup en ce moment (voir par exemple le texte hurluberlu sur la situation internationale du dernier congrès du NPA avec de grossières erreurs sur l'appréciation de la situation internationale).

Cette force, à l'engagement stratégique clair, manque pour peser politiquement sur toutes les forces politiques du mouvement ouvrier qui existent autour de la Méditerranée.

La zone euro-méditerranéenne est maintenant un brasier sur toutes ses rives et quand on aborde les élections européennes on oublie totalement cet aspect, les fondamentaux de cette fermentation (sur le long terme c'est par exemple l'apparition de très grosses classes ouvrières et des prolétariats industriels plus gros qu'en France).
L'existence de cette classe ouvrière puissante sur toutes ses rives change énormément la donne pour les années à venir, et les découpages que l'appareil de l'UE opère. Les rives sud et est de la méditerranée, c'est l'équivalent de 60% de la classe ouvrière européenne, avec les états nord-méditerranéens (européens) c'est une réalité ouvrière et industrielle pesant très fort par des liens historiques plus serrés qu'avec l'Europe du nord.
Mais c'est surtout des classes ouvrières en poussée, des brasiers du réel; qu'on a en Afrique du nord.
Dés lors cette dimension d'un combat commun des travailleurs sur la zone euro-méditerranéenne prend une dimension à intégrer dans les débats sur l'Europe.


1)
Clarifier stratégiquement pour ne pas se retrouver dans des gouvernements bourgeois type Lula, demain Syriza ou style PT algérien dans les fourgons du régime, front de gauche tunisien qui roule des patins aux anciens benalistes, front de gauche français avec d'anciens membres de gouvernements anti-sociaux et qui n'ont jamais renoncé à recommencer, etc.

Il n'y a pas d'alliance politique possible avec le réformisme politique organisé. Si on vise la base de ces partis, bien maigrelette et sans rapport avec les périodes précédentes, c'est en développant notre orientation qu'on peut les faire évoluer, et surtout en essayant de faire vivre une ligne de masse, essayant de recomposer la classe ouvrière et non quelques débris réformistes.

Tout semble à reprendre dans une partie des militants du SU, analyse de l'appareil d'état et de la place des institutions de celui-ci, analyse de ce qu'est une bureaucratie (ce ne sont pas des gens qui se trompent mais qui défendent les intérets matériels de leur couche sociale, du moins ils le croient), compréhension des contradictions qui agitent les masses, les mécanismes de la politisation puis de la radicalisation.

2)
Rassembler des forces dans le monde qu'on trouve dans plusieurs courants internationaux, en Amérique Latine notamment, par exemple en Argentine,  mais aussi sur la zone Irak-Iran avec le communisme-ouvrier.
Expulser les réformistes dans le SU.
Peser sur l'évolution et l'émergence de forces révolutionnaires dans le sud-est asiatique (Chine, Indonésie, etc), là où l'activité de la classe ouvrière est très importante (travail en cours apparemment).

3)
L'insuffisance du partage des informations et des analyses ne permettent pas de prendre en compte les problèmes rencontrés par les centrales historiques de la classe ouvrière en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en France, etc... Et on réagit toujours avec les anciens programmes sans les actualiser au niveau des forces réelles en place.
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Message  Prado le Dim 22 Déc - 16:33

Babel, pourrais-tu expliquer en quoi le texte d'Ataulfo Riera concernant la Belgique "met en évidence l'impasse de l'orientation "vers les partis larges"" ?
Peut-être vises-tu la phrase suivante : "Echec historique, ensuite, de toutes les tentatives successives de « recomposition de la gauche » ou de construction d’une nouvelle force anticapitaliste large menées à partir du milieu des années 1990 et jusqu’en 2010 (Rood Groene Beweging, Gauches Unies, Une Autre Gauche, Front des Gauches…)."
Mais alors, il faudrait également souligner ce qu'il dit juste avant : "Echec historique, d’abord, celui de la tentative du POS (Parti Ouvrier Socialiste, ancien nom de la LCR) des années 1980 de se construire comme un « petit parti ouvrier » ayant une certaine influence électorale et en concurrence directe avec le PTB (dans le but de le dépasser)".
C'est-à-dire que, comme il l'écrit, "cette organisation, à part quelques courtes parenthèses" s'est "constamment affaiblie au cours de ces 30 dernières années", qu'elle ait eu ou pas une orientation "vers les partis larges".
On ne peut donc pas attribuer ses difficultés à cette orientation.
Tu écris : "Malgré les échecs répétés de cette ligne partout où on a tenté de la mettre en œuvre (en Grande Bretagne, en Italie, au Pays-Bas, en Allemagne, au Brésil, en Grèce...), après presque vingt ans d'expérimentation, le Comité International continue d'en prôner la validité".
Le problème est qu'on pourrait écrire de même : les échecs répétés partout où on N'a PAS tenté de la mettre en œuvre (USA avec Socialist Action, Irlande, Allemagne avec la Revolutionär Sozialistischer Bund, Grèce avec l'OKDE-Spartakos etc...).
Et une question qui a été posée dès les premiers échecs de la politique de "regroupement" (c'est le terme qu'on employait il y a 20 ans, le "parti large" n'étant qu'une des modalités possibles) reste valide  : est-ce qu'un groupe
qui a connu un échec aurait eu des résultats plus fructueux s'il était resté isolé ?
Ainsi, que seraient devenus les militants brésiliens de la IV s'ils n'avaient pas participé à la création du PT ? et les militants italiens s'ils n'étaient pas entrés dans Refondation ? et les militants portugais s'ils n'avaient pas créé le Bloc de Gauche (dont tu ne parles pas) avec d'autres courants ? On peut en tout cas parier que, pour chacun de ces groupes, refuser de participer à ces expériences aurait conduit à "approfondir sa crise d'orientation, démoraliser ses militants. Et multiplier les scissions" (dernière phrase de ton message), car de toute manière une partie du groupe aurait voulu saisir l'opportunité qui s'offrait.
C'est bien pourquoi un bilan sérieux des difficultés rencontrées par la IV depuis 20 ou 30 ans devrait aller bien delà de la question des "partis larges".

Prado

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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Roseau le Dim 22 Déc - 19:52

Je pense que tout le monde en conviendra: la stratégie des partis larges a échoué,
mais Prado a raison; comme souvent, une explication monocausale est insuffisante.
Les raisons sont à chercher au delà, et pas seulement dans les limites de construction
des sections de la IV, mais aussi des autres courants révos.
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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Copas le Dim 22 Déc - 22:52

Roseau a écrit:Je pense que tout le monde en conviendra: la stratégie des  partis  larges a échoué,
mais Prado a raison; comme souvent, une explication monocausale est insuffisante.
Les raisons sont à chercher au delà, et pas seulement dans les limites de construction
des sections de la IV, mais aussi des autres courants révos.

Euh, c'est plutôt la stratégie des partis larges non délimités qui est en cause, et pas le travail de création de partis consistants, ça renvoie à des questions qui n'ont jamais été résolues par l'extrème gauche ses dernières 60 années. L’extrême gauche a un problème avec ce que signifie construire un parti, ce n'est pas nouveau, entre opportunisme avec le réformisme (la GA est et était clairement réformiste, pas seulement ceux qu'elle a rejoint) et conception de la petite secte intello , il y a du boulot sur la planche.

Jamais, jamais on ne pourra faire une révolution avec cette conception aux deux faces où on oscille de l'une à l'autre entre de petits groupes gauchistes et des partis larges sans stratégie et incapables de suivre une orientation pesant dans la lutte des classes.
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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Babel le Mar 24 Déc - 14:34

Prado a écrit: Le problème est qu'on pourrait écrire de même : les échecs répétés partout où on N'a PAS tenté de la mettre en œuvre (USA avec Socialist Action, Irlande, Allemagne avec la Revolutionär Sozialistischer Bund, Grèce avec l'OKDE-Spartakos etc...).

Et une question qui a été posée dès les premiers échecs de la politique de "regroupement" (c'est le terme qu'on employait il y a 20 ans, le "parti large" n'étant qu'une des modalités possibles) reste valide  : est-ce qu'un groupe qui a connu un échec aurait eu des résultats plus fructueux s'il était resté isolé ?

Prado, certes, comme tu l'écris
un bilan sérieux des difficultés rencontrées par la IV depuis 20 ou 30 ans devrait aller bien delà de la question des "partis larges.
Aussi, si tu espères trouver chez moi un interlocuteur capable de traiter de l'ensemble des aspects de cette crise, c'est raté : mon suivi des débats a été trop sporadique pour m'autoriser à survoler d'un œil aussi acéré qu'assuré les évolutions en cours. D'autant que cette évaluation globale du cours suivi par la IV suppose une connaissance pointue de l'histoire de ses sections que je n'ai pas.

D'autre part, je t'avoue ne pas avoir de kit programmatique de rechange.

Je me défausse donc sur ces points, et je le fais d'autant plus volontiers que le fait de ne cumuler au mieux qu'une douzaine d'années de participation active à la construction d'une organisation révolutionnaire (10 à la LCR, dont 7 en continu de 1974 à 1980, et un plus d'un an au NPA, à partir de sa fondation) m'oblige à une nécessaire modestie.

N'ayant donc pas l'expérience militante riche en faits d'armes qui m'autoriserait à disserter de manière pertinente des tâches immédiates et des perspectives, je ne peux me revendiquer que d'un compagnonnage plus ou moins actif, voire plus ou moins distant. Cette extériorité relative, sans disqualifier complètement mon point de vue, permet seulement d'apprécier d'où je parle et au nom de qui.

Passé ce préambule, je vais m'efforcer de te répondre.

Ta façon de poser le problème de la construction d'un parti révolutionnaire le réduit à une alternative des plus simples : c'est soit le regroupement, soit l'isolement. Avec dans les deux cas, le risque encouru d'une mort soit par dilution programmatique, soit par nécrose sectaire.

Un double écueil qu'on pourrait reformuler de la manière suivante : à droite, l'éparpillement et l'adaptation au réformisme, à gauche, le dépérissement et la marginalité. Charybde ou Scylla.  Aucune voie médiane, et, dans les deux cas, un risque d'échec patent.

C'est oublier un peu vite le présupposé théorique qui a présidé à la définition et à la mise en œuvre de cette orientation.

Constatant (à juste titre, je crois) que la chute du mur de Berlin et l'intensification de la globalisation marchande ouvraient une nouvelle période historique, la majorité de l'Internationale a théorisé la nécessaire refondation du programme communiste à partir du fameux triptyque "Nouvelle période, nouveau programme, nouveau parti".

Ce qui supposait l'articulation d'une double nécessité :
- celle de rompre l'isolement où se trouvaient la plupart des sections et des groupes se réclamant de la tradition marxiste révolutionnaire en s'engageant résolument dans la construction de partis de masse ;
- celle d'opérer une refondation programmatique susceptible d'enregistrer les modifications globales introduites par la période.

Or, cette refondation s'est globalement traduite par une révision du programme. Sous prétexte de lever tout obstacle à la formation de ce type de "regroupements larges", a été théorisée et admise comme allant de soi l'idée que la délimitation entre réforme et révolution devait désormais passer au second plan et qu'il était possible d'œuvrer à la création de "front durables" regroupant courants réformistes anti-libéraux et révolutionnaires autour d'un programme d'action commun, dès lors que ce dernier s'engageait sur la voie d'une rupture avec le système de domination capitaliste.

Et ce point constitue, à mon sens, la matrice de toute une série d'erreurs que je vais m'efforcer de détailler.

Le flou programmatique qui s'en est suivi s'est en effet traduit au moins sur un triple plan.

- Au niveau théorique, au nom d'une rupture avec les années d'incantation propagandiste (forcément stérile), on s'est orienté vers la formulation d'un corps de revendications intermédiaires (figurant le plus souvent sous la dénomination de programme d'urgence : je cite de mémoire : "X francs puis euros d'augmentation pour tous" ; "interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits", etc.) qui était censé répondre positivement à la crise sociale et économique du capitalisme. Ce corps de "revendications positives"  à haute teneur pédagogique était censé apporter une solution immédiate à la détresse dans laquelle se sont trouvés et se trouvent plongés des millions de salariés frappés de plein fouet par la récession et la perte de leur emploi. Et c'est ainsi que des "solutions" largement mâtinées de keynésianisme ont été remises au goût du jour (faisant occuper en particulier une place vectorielle à la relance de la consommation en tant que réponse immédiate à l'effondrement du marché intérieur.)

D'autre part, sous prétexte qu'on ne dispose pas de schéma préétabli quant à la façon dont se produirait la crise révolutionnaire, on a laissé se développer des formulations théoriques, vite cristallisées en tendances politiques, qui mettaient sur un pied d'égalité l'agitation pour la grève insurrectionnelle révolutionnaire et le combat pour la représentativité électorale au sein des institutions bourgeoises.  Et, la force des choses aidant (il est plus facile d'aller discuter le bout de gras avec des bureaucrates pour obtenir des places sur une liste commune que de s'esquinter à favoriser la formation de structures de lutte autonome), on a vu apparaître dans nos rangs une flopée de militants davantage investis dans les luttes… de tendance au sein des appareils syndicaux que travaillant à la base dans l'optique de fédérer les acteurs des luttes les plus combattifs et plus conscients.

Immanquablement,  cette révision programmatique (qui sert, je le répète, de soubassement à l'orientation nouvelle) a entretenu le flou quant à la nature des institutions : on s'est mis à parler d'"Etat social", confondant allègrement les droits sociaux et démocratiques obtenus par les luttes (comme celui pour une éducation libre et gratuite, ou pour une santé pour tous) avec leur mode d'organisation et de fonctionnement au sein d'un Etat bourgeois. Sous prétexte que l'avènement du capitalisme dans son troisième âge s'accompagnait d'une vaste éradication des acquis sociaux (qui signait son caractère essentiellement réactionnaire), on a cru bon s'adosser aux structures étatiques et institutionnelles  existantes pour mener à bien un combat de résistance à son entreprise de régression sociale.  

- Au niveau organisationnel.
Cette absence de cohérence stratégique entre les buts affichés, -qui sont restés les mêmes : ceux d'une révolution sociale débouchant sur la mise en place d'un nouveau mode de production- et les modalités pour y parvenir s'est traduite également par une formation déficiente des nouveaux venus au sein des nouvelles organisations de masse.

Je vais parler un instant de mon expérience au sein du NPA.
Dans un premier temps, les réunions ouvertes du comité où je militais furent assez enthousiasmantes : rassemblant jusqu'à 50 individus, plus intéressés que simples curieux, tous désireux d'agir et porteurs d'un vécu, d'une expérience qui ne pouvait qu'enrichir la petite cellule originelle. La taille prise par la nouvelle structure et la diversité des profils présents ne pouvait que donner l'impression d'une ouverture sur le grand large du champ social. Impression largement confortée par la multiplicité des préoccupations qui s'y exprimaient, porteuses des problématiques les plus diverses, voire les plus hétérodoxes…

Las, cette variété a tôt fait de virer à la dispersion, et l'ouverture à l'effritement théorique. Sous prétexte qu'il fallait absolument causer concret et éviter de prendre la tête des nouveaux adhérents avec des débats byzantins forcément fumeux, on s'est mis à négliger la formation et le débat théoriques en tant qu'outils essentiels à la vie démocratique d'une organisation ouvrière. Passé les quarante-cinq minutes de compte-rendu des décisions  prises en "haut-lieu" (dans les instances du dessus), suivies d'un temps de parole dont le minutage pointilleux n'empêchait pas aux mêmes bavards de tenir régulièrement le crachoir, les réunions de comité prenaient l'allure de centre de tri et de distribution des tâches où chacun devait y aller de son abnégation et de son dévouement : qui diffe, qui colle, qui intervient,… ? toutes tâches nécessaires, certes, mais qui, posées comme des priorités toujours plus urgentes, ne laissaient au débat politique qu'une part congrue.

A la longue, cette incapacité à rendre concrets et explicites les enjeux politiques liés à la situation du moment, en particulier sur les questions ayant trait à l'articulation entre l'investissement dans les luttes quotidiennes et le maintien d'une démarche transitoire, ce manque dramatique de substance dans notre activité quotidienne, a généré le découragement des néophytes et la lassitude des vétérans. Se soldant, dans un cas comme dans l'autre, par un repli sur le local ou l'abandon pur et simple du militantisme révolutionnaire.

Le tout aggravé par un abandon des règles du fonctionnement centralisé et démocratique au nom d'une diversité respectueuse des expérimentations locales. Ce qui a entraîné, entre autres dommages collatéraux, un affaiblissement de la vie démocratique et de la cohérence politique du parti. Donc de la force d'impact et de proposition d'une organisation luttant à contre courant de tous les autres partis qui baignent dans le grand bain libéral, s'en nourrissent et l'alimentent.

On a donc ainsi laissé au sein de l'orga. le champ libre à de véritables dénis de la parole et de la légitimité démocratiques, dont les maîtres d'œuvre des différentes scissions se sont faits les spécialistes.

Dès lors, cette "décrédibilisation" effective de la théorie et de la pratique révolutionnaires ne pouvait qu'offrir un surcroît d'intérêt  aux solutions "immédiatement crédibles et raisonnablement concevables" prônées par le Front de Gauche, et attirer à lui les militants les plus soucieux d'agir dans le concret, ici et maintenant. Quitte à fermer "temporairement" les yeux sur les faux-semblants et les pièges mortels que comporte toujours ce type de "solution".

Entre l'aventure indécise et l'impasse rassurante, la seconde voie s'est ainsi avérée plus attrayante.

(Je ne dis pas que c'est la seule raison de l'hémorragie qu'a connu le NPA ces deux dernières années, mais on ne m'ôtera pas de l'idée ça y a contribué.)

Enfin, au niveau du travail politique et syndical et du combat à mener contre les directions social-démocrate et ex-stalinienne du mouvement ouvrier.  

L'effondrement  des dictatures bureaucratiques à l'Est s'est accompagné d'une rupture des amarres de la SD européenne avec le camp ouvrier, et de l'intégration définitive de ses élites au sein des organismes de direction de la classe dominante.

Que cette évolution marque ou non un saut qualificatif quant à la nature de ces partis importe moins que de savoir si, à l'heure actuelle, ce type de formation est encore en mesure d'absorber et de neutraliser une large partie de la radicalisation de secteurs entiers de la société, comme il a su le faire il y a 30 ans. Force est de constater que non : partout en Europe, l'élévation de la conscience sociale s'accompagne d'un rejet massif des directions social-démocrates, par le simple fait que celles-ci se sont trouvées ou se trouvent à gérer directement les affaires de leurs donneurs d'ordres, et à se comporter comme leurs chargés de missions.

A la faveur de cette double crise, nous avons cru qu'un boulevard s'ouvrait devant nous et que, puisque, du fait de la récession, les directions réformistes "manquaient de grain à moudre" pour justifier leur politique de collaboration de classe, il nous suffisait d'apparaître comme l'élément fédérateur des luttes (et leur haut-parleur) pour que les masses se tournent vers nous.  Or par chance, nous avions le porte-parole le plus adéquat et le mieux profilé pour accomplir ce genre mission.

Raison de plus nous était donnée de ranger au rayon des antiquités les agitations d'énergumènes maximalistes et énervés qui accompagnaient nos apparitions de naguère : puisque l'objectif était de gagner la majorité au sein du mouvement ouvrier, il nous fallait tourner ostensiblement le dos à toute culture minoritaire, pour nous orienter résolument vers une politique responsable, où la question des alliances et des accords (conjoncturels, locaux, durables, nationaux) prenait toute son importance. Quitte à prendre le pas sur toute autre préoccupation.

Et nous avons ainsi reproduit (le plus souvent à notre insu) la vieille dichotomie entre programme minimum et programme maximum.

L'erreur a été de croire à la mort annoncée du réformisme. Qu'on en aurait fini avec lui une fois pour toutes, et que pesait désormais sur nos épaules la lourde responsabilité de devoir… recomposer le mouvement ouvrier. - Rien que ça.

De là découle le reste.

Non seulement  nous prenions nos désirs pour des réalités, mais cette préoccupation démesurée, mâtinée de pas mal d'optimisme, nous conduisait à baisser la garde vis-à-vis des appareils bureaucratiques, à privilégier l'accommodement et la négociation au conflit ouvert (dans l'optique toujours revendiquée de les déloger de leur place et de leur substituer une culture politique  dont nous nous supposions les garants.)

A la FSU, pour parler de ce que j'ai le mieux connu, la tendance que nous animions  s'est fourvoyée dans des compromis peu reluisants avec les bureaucraties syndicales. Mêmes lorsque celles-ci tournaient ostensiblement le dos aux mobilisations (je pense aux luttes de 2003 et 2010 contre les réformes Fillon, ou à celles contre le CPE), nous n'avons pas su, nous ne sommes pas parvenus à fédérer une opposition conséquente à leur politique de sabotage du  mouvement social.

La question de la construction des partis larges ayant été faite sans poser comme préalable leur nécessaire indépendance organisationnelle et politique à l'égard du réformisme, sa mise en œuvre ne pouvait qu'être placée sous son influence délétère et causer des ravages en termes organisationnel, politique et  militant.

________

Je m'aperçois en la relisant du caractère extrêmement partiel (et strictement franco-français) de ma réponse. Et ce malgré sa longueur. Je doute même d'avoir vraiment répondu à tes objections. Espérons que la suite de la discussion, si elle a lieu, saura en préciser les obscurités, en compléter les manques et en rectifier quelques unes des approximations.

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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Prado le Sam 28 Déc - 14:04

J'ai essayé de retrouver les documents des trois derniers congrès mondiaux sur la question des regroupements et des partis larges. Le congrès de 1995 restait prudent et il y était dit qu'il s'agissait seulement de constater et de discuter ce que plusieurs sections avaient entrepris, sans faire de cette question une obsession. Certains camarades répondaient alors : pas d'obsession ? pourtant, on ne parle que de cela, et pas des campagnes qu'il faudrait mener ensemble. Les deux congrès suivants ont rompu avec cette prudence et fixé l'objectif de construire de larges partis anticapitalistes ("du prolétariat", précisait le congrès de 2003).
Tu mets le doigt sur la formule "nouvelle période, nouveau programme, nouveau parti" (qui daterait de 1992). Je n'ai jamais aimé cette formule, que je trouve plutôt impressionniste, mais au moins on ne la retrouvait pas dans les textes des congrès. Or le dernier congrès (2010) te donne tout à fait raison, puisqu'il fonde explicitement sa démarche (et rétroactivement celle des 2 congrès précédents !) sur cette formule. Le congrès de 2010 et les développements auxquels on a assisté depuis montrent qu'une des questions clés est celle du "nouveau programme", sur laquelle règne le plus grand flou. Un texte critiquant le projet de résolution du dernier congrès disait : on parle d'éléments de stratégie que nous partagerions tous, mais sans jamais dire lesquels ; sommes-nous vraiment d'accord sur tel et tel point ? Au vu des discussions de ces dernières années, on pourrait notamment se demander si tout le monde est d'accord sur les conditions rendant possible la participation durable à un gouvernement.
Alors, non, tu n'as effectivement pas vraiment répondu à mes objections. Cependant, tu as mis le doigt là où cela fait mal !

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Re: IV internationale (dite SU)

Message  Roseau le Mar 27 Mai - 18:56

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