Courant Alternatif

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Courant Alternatif

Message  nico37 le Ven 23 Déc - 21:22

Sommaire Courant Alternatif 212

Edito page 3

technologie
page 4 • Livres de papier contre l’ordre numérique

énergie
page 7 • Le gaz de schiste, une source de profit colossal pour Total

chronique du desastre
page 11 • Notre-Dame-des-Landes
• Fukushima partout !

immigration
page 12 • Loi du 16 juin 2011 : encore plus liberticide
• Migrants en Alsace : une situation explosive

police, justice, répression
page 16 Infiltration d’un groupe antireépression à Lausanne

Rencontres libertaires d’eychenat
(25 juillet/4août)

Big Brother page 20

police, justice, répression
page 22 • Pays Basque ; les longues peines / Aurore Martin

international
page 23 •Espagne : entre malaise social et regénération démocratique
page 26 • Espagne : quand les indignés passent à l’action
page 30 • Libye : les victimes invisibles

vite fait sur le zinc page 32


nico37

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Re: Courant Alternatif

Message  octobrenoir le Mar 16 Oct - 13:59

Courant alternatif octobre 2012 est sorti

Courant Alternatif un journal qu'il est bien pour faire du communisme avec !



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Edito

Une structuration des luttes pour un élargissement indispensable

La classe ouvrière traditionnelle sur tous les continents lutte aujourd’hui contre les conditions insupportables qui lui sont imposées, ou même la liquidation pure et simple. Mineurs de fond sud-africains, boliviens ou asturiens, ouvriers chinois de Foxconn (Apple), metallos de Lorraine, des Pouilles (voir article p.6) ou du Pyrée, marins bretons ou boulonnais, dans l’automobile parisienne ou l’agro-alimentaire morbihanais, il est impossible de dénombrer cette flambée de résistances ! La crise du crédit, initiée en 2007 par l’immobilier US via les banques occidentales, s’élargit aujourd’hui à toutes les activités économiques. Même les Etats avec une croissance confortable à deux chiffres subissent un ralentissement, qui s’avère redoutable à négocier.

Les conséquences politiques les plus spectaculaires sont connues, avec des résultats parfois sinistres : renversement de régimes dictatoriaux (Tunisie, Lybie, Egypte) avec des ondes de choc (Syrie, Mali), remontée d’un nationalisme belliqueux (Japon, Chine , Corée) et accélération de préparatifs guerriers ( Israël, Iran). À une échelle moindre, les populations les plus fragilisées subissent les contrecoups : immigrés poignardés et pourchassés dans les rues d’Athènes ou Thessalonique par les néonazis d’Aube Dorée et leurs députés ( !), campements de Roms brûlés par les habitants d’un quartier nord de Marseille ou en Bulgarie par la décision d’un maire... L’étrange étranger, ou simplement le voisin différent, redevient le bouc émissaire  : le « racisme anti blanc » de Coppé répond à la garde à vue de 16 heures instaurée par Valls pour les sans-papiers.

Si les réacs de tout poil relèvent la tête, les populations cherchent une riposte. La Grèce a connu le 26 septembre, sa troisième grève générale de l’année contre de nouvelles coupes budgétaires ; en Espagne, les Indignés ont tenté, sous les coups policiers, d’encercler le Parlement pour y tenir une Assemblée Constituante toujours dans une démarche très citoyenniste, face à un pouvoir sous la pression des revendications catalanes et des banquiers mondiaux. La même semaine, une mobilisation similaire secouait le Portugal. Les grandes centrales syndicales de ces pays gèrent pour le moment la situation, canalisant la colère dans des journées symboliques, comme ce que nous avons connu lors du mouvement des retraites en 2009.

L’Etat français s’apprête lui-aussi à couper les budgets sociaux et intensifier les impôts pour une bonne partie de la population. Mais les socialistes sont assez adroits dans leur communication et chaque déclaration gouvernementale mérite d’y regarder à deux fois. Pour le nucléaire, Hollande promet l’arrêt de la centrale de Fessenheim en 2016 (d’ici là, le prix de l’électricité flambera et fournira un bon motif de prolongation...). Autre déclaration fumeuse, le ministre de l’Economie affirme que seuls les 10 % les plus riches de la population verront une augmentation de leurs impôts en 2013, sans signaler qu’une mesure prise par Fillon en 2011 gèle les seuils d’imposition, faisant basculer de très nombreux contribuables dans la tranche d’imposition supérieure (1 à 10 % d’augmentation) par simple ajustement des salaires sur l’inflation... Toutes ces feintes n’empêchent pas une dégringolade accélérée de la côte de Hollande-Ayrault dans les sondages. Et pour cause ! Le gouvernement est incapable de stopper les fermetures d’entreprise et l’augmentation du chômage.

Les réactions syndicales ne sont guère à la hauteur de la situation. A l’occasion, nous aurons droit à une journée nationale d’action pour la défense des travailleurs. Déjà très modérées face à un gouvernement de gauche, les centrales sont bien incapables de saisir l’occasion de cette crise économique et la mesure de l’impasse du productivisme pour proposer un autre type de production, intégrant une critique du soi-disant travail rentable – financièrement – et introduisant les notions d’utilité sociale et de choix de la production.

Dans les pays européens les plus touchés par la crise, cette remise en cause de l’économisme se développe lentement et diffuse, faute de solutions crédibles à moyen terme. Même si le discours citoyen et lénifiant tente d’intégrer ces analyses, leur charge subversive est bien réelle. Certain-e-s, pour échapper à un présent sans aucune perspective, se lancent dans des expérimentations concrètes de vie collective (comme en Grèce, en Espagne ou en France...), mais cela reste plutôt sur une base d’affinité et en dehors des centres urbains ; quand l’expérience se veut ouvertement politique, comme une critique en acte des conditions de vie actuelles et un exemple d’auto-organisation à suivre (le CREA à Toulouse peut être considéré ainsi), même si l’initiative s’avère rentable pour les finances publiques, le coût politique est insupportable pour l’Etat et son administration, qui ne peut accepter l’ autonomie d’une partie même infime de la population. Seul un mouvement assez massif semble capable de se maintenir et imposer sa problématique. La question de la structuration des luttes pour un élargissement indispensable se repose donc à brève échéance, pour qu’une critique du productivisme et une élaboration pratique aient quelques chances de fleurir.

Nantes le 29/09/12.



octobrenoir

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Re: Courant Alternatif

Message  octobrenoir le Dim 3 Fév - 15:56

UNE PAGE DE PUBLICITE...


Proletariat Réjouis toi ! Voici le nouveau CA ! Dans toutes les bonnes cremerie et sur abonnement, un numero gratos sur demande.
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octobrenoir

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Re: Courant Alternatif

Message  octobrenoir le Lun 11 Mar - 15:55

Your attention please : Courant Alternatif n 228 est arrivé disponible dans toutes les bonnes cremeries.

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EDITO PAGE3

PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS...
PAGE 4 Carlos Ghosn : à nous d’inventer la vie qui va sans !
PAGE 6 Remarques sur la lutte des ouvriers de PSA Aulnay
PAGE 8 Grève à PSA Aulnay : marre des promesses, des jaunes, et du patronat
PAGE 9 DMI, une fonderie en lutte dans l’Allier en lutte !
PAGE 10 Travailler tue (phénomène Karoshi au Japon)
PAGE 12 Notes sur le toyotisme
PAGE 14 CGT, De Bernard Thibault à Thierry Lepaon
BIG BROTHER PAGE 16
RESISTANCES AUX GRANDS TRAVAUX NUISIBLES
PAGE 18 Dans le business du développement capitaliste (Vinci)
PAGE 20 Sème ta ZAD
PAGE 21 L’aéroport à nouveau sur le tapis
IMMIGRATION PAGE 22 Bilan de 10 mois d’alternance
BILAN CRITIQUE PAGE 23 A qui et à quoi peuvent bien servir les identitaitres ? PAGE 23 Scalp Paris, dissolution et bilan
INTERNATIONAL PAGE 27 Mayotte : la schyzophrénie comme moyen d’intégration à la France
ECOLE
PAGE 29 Rythme scolaires


EDITO

Hommage à Djamal Chaab

Mercredi 13 février, Djamal Chaab s’est immolé par le feu devant l’agence Pôle Emploi Nantes-Est. Ses allocations étaient coupées et on lui réclamait un trop-perçu. La réaction de nos autorités a été exemplaire. Réaction immédiate de Michel Sapin (ministre du travail) : " Il y avait ici ce matin tous les services de Pôle emploi et les services extérieurs en termes de police et de pompiers pour faire face à un drame dont on connaissait l’intensité : tout a été fait, ce qui s’est passé ici est exemplaire. Les règles ont été appliquées avec l’humanité qui convient, avec les explications nécessaires, mais il y a parfois des moments où on est dans une telle situation qu’on ne comprend plus les explications ".
Un chômeur se suicide, et immédiatement « on » se préoccupe de la sécurité... de Pôle emploi ! Un chômeur se suicide, et c’est la preuve de l’humanité du service public. Orwell, au secours !
Et le président normal ? " Le service public de l’emploi a été, je crois, exemplaire, il n’est nul besoin d’aller chercher une responsabilité (...) quand se produit un drame, qui est un drame personnel, c’est aussi un questionnement à l’égard de toute la société ".

Quand un père monte sur une grue pour récupérer la garde de son enfant, c’est un drame de société, quand un chômeur se suicide suite à la perte de ses allocations, c’est un drame personnel... Si on y réfléchit bien, les réactions du président normal, du gouvernement normal, le traitement médiatique des médias normaux sont... normaux. Le président de tous les Français n’est pas seulement le valet du grand patronat, il est le digne représentant des couches moyennes supérieures, autrement dit de la bourgeoisie.
Le président de tous les Français est le président de ceux qui ont un revenu confortable, du patrimoine et un avenir à peu près assuré. Les problèmes de société que le président normal est prêt à assumer sont les problèmes de société qui se posent à sa classe sociale : la protection de la propriété, l’allègement des impôts, l’offre de services de qualité à qui peut se les payer, quelques garanties pour le consommateur (pas trop, il ne faut pas gêner le patronat). Les « problèmes de société » que les médias sont prêts à traiter sont ceux qui divisent cette même couche sociale, mais qui ne risquent pas de heurter les intérêts patronaux : la famille, l’éducation, la sexualité (mais pas trop quand même).

Le traitement de ces sujets qu’en donnent les médias en occultent naturellement tous les aspects réellement sociaux. Prenons l’exemple des violences faites aux femmes : traitées sous l’angle du fait divers, de la sauvagerie des jeunes des banlieues à propos des viols, souvent abordées sous l’angle du voile qui vise bien en réalité une catégorie sociale particulière. Une femme est assassinée tous les trois jours par son conjoint, les mères battues sont obligées de rester sur place faute de pouvoir obtenir un logement qui leur permette d’emmener leurs enfants... Ça, pour les médias normaux, ce n’est pas un sujet de société, c’est parfois quand on daigne en parler un drame personnel.
Les chômeurs, les exploités, les précaires, les prolétaires, les sans-papiers, les dominées... ne font pas partie de la « société normale », ils / elles sont rejetés hors champ social. Leurs résistances individuelles ? Des drames personnels. Leurs résistances collectives ? Des explosions de violence. La violence patronale ? Quelques patrons voyous, et sinon un ordre normal des choses que seuls des fous peuvent contester. D’ailleurs, à qui a-t-on demandé d’intervenir lors du drame de Nantes (après les pompiers et la police) ? A des psychologues... La résistance à l’aéroport ? Une secte anarcho-communiste avec, pire si c’est possible, des mineures en fugue.
Les médias font maintenant silence même sur ceux qui sont tellement désespérés qu’ils menacent de faire sauter leur usine comme DMI à Vaux. Sans doute, les médias reprendront-ils le refrain de l’explosion de violence si les grévistes exécutent leur menace, peut-être même aurons-nous droit alors un couplet sur leurs drames personnels ?
Nous sommes la société, les bourgeois en sont les parasites. La violence, c’est eux : nos « drames personnels » ne sont que la conséquence de l’ordre social capitaliste qu’ils défendent y compris militairement (par mercenaires interposés, bien sûr). La violence, c’est eux : leur langue de bois, leurs réactions d’autosatisfaction après la mort de Djamal Chaab, sont comme un deuxième assassinat.
D’ailleurs, avez-vous entendu son nom ? Il n’a jamais été désigné que comme « un homme de 43 ans », aucun journal de la grande presse nationale n’a donné son nom. Nous sommes la société, et c’est lorsque nous résistons, lorsque nous construisons un rapport de forces collectif par nos luttes, que les présidents normaux, les gouvernements normaux, les médias normaux, sont obligés d’admettre notre existence, sont obligés de composer avec nos revendications.

Paris

Vous pouvez rallumer vos cigarettes et écrasez vos portables.

octobrenoir

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