la résistance aux licenciements

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la résistance aux licenciements

Message  Copas le Jeu 22 Déc - 22:57

la résistance aux licenciements
Ces derniers jours un grand nombre de batailles, des petites et des fois de très petites boites, contre les licenciements (il faut tirer les leçons de cela).

Des gens se battent pied à pied même dans les conditions les plus difficiles

A relier à un certain nombre de batailles âpres pour les salaires parallèlement parmi les travailleurs les plus mal payés.
Cette classe ne recule pas si facilement.

Resto-folies



Rio Tinto



CEPL Courtaboeuf ( Villebon sur Yvette)
Sous-traitant de Marionaud



Aximum



Continentale Nutrition




Lejaby, le père Noël ...


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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Jeu 22 Déc - 23:18

Sea France, jugement reporté au 3 janvier 2011

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Jeu 22 Déc - 23:32

Preciturn
la montée de la tension




Sodimedical
Pour résister les travailleurs vont occuper EDF pour faire rétablir l’électricité
Mission accomplie









Dernière édition par Copas le Sam 24 Déc - 13:10, édité 2 fois
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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Jeu 22 Déc - 23:46

Les anciens de Helveticast en comité de chômeurs
Même ceux qui ont retrouvé un job en font partie par solidarité
ça date de fin Novembre mais c'est très instructif


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Re: la résistance aux licenciements

Message  panchoa le Sam 24 Déc - 12:54

a ford ca continu car sur l'emploi et de toute façon pour tout rien n'est aquit. la lutte des ford un exemple à suivre ??????

courrier d'un copain CGT. voir sur le site de la CGT ford
panchoa

Délibération de la CUB du 16 décembre 2011
Des subventions, oui mais...


Nous nous sommes procurés la délibération de la Communauté Urbaine de Bordeaux du vendredi 16 décembre 2011. Vous y retrouverez tout ce que nous vous avions annoncé sur cette page dès le jour même... et même plus. C'est pourquoi nous ne nous étendrons pas sur le sujet puisque nous la mettons disponible à tous ci-dessous en téléchargement.
A noter qu'au sujet de l'engagement des 1000 emplois minimum, il ne s'agit exclusivement que d'emplois en CDI et en équivalent temps plein contrairement à ce qu'avait affirmé le DRH de FAI puisqu'il avait prétendu en réunion CE du 13 décembre que les 1000 emplois pourraient être couverts par de l'intérim. Encore un bel exemple s'il en fallait de la crédibilité de ses propos à laquelle il nous a habitués.
Par ailleurs, cette nouvelle subvention publique a généré des remous parmi les élus de tous bords, car la collectivité est dans une nouvelle négociation avec Ford, dans le cadre de l’achat de réserves foncières (terrains) pour installer un tram-train à Blanquefort : Ford propose de céder à l’EPCI une partie de son foncier pour 35 euros du mètre carré… un terrain que la collectivité lui avait vendu en 1971 à 3 francs le mètre carré. Soit 7660% plus cher ! Il va de soit que nos salaires n'ont pas suivi cette courbe d'augmentation ! La collectivité, c'est nous et ceux qui devraient payer aujourd'hui ce terrain au prix fort, c'est encore nous par nos impôts ?! Ford n'en a jamais assez, les aides publiques aux investissements, la formation, le chômage partiel payés par nos impôts ne lui suffisent pas, il spécule maintenant sur le foncier ! Passé l'écoeurement, c'est révoltant !


-> Téléchargez la délibération de la CUB <-

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Sam 24 Déc - 15:24

Aucune bataille sur les licenciements est terminée, en plus qu'on voit là les multiples visages et contradictions des institutions de l'appareil d'état sur les aides qu'ils filent aux patrons et les têtes à queues qu'ils enregistrent quand ils se rendent compte qu'ils se sont fait couillonner.

Le cynisme des patrons est bien meilleur que le Bake-Hardenable steel : Il est sans limite, d'une résistance à toute épreuve, une grande élasticité, ne perdant jamais des yeux le porte-monaie, sans honte et toujours affamé :

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Sam 24 Déc - 15:26

SFR : les ex-salariés en appel à Toulouse

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Sam 24 Déc - 19:12

"On pouvait sauver ces emplois"
papeterie M Real

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Mer 28 Déc - 21:58

Contre les licenciements, le plan social

[/b]Beauvais, la pouponnière en grève



L’annonce ne date pas d’hier, mais mardi 27 décembre, les salariés de la pouponnière Arc en Ciel, dans le quartier Argentine à Beauvais, ont manifesté, pour la première fois, durant quatre heures devant l’établissement.
Sur 101 emplois au total, 50 sont supprimés dans le cadre d’un plan social. Dès le 1er janvier 2012, les 50 personnes concernées connaîtront une dispense d’activités. Seront alors lancés l’appel aux départs volontaires jusqu’en avril, puis les propositions de reclassement.
Pour rappel, la gestion de la pouponnière Arc en Ciel accueille deux volets: le sanitaire (42 enfants) qui est pris en charge par l’ARS (Agence Régionale de Santé), et le social (43 enfants) pris en charge par le conseil général. Enfin, la gestion de l’ensemble a été confiée à la Croix Rouge.
Si le conseil général maintient son volet social, ses 43 lits, sa subvention à la Croix Rouge et ses 53,4 équivalents temps plein, l’ARS à quant à elle decidé de se séparer de son volet sanitaire.../...

La suite ..../...
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Re: la résistance aux licenciements

Message  Roseau le Dim 27 Jan - 12:38

Collectif des salariés en lutte regroupés autour des licenci'elles
Pour une vraie sécurisation de l’emploi,
Une loi contre les licenciements dans les entreprises qui font du profit

Pas une semaine ne passe sans l'annonce d'un nouveau plan de licenciement massif par un groupe qui fait des bénéfices énormes. A chaque fois c'est le même refrain : "Entreprise en difficulté, restructuration pour sauver la compétitivité ..." alors qu'en réalité l'objectif est de faire encore davantage de profit.

Depuis quelques mois, des délégations de salariés en lutte venus de toute la France se rassemblent autour d'une proposition de loi nouvelle contre les licenciements dans les groupes qui font des bénéfices. L'initiative vient de "Licenci'elles", l'association des salariées des 3 suisses licenciées abusivement par un groupe qui réalise des profits colossaux. Les Licenci'elles ont dénoncé le fait qu'elles ne pouvaient pas porter plainte contre le plan de licenciement de 3 Suisses tant qu'elles n'avaient pas été licenciées !

Comme des centaines de milliers de salariés, elles savaient que le groupe 3Suisses n'avait aucune justification économique valable à leur licenciement au regard de la loi, mais qu'elles ne pouvaient pas pour autant empêcher leur patron de les licencier. Ensemble avec les Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serrono... elles ont décidé de rédiger une proposition de loi pour empêcher les licenciements, avant qu'il ne soit trop tard, dans les groupes qui font du profit.

Une loi nouvelle pour vraiment bloquer les licenciements lorsqu'ils sont interdits, c'était aussi une exigence portée par des milliers de salaries pendant la campagne de l'élection présidentielle. Le candidat Hollande est même allé à la rencontre des salariés en lutte de Goodyear et Fralib, en faisant la promesse que s'il devenait Président de la République il ferait voter en urgence une loi interdisant les licenciements dans les groupes qui font des profits.

Pour l'heure Hollande n'a toujours pas tenu cet engagement. Comme bien d'autres promesses de campagne qui ont permis la victoire de la gauche, celle de donner aux salariés le droit d’arrêter les plans de licenciements illégaux avant qu’ils n’aient lieu a disparu des écrans radars du gouvernement.

Pire, il semble que Ayrault et ses Ministres s’apprêtent en réalité à démanteler les principaux droits des salariés face aux licenciements économiques, en entérinant l’accord de régression sociale sans précédent que vient de signer le MEDEF et la CFDT, la CGC, la CFTC. Des confédérations de salariés qui ne sont d’ailleurs pas en phase avec leurs adhérents et militants de terrain qui sont pour beaucoup en lutte contre les plans de restructuration dont ils dénoncent les effets néfastes sur l’emploi.

Mais nous n’avons pas l’intention de laisser cela arriver. Nous les représentants des salariés en lutte de Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF ... nous avons décidé d’agir pour que la loi que nous avons rédigée soit votée à l’Assemblée Nationale et au Sénat.
Nous avons besoin de cette loi dans les luttes que nous menons contre certaines des multinationales les plus puissantes de la planète qui licencient en masse pour accroitre sans cesse leurs profits et le cours de leurs titres en bourse.

C’est pourquoi nous allons venir de toute la France et de dizaines d’entreprises, où nous nous battons pour nos emplois, pour nous retrouver :

LE MARDI 29 JANVIER 2013 A 14 Heures
POUR UN GRAND RASSEMBLEMENT
DEVANT
LE MINISTERE DU TRAVAIL

Ce sera le premier acte fort d’une bataille que nous engageons pour que Hollande, son gouvernement et la majorité de gauche au Parlement tiennent ses engagements en nous donnant les moyens de nous battre pour stopper nos licenciements avant qu’il n’aient lieu.

LES SALARIES EN LUTTE DE : Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serrono…
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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Dim 27 Jan - 12:51

Le meeting à Paris :

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Dim 27 Jan - 12:59

Game, plus de 400 licenciements :

L'un des principaux distributeurs français de jeux vidéo, Game France, en redressement judiciaire, va licencier au moins 400 personnes malgré les trois offres de reprise partielle, mais complémentaires, étudiées vendredi par le tribunal de commerce de Bobigny.

Au maximum, seuls 71 magasins et 156 postes seront repris, sur les 157 boutiques et 557 emplois du groupe, en redressement judiciaire depuis le 4 septembre. Le tribunal rendra sa décision définitive le vendredi 1er février à 14 heures.

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Dim 27 Jan - 13:12

Le meeting de sud étudiants avec des représentants des travailleurs en lutte contre les licenciements :

A écouter attentivement :


3 Suisses (Licenci'elles)


Goodyear



Phillips


PSA


Presstalis


Renault




Sanofi



Virgin



Air France

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Joe Hill le Dim 27 Jan - 21:38

Article du blog "Où va la CGT" (animé par l'OCML Voie Prolétarienne : "Une loi pour interdire les licenciements "boursiers"?"

http://ouvalacgt.over-blog.com/article-une-loi-pour-interdire-les-licenciements-boursiers-114794616.html

Joe Hill

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Dim 27 Jan - 22:50

extrait conclusion du texte là : http://ouvalacgt.over-blog.com/article-une-loi-pour-interdire-les-licenciements-boursiers-114794616.html :

« Zéro licenciement », et même plus largement « Zéro suppression d’emplois » !
« Non aux plans sociaux », non à la négociation de notre sacrifice !
Notre espoir, c’est « Travailler tous, travailler moins, travailler autrement », et construire une autre société non plus basée sur l’exploitation et la guerre économique mondialisée, mais sur la satisfaction des besoins de la collectivité, la solidarité et l’internationalisme !

Je partage pour l'essentiel (en rajoutant le pouvoir des travailleurs pour préciser que c'est une question de classe et de conquête du pouvoir par celle-ci, et pas une question d'abstraction et d'égalité qui n'indique pas quelle classe est au pouvoir et doit le conquérir).

Il est exact que c'est ce qui est FDGgéistement compatible qui a été avancé par le collectif de départ et la plupart des intervenants. C'est à dire de demander que les licenciements soient interdits quand il s'agit d'entreprises qui font des bénéfices et pour une certaine taille.
Et celles qui sont en déficit c'est bon ?

Ce n'est évidemment pas acceptable, de la même façon que la question posée par le fait de se battre pour une loi révèle surtout des illusions.

C'est évidemment de cela qu'il faut convaincre ces camarades. Cela ne se fait pas evidemment d'une façon théorique mais bien par la mobilisation et le travail pour aboutir aux premières coordinations de la résistance qui apprennent en marchant face aux obstacles.

Nous sommes globalement encore dans une phase où les travailleurs de chaque boite pensent s'en tirer sur leur seule boite ou en obtenant de meilleures conditions de licenciement.
L'initiative de SudEtudiant est une nouvelle initiative qui se rajoute permettant de populariser la nécessité de coordonner (il y en a eu plusieurs et on peut espérer que cela s'accélère) sous contrôle des travailleurs la résistance.

Ses initiatives se font dans un climat global d'illusions qui existent encore. Dont la principale est l'illusion qu'une bonne loi permette de résoudre les problèmes rencontrés. Elle est renforcée par le FdG qui avec un discours au ton radical entend bien limiter les mouvements sociaux à une logique qui renvoie sans cesse aux bornes institutionnelles de l'état bourgeois.

Ce n'est pas une solution. Par contre le développement de la résistance et du mouvement réel de coordination même sur des revendications limitées permet d'avancer. C'est déjà une rupture intéressante.
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Re: la résistance aux licenciements

Message  Roseau le Mar 29 Jan - 11:43

Je suis d'accord et conseille aussi la lecture de la critique du projet de loi pour interdire les licenciements boursiers,
fondé sur une incompréhension du fonctionnement du capitalisme.
Je rappelle le site:
http://ouvalacgt.over-blog.com/article-une-loi-pour-interdire-les-licenciements-boursiers-114794616.html

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Grand succès du meeting contre les licenciements

Message  CCR le Mar 29 Jan - 12:22

Aujourd’hui ensemble, à la tribune, le 29 on continue ?

Amphi comble à Sciences Po pour le meeting contre les licenciements et pour la convergence des luttes


Guillaume Loïc

Source: http://www.ccr4.org/Amphi-comble-a-Sciences-Po-pour-le-meeting-contre-les-licenciements-et-pour-la-convergence-des-luttes

Difficile de reconnaître Sciences Po, cette « vénérable institution » qui forme les futurs cadres de la bourgeoisie, jeudi soir. L’Amphi Boutmy, qui porte le nom de l’anti-communard et fondateur de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, a plus l’habitude de recevoir chefs d’Etat et grands patrons. Jeudi, à 19h, c’était bien différent. A la tribune du principal amphithéâtre de la grande école parisienne allaient bientôt se succéder les représentants des principales luttes et bagarres qui font l’actualité, aujourd’hui : Sanofi, Air France, Virgin, Presstalis, PSA, Renault, Goodyear et Licenci’elles [1].


500 personnes remontées à bloc

Devant eux, 500 personnes : de nombreux travailleurs-e-s des différentes équipes syndicales venues en délégation, notamment de la CGT et de Sud ; des militant-e-s, badgés aux couleurs du Front de Gauche et du NPA, tous deux soutien de ce meeting ; des étudiant-e-s, de Sciences Po mais venus également d’autres facs parisiennes, interpelés par les syndicalistes des différentes boites en lutte, soulignant, à l’image de Laurence, de Sud-Chimie Toulouse, salariée chez Sanofi, combien demain, sur le marché du travail, eux aussi auront à se battre ; mais des étudiant-e-s aussi et surtout solidaires de ces luttes comme pouvaient en témoigner les applaudissements nourris à la fin de chaque intervention, les slogans lancés par la salle et les caisses passant d’une file à l’autre et se garnissant au fur et à mesure d’argent destiné à alimenter le fond de grève des travailleurs de PSA Aulnay, lock-outés par le patronat depuis vendredi 18.

Appétit patronal et résistances ouvrières

L’ensemble des représentants syndicaux ont souligné à la tribune combien leur lutte n’était en aucune manière un cas à part. Partout, c’est l’appétit patronal qui se manifeste, dans des boites qui souvent engrangent des profits comme l’ont souligné Léon de Sud aérien ou David pour la CGT Air France. A chaque fois cependant, ce sont les travailleur-se-s qui sont la variable d’ajustement. Partout ce sont les mêmes chiffres qui sont égrenés : plus de 11.000 suppressions chez PSA, comme l’a souligné Philippe, de la CGT Aulnay, plus de 8.000 chez Renault, comme l’ont dénoncé les camarades venus des technicentres de Guyancourt ou du Lardy : autant de familles condamnées, quatre fois plus d’emplois induits qui sont visés.

Mais face à la logique du rouleau-compresseur capitaliste, les travailleurs sont bien décidés à ne pas se laisser faire. A chaque fois, les camarades à la tribune ont relayé les initiatives auxquelles ont participé les salariés des différents groupes qui sont l’objet d’attaques. Chez Virgin, ce sont plusieurs rassemblements qui ont eu lieu. Chez Presstalis, l’action des travailleurs contre le plan de suppressions est à chaque fois très suivi, entrainant la suspension de la distribution de la presse. Dans l’automobile, les camarades de PSA ont notamment raconté comment leur combat s’est développé depuis 2011 contre les mauvais coups de Varin, le PDG, qui vient de décider de lock-outer les travailleurs d’Aulnay, de peur que la grève commencée il y a dix jours contre la fermeture annoncée du site de Seine-Saint-Denis ne s’étende.

Le lien entre les bagarres de 2008-2010 et les luttes actuelles : non aux fermetures et aux licenciements !

Pour faire la jonction entre les bagarres actuelles et celles de la vague de luttes contre les licenciements de 2008-2010, c’est Manu Georget, de la CGT Philips-Dreux, qui est monté à la tribune. Ça a été l’occasion de rappeler combien la question du maintien de l’emploi est essentielle pour les travailleurs, plus encore dans les régions sinistrées par le chômage et les fermetures d’entreprise.

La question, comme l’ont souligné les travailleurs de Virgin ou de Sanofi notamment, ce n’est pas de défendre des indemnisations en échange de la fermeture des sites ni même une soi-disant industrie nationale contre les délocalisations. L’emploi, c’est ce que les travailleurs ont de plus précieux pour se défendre.C’est de cela que découle la possibilité de se battre, collectivement, contre les mauvais coups du patronat et les politiques d’un gouvernement que l’ensemble des intervenants ne se sont pas privés de brocarder, soulignant combien il n’y avait rien à attendre de Hollande ni aucun de ses ministres.

Pour ce qui est de la « l’industrie hexagonale », dans le cas de Philips Dreux, la production de téléviseurs est partie en Hongrie, où les ouvriers travaillent pour un peu plus de 400 euros par mois. Mais comme l’a souligné Manu, sous les applaudissements, « le travailleur hongrois est mon frère de classe, alors que le patron français qui nous exploite ici est le même qui envahit et pille des pays plus pauvres comme on peut le voir actuellement avec l’intervention impérialiste au Mali ». Ce n’est pas un hasard, là aussi, si le meeting s’est achevé sur une « Internationale » reprise en chœur par la salle, comme cela ne se faisait plus depuis plusieurs années dans un meeting ouvriers-étudiants …

Unification et coordination des bagarres, une nécessité…

D’où la question de l’unification des luttes. Déjà dans l’automobile, les travailleurs d’Aulnay se sont joints à ceux de Flins qui protestaient mercredi contre les plans de réduction d’effectifs de Carlos Ghosn. Mais briser l’isolement, étendre le plus possible les résistances, c’est une question essentielle. C’est sans doute ce qui a fait cruellement défaut en 2008-2010, malgré quelques tentatives d’unification, et alors que la combativité ne manquait pas. Il suffit de penser à la lutte des Molex ou des Conti par exemple.

C’est bien pour cela que les étudiants et les militants ont tous répondu « présents ! » lorsque les différents orateurs qui se sont succédés à la tribune ont appelé à la mobilisation le 29 janvier, mardi prochain, devant le ministère du Travail d’abord, puis en direction de l’Assemblée Nationale, organisé par de nombreuses boites qui seront-là pour dire que « les licenciements, c’est non ! »

…plus encore après l’annonce de la direction de Goodyear !

Alors que l’annonce de la fermeture du site Goodyear d’Amiens vient de tomber, assombrissant un peu plus le panorama social, la question d’une coordination des luttes actuelles et des résistances contre les mauvais coups des patrons et du gouvernement (car dans le public aussi, la situation est loin d’être brillante) est plus que jamais à l’ordre du jour.

Comme l’a souligné de son côté Mickaël Wamen, pour la CGT du site de production de pneus d’Amiens, il existe un débat qui traverse l’ensemble des secteurs en lutte aujourd’hui : il s’agit de la question des mots d’ordre à avancer contre les menaces de licenciements et de fermeture. Il ne s’agit en aucun cas d’un préalable à l’unité des boites qui se battent, mais ce débat, notamment celles et ceux qui refuse tout net la perspective des licenciements et mettent en avant le maintien de l’emploi, pourrait redonner le moral et des perspectives à des dizaines de sites où les patrons entendent avancer en termes de flexibilité, de précarisation, de départs « volontaires » ou de licenciements, comme si c’était une fatalité. Ce serait un moyen aussi pour montrer, dans les faits, combien le monde du travail, en tant que sujet hégémonique, est capable de donner des perspectives à toutes celles et tous ceux qui ne disposent même pas d’un CDI et sont jetés comme des kleenex à la fin de leur contrat ou de leur mission ; mais aussi donner des perspectives à ces milliers de jeunes de toutes les banlieues de l’Hexagone, comme celles et ceux d’Amiens-Nord l’été dernier d’ailleurs, qui font entendre leur voix contre ce système fondé sur l’exploitation, l’oppression et le racisme institutionnalisé, mais sont dans l’incapacité de pouvoir mener leur combat jusqu’au bout, par absence d’alternative de classe.

Alors oui, l’annonce de la fermeture du site d’Amiens par Goodyear, où travaillent plus de 1.200 ouvriers qui mènent depuis prés de six ans une lutte de résistance et de préparation déterminée contre les manœuvres de leur direction, pourrait se transformer en une « véritable bombe sociale » pour le gouvernement, comme le titre la presse aujourd’hui. C’est le mieux qu’on puisse souhaiter.

Le rendez-vous est pris pour le 29 janvier, devant le ministère du Travail !

Si les étudiants ont tout leur rôle à jouer dans ce mouvement, les boites en lutte ont une responsabilité toute particulière pour relever le défi, à un moment où les confédérations préfèrent partager la même table de négociations des contre-réformes avec le patronat, voire même signer aux côtés du Medef les pires reculs, à l’image des accords de « sécurisation de l’emploi ».

« Au fond, à gauche » : c’est-là où avait lieu le meeting ce jeudi. Par en bas, sur la gauche, c’est comme cela aussi que va se construire la contre-offensive : en front unique, avec différents sigles syndicaux et politiques, ouvriers et étudiants, côte à côté. A nous maintenant de montrer que l’initiative du 24 peut se pérenniser et s’étendre et que la convergence et la coordination peut réellement voir le jour. Rendez-vous mardi à 14h, devant le ministère du Travail, pour donner une première suite au succès du meeting de jeudi !

25/01/13

-----------------------

NOTES

[1] Le temps à même manqué pour que ne prennent la parole les camarades postiers du 92 et du 78, les représentants du personnel de l’ENS-Paris, les sans-papiers de la Coordination 75, les camarades de la CGT-EDF.

CCR

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Mar 29 Jan - 22:28

Succès mitigé de la mobilisation à Paris des boites qui ont licencié. La division orchestrée par les directions syndicales, la non-mobilisation du FdG et du NPA, les objectifs trop limités de cette mobilisation n'ont pas permis qu'elle soit un succès acceptable.

Il s'agit donc de reprendre le travail de mobilisation, de se doter d'une authentique coordination capable de mobiliser au delà des boites bénéficiaires touchées par des licenciements, de collationner, à l’image de ce que fit le LKP au travers de la prise en main de plus de 120 revendications des travailleurs, de quoi réunir largement.


Par ailleurs et pour Mittal en Belgique un cortège de 2000 travailleurs à Namur a affronté les hordes policières à l'issue d'une provocation de ces dernières.
10 policiers blessés.


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Encore un leurre du FdG...

Message  Roseau le Mer 30 Jan - 13:16

Licenciements boursiers ? Et les autres ?
http://www.monde-diplomatique.fr/2011/12/JACQUIN/47056
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Licenciements boursiers? Encore un leurre...

Message  Roseau le Lun 4 Fév - 2:20

Suite du débat, sur Bella Ciao

Par La Louve
Demander l’interdiction des "licenciements boursiers" est une hérésie et se tirer déjà d’emblée une balle dans le pied, j’ai expliqué ailleurs et ici avec d’autres en long en large en travers pourquoi ce qu’il faut réclamer c’est "L’INTERDICTION DES LICENCIEMENTS"
et punto. "Tout court" comme on dit !

...MON SOUTIEN VA AUX LUTTES ET A CELLES ET CEUX QUI LES MÈNENT selon les modalités qu’ils estiment le plus collectivement possibles être les bonnes

ET PAS à cette proposition qui est ,je suis désolée, inepte.

Gardons en mémoire comme la proposition du référendum pendant le mouvement sur la réforme des retraites a permis aux réformards de tous bords de casser la dynamique au lieu de la faire monter.

Là, avec "licenciements boursiers" et / ou "dans les groupes qui font du profit" (encore pire, donne moi un pool de bons comptables et avec les normes IFRS je te transformerai en qq jours un groupe qui "fait du profit" en un groupe qui est "en faillite" ou à peu près....) on a déjà foutu un genou par terre.

EN OUTRE,

Je pense que l’URGENCE c’est AUSSI de lier à la défense de l’emploi la lutte contre "l’accord de Wagram" (l’ANI du 11 01 2013) pour unir ceux qui ne sont pas dans une situation de perte d’emploi à ceux qui le sont, avec une formule qui a du sens.

De toute manière ce n’est pas très grave, l’essentiel est que les luttes montent et s’amplifient - si nous faisons toutes et tous correctement notre travail d’agitateurs propagandistes militants, dans quelques semaines, les revendications se seront radicalisées d’elles-mêmes je l’espère.

Soutien, solidarité et fraternité à celles et ceux qui luttent ou qui s’apprêtent à le faire en tous cas.

par Paco NPA

Ajoutons aux propos de LL que ce mot d’ordre a une histoire...

Issu en ligne droite de... LO et la LCR... Sans le concept de "boursiers" bien sur.
Il connait une montée en puissance et en popularité auprès des salariés sous le gouvernement de la... "gauche plurielle"...

Et est opposé aux lois dites "Aubry" sur les 35h "annualisées et flexibilisées" sensées créer de l’emploi.

Condamné comme "foutaise gauchiste irréaliste" par les gouvernementaux dont bien sur le secrétaire d’état JLM et les "ministres communistes".

Avec le retour de la droite, il sera repris par la "gauche" surtout le PCF puis le FdG en y ajoutant bien sur "boursiers".
Faut rester sérieux quand même...
Avec toutes les conséquences décrites par LL.

Il est vrai qu’en retirant "boursiers" on pourrait entrer dans le piétinement de la sacro-sainte propriété privée et poser la question de l’expropriation des licencieurs.

Le socialisme ? Vous n’y pensez pas...

Par La Louve
Merci Paco pour cet utile rappel qui nous permet de distinguer l’alcool du canada dry si je puis dire, à l’heure de l’apéro Wink

L’interdiction des licenciements point à la ligne est le seul mot d’ordre révolutionnaire .....sauf à vouloir cogérer le capitalisme pour le compte des capitalistes.....

il est en outre parfaitement justifié parce que dans un monde où le "prolétaire n’a plus que la vente de sa force de travail pour vivre", le licenciement équivaut en période de crise du capitalisme, donc, de crise de surproduction à tout ce que l’on connait, misère, pauvreté etc donc atteinte à la vie et à la dignité, c’est donc un acte immonde toujours et a fortiori en période de crise

en outre l’interdire purement et simplement sera une voie pour en effet et comme le souligne très justement Paco, porter atteinte à la propriété privée du Capital.

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Lun 4 Fév - 20:35

Grève chez Presstalis

Ce plan de casse du groupe prévoit de diviser par deux les effectifs de l'entreprise (1250 sur 2500).

Depuis octobre, une négociation a été lancée entre direction et syndicats pour cette réorganisation industrielle et son plan social prévus par le projet stratégique du groupe Presstalis.

Les discussions achoppent autour d'expertises aboutissant à des résultats très différents...

Ces opérations "coups de poing" bloquant la sortie des journaux interviennent alors que se tiennent des réunions importantes, informelles ou dans le cadre des Comités d'entreprises des sociétés du groupe.
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Re: la résistance aux licenciements

Message  Copas le Lun 4 Fév - 20:55

Grève chez Carrier Réfrigération contre 50 suppressions de postes

Débrayage de deux heures la semaine dernière à l'usine Carrier Réfrigération de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher). La majorité des 165 salariés de cette filiale de la multinationale United Technologies Corporation (UTC) s'est mobilisée pour dénoncer le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) de la direction avec 50 licenciements.

L'usine fabrique des vitrines réfrigérées, et plus de 80 % de la production est destinée à la grande distribution.

Le chiffre d'affaires tournait autour de 30 millions d'euros jusqu'en 2007. Il fut de 22,7 millions d'euros en 2011.

Toutefois, Carrier a confié ses nouveaux produits à son usine tchèque, laissant les anciennes gammes à l'unité française. Il y a donc un plan d’abandon et de licenciements qui ne relève pas d'une question de chiffre d'affaire mais de recherche d'augmentation du taux de profit. par les licenciements en France et par les bas salaires en république tchèque.

Infos
Carrier Réfrigération est une filiale de United Technologies Corporation (UTC), groupe américain géant de plus de 200 000 travailleurs, un chiffre d'affaire de 58 milliards de dollars en 2012 .
Une petite entreprise, comme souvent, n'est qu'une filiale d'un trust géant.
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Bravo Jean-Pierre et tous les autres camarades!

Message  Roseau le Mar 5 Fév - 21:57

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Roseau le Mer 6 Fév - 18:14

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Re: la résistance aux licenciements

Message  Invité le Jeu 7 Fév - 10:28


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